Cornus rex-populi

14 mai 2012

Cette dernière semaine au jardin

Lundi dernier, Primula veris L. (Coucou, Primevère officinale) se maintient encore bien.

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Le Myosotis bleuit le massif des jacinthes déclinantes.

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Plus haut, l’azalée déploie ses premières fleurs.

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Ce week-end, elle en donne plus.

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Une tête d’ail peut en cacher une autre.

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Le successeur de Sneezy s’en donne à cœur joie. Lundi dernier, il est prêt à exploser.

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Vendredi soir, le même en cours de libération.

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Samedi, ça s’accélère.

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Ce soir, sous un dernier rayon de soleil, on n’est pas loin de l’optimum.

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Ce soir toujours, la pivoine arbustive rit encore au soleil et est elle rouge comme elle-même.

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Et maintenant, il pleut.

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13 mai 2012

Vacances fleuries (2 et fin)

 

 

Le Plume-ar-lit commence par Concarneau où nous arrivons de nuit. Le lendemain, incursion dans la ville close, puis direction le village de la lande à genêt, puis déjeuner dans un restaurant de Pont-Aven que nous connaissions déjà et que l’on ne peut que recommander (Ajoncs d’or) du fait de la qualité de l’accueil, parce que les plats sont bons et bien présentés, avec des prix contenus. Le soir, nous trouvons les mêmes qualités, et même beaucoup mieux, dans le Cap Sizun. Et le beau temps pour un premier tour du jardin qui éclate de 1000 couleurs. Quel bonheur, cette première soirée en terrasse. Première belle journée depuis plus de dix jours où nous sommes en vacances. Avec Vladimir, on en profite pour inventer le concept de « la gauche foie gras ». Le lendemain, retour à la lande à genêt, puis avec la duchesse-mère, direction Penmarc’h et le phare d’Eckmühl. Je suis le seul à monter jusqu’à la plateforme sommitale. Je compte 285 marches à partir du palier d’entrée. Il est dommage qu’aucune information digne de ce nom ne soit donnée sur les caractéristiques du phare. Je me renseigne quand même sur le revêtement intérieur de la tour : il s’agit d’opaline dont chaque carreau aurait actuellement une valeur unitaire de 80 €. Vu le nombre de carreaux, je n’ose imaginer le coût global… De là-haut, j’ai pu prendre de belles photos, mais hélas, personne ne les verra. Heureusement, j’en garde le souvenir.

De retour dans le cap karagaro-vladimirien, la duchesse-mère fait un petit tour d’inspection jardinier et repère, entre autres, un rosier qui l’intéresse. Dame Plume ne tarde guère à nous rejoindre. Tous rassemblés sur le célèbre canapé, je lance plusieurs rafales de photos dont une des caractéristiques était les multiples profils de Dame Plume. Mais ça aussi, il faudra en faire le deuil. Le lendemain, Karagar en avait plein le dos de nous, et comme on n’avait strictement rien à se dire, on a quand même attendu la fin de la matinée pour nous quitter. Après un petit passage à Quimper pour manger et pour quelques achats textiles, dépose de la duchesse-mère au château de la lande à genêt et départ pour un hôtel à l’est de Rennes.

Le lendemain la pluie cesse un peu. Nous partons visiter Fougères, en particulier sa forteresse. Les premières photos sont irrécupérables, mais comme j’avais changé de carte mémoire, tout n’a pas été perdu.

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Nous avons fini dans une crêperie (cela faisait longtemps que nous n’avions pas mis les pieds dans un tel établissement).

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Puis nous sommes rentrés dans nos terres septentrionales.

 

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09 mai 2012

En guise de reprise

Le hasard a fait qu’aujourd’hui, pour ma reprise, après plus de quinze jours de vacances, c’était une grosse réunion lilloise d’une journée. Cette réunion était fréquentée par une majorité de personnes avec lesquelles il ne fait guère bon de discuter. Ils défendent des intérêts particuliers (ça, ce n’est pas un problème), ne comprennent rien à rien ou font semblant de ne rien comprendre. Il y avait les représentants des chasseurs, des forestiers et surtout du monde agricole. Pour ces derniers, je propose la formulation mathématique suivante :

Syndicats agricoles = FDSEA + ε  Chambre d’agriculture SAFER gros cons qui nient la réalité aveuglante + incultes incapables de se remettre en question + abrutis gueulards + pollueurs sans scrupules

Pour l’agriculture, j’ai bouilli intérieurement. Il s’en est fallu de très peu que j’éclate en disant quelque chose comme : « Je vois que vous ne savez pas lire et il serait souhaitable que vous cessiez d’hurler comme un abruti. Sinon, si vous souhaitez quitter la réunion, on ne vous retient pas. Ce sont les plus gênés qui s’en vont ». Mais je me suis retenu, étant donné que je n’étais pas personnellement en cause.

Sur la forêt, je n’étais pas personnellement en cause et les échanges étaient plus corrects, mais j’ai dû quand même tirer quelques missiles dont certains ont fini par atteindre leur cible. Avec l’interlocuteur en question que je ne supporte plus, c’était la première fois que j’arrivais à lui clouer le bec. Ça soulage.

Voilà, une réunion très conflictuelle et très longue. Maintenant que c’est fait, on va pouvoir reprendre le boulot « ordinaire ». Demain, je vais retrouver l’essentiel de mes sympathiques collègues, avenants et souriants. Cela va faire du bien.

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08 mai 2012

Vacances fleuries (1)

 

Après le vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, peu de temps après l’ouverture du bureau de vote, nous mettons cap sur la capitale éduenne. Nous arrivons là-bas vers 15 heures. Temps de pluie et 5 °C. Mes parents sont arrivés peu de temps avant nous. Les maisons (oui, il y a deux bâtiments distincts) sont froids et humides. Heureusement, dans l’un des deux – le plus difficile à réchauffer – l’ancienne voisine et amie a mis en route le chauffage depuis la veille. Il y a en effet fort à faire, mes parents ne sont pas revenus depuis le 11 novembre. Et avec les – 20 °C (voire un peu moins) de cet hiver et ce mois d’avril chaotique, la maison du bas n’est pas réchauffée. On ne tarde pas à nous expliquer que la pluie est arrivée il y a peu. On s’en aperçoit vite, cela ruisselle partout dans les prés. Marche normale en somme. Il n’en reste pas moins qu’en un peu plus d’une semaine sur place, nous connaîtrons encore du froid (non, pas de gel, mais pas si loin), de la flotte, de la flotte et encore de la flotte, mais aussi un gros coup de vent la nuit du samedi 28 au dimanche 29, sans dégât, contrairement à ce qui s’est passé dans le Lyonnais le sud du département de la Loire. Il y a quand même eu une certaine remontée des températures, mais jamais de franc soleil et toujours moins de 24 heures entre deux averses.

Je pensais aider mon père à faire le jardin potager, mais cela a été totalement impossible d’y mettre un pied. J’ai simplement pu faire l’élagage, en particulier du tilleul (mon père venait d’acheter une sorte de « gadget », une tronçonneuse électrique sur manche télescopique qui s’est révélée assez pratique). J’ai fait hurler ma mère car j’ai coupé son forsythia à ras du sol. Cela faisait des années que je lui expliquais en vain qu’elle devait le tailler sévèrement et les pseudo-tailles qu’elle avait pratiquées n’avaient engendré qu’un épouvantable buisson. Malgré mes explications, elle est persuadée qu’elle ne reverra plus son forsythia.

En revenant d’une exploration dans les zones commerciales de Chalon-sur-Saône, nous sommes passés par Givry et surtout par un hameau isolé, Cortiambles, en direction de Jambles. On trouve là une église du XIIe s. en cours de restauration (non visitable).

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Et un lavoir à impluvium.

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La roche calcaire de plusieurs murs présente de jolies marbrures roses.

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Deux jours plus tard, nous nous accordons un petit tour pas très loin de la maison. Les pissenlits sont à leur apogée dans les prairies bocagères.

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Nous gagnons ensuite les abords du château de Brandon que nous ne visiterons pas (mes parents qui l’ont visité n’avaient pas trouvé ça terrible il y a 2-3 ans) et de toute manière, cela n’a pas l’air d’être encore ouvert à la visite.

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Nous rentrons par Saint-Sernin-du-Bois où l’on peut voir l’ancien prieuré qui remonte au XIe s. et son église. La mairie en occupe une partie de l’ancien prieuré depuis 2010 et touche de fait l’église. Le donjon est du XIVe s. Le cimetière semble border le lac, alors qu’il en est à plusieurs dizaines de mètres.

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Le jour de notre départ pour notre étape en Touraine, je vais faire quelques photos d’ourlets ou d’autres végétations assez ordinaires. Je ne manquerai pas de me prendre un « guérot » sur le dos.

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Nous arrivons à l’hôtel de Joué-lès-Tours sous une pluie qui ne fait que redoubler. Le lendemain, le temps ne s’améliorera que pendant la visite des jardins de Villandry. Les photos ne sont pas complètes car à partir de là, ce sont celles qui étaient enregistrées sur la carte mémoire qui est hors d’usage. ]Entre crochets exclusifs, il n’y aura donc pas de photos non plus sur les bords de la Loire et sa flore, rien sur la Pointe de Trévignon, rien sur le phare d’Eckmühl, rien sur les couleurs jardinières volées et rien sur les rafales ca(na)pistes.[. Cétait la quatrième fois que je visitais ce chateau et ses jardins. Le point le plus positif, cest qu'il y a à présent bien plus de choses à découvrir à lintérieur. Et bien sûr les jardins, dont je ne me lasse pas. Beaucoup de jardins à la française sont ennuyueux, mais là, cest autre chose. Et quand on sait quil ny a « que » dix jardiniers... Pas de photo de gros plan, hélas, mais il faut dire que de près, cest aussi « impeccable » que de loin.

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Nous mangeons en bord de Loire dans un des villages où jai passé le plus de temps avant et pendant ma thèse (Bréhémont). Le modeste bistrot-restauraut que je connaissais a changé de propriétaire et sest agrandi. Ce nétait pas mauvais (mais cela aurait pu être mieux si nous avions été aux fourneaux, franchement), mais que lattente fut longue. Jai été un moment persuadé quils étaient parti pêcher le brochet que nous avions commandé. Et la jeune serveuse, pas très douée. Bon, je suis vache, cétait quand même le 1er mai et il ne faudrait pas que mes propos empêchent quelquun daller dans cet établissement qui n'est pas un mauvais établissement. Nous avons lhabitude de manger les meilleurs brochets du monde, alors forcément...

Nous passons en Anjou pour faire un coucou à un ex collègue et ami et nous en profitons pour goûter les tartes et gateaux locaux. Puis nous repartons pour le Plume-ar-lit.

 

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21 avril 2012

Vacances fleuries en perspective

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Ça, c’était dimanche dernier au petit matin, dans un autre rond-point de notre ville. Le fond m’a fait rire, car les ambulances jouxtent les pompes funèbres : cela fait moins loin à aller. Sinon, au départ, c’était pour montrer des fleurs…

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Dans notre jardin, je me suis quand même obligé à tondre un peu malgré le régime de giboulée/rayon de soleil que nous connaissons depuis trois semaines. Énormément de fleurs vont bientôt s’épanouir et beaucoup nous échapperont. Ce n’est pas grave, d’autres prendront le relais. En attendant, les dernières photos de tulipes de l’année. La rougeur de l’une fait pleurer l’autre.

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Demain, nous partons en voyage burgondo-ligério-armoricain. Pas mal de route en perspective. A très vite.

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Semaine à la course

Lundi

La première partie de la matinée est consacrée à faire le point avec mon équipe sur l’état d’avancement des missions, avant de filer en réunion de coordination mensuelle de l’encadrement.

L’après-midi, large réunion avec une partie de notre conseil scientifique élargi à des gestionnaires de milieux naturels. Un des objectifs : savoir ce qu’on pourrait faire des graines que l’on conserve dans nos congélateurs (plantes très rares et gravement menacées, mais surtout les moins rares). Comme il est beaucoup question de végétalisation de milieux naturels ou ordinaires, nous parlons évidemment de deux ouvrages qui viennent d’être édités et que j’ai coordonnés dont un dont un que j’ai écrit entièrement. Je suis donc assez bavard.

Guide arbres et arbustes  Guide herbacées

Mardi

Je ne peux assister à notre conseil scientifique, ce qui est dommage car j’y mets toujours volontiers mon grain de sel. En effet, je n’ai pas pu trouver d’autre alternative que d’aller en Angleterre avec les collègues du Conseil régional pour assister à un comité de pilotage de l’étude en commun avec les Anglais. La réunion, ou plutôt les réunions se tiennent à la campagne près de Canterbury. Nous rentrons assez tard.

 

Mercredi

Formation toute la journée à l’utilisation d’un logiciel de SIG (système d’information géographique). Je me fais alpaguer par une universitaire qui veut nous associer à son programme de recherche. Elle vient squatter mon bureau alors que je devrais être en formation avec les autres.

 

Jeudi

Je finis par lancer un sérieux ultimatum à la jeune femme du département septentrional qui me promet régulièrement des documents depuis des mois et ne me les fait jamais parvenir. Or j’en ai besoin pour boucler le programme d’activités avec eux. Je reçois enfin ce que je veux dans la journée et j’arriverai vers 20 heures à boucler l’essentiel du programme. Car la chose presse, le lendemain, j’ai réunion toute la journée et après, c’est les vacances. Dans les « temps morts » (si on peut dire, le sprint a duré toute la journée), j’examine plus en détail la sollicitation de l’universitaire lilloise vue la veille. Elle n’a pas besoin de dire qu’elle est géographe, cela crèverait les yeux à un aveugle : qu’est-ce que ces gens ont du mal à ne pas faire de « bla-bla » et à ne pas aller à l’essentiel. Je pense qu’on ne sait pas trop où elle veut aller, mais avec mon directeur, on décide quand même de participer un peu à son programme pour apporter notre expertise dont elle a besoin.

Vendredi

Je tombe du lit encore plus tôt que je ne le prévoyais. Du coup, je me rends au boulot plus tôt pour saisir mes temps dans le logiciel de comptabilité analytique (j’étais très en retard), traiter quelques messages supplémentaires avant de filer en vitesse à la gare pour prendre le train pour Lille où je dois rejoindre un collègue. J’arrive à peine sur le quai que le train arrive en gare. Pas le temps de prendre un billet, je trouve une place à côté de mon collègue. Je ne vois pas de contrôleur passer, je voyage donc à l’œil. Nous nous rendons à la faculté des sciences pour une réunion avec différents chercheurs et un troisième collègue. Il s’agit d’une réunion purement méthodologique. Lors de la précédente réunion de décembre, j’avais un peu agttaqué la chercheuse qui nous accueille. Je l’avais en effet trouvée quelque peu donneuse de leçons et suffisante alors qu’elle ne connaît rien à notre domaine. Du coup, ce matin, elle a dû craindre mes réactions et s’est montrée très souple et beaucoup plus souriante. Comme quoi, cela a parfois du bon de faire parler la poudre de temps en temps.

Alors que mes collègues retournent au bureau pour l’après-midi, j’avale un truc et me rends sur le second lieu de réunion au Conseil régional cette fois. J’arrive très en avance, mais les « chefs » aussi car ils ont prévu, entre services de l’État et de la Région, un « (de)briefing » préalable auquel ils m’invitent, avant de recevoir 45 minutes plus tard, les parcs naturels régionaux qui ont des reproches à faire. De mon côté, je suis la caution scientifique de l’affaire (pas à moi tout seul, mais je suis seul cette fois). Cela se passe plutôt bien, mais je sens que l’on va avoir du travail supplémentaire. Je quitte la réunion avant la fin (mais le sujet me paraissait épuisé). Je retourne à la gare de Lille, reprend le train, puis la voiture, retourne à mon bureau où il n’y a plus personne, pour régler les derniers détails restés en souffrance le matin-même. Je quitte le bureau vers 20 heures avec le sentiment d’avoir à peu près tout calé pour les quinze jours de vacances qui viennent. Et je suis un peu épuisé, mais très heureux de pouvoir enfin me reposer et de « vacancer » avec Fromfrom et dans la perspective d’enfin revoir des amis.

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18 avril 2012

Questionnaire cornusien

J’ai répondu bien volontiers au questionnaire de la Laplumequivole (voir note précédente), mais cette dernière a osé me lancer un autre défi. Voici donc un questionnaire auquel elle est vivement invitée à répondre. Mais en prime, elle devra également émettre les hypothèses de mes propres réponses. S’il y a d’autres personnes qui sont tentées par le jeu, qu’elles n’hésitent pas.

  1. Votre conjoint, votre amoureux, votre enfant ou votre plus cher ami a commis un homicide sans être découvert immédiatement et se réfugie chez vous. Que faites-vous ?
  2. Si vous vous rendez compte, après la sortie d’un magasin, que vous aviez dissimulé, sans le vouloir, un objet sans le payer, que faites-vous ?
  3. Dans une pièce où se déclare un incendie, si vous avez la possibilité de sauver soit un chat soit l’originale d’une peinture célèbre parmi celles que vous préférez, que choisissez-vous de sauver entre le chat et la peinture ?
  4. Vous êtes le chef de tous les états de la planète en lutte contre un envahisseur agressif et vous avez la possibilité d’appuyer sur un bouton pour l’exterminer de façon définitive, mais en rayant de la carte et en contaminant de façon irrémédiable et éternelle 90 % de la planète. Que faites-vous ?
  5. Vous avez horreur du football. On vous propose une somme équivalente à trois mois de salaire si vous allez voir un match d’une grande équipe nationale ou internationale. Que faites-vous ?
  6. En bêchant votre jardin vous découvrez un trésor archéologique. Comment partagez-vous cette découverte ?
  7. On vous propose un magnifique tour du monde tous frais payés pendant un an ou un voyage aller retour sur la lune nécessitant une intense préparation physique et sportive d’une durée de trois ans. Quel voyage choisissez-vous ?
  8. Vous devez changer vos fenêtres. Pour le même prix, vous avez la possibilité d’opter pour des fenêtres imputrescibles en PVC ou en aluminium ou bien en bois local avec un haut label environnemental, mais qui nécessite de fréquents traitements contre les intempéries. Que choisissez-vous ?
  9. Vous avez la certitude d’être élu(e) pape(sse) ou ministre du travail avec des pouvoirs étendus. Quelle serait votre préférence ?
  10. Vous avez la possibilité de faire un questionnaire ou de répondre à trois questionnaires de même importance. Que préférez-vous ?

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Questionnaire plumesque

Madame Laplumequivole a lancé un questionnaire. Voici mes réponses.

 

1.        Quel est votre premier réflexe lorsque vous entendez ou lisez un mot dont vous ignorez le sens ?

Allez voir le sens dans un dictionnaire papier ou internautique. Je sais que je martyrise parfois mes lecteurs, pas toujours volontairement, en utilisant des mots qui ne sont même pas dans les dictionnaires usuels.

 

2.        Aimeriez-vous monter sur une scène pour participer à un spectacle ou prononcer un discours ?

Aimer monter sur scène pour participer à un spectacle, je ne sais pas, je ne l’ai pour ainsi dire jamais fait, mais sûrement un peu. Mais faire un discours, au sens large, sûrement, puisque je l’ai déjà fait et que cela ne m’a pas déplu.

 

3.        Si vous deviez vous exiler définitivement, quel pays aurait votre préférence, compte non tenu de vos connaissances linguistiques ?

Je suis déjà en exil. Plus sérieusement, je ne sais pas si l’Irlande ou l’Écosse ne me conviendraient pas (mais je ne connais pas assez).

 

4.        De quel aliment, solide ou liquide, ne pourriez-vous absolument pas vous priver même si vous saviez que votre santé en pâtira gravement tôt ou tard ?

Je crois qu’il n’y a guère que l’eau dont je ne pourrais absolument pas me passer, mais ce n’est pas très original.

 

5.        Quelle est la période historique de l'histoire (de l'Europe pour simplifier) dans laquelle vous aimeriez faire au moins un petit voyage de quelques années ?

A une époque où l’on pouvait encore voir suffisamment de plantes et d’animaux aujourd’hui disparu ou presque dans la nature. On dira le XVIIIe s. ou la première moitié du XIXe s.

 

6.        Si votre téléphone sonne et que vous êtes tout(e) nu(e), répondez-vous tout de suite ou passez-vous d'abord un vêtement quelconque ?

Seul à la maison, il m’est arrivé de répondre au téléphone tout nu (sortie de la douche). Cela ne me dérange pas spécialement.

 

7.        Y a t-il un objet (livre, disque, vêtement, objet d'art, meuble, albums de photos, jouet de votre enfance, gadget...que vous ayez traîné de déménagement en déménagement sans jamais pouvoir vous en défaire, même s'il est en piteux état ?

Non, pas trop, mais cela dépend à quand on remonte. De toute manière, je ne suis pas conservateur d’objet dont je sais qu’ils ne me serviront à rien. Je suis même du genre à les dégager. Mais je dois avouer en même temps qu’il y a encore quelques bricoles chez mes parents, donc, ce que je viens de dire ne tient pas jusqu’au bout.

 

8.        Vous avez acheté un billet de tombola avec un prix surprise, vous avez gagné le premier prix ; une rencontre en privé avec le pape autour d'un bon repas. Acceptez-vous, et si oui, que lui racontez-vous ?

Bon, à la base, je ne joue jamais aux tombolas que forcé. Mais une rencontre avec le pape ne me dérangerait absolument pas. Je lui demanderai s’il ne pourrait pas appuyer ma candidature pour lui succéder.

 

9.        Une bonne fée vous octroie soudain un don exceptionnel d'acteur, de peintre, de chanteur, de danseur, d'architecte, de poète, de sculpteur, de sportif, de cuisinier, de couturier, d'instrumentiste, de devin, de guérisseur, de polyglotte, lequel choisissez-vous ?

Devin et guérisseur, je n’y crois pas. Sportif, je m’en moque. Entre tout le reste, je préfère peut-être architecte.

 

10.    Votre conjoint, votre amoureux, appelez-le comme vous voulez, qui s'est soudain pris de passion pour les serpents, vous ramène un jeune cobra et apprend à jouer de la flûte. Comment réagissez-vous ?

Je lance un ultimatum pour faire disparaître la bestiole et si l’on n’a pas obtempère pas, j’immole le reptile.

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16 avril 2012

Questionnaire lancelotien

Le vacancier Lancelot a préparé un questionnaire auquel je réponds bien volontiers.

 

1) Entre « vieux con » « pauvre con » « petit con » ou « sale con », (ou les équivalents au féminin) laquelle des quatre insultes vous paraît la pire, et pourquoi ?

Pour moi, même si d’autres de déméritent pas, ce serait « vieux con » qui serait le pire car je d’autant qu’on est un « vieux con » à tout âge, même si, comme disait Ferrat, certains passent directement de « jeunes imbéciles » à « vieux cons ».

 

2) On sonne à votre porte, vous ouvrez : personne, mais on a laissé une boite sur votre seuil, avec absolument aucune inscription dessus. Qu’est-ce qu’il serait possible, selon vous, de trouver à l’intérieur ?

Rien, car personne ne me veut suffisamment de mal pour y mettre un piège à con et personne n’est suffisamment désintéressé pour y mettre un trésor à mon intention.

 

3) Quel est le film le plus minable, le plus ridicule, le plus risible que vous ayez vu ? (mais attention : pas le plus ennuyeux. S’être endormi devant, c’est un critère qui ne peut entrer en ligne de compte.).

Le film le plus minable, je ne sais pas car j’ai oublié, mais la série, oui. C’est « Shérif, fais-moi peur »

 

4) Quelle est la chose la plus susceptible de vous faire pleurer à chaudes larmes ?

Je ne sais pas si je pleure à « chaudes larmes », mais je pleure sans doute suite à un décès d’un être cher (même si pas forcément au moment où on peut s’y attendre) ou lorsque je sens une injustice (au sens large) qui me blesse ou blesse quelqu’un d’autre. Et sans doute à d’autres occasions.

 

5) Quelle est la maladie (ou l’infirmité) qui vous terrorise le plus ?

Je ne veux pas y penser car tout pourrait me terroriser (à part des bricoles bien sûr). Mais perdre sa mobilité de façon définitive me paraît gravissime.

 

6) Tintin ou Milou ? Astérix ou Obélix ? (ça fait deux questions en une, mais tant pis).

Milou parce que mes parents ont un quasi-Milou sympa.

Obélix parce que je pèse mon poids.

 

7) Seriez-vous capable de trouver cinq arguments pour justifier la fainéantise ?

Non quatre : la fatigue, le mal quelque part, le manque de temps, le besoin de vacances.

 

8) Quel métier auriez-vous détesté pardessus tout exercer ?

Gardien dans un musée abritant que des trucs moches.

 

9) Quelle épitaphe aimeriez-vous lire sur votre propre tombe ?

« Avoir voulu, avoir pas pu, avoir essayé quand même »

 

10) L’actuel président de la république débarque chez vous, have et affamé. Que lui servez-vous comme collation réparatrice ?

Le bouillon d’onze heures avec un Viognier languedocien.

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L'énigme d'Einstein en tableau

Afin de résoudre l’énigme ensteino-calystéenne ( voir aussi la solution), j’ai fait un tableau : Enigme_Einstein.

En jaune figurent les éléments faciles à trouver car issus directement des indices. J’avais ensuite disposé les différentes hypothèses en mettant les indices liés de la même couleur. Certains assemblages ne pouvaient aller que dans certaines maisons. Quand certains éléments trouvaient leur place dans une maison, je mettais les noms en blanc et de proche en proche, on s’en sort. Si on s’est trompé, on peut facilement revenir en arrière. J’aurais aimé une solution plus « élégante », mais je n’ai pas trouvé.

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