Cornus rex-populi

01 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (1)

La duchesse mère nous ayant accompagné jusque chez la sœur et émule de Rome, il était question de faire un petit tour de la ville. Je me suis pas mal retenu pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo, tant j’en possède déjà une collection significative. Au programme :

  • les remparts médiévaux
  • le théâtre romain intra muros
  • la porte romaine Saint-André, la plus complète, mais également la plus restaurée
  • la porte romaine d’Arroux, la plus épurée
  • la cathédrale Saint-Lazare, forcément avec son tympan, ses chapiteaux et autres bricoles que je ne présente plus

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  • le temple dit de Janus, avec de nouveaux chantiers de fouille à proximité (ça, c’est sympa)

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  • le grand séminaire d’Autun (XVIIe s.), le plus grand de France à l’époque, actuellement lycée miltaire, et qui fut aussi petit séminaire, hôpital, prison et école de cavalerie

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  • les remparts romains auxquels s’accole la tour des Ursulines (XIIe s.), vestige du château Riveau
  • la pierre ou pyramide gallo-romaine de Couhard dont la dégradation est repartie (il y avait eu un mieux significatif suite à des travaux dans les années 1990). Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne fait pas un minimum d’entretien courant pour éviter les dégradations, en empêchant par exemple les arbres de pousser sur les flancs. A côté, un jardin bio (permaculture) pédagogique. Je n’ai pas aimé l’image véhiculée par ce jardin : pas trop mal pour son organisation et son agencement, mais malgré les nombreux panneaux en faisant la promotion et annonçant nombre de stages de jardinage, un état d’entretien lamentable. Pourtant, le jardin est assez récent et la plupart des massifs sont gravement envahis de Convolvulus arvensis L. (Liseron des champs). Il ne faut pas être un grand jardinier pour savoir que c’est une catastrophe, à la fois pour espérer quelque chose du potager et pour l’image calamiteuse donnée au bio et aux bénévoles de l’association qui immanquablement vont passer pour des branquignoles, des rigolos, des écolobobos… La sécheresse de cette année n’explique pas le problème, il y a là un grave déficit d’entretien et en voyant cela, aucun discours bio ne peut être crédible. Si j’étais eux, la seule solution serait de ne surtout plus communiquer sur ce jardin et de remédier de manière musclée au problème, ce qui ne sera pas facile, j’en conviens, vue l’intensité du problème. Le désastre constaté n’est pas arrivé en quelques semaines, il devait déjà largement préexister l’an dernier.

 

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28 juillet 2015

Retour

Nous sommes de retour pour quelques temps. De retour des ruines de Rome ou d’une partie de surf-casting ?

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10 juillet 2015

Brèves cornusiennes (47)

La duchesse mère est arrivée hier en vue de nous accompagner au siège historique d’un autre duché. Ce soir, nous avons appris que sa maison avait été cambriolée pendant la journée. Apparemment, pas de vol significatif (cest déjà ça), mais le traumatisme est là. Elle voulait retourner chez elle, mais le gendarme qu’elle a eue au téléphone a dit que cela ne servirait à rien. Le fils aîné est là-bas, mais elle se fait du mauvais sang pour lui. Il faut dire qu’il a tellement peu l’habitude de se démerder par lui-même… Je ne ferais pas davantage de commentaire.


Après les tentatives de déstabilisation scandaleuses, le retour à l’absolutisme était plus que nécessaire. Voilà donc, une production piergillienne mise de côté pour le meilleur et surtout pour le pire !

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La star

Dans le quotidien local, comme il ne se passe jamais rien, Fromfrom fait la une de la partie locale et une page complète lui est ensuite consacrée. On voit bien où sont les priorités du journalisme d’investigation quand je compare avec l’article insignifiant dont nous avions été gratifiés suite à notre « colloque biodiversité » qui avait rassemblé près de 500 personnes, et ce pourtant après des campagnes annonçant l’événement et une longue conférence de presse lilloise.

Mais ne boudons pas cet événement planétaire. Il y a eu aussi une demi-page dans l’hebdomadaire local, mais cela n’apporte rien de plus.

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06 juillet 2015

En attendant la neige

Quelques fleurs d’avant la première pluie du week-end.

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Et puis, avant qu’il ne neige, allez voir la nouvelle note de Fromfrom.

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05 juillet 2015

Commentaire

La note de Calyste « En finir avec Eddy Bellegueule » m’a inspiré un commentaire « fluvial ». Le voilà transformé en note, sans autre prétention.

L’an dernier, j’étais tombé sur une émission radiophonique longuement consacrée à ce livre et à son auteur, mais il me semble qu’il n’était pas invité. A l’époque, j’avais été assez bouleversé par cette histoire, partagé entre le sentiment qu’il y avait peut-être de l’exagération dans l’air et celui que finalement, la chose paraissait crédible. A-t-il réellement tout vécu ou a-t-il fait une forme de concentré à partir d’autres témoignages de proches ? Peu importe, les passages lus lors de l’émission et les descriptions faites par le présentateur sont on ne peut plus réalistes et témoignent de choses que j’ai pu entendre çà et là, en vrai (assez rarement) ou par l’intermédiaire de différents témoignages.

Je suis assez touché par la manière dont Calyste parle de son parcours en parallèle, forcément assez complexe. Et puis, il y a quelques échos qui résonnent en moi.

Le côté populaire, j’y ai été bien moins confronté que toi. Ma mère, issue d’une famille paysanne pauvre qui a réussi à devenir infirmière non sans mal. Mon père, issu d’une famille modeste également avec une culture ouvrière relativement exigeante. Mes parents m’ont ainsi toujours poussé aux études, à la connaissance, aux efforts. Fils unique, j’ai pu effectivement faire des études dans la direction que j’ai voulue. Si nous avions été plusieurs enfants, cela aurait sans doute été plus difficile, même si je sais que mes parents n’auraient pas renoncé comme ça (d’un autre côté, la question ne se pose pas). Dès le collège, j’ai été stupéfait de voir que les parents de certains de mes camarades n’étaient pas du tout sur la même ligne, laissant leur progéniture quitter le collège après la cinquième pour des études techniques. Mon père aurait été horrifié face à une telle éventualité. L’idée selon laquelle, le but est d’aller travailler et que les études ne servent à rien est encore relativement répandue. On entend encore : « il (elle) se démerdera bien ». C’est aussi le discours entendu pour mes nièces (filles de la sœur de Fromfrom). Et ça, c’est à moi que cela donne des boutons. Ne pas soutenir ses enfants pour les études, ne pas les encourager aux efforts me sidère. C’est même le contraire. Parfois, la personnalité des gens font qu’ils peuvent s’en sortir, parfois beaucoup moins. Être serveuse dans un restaurant n’est pas une humiliation, mais le faire par défaut pose problème. Et reprendre des études ensuite n’est pas facile. Je le vois aussi avec une encore jeune collègue dont je ne connais pas le parcours initial et qui se retrouve coincée entre l’enfant que lui a fait son compagnon, son compagnon lui-même qui est un bon à rien notoire au chômage et elle au milieu de tout cela, professionnellement sans secousse (il y aurait sans doute de quoi l’être, mais il en était déjà ainsi avant le gamin).

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler. Au collège essentiellement, certains de mes « camarades » m’ont à maintes reprises qualifié de « tapette » ou de « pédé », alors qu’au départ, j’ignorais même complètement de quoi il s’agissait. Eux devaient être beaucoup mieux instruits en la matière. Ils n’avaient certes aucun mal vu mon ignorance totale de l’époque. Ceci dit, je n’ai toujours pas compris quelle avaient été mes attitudes qui m’avaient valu ces qualificatifs : une façon de m’exprimer, de me comporter ou tout simplement d’être, non conventionnelle pour de jeunes mâles abrutis (il y avait aussi des complices femelles), une insensibilité presque complète vis-à-vis des jeunes filles ou tout simplement le fait de ne pas partager les mêmes goûts dans la majorité des domaines ?

Calyste n’en parle pas. Je n’en suis pas sûr, mais il me semble que l’auteur parle aussi de sport, voire de foot avec lequel il aurait montré des incapacités. Un des sports où prospèrent encore nombre de machos et d’homophobes en relative impunité. On sait ce que je pense de ce sport et de ses coulisses nauséabondes à bien des points de vue. Un sport idéal pour les abrutis et les pauvres ! Je n’ai pas dit que les pauvres étaient des abrutis. Je n’ai pas dit que les abrutis étaient pauvres. Et je n’ai pas dit non plus que tous les pauvres s’intéressaient au foot, mais tous les abrutis, si. Bon, ça c’était de la méchanceté gratuite.

Par rapport à Calyste, je conçois parfaitement le changement d’univers entre l’environnement familial (au sens large) et celui de ses études, à une époque largement révolue. L’auteur du livre n’a pas 23 ans et pour le coup, j’ai du mal à croire qu’à notre époque il y ait une telle différence d’univers entre une petite commune de la Somme et la ville d’Amiens. Mais je veux bien l’admettre tant on voit des tas de gens qui ne sortent jamais de leur trou. Personnellement, quand j’ai quitté le cocon familial, je n’ai pas ressenti un changement d’univers. Tel un moine, je ne me souciais que de mes études et n’avais que faire du reste. Quand j’y songe à présent, je ne devais pas être drôle. Ce n’est qu’au fil du temps que je suis devenu probablement à peu près sociable.

Merci Calyste d’avoir livré quelques nouvelles parcelles de ton histoire.

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29 juin 2015

Fleurs de juin

En vrac, des fleurs déjà maintes fois photographiées au sein de notre micro-jardin.

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Et issues de nos jardins du boulot.

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Enfin, des choses inédites ici.

Rosa gallica L. (Rosier de France), l’espèce sauvage à l’origine de nombre de rosiers cultivés.

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Lysimachia thyrsiflorus L. (Lysimaque en thyrse), espèce particulièrement rare en France.

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25 juin 2015

Brèves cornusiennes (46)

Si on exclut les stagiaires localisés en Picardie, nous en avons cinq à B. Le premier arrivé est un francilien ayant réalisé dernièrement ses études à Grenoble dans l’université dans laquelle je fus un étudiant fantôme, puisque mes cours avaient lieu à Marseille. Il connait un seul des enseignants que j’ai connu à l’époque. Auparavant, et ça, c’est une autre sacrée coïncidence, il avait fréquenté l’IUT de Tours, dans le même département que moi. Parmi le grand nombre d’enseignants que j’y avais connus, il n’en connaît qu’une seule (sans doute la plus jeune, encore en activité). Ce stagiaire est vraiment très bien : poli, discret, travailleur, avec une bonne dose d’humour, et assez doué pour confectionner des gâteaux au chocolat.

Le deuxième stagiaire est un ours bourguignon venant du côté de Montceau-les-Mines, qui prend ses pauses et ses repas en solitaire et dont on ne sait rien. Pas d’humour, aucun intérêt, même s’il semble avoir réussi son oral.

La troisième qui travaille sur les mousses (un sacerdoce), a réussi l’exploit presque surhumain, à décoincer un collègue belge en le faisant sortie de son laboratoire-tanière.

Le quatrième, très gentil et sympathique a réussi à s’insérer dès son arrivée, allant même jusqu’à discuter avec Fromfrom, le jour de mon pot.

En conclusion, s’il y en avait un que je ne devais pas choisir comme collaborateur, ce serait bien l’ours bourguignon. Mais en est-ce vraiment un (pas d’ours, de Bourguignon) ?


Mardi, une équipe de France 3 régionale est venue pour une émission qui se déroule en direct sur un plateau à Lille et localement pour filmer des choses et des gens, également en direct (camionnette équipée d’une antenne satellite). Il s’agit d’une émission quotidienne qui débute à 9 h 50. Les interviews avait été calées la veille et je devais intervenir trois minutes pour présenter la structure puis le bleuet, espèce messicole menacée et sujette à des ensemencements à la gomme qui peuvent la perturber génétiquement et surtout la rende parfois stérile et n’offrent plus le couvert aux insectes (fleurs doubles). Un collègue devait également présenter les deux jardins ouverts au public (il y en a un troisième qui ne l’est pas). Hélas, la connexion n’a pu se faire avec le satellite à cause d’un problème informatique inédit. Deux pannes sur 100 émissions seulement, dont une pour notre pomme. Comme l’émission se termine cette semaine pour cette saison, aucun rendez-vous de substitution n’a été donné dans la foulée. Ils ont dit vouloir revenir en septembre quand l’émission sera de retour. Nous trouverons donc une autre espèce que le bleuet, parce qu’en septembre…


Comme on a pu me le faire remarquer, Fromfrom passait à la télévision ce soir. Elle a commencé par perdre, certes brillamment, tout comme la chevelure. Dommage, nous aurions été deux à passer sur la même chaine la même semaine.

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22 juin 2015

Mai septentrional 2015 (15 et fin)

Voici enfin le dernier épisode de la visite de ce musée. Je précise que je suis loin d’avoir tout photographié puisque des œuvres qui me plaisaient pourtant, brillaient vraiment trop, d’autres étaient trop sombres ou encore ne m’intéressent pas du tout. Certaines ont le vice de cumuler les handicaps comme les toiles de Gustave Courbet qui nous sont apparues excessivement sombres et donc malheureusement sans intérêt, et c’est dans ce même état que nous avons vu ses œuvres dans plusieurs musées, de sorte que cela nous apparaît à présent comme une marque de fabrique du peintre. En réalité,  je viens de lire que c’est la technique du peintre qui est en cause : ses tableaux s’assombrissent au fil du temps, ce qui remet d’ailleurs en cause la conservation d’une bonne part de son œuvre. Donc pas de Courbet ici, mais d’autres choses. Je pense d’ailleurs que c’est la dernière fois où je m’occuperai à améliorer autant de photos et à les renseigner, tant cela m’a pris du temps pour ce seul musée. Je continuerai de le faire, mais à des doses bien plus modestes.

René Ménard (Paris, 1862-1930). Le printemps.

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Jacques de Lalaing (Londres, 1858-Bruxelles, 1917). Le génie de la mort. Bronze.

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George Minne (Gand, 1866-Laethem-Saint-Martin, 1941). La fontaine des agenouillés. Les jeunes gens (v. 1905). La vasque (v. 1927-1930), copie. Plâtre.

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Constantin Meunier (Bruxelles, 1831-1905). Le fils prodigue ou La réconciliation. Bronze.

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Constantin Meunier (Bruxelles, 1831-1905). Ecce homo. Bronze.

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Émile-Antoine Bourdelle (Montauban, 1861-Le Vésinet, 1929). Buste du docteur Koeberlé. Bronze.

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Auguste Rodin (Paris, 1840-Meudon, 1917). Tête de Pierre de Wissant. Bronze. Et son moulage.

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George Minne (Gand, 1866-Laethem-Saint-Martin, 1941). Le maçon (1897). Bois (chêne visiblement).

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Edward Atkinson Hornel (Bacchus Marsh, Australie, 1864-Kirkcudbright, Grande Bretagne, 1933). Idylle printanière (1905).

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Ernest Wijnants (Malines, 1878-1964). L’écho. Bois.

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Edgard Tytgat (Bruxelles, 1879-Woluwe-Saint-Lambert, 1957). Invitation au paradis (1922).

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Gustave van de Woestyne (Gand, 1881-Uccle, 1947). Le Christ dans le désert (1939). Contre toute attente, jaime bien celui-ci et le suivant.

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Gustave van de Woestyne (Gand, 1881-Uccle, 1947). Le Christ montrant ses plaies (1921).

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Oskar Kokoschka (Pöchlarn, Autriche, 1886-Montreux, 1980). Portrait du docteur Ludwig Adler (1914).

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Max Ernst (Brühl, Allemagne, 1891-Paris, 1976). Végétation (1925). Pour les couleurs, pas pour le reste.

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Frits can den Berghe (Gand, 1883-1939). Le monstre (1928). Pourquoi ai-je photographié ça ?

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René Magritte (Lessines, 1898-Bruxelles, 1967). Perspective II. Le balcon de Manet (1950).

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Victor Servranckx (Diegem, Belgique, 1897-Vilvorde, Belgique, 1965). Port – Opus 2 (1926).

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Georges Vantongerloo (Anvers, 1886-Paris, 1965). Étude n° III. Bon, ça, cest juste pour rire, parce que franchement, en mappliquant, jaurais pu faire mieux.

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Albert Carel Willink (Amsterdam, 1900-1983). L’équilibre des forces (1963).

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Theophile Lybaert (Gand, 1848-1927). Femme en prière (étude).

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Fin.

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21 juin 2015

Brèves cornusiennes (45)

Il y a quelques semaines, mon assistante reçoit un appel me demandant si je pouvais venir à un entretien chez le préfet de l’Aisne ce 16 juin. La réponse était positive, mais je ne savais pas quel en était le motif. A une réquisition du préfet, on a tendance à dire oui, avant de discuter des détails, d’autant que si on nous « convoque », c’est qu’on nous accorde une importance quelconque ou que le sujet mérite que le plus haut représentant départemental de l’État y accorde de son temps. Nous nous doutions quel serait le sujet et nous ne nous étions pas trompés. Il s’agissait effectivement de parler d’un sujet épineux depuis plus de 20 ans relatif à un coteau de la Marne qui a été mis en appellation Champagne. Sur ce coteau, où il y avait autrefois de belles pelouses calcicoles, il existe encore des plantes protégées et le monde de la viticulture veut le planter en vigne. Sachant que derrière cela, les intérêts économiques ne sont pas vraiment de la rigolade vu qu’au moins une grande maison de luxe y a des billes. Cela bloque depuis ce temps, car depuis le classement en zone AOC, le prix du foncier a dû être multiplié par un facteur 100 ! Et la mesure « compensatoire » n’envisageait de classer que 25 % du terrain en réserve, ce qui était ridicule face aux enjeux. Enfin, la bonne nouvelle est que quand même jusque là, contrairement à d’autres sites qui ont fait l’actualité ces dernières semaines, les aménageurs n’ont pas gagné, malgré leur puissance.

Donc, mardi, j’étais à Laon avec un des mes collègue de l’antenne picarde qui connaît bien le dossier depuis longtemps afin de discuter avec le préfet et ses « sbires », qui veut tenter de sortir de l’enlisement. Les propositions de la profession viticole semblent plus favorables (mais l’expérience montre qu’il ne faut pas leur donner le bon Dieu sans confession). Le préfet veut qu’on donne notre bénédiction à un protocole d’accord, qui s’il est amendé dans notre sens, nous paraît honnête, même s’il reste assez vague sur certains aspects. Le préfet nous demande aussi quels sont les points de vigilance à signaler pour que l’opération réussisse, à savoir 50 % de réserve naturelle, 50 % de vigne dont 2/3 en bio et 1/3 en raisonné certifié et des terrains ailleurs aménagés favorables pour les pelouses en compensation. Nous verrons bien ce que cela pourra donner, mais l’horizon semble moins bouché qu’auparavant et le préfet, en poste depuis peu, a l’avantage de ne pas sembler jouer au con, comme ce fut le cas de certains des ses prédécesseurs.


Ma directrice administrative et financière me demande régulièrement de prendre des décisions. Ce ne sont pas de « grandes » décisions pour l’instant et je joue plutôt la prudence compte tenu du manque total de perspective en 2016. La bonne nouvelle cependant est que nous devrions arriver à survivre l’an prochain. Il faut dire qu’avec sept salariés en moins, cela va aider, mais cela risque de poser d’autres problèmes. Enfin, nous verrons bien au fur et à mesure.


Nous avons finalement reçu la jardinière qui trouve qu’elle est mal payée. On l’a laissée venir et comme elle a proposé elle-même de se faire payer ses RTT (au lieu de les prendre), nous avons accepté cette option.


En parlant de jardinière, on nous a volé, il y a quelques semaines, celle qui subsistait devant chez nous. Le plus rageant, c’est que le récipient avait une certaine taille et un peu de valeur quand même, et que je venais d’y ajouter deux Pelargonium zonale afin de compléter les rescapés de l’an dernier. Comme cela fait quand même trois jardinières qu’on nous vole en six mois, je ne remettrai rien. Et ça m’a énervé quand même.

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