Cornus rex-populi

31 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (13)

Bien que j’en eusse entendu parler de longue date, je n’avais jamais eu la volonté affirmée de me rendre dans au musée lapidaire Saint-Nicolas d’Autun, qui abrite principalement des éléments architecturaux, des décors, des statues, des stèles (…) de la ville gallo-romaine (Ier au IVe s.). A noter que ces éléments ne figurent pas au musée principal de la ville (musée Rolin) car certains sont probablement trop imposants et surtout bien trop nombreux. L’entrée est libre et nous n’avons vu personne, même si le gardien qui réside sur place n’était pas loin.

Une partie de la collection se situe à l’intérieur d’une chapelle romane (XI-XIIe s.) résiduelle d’un ancien hôpital. A côté, dans une sorte de « cloître », sont abrités d’autres éléments (dont une partie des très nombreuses stèles).

A noter que la visite s’est faite en l’absence de la duchesse mère, car elle n’était pas prévue au programme initial.

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30 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (12)

Le premier château bourguignon que visita Fromfrom fut celui de La Rochepot en juillet 2006 (voir ici). C’est sans doute pour cette raison qu’elle voulut y emmener sa mère. Dans ma note de 2006, je n’avais pas précisé que le château actuel est pour l’essentiel une restauration, une reconstitution, une reconstruction de l’édifice en ruine après la Révolution, réalisée par le fils du Président de la République Sadi Carnot (durant 25 ans, fin XIXe – début XXe s.) sur la base de ce qu’il fut au XVe s. (l’édifice remonte au XIIIe s., faisant suite lui-même à un autre château du XIe s.). Le château appartient toujours à la famille, mais lors de cette visite, on ne nous a pas dit que le château avait été mis en vente depuis trois ans. Cette reconstruction ne nuit pas à l’atmosphère générale qui règne dans ce château. Il ressemble donc au château de Philippe Pot, chambellan des ducs Philippe le Bon (qui le fait chevalier de la Toison d’Or) puis de Charles le Téméraire, puis premier conseiller du roi Louis XI et Gouverneur du duché de Bourgogne (voir l’original de son tombeau au Louvre ici et la copie au château de Châteauneuf-en-Auxois ici). A noter que c’est la famille Pot qui a donné le nom à la commune, puisqu’auparavant, elle se nommait La Roche Nolay, en référence à la voisine Nolay. On ne peut rien photographier des intérieurs accessibles en visite guidée, en particulier la cuisine qui vaut néanmoins le coup. Le puits, de 72 m de profondeur avait été creusé dans la roche et avait été entièrement comblé de pierres et d’éléments détruits du château après la Révolution, ce qui fut aussi une chance pour la restauration. Il fallut plusieurs années pour tout récupérer.

Les deux premières photos datent d’avril 2014.

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Et j’en profite pour montrer l’église du village (Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois priorale Saint-Georges), jamais montrée. Il s’agit d’un édifice roman (XIIe s.). La première photo est de ce mois de juillet (vue depuis le château), les autres sont d’avril 2014, mais nous n’avions pu pénétrer à l’intérieur à l’époque.

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29 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (11)

Avant de quitter la capitale bourguignonne, une petite visite à l’église Notre-Dame de Dijon (je la montrais déjà ici). Fromfrom n’était guère enthousiaste face à cet édifice gothique du XIIIe s. Personnellement, je l’aime bien. D’abord, la façade occidentale, avec ses 51 fausses gargouilles que l’on n’arrive pas à compter (les sculptures actuelles ne sont généralement pas celles d’origine mais refaites au XIXe s.). J’aime bien aussi le porche qui forme une sorte de narthex. Les sculptures du tympan et des portails ont été détruites pendant la Révolution. L’intérieur est celui que pourrait offrir une petite cathédrale. Pas de grande émotion, mais pas non plus le désintérêt dont fait preuve Fromfrom, certes aussi fatiguée par les piétinements au musée. Mon intention est néanmoins attirée par la tour lanterne avec ses hautes fenêtres et son triforium, mais également par le triforium de l’abside, éclairé par des vitraux ronds. Enfin, je note la présence d’une tapisserie « Terribilis » dont je ne connaîtrais la signification qu’après coup. Elle a été réalisée après la Seconde Guerre mondiale, suite à la libération de Dijon le 11 septembre 1944, après des prières de l’évêque de Dijon en cette église, comme ce fut le cas le 11 septembre 1513 avec la levée du siège de Dijon par les armées suisses. Une tapisserie, réalisée en 1515, avait déjà commémoré ce premier événement.

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27 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (10)

La visite du musée des beaux arts du palais des ducs de Dijon touche à sa fin. Voici à présent quelques peintures italiennes des XVe et XVIe s.

Jacopo Bassano (1574). Le martyre de saint Sébastien. Huile sur toile. Désolé Plume, tu auras été moins gâtée que Calyste cette fois.

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Maître de la Conversation de Santo Spirito (1er ¼ du XVIe s.). La Vierge et l’enfant entre deux anges. Huile sur bois.

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Zanobi di Machiavelli (1473). La Vierge et l’enfant entre deux anges. Huile sur bois.

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Leonardo Boldrini (v. 1475). Saint Libéral (?). Bois.

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Francesco Franciabigio (1510). La Vierge et l’enfant avec saint Jean-Baptiste. Huile sur bois.

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Et voici une « étude comparative ».

Vera Pagava (1982 ?). Cathédrale de Semur-en-Auxois. Huile sur toile.

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Ce qui est en principe représenté n’a jamais été une cathédrale. Il s’agit d’une église, très intéressante, certes. Voici ce que j’en disais ici et voici une photo pour comparer.

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26 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (9)

On poursuit la visite du musée des beaux-arts du le palais des ducs de Dijon. On change d’art (sculpure) et de période (de la fin du XVIIIe s. au XXe s.).

Pierre Petitot (1786). Gladiateur combattant. D’après la statue antique de la collection Borghèse. Marbre.

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François Rude (œuvre achevée par son élève, Paul Cabet, salon de 1857). L’Amour dominateur du monde. Marbre.

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Charles-Alexandre Renaud (1779). Apollon du Belvédère. D’après la statue antique du musée du Vatican. Marbre.

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Antoine-Henri Bertrand (1786). L’Amour. D’après le torse antique de L’Amour du musée du Vatican. Marbre.

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François Rude (d’après le modèle du salon de 1831). Jeune pêcheur napolitain jouant avec une tortue. Bronze.

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Quatre « rediffusions » à présent.

Hubert Yencesse (1943). Diane au rocher. Bronze.

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Auguste Rodin (d’après le modèle du salon de 1877). L’Âge d’Airain. Bronze. On remarquera le faux appui du coude.

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Auguste Rodin (?). La Toilette de Vénus. Bronze.

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Gérard Pascual (1975). La Véloterie du Père Gaston. Fer et acrylique.

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Etienne Hajdu (1965). Lia. Bronze.

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Etienne Hajdu (1972). Tête rose. Marbre du Portugal.

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Etienne Hajdu (1965). Mademoiselle la Plume. Aluminium. Je n’y peux rien, chère Plume, d’autant que j’ai découvert le titre qu’après coup.

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Samuel Buri (1971). Vache paysage (Bessy-sur-Cure). Acrylique sur polyester.

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Yerassimos Sklavos (1964). Planète de l’âme. Porphyre.

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25 août 2015

Brèves cornusiennes (48)

Mi-juin, un collègue picard et moi avions rencontré le Préfet de l’Aisne (voir ici). A la suite de cette rencontre, nous avions fait un courrier, à la demande du préfet dans lequel nous rappelions plein de choses, allant sciemment bien au-delà de sa demande.

Début juillet, je reçois un appel téléphonique du préfet alors que je ne me trouve pas dans mon bureau. Parce que je considère qu’on ne fait pas attendre un préfet, je le rappelle aussitôt et là, je me suis fait enguirlander (certes poliment), car il nous trouvait jusqu’au-boutiste et se disait déçu. Bien sûr, j’ai tenté de calmer le jeu, j’ai temporisé au mieux et nous avons finalement convenu du principe d’une nouvelle rencontre cet été.

Je précise qu’à part quelques petits détails près, j’avais signé sans sourciller le courrier qu’avait préparé mon collègue picard (il était bien mieux placé que moi pour le faire) parce qu’il remettait bien les choses en perspective et pointait les enjeux, avec une approche principalement scientifique. Nous avons appris que les autres acteurs naturalistes (plus naturalistes que scientifiques) avaient parfois un avis au moins aussi méfiant que le nôtre, mais ne l’argumentaient pas bien. Nous avons fait aussi l’hypothèse que les services environnementaux de l’État n’avaient pas fait correctement leur boulot en ne donnant pas toutes les billes nécessaires au préfet et que du coup, notre lettre, peut-être maladroite (?) par la forme, il se l’était prise comme une claque. Néanmoins, je ne regrette pas cette lettre une seconde car elle pourrait être exhumée si cela tournait mal un jour pour la protection de la biodiversité. La Région a aussi trouvé que nous avions des exigences excessives, même si nous avions raison sur le fond. Le vice-président voulait absolument nous voir avant que nous retournions voir le préfet. Finalement, avec les vacances, on n’a vu personne !

Et le préfet, c’était cet après-midi que nous sommes retournés le voir, directement dans son bureau cette fois, et en comité restreint, uniquement avec son secrétaire général et son stagiaire de l’ENA (qui n’ont pas pipé mot). Le préfet a rappelé les faits et les raisons pour lesquelles il s’était dit « furieux ». De mon côté, j’étais dans mes petits souliers dans la mesure où le fait de se fâcher avec un préfet ne peut rien apporter de bon. En effet, je ne peux pas m’exposer, ou plus exactement exposer la structure à des risques de représailles financières sur notre budget. Et en même temps, je n’étais pas complètement prêt à avaler n’importe quelles couleuvres. Finalement, sans entrer dans les détails, nous avons fini par nous rendre compte qu’il y avait une relative incompréhension mutuelle sur nos intentions et celles du préfet. Nous avons donc pu renouer le dialogue et aboutir à des formulations d’un texte que nous pourrions agréer sans difficultés et sans manger notre chapeau. Ce qui est finalement positif, c’est que le préfet considère notre avis (positif) comme fondamental. Bref, inutile de dire que je suis soulagé, car mine de rien, j’étais inquiet, même si j’avais réussi, grâce à je ne sais quel miracle, à ne pas me pourrir la vie avec ça. Évidemment, là où nous en sommes aujourd’hui n’est pas une fin en soi, mais un début de commencement d’amorce d’éventuelle solution qui pourrait s’initier.

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24 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (8)

Dijon, en tant que capitale bourguignonne depuis l’époque des derniers quatre ducs Valois, a été également mis au programme, en particulier le musée des beaux arts installés dans le palais des ducs. S’il ne devait y avoir que cela à retenir d’eux, reconnaissons tout de même à l’ancien maire et à l’avant dernier et actuel maire, de maintenir la gratuité d’accès aux musées municipaux de Dijon.

On pourra aller voir les photos des deux précédentes visites de 2008 (ici) et de 2014 (). On pourra également constater l’amélioration constante de la qualité des photos. La première amélioration est surtout due à la restauration des salles avec un meilleur éclairage car l’appareil avait peu changé, la seconde et présente amélioration par le changement d’appareil. Je précise enfin que sur les photos qui suivent, j’ai uniquement corrigé la géométrie ou recadré les images, sans aucune intervention sur la colorimétrie ou le contraste. Calyste pourra constater qu’il est pas mal servi par le nombre d’Annonciation ou d’anges de l’Annonciation. Toutes ces peintures sont des XV ou XVIe siècles.

 

Bourgogne (1430-1440). Calvaire au moine chartreux. Huile sur bois.

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Champagne (début du XVIe s.). Retable de Clairvaux. Huile sur bois transposée sur toile.

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Attribué à Jörg Breu le Vieux (1475-1537). La Nativité. Huile sur bois transposée sur toile.

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Attribué à Jörg Breu le Vieux (1475-1537). L’Annonciation. Huile sur bois transposée sur toile.

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Languedoc (début du XVIe s.). Sainte Marguerite et sainte Madeleine. Huile sur bois.

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Pedro Garcia de Benabarre (1455-1476). Saint Michel et sainte Eulalie. Huile sur bois.

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Flandre (milieu du XVe s.). L’Annonciation. Vitrail en grisaille, jaune d’argent.

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Suisse (v. 1450). Saint Etienne, saint Blaise, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et le donateur, Pierre Rup, citoyen et marchand de Genève. Bois.

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Bavière (v. 1460). Ange de l’Annonciation. Bois.

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Maître actif à Würzburg, Franconie (v. 1475). Saint Jacques. Bois.

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Alsace (XVe s.). La Visitation & Ange de l’Annonciation. Huile sur bois.

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Rhin supérieur (début du XVIe s.). L’Annonciation. Bois.

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Maître à l’œillet de Baden (fin XVe-début XVIe s.). Détail du Retable de la passion. Bois.

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Maître à l’œillet de Baden (fin XVe-début XVIe s.). Saint Fridolin, abbé de Säckingen, accompagné du mort qu’il a ressuscité & Saint Otmar, abbé de Saint-Gall. Tempera sur bois.

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Vrancke van der Stockt (1420-1495). L’Annonciation. Huile sur bois.

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Goswijn van der Weyden [petit-fils de Rogier] (1465-1535). Triptyque de la Crucifixion. Huile sur bois.

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Jan Provost (1465-1529). Vierge de pitié. Huile sur bois.

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Anonyme des anciens Pays-Bas (fin du XVe s.). La Vierge allaitant l’enfant & Saint Luc peignant la Vierge. Huile sur bois.

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23 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (7)

Je pensais qu’il était important de mettre un « grand château » au programme en plus de celui que Fromfrom appelait de ses vœux (voir suite du programme). Mon choix s’est arrêté sur Cormatin, un de mes préférés, notamment grâce à son écrin de verdure, qui promettait néanmoins d’être très jaunie en cette période. Voir ici ce que nous en avions vu en 2007. Il s’agit pour l’essentiel d’un château remontant au début du XVIIe s., remplaçant lui-même une forteresse du XIIIe s.

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Ce jour-là, la chaleur n’était pas à son maximum, mais le territoire relativement méridional et la faible altitude faisaient que j’avais quand même trouvé la chaleur accablante. Les jeunes guides, positionnés sur le pont de bois enjambant le second et large fossé en eau, se relayaient, semble-t-il à deux, abrités sous un parasol, dont l’ombre paraissait bien peu épaisse. Ils semblaient avoir chaud. Je les ai plaint de devoir à tour de rôle assurer cette position, mais n’ai pas compris comment en plus, ils pouvaient fumer tous les deux, accentuant encore l’étouffement. Personnellement, je n’ai pas voulu aller m’enfermer dans la visite intérieure du château, seules Fromfrom et la duchesse mère s’y sont collées (cela mérite, j’aurais néanmoins dû pour faire des photos de meilleure facture que celle que peut réaliser Fromfrom avec son appareil techniquement limité). Au lieu de cela, pendant qu’elles visitaient l’intérieur, je suis allé à la recherche d’ombre dans différents points du jardin. Je n’ai néanmoins pas eu le courage d’aller affronter le labyrinthe.

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Quelques photos fromfromiennes, avec l’escalier (à cage vide qui serait un des plus anciens de ce type) dont je me souvenais de l’intérêt et quelques peintures plafonnières et murales, dont la dernière, très sombre nous montre la Tempérance dont les pieds sont déformés par la goutte.

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En attendant la fin de la visite de  mère et fille, je suis allé me rafraîchir à l’ombre d’un parasol dans les jardins des communs. Il m’a fallu deux consommations pour étancher ma soif. L’avantage est qu’outre le confort de la chose, les prix restent modérés.

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22 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (6)

La colline éternelle de Vézelay où trône la basilique Sainte-Marie-Madeleine paraît être également un des « hauts-lieux » en Bourgogne. Après s’être renseigné par téléphone à l’office de tourisme au sujet de la problématique des personnes ayant du mal à se déplacer, nous avons appris que l’on pouvait monter en haut en voiture. Une fois sur place, on a voulu nous barrer l’accès, non pas pour des raisons que l’on aurait pu craindre, mais parce qu’un tournage était en cours de « Des racines et des ailes ». Nous sommes quand même parvenus en haut et visiblement tout le monde peut y aller. Par ailleurs, il existe aussi une navette depuis le bas, ce dont on ne nous avait pas parlé.

Notre dernier passage remontait déjà à juillet 2013 (voir ici). Depuis, il y a eu une campagne de restauration qui vient de s’achever. Cela a notamment concerné des toitures du chevet et la crypte (dégagement du sol, restauration des peintures sur les voutes et des reliquaires et de leur « niche »). Cette fois-ci, je poste moins de photos.

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Nous sommes allés pour la première fois au musée de l’œuvre de Viollet-le-Duc (les heures d’ouverture ne le rende pas toujours facile d’accès) qui présente les œuvres originales déposées lors du chantier de restauration de l’architecte alors âgé de 26 ans (1840) ! On remarquera d’évidentes similitudes avec les sculptures des chapiteaux de la cathédrale d’Autun, en particulier les drapés, certaines attitudes de personnages et la représentation des démons. Ceci est mon interprétation grossière très personnelle et n’a évidemment rien de scientifique.

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Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (5)

En allant au Mont Beuvray, passage par La Grande-Verrière où j’aperçois, probablement pour la première fois, le Château du Vouchot (XII-XVe s., reconstruit au XVIIIe s., remanié au XIXe s.), proche de l’église (car il existe bien d’autres châteaux sur la commune). Il ne se visite pas.

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Puis nous sommes allés visiter le musée de Bibracte.

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La présentation des œuvres, la muséographie a notablement et heureusement évolué depuis notre précédente visite (2006 ?). L’ancien aménagement du musée était scandaleux : cartographies « stylées » mais imprécises voire carrément illisibles, audio-guides automatiques se déclenchant de manière chaotique, vitrines inaccessibles si on a une taille inférieure à 1,70 m, accueil très approximatif… A présent, toutes ces critiques sont levées et le musée est bien plus riche qu’auparavant, avec beaucoup d’explications sous différentes formes (audio-guide toujours mais fonctionnel, mais aussi nombreuses interviews vidéo de divers spécialistes disséminées dans le musée, panneaux explicatifs). En revanche, les pièces archéologiques et les œuvres d’art ou artisanales originales ou locales sont très rares. Il s’agit le plus souvent de copies ou de pièces prêtées par d’autres musées. J’ai été néanmoins assez surpris à l’entrée que l’on nous dise que les photos étaient autorisées pour un usage privé, mais que les partages sur les réseaux sociaux ne l’étaient pas. J’imagine néanmoins que cela dépend de la nature des photos. J’ai fait très peu de photos et celles que je possède ne sont pas terribles à cause des mises sous vitrines systématiques. Évidemment, le musée est principalement consacré aux peuples gaulois un peu avant la conquête romaine (et un peu après), aux oppida, à l’urbanisme gaulois, à l’art et à l’artisanat et autres métiers, aux constructions, à la vie de la population… Mais comme les fouilles du site se sont intéressées aussi aux monuments postérieurs à l’occupation gauloise et gallo-romaine, on parle aussi au Couvent des Cordeliers construit à partir du XVe s. et dont il ne restait pratiquement aucun vestige visible. Je ne pouvais pas partir sans faire cette photo de cloche de 7 kg (bronze et fer) de 1634.

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Nous avons été frustrés en sortant du musée, peu après 17 h 30, de constater que le bar d’à côté était déjà fermé (alors qu’à l’accueil du musée, on nous invitait à nous y rendre). De qui se moque-t-on ? Alors que le musée ferme à 18 heures, on n’a pas le droit d’aller boire un coup après ? Nous n’avons pas été les seuls à trouver dure cette sécheresse imposée. Nous avons ensuite gagné le sommet où un groupe de scouts m’a interpelé (ce n’est pas la première fois que j’en vois là-haut). Pour diverses raisons, je n’aime pas le scoutisme, mais j’ai néanmoins répondu de manière correcte. En redescendant en voiture, nous avons croisé un jeune scout qui montait seul à vélo, visiblement très attardé et épuisé. Je peux me tromper, mais voir cela m’a conforté dans mon aversion : où est l’entraide, la solidarité ?

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