Cornus rex-populi

20 août 2014

Brèves cornusiennes (28)

La fin des vacances et la reprise du boulot s’est douloureusement déroulée avec un mal de dos. Cela va beaucoup mieux depuis ce matin, mais je ne crie pas encore victoire, car j’avais déjà eu une rémission. Il faut dire que j’ai dû un peu trop forcer en débroussaillant…


La semaine de vacances n’a pas été belle (jamais plus d’une demi-journée de suite de temps correct), mais c’était un peu partout pareil. Ce ne fut cependant pas des vacances gâchées, nous en avons profité autrement.


Beaucoup plus intéressant que ce qui précède, hier, c’était ça :

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Une bonne occasion pour boire une bouteille de Condrieu (oui, du Viognier, si le chevalier Lancelot venait à passer dans le coin).

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16 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (3/3)

Suite et fin de la visite au musée.

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Tête de Vierge, XIVe s. (cathédrale de Cambrai).

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Tête de saint Pierre, XVIe s. (cathédrale de Cambrai).

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Diverses statues (XV et XVIe siècles).

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Épi de faitage en terre cuite (XVe s.).

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Linteau de porte en chêne sculpté (XVe s.).

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Au descend dans les « caves » du château avec diverses œuvres gallo-romaines. La dernière photo, je l’ai presque volée, car les gardiens nous mettait à la porte. La visite a donc été tronquée car le musée fermait à 17 h 30.

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Borne milliaire.

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En sortant du château.

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L’ex cathédrale, même si ce n’est pas ma tasse de thé, reste impressionnante avec son dôme en cours de restauration qui culmine à 100 m. Nous n’avons pas eu le temps de nous attarder, car nous devions honorer un rendez-vous. Les photos ont été prises avant et après la visite du musée, donc avant et après la pluie.

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13 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (2/3)

Suite de la visite du musée-château de Boulogne-sur-Mer. On monte à l’étage supérieur.

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Anonyme florentin, XVIe s.

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Anonyme lombard, XVe s.

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École de Marco Pino, La sainte famille, XVIe s.

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Malgré les reflets, je ne pouvais rater ce saint Sébastien pour la collection de Plume (Martin de Vos, XVIe s.).

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Hendrick Vroom, Vaisseau espagnol attaqué par les frégates hollandaises, XVIIe s.

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Charles Antoine Coypel, Psyché abandonné par l’Amour, XVIIe s.

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Pierre-Narcisse Guérin, Portrait de petite fille, XIXe s. (La tête me semble trop grande, mais cest bien exécuté par ailleurs).

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Attribué à Jacques-Louis David, Portrait de Madame de Récamier. Cela rappelle des choses bien plus connues.

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Gustave Courbet, Marée montante (n’a à mon sens d’intérêt que vu de loin – j’avais été très déçu par l’exposition Courbet à Arc-et-Senans à cause du caractère excessivement sombre et sans détail visible des œuvres).

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Théodore Rousseau, L’ancien télégraphe à signaux de Montmartre.

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Camille Corot, Matin, environs de Beauvais. Il y avait d’autres Corot intéressants, mais la peinture brillait horriblement.

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Eugène Boudin, Ruines du château de Lassay.

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Agatho Léonard, Adolescence (marbre rose).

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Alfred Sisley, Le pont de Moret-sur-Loing.

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Maurice de Vlaminck, Paysage.

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Auguste Delacroix, Départ pour la pêche.

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Francis Tattegrain, Le sentier des Douaniers.

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Georges Ricard-Cordingley, Entrée du port de Boulogne, soleil couchant.

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Adrien Demont, Pauvres maisons.

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Francis Tattegrain, La ramasseuse d’épaves.

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En ce qui me concerne, tout ne me plaît pas  ou suscite mon intérêt de la même manière, mais j’ose espérer que Madame Plume trouvera une chose ou deux qui ne lui déplairont pas.

Ma chère Plume, nous t’embrassons et te souhaitons un très joyeux anniversaire.

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11 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (1/3)

Pendant que la duchesse mère était encore là, il fut décidé d’aller voir le château-musée de Boulogne-sur-Mer. Le château a des tours qui remontent au XVIe s. Dans la cour, d’après mes comptes, on note que les façades forment un polygone irrégulier à dix côtés.

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Nous avons visité le musée qui est en fait bien plus important que j’imaginais et comporte de nombreuses collections depuis l’Antiquité égyptienne jusqu’au XIXe s. Et il y a de bien belles choses.

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Une momie de Thèbes datant de – 1000 à – 700 ans av. J.-C.

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De nombreux vases grecs.

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Une collection exceptionnelle de masques des peuplades d’Alaska, rapportés par un ethnologue au XIXe s. Une collection tellement exceptionnelle qu’on trouve là un grand nombre de masques qui ont disparu là-bas. Des recherches et des échanges fructueux ont été menés récemment en associant les locaux.

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Des objets africains, essentiellement du XIXe s.

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Une belle collection de casse têtes au premier sens du terme.

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Les salles ne déméritent pas.

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09 août 2014

Des fleurs pour les vacances

Des fleurs du jardin pour dire :

  • que les envahisseurs bretons sont partis depuis jeudi soir ;
  • que nous sommes partis pour la seconde partie des vacances ;
  • que nous sommes partis au même endroit et moins longtemps que la fois précédente ;
  • que ceci est une note publiée par anticipation et que je ne pourrai pas répondre aux innombrables commentaires avant quelques temps ;
  • que je souhaite une bonne continuation de l’été à ceux qui sont en vacances et aux autres, en particulier à Plume qui sera sans doute la seule à pouvoir lire mes prochaines notes qui seront publiées automatiquement.

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08 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (8 et fin) : Autun par le sud

Sous forme de conclusion, ces deux photos de l’un des meilleurs profils de l’Autun médiéval. Nous voyons ce spectacle chaque fois que nous descendons en ville en passant par le dessous de Couhard (par-dessus, c’est bien aussi, mais différent). Depuis, ma plus tendre enfance, je vois ça. C’est toujours un ravissement de découvrir la ville haute après plusieurs kilomètres sur une route forestière sinueuse.

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07 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (7) : château de Digoine et église de Palinges

J’ai un peu dévoilé la chose. Le dernier samedi des vacances, nous sommes allés voir le dernier château de la série, à savoir le château de Digoine, situé à Palinges, pas très loin du canal du Centre. Ce château du XVIIIe s., dont les tours (et particulièrement leurs toits « bulbeux » avec lanterne) rappellent Pierre-de-Bresse, a changé de mains en 2012 et appartient désormais à un producteur de télévision, en particulier « Secrets d’histoire », une émission présentée par un type que je ne peux pas voir en peinture et dans laquelle on voit toujours les mêmes pseudo-historiens d’opérette raconter des choses pour lesquelles on n’a pas forcément les moyens ou le temps de vérifier. Cela reste cependant une émission intéressante à regarder par ailleurs.

Le propriétaire a entrepris pas mal de restaurations et a abondamment remeublé le château avec les objets qu’il a pu racheter aux enchères ou bien grâce à ses collections personnelles. Et vu le nombre et la qualité des œuvres d’art accumulées, on se dit que producteur de télévision, cela rapporte encore plus qu’on croit, même s’il avait probablement une fortune personnelle héritée. Rien à voir avec la « pauvreté » apparente des propriétaires du château de Rully. Nous n’avons pas pu photographier les intérieurs, intérieurs où ont sévi des abrutis friqués (mais je pense que ces malotrus sévissent avec dédain partout où ils passent). Le guide, a été angélique avec eux. Un regret cependant, les explications sur l’architecture et son évolution historique ont été trop sommaires.

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Tiens, on dirait Jean Ferrat.

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Il y a aussi dans les bâtiments annexes, une chapelle (en cours de restauration) et un petit théâtre à l’italienne. Là, on pouvait photographier.

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Un grand parc arboré dit à l’anglaise avec un étang.

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Mais aussi un jardin fleuri à la française, ainsi que des serres, semble-t-il restaurées depuis peu et d’un grand luxe.

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Au retour, passage par le centre du bourg pour trouver un bar pour se rafraichir. Du coup, une église romane nous attendait, mais nous lavons visitée au pas de course, car nous étions pressés de rentrer.

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04 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (6) : domaine du dragon terrassé

Le domaine du Dragon terrassé fut une propriété familiale « par alliance » comme dirait ma mère, comme s’il y avait un caractère « illégitime » dans cette histoire. Elle a en fait appartenu aux grands oncles et tante de mon père, c’est-à-dire de la famille de son père non biologique. À la fin des années 1950, la grand-tante étant désormais veuve et bien qu’elle ne fut pas dans le besoin, avait décidé de vendre plusieurs de ses propriétés dont les deux fermes du domaine et les terres et prairies qui vont avec. Jusque-là, deux familles de fermiers les exploitaient. La grand-tante avait décidé que mon père serait destinataire de la partie non agricole de la propriété (bois et étang).

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Mon père, sa sœur et mes grands-parents venaient régulièrement en vacances ici depuis la fin de la guerre, même s’il n’y avait alors ni eau courante ni électricité dans ce qui était devenu une forme de pavillon de chasse (ancienne maison de charron, son atelier, son écurie). Mes grands-parents habitaient alors à 220 km de là et ne venaient avec leurs enfants que quelques jours par an. Ils venaient aussi dans le Morvan pour visiter leurs familles respectives (enfin, une toute partie seulement de la famille de ma grand-mère qui était encore considérée comme une pestiférée après son divorce au début de la guerre).

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À l’âge adulte, mon père a continué d’y venir avec ou sans ses parents pour la chasse et la pêche surtout. C’est sans doute la raison pour laquelle la tante a décidé de lui vendre sous une forme de viager. Toutefois, avant la vente définitive, du temps avait passé et le régisseur du domaine avait eu le temps d’accomplir pas mal de méfaits que la tante ne pouvait déceler. En fait, elle avait bien détecté quelques irrégularités, mais probablement que la partie émergée de l’iceberg. En fait, le régisseur, en plus de son « salaire » normal, touchait de l’argent pour les travaux d’entretien du domaine ou vendait bois et se réservait le bénéfice de la coupe. Ainsi, avait-il fait saloper la reconstruction de plusieurs toits pour s’en faire faire un beau chez lui aux frais de la princesse. En d’autres termes, il faisait la pluie et le beau temps alors que les propriétaires résidaient près de Paris. Même dans sa vie privée, ce gars-là était un salaud. Après la guerre, mon grand-père et mon père avaient été invités à manger chez lui. Parmi les autres invités figuraient à table sa maîtresse. Sa femme et ses enfants (pourtant déjà plus âgés que mon père) n’avaient pas le droit d’être à table et étaient restées dans la cuisine. Et en temps normal, à la fin du repas, quand le vieux refermait son couteau pliant, tout le monde avait fini de manger. Bref, un personnage délicieux. J’ai connu le fils de ce personnage alors qu’il était déjà assez âgé. C’était une personne très gentille, tout comme sa sœur. Ils ont été tous les deux brimés pendant leur jeunesse, certainement à un point qu’on a du mal à imaginer.

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Tout cela pour dire qu’avec un tel citoyen comme régisseur, la propriété s’était pas mal dégradée au fil du temps et mon père, même si elle ne lui avait pas coûté très cher, avait récupéré pas mal de problèmes : une sub-ruine, une maison avec des gouttières en voie de pourrissement, l’envahissement des abords de l’étang par les buissons et les fourrés, la digue transformée en passoire avec un étang vide aux trois-quarts pendant l’été… Et très peu de moyens pour réparer tout ça. Cela s’est donc fait petit à petit, avec ma mère, durant une quinzaine d’années, avec beaucoup d’huile de coude notamment pour le débroussaillage, à une époque où les débroussailleuses thermiques n’existaient pas encore.

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Mon père n’est plus à des âges où il peut manier des engins autre part que dans le jardin. Le voisin, son cousin ou son oncle se chargent, avec un tracteur, de la fauche (gyrobroyage) annuelle de la chaussée de l’étang, mais je dois m’occuper de la coupe des repousses ou des germinations de ligneux dans les autres milieux adjacents, ce qui représente quand même du boulot.

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Pourquoi est-ce que je raconte ça, moi ? Parce que j’y suis attaché à un point qu’on peine à imaginer. Cela dépasse largement le stade maladif. Fromfrom s’étonne pourquoi je photographie toujours la même chose (létang). Moi, je ne trouve pas.

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03 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (6) : Mont Beuvray

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Le beau temps s’est déclaré dans la soirée du 14 juillet. Comme souvent, nous sommes allés assister au feu d’artifice tiré sur le plan d’eau d’A. Nous allons directement sur les berges depuis la queue du lac, car on peut stationner sans problème sans être pris dans un embouteillage au retour. Il faisait frais, les innombrables chauves-souris pourchassaient les moustiques. Il y a de cela plus d’une dizaine d’années, il n’y avait pas autant de rattes-volages et on se faisait dévorer par les Culicidés. A présent, en pareille saison, c’est panique chez les pénibles diptères !

Le lendemain, il fut question d’aller au mont Beuvray, avec des amis de mes parents venus les visiter quelques jours. Au pied du sommet (à vrai dire à mi-pente), il y a le musée de Bibracte qui a été entièrement rénové il y a peu. J’étais très critique sur ce musée car on avait voulu faire « moderne » et « design » et en réalité, c’était mal agencé, les cartes étaient baveuses, les vitrines mal fichues et les équipements électroniques dernier cri ne fonctionnaient qu’une fois sur deux dans le meilleur des cas. Nous avions envisagé la visite, mais le beau temps, la chaleur nous ont conduit plutôt à nous promener dans la nature. Nous avons pris la navette (uniquement au cœur de l’été, le reste de l’été, on peut circuler) pour aller au sommet.

Petite photo souvenir au pied d’une « queule » de fayard [Fagus sylvatica L. (Hêtre)].

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D’en haut, on a toujours à peu près le même panorama.

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Toujours avec l’étang de Poisson.

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Et sur la gauche, toujours la nouvelle capitale éduenne : Augustodunum, distante de seulement 20 km à vol d’oiseau.

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Je ne vais pas faire de la psychologie à la petite semaine, ni faire mon branché aux antennes magnético-célestes, mais j’ai toujours une émotion, une forme de sérénité quand je suis là-haut et je n’ai pas spécialement envie de m’en retourner. Enfin, c’est surtout le cas en dehors des périodes touristiques, parce que là, il y avait quand même un petit peu de passage qui tuait un peu de le genus loci.

En descendant au sein de la hêtraie atlantique (j’ai bien dit atlantique, les masses d’air se croient au bord d’un océan virtuel et se déchargent de leur humidité sur le Morvan, premier obstacle significatif depuis le littoral), poussé par je ne sais quelle force improbable, je me mets à faire un bref cours appliqué de phytosociologie, très certainement le premier et le dernier que mes interlocuteurs subiront de leur vie (si j’exclus Fromfrom bien sûr). L’exercice reste difficile quand les « clients » n’ont pas les moindres bases. Je pense avoir été compris dans les grandes lignes, ou alors on est poli et on n’a pas voulu me froisser.

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La navette n’étant pas revenue, nous décidons de descendre au niveau de la « grande clairière », autrement dit la Pâture du couvent, correspondant à une des principales zones de fouilles de la première période mitterrandienne (il ne s’était pas passé grand-chose ici en termes archéologiques depuis la fin du XIXe s.). Là se trouvait une basilique romaine, unique en son genre en Gaule. On trouve là aussi un bassin monumental en granite rose et le couvent des Cordeliers (XV-XVIe s.) en cours de restauration. Bien d’autres vestiges ou éléments restaurés ou reconstitués existent sur le sites ou d’autres sous-sites, mais nous n’y sommes pas allés.

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Nous sommes redescendus, puis nous sommes allés sur la montagne en face qu’est le massif d’Uchon où l’on trouve les fameux chaos (voir mes articles précédents sur le lieu : ici et ).

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La vallée du Mesvrin en contrebas (affluent du principal affluent morvandiau de la Loire).

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01 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (5) : Bresse bourguignonne - Pierre-de-Bresse

Quatre jours plus tard (deux jours après Rully), pour revenir en Bourgogne méridionale, décision avait été prise d’aller en Bresse bourguignonne. Notons que la Bresse, comprise dans son ensemble, est un territoire très particulier et atypique sur de nombreux plans. Du point de vue géomorphologique et géologique, il s’agit d’une vaste plaine assez plane entre les vallées de la Saône à l’ouest, du Doubs au Nord et le massif du Jura à l’est. Cela correspond à une ancienne cuvette d’un lac du Tertiaire au sein de laquelle les avec argiles sont abondantes. L’architecture des corps de fermes se caractérise par de typiques et importantes avancées des toits formant auvents souvent soutenus par des piliers de bois (cela s’observe toujours aujourd’hui en Bresse bourguignonne. La structure était traditionnellement en pans de bois avec utilisation de briques, de torchis ou du pisé (du fait de l’abondance d’argile). Sur le plan historique, cette région naturelle a longtemps été rattachée à la Savoie. La culture y est spécifique, comme la langue. Dans la partie sud, on y parlait des dialectes de franco-provençal (sans doute pas en Bourgogne cependant). L’agriculture et se caractérise par l’élevage et la polyculture en système traditionnellement bocager, mais le maïs est cultivé ici de façon spécifique depuis longtemps et surtout les gastronomes savent ce qu’il en est de la volaille de réputation majeure. La Bresse est à cheval sur deux autres régions administratives et deux autres départements : l’Ain (Rhône-Alpes) et le Jura (Franche-Comté). En Saône-et-Loire, cela correspond en gros au tiers est du département. Nous y étions déjà passés lorsque nous étions allés à Louhans, qui est une ville phare de la Bresse bourguignonne (voir ici).

Nous avions un but bien précis : le château de Pierre-de-Bresse qui appartient au Coneil général dans lequel est installé l’écomusée de la Bresse bourguignonne. Le château initial remonte au XIIIe s., mais a été entièrement reconstruit au XVe s. et remanié au XVIIe s.

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En visitant les salles du musée, nous avons été poursuivis (pas moyen de s’en défaire) par 2-3 groupes (familles) de visiteurs qui nous ont empoisonné l’existence (je ne parle pas des autres restés discrets). D’abord le « vieux » paysan, avec sa cote de bleu de travail du dimanche (elle était propre mais quand même déchirée). Je n’aurais pas relevé, chacun étant libre de s’habiller comme il l’entend si notre attention n’avait pas été sans cesse attirée par sa puissante voix qui commentait des choses qui n’intéressaient que son entourage, sans compter le fait qu’il touchait à tout entre deux gloussements des épouses. Il y avait aussi la famille de la catégorie de celles qui mettent la première fois un pied dans un musée et qui fait « comme à la maison », qui parlent fort car on les entend à l’autre bout du château, qui courent dans tous les sens avec l’élégante discrétion du troupeau d’éléphants dans un magasin de porcelaine et qui de surcroît, a le même niveau de vocabulaire que la vache charolaise. La citation, « il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit » pourrait se décliner en « n’emmène pas les cons au musée, ils pourraient se croire intelligents ». Avec le troisième sous-groupe, nous avons eu droit au gamin qui grimpe partout et manipule tout à tort et à travers avec ses parents qui au lieu de le canaliser  l’encouragent, le tout avec des commentaires idiots qu’on entend encore d’ici. Bon, je sais que je suis méchant même si ce n’est pas tout à fait mon genre d’enfoncer les « petits ». Nous verrons par la suite que côté visite, la connerie ne touche hélas pas que les petits pécules intellectuels, pour lesquels je me suis résolu à avoir finalement beaucoup d’indulgence.

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Quelques armoire et buffets.

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Sur le chemin du retour, passage par l’église Notre-Dame de l’Assomption de Ciel, dont nous avions vu la silhouette imposante de son clocher à l’aller et dont une maquette était exposée au musée. Il s’agit originellement d’un édifice roman de la deuxième moitié du XIIe siècle dont seule la partie orientale (chœur, transept et 5e travée de la nef) a conservé son état ancien, le reste a été refait au début du XVIIIe siècle. En 2003, la flèche a été entièrement démolie et refaite à l’identique en briques vernissées.

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