Cornus rex-populi

21 septembre 2014

Dessert du jour

Cela faisait des mois que je demandais à Fromfrom de me faire un Paris-Brest. Mais elle y allait à reculons, trouvant toujours des prétextes pour ne pas s’y mettre. C’était soi-disant trop compliqué, on ne trouvait pas de praline et je ne sais quelles excuses… Du coup, elle s’y est enfin mise hier, en réalisant elle-même son praliné, en torréfiant ses noisettes et en les caramélisant avec des amandes. Et elle a repris la façon de faire d’un grand pâtissier (roue sous forme de choux soudés individualisables recouverts de craquelin) et voici ce que cela donne. Je ne vous dis qu’une chose : on se lèverait pour en manger.

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20 septembre 2014

Bouquet tardi-estival

Pour commencer, quelques espèces botaniques du jardin des plantes médicinales du boulot. La première espèce a été prise début août, alors que les autres datent de fin août à maintenant.

Tamarix ramosissima Ledeb. (Tamaris très ramifié)

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Viola tricolor L. (Pensée sauvage)

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Calendula officinalis L. (Souci officinal)

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Cimifuga racemosa (L.) Nutt. (Bugbane). Une plante de la famille des Ranunculaceae, parfois classée parmi les Actaea.

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Anemone hupehensis (Lemoine) Lemoine (Anémone du Japon)

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Ensuite, à la maison, on commence par une botanique et on termine avec des choses un peu plus « bricolées », dont des classiques déjà vues. Je précise pour Plume que les derniers Gladiolus se terminent seulement en ce moment.

Rudbeckia fulgida Aiton (Rudbeckie limineuse)

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La même variété que ci-dessus mais « piolée »

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Trois roses du même rosier le même jour à trois stades différents.

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Et pour finir, le bouquet final dessert de dimanche dernier : le Saint-Honoré fromfromien aux fraises.

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19 septembre 2014

Rage du jour

Cette semaine, au boulot, nous avons dû faire un travail en urgence. Plutôt que de remplir ma copie dans mon coin, j’ai voulu associer les intéressés, les laisser s’exprimer sur les volumes financiers. C’était tout ce qu’il y avait de plus normal, logique quand on bénéficie d’un cerveau et qu’on travaille à peu près intelligemment en équipe. Première erreur : quand on associe certaine personne, elle gueule parce qu’elle pense qu’on aurait dû en causer avant. Banane, on ne savait pas, sinon on n’aurait pas fait le boulot en urgence et en plus tu as sûrement des leçons à donner puisque tu fais tout en urgence et souvent trop tard, pour ne pas dire que tu ne fais pas du tout (c’est pratique de planquer la poussière sous le tapis). Une fois que nous nous fûmes entendus sur les enveloppes budgétaires, j’ai estimé les temps à affecter dans les grandes lignes aux différentes personnes et chefs de projets en 2015. Et j’envoie le tout hier soir par courriel à tous les intéressés pour qu’ils puissent proposer des ajustements ultérieurs, si besoin. Deuxième erreur : il ne faut pas communiquer à tout le monde ses décisions, aussi futiles soient-elles. Car en effet, ce matin, j’ai retrouvé le courriel de la certaine personne qui me fait des reproches de ne l’avoir pas consultée hier (entendez, lui avoir demandé sa bénédiction) alors qu’elle était absente et qu’elle est encore absente aujourd’hui. Et elle ose proposer des modifications plus que marginales qui n’intéressent qu’elle ou presque. Et surtout, elle ne communique pas aux principaux intéressés les modifications unilatérales qu’elle veut imposer. Certes, c’est une « directrice », et elle fait ce qu’elle veut. J’étais noir de colère en lisant ces inepties. Je n’ai pas envoyé la première version de ma réponse qui était incendiaire, mais une autre qui l’était un peu moins. Je l’aurais assassinée verbalement si elle avait été là (elle était chez elle). De toute manière, je la connais par cœur, quand elle en veut à une personne, elle s’arrange pour dire du mal d’elle quand elle est absente ou le fait par écrit quand elle sait qu’elle ne la croisera pas pendant au moins une semaine (elle part à Brest la semaine prochaine). Là, elle s’est prise une volée de bois vert, sans compter qu’elle ne peut espérer aucune compassion du reste de la direction, tant ils sont fatigués de se la coltiner. Je suis patient et compréhensif, mais il y a des limites. J’ai été énervé toute la journée, heureusement que nous sommes vendredi.

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17 septembre 2014

Louvre-Lens estival (4 et fin)

Après avoir mangé un casse-croûte chaud sur place (pas envie de ressortir et de devoir refaire la queue pour le passage sous le portique et aux détecteurs de métaux), nous sommes allés voir l’exposition permanente (gratuite jusqu’à la fin de l’année) où quelques œuvres ont été changées (10 % par an si mes souvenirs sont bons). Voir nos précédents passages ici et .

Civilisation de l’Oxus, Asie centrale (Afghanistan actuel), 2300-1700 av. J.-C., Femme vêtue d’une robe-manteau (kaunakès) : figure protectrice des vivants et des morts ?, chlorite verte, calcaire.

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Karnak, Égypte, v. 1725 av. J.-C., Le vizir Néferkarê-lymérou, haut fonctionnaire du roi, grès.

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Égypte, 1391-1353 av. J.-C., La reine Tiy aux côtés du roi Aménophis III : fragment d’un groupe royal dont il ne reste que la reine, stéatite glaçurée.

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Cosa, Italie, 290-300 ap. J.-C., Sarcophage : concours musical entre le dieu Apollon et le satyre Marsyas, marbre.

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Venise, Italie, v. 1050-1100, Tête d’ange : fragment d’un décor de la Basilique de Torcello représentant le Jugement dernier, mosaïque.

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Géorgie ?, 1000-1100, Plaque d’un coffret : La Vierge à l’Enfant entre deux anges, ivoire d’éléphant. Pourquoi elle fait la gueule la Marie ?

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Nolay, duché de Bourgogne (France), v. 1400-1425, Retable de l’église Saint-Martin : la Vierge et l’Enfant entre les douze apôtres, calcaire polychrome.

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Anvers (Belgique actuelle), 1515-1520, Élément de retable : la Déploration du Christ, chêne polychrome.

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Colinjn de Coter, La Sainte Trinité avec Dieu le Père soutenant le Christ (v. 1510-1515), huile sur bois.

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France, v. 1550-1600, L’Empire du Temps sur le monde, la Fortune tenant la voile et la Mort le gouvernail, marbre.

 

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Ispahan, Iran, v. 1650-1700, Panneau de revêtement mural : procession de la communauté arménienne à Ispahan, céramique à décor de lignes noires et de glaçures colorées.

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Iran, v. 1700-1800, Panneau de revêtement mural : hommes au bord d’un ruisseau, céramique à décor de lignes noires et de glaçures colorées.

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Manufacture de Maissen, modèle de J. J. Kaendler, Le Baise-main (1737), porcelaine dure.

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Joseph Vernet, Vue du golfe de Naples (1748), huile sur toile.

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Inde, v. 1780-1815, Begum Sombre (1778-1836), souveraine de la principauté indienne de Sardhana, huile sur cuivre. Cela n’avait pas l’air d’être une marrante, la dadame !

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Jean-Auguste-Dominique Ingres, Œdipe explique l’énigme du sphinx (1808, retouché pour le Salon de 1827), huile sur toile. Déjà vu et photographié au « grand » Louvre ici. La seconde photo est donc une rediffusion. Cette œuvre a remplacé la grande vedette précédente La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix.

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16 septembre 2014

Louvre-Lens estival (3)

On poursuit avec la guerre d’Espagne.

Robert Capa, Mort d’un soldat républicain près de Cordoue, Espagne (5 septembre 1936), épreuve gélatino-argentique. On pense que cette photo, particulièrement célèbre et reproduite, a probablement été posée. Je l’avais appris peu de temps avant de la voir.

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André Masson, La gloire du général Franco (1938), plume et encre de chine sur papier vergé.

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Seconde Guerre mondiale.

Édouard Goerg, Le Parachutiste bonne année (1939-1940), huile sur toile.

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Markus Lüpertz, Exekution [Exécution] (1992), huile sur toile, métal. Encore une œuvre qui rappelle clairement celle de Goya.

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Marie Cerminova dite Toyen, Cache-toi guerre ! (publication en 1944-194?), série de 9 dessins.

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Arie Van de Giessen, Buchenwlad (1945), crayon sur papier.

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Raymonde Thys, Première mouche en cellule (1946), gravure sur cuivre.

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Guerre d’Algérie.

Jean-Jacques Lebel, Enrico Baj, Guðmundur Guðmundsson dit Erró, Roberto Crippa, Gianni Dova, Antonio Reclati, Grand tableau antifasciste contre la torture (exposé en 1961 à Milan), technique mixte sur toile. Le tableau a été immédiatement censuré par les autorités italiennes et n’a été rendue à ses propriétaires qu’en 1987.

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André Fougeron, Sakiet – Étude [pour le massacre de Sakiet Sidi Youssef] (1958), huile sur toile.

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Guerre du Vietnam.

Guðmundur Guðmundsson dit Erró, Goodbye Vietnam [Au-revoir Vietnam] (1975), huile sur toile.

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Guerres de notre temps.

Robert Combas, Terrible feu d’artifice (2004), acrylique sur toile.

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Hors champ.

Rudolf Schlichter, Blinde Macht [Puissance aveugle] (1937), huile sur toile.

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Voilà pour l’exposition temporaire, très riche en réalité, et qui, je le répète, n’a pas été sans nous émouvoir.

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15 septembre 2014

Louvre-Lens estival (2)

Nous passons ensuite aux guerres de conquête du XIXe siècle.

Claude Bonnefond, Officier grec blessé (1826), huile sur toile.

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Eugène Delacroix, Tête de vieille femme grecque, étude pour Les Massacres de Scio (salon de 1824), huile sur toile.

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Horace Vernet, Combat de Somah (1839), huile sur toile.

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Paul Jamin, La mort du prince impérial (1882), huile sur toile. Caricatural, mais pas moche de mon point de vue.

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La guerre de Crimée, région qui résonne hélas toujours aujourd’hui avec les histoires poutino-ukrainiennes.

Horace Vernet, La prise de la tour de Malakoff (1858), huile sur toile. Une toile qui vient du musée Rolin d’Autun (je m’en rends compte seulement en écrivant ces lignes).

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Jules Rigo, Le général Canrobert venant visiter une tranchée pendant le siège de Sébastopol (hiver 1854-1855), huile sur toile.

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La guerre franco-prussienne.

Alphonse de Neuville, Bivouac devant le Bourget, après le combat du 21 décembre (1870), huile sur toile.

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Alphonse de Neuville, La dernière cartouche (salon de 1873), huile sur toile.

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Émile Betsellère, L’Oublié (1872), huile sur toile. Les organisateurs de l’exposition ont eu la bonne idée de mettre en vedette cette œuvre comme affiche de l’exposition. Ce soldat français blessé qui tente de se redresser sur un champ de bataille déserté m’a énormément ému. Bien sûr, il faut l’avoir vu de près, mais ces contrastes de lumière et d’obscurité, de vie certes précaire et de mort omniprésente (il ferme aussi les yeux), cette jeunesse, cette force déchue, cette souffrance stoïque dans la neige et le froid. Et malgré tout cela, une vraie beauté qui s’accroche au jeune homme blessé… Tout cela ne donne qu’une envie : lui porter secours en l’aidant à se relever au plus vite et l’emmener au chaud et en sécurité avec nous. En dehors des horreurs photographiées ou filmées de la Seconde guerre mondiale qui figurent plus loin dans l’exposition et pour d’autres raisons évidentes, c’est l’œuvre qui m’a le plus touché.

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Édouard Detaille, Le rêve (1888), huile sur toile. Les soldats français dorment 17 ans après la défaite de Sedan et rêvent de victoires passées (dans le ciel). Mais dorment-ils ou sont-ils de futurs tués ? Le tableau, très grand, est assez troublant.

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Narcisse Chaillou, Le dépeceur de rats (1870), lithographie.

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La Grande Guerre.

Marcel Gromaire, La Guerre (1825), huile sur toile.

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Max Pechstein, Somme-Schlacht [Bataille de la Somme] (1917), deux eaux-fortes sur papier.

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Max Beckmann, Société (1916), pointe sèche, papier de cuve.

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Félix Valloton, Les barbelés [série « Cest la guerre ! » III] (1916), xylographie. Jai hésité, mais je regrette de navoir pas photographié toute la série (et pas que pour Plume).

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14 septembre 2014

Louvre-Lens estival (1)

Mes parents avaient manifesté l’intérêt d’aller au Louvre-Lens, et en ce qui me concerne, j’étais assez intéressé pour aller voir l’exposition temporaire « Les désastres de la guerre. 1800-2014 ». Les deux fois précédentes où nous y étions allés, il y avait quand même énormément de monde. C’est pourquoi, il me paraissait indispensable d’y aller à l’ouverture, à 10 heures. Nous fûmes néanmoins surpris de constater que le « petit » parking était presque désert. Il faut croire qu’il y a moins de monde le samedi, qu’il n’y a pas tous ces cars de troupeaux de vieux en vadrouille organisée et que le reste du gros de la population aoûtienne est encore en vacances dans le sud ou vient plus tard. D’ailleurs, le musée a commencé à se peupler plus tard, sans toutefois atteindre les foules autrefois constatées.

Nous commençons par visiter l’exposition temporaire et nous avons bien fait. En effet, si les œuvres exposées montrent d’abord des choses assez « lointaines » dans le sens où on ne voit ni la mort de près, ni les souffrances (avec de notables exceptions comme celles de Goya, entre autres), l’affaire se corse de plus en plus, devient très proche de nous dans le temps ou l’espace, très familière. Nous sommes ressortis un peu secoués.

D’abord une série consacrée aux guerres napoléoniennes. Nous sommes accueillis par la seule œuvre faisant véritablement l’éloge de la guerre et la propagande du futur empereur, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard peint par Jacques-Louis David entre 1800 et1803. Je n’ai pu photographier l’œuvre dans l’entrée, faute à de très vilains reflets. Je craignais le pire pour la suite, mais dans l’ensemble, il n’en fut rien.

Joseph Ferdinand Boissard de Boisdenier, Épisode de la retraite de Moscou (1835), huile sur toile.

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Théodore Géricault, Le factionnaire suisse du Louvre (début du XIXe s.), lithographie.

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Théodore Géricault, Retour de Russie (1818), lithographie.

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Francisco de Goya, Scène de la guerre d’Espagne (1808), huile sur toile.

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Yan Pei-Ming, Exécution, après Goya (2008), huile sur toile. Cela fait un drôle d’effet de voir ce tableau après avoir vu le précédent.

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Francisco de Goya, Les Désastres de la guerre (1810-1815), 2 des 15 eaux-fortes.

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Bernard-Édouard Swebach, Retraite de Russie (1838), huile sur toile.

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Hans Hartung, T1921-2, T1922-1 (1921-1922), 2 huiles sur carton. Encore le thème cher à Goya.

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Charles Meynier, Napoléon Ier visitant le camp de bataille d’Eylau, le 9 février 1807 (1807), huile sur toile.

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Jean-Antoine-Siméon Fort, Combat d’Eylau le 7 février 1807 ; attaque du cimetière (salon de 1836), aquarelle sur papier.

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Pinchas Burstein dit Maryan, Personnage [Napoléon] (1973), crayon de couleur sur papier fort.

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Jean-Louis-Ernest Meissonier, Le voyageur (vers 1890), bronze.

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Hippolyte (dit Paul) Delaroche, Napoléon à Fontainebleau, le 31 mars 1814 (1840), huile sur toile.

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Caricature contre Napoléon Ier : L’Empereur pêchant à la ligne un cadavre (XIXe s.), eau-forte.

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10 septembre 2014

Château de la semaine

Quel est ce château ? Voici quelques indices :

  • le nom du château se rapporte au nom d’une commune voisine ;
  • ce château français est très anglais (sans parler de l’architecture) ;
  • l’édifice initial remonte au XIIe s., mais a fait l’objet d’une restauration/reconstruction récente ;
  • il a servi de décor à un film césarisé et oscarisé.

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08 septembre 2014

Semaine aoûtienne (9 et fin) : brève escapade dans le Morvan

C’est le dernier jour de vacances avant la voyage de retour. J’ai envie d’aller au lac des Settons (le deuxième plus grand lac morvandiau). Hélas, il ne faisait pas très beau. Néanmoins, malgré un été pourri, il y avait pas mal de monde au tour du lac ce dimanche après-midi où quelques courageux se risquaient à la baignade. En réalité, cest un très beau lac situé à près de 600 m daltitude, comme létang du dragon terrassé.

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Nous ne nous sommes pas attardés. Nous avons regagné la vallée du Ternin, une des plus belles rivières morvandelles, confluant dans l’Arroux à Autun. Mais avant, nous avons fait une courte halte devant le château (ne se visite pas) de Chissey-en-Morvan, commune dans laquelle une branche dérivée de ma famille paternelle a habité (habite encore ?). Selon Ouiqui, le château aurait été construit entre le (XIIe) XIIIe et le XVIIIe siècle.

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Après être passé sur les lieux de l’enfance de ma grand-mère, nous avons recherché un angle inédit pour photographier la ville d’Autun et de la ville haute en particulier la cathédrale et la tour des Ursulines (XIIe s.), reste du château de Riveau. Hélas, cela n’a pas été une réussite puisque j’ai dû me contenter, à une exception près, d’angles de vue déjà vus sur ces pages.

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07 septembre 2014

Quelques réponses sur ce que vous avez toujours voulu savoir sur la végétation

Pistes méthodologiques sommaires

La végétation peut être étudiée de diverses manières. On peut, par exemple, s’intéresser à la physionomie de la végétation, c’est-à-dire, à son apparence générale (formations végétales) en lien avec sa hauteur, son port, la gestion dont elle est l’objet : prairie, pelouse[1], forêt, fourré, lande[2], etc. On peut compléter ce descriptif sommaire en indiquant la ou les espèces dominantes au sein des formations végétales considérées : prairie à Arrhenatherum elatius (L.) P. Beauv. ex J. & C. Presl (Fromental, Avoine élevée), pelouse à Nardus stricta L. (Nard raide), forêt (chênaie) à Quercus robur L. (Chêne pédonculé) et Molinia caerulea (L.) Moench (Molinie bleue), fourré à Salix aurita L. (Saule à oreillettes), lande à Calluna vulgaris (L.) Hull (Callune). Cette « méthode » de caractérisation de la végétation est assez simple puisqu’elle ne requiert que la connaissance des espèces dominantes. Toutefois, elle est assez peu précise et ne permet pas de connaître les vraies potentialités écologiques du milieu.

On peut améliorer le descriptif par une ou quelques indications écologiques discriminantes comme l’humidité du sol, son pH, sa trophie (richesse en nutriments), le mode de gestion, etc. En poursuivant les exemples précédents, cela donne : prairie mésophile[3] de fauche à Arrhenatherum elatius, pelouse acidiphile[4] à Nardus stricta, forêt (chênaie) acidiphile mésohygrophile[5] à Quercus robur et Molinia caerulea, fourré hygrophile[6] acidiphile à Salix aurita, lande acidiphile à Calluna vulgaris. Cependant, cette caractérisation phytoécologique de la végétation implique une excellente connaissance de l’écologie de la totalité des espèces floristiques, considérées une par une (autoécologie) ou de manière globale au sein des communautés végétales[7] (synécologie). Ces connaissances ne peuvent être acquises qu’après une étude préalable de ces communautés végétales.

Parmi les méthodes utilisées, la phytosociologie est une des plus efficientes. Cette science, née il y a environ un siècle, se décline en plusieurs écoles dont les méthodes diffèrent quelque peu. D’une manière générale, la phytosociologie permet de caractériser précisément les communautés végétales que l’on appelle associations végétales. Une association végétale se définit comme un ensemble d’espèces caractéristiques, différentielles et compagnes. Il s’agit d’un objet théorique statistique qui est en quelque sorte la synthèse de plusieurs individus d’association (objets concrets relevés sur le terrain selon un protocole précis). La notion d’association végétale peut être comparée avec la notion d’espèce. Ainsi, une plante visualisée sur le terrain peut être rapportée à une espèce, alors même que les individus de l’espèce observés sur le terrain diffèrent tous plus ou moins par la forme. Il en est de même pour les individus d’association végétale qui diffèrent tous un petit peu, mais peuvent néanmoins être rapportés à une association (si un ou plusieurs individus ne correspondent pas à une association déjà connue, alors il y aurait peut-être lieu d’en décrire une nouvelle).

Comme les espèces se regroupent en genres, familles, ordres et classes, les associations font de même en se regroupant au sein d’alliances, d’ordres et de classes. Une alliance regroupe donc plusieurs associations relativement proches du point de vue de leur composition floristique. Sans glisser dans un cours de phytosociologie, on pourra néanmoins consulter le Tableau 1. Ce qu’il faut néanmoins retenir pour la suite, c’est que les noms scientifiques des communautés végétales en phytosociologie sont formés sur la racine des noms scientifiques latins des plantes les plus « typiques » des végétations considérées. Afin que cela puisse être compréhensible par le plus grand nombre, les descriptifs sont donnés systématiquement en français.

 

Tableau 1 - Mise en évidence des différents niveaux syntaxinomiques, des moyens de former les noms des syntaxons et comparaison avec les niveaux taxinomiques en botanique

Exemples taxons[8]

Botanique

(niveaux taxinomiques
=> taxons)

Phytosociologie

(niveaux syntaxinomiques
  => syntaxons)

Suffixe sur le   radical du nom de genre

Exemples syntaxons[9]

Dicotylédones

Classe

Classe

-etea

Querco   roboris-Fagetea sylvaticae   Braun-Blanq. & Vlieger in Vlieger   1937

Fagales

Ordre

Ordre

-etalia

Quercetalia   roboris Tüxen 1931

Fagaceae (Fagacées)

Famille

Alliance

-ion

Quercion roboris Malcuit 1929

Quercus L.   (chênes)

Genre

Sous-alliance

-enion

Quercenion   robori - petraeae Rivas Mart.   1975

Quercus petraea Liebl. (Chêne sessile)

Espèce

Association

-etum

Ilici   aquifolii - Quercetum petraeae Durin et al. 1967

Quercus petraea Liebl. subsp. petraea (Chêne sessile – sous-espèce type)

Sous-espèce

Sous-association

-etosum

Ilici   aquifolii - Quercetum petraeae   Durin et al. 1967 leucobryetosum   glauci

 

Indications écologiques

Afin de mieux cerner les indications écologiques mentionnées plus haut et par la suite, il est nécessaire de rappeler sommairement quelques terminologies. Les plantes et les végétations ne se répartissent pas au hasard, elles ont des affinités plus ou moins strictes vis-à-vis des différentes caractéristiques discriminantes du milieu.

 

Humidité du sol

Les termes désignent à la fois le milieu (sols), les plantes et les végétations qui s’y développent.

 

Tableau 2 - Termes caractérisant le degré d’humidité d’un sol, d’un milieu ou les préférences des plantes et des végétations

Plantes et   végétations

Description

hygrophile

qui affectionne des sols   très humides, très inondés

hygrocline

qui préfère des sols à   tendance humides

mésohygrophile

qui affectionne des sols   modérément humides, frais

mésophile

qui affectionne des sols   bien pourvus en eau mais sans excès

mésoxérophile

qui affectionne des sols   modérément secs

xérocline

qui préfère des sols à   tendance secs

xérophile

qui affectionne des sols   très secs

 

Richesse du sol

 

Tableau 3 - Termes caractérisant le degré de richesse d’un sol, d’un milieu ou les préférences des plantes et des végétations

        

  

Milieu    (eau, sol)

  
  

Plantes    et végétations

  
  

Description

  

hypereutrophe

hypereutrophile

eaux ou des sols (et les plantes et végétations qui   s’y trouvent) comportant des teneurs très importantes, voire excessives en   nutriments, en particulier les différentes formes assimilables de l’azote (azote   nitrique ou nitrates [NO3-], azote ammoniacal ou   ammoniaque ou ammonium [NH4+]) et du phosphore   (orthophosphates [PO43-]). Dans les eaux douces, ces   teneurs excessives engendrent des pollutions et d’importants   dysfonctionnements écologiques

eutrophe

eutrophile

qui affectionne des eaux ou des sols très bien   pourvus en nutriments assimilables

mésoeutrophe

mésoeutrophile

qui affectionne des eaux ou des sols assez bien   pourvus en nutriments assimilables

mésotrophe

mésotrophile

qui affectionne des eaux ou des sols moyennement   pourvus en nutriments assimilables

oligotrophe

oligotrophiles

qui affectionne des eaux ou des sols pauvres en   nutriments

hyperoligotrophe

hyperoligotrophile

qui affectionne des eaux ou des sols très pauvres en   nutriments assimilables

Notons également que les plantes et les végétations qui se développent sur des sols bien pourvus en azote (ammoniacal ou nitrique) sont dites nitrophiles – exemple typique d’Urtica dioica L. (Grande ortie).

 

pH du sol, teneur en carbonates de calcium

Bien que le pH du sol ne soit pas uniquement corrélé aux teneurs en carbonates [CO32-] et hydrogénocarbonates [HCO3-] de calcium (« calcaire »), il existe néanmoins un lien fort entre les deux. Un sol calcaire possède un pH basique ou alcalin et un sol siliceux possède un pH plus ou moins acide.

 

Tableau 4 - Termes caractérisant le degré d’acidité, d’alcalinité, de teneur en calcaire actif d’un sol, d’un milieu ou les préférences des plantes et des végétations

  

Milieu    (eau, sol)

  
  

Plantes    et végétations

  
  

Description

  

hyperacide

hyperacidiphile

décrit des eaux ou des sols à forte acidité (pH ≤ 4) et les plantes   et les végétations qui s’y développent

acide

acidiphile

qui affectionne des eaux ou des sols acides

à tendance acide

acidicline

qui affectionne des eaux ou des sols à tendance acide

neutre

neutrophile

qui affectionne des eaux ou des sols neutres

à tendance basique (ou alcaline)

à tendance calcaire

basicline
  calcicline

(neutrocalcicole)

qui affectionne des eaux ou des sols à tendance basique (alcaline) ou   neutre à calcaire

basique (alcalin)

calcaire

basiphile

calciphile (calcicole)

qui affectionne des eaux ou des sols basiques (alcalins) ou calcaires

 

Lumière

 

Tableau 5 - Termes caractérisant le degré de lumière perçu par un milieu ou les préférences des plantes et des végétations

Plantes et   végétations

Description

sciaphile

qui affectionne les   couverts ombragés

hémisciaphile

qui affectionne les zones   de demi-ombre

héliophile

qui affectionne les   stations de pleine lumière

 



[1] Formation végétale présentant une couverture végétale globalement assez rase et fournissant peu de biomasse. En général, les pelouses se développent sur des substrats et des conditions écologiques difficiles : sols secs, très calcaires, très acides, très humides, très pauvres, etc.

[2] Formation végétale dominée par des chaméphytes (végétaux ligneux dépassant peu 50 cm de hauteur), généralement sur sols acides et pauvres. Les landes sont souvent dominées par des bruyères et des genêts.

[3] Voir définition ci-après.

[4] Voir définition ci-après.

[5] Voir définition ci-après.

[6] Voir définition ci-après.

[7] Une communauté végétale est un ensemble de plantes se développant dans un lieu précis dans lequel on observe des conditions homogènes sur au moins trois plans : physionomique (une seule formation végétale), floristique et écologique.

[8] Un taxon est une unité indéterminée de la classification du vivant (espèce, genre, famille, ordre, genre, règne, etc.).

[9] Un syntaxon est une unité indéterminée de la classification phytosociologique.

Posté par Cornus à 14:35 - Commentaires [14] - Permalien [#]


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