Cornus rex-populi

10 octobre 2021

Cathédrale de Tournai

Il y a trois semaines (c’étaient les journées du ptrimoine), nous décidions de retourner vous la cathédrale Notre-Dame de Tournai (Wallonie, Belgique) dont Fromfrom avait déjà parlé ici et moi ici et . Il s’agit d’un édifice roman et gothique dont la construction a débuté au XIIe s. et dont la reconstruction du chœur gothique (scaldien) s’est achevée au milieu du siècle suivant. Le porche occidental est une adjonction du XIVe s. C’est un vaste édifice (plus longue, plus large et tours plus hautes que Notre-Dame de Paris). Il s’agit du seul édifice belge ayant été construit à l’origine comme une cathédrale.

Les travaux extérieurs (parties romanes dont les tours) sont terminés, mais les travaux dans le chœur, abimé après la tempête de 1999, n’ont toujours pas démarré, faute financement. Cela pourrait commencer en 2022 ? Il y a eu des fouilles archéologiques dans la nef depuis un bon moment, et toute la longueur de bas-côté roman est toujours occupé par un trou d’au moins  4 m de profondeur. Est-ce que cela va rester ainsi indéfiniment ?

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Une représentation chantée (trois femmes) était prévue, mais nous n’avions pas réservé. Voici un court extrait (j’ai filmé autre chose, je ne voulais rester discret).

 

Après la visite, nous sommes allés boire un verre en terrasse (pas de passe sanitaire là-bas). Nous étions à côté de cette sculpture.

Marcel Wolfers (sculpteur moderne belge, Ixelles, 1886 - 1976, Corroy-le-Grand). Saint Luc dessinant la Vierge. 1936, bronze. En fait, cette sculpture rend hommage à Roger de le Pasture, dit en flamand Rogier van der Weyden, un des plus grands peintres du XVe s. qui représenta cette même scène dans l'un de ses tableaux où il s'était probablement lui-même représenté sous les traits de saint Luc. Nous avions vu une copie de ce tableau au musée de bruges (voir ici).

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Les cloches se sont mises à sonner. Après un bon moment, je suis allé les filmer (enfin, les enregistrer), mais c’était la fin.

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07 octobre 2021

Brèves cornusiennes du jeudi 7 octobre 2021

Alors qu’on s’attendait au scandale, les révélations sur les crimes de pédophilie au sein de l’Église catholique en France, dépassent l’entendement, même si les affaires en question couvrent une période de 70 années. On considère à au moins 500 000 le nombre réel de victimes (sur un peu plus de 200 000 comptabilisées aujourd’hui). Je ne détaille pas plus les faits, mais force est de constater qu’un grand nombre d’institutions catholiques et d’hommes de foi ne sont pas seulement responsables mais coupables de tels agissements ou de ne pas les avoir dénoncés avec la plus grande fermeté. Cette culpabilité est même revendiquée puisque le président de la conférence des évêques de France a affirmé et répété que le secret de la confession était au-dessus de la loi de la République française. Que l’on s’entende bien, je ne dis pas que toute la législation française est juste, mais quelqu’un qui se place au-dessus de cela pour couvrir les crimes les plus odieux accède de facto au statut de protecteur des pires ignominies. Car je ne me fais aucune illusion, si personne ne renverse violemment la table au sein de l’Église catholique, les crimes se poursuivront, en toute impunité puisque la loi du silence est de mise. Tout au plus, peut-on espérer que les victimes parleront davantage, mais ce n’est même pas sûr et quand bien même, cela ne supprimera pas les crimes. Rien ne doit pouvoir empêcher la dénonciation de crimes. Si les religieux, le pensent, on doit s’arranger pour les mettre hors d’état de nuire davantage.


Depuis une quinzaine de jours, nous sommes raccordés à la fibre optique. Pour l’internet, cela ne change pas grand-chose en termes de navigation. En revanche pour émettre ou envoyer des fichiers sur l’internet ou des pièces jointes, cela va incroyablement plus vite. Et par ailleurs, nous avons repris la télévision par internet (basse définition) que nous avions abandonnée depuis plus de dix ans au profit du hertzien TNT et nous ne constatons plus de dysfonctionnements (notre antenne de toit est sans doute un peu défectueuse).


Il y a une quinzaine de jours, mon père a passé un moment très difficile avec ma mère qui est de plus en plus souvent entêtée et agressive, notamment lorsqu’elle doit aller en ville pour des vêtements, le vaccin… Et là, elle a carrément refusé d’aller chez la coiffeuse. Jusque-là, quand elle refusait, mon père m’appelait et j’arrivais à la faire changer d’avis, mais là, rien à faire. Fromfrom a pu contacter une personne qui va passer voir mes parents pour mettre en place de nouvelles choses, mais je me demande à quel point cela soulagerait mon père. Car bien entendu, il faut la surveiller sans cesse (médicaments, lavage, habillage…). D’autant que la nouvelle aide-ménagère de 66 ans (vive Macaron) n’a pas beaucoup d’idées et est peu alerte ou efficace par rapport à l’ancienne non vaccinée.

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26 septembre 2021

Fin d’été

Voici quelques photos prises entre le 20 août et le 21 septembre entre la maison et les jardins « professionnels », principalement des fleurs, mais pas seulement. Et quelques « micro-monographies » pour quelques espèces.

 

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L’Ache rampante (Helosciadium repens = Apium repens)est une plante herbacée vivace de la famille des Apiaceae (Ombellifères). Elle appartenait autrefois au même genre que le Cèleri (Apium graveolens), mais est beaucoup plus petite que ce dernier. Plante des prairies (parfois pâturées) et marais riches en matière organique ou de certaines rives de cours d’eau inondées, sur des sols légèrement basiques à légèrement acides, plutôt pauvres. La plante résiste à une très légère salinité (présente sur le littoral). Plante d’Europe occidentale et centrale. En France, la plante est rare, protégée (d’intérêt européen) et menacée. On la rencontre surtout dans la moitié nord du pays.

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Le Coréopsis des teinturiers (Coreopsis tinctoria) est une plante herbacée annuelle de la famille des Asteraceae (Composées). Cette plante est originaire d’Amérique du Nord. Bien qu’utilisée pour faire un colorant rouge avec les fleurs et des infusions, cette plante possède beaucoup de cultivars à des fins ornementales. Elle est souvent plantée dans les massifs en France.

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Le Sorbier des oiseleurs ou S. des oiseaux (Sorbus aucuparia) est un petit arbre de la famille des Rosaceae (rosiers, fraisiers, potentilles…). Il pousse dans des haies ou des bois sur des sols siliceux neutres à modérément acides, assez pauvres et non humides. Il est présent dans presque toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. En France, il est présent dans presque toutes les régions mais est plus fréquent en montagne. Il est cultivé à des fins ornementales (plusieurs cultivars existent) et les fruits (sorbes) sont très appréciés des oiseaux.

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La Rudbeckie orange ou Échinacée orange (Rudbeckia fulgida) est une plante herbacée vivace de la famille des Asteraceae (Composées). Plante originaire de l’est de l’Amérique du Nord, cultivée abondamment en France, surtout à des fins ornementales. Il en existe divers cultivars.

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La Bruyère ciliée (Erica ciliaris) est un sous-arbrisseau de la famille éponyme des Ericaceae (famille des bruyères, myrtilles, rhododendrons…). Elle pousse dans des bois clairs et surtout des landes sur sols pauvres et très acides. Plante d’Europe de l’ouest à répartition atlantique à subatlantique. En France, elle est présente dans l’ensemble du Massif armoricain, en pénétrant jusqu’en Touraine et en Île-de-France et en Aquitaine, en allant jusque dans le Limousin occidental. Plante protégée dans plusieurs régions.

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Le Faux-nénuphar (Nymphoides peltata) est une plante herbacée vivace de la famille des Menyanthaceae (Ményanthe trèfle d’eau, faux-nénuphars). Cette plante aquatique pousse dans les plans d’eau et les rivières aux eaux à courant lent, riches en nutriments et matière organique mais en principe non polluées par des éléments directement toxiques. Plante d’Europe, d’Asie, occidentale, boréale et centrale et du Japon. En France, la plante est globalement rare, surtout dans la moitié sud du pays. On la rencontre essentiellement dans les vallées de la Loire, du Rhône et de la Saône et dans d’autres zones un peu plus ponctuelles. La plante est réputée comestible, mais reste difficile à repérer car elle pousse souvent dans des herbiers de diverses autres espèces aquatiques comme le Nénuphar jaune, d’autant que la plante fleurit rarement et les fleurs ne durent qu’un seul jour. Personnellement, c’est la première fois que je l’observe en fleur, ce qui a donc constitué un événement.

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Le Datura officinal ou Stramoine (Datura stramonium) est une plante herbacée annuelle de la famille des Solanaceae (Tomate, Pomme-de-terre, tabac…). Il s’agit d’une plante toxique officinale originaire d’Amérique centrale et naturalisée un peu partout dans le monde. Elle pousse dans les friches culturales ou les cultures elles-mêmes, les décombres, les alluvions fluviatiles (bords de Loire par exemple où elle est constante) presque partout en France.

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La (vraie) Cardère à foulon (Dipsacus sativus) est une plante bisannuelle de la famille éponyme des Dipsacaceae. Elle était cultivée jusqu’au XIX° s. afin de l’utiliser sur des appareils spécifiques pour carder et lainer la laine. Elle a ensuite peu à peu disparu suite à l’utilisation d’autres machines plus spécifiques et modernes. De nos jours, on ne la rencontre plantée pratiquement qu’à des fins de curiosité et est très rarement présente à l’état sauvage en France. J’ignore d’où provient la plante sauvage d’origine, qu’il ne faut pas confondre avec la Cardère sauvage (ou Cabaret des oiseaux) qui est une espèce autonome, est beaucoup plus petite et donc les capitules sont bien trop fragiles pour pouvoir espérer carder la laine plus que quelques secondes.

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La Nicandre faux-coqueret (Nicandra physalodes) est une plante herbacée annuelle de la famille des Solanaceae (tomates, pommes de terre, tabac…). Elle pousse dans les décombres et sur les alluvions grossières des grands cours d’eau. Plante originaire du Pérou, naturalisée notamment en Europe. En France, elle est rare et dispersée dans tout le pays. Plante très toxique.

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Le Laiteron des champs (Sonchus arvensis) est une plante herbacée vivace de la famille des Asteraceae (Composées). Elle pousse dans les lieux cultivés, les champs (« mauvaise herbe ») sur des sols non acides et plutôt riches. Plante présente à l’état spontané dans une large part de l’Europe, de la Séibérie, du Japon et en Afrique septentrionale, mais également naturalisée en Amérique du Nord. En France, la plante est très fréquente, sauf dans le sud, singulièrement le sud-ouest où elle est moins abondante. Plante théoriquement comestible, mais à éviter car elle est épineuse et amère.

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La Queue-de-lion (Leonotis leonurus) est arbuste de la famille des Lamiaceae (Labiées – menthes, bugles, lavandes, épiaires, sauges…). Plante originaire d’Afrique du Sud et d’Afrique australe. Il s’agit d’une plante médicinale à divers titres. Elle est cultivée en France essentiellement à des fins ornementales.

 

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L’Anémone d’automne ou Anémone du Japon (Anemone hupehensis) est une plante herbacée vivace de la famille des Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Elle est d’origine chinoise et est uniquement cultivée en France, notamment à des fins ornementales.

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L’Anémone sauvage (Anemone sylvestris), à ne pas confondre avec d’autres espèces plus banales, est une plante herbacée vivace de la famille des de Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Cette plante se développe sur des coteaux au sols calcaires assez secs, en lisière forestière ou en sous-bois clairs. Elle est présente en Europe centrale de la Suède méridionale au Caucase et en Asie occidentale. En France, elle est très rare, menacée dans plusieurs régions et protégée. On la rencontre dans le bassin parisien (au sens large) et en Nouvelle-Aquitaine. Mais le plus remarquable dans cette photo, c’est la date de sa prise : le 21 septembre ! En effet, cette plante fleurit en mai-juin et n’a pas la réputation de renouveler sa floraison plus tard.

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18 septembre 2021

Vaccination et passe sanitaire

Le 20 juillet, selon les dispositions gouvernementales qui se sont révélées illégales puisque aucune loi n’avait été votée (elle ne sera validée par le Conseil constitutionnel que le 5 août et applicable le 9), je n’avais pas voulu jouer au plus fin et afin de garantir mes arrières (je n’avais pas envie d’avoir des ennuis, non pas pour moi-même mais comme dirigeant d’établissements recevant du public – en fait plusieurs salles ouvertes à des formations et autres publics divers, sans compter les jardins, comportant des toilettes…). J’avais donc décidé d’imposer le passe sanitaire pour tout le monde (il était question de nombre de personnes par salles, mais quid à l’extérieur en cas de croisement ?). Les affiches officielles diffusées par le gouvernement prévoyaient aussi que la carte d’identité serait demandé et ça, cela me plaisait encore moins de demander au personnel d’accueil de vérifier ça. Sur les réseaux sociaux (Fesse-de-bouc notamment), cela n’a pas plu à certains qui l’ont fait savoir, mais cela s’est heureusement tassé assez vite. Et pour faire les contrôles, nous n’avions pas encore de smartphone à l’accueil et je ne souhaitais pas que le personnel utilise le sien (même si légalement il pouvait le faire s’il en était d’accord), alors en attendant, le contrôle était visuel sur smartphone ou papier. Le conseil du syndicat d’employeurs n’avait pas jugé utile de nous informer sur ce qu’on avait le droit de faire ou de ne pas faire. A mon retour de congés, j’ai demandé d’arrêter de contrôler la carte d’identité pour ceux qui le faisaient encore et j’ai ensuite fait acheter un smartphone. Dès le 30 août, après avoir compulsé les textes dans tous les sens, j’ai demandé d’arrêter de contrôler les passes sanitaires pour toutes les personnes qui venaient visiter les jardins, celles qui venaient en formation ou encore pour les locations de salles de réunions professionnelles. Seules sont soumises à passes sanitaires les animations.

Pour le personnel, les personnes en contact avec le public doivent avoir un passe sanitaire (personnels d’accueil, formateurs, animateurs) et si cela n’était pas encore évident le 20 juillet, tout le monde est en règle depuis la deuxième quinzaine d’août. Je n’ai pas fait de contrôle, mais quand on me dit qu’on s’est fait vacciner, je fais confiance bien sûr. L’un d’eux était contre la vaccination mais s’est rendu à la raison. Parmi les personnes qui ne sont pas en contact avec le public, j’en ai noté 4 (sur 56) non vaccinés : tous des jeunes de moins de 30 ans. Sur les 4, je sais que l’un se fera vacciner prochainement pour pouvoir prendre le train pour rejoindre sa « copine », mais les autres semblent bien plus irréductibles.

Alors que le masque demeure obligatoire à l’intérieur des locaux en entreprise (hors ateliers) dès qu’on est plus d’un, je constate que beaucoup ne le portent que de manière épisodique. J’ai fait un rappel de la consigne récemment, mais je vois bien que c’est un peu ridicule. Jusqu’à il y a quelques semaines, je faisais des rappels à l’ordre verbaux, mais là j’ai décidé d’arrêter : ils sont presque tous vaccinés et responsables. En revanche, personnellement, je m’efforce de le mettre tout le temps car je suis bêtement obligé de montrer l’exemple, mais je sais bien que tout cela est ridicule.

Beaucoup plus ennuyeux, la jeune aide-ménagère (aide-soignante de formation mais n’exerçant pas en tant que telle) de mes parents refuse obstinément de se faire vacciner et mon père a reçu des consignes très claire concernant l’obligation vaccinale à son égard. Elle considère qu’il y a une contre-indication avec une maladie qu’elle a eu il y a quelques années et elle pensait que son médecin lui ferait un certificat, ce qu’elle n’a pu avoir. En effet, il y a extrêmement peu de cas où la vaccination est déconseillée contre le SARS-CoV-2. Elle a peur de tomber malade et de laisser seuls ses deux enfants en relatif bas âge (dont l’un a un forme de handicap « léger »), alors qu’elle est séparée et que sa mère doit subir un traitement lourd contre le cancer et dont elle doit également s’occuper. Tout cela est vraiment problématique car la jeune femme est une personne agréable, efficace, volontaire… Mais l’association dont dépendent mes parents et l’aide-ménagère a été très claire. Pas facile pour mon puisqu’il a dû engager une procédure de rupture conventionnelle de son contrat de travail. Au départ, l’association l’a un peu laissé se démerder, mais semble avoir fait le nécessaire depuis et la procédure, conduite par mon père, est en cours et devrait aboutir prochainement. Pour être passé par là, je sais que ce n’est pas toujours aussi évident qu’il n’y paraît. A la place, une dame vient en attendant, de 66 ans et qui n’est pas « très dégagée » comme dit mon père, autrement dit, souffre visiblement de rhumatismes. Vive la Macronie. Bon, on ne connaît pas encore son histoire, mais quand même.

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11 septembre 2021

Vacances estivales 2021 (9 et fin)

Cet été aura été celui où deux blogs, autres que celui-ci, auront montré au moins une photo de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun. Pour Karagar, j’avais vu la photo en direct après sa prise et c’est vrai que j’avais été surpris, mais je ne m’attendais pas non plus à ce que Calyste vienne visiter Autun alors que nous y étions. Il faut dire qu’en dehors de notre venue en Bretagne, je n’avais pas évoqué le calendrier de nos vacances, ni les autres lieux dans lesquels nous irions. Évidemment, à cause de l’opération de mon père, au départ fort redoutée, les choses ne se sont précisées qu’une dizaine de jours avant. Et par ailleurs, je ne voulais pas trop donner d’indications ici. La prochaine fois, je m’en ouvrirai autrement.

Tout cela pour dire que bien avant les passages autunois karagaro-calystéen, j’avais l’intention de retourner faire des photos dans la cathédrale car lors de la dernière visite, il y avait encore des échafaudages dans quelques chapelles. A présent, tous les travaux sont terminés. Seule la salle capitulaire n’est pas accessible. Elle avait été restaurée il y a une trentaine d’années. J’ignore ce qu’ils y font, mais c’est peut-être qu’une question covido-sanitaire.

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Il s’est dit que Calyste avait fait des photos selon des angles ou sur des détails non cornusiens (voir ici) : c’est incontestable ! Toutefois, certaines photos calystéennes montrent des éléments dont j’ai des versions assez proches en magasin, voire que j’ai montrées il y a longtemps : (liste non exhaustive par ordre chronologique) : 2007, 2015, août 2019, novembre 2019. Je dispose de plus de 900 photos numériques sur la ville d’Autun dont une bonne moitié sur la cathédrale. Et cette fois, assez curieusement, j’ai des photos que je ne prends pas d’habitude et dont certaines semblent ressembler davantage à celles de Calyste… et nous ne nous étions pourtant pas concertés. Je pense en particulier à la façade « occidentale » (en réalité au nord, décalée seulement de 30° vers l’ouest - je viens de faire la mesure) et au narthex.

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Et puis la photo de Karagar reçue par SMS m’avait frappée (voir ici), non pas pour la cathédrale mais pour la maison à gauche (ancienne maison canoniale) dont le nom du commerce a toujours été « Le Lutrin » au moins depuis que je suis gamin, alors que la nature même du magasin a changé plusieurs fois (vente d’objets touristique, d’art, bistrot, quasi-dancing et depuis 6-7 ans au moins, restaurant). J’ai surtout pensé que cette maison était bien plus jolie qu’avant. Dans mes souvenirs, elle avait été restaurée il y a environ 25 ans, mais j’ignorais que c’était une maison à pans de bois, alors que sa forme aurait dû m’y faire penser. Voir ici ce à quoi elle ressemblait jusqu’en 2019 (je n’en possède pas de photo numérique mais on peut la voir dans beaucoup d’endroits dont ici). J’ai donc découvert que cette maison datait du XVe s. et avait été recouverte par un enduit au XVIIe ou au XVIIIe s. Elle a été restaurée dans le cadre d’une opération liée au loto du patrimoine en 2019-2020 (je ne sais pas quand les travaux se sont achevés, mais semble-t-il pas avant la fin de l’été 2020). La chose était donc passée inaperçue à mes yeux jusque-là, alors que j’étais passé devant plusieurs fois depuis (surtout au mois de mai dernier), même si en voiture, on ne regarde pas forcément en l’air (angle non dégagé contrairement à ce que l’on peut voir ici à pied depuis une zone non accessible aux voitures).

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Et puis quelques vues de l’intérieur, forcément.

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Jean-Auguste-Dominique Ingres (Montauban, 1780 - Paris, 1867). Le Martyre de saint Symphorien. 1834. Huile sur toile. Installée dans la cathédrale en compensation de la « récupération » par l’État de deux tableaux dont le célèbre La Vierge du chancelier Rolin de Jan van Eyck, actuellement au Louvre. À noter que Symphorien d’Autun était un jeune martyr chrétien défenseur de la foi, né vers 159 et mort vers 179. Il est représenté ici devant la porte romaine de la ville, l’actuelle porte Saint-André. Et c’est la mère de Symphorien que l'on voit sur le mur du rempart. Cette œuvre est très difficile à photographier à cause de l’endroit où il se trouve car l’orgue de chœur (une merdouille qu’on aurait dû mettre à la poubelle) gêne passablement et qui brille. J’ai donc fait une photo sur trépied et de manière très oblique pour en tirer quelque chose d’acceptable. Le logiciel aide beaucoup (voir avant/après car c’est la même prise de vue).

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Et la Pierre de Couhard que certains appellent pyramide. À l’origine, ce monument funéraire gallo-romain, probablement du Ier s., mesurait 1,5 à 2 fois plus que la hauteur actuelle. Il vient d’être restauré une nouvelle fois (le tas de gravats à droite n'a pas encore été évacué, mais grâce au miracle logiciel, j’ai enlevé le gros sac de gravats à droite, visible sur la photo de Clayste ici). C’est la troisième restauration que je connais, mais aussi la plus importante (totale et a priori fort bien réalisée). Le trou dans l’édifice sur la droite correspond à une fouille pratiquée au XVIIe s. par un abbé qui recherchait une chambre funéraire. Des trous (rebouchés) avaient également été pratiqués sous l’édifice et n'ont pas été concluants.

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09 septembre 2021

Vacances estivales 2021 (8)

Durant le séjour, je suis quand même allé me balader plusieurs fois autour de l’étang du dragon terrassé. J’ai croisé mes charolaises habituelles.

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Cette année, le fourrage ne manquera pas.

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Cherchez les intrus.

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Le soleil est revenu un soir.

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J’ai pu photographier quelques vieilles connaissances.

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Et puis l’étang bien sûr ! La dernière photo, mon père voulait la faire avec son smartphone, pensant peut-être à raison que c’était la dernière fois qu’il voyait l’étang, finalement plus à cause de ma mère que de son fait. Immense émotion doublée d’amertume (moi, pas loin autant que lui, probablement).

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29 août 2021

Vacances estivales 2021 (7)

Arrivés avec le beau temps en terres autunoises, le temps s’est dégradé peu après l’arrivée de mes parents le samedi et le temps est resté pourri (presque froid et pluvieux durant une grosse semaine). Cela a décalé d’autant les travaux que j’avais prévus (décapage et lasurage de barrières, rambardes et autres portes de bois) et alors qu’il y avait beaucoup de boulot car cela n’avait pas été fait depuis trop longtemps. Je n’ai pu le faire qu’au début de la semaine suivante. Du coup, j’ai un peu forcé, notamment pour mon dos. En définitive, les courbatures, normales se sont traduites par des douleurs peu intenses mais persistantes quinze jours plus tard. J’ai donc profité de mon passage semestriel chez le médecin pour avoir un traitement qui me soulage avant le passage chez l’ostéopathe.

Le beau temps revenu et les lasurages terminés, j’ai décidé d’aller dans un haut-lieu bourguignon dans lequel nous n’étions jamais allés. J’en connais pourtant l’existence depuis ma plus tendre enfance et je l’ai très souvent vu de loin, bien avant qu’il ne devienne médiatiquement célèbre. Cette célébrité a d’ailleurs longtemps écorné l’intérêt que j’aurais pu y prêter. Ensuite, mon père avait été assez déçu par une visite du musée qui se trouve à son pied, réalisée à la fin des années 1990. Tout cela a concouru à une longue mise à l’écart. Toutefois, j’avais néanmoins retrouvé l’envie d’y aller depuis 5-6 ans, mais soit j’avais priorisé d’autres choses, soit je n’en avais pas encore trouvé l’occasion. Ce fut donc le moment d’aller à la roche de Solutré (Solutré-Pouilly), qui possède une quasi-réplique à peine plus au nord : la roche de Vergisson, beaucoup moins célèbre.

Pour faire court, outre la mise en lumière par un homme qui l’avait gravie de 1946 jusqu’au début des années 1990, la roche de Solutré était déjà célèbre à divers titres :

  • sur le plan géologique avec ces roches calcaires issues du Jurassique moyen (« ère Secondaire » : 150 Ma) et dont les reliefs actuellement visibles sont liés au soulèvement des Alpes à au Cénozoïque (« ère Tertiaire » : 30 Ma) et aux processus érosifs commencés durant les glaciations (il y a 650 000 à 10 000 ans) ;
  • sur le plan archéologique (préhistoire) puisqu’il s’agit d’un gisement préhistorique majeur découvert au XIXe s. pour le Paléolithique supérieur (il y a 23 000 à 18 000 ans) ayant donné le nom à la culture du Solutréen (nom donné par Gabriel de Mortillet en 1872). On trouve de très nombreux ossements animaux (site de chasse) et humains ;
  • sur le plan viticole et vinicole avec de mon point de vue, parmi les meilleurs vins blancs du Mâconnais et plus généralement de la Bourgogne méridionale (Pouilly-Fuissé, mais il existe des choses formidables aussi dans des appellations proches : Pouilly-Vinzelles, Pouilly-Loché, alors que le Saint-Véran se trouve un cran en-dessous). J’ai d’ailleurs appris que l’INAO et l’État ont reconnu en 2020 les meilleurs terroirs en premier cru, ce qui est logique. Il est assez remarquable de constater qu’il n’y avait aucun vin du Mâconnais en premier cru, alors que la côte chalonnaise en est dotée depuis longtemps, y compris Givry (oui Calyste, c’est un scandale !), et bien sûr les prestigieuses côtes de Beaune et de Nuits. Au moment où je découvrais les vins de Bourgogne, le Pouilly-Fuissé était mon vin préféré, mais si les meilleurs ont toujours grâce à mes yeux, j’ai notoirement enrichi mes connaissances du côté de la basse Bourgogne (Chablis) et surtout la côte de Beaune (Meursault, Chassagne et Puligny-Montrachet et autres choses proches et les grands crus plus au nord type Corton-Charlemagne dont on ne peut regretter que le prix du ticket d’entrée). Pour revenir au Pouilly-Fuissé, il ne faut pas le confondre avec le Pouilly-Fumé, certes en Bourgogne (Nièvre), mais est à considérer comme un vin de la Loire méridienne, pendant rive droite du Sancerre (Cher) et à base de Sauvignon blanc alors que le Pouilly-Fuissé est à base de Chardonnay, comme l’essentiel des vins de Bourgogne autres que l’Aligoté. J’ai quand même la notoire impression que le Pouilly-Fuissé a vu son prix monter à cause de l’exposition présidentielle des années 1980-90, alors que bien d’autres bonnes appellations communales sont restées abordables. Il n’en reste pas moins que le Pouilly-Fuissé et voisins cités ont quelque chose en plus qu’on ne retrouve pas ailleurs.

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Quant au musée, il a récemment bénéficié d’un toilettage intérieur (il se trouve un peu enterré dans le tiers inférieur de la roche) et est sympathique. Une exposition temporaire était consacrée aux animaux disparus. J’en profite pour dire que lorsque j’étais encore gamin, j’ai visité plusieurs fois ce qu’on appelait l’archéodrome de Beaune (voir ici) et on y évoquait le site préhistorique de Solutré, notamment avec une maquette montrant comment les hommes du Solutréen (ou un peu avant ou un peu après) pratiquaient la chasse à l’abîme, c’est-à-dire faisaient monter des troupeaux de chevaux du côté de la pente douce de la roche de Solutré et les poussaient à se jeter dans le vide de l’autre côté. J’avais bien sûr cru à cette légende (voir ici), même si cette pratique a pu exister ailleurs. Il faut dire que les quantités d’ossements retrouvés étaient impressionnantes, mais les données archéologiques et la logique spatiale ne collaient pas. Un film au musée démonte cette théorie fumeuse.

Le Lion des cavernes (disparu il y a 12 500 ans) et le Méga(lo)céros (disparu il y a 11 000 à 7 000 ans), dont on a découvert des ossements sur le site ou à proximité.

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L’Ours des cavernes, disparu il y a 15 000 ans dont on a découvert des ossements à proximité. Ce grand ours était principalement végétarien. Sa disparition s'explique par le réchauffement climatique (inadaptation à la fin de la glaciation), par appauvrissement génétique et par la concurrence avec les populations d’Ours brun au régime alimentaire plus diversifié.

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Le Mammouth laineux, disparu il y a 13 000 ans en Europe, 8 000 ans en Sibérie et seulement 3700 ans sur l’île de Wrangel dans l’océan Arctique. On a aussi trouvé des trace dans le coin.

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Le Rhinocéros laineux, disparu il y a 16 000 ans et la Fromfrom, bien vivante, heureusement !

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Molaires de Mammouth méridional (1 à 2 Ma) trouvées dans une commune proche de Solutré (Sancé) lors de travaux dans une carrière vers 1960. Il s’agissait d’un mammouth non laineux qui vivait là (en en Europe) alors que le climat était plus chaud qu’aujourd’hui. C’était une très grande espèce de mammouth, plus grand que les plus grands individus actuels d’Éléphant de savane d’Afrique.

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Un tas d’os de chevaux (Equus caballus gallicus parmi trois autres taxons) datés de 30 000 à 24 000 ans. La zone d’ossements s’étalait sur plus d’un hectare, en atteignant parfois un mètre d’épaisseur.

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La Roche de Vergisson dont j’ai déjà parlé, situé sur la commune voisine de Vergisson.

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Nous ne sommes pas montés au sommet de la roche, mais après le musée, nous avions grand soif car nous avions éclusé toutes nos boissons. Avant d’aller boire un coup au village de Solutré-Pouilly, passage par l’église Saint-Pierre dont le chœur, l’abside et des parties de la nef et du clocher sont romans (début du XIIe s.). Les photos de l’intérieur ont été réalisées sans trépied.

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26 août 2021

Vacances estivales 2021 (6)

À force de voir son nom, d’en voir quelques rares photos dans des écrits, de voir des panneaux le long des routes, il fallait que nous nous y rendions. Le rendez-vous a été manqué à plusieurs reprises (je n’en avais même pas toujours parlé à Fromfrom), mais cette fois, la saison de fermeture, le confinement et le passe sanitaire ne pourraient pas nous empêcher d’aller voir l’abbaye de Noirlac à Bruère-Allichamps dans le Cher, non loin de Saint-Amand-Montrond.

C’est un édifice cistercien, fille de Clairvaux. La construction commence au milieu du XIIe s. et s’achève dans un premier temps sans doute au début du XIVe s. Le style initial est évidemment roman, mais bien sûr, le gothique fait des apparitions plus ou moins marquées. Tout cela n’est pas sans rappeler l’abbaye de Fontenay, mais j’ai trouvé qu’ici certaines salles étaient plus spectaculaires (en mettant de côté l’abbatiale et certaines salles que nous n’avons pas pu visiter à cause de travaux en cours : le dortoir des moines et le dortoir des convers). Quant aux cloîtres des deux édifices, on peut en réalité difficilement les comparer.

Commençons la visite par une Grenouille verte sur sa feuille de Nénuphar jaune.

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Diverses vues des extérieurs.

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Le cellier (remarquer la brillance du sol que l’on retrouvera sans d’autres salles) date du XIIe s. (le voûtement du siècle suivant).

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Le cloître a été construit en plusieurs étapes et a été agrandi. Parties les plus anciennes (XIIIe s.) et plus récentes (siècle suivant).

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Avec ou sans éléments perturbateurs.

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L’abbatiale a été construite entre le milieu du XIIe s. et la première moitié du XIIIe s.

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En couleur ou en noir et blanc.

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La salle capitulaire date de la fin du XIIe s.

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La salle des moines date de la fin du XIIe s., mais les grandes fenêtres sont du XVIIIe s.

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Le réfectoire date du début du XIIIe s.

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En conclusion, nous avons pas mal regretté de ne pas voir les dortoirs, surtout celui des convers car il y a une belle charpente. Personnellement, jai trouvé les intérieurs superbes et jy retournerais bien d'ici quelques années en dautres saisons (nous y avons eu très chaud, la Bretagne nous ayant habitué à une certaine fraicheur atlantique littorale qui navait plus prise ici).

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23 août 2021

Vacances estivales 2021 (5)

Avant de quitter la Bretagne, il faut que je me moque de la duchesse mère qui a un goût immodéré pour les babioles ou autres choses surchargées inutiles. Je précise que je ne me gêne pas pour le lui dire. En voici une preuve avec la porte de son réfrigérateur.

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Nous partons dans la matinée. A peine partis sur la voie expresse en direction de Nantes, nous aurons un gros (long) bouchon. Bien plus loin, vers le début de l’après-midi à défaut de le visiter (nous n’en avions pas le temps), je décide brusquement de faire une halte (et quelques photos rapides) du château de Saumur (Maine-et-Loire). Visiblement, 10-15 ans après l’effondrement des remparts réparés ensuite, on est de nouveau dans les grands travaux.

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Puis, on ne regagne pas tout de suite l’autoroute, on emprunte d’anciennes routes qui m’avaient vu passer pas mal de fois il y a encore vingt ans. Et voici Montsoreau (Maine-et-Loire) et son château depuis la rive opposée d’une Loire dans laquelle le niveau a légèrement baissé par rapport à ce que nous a montré Karagar une grosse semaine plus tôt.

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Nous reprenons l’autoroute du côté de la commune donnant son nom au vin préféré de Jean-Carmet (Bourgueil, Indre-et-Loire) en direction de Saint-Amand-Montrond (Cher).

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22 août 2021

Vacances estivales 2021 (4)

Notre rencontre avec la Plume internationale était prévu le mardi midi. A l’heure dite, nous nous retrouvons, sous le soleil, près de la plage des Dames de Dz pour aller dans un restaurant bien connu du Bigorre-No amoureux. En nous garant face à l’île Tristan, je m’aperçois que j’ai oublié ma carte mémoire dans mon ordinateur resté à l’hôtel et de n’en ai qu’une avec moi.

Au restaurant, produits de la mer, mais nous finirons par caler sur le plat de résistance (ce qui est extrêmement rare pour ce qui me concerne), non pas parce que cela n’était pas bon (loin s’en faut) mais par le côté copieux. Pour nous permettre de digérer sans effort, Plume nous emmène côté Tréboul au Rheun, entre la plage (trop) touristique des Sables Blancs et celle plus sympa de Saint-Jean. Et là, une stèle à la mémoire des péris en mer qui a de l’allure (photo de mon smartphone).

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Et Plume voulait nous montrer la chapelle Saint-Jean (reconstruction du XVIIIe s.), qui hélas était fermée. Encore une smartphoto partielle prise par protection.

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Comme Plume l’a elle-même expliqué, longue conversation sur un banc près de la plage du même nom. En quelques heures, on n’a pas eu le temps de se voir. Il faudra imaginer autre chose pour la prochaine fois.

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