Cornus rex-populi

01 septembre 2014

Semaine aoûtienne (5) : musée Rolin (seconde partie)

La suite de la visite du musée Rolin (on passe à l’étage).

Flandres (XVe s.), Mise au Tombeau, huile sur bois.

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Attribué à Colyn de Cotter (XVe s.), Panneau de polyptyque : Mise au Tombeau, huile sur bois.

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Pays-Bas du Nord (fin XVe s.), Volet de retable : le Christ descendant aux limbes des Enfers, huile sur bois.

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Brabant (XVe s.), Couronnement de la Vierge, noyer polychrome. On peut voir le photographe grâce au reflets dans la vitrine.

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Maître du triptyque d’Autun (Grégoire Guérard ?), Triptyque de l’Eucharistie (1515), huile sur bois. Assis devant pour contempler cette peinture, Fromfrom me commente les scènes et les personnages. Cela attire lattention de la gardienne qui linterpelle et du coup, nous fait remarquer certains détails comme la présence d'un chat présent dans lombre sous la table (près du pied droit de Jésus, à peine visible) et certaines expressions comme « c’est une autre paire de manches » puisque qu’on voit le personnage masculin sur la quatrième photo, qui a des manches en plus enroulées sur l’épaule et ligaturées.

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Dans l’ensemble des trois pièces dont elle a la responsabilité, la gardienne (qui doit par ailleurs s’emmerder comme un rat mort), nous fait remarquer quelques autres bricoles intéressantes. Elle est un peu dépitée de voir que les guides touristiques (ceux des voyages organisés) ne s’intéressent qu’au fameux triptyque précédent, comme une vedette qui écrase tout. Pourtant, ces salles comportent bien d’autres merveilles. Nous avons même discuté un moment avec elle. Elle a eu le temps de nous raconter un peu sa vie et son travail lors de la fermeture du musée en hiver. Cela tranche avec le gardien que nous avions croisé au même endroit il y a huit ans, qui trouvait scandaleux la somme qui avait été dépensée pour l’achat d’une statue médiévale, et qui ne semblait pas intéressé le moins du monde par les objets qu’il gardiennait.

Claus de Werve (XVe s.), Saint-Évêque : portrait présumé de Jean Rolin, calcaire polychrome et doré.

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Bourgogne (XVe s.), Tableau funéraire de Jean Drouhot, huile sur bois.

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Claus de Werve (XVe s.), Vierge à l’enfant (dite Vierge d’Autun ou Vierge Bulliot), calcaire polychrome. Sans doute une des sculptures que je préfère.

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Maître de Moulins [Jean Hey ?] (v. 1480), La Nativité au cardinal Jean Rolin, huile sur bois.

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Attribué à Antoine le Moiturier (Bourgogne, XVe s.), Saint Jean-Baptiste, calcaire autrefois polychrome (ancien jubé de la cathédrale).

 

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Attribué à Antoine le Moiturier (Bourgogne, XVe s.), Sainte Barbe, calcaire autrefois polychrome (ancien jubé de la cathédrale).

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Attribué à Jean de la Huerta (XVe s.), Vierge à l’enfant, albâtre.

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Ensemble de sculptures du XVe s. (ou périodes proches).

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Il y avait donc aussi une exposition temporaire intitulée « De Goya à Delacroix : les relations artistiques de la famille Guillemardet ». Selon le site : « L'occasion de découvrir la fulgurante ascension d'un médecin bourguignon, Ferdinand-Pierre Guillemardet, qui, après avoir été maire d'Autun et député, sera ambassadeur de France en Espagne. Il sera alors peint par Goya.  Il achètera aussi une série des célèbres "Caprices"du peintre espagnol. Nouant des liens d'amitié avec la famille Delacroix, les Guillemardet affichent un destin hors du commun. ». Le musée Rolin profite en effet dun partenariat privilégié avec le musée du Louvre, mais la provenance des œuvres est bien plus large que ça. En toute honnêteté, à part quelques-unes d’entre -elles, je ne suis pas tombé raide d’admiration devant cette exposition. Même si j’ai vu et appris quelques bricoles intéressantes, nous n’avons pas approfondi la chose avec Fromfrom. Peut-être n’étions-nous pas motivés outre mesure par le sujet.

École Jacques-Louis David (1794), Portrait de Ferdinand-Pierre Guillemardet, huile sur toile.

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Eugène Delacroix (1835), Portrait de Félix Guillemardet, huile sur toile. Delacroix fut proche de la famille Guillemardet, en particulier de Félix.

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Eugène Delacroix (v. 1816), Autoportrait, huile sur toile.

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Jaime beaucoup ces portraits de Delacroix

Un portrait de Dominique Ingres. Je ne sais pas de qui.

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Il y avait pas mal dœuvres de Goya, essentiellement des gravures sous vitrine. Je n’ai pas du tout accroché.

D’après François Chauveau (XVIIe s.), L’enlèvement d’Europe, grand plat à décor à istoriato, faïence de Nevers.

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Nous quittons l’exposition temporaire, pour revenir à la collection permanente (XVIIe – XXe siècles).

Plat décoratif : Suzane et les vieillards, faïence d’Italie (Abruzzes), XVIIIe s.

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Attribué à Aniello Falcone (XVIIe s.), Le martyre de saint Sébastien, huile sur cuivre. Plume me pardonnera la qualité, mais il était impossible d’éviter davantage les reflets.

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Attribué à Mathieu Le Nain (XVIIe s.), L’Annonciation, huile sur toile. Pour Calyste et les autres.

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Georges Becker (XIXe s.), Portrait de Renée Peltier, huile sur toile.

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André Sureda, Les derviches turcs tournant, 1930, huile sur toile.

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Je vous passe les œuvres contemporaines exposées au dernier étage qui n’étaient pas photographiables et qui n’avaient pas d’intérêt à mes yeux. L’entrée au musée nous permettait d’aller au cellier du chapitre (XIVe s. mais non photographié car dans l’obscurité) où était diffusé un film en trois dimensions sur le grand tympan de la cathédrale de Gislebertus.

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Nous pénétrons d’abord par erreur dans la cour de la Maîtrise.

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Angle inédit pour la tour Saint-Léger du palais épiscopal (XIIe-XIIIe s.).

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Vestiges d’une chapelle de l’ancienne cathédrale Saint-Nazaire. Cet édifice a une existence attestée depuis au moins 532. Elle a été détruite en 731 par les Sarrazins, puis reconstruite peu après, mais sans jamais être achevée. Un texte d’archive de Rouen du XVIIIe s. affirme sans rire que si elle avait été terminée, elle aurait été une des plus belles cathédrales de France. Elle est finalement démolie en 1783 (elle menaçait ruine depuis un moment déjà). La ville a donc eu deux cathédrales officielles durant sept siècles.

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Autres bâtiments autour de l’ancien ensemble cathédral Saint-Nazaire.

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31 août 2014

Semaine aoûtienne (4) : musée Rolin (première partie)

Le mardi matin fut consacré à un nouveau passage de la débroussailleuse le long de l’étang. Cette fois, à l’aide d’une lame de scie, je me suis attaqué à la coupe de gros « buissons » aux tiges jusqu’à un diamètre équivalent à celui d’une bouteille. C’est sans doute ce qui a engendré deux jours plus tard mon mal de dos. Je suis une petite nature, je n’ai pas l’habitude de bosser dans la nature avec cet engin, mais il faut dire que j’ai un peu forcé en levant un peu trop les bras pour élaguer. Définitivement, je préfère la tronçonneuse.

Cette semaine de vacances était vraiment détestable. Nous n’avons jamais eu plus d’une demi-journée sans pluie. Comme en juillet, aucun problème pour trouver des girolles. A défaut de les trouver dans les bois (je ne connais pas de coins suffisamment riches), on en trouve sur le marché, dorigine locale, à prix abordable. Pourquoi dès lors s’en priver ?

Pas évident d’aller à la pêche ou se promener dans la nature sans risquer une saucée. Nous avons décidé d’aller au musée Rolin d’Autun qui proposait une exposition temporaire que j’évoquerais plus tard. La dernière fois que nous étions passés dans ce musée, c’était en mai 2006, lors du premier passage de Fromfrom dans la ville (note de février 2007 ici). Il y a eu quelques changements depuis.

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Statuette d’Abondance (fin IIe - début IIIe s.), bronze fondu en creux.

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Buste (Haut Moyen Âge – XIe s. ?), calcaire.

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Stèle funéraire : stèle dite du cordonnier (époque gallo-romaine), grès.

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Médaillon central de la mosaïque de Bellérophon : Bellérophon monté sur Pégase, terrassant la chimère (IIe, XIXe, XXe et XXIe siècles), calcaires polychromes, schiste et grès. Voilà une œuvre assez monumentale (plus de 3 m de diamètre) qui ne figurait pas au musée lors de notre précédente visite au musée. Elle a finalement été entièrement restaurée.

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D’autres mosaïques gallo-romaines.

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Gislebertus, Ève d’Autun (XIIe s.), la très fameuse sculpture d’un ancien linteau de la cathédrale Saint-Lazare.

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Gislebertus, Jeune homme encapuchonné [fragment de la résurrection de saint Lazare] (vers 1140), calcaire.

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Gislebertus, Assomption de la Vierge (XIIe s.), calcaire.

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Saint-Pierre, Géométrie, Astronomie (XIIe s.), calcaire.

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Sculptures encadrant l’ancien tombeau de saint Lazare (XIIe s.), avec saint André, sainte Marthe et sainte Marie-Madeleine, calcaire.

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A suivre…

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29 août 2014

Semaine aoûtienne (3) : sur les contreforts occidentaux de la côte chalonnaise

Le dimanche, nous partons en compagnie de mes parents dans le nord-ouest du Mâconnais, notamment pour aller chercher du vin blanc. Nous tombons sur un des « contributeurs » de la coopérative (habituellement, nous traitons avec des vendeuses, compétentes par ailleurs, contrairement à d’autres maisons). Celui-ci a voulu nous faire goûter davantage de vins que nous l’aurions espéré. J’ai trouvé que l’une des cuvées qui autrefois m’enthousiasmait, était moins plaisante, plus raide, plus acide. Le vigneron a fini par se ranger à mon idée et nous sommes tombés d’accord pour dire que la cuvée de base était supérieure. Bien sûr, l’effet millésime joue à plein et c’est tant mieux. Mon père, lui, s’accommodait fort bien des cuvées les plus prestigieuses et nous ne pouvions que lui donner raison. Le vigneron a fini par nous resservir plusieurs fois (Fromfrom beaucoup moins, il fallait conduire) et la conversation fut très plaisante.

Au retour, le premier arrêt, sur les contreforts occidentaux de la côte chalonnaise, fut pour Saint-Gengoux-le-National. L’église Saint-Gengoux possède un clocher du XIIe s., sauf la flèche ajoutée de Viollet-le-Duc. La tour à côté date du XVIe s. et a été construite pour accéder aux cloches et sans doute pour surveiller les alentours.

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Quelques maisons dont celle avec la haute échauguette du XVIe s. appartient à la maison des Concurés (presbytère). Pour la maison blanche, je n’ai trouvé aucune information malgré ses curieuses colonnes engagées sculptées proéminentes.

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Et le donjon, ce qui reste de l’ancien château du XIIIe s. Au pied, un grand lavoir du XIXe s.

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La seconde étape est à Bissy-sur-Fley afin de découvrir le château de Pontus de Tyard qui nous avait fait de l’œil lors de précédents passages. Pontus de Tyard fut un poète de la Pléiade. Le château initial date du XIIe s., mais il semblerait que seuls des éléments des XVe et XVIe siècles soient visibles aujourd’hui. Le château est animé et restauré par une association.

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Un peu en dessous, l’église Notre-Dame-de-la-Nativité des XI-XIIe siècles. La satue de la Vierge est du XVe s.

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Le clocher va donner de la voix. Non ?

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Si !

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Le village tout proche de Germagny accueille la petite église de l’Assomption (XIIe s.) qui était fermée.

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A peine plus loin, nous terminons la visite par un arrêt à Saint-Micaud, également connu pour son menhir monumental, où l’on trouve l’église Saint-Michel (actuellement Saint-Pierre). Le clocher et la première travée du chœur sont du XIIe s., la seconde du XIVe s. La statue de saint Jean-Baptiste est du XVIe s.

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27 août 2014

Semaine aoûtienne (2) : Augustodunum

Depuis des années, Fromfrom souhaitait aller voir le spectacle au titre générique Augustodunum qui se donne chaque été depuis 27 ou 28 ans à la nuit tombée au théâtre romain de la ville. Augustodunum puisque le premier spectacle du genre fut « Il était une fois Augustodunum ». Nous en sommes à la quatrième version de ce spectacle. Le premier avait duré longtemps, mais là, « Jules César » n’en était qu’à sa deuxième année. J’avais vu le premier opus de ce spectacle il y a près de vingt ans.

Contrairement aux autres années, nous avons pu profiter de la dernière représentation (huit au total), car habituellement nos créneaux de vacances tombaient systématiquement avant ou après. C’est bien plus qu’un simple son et lumière. C’est toujours le même metteur en scène qui est aux commandes, mais les choses se sont notoirement diversifiées, complexifiées au fil du temps. La scène s’est largement étendue sur la pelouse du terrain de football (bien au-delà de l’ancien mur du théâtre), les personnages plus nombreux (1000 environ à présent), les décors autrefois maigrichons sont devenus pléthoriques et animés, les jeux de lumière, très sophistiqués et nombreux. Tout est réglé comme du papier à musique pour faire évoluer les personnages. Il s’agit d’acteurs bénévoles locaux rassemblés au sein d’une association. Les cavaliers, les conducteurs de chevaux et des cascadeurs pour les scènes de gladiateurs, sont eux, des professionnels.

Le samedi, en arrivant dans l’auguste ville, je téléphone pour réserver des places car je crains que le soir venu, nous n’ayons plus guère de chances d’avoir des places ou de faire la queue. On me demande de me rendre à l’office de tourisme. C’est Fromfrom qui part acheter les billets, laquelle demande des billets pour le spectacle à peu près comme ça : « Aougoustodounoum ». Que n’avait-elle pas dit là en parlant une telle langue étrangère et on ne la comprend pas car le local ne connaît qu’ « Ogustodunomme ».

En comparant avec le spectacle vu dans les années 1990 (qui ne déméritait pourtant pas), les progrès ont été fulgurants, comme je l’évoque plus haut. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de spectacles, mais je dois dire que Fromfrom et moi avons été très impressionnés par la prestation. Il avait fait un orage peu après dix-neuf heures, puis une pluie continue s’était installée. La scène était détrempée et il a fallu la balayer entièrement. Nous sommes arrivés avec environ trois quarts d’heure d’avance et le spectacle a débuté avec près de vingt minutes de retard. Mais, fait miraculeux, à l’instant où le spectacle a véritablement commencé, la pluie a brutalement cessé et n’a jamais essayé de revenir durant la grosse heure et demie qui a suivi. Comme nous craignions les gradins vieux de près de deux-mille ans (encore que l’âge n’était pas en cause), nous avions emporté chacun un coussin enveloppé dans du plastique. Visiblement, nous n’étions pas les seuls habitués à être tendres de la fesse.

Je n’ai pris aucune photo, car la chose était soi-disant interdite. Pourtant, de nombreuses personnes sont passées outre. Je ne le regrette pas forcément, car le résultat n’aurait sans doute pas été formidable. Mieux sans doute, que les prises de vue de l’adolescente devant nous. Elle était avec ses parents. Sa mère était de mauvaise humeur en arrivant, pestant entre autres, contre sa fille (et avec raison, car elle ne méritait que des claques). Dans de telles conditions, nous nous sommes dit que nous ne serions pas frais pour aller au-devant de l’empereur. Et puis, la mère, qui ne semblait pas terriblement enthousiaste en arrivant, s’est émerveillée devant le spectacle. Et à la fin, lors de l’annonce de la création de la « sœur et émule de Rome » [NDLR] par Auguste, ses applaudissements redoublèrent, comme ce fut le cas dans l’ensemble de l’hémicycle, ce qui nous permit de constater que les habitants de la ville y étaient bien représentés et qu’ils semblaient fiers de leur ascendance (ou d’habiter là ?).

Pourtant comme le dit parfois Fromfrom à juste titre, on ne peut pas être fier de ce dont on n’est pas responsable, en particulier de ce qu’on est par sa naissance. Je sur-interprète probablement ce renforcement des applaudissements qui est sans doute dû aussi à un enthousiasme plus global ou bien parce que l’on parle d’eux, dautant quils se sentent peut-être quelque peu délaissés dans cette ville désormais assez apathique. La splendeur du passé les rassure sans doute. La référence à l’antique cité au passé doré est récurrente quand on lit l’histoire de la ville, et ce depuis le Moyen Âge. Et pourtant, la ville d’Auguste a empilé de multiples humiliations au cours du temps. Son éloignement par rapport aux principales artères de communication n’y est pas pour rien. Son maire, qui a exercé un long mandat à la fin du XXe siècle, n’a rien fait pour développer la ville, alors qu’il s’agissait d’un homme puissant au niveau départemental, régional et national. Ses successeurs n’ont pas les mêmes appuis politiques et le maire actuel ne pourra pas s’opposer à un nouveau déclassement de la sous-préfecture (là, je me fais oiseau de mauvaise augure, mais cest pourtant une évidence à mes yeux), qui continue de se dépeupler et de se paupériser, comme l’ensemble des campagnes environnantes.

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25 août 2014

Semaine aoûtienne (1) : Tonnerre

Une fois encore, aucune originalité : nous partons et resterons 100 % bourguignons.

Les toits d’une toute petite partie de la ville.

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Il y a environ trois ans, lors de l’un de nos voyages pour nous rendre en Bourgogne, nous avions souhaité visiter l’hôtel-Dieu et nous n’avions pas pu (pas ouvert en tout début d’après-midi). Nous n’avons pas retenté depuis. Cet hôpital a été fondé à la fin du XIIIe s. par Marguerite de Bourgogne-Tonnerre.

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A l’origine, il s’agissait d’un édifice du XIIe s. et servait d’oratoire au premier hôtel-Dieu. Elle a été abîmée à beaucoup d’occasions. D’architecture globalement gothique, elle date essentiellement du XVIe s. et du XVIIe s. (tour).

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Tout cela est photographié depuis l’église Saint-Pierre qui domine la ville et que l’on aperçoit de loin. Elle est installée au XIIe s. (portail roman invisible de l’extérieur) à l’emplacement d’une chapelle romane. Complètement biscornue, sont ensuite venus s’ajouter des éléments aux XIIIe (abside à 7 pans), XVe (tour et sacristie latérale) et XVIe siècles (façade Renaissance). La première photo est un peu « bricolée » pour se rendre compte de l’ensemble de cette façade. L’édifice était fermé lors de notre passage.

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22 août 2014

Des oubliées du juillet bourguignon

Lors d’un précédent passage à Meursault (voir ici), nous n’avions pas trouvé la léproserie, alors même que nous n’en connaissions pas l’adresse et qu’aucun panneau n’en indiquait l’emplacement. Plus tard, nous l’avions découverte par hasard, sans nous y arrêter. Nous y sommes passés en juillet. La restauration est toujours en cours. La chapelle est du XIIe s. et a été construite à la demande d’un duc de Bourgogne (première maison capétienne).

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Et la chapelle de Repas à Auxy, dont je n’ai pas réussi à trouver des informations sur son origine et sa construction.

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20 août 2014

Brèves cornusiennes (28)

La fin des vacances et la reprise du boulot s’est douloureusement déroulée avec un mal de dos. Cela va beaucoup mieux depuis ce matin, mais je ne crie pas encore victoire, car j’avais déjà eu une rémission. Il faut dire que j’ai dû un peu trop forcer en débroussaillant…


La semaine de vacances n’a pas été belle (jamais plus d’une demi-journée de suite de temps correct), mais c’était un peu partout pareil. Ce ne fut cependant pas des vacances gâchées, nous en avons profité autrement.


Beaucoup plus intéressant que ce qui précède, hier, c’était ça :

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Une bonne occasion pour boire une bouteille de Condrieu (oui, du Viognier, si le chevalier Lancelot venait à passer dans le coin).

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16 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (3/3)

Suite et fin de la visite au musée.

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Tête de Vierge, XIVe s. (cathédrale de Cambrai).

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Tête de saint Pierre, XVIe s. (cathédrale de Cambrai).

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Diverses statues (XV et XVIe siècles).

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Épi de faitage en terre cuite (XVe s.).

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Linteau de porte en chêne sculpté (XVe s.).

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Au descend dans les « caves » du château avec diverses œuvres gallo-romaines. La dernière photo, je l’ai presque volée, car les gardiens nous mettait à la porte. La visite a donc été tronquée car le musée fermait à 17 h 30.

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Borne milliaire.

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En sortant du château.

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L’ex cathédrale, même si ce n’est pas ma tasse de thé, reste impressionnante avec son dôme en cours de restauration qui culmine à 100 m. Nous n’avons pas eu le temps de nous attarder, car nous devions honorer un rendez-vous. Les photos ont été prises avant et après la visite du musée, donc avant et après la pluie.

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13 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (2/3)

Suite de la visite du musée-château de Boulogne-sur-Mer. On monte à l’étage supérieur.

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Anonyme florentin, XVIe s.

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Anonyme lombard, XVe s.

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École de Marco Pino, La sainte famille, XVIe s.

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Malgré les reflets, je ne pouvais rater ce saint Sébastien pour la collection de Plume (Martin de Vos, XVIe s.).

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Hendrick Vroom, Vaisseau espagnol attaqué par les frégates hollandaises, XVIIe s.

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Charles Antoine Coypel, Psyché abandonné par l’Amour, XVIIe s.

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Pierre-Narcisse Guérin, Portrait de petite fille, XIXe s. (La tête me semble trop grande, mais cest bien exécuté par ailleurs).

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Attribué à Jacques-Louis David, Portrait de Madame de Récamier. Cela rappelle des choses bien plus connues.

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Gustave Courbet, Marée montante (n’a à mon sens d’intérêt que vu de loin – j’avais été très déçu par l’exposition Courbet à Arc-et-Senans à cause du caractère excessivement sombre et sans détail visible des œuvres).

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Théodore Rousseau, L’ancien télégraphe à signaux de Montmartre.

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Camille Corot, Matin, environs de Beauvais. Il y avait d’autres Corot intéressants, mais la peinture brillait horriblement.

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Eugène Boudin, Ruines du château de Lassay.

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Agatho Léonard, Adolescence (marbre rose).

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Alfred Sisley, Le pont de Moret-sur-Loing.

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Maurice de Vlaminck, Paysage.

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Auguste Delacroix, Départ pour la pêche.

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Francis Tattegrain, Le sentier des Douaniers.

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Georges Ricard-Cordingley, Entrée du port de Boulogne, soleil couchant.

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Adrien Demont, Pauvres maisons.

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Francis Tattegrain, La ramasseuse d’épaves.

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En ce qui me concerne, tout ne me plaît pas  ou suscite mon intérêt de la même manière, mais j’ose espérer que Madame Plume trouvera une chose ou deux qui ne lui déplairont pas.

Ma chère Plume, nous t’embrassons et te souhaitons un très joyeux anniversaire.

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11 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (1/3)

Pendant que la duchesse mère était encore là, il fut décidé d’aller voir le château-musée de Boulogne-sur-Mer. Le château a des tours qui remontent au XVIe s. Dans la cour, d’après mes comptes, on note que les façades forment un polygone irrégulier à dix côtés.

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Nous avons visité le musée qui est en fait bien plus important que j’imaginais et comporte de nombreuses collections depuis l’Antiquité égyptienne jusqu’au XIXe s. Et il y a de bien belles choses.

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Une momie de Thèbes datant de – 1000 à – 700 ans av. J.-C.

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De nombreux vases grecs.

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Une collection exceptionnelle de masques des peuplades d’Alaska, rapportés par un ethnologue au XIXe s. Une collection tellement exceptionnelle qu’on trouve là un grand nombre de masques qui ont disparu là-bas. Des recherches et des échanges fructueux ont été menés récemment en associant les locaux.

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Des objets africains, essentiellement du XIXe s.

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Une belle collection de casse têtes au premier sens du terme.

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Les salles ne déméritent pas.

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Posté par Cornus à 08:00 - Commentaires [3] - Permalien [#]


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