Cornus rex-populi

09 février 2016

Mon oncle, mon parrain (2)

Un certain 3 novembre 2007...

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06 février 2016

Mon oncle, mon parrain

Hier matin, alors que j’arrivais à peine dans mon bureau et saluait un collègue au passage, mon téléphone portable a sonné. Quand j’ai vu qui me téléphonait, j’ai immédiatement songé au motif de l’appel. Mon père m’a annoncé le décès de mon oncle et parrain, le mari de la sœur de mon père. Ils habitent près de Valence dans la Drôme.

Ce n’était donc pas véritablement une surprise puisqu’il avait fait un nouveau séjour de quelques jours à l’hôpital, était rentré à la maison depuis une dizaine de jours dans le cadre d’une sorte de formule d’hospitalisation à domicile. Difficile de dire exactement de quoi il est mort, car c’est très certainement multifactoriel : le diabète de longue date, problèmes de régulation rénale, affection broncho-pulmonaire et sans doute d’autres choses. Il y a aussi un état général. Depuis des années, il avait pas mal maigri et était assez « éteint ». Dans la conversation, s’il était assez actif et pertinent au départ, il finissait par lâcher prise et sommeiller.

Depuis des années, il était devenu complètement aveugle, non pas à cause du diabète, mais à cause d’une maladie de la rétine qui a commencé à l’atteindre bien avant l’âge de 40 ans (il avait 81 ans). Sa cécité a été très progressive. Il était receveur à la poste, donc le patron, et si ma tante n’avait pas travaillé avec lui, il n’aurait pas été en mesure d’assumer son travail jusqu’au bout durant ses 15 dernières années d’exercice. Il y voyait encore, un peu comme dans un trou de serrure et arrivait à écrire en gros avec un marqueur. Il compensait par une mémoire extraordinaire, par la parole (dont le téléphone) et par un côté avenant, agréable, très apprécié par la clientèle.

Apprécié pas que par la clientèle d’ailleurs, par beaucoup de monde. Il avait aussi cette facilité de plaisanter avec tout le monde. Comme il avait une culture générale assez étendue, les plaisanteries étaient souvent assez fines, avec son air de ne pas y toucher. Cependant, cela dépendait parfois à plat, parce que ses interlocuteurs étaient parfois assez bas de plafond et comme il ne voyait pas bien clair (puis plus du tout), il ne pouvait pas bien se rendre compte de la réaction de ses interlocuteurs. Mais peu importe, je me souviens bien de fous rires avec des commerçants. Quand nous étions en famille, il arrivait qu’après une interruption, il poursuive une conversation avec moi, alors que j’avais quitté la pièce.

Il était natif du Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire et était de religion protestante. J’avais séjourné là-bas avec mes oncle, tante et cousins, avec ses parents et j’avais pu voir combien ils étaient inféodés à leur religion : pas question de commencer un repas sans certaines simagrées, pas question de passer sous silence la prière du soir. Sinon, ses parents étaient des personnes d’une grande gentillesse. Lui, en dehors du fait qu’il était agacé par les références à la Vierge Marie, je ne l’ai jamais entendu parler de religion.

Depuis une dizaine d’années, je voyais moins mon oncle et ma tante, car ma tante qui conduisait tout le temps, a désormais plus de mal à conduire. Auparavant, je les voyais assez régulièrement à Autun car ils venaient souvent voir ma grand-tante, jusqu’à son décès en 2007. Ils étaient néanmoins venus à notre mariage en Bretagne, avec mon cousin et sa compagne.

A la fin des années 1950 ou au tout début des années 1960, ma tante et son futur mari devaient débarquer en gare d’Autun. Mon grand-père et mon père devaient venir les chercher. Comme les deux compères étaient en avance, ils étaient allés boire un coup au bistrot faisant face à la place de la gare. Ils les ont donc vus débarquer avec des valises à travers les vitres. Avant de sortir du bistrot, mon grand-père avait déclaré un truc du genre : « Tiens, on dirait Gaston » en référence à l’un des personnages du fameux feuilleton radiophonique La famille Duraton qu’incarnait Jean Carmet. Pourtant prénommé en référence au saint patron des boulangers, mon père l’a régulièrement surnommé ainsi et répondait quand on il l’appelait ainsi. Je n’ai jamais entendu La famille Duraton (ni vu les films), mais je puis néanmoins témoigner que mon oncle n’avait ni la façon de parler, ni le vocabulaire supposés de Gaston et pas davantage le physique de Jean Carmet. Au contraire de ce dernier, mon oncle était un homme assez grand et élégant, et préférait le Bourgogne au Bourgueil. D’ailleurs, son élégance était globale : il était toujours aimable avec tous ses interlocuteurs et portait la même attention à tout le monde.

Je n’avais que deux oncles et deux tantes, tous proches, tous des gens bien. En voilà un de moins. Je suis triste parce qu’il va me manquer, je suis triste parce les autres, ainsi que mes parents, sont tous sensiblement du même âge et ne sont, comme tout le monde, pas éternels. Mais il reste aussi des souvenirs qui font que jai limpression de nêtre pas sorti de l'enfance, mais aussi que le temps a inexorablement passé, tant les choses ont bougé depuis.

Les obsèques ont lieu mardi, mais nous partons plus tôt (escale chez mes parents).

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01 février 2016

B comme... (5)

BILLE n. f.

Bâton ou levier en fer servant à actionner le treuil de la charrette pour serrer le chargement.

Remarque : souvent vu et entendu pour les chars de bottes de foin. Que de souvenirs de mon enfance quand on allait participer à la fenaison avec mon père chez mon oncle (de plus vieux avec mon grand-père qui participait de loin). Aussi le verbe BILLER.

 

BISENGOIN (DE) loc .adv.

De travers.

Remarque : plutôt prononcé DE BISENCOIN dans ma famille.

 

BOBE n. f.

  1. Lèvre.
  2. « faire la bobe » : faire la moue.

Remarque : une petite châtaigne (sauvage) est aussi une bobe.

 

BOCON n. m.

  1. Maladie contagieuse des hommes (comme la grippe) ou des animaux.
  2. Maladie des végétaux comme le mildiou.
  3. Poison.
  4. Personne désagréable.

Remarque : aussi entendu à la place de « merde » : « bocon de bocon ».

 

BOGE n. f.

  1. Grand sac en jute ou en toile.
  2. Grand sac en général.

Remarque : par exemple les sacs de pommes de terre ou de blé qui pesaient jusqu’à 100 kg et que mon grand-père, pour ces derniers, montait au grenier sur son dos sur une échelle. Mon grand-père n’était pas un grand baraqué, ce qui laisse imaginer la force. Mon père (et moi à sa suite) utilise le terme pour les grands sacs à main de ces dames qui pèsent une tonne à force d’y mettre des tas de merdouilles qui ne servent à rien ;-)

 

BORNE n.f.

  1. Tanière.
  2. Maison mal conçue ou mal tenue.

Remarque : entendu comme terrier (lapin de garenne). Entendu aussi le verbe ENCABORNER (S’) [optionnellement pronominal], non repris dans le dictionnaire.

 

BOUBOU n. f.

Huppe.

Remarque : on parle bien ici de l’oiseau, la Huppe fasciée, que je ne connais que sous le nom de BOBOTTE non repris dans ce dictionnaire, nom qui évoque le cri de l’oiseau.

 

BOUCHARDE ou BOUCHARLE n. f.

Mal sur les lèvres.

Remarque : nom que donne ma mère à l’herpès labial.

 

BOURRU n. m.

Variété de pissenlit.

Remarque : en réalité, ce n’est pas une variété, ni même une espèce de pissenlit, mais bien une autre espèce de la famille des Composées (Asteraceae), reconnaissable à ses rosettes de feuilles couvertes de poils raides : Hypochaeris radicata L. (Porcelle enracinée).

 

BOUTASSE n. f.

Mare d’eau stagnante.

Remarque : servait à abreuver les animaux et à arroser le jardin (près de la ferme).

 

BOYE n. f.

Boyau.

 

BRATER v. tr.

Brasser.

Remarque : mélanger.

 

BROGER v. tr. ou intr.

  1. Penser.
  2. Réfléchir.
  3. Se livrer à des réflexions tristes.

Remarque : je l’ai entendu dans les trois sens.

 

BRONDE n. f.

Ensemble de branches coupées d’un arbre.

 

BRONQUER v. tr.

Butter, heurter.

 

BROUILLASSEUX adj.

Très brumeux (intermédiaire entre la brume et le brouillard.

 

BUCLER v. tr.

Brûler les soies (du cochon), flamber (une volaille).

 

BUGNE n. f.

Remarque : inutile que je donne la définition.

 

BUYE n. f.

  1. Ancienne lessive de cendres.
  2. Lessive (dans la locution « faire la buye ».

Remarque : dans le premier sens, grandes lessives à la belle saison que ma grand-mère faisait avec ses filles dans une énorme lessiveuse chauffée au bois avec du charbon de bois au fond, le savonnage n’intervenant que dans un second temps.

 

Bon sinon, on va faire une pause en attendant la lettre C.

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31 janvier 2016

B comme... (4)

BAUCHE n. f.

Fâne de pommes de terre.

Remarque : terme tellement usuel chez moi que je l’ai longtemps considéré comme du « bon » français.

 

BEAUSEIGNE

Exclamation exprimant la sympathie ou tendresse à l’égard de quelqu’un.

Remarque : prétendument sans équivalent en français. Pour moi, ce terme n’exprime dans un premier sens que la compassion, comme à l’égard de quelqu’un qui est dans la douleur (deuil, accident, maladie…) et dans un second sens, parfois pour se moquer, comme un gamin qui aurait un bobo sans importance et qui se plaint uniquement pour attirer l’attention.

 

BENAISE adj.

Rassasié (se dit de quelqu’un qui a bien mangé, mais sans excès).

 

BENNE n. f.

  1. Récipient en bois d’une cinquantaine de litres servant au transport de la vendange.
  2. Expression « mettre quelqu’un huit jours sous une benne » : priver quelque temps une personne difficile afin de lui faire apprécier la nourriture.

Remarque : les récipients que j’ai connus faisaient bien plutôt 150 l environ ; je ne compte pas le nombre de fois où j’ai entendu la seconde expression, car j’étais assez long à manger quand j’étais jeune et j’avais du mal à manger certaines choses (rien à voir avec ce qui est arrivé depuis l’adolescence).

 

BENON, BENOT n. m.

Petite benne pour le transport à dos de la vendange.

Remarque : les benons que j’ai connus avaient la même forme que les bennes et faisaient une cinquantaine de litres. Au sein des rangs de vignes (= chaponnières [mot absent du dictionnaire dont il est question ici]), on y versait le contenu de plusieurs seaux ou paniers de grappes de raisins et on transportait le benon sur l’épaule (sur un tampon de feutre matelassé) jusqu’aux bennes disposées sur une remorque de tracteur. Outre les vignes de mon grand-père (puis la vigne de mon oncle), j’ai vu pratiquer la même chose dans le coin. Si le benon est pratique pour verser dans les bennes, le système avec hôte en osier (voire en plastique à présent) est quand même moins fatigante et moins usante pour le dos. J’imagine que les vendangeurs n’utilisent plus de système de benon dans la région (cela semblait être le cas à l’époque sur les Côtes rôties et à Condrieu).

 

BERCHU adj.

  1. Ébréché.
  2. Qui a perdu une dent.

Remarque : connu dans le sens 2.

 

BERTHE n. f.

Grand pot en grès pour le lait ou la crème.

Remarque : ma grand-mère en utilisait pour faire cailler le fromage blanc (puis ma tante, avant qu’elle n’utilise des récipients plus modernes. Cela servait aussi pour la conservation des haricots verts au sel.

 

BEURLE n. m.

  1. Meuglement.
  2. Cri d’une personne.

Remarque : sens 1 uniquement et verbe BEURLER.

 

BEZET (tomber dans le -) loc. verb.

Tomber dans l’enfance.

 

BICHE n. f.

Grand pot en grès pour le lait (à la différence de la berthe, la biche comporte un goulot).

Remarque : je n’ai connu des biches à lait que métalliques (alu, fer émaillé, inox). C’était pour le laitier qui passait récupérer le lait avec son camion, avant l’arrivée des « tanks à lait » réfrigérés et brassant régulièrement le lait.

 

BIGANCHE adj.

  1. Boiteux, déhanché.
  2. Mal marié.

Remarque : je connais le premier sens et le second en dehors de la notion de mariage. Aussi le verbe BIGANCHER.

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B comme... (3)

Je poursuis à la lettre B. Pour rappel, je connais très bien (j’utilise parfois) tous les mots dont je donne en premier lieu les définitions du dictionnaire (MARTIN, 1989). Et les remarques sont les miennes bien entendu.

 

BABET n. m.

Pomme de pin.

Remarque : ce mot semble assez largement répandu, puisque je le sais utilisé en Haute-Loire (Le Chambon-sur-Lignon) et largement en Ardèche.

 

BACHAS n. m.

  1. Bassin de la fontaine.
  2. Abreuvoir à vaches.
  3. Auge des cochons.

Remarque : on l’utilise aussi dans ma famille pour un baquet.

 

BACHOLE n. f.

  1. Caisse en bois rectangulaire (utilisée pour l’alimentation du bétail).
  2. Caisse en bois utilisée autrefois pour mettre le raisin que coupait le vendangeur.
  3. Coffin (support de pierre à aiguiser pour la faux).

Remarque : je ne connais que dans le sens 1, et uniquement avec un r, BARCHOLE. On l’utilise aussi pour se moquer pour une assiette.

 

BALAN n. m.

  1. Loc. verb. Avoir du balan. Être en équilibre instable.
  2. Loc. verb. Être en balan, être sur le balan. Être indécis.

Remarque : je ne connais que dans le sens 1. Et forcément, on reste bien éloigné du genêt breton.

 

BAMBANER (SE) v. pr.

Flâner (surtout dans les caves où l’on boit et discute).

Remarque : entendu sous forme non pronominale pour des personnes (hommes) indolentes peu fiables et également pour des chiens de chasse qui se promènent au lieu de rechercher le gibier.

 

BARABAN n. m.

Pissenlit.

Remarque : les salades de barabans au lard frit chaud, j’en adore l’odeur, même si j’ai du mal à digérer, raison pour laquelle j’appelais ça des barbelés.

 

BARANQUER v. intr.

Tituber. Syn. TRAMPALER.

 

BARICAUT n. m.

Tonnelet (contenant 50 l environ).

Remarque : mon grand-père produisant du vin, il en avait bien entendu.

 

BARJAQUE n. f.

Femme bavarde, jacasse.

Remarque : utilisé aussi pour des hommes (pipelet).

Verbe BARJAQUER.

 

BARME n. f.

  1. Talus (portant généralement des buissons ou des arbrisseaux).
  2. Butte de terrain.

Remarque : utilisé pour n’importe quel terrain à forte pente et EN BARME courant également.

 

BAROULER v. intr.

Tomber en roulant.

 

BASSOUILLER v. intr.

  1. Barboter.
  2. Parler pour ne rien dire.

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30 janvier 2016

A comme... (2)

APINCHER v. tr.

Surveiller, guetter. Syn. GUINCHER. Ex : « Le chat apinche les souris ».

 

APONDRE v. tr.

  1. Rattacher.
  2. Ajouter.
  3. Atteindre.

Proche de rapondre.

 

ARPIONS n. m. pl.

  1. Griffes de la poule ou du coq.
  2. Orteils.

 

ARRAPÉ adj.

Attaché à ses intérêts (en parlant d’un individu).

Remarque : utilisé dans ma famille comme synonyme d’avare, de radin.

 

ARRAPER v. intr.

Attacher au fond d’un ustensile servant pour la cuisson.

Remarque : je pensais que ce mot était du français courant, tant il n’y a pas mieux à mon sens.

 

ARRÊTE adj.

Arrêté. Ex : « Cette horloge est arrête ».

Remarque : cela peut paraître idiot, mais ce mot a le pouvoir de m’émouvoir car il me rappelle des souvenirs.

 

ARSOUILLE n. m.

Personne très bavarde et parlant fort.

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A comme... (1)

Pendant ces vacances, après notre passage à Condrieu, nous sommes rentrés par Pélussin, à la maison du parc du Pilat, installée dans un ancien moulin où l’on filait la soie. J’y étais déjà passé il y a 15-20 ans, mais cela a bien changé depuis. L’espace « musée » est assez limité, mais il y a quelques dépliants à emporter (le côté office de tourisme) et quelques livres en vente. Je suis tombé sur un livre qui se prétend dictionnaire du français local. Je l’avais à peine ouvert que j’ai découvert des tas mots que je connais. Des mots que je sais locaux, largement* employés dans la vallée moyenne du Gier ou dans ma famille maternelle. Mais aussi des mots que je pensais jusque-là appartenir au français académique. Cela faisait longtemps que je m’étais aperçu de cela, mais là, j’en ai vu énormément et en réalité, c’est assez réjouissant. J’ai donc acheté ce livre dont l’auteur (MARTIN, 1989) était professeur à l’Université Lumière-Lyon 2 et directeur du Centre de recherches et d’études anthropologiques.

J’ai donc décidé de dévoiler ici quelques mots au fil des jours (uniquement ceux que je connais, bien entendu). Voici le premier.

ABOUCHON (EN - ) loc. adv.

  1. face contre terre (en parlant d’une personne).
  2. à l’envers (en parlant d’un verre, d’un bol…).
  3. sens dessus dessous.

Remarques : je ne l’ai jamais entendu précédé de « en ».

MARTIN J.-B., 1989 [réédition 2014]. – Dictionnaire du français régional du Pilat. Éditions Christine Bonneton [réédité aux éditions Visages de notre Pilat, Pélussin], 169 p.

* Il semblerait que ce « largement » ne s’applique que chez les personnes plus âgées que moi, car d’après l’étude universitaire qui fait office d’introduction à ce livre, on pourrait considérer que ma connaissance de ce vocabulaire est largement au-dessus de la moyenne pour mon âge, c’est-à-dire moins de 20 ans à l’époque de la réalisation de l’étude (1989 au plus tard). Ces éléments sont néanmoins à relativiser car l’étude a essentiellement porté sur le canton de Pélussin dont je ne suis pas issu (mais n’en suis pas loin toutefois).

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28 janvier 2016

Serpent à trois têtes

Calyste parlait de serpents chez lui (voir ici), mais on doutait, que sur le tympan du Jugement dernier de Gislebertus de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, il existât un serpent à trois têtes (et non à deux têtes). Voici la preuve en image de la partie du tympan consacrée à la pesée des âmes (rediffusion).

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25 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (12 et fin)

Pour le repas du jour de l’An passé en compagnie de mes oncle et tante, Fromfrom nous a concocté un très bon et beau gâteau : une horreur, un cauchemar karagarien, car hérissé de petites meringues. Pourtant c’est bon quand elles sont croustillantes à l’extérieur et fondantes à l’intérieur.

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24 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (11)

Un autre jour, me prend l’idée d’aller quérir quelques bouteilles de Condrieu, ce vin blanc de cépage Viognier de la rive droite du Rhône dont les vignes poussent des coteaux exceptionnellement pentus, correspondant aux derniers contreforts nord-est du Pilat.

Pour y aller, nous avions pris l’autoroute (une autoroute dont la vitesse est en permanence limitée à 90 km/h, est-ce encore une autoroute ?), alors m’est venue l’idée de faire un petit détour pour aller voir l’église de Ternay dont Calyste avait parlé ici au printemps dernier. Le ciel était sérieusement plombé, mes photos ne sont donc pas terribles. Calyste avait fait beaucoup mieux et en plus, il avait déjà tout dit dans sa note.

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