Cornus rex-populi

28 août 2016

Juillet butineur (12)

Après la visite de la cathédrale Sainte-Cécile, il était temps d’aller déjeuner. La pluie de la nuit et du matin ne laissait pas imaginer que nous pourrions prendre autant de plaisir sur la terrasse ombragée d’un remarquable restaurant, situé dans la rue faisant face à la tour de la cathédrale. Fromfrom a pris du foie gras en entrée (pas moi, ferais-je remarquer à Calyste, du moins pas cette fois).

Comme notre après-midi était à peine entamé, nous avons décidé d’aller à Rodez, non pas pour aller visiter le musée Pierre Soulages (il semble omniprésent dans le coin et je constate que je suis un des rares à considérer que le talent artiste de ce type est très largement usurpé), mais pour aller visiter la cathédrale Notre-Dame. Je ne savais pas alors que Calyste irait après nous (voir ici). Je n’ai pas été fabuleusement enthousiasmé par l’édifice. Il faut dire qu’après Albi, la relative austérité qui règne ici tranche beaucoup. Cependant, sans Calyste, je n’aurais pas sui que la pierre était rose.

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Des vitraux modernes, qui ne m’ont pas déplu outre mesure, contrairement à Fromfrom.

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Calyste n’avait pas dit s’il avait visité l’intérieur de la cathédrale et s’il avait vu cette Annonciation.

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Près du chevet, la maison de Benoît (XVe et XVIe s.) dont Calyste nous avait également montré un cliché.

 

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26 août 2016

Juillet butineur (11)

Le lendemain, nous sommes à Albi. L’objectif fixé est de visiter la cathédrale Sainte-Cécile. Karagar l’a comparée il y a peu à une centrale nucléaire, mais je ne suis pas d’accord. Peut-être n’a-t-il pas comme moi, eu l’honneur de visiter de centrale nucléaire en construction ou être passé des tas de fois devant de tels installations ! Non, rien ne ressemble autant à une cathédrale (d’Albi) qu’un silo à grain ! Il est vrai que nous n’avons pas été extatiques par ces vues extérieures de cet édifice gothique initié au XIIIe s. (et achevé au XVe s.), mais pour ce qui me concerne, j’aime bien ce massif de briques. La porte méridionale est en travaux. Pas de façade occidentale puisqu’à la place on y trouve cette solide tour.

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Nous sommes ensuite passés par les salles du trésor dans lesquelles se trouve une magnifique exposition relative à la Mappa mundi d’Albi,autrement dit, une représentation globale du monde (voir notamment ici). Elle daterait du VIIIe s. (dans un manuscrit de cette époque) et serait la première représentation connue du monde à l’exclusion de tablettes mésopotamiennes et babyloniennes. L’ouvrage se trouvait autrefois à la bibliothèque du chapitre, mais est à présent conservé à la bibliothèque communale. Les représentations géographiques, des îles (…) peuvent porter à sourire, mais cela reste émouvant. Sinon, quelques œuvres sculptées ou peintes.

Tête de femme. XVe s. Pierre blanche polychrome. Église Saint-Salvy d’Albi.

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Piétà. XVe s. Pierre blanche polychrome. Église Saint-Salvy d’Albi.

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Karsten Van Limbos. v.1530. La sainte famille. Huile sur panneau de chêne.

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L’intérieur de la cathédrale tranche radicalement avec la sobriété extérieure. Bien sûr, toutes ces peintures murales et des voûtes en sont la cause. Je ne parle pas de fresques, même si certaines documentations utilisent le mot, mais comme hélas, beaucoup d’auteurs d’ouvrages touristiques semblent scandaleusement ignorer le véritable sens du mot, comme j’ai pu le constater trop souvent. Donc, je ne sais pas ce qu’il en est, mais rien n’interdit de penser qu’il puisse y en avoir de véritables dans le lot. Les surfaces sont absolument considérables (plus de 18 000 m² dit-on). Ce qui frappe aussi, c’est la conservation du splendide jubé (contrairement à une grande majorité d’églises et cathédrales), de sorte que l’autel ne se trouve pas dans le chœur, ni à la croisée de transept (pas de transept), mais à l’occident. Évidemment, une telle « désorientation » est relativement récente. On a cependant percé le mur ouest pour ouvrir une chapelle dans la tour-clocher et on a détruit à cette occasion une partie de l’œuvre picturale du Jugement dernier, située sous les orgues, lesquelles me sont apparues comme particulièrement gigantesques. Le buffet est de taille semblable à celle qu’elles possédaient à la construction (début XVIe s.) et en faisait semble-t-il, les plus grandes orgues de la chrétienté). Les stalles sont absolument remarquables. Elles sont particulièrement décorées, sculptées, peintes… Elles ne me font cependant pas oublier celles d’Amiens, certes monochromes, mais dont la facture me semble indépassable. Je ne vous cache pas que j’ai été séduit par cette visite à l’intérieur, même si le nombre très important de visiteurs a réduit le plaisir.

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23 août 2016

Juillet butineur (10)

En redescendant, alors que j’avais déjà beaucoup de mal à marcher, je me suis embêté à escalader des rochers pour photographier des Iris latifolia (Mill.) Voss (Iris des Pyrénées) que j’avais repérés en montant. Ce que j’ignorais, c’est que j’en verrais des tas tout près de la route ensuite. Bon, là comme cette plante nest pas frappée par la taxe karagarienne, jen mets plein. Je préfère ceux dont le bleu est le plus sombre.

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Nous redescendons sans passer par Lourdes. J’ai connu cette ville lorsque j’étais très jeune (moins de huit ans). Mes parents et moi étions allés plusieurs années de suite dans les Landes et cette année-là, il ne cessait de pleuvoir et la situation dans le camping où nous étions était assez catastrophique et mes parents avaient décidé d’écourter le séjour. C’était en 1978, l’été de la mort de Paul VI. Je me souviens très bien de cet événement car nous avions entendu parler de son décès à la radio. Sur le chemin du retour, nous étions passés par Lourdes et je me souviens très bien que j’avais été ahuri par le nombre incroyable de boutiques de souvenirs, de toutes ces statuettes de la Vierge en plastique (la couleur dominante était le bleu). Même avec mes yeux d’enfants, j’avais trouvé cela clinquant. Ma mère m’avait toutefois acheté un petit canif au manche nacré avec une sorte de médaille de la vierge collée dessus. Je me souviens que nous étions allés visiter les deux basiliques superposées, étions allés voir la grotte de la future Nivernaise et avions même assisté à une messe dans une basilique souterraine en béton qui me paraissait immense (on y « célébrait » la mort du pape). Je n’avais aucune envie de me rendre dans cette ville dominée par les marchands du temple, par les malades en recherche d’espoir et par les religieux. Toutefois, il y a un château-musée qui domine la ville qui serait intéressant à visiter.

Comme trajet alternatif, nous sommes passés par le col mythique (pour le Tour de France cycliste s’entend) du Tourmalet. Nombre de paysages étaient sympas, avec beaucoup d’Iris des Pyrénées. En revanche, les remontées mécaniques, les stations de ski et autres installations gâchent beaucoup les paysages.

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A suivre...

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22 août 2016

Juillet butineur (9)

L’étape suivante, pyrénéenne, n’était pas le cirque de Gavarnie, mais juste à côté, le cirque de Troumouse, moins connu, moins fréquenté par les touristes. Un circuit, trouvé sur l’internet avait été envisagé afin de permettre un parcours supportable pour Fromfom. Nous sommes partis de l’hôtel (près de Luz-Saint-Sauveur) peu après neuf heures, mais sur la route, alors que nous n’avions probablement pas encore atteint l’altitude de 1000 m, je n’ai pu m’empêcher de demander à Fromfrom de faire une halte floristique sur la berme. Dans le lot, des plantes communes pour le coin et quelques espèces que je ne connaissais pas. Pour la suite, je ne donne presque aucun nom parce que je nai pas pu les déterminer sur place (pas de flore, pas de récolte possible et pas encore eu le temps détudier les possibles espèces à chaque fois daprès mes photos, même si bien sûr, il y a aussi des espèces que je connais fort bien).

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Nous continuons la grimpette en voiture.

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Et voici les montagnes entourant le cirque. L’Espagne se trouve sur la crête des montagnes du fond.

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La marquise, malgré les plaintes et les grincements, fera le tour complet, plus complexe qu’imaginé au départ et non balisé (une fois arrivés aux lacs, la quasi-totalité des promeneurs se contentaient de revenir par le même chemin). De fait, c’est moi en escaladant des rochers, à la recherche notamment de Rhododendron ferrugineum L. (Rhododendron ferrugineux) encore en fleurs, qui me suis fait très mal à un genou, à tel point qu’à un moment, je me suis demandé si j’arriverais à regagner le parking. La réponse fut positive et même si je fus ennuyé quelques jours, la blessure n’eut pas de conséquences médicales.

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Sur le circuit, quelques autres fleurs, bien entendu.

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A suivre...

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11 août 2016

Juillet butineur (8)

Le deuxième édifice toulousain était le couvent des Jacobins, en particulier son église gothique (XIII-XIVe s.). Le clocher rappelle beaucoup celui de la basilique Saint-Sernin. L’extérieur du bâtiment a lui quelques lointaines similitudes avec celui de la cathédrale d’Albi.

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Quelques animaux sculptés sur le portail dentrée.

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Bien sûr, le vaisseau intérieur est extraordinaire avec ces colonnes centrales, ces voûtes, ce « palmier »… Vraiment, un choc émotionnel réel à ne plus avoir où donner de la tête, même si une réunion de religieux et de laïcs bruyants nous ont un peu gâché le début de la visite.

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Le cloître.

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Le réfectoire.

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La chapelle Saint-Antonin.

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La salle capitulaire.

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La visite terminée, nous avons mis le cap bien plus au sud.

A suivre… plus tard…

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10 août 2016

Juillet butineur (7)

Voici à présent l’intérieur de la basilique Saint-Sernin. Il y a de l’élan dans tout ça. A préciser que la crypte est sur deux étages et on était réellement bien dans la plus profonde, parce qu’en haut la chaleur régnait quand même pas mal.

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Après ça, il était presque le temps de songer à trouver un établissement pour déjeuner. Vive le guide, mais plusieurs établissements sont fermés ou complets. On trouve dans une ruelle non loin du Capitole un restaurant argentin (une première) qui a la taille d’un abribus dixit le guide (d’ailleurs, c’était presque ça). Une bonne surprise au rayon bon marché avec un jeune patron on ne peut plus sympa. D’ailleurs, voici la place du Capitole. Vraiment, avec ce que j’en avais lu en bien, je ne suis guère enthousiasmé. Le marché était encore là en début d’après-midi. Cela m’a confirmé, peut-être à tort, que nous faisons bien de limiter nos visites qu’à de rares édifices dans de telles grandes villes.

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A suivre…

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09 août 2016

Brèves cornusiennes (60)

D’habitude, début août, c’est relativement calme au boulot. Cette année, des « drames » se jouent.

Ma directrice « scientifique » continue à m’emmerder, même au cœur de l’été,quand l’ambiance pourrait être à un peu plus de détente.

Elle est tombée malade pendant les vacances et m’a demandé qu’une partie de ses vacances ne soit pas décomptée de ses jours de congés. J’ai commencé par dire non, parce que je suis un chef autoritariste dénué de la moindre empathie c’était la première fois que l’on voyait arriver une telle demande et ce n’est pas dans le code du travail et puis parce que quand elle peut demander un traitement de faveur et des dispositions d’exception, c’est la première à en user et surtout à en abuser. Mais la convention collective dont nous relevons autorise des choses après autorisation de l’employeur, et j’ai autorisé (comme quoi je ne suis pas si mauvais que ça).

Moins de 24 heures plus tard, alors qu’elle est en arrêt de travail, elle diffuse depuis chez elle un document dont j’étais l’auteur du texte de départ où elle propose à tout le monde, entre autres, un nouveau travail pour la fin de l’année ou le début 2017, qui est à peu près sûr de désorganiser les équipes et est surtout complètement irréaliste vus les délais et les impondérables. Je lui explique gentiment (je suis le seul à pouvoir lui répondre sur le sujet, tous les autres sont en vacances) et elle répond, toujours à tout le monde, en se justifiant, mais sans répondre à mes préoccupations de faisabilité technique, de charge et calendrier de travail et surtout de gestion de projet et plus généralement de travail en équipe. Et comme elle se moque de tout cela, je réponds de manière un peu plus vive que ce n’est pas de cette manière que j’entends que les choses se passent (dire ça à une directrice super sénior de 61 balais est plus que surréaliste, mais elle ne comprend pas). Et après ça, je reçois en retour à ma seule adresse, un message de plaintes et d’accusations : je la décrédibilise « un peu plus » vis-à-vis des autres (comme si le « un peu plus », voire le « beaucoup trop » n’avait pas été dépassé depuis très longtemps), que je suis rien qu’un méchant, que je ne lui fais pas confiance, et elle remet le couvert pour justifier sa marotte. Et là, je suis pris d’un doute : que faire ? Le Cornus doutant et en colère est une espèce imprévisible. Il écrit une réponse cinglante, très cinglante, mais ne l’envoie pas. Il demande un avis un peu extérieur, en l’occurrence Fromfrom, qui connait un peu le contexte et en gros les turpitudes de la dame (invisibles pour qui ne la subit pas au quotidien au travail). Contrairement à mon autre directrice, Fromfrom m’a conseillé de ne pas envoyer ce que j’avais écrit, parce qu’elle était incapable d’entendre mes arguments « pour le moment ». Je pense que ce n’est pas que « pour le moment » mais un état permanent de surdité, mais je prendrai plus tard le temps de lui dire tout ça de vive voix, même si je sais qu’elle fera tout pour esquiver, noyer le poisson, rejeter la faute sur d’autres… J’ai aussi peur qu’elle finisse par m’accuser de harcèlement (même si tout ce que je peux dire est réel), notamment si je suis trop vif et il me semble délicat de savoir où placer le curseur. Qu’est-ce qu’on peut perdre son temps avec ces conneries. Tout cela est usant. Vivement qu’elle soit à la retraite.


Lors de ma participation à mon premier conseil scientifique en 2003 (réunion une fois l’an), à peu près un an après mon arrivée, j’avais assisté à l’élection du nouveau président et c’est encore lui aujourd’hui. A l’époque, je le côtoyais peu, à part quelques heures tous les ans. Peu à peu, au fil des discussions, nous nous sommes trouvés un intérêt commun pour les vins (lui est Alsacien) et nous avons participé avec d’autres, à plusieurs repas sympathiques le soir en marge des conseils scientifiques. Fromfrom a même participé à plusieurs de ces événements.

Puis, il y a environ six ans, il a pris sa retraite d’ingénieur de collectivité territoriale (il était directeur d’une équipe) et a créé une entreprise individuelle. Soit. Mais en tant que bénévole dans notre conseil scientifique, il s’est mis à nous faire des notes de frais au nom de son entreprise, en feintant sur les coûts kilométriques qu’il affiche plus de 50 % plus cher que les tarifs votés au sein de notre CA (correspondant à une voiture de 5 CV parcourant 20 000 km par an). En plus, il nous facture de la TVA à 20 % alors que parfois, elle lui avait été facturée à lui à des taux inférieurs. Je passe aussi sur le fait qu’il avait comme par hasard oublié de retirer de sa facture les repas de sa compagne. Depuis deux ans, notre comptable ne s’était rendu compte de rien et le commissaire aux comptes non plus, mais cette année, cela n’est pas passé et c’est normal. Mais Monsieur conteste pour la TVA et les coûts kilométriques, parce qu’il a une « petite retraite » et qu’il doit financer ses autres activités scientifiques et congrès en Chine, en Suisse et je ne sais quoi. Quel rapport avec le fromage ?

Au fil des ans, je me suis aperçu peu à peu que l’homme n’était pas seulement « précieux », mais carrément mondain, avec des allures parfois hautaines, ce que j’avais déjà du mal à admettre. Que l’on s’entende bien, cela ne remet aucunement en cause ses qualités scientifiques indéniables, notamment dans les domaines des om*belli*fères ,dont il est le spécialiste français incontestable, et de la conservation des espèces végétales. La découverte de l’année, c’est qu’il s’agit d’une personne excessivement vénale et qui ne se gêne pas pour tricher par inadvertance. Qu’il n’ait pas une retraite importante par rapport à son ancienne rémunération de salarié, c’est un fait, car on sait que fonctionnaires territoriaux, même les ingénieurs, ont beaucoup de primes qui ne sont pas comptabilisées dans le calcul de leur retraite, mais il a fait une carrière complète et avait un statut un peu plus enviable qu’une femme de ménage. Il ferait pleurer dans les chaumières. Maintenant, il dit que dans ces conditions, il ne viendra pas au conseil scientifique de l’an prochain, ce qui est gênant pour un président, mais je crains qu’il ne veuille pas démissionner. Donc, on s’est dit qu’on allait s’arranger pour ajouter des articles dans le règlement intérieur de l’association à l’occasion de notre CA du mois de novembre et nous allons organiser son « abdication ». Car oui, sauf démission personnelle ou décès, les conseillers scientifiques sont indécrottables, élus à vie. Je vais revoir tout ça. Non mais.

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Juillet butineur (6)

A Toulouse, mes seuls objectifs étaient de visiter la basilique Saint-Sernin et le couvent des Jacobins. Ce fameux saint Sernin dont nous vîmes la veille le sarcophage du XIIe s. à l’abbaye de Saint-Hilaire, alors que Saturnin de Toulouse, de son vrai nom vécut au IIIe s. (son tombeau prétentieux est situé dans la basilique toulousaine). L’édifice roman est commencé vers 1070 et terminé au XIIIe s. Il s’agit du plus grand édifice roman encore conservé en Europe.

Voici l’édifice vu de l’extérieur. Je n’ai pas photographié la façade occidentale, en travaux, à l’ombre et de peu d’intérêt. Deux entrées sud, dont une dans le transept et une plus majestueuse qui donne dans la nef. Pas mal de chapiteaux.

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Pour Calyste, le chapiteau couplant Visitation et Annonciation.

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A suivre...

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07 août 2016

Juillet butineur (5)

Je voulais absolument prendre en photo la « façade » ouest de la cité de Carcassonne, chose qui n’était jouable, du point de vue de l’ensoleillement, que dans l’après-midi ou la soirée. Ce fut fait peu après 18 heures. Je précise que d’un point de vue de la technique photographique que durant ces jours de chaleur et de luminosité intenses, j’ai été obligé de sous-exposer de plusieurs crans. Les deux premières photos dans les vignes ont, quant à elles, été prises en début d’après-midi.

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Voilà, j’ai fini de vous soûler avec mes photos de Carcassonne.

Nous avons mis le cap vers la ville rose où deux édifices nous attendaient…

 

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Juillet butineur (4)

Il était temps d’aller voir ce qu’il en était d’un breuvage, que je ne pensais pas aussi proche de Carcassonne. Mais chemin faisant, nous voyons un panneau qui m’intrigue. Rapide coup d’œil dans le guide. Eh oui, nous décidons d’aller visiter, d’autant que nous avons le temps. Nous allons donc voir l’abbaye de Saint-Hilaire. Ce n’est qu’à cette occasion que je me suis souvenu de la visite karagarienne (j’avais le son mais plus du tout l’image, donc ce fut une vraie découverte) : voir ici. Le son, c’était bien entendu la Blanquette de Limoux dont les premières bulles mondiales ont vu le jour ici en 1531. Les photos et commentaires de Karagar sont excellents. Je propose quand même quelques-unes de mes moins mauvaises photos. A noter qu’on pouvait voir dans une pièce une excellente vidéo (40 min) sur les plafonds peints de la région et qui ne devait pas exister du temps du passage de Karagar. A noter aussi que comme nous étions les seuls visiteurs à ce moment-là, j’ai chanté dans la magnifique chaire du réfectoire, lequel a été refait en 2005-2006 de manière moderne, ce que j’ai plutôt bien aimé ; l’acoustique est excellente.

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Photo fromfromienne de la chaire.

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Puis, nous avons poursuivi jusqu’à Limoux puisque c’était notre destination initiale, pour aller déguster des choses et acheter quelques bouteilles. A cette occasion, je me suis aperçu que jusque-là, je n’avais dégusté des Blanquette de Limoux, que selon la méthode traditionnelle, autrement dit, façon Champagne, et non selon la méthode ancestrale, autrement dit, façon Clairette de Die, c’est-à-dire pour dire vite, avec une « simple » fermentation peu poussée (6-7 °) au cours de laquelle tout le sucre du raisin n’est pas consommé, d’où des vins sucrés et fruités. Cette méthode ancestrale la rapproche beaucoup de la Clairette de Die, mais avec des goûts bien différents, du fait du cépage (Mauzac contre Muscat car les meilleures Clairettes, selon moi ne contiennent que peu voire pas du tout de cépage Clairette) et probablement du terroir. La méthode traditionnelle, rapproche le vin des crémants et champagne. Il existe d’ailleurs un Crémant de Limoux à base de Chardonnay faisant le bonheur notamment des Champagnes et Crémants de Bourgogne blancs de blancs. J’arrête là, mais on aura bien compris, qu’il y a énormément de diversité dans les vins de Limoux et encore, je ne parle pas des vins tranquilles et encore je ne parle pas des autres couleurs, mais nous n’avons pas goûté. Je suis donc obligé de reconnaître que dans le coin, il y a ici des vins pour contenter à peu près tout le monde. Si je mets de côté un Corbières bu à Carcassonne, je constate que nous avons bu là les meilleurs vins locaux parmi ceux dégustés dans les restaurants au cours de notre périple. L’honneur bourguignon et des vallées du Rhône et de la Loire est donc sauf :-).

A suivre…

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