Cornus rex-populi

28 janvier 2012

Acte 2 : lutte contre la fraude et réformes fiscales

La fraude fiscale et sociale représenterait un manque à gagner de 50 G€/an. On sait par ailleurs que l’essentiel du montant de cette fraude est portée par les plus riches. En intensifiant réellement les contrôles fiscaux, en faisant tomber les secrets bancaires, en harcelant les paradis fiscaux, on peut espérer réduire cette fraude d’au moins 50 %. En imaginant que cette fraude soit plus faible qu’on ne l’imagine, il est raisonnable de penser qu’il serait facile de récupérer au moins 20 G€. Le montant du déficit résultant serait donc désormais de 70 – 20 = 50 G€

 

Le mode d’imposition majeur que j’imagine est basé sur l’impôt sur le revenu. Tous les revenus seraient mis à contribution à égalité (salaires, pensions, allocations, revenus financiers…). Absolument tout le monde payerai cet impôt, y compris le bénéficiaire du RMI (bien sûr, pas énormément, mettons de l’ordre de 5 €). Cet impôt, pour les salaires et les revenus financiers notamment serait principalement prélevé à la source. Le nombre de tranches, actuellement au nombre de 7 (elles étaient 13 avant que le ministre du budget Sarkozy ne les supprime en 1993 ou 94) seraient augmentées pour rendre l’impôt plus progressif avec moins d’effets de seuils. Une tranche de 50 % (ou plus) serait ajoutée pour les hauts revenus. Un impôt sur le patrimoine (plus lourd que l’actuel ISF qui n’existe presque plus) serait également instauré. Ne le paierait bien sûr que les gens fortunés et non des « pauvres vieux » qui avaient eu la malencontreuse idée d’habiter sur l’Île de Ré avant que les prix de l’immobilier ne s’envolent.

On pourra argumenter que les hauts revenus vont se délocaliser à l’étranger avec de telles augmentations d’impôts. C’est effectivement une rengaine que j’entends depuis le début des années 1980. Pour contrer ce phénomène, je propose de trouver un système visant à taxer les fuyards lorsqu’ils reviennent en France. Les artistes richissimes qui usent de ce stratagème alors qu’ils travaillent en France pourraient être déjà refroidis par le prélèvement de l’impôt à la source. Tout disque, tout spectacle vendus en France de Messieurs Aznavour ou Halliday verrait la part de l’artiste captée entièrement s’il n’est pas en règle avec le fisc. Par ailleurs si besoin, les maisons de luxe de la Côte d’Azur (par exemple), les mirifiques châteaux ou autres riches propriétés seraient fortement taxés afin de faire enfin participer les puissants. Il se trouve que ces demeures et propriétés sont difficilement délocalisables ou transportables dans des paradis fiscaux. Pourquoi n’y a-t-on pas songé plus tôt ? Sans doute parce que l’on ne veut pas taxer ses amis ?

On l’aura compris, le but est de taxer plus fortement les plus riches, principe même de l’impôt sur le revenu progressif. Il y avait un autre impôt progressif dont presque tout le monde avait applaudi la disparition. Il avait des défauts (fortes différences entre les départements), mais Fabius dans le gouvernement Jospin l’a supprimé. Je veux parler de la vignette automobile, qui était plus faible pour les petites ou les vieilles voitures, plus cher pour les voitures chères, puissantes (et polluantes) et récentes. Il y aurait lieu de s’interroger sur son rétablissement dans le cadre d’une sorte de taxe carbone à la mode cornusienne.

Bien sûr, les personnes qui me lisent pourront penser que je ne cesse de les taxer, y compris les plus modestes (même si beaucoup plus modestement). Mais je préconise dans le même temps, de fortement diminuer les taux de TVA qui est un impôt proportionnel et qui frappe davantage les plus pauvres. Je propose néanmoins de conserver un taux de TVA plus élevé pour les vrais produits de luxe. On pourrait ainsi avoir un taux de TVA entre 3 et 8 % et un autre entre 15 et 20 % pour ces produits de luxe.

Après tout ça, c’est presque anecdotique, mais je préconise la suppression de la redevance audiovisuelle. Le budget audiovisuel serait pris dans le budget global de l’État. Dans le même temps, la publicité serait complètement supprimée sur les chaînes de télévision et de radio publiques (c’est mon petit côté sarkozyste).

Je pense vraiment qu’une telle réforme fiscale pourrait permettre de retrouver un budget de l’État à l’équilibre, mais cela ne suffirait pas à dégager des marges de manœuvre suffisantes pour mettre en œuvre une politique volontariste, avec en priorité absolue, la forte réduction voire l’éradication de la misère (je veux dire par là, ne plus avoir de gens malnutris ou qui n’ont pas de toit en France). Je suis un grand naïf ? Je veux bien le reconnaître, mais j’ai le droit de rêver. Ceci dit, il y a encore beaucoup de choses permettant de faire des économies : réformer le financement de la sécurité sociale ainsi que son fonctionnement, réformer les collectivités territoriales (suppression des conseils généraux, voire des départements, fusionner des communes…), réformer les institutions (je pense que l’on pourrait parler d’une VIe République cornusienne). J’aurais sans doute l’occasion d’en reparler.

Bien tout ceci est très incomplet, brouillon, mal ficelé, mais je pense qu’on comprendra à peu près où je veux en venir.

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22 janvier 2012

Acte 1 : réduction massive du budget de la Défense

Chacun le sait, je ne suis pas du tout économiste ni spécialiste des affaires de défense. Cela ne m’empêche pas depuis très longtemps de me poser des questions. Les réponses que je peux apporter sont certainement réductrices, simplistes, utopistes ou je ne sais quoi. Mais j’ai bien le droit de ne pas avoir forcément totalement tort. Ce premier volet qui n’aura peut-être pas de suite, s’est appuyé sur des données recueillies sur l’internet, dont Wikipédia, divers articles journalistiques et le site du Ministère de la Défense.

 

Le déficit public global (somme des déficits des budgets de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales même si ces dernières ont obligation à avoir un budget équilibré) de la France en 2011 est de l’ordre de 90 milliards d’euros (90 G€). Afin de ne pas encore aggraver encore la dette publique abyssale accumulée (de l’ordre de 1700 G€ fin 2011) surtout depuis la seconde moitié des années 1970 (environ 800 G€ depuis 10 ans, ce qui en dit déjà long sur les gouvernements prétendument les plus économes) et ne pas être trop soumis à la pression des marchés financiers mondiaux, une des solutions serait non seulement de réduire le déficit, mais de l’équilibrer sans recourir à de nouveaux emprunts.

Parmi les pistes possibles, on peut s’intéresser à certaines dépenses que l’on pourrait réduire. Parmi celles-ci, le budget de la défense (le deuxième du budget de l’État après celui de l’éducation nationale). Ce dernier se monte en 2011, avec la partie « anciens combattants » à 40,8 G€. Comme il n’est pas question de mettre tous les militaires (et civils) au chômage (le coût des traitements et salaires s’élève à un peu plus de 19 G€ en 2011), on peut aisément espérer une économie de l’ordre de 20 G€ en arrêtant toutes les dépenses d’investissement et les autres coûts de fonctionnement. Dans ces circonstances, que feraient les 235 230 militaires et les 69 990 civils (chiffres 2010) ? En tout état de cause, pour ceux qui se trouvent à l’extérieur, il serait judicieux de les rapatrier en France (25 500 militaires hors métropole, dont 17 200 dans des forces de présence dans des pays étrangers ou dans des engagements nationaux ou internationaux). Inutile de dire ce que je pense de ces forces dont une large part peut être assimilée à du néocolonialisme visant à protéger les biens et les activités lucratives privées (parfois néo-esclavagiste) de quelques « bons amis de la France ». Il est possible de faire de notables économies supplémentaires sur les salaires et traitements sur ces militaires que l’on rapatrierait. A court terme, on pourrait utiliser les militaires à des tâches d’utilité publique, comme par exemple, le nettoyage environnemental (enlèvement de déchets non biodégradables) des bords de route et de rivières, et il y a du boulot. Bien sûr, d’autres idées sont à étudier, comme par exemple bâtir et réquisitionner des logements individuels décents pour les sans-abris. A moyen et long termes, le nombre de militaires ou de civils de la défense pourra être réduit de façon substantielle (75 % de réduction des effectifs par exemple).

Deux problèmes importants subsistent :

  • la France n’aura plus d’armée opérationnelle : c’est un choix même si l’idée à moyen terme est une participation à une vraie force européenne ;
  • et que vont devenir les entreprises qui fournissent du matériel aux forces militaires : si c’est pour enrichir un certain Ser*ge Das*sault pour ses avions fer à repasser qu’il est incapable de vendre ailleurs qu’à l’armée française, si c’est pour tous les ponts d’or faits aux entreprises amies (et surtout à leurs dirigeants) du président, cela ne serait pas un problème s’il n’y avait des emplois salariés en France à la clé. Ce problème devrait faire l’objet d’un examen attentif qui passe par une politique industrielle et de recherche spécifique, mais également par une mise sous tutelle partielle des entreprises concernées.

Par cette opération de réduction des dépenses de la défense nationale, on économise 20 G€. Inutile de dire que je n’ai pas entendu beaucoup de personnalités politiques (pour ne pas dire aucune) proposer cette solution. Est-elle à ce point irréaliste, idéaliste, utopique, suicidaire ? Je ne le pense pas, sinon je n’aurais pas pris la peine d’y réfléchir. Il n’en reste pas moins que pour éponger le déficit, il reste donc à trouver 90 – 20 = 70 G€. Cette somme très importante est à trouver dans de nouvelles économies dans d’autres budgets de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales, mais aussi et surtout, dans une refondation fiscale et l’identification de nouvelles priorités pour la France. Ces aspects là feront, peut-être, l’objet de nouvelles notes.

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14 janvier 2012

Vœux, galette et punition

Cette année, plus encore que les précédentes, je supporte encore moins les « bonne année » que l’on DOIT souhaiter dans ses courriels dans le cadre du boulot. Cette « obligation » est également valable pour les gens que l’on connaît à peine ou que l’on n’apprécie pas. Cette année, par chance, je n’ai pas eu encore à souhaiter la bonne année à ces personnes que je ne supporte pas et j’espère qu’ils attendront février pour se manifester, comme cela, j’aurais une bonne excuse. En fait non, trêve d’hypocrisie, je ferais tout pour ne pas leur souhaiter la bonne année. Je précise que j’aime bien souhaiter la bonne année aux personnes sympa ou aux amis, mais ces faux bons vœux obligés m’agacent. Il est probable qu’un quart au moins de ceux qui m’expriment leurs bons vœux n’ont que faire de moi.

Lundi, j’avais une première réunion à 11 heures, avec sandwich intégré. A 15 heures, réunion avec deux personnes d’organismes différents. Ils savaient qu’ils n’avaient qu’une heure devant eux, mais ils ont quand même trouvé le moyen de mordre de près d’un quart d’heure sur l’événement suivant, à savoir les vœux de la présidente et de la direction. Un groupe de collègues avaient secrètement préparé un petit spectacle humoristique, mais je n’ai pu en voir que deux minutes, car une réunion m’attendait à 16h30. Du coup, j’ai été privé de galette et de Champagne (encore que ce dernier ne soit pas d’une qualité apte à déclencher ma gourmandise). La réunion de 16h30 était téléphonique et de niveau national. Mon directeur était persuadé qu’elle serait scientifique ou technique, mais en réalité, il fut surtout question de positionnement stratégique et concernait donc essentiellement les directeurs. Tout le monde parlait d’un document (que je n’avais pas à ma disposition) et j’ai posé une question naïve que personne osait poser : « je ne sais pas ce qu’est ce document, je ne l’ai pas ». Et là, surprise, j’étais loin d’être le seul. Bref, j’ai été puni pendant plus d’une heure et demie dans mon bureau, alors que tout le monde avait déserté son poste pour les réjouissances dans l’amphi. A la suite de ça, j’ai quand même pu trouver un bout de galette fèvée et une coupe de vin effervescent, mais je n’ai rien vu du spectacle, où paraît-il, il était question de moi à deux reprises. Mais l’affaire a été filmée, alors j’attends de voir ce que ça donnera.

 

Troisième note de la journée ! Cela reste rare pour être souligné.

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Bokedoù-koraiz

Nous disposons certes de quelques individus d’une variété précoce de jonquilles. L’an dernier, je trouvais déjà que la floraison avait été précoce (photo prise le 12 février), mais cette fois, nous sommes plus d’un mois plus tôt (photos prises par Fromfrom le 11 janvier). Je ne crois pas que cet hiver doux soit de très bon augure pour la suite. Qui dit mieux par rapport à cette précocité ?

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Vacances de fin d'année 2011 (5 et fin)

Vendredi 30 décembre

Dans l’après-midi, nous sommes partis à l’aventure. Première étape : la boucherie-charcuterie-devenue en plus traiteur-boulangerie-pâtisserie et où nous avions trouvé de bons saucissons début mars à un prix raisonnable. Évidemment, c’était à prévoir, cet établissement bénéficie d’une réputation extraordinaire (justifiée) et s’est beaucoup développé depuis une vingtaine d’années. Là, il y avait une débauche de mets plus appétissants les uns que les autres pour le réveillon du lendemain. Pas moins de 15 personnes servaient les clients et la queue était vraiment très impressionnante. Les saucissons étaient relégués dans un coin. Il faut croire que cette charcuterie ne fait pas partie des menus de fêtes.

Sous la pluie, nous sommes ensuite montés à l’assaut des pentes du Pilat. Saint GPS nous a conduit dans deux impasses. La neige s’est mise à tomber aux alentours de 800 m d’altitude et à tenir au sol à 850 m. Vers 900-950 m, Fromfrom m’a laissé le volant, parce que cela commençait à s’accumuler sur la route. Ceci dit, les risques de dérapage non contrôlé étaient limités puisque nous sommes équipés de pneus hiver. Nous sommes donc parvenus sans encombre au col de la Croix de Cha[u]bouret (1201 m). La question de la poursuite de l’ascension s’est ensuite posée. Mais comme nous ne risquions pas grand-chose, nous avons poursuivi jusqu’à la Jasserie (là où Karagar avait vu une porte des étoiles il y a deux ans) en passant par le sommet du parcours ( 1380 m) tout près du point culminant du Pilat (Crêt de la Perdrix, 1432 m). Mais cette fois, la première fois depuis une quinzaine d’années, nous avons trouvé porte close à la Jasserie. Et il n’y avait personne à l’exception de deux voitures dont les occupants étaient partis faire de la luge. Pourquoi cette fermeture ? Préparaient-ils le réveillon du lendemain ?

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Nous sommes redescendus, la limite pluie-neige aussi (vers 650 m). Nous sommes ensuite allés acheter les ingrédients du dessert réveillonnesque fromfromien.

 

Samedi 31 décembre

Dès le matin, Fromfrom avait commencé à préparer le dessert et elle y a passé une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. Il convient de souligner que le résultat est objectivement une des plus belles réussites de Fromfrom et si l’on en juge que le caractère esthétique, le plus beau gâteau fromfromien de tous les temps. La photo ne rend pas forcément compte des détails.

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Dimanche 1er janvier 2012

Mes oncle et tante (qui habitent la commune voisine) étaient invités  par mes parents. Ce fut notre dernier repas de fête.

 

Lundi 2 janvier

Nous sommes partis avant 10 heures. Nous avons ainsi évité les ralentissements lors du pic des retours massifs en région parisienne.

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12 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (4)

Jeudi 29 décembre

L’idée avait été évoquée depuis plusieurs jours, mais je ne situais pas précisément sur la carte. Il était question d’aller visiter l’abbatiale de Cruas. En même temps, Cruas ce n’est pas loin, c’est en Ardèche, toute proche. Sauf que sans avoir consulté de carte préalablement, je m’en étais remis au jugement optimiste de mon père. En réalité, Cruas se situe au sud de Valence, non loin de Montélimar.

En dehors de l’abbatiale, Cruas est connue pour sa centrale nucléaire (passons) et plus anciennement pour sa cimenterie à deux pas du village en bord de route (une horreur quand on songe aux impacts environnementaux et paysagers).

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Nous avons effectué le tour de l’abbatiale, fermée.

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Mais comme indiqué sur la porte, nous sommes allés à l’office de tourisme, juste à côté, qui nous a proposé une visite guidée quelques minutes plus tard. La jeune femme toussait comme une crevée, mais nous avons pu tout voir (nous deux seulement) dans d’excellentes conditions, me laissant le temps de prendre des photos. D’entrée de jeu, elle nous a dit qu’elle pouvait se tromper car elle ne connaissait pas bien les détails sur l’édifice, mais elle a fait un effort pour répondre à toutes nos questions et nous a montré à peu près tout ce qu’il y avait à voir. Il faut préciser que le lumière a été allumée en entrant, et cette lumière est assez bien disposée, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Heureusement d’ailleurs, car l’édifice est extrêmement sombre : seules quelques rares « meurtrières » hautes côté sud. L’entrée de l’édifice, surmontée d’une chapelle.

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La tribune du milieu du XIIe siècle qui a été dégagée (depuis quelques dizaines d’années à peine si je me souviens bien). Cette zone basse était en effet remblayée par des alluvions solidifiées apportées au cours du temps par les crues d’un affluent du Rhône qui débouche à cet endroit. Le plus extraordinaire, c’est que les chapiteaux sont dans un état de conservation extraordinaire et il n’y a eu aucune restauration mais juste un nettoyage à l’éponge. Les coups de ciseaux du sculpteur paraissent dater d’hier sur certains chapiteaux. On remarquera le voûtement qui annonce semble-t-il, de plus en plus l’approche gothique.

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Après, ce fut le tour de la crypte, plus ancienne puisqu’elle date du milieu du XIe siècle. Elle aussi, était comblée par des alluvions. Le voûtement est lui aussi spécial. De belles choses aussi sur les chapiteaux, en particulier le formidable « Orant » qui nous a fasciné.

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Et puis le chœur dans lequel il y a aussi une mosaïque, quelques autres chapiteaux, l’autel en marbre dont on a restauré les pieds avec du plexiglas (j’ai trouvé ça pas mal).

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Après la visite, nous sommes montés dans la ville haute et avons fait un saut sous le donjon.

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Au revoir, Cruas.

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Nous sommes ensuite passés près de Valence, pour rendre une visite surprise à mon oncle et ma tante que nous n’avions pas revus depuis deux ans.

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08 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (3)

Lundi 26 & mardi 27 décembre

Rien de bien flamboyant à raconter pour ces journées là, à part le fait que nous nous sommes escrimés à trouver un « guide du routard » pour la région lyonnaise, alors que visiblement, cela n’existe pas (il en existe juste un pour la ville de Lyon).

 

Mercredi 28 décembre

Comme Calyste m’avait appâté dans sa note du 18 octobre 2010, j’ai décidé que l’abbaye de Charlieu (partie septentrionale du département de la Loire, tout près de la Saône-et-Loire) ferait bien l’objet du menu de l’après-midi, en plus de quelques autres bricoles…

Lorsque nous arrivons à destination, je rentre le premier. Le « guichetier » m’annonce qu’il n’y as pas de visite guidée et qu’on ne peut payer la visite qu’en espèce, les comptes étant désormais clôturés, mode imposée par l’actuel propriétaire (depuis juillet 2010), le Conseil général de la Loire. Nous nous sommes débrouillés seuls, mais nous n’avons pas eu accès à une salle dont Calyste avait fait des photos (l’étage de l’église). Et en revoyant les photos de Calyste, je m’aperçois que nous avons bêtement loupé le splendide extérieur du portail principal (je m’en veux, même si à notre décharge, le dépliant donné à l’entrée omettait scandaleusement d’en parler, vu qu’il est librement visible de l’extérieur). Il reste que nous avons vu pas mal de choses quand même. Un superbe narthex avec quelques cannelures très clunisiennes, de superbes sculptures.

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Le cloître est un des plus émouvants que je connaisse (trois côtés très bien conservés, sauf les sculptures).

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Et puis la salle capitulaire, avec en son centre, une rareté : un pilier avec pupitre intégré en pierre.

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Une chapelle et quelques extérieurs.

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Après ça, nous sommes allés aux abords du barrage de Villerest, qui fige la Loire sur une retenue d’environ 30 km. Un ouvrage qui a pour objectif d’écrêter les crues de la Loire amont. Sous l’impulsion de l’EPALA (Établissement public de la Loire et de ses affluents, actuellement Établissement public Loire), il a été mis en service dans la première moitié des années 1980. Il en profite pour produire un peu d’électricité, mais surtout, il est susceptible de réduire les pointes de crue de la Loire (en période de crue, il est capable de stocker au moins deux fois le volume déjà emmagasiné) et il assure, avec la retenue de Naussac, le soutien des étiages estivaux, pour les 4 centrales nucléaires situées en aval. Bien évidemment, tout cela ne concourt pas à l’expression de la dynamique fluviale « naturelle » en réduisant fortement les crues et les étiages. Heureusement, les affluents bourguignons issus du Morvan et de la Nièvre et surtout le très respectable Allier limitent notablement cette artificialisation du régime hydrologique.

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Perché sur le coteau de la rive ouest, le village de Villerest est intéressant, par ses maisons médiévales à pans de bois (pas de photos) et par ses remparts.

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Puis, nous avons filé à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire quelques kilomètres au sud de là. En haut du village, une première église.

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A flanc de coteau, le village médiéval, avec l’église et ses peintures murales.

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Encore la retenue ligérienne et un gros zoom sur une curieuse batisse sur le coteau d’en face.

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Et le village et son donjon sous la lumière du soleil déjà couché.

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Vacances de fin d'année 2011 (2)

Samedi 24 décembre

Le matin, tour sur le petit marché du samedi pour récupérer les dindes de Noël chez le paysan volailler, des endives et autres légumes et des fruits chez le paysan primeur. L’après-midi, Fromfrom commence sa bûche, encore une innovation, mais il lui manque l’outillage spécifique pour confectionner des copeaux de chocolat. Nous partons donc à la recherche des ustensiles adéquats à Saint-Chamond, mais ce sont des choses pas toujours évidentes à trouver. Nous stationnons devant l’église Saint-Pierre.

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Pendant ce temps, ma mère s’est affairée à préparer les dindes coupées en morceau pour une recette au Riesling. Peu après notre retour, je me suis affairé à l’ouverture des huîtres.

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Fromfrom en a fait cuire les deux tiers avec sa recette habituelle au vin blanc, aux échalotes et à la crème. Après, nous avons réveillonné. Je ne donnerai pas le menu ni les vins pour ne pas que l’on m’accuse de destruction de clavier pour cause de bavage. Je précise juste que le viognier acheté la veille n’a pas été consommé, nous le gardons pour plus tard, par exemple quand Lancelot viendra nous voir… Je ne montre que le dessert fromfromien, une bûche chocolatée au chocolat avec du chocolat (ce sont les restes, respectables, qui ont été phtotographiés).

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Dimanche 25 décembre

Il avait été décidé il n’y a pas si longtemps que le repas de Noël se ferait à la ferme de mon cousin au lieu du rendez-vous habituel chez ma cousine. Comme chaque année, chacun se charge d’un plat. Comme d’habitude, ce qui échoyait à mes parents, c’était la viande (la fameuse dinde au Riesling). En entrée ma cousine avait fait des huîtres cuites, mais selon une autre recette que celle de Fromfrom. Le vin de l’apéritif fut excellent, mais celui des huîtres fut un Riesling qui « ravalait » sérieusement. Je précise, afin que l’on n’aille pas dire que je suis un infâme goujat, que ce n’est pas moi le premier qui ai lancé que le vin était « tordu », mais on a attendu mon diagnostic avant de le retirer de la table. Devant ça, mon cousin déboucha, en secours, un chardonnay de Montbrison. Et là, je l’avoue, c’est moi qui ai fait un procès en sorcellerie : le chardonnay se montra d’une platitude absolue (évidemment, a-t-on idée d’aller planter du chardonnay à Montbrison – c’est faire insulte à ce cépage qui donne tellement, ailleurs, des choses honnêtes à exceptionnelles). Nous nous sommes rabattus sur du Coteaux du Layon de l’apéritif. Pour la viande, ce fut notre magnum de Hautes-Côtes de Beaune (je le gardais, mais Fromfrom et moi, qui sommes pourtant gourmands, n’avions jamais osé nous y attaquer).

Avant le dessert, Fromfrom et moi sommes allés promener le chien sur le chemin des anciennes vignes de mon grand-père et de mon oncle, transformées en « usine à œufs ». Autrement dit, un poulailler abritant 3000 poules pondeuses bio. Évidemment, elles ont de la place et je n’ai rien contre cet élevage. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler, mais je n’ai pas vu d’un très bon œil la disparition de la vigne et de la cerisaie (les derniers arbres sont en train de mourir à cause des fientes volaillères). Et puis, ce fameux mur de pierres sèches, on n’en devine désormais que les fondations. A part ça, je ne ressens plus beaucoup d’amertume (de la nostalgie, toujours). J’ai fini par m’en détacher, par faire mon deuil.

Voici une première photo sur laquelle on voit la ferme de mes grands-parents (à gauche, les deux grands bâtiments jumeaux, ferme complètement fermée avec cour intérieure). Les autres bâtiments visibles sur la photo ne sont pas la propriété actuelle de mon cousin, à l’exception du poulailler à l’extrême droite.

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Et voici le poulailler en entier. Les vignes de mon grand-père étaient sous le poulailler, derrière et sur la droite. Ces photos, avec la précédente, ont été prises il y a deux ans d’assez loin depuis une colline et ne rendent pas bien compte de la profondeur de champ et de la taille des éléments (les bâtiments sont plus éloignés les uns des autres qu’il n’y paraît).

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Cette fois-ci, des photos montrant la colline d’en face, et notamment un gros hameau situé dans le département voisin, le Rhône. La petite rivière au fond de la vallée forme la frontière. Gamin, avec mon cousin, j’y avais fait une belle découverte d’écrevisses indigènes.

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04 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (1)

Jeudi 22 décembre

Nous sommes partis avec notre carrosse vers 9 heures. Nous n’avons pas eu mauvais temps pour rouler. Nous avons trouvé quelques résidus de neige du côté du plateau de Langres (vous savez, l’endroit où la Seine ne prend pas sa source). Juste quelques petits ralentissements avant le tunnel sous Fourvière et de Chasse-sur-Rhône – Givors. A peine arrivés à bon port, la gorge fromfromienne étant encore en feu, nous téléphonons à Madame la docteur, médecin de mes parents, qui remplace celle que j’avais connue gamin et qui vient d’être remplacée. Rendez-vous est pris dans la foulée.

 

Vendredi 23 décembre

Le matin avec mon père, nous sommes descendus au marché (oui, nous descendons, car la place du marché se trouve sur la place près de la mairie, entre la rivière couverte et l’ancien canal dont leur existence plus perceptible depuis longtemps, sauf quand on est fin observateur. L’objectif principal était de trouver du boudin noir chez un des fournisseurs « classiques » de saucisses, saucissons et autres pâtés. Puis, mon père ayant repéré un producteur de fruits de mer de Bouzigues qui vient spécialement vendre sa production sur les marchés du coin, nous sommes allés voir s’il avait des huîtres. Et c’était effectivement le cas, et à un prix très raisonnable. Nous avait-on pas promis il y a tout juste un an que la maladie de l’huître creuse entraînerait une grande pénurie et une flambée des prix ? Les prix ont très certainement augmenté, de façon substantielle, mais on est bien loin de la pénurie. Encore un effet d’annonce journalistique, d’autant que cette année, je n’ai entendu aucun reportage nous expliquer les suites de cette maladie (je rappelle au passage qu’il était encore question de changer d’espèce d’huître creuse dans les élevages car l’épidémie était irréversible et condamnait à terme tous les individus).

L’après-midi, décision fut prise d’aller assister à une visite guidée à la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez (dont j’ai déjà parlé ici). Nous y étions allés déjà deux fois avec Fromfrom, mais à chaque fois, nous avions découvert un grave déficit d’informations sur place et les portes de l’église closes. Cette fois, nous sommes arrivés juste à temps pour la seule visite guidée de 15 heures. La visite nous a permis de rentrer dans la cuisine, dont la cheminée faisait pas moins de 8 mètres de largeur, ainsi que dans la cellule d’un père chartreux, cellules qui avaient la particularité d’être assez vastes et sans doute assez confortable pour l’époque (XIIIe s.). Après la Révolution, l’abbaye a été vendue en lots et achetée par des habitants de la région. Actuellement, fait rare, la quasi-totalité les bâtiments de l’abbaye sont des habitations dont les plus récentes sont du XVIIe siècle.

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Nous avons pu aller aussi dans les restes du chœur de l’ancienne abbatiale gothique dans laquelle il reste surtout des peintures murales dont l’expression « réaliste » indique la transition avec la Renaissance.

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Sinon, rien de particulièrement remarquable dans ces restes. L’église paroissiale actuelle a été abbatiale pendant quelques décennies avant la Révolution. A l’intérieur, nous remarquons quelques miséricordes des stalles, mais le visiteur lambda se pressait essentiellement pour aller voir la crèche, en l’occurrence une vaste « exposition » de plusieurs centaines de santons, avec sons, lumières et animations d’automates. Une réalisation assez exceptionnelle dont la mise en fonction pour 5 minutes était « facturée » 2 euros. J’ai voulu prendre des photos, mais hélas, je n’en ai pris qu’une, car je me suis vite fait attraper, sans doute par le concepteur. Je n’avais en effet pas remarqué qu’il était interdit de prendre des photos, d’autant que lui devait vendre ses photos. Cette interruption ne m’a pas fait énormément plaisir. Il n’est pas anormal que le concepteur se rémunère un peu de ses efforts, car je pense que c’est une vraie réussite, mais de là à jouer à ce point la carte des marchands du temple… Car je dois préciser que dans le cloître, on a toute une série de panneaux qui glorifient cette crèche et son concepteur et le « victimisent » parce qu’il n’avait pas pu l’installer l’an dernier pour d’obscures raisons.

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Au total, une visite guidée pas très enthousiaste, pour ne pas dire en pilote automatique et blasée



Après cela, nous sommes montés (de façon motorisée) sur quelques crêtes peu élevées du Pilat, avant de gagner la vallée du Rhône à Condrieu. J’avais dans la vague idée d’acheter du vrai vin à base de viognier. Le comble, c’est que j’ai sciemment voulu aller dans un supermarché. J’ai bien sûr trouvé du viognier local, scandaleusement mélangé dans le rayon « vallée du Rhône » avec un viognier des coteaux de l’Ardèche (demi-mal), mais surtout avec un viognier languedocien (ça, cela méritait au moins le bûcher pour le responsable du rayon).

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02 janvier 2012

Concours du 2 janvier 2012 et bonne année

Pas de choses absolument extraordinaires à révéler. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire le premier jeu de devinettes de l’année, non pour concourir, mais juste pour s’amuser. Je précise que toutes les photos qui suivent ont été prises par mes soins depuis le 23 décembre 2011. Et j’ai livré les indices dès le départ, alors ce n’est pas trop difficile je pense.

 

1) Quelle est la commune où se trouve cet ensemble d’édifices ? [Indice : je préfère la verte]

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2) Quel est cet ouvrage ? [Indice : inauguré par l’ancien maire de Tours]

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3) A quoi appartient cet échantillon d’édifice ? [Indice : une des plus bourguignonnes des ligériennes]

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4) Quel est ce producteur de nuages ? [Indice : m’auriez-vous cru plein aux as ?]

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5) Quel est cet édifice ? [Indice : est-ce vraiment roman ?]

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Bon, à part ça, et c’est bien plus important, je souhaite une très bonne année 2012 à mes fidèles (et moins fidèles aussi) lecteurs et commentateurs. Que 2012 vous soit une belle année pleine de bonnes surprises.

Posté par Cornus à 19:10 - Commentaires [14] - Rétroliens [0]