Cornus

Il n'y a pas de thématique spécifique à ce "blog". Tous les sujets sont donc théoriquement susceptibles d'être abordés.

16 mai 2008

Un grand monsieur

Lorsque j’ai commencé à travailler, dans un cadre professionnel, sur la flore et la végétation de la Loire, j’étais assez dépourvu de ressources bibliographiques et les bibliothèques à ma disposition étaient plutôt nulles. Après m’être renseigné auprès des personnes les plus compétentes, je prenais contact avec une personne qu’on m’avait présenté comme un « vieux monsieur », un professeur de botanique à la retraite. Au téléphone, j’eus quelqu’un de fort sympathique qui me donna beaucoup de pistes et surtout m’envoya de nombreux tirés à parts d’articles dont il était l’auteur ou le co-auteur. J’entrepris alors une correspondance suivie et pointue avec lui. Plus d’un an après, je le rencontrai à l’occasion d’une journée sur le terrain. Je fus impressionné par la science de ce vieil homme, par sa modestie, par sa douceur. Personnellement, alors que je me croyais déjà très fort, je me sentis tout petit à côté. J’ai alors pris conscience des marges de progrès qui me restaient à accomplir. Toutefois, le vieil homme m’avait pris en sympathie. L’année suivante, je suis allé à sa rencontre chez lui à L. C./L. Avec son épouse, il m’accueillit tel un prince. Ces gens-là étaient d’une extrême gentillesse. Il avait un réel intérêt pour mon travail et il souhaitait me faire découvrir ses connaissances. Cette fois, il m’emmena voir les grèves de la Loire qu’il arpentait encore avec vigueur et passion. Je fus encore une fois très impressionné. Les années qui suivirent, même très éloignés l’un de l’autre, nous nous rencontrâmes à plusieurs reprises tous les ans. Mes journées passées à L. C./L. étaient toujours aussi merveilleuses. Peu à peu, s’était installée une certaine complicité entre nous. Il m’a aussi aidé dans mon travail de thèse. Bien que n’ayant pas assisté à ma soutenance, il a été l’un des premiers à me féliciter. J’ai appris son décès ce matin à l’âge de 86 ans, soit 6 ans jour pour jour après la soutenance de ma thèse. Un peu de ma Loire s’en est allée avec lui.

Posté par Cornus à 22:36 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2008

Complément de collection

Aujourd’hui, nous avons enfin eu la bonne nouvelle que nous attendions depuis un bon moment. Nous commencions à être sérieusement inquiets. Le prêt demandé pour notre future maison a été accordé. Bien sûr, il y a encore pas mal de choses à régler, mais c’est déjà ça.

En attendant, voici une devinette. Quel peut-être ce beffroi qui complète notre collection (nous y étions lundi).

1

2

Posté par Cornus à 23:01 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2008

Divorce

Cette note n’a heureusement pas pour objet d’annoncer mon prochain divorce, bien au contraire. En effet, notre amour possède des racines profondément ancrées, se caractérise par un bois à la fois souple et solide. Il nous unit à jamais. Nous ne sommes pas engagés dans un processus visant à relever un perpétuel défi pour éviter le divorce. Nous nous aimons, tout simplement. Évidemment, on pourra dire que nous nous connaissons depuis moins de trois ans et qu’il est normal que nous nous aimions comme au premier jour. Or, on aurait doublement tort de dire cela. En effet, notre amour non seulement ne faiblit pas, mais il se déploie, se densifie… J’arrête là.

Tout cela pour dire que dans notre entourage personnel ou professionnel, on se sépare ou on divorce à tour de bras. Nous le vivons curieusement. A mon travail, je note pas moins de trois divorces en moins de trois ans. En quelques semaines, pas moins de 3 divorces ou séparations parmi les collègues de S. Et surtout depuis peu, nous apprenons la séparation d’une ancienne collègue et amie de S. Une séparation qui ne se fait pas sans problèmes. Cela n’a pas été sans m’émouvoir tant il apparaît que le compagnon de ladite amie semblait jouer un double jeu et a révélé un visage que je n’aurai pas soupçonné, même s’il est vrai que nous (surtout en ce qui me concerne) le connaissions peu.

Posté par Cornus à 19:46 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'habit et le moine

Cette note ne prétend rien démontrer. Il s’agit juste d’une humeur qui ne possède aucune portée générale.

L’habit fait-il le moine ? Assurément non, du moins chez les gens qui possèdent une culture, un recul ou une intelligence suffisants. Sans doute très simpliste comme formule. Elle mériterait d’être affinée. D’abord qu’est-ce que j’entends par habit et par moine ? Eh bien, rien de très intellectuel, rien de très pertinent. C’était juste, pour rapporter quelques observations à caractère professionnel.

Comme il m’est arrivé d’y faire allusion, je participe à des réunions dans lesquelles je m’efforce de défendre des points de vue scientifiques dans le cadre de la préservation des espaces naturels, de la biodiversité (bien que sur ce dernier terme, il y aurait beaucoup de choses à dire tant il est mal interprété, y compris de la part de personnalités prétendues scientifiques). Dans certaines de ces réunions, je vois parfois débarquer des « barbus », des « déguenillés », des « ayatollahs » (trois qualificatifs à prendre chacun à la fois sur le plan physique que sur le plan des idées) de l’écologie, et même parfois, des individus qui appartiennent à 2 ou 3 de ces catégories en même temps. Certains sont tellement excessifs qu’ils se ridiculisent et se décrédibilisent d’emblée. On ne peut pas faire avancer sa cause en ne respectant pas, voire en insultant les autres. On ne peut pas défendre des choses justes en utilisant des arguments scientifiques fallacieux ou fantaisistes. On ne peut pas faire progresser les idées lorsque l’on apparaît comme « négligé », d’apparence ou de langage. C’est un petit peu là où je voulais en venir. Car qui trouve-t-on en face ? La plupart du temps, des élus, des représentants de corps constitués dont certains n’ont que faire des préoccupations de la préservation de la nature ou alors en ont une vision extrêmement étroite, réductrice, faussée, trompeuse, intéressée, hypocrite, etc. Par conséquent, et c’est malheureux à dire, mais je l’ai constaté à plusieurs reprises, quand une personne « mal dégrossie » s’exprime dans une tel cadre, il n’est pas entendu, même s’il avance des arguments justes. Dans de telles conditions, et si l’on veut vraiment être utile, il n’est pas facile de naviguer dans de tels sacs de nœuds. Parfois, je suis accompagné de scientifiques de premier plan, mais ceux-ci ne s’expriment pas, préfèrent se réfugier dans le silence au lieu d’affronter la salle pour dénoncer les caricatures, les idioties proférées par les uns ou les autres. Il m’arrive de me sentir bien seul. Parfois, c’est l’administration d’État qui se tait, soit parce qu’elle est absente, soit parce qu’elle n’ose pas taper du poing sur la table. Heureusement, il y a parfois des personnalités d’exception, une en particulier à laquelle je pense. Une personne, assise sur des bases scientifiques solides, correctement habillée (c’est malheureux à dire, mais je suis persuadé que ça compte, même si c’est loin d’être un dandy), et qui va au charbon. Une personne qui défend non seulement ces idées avec conviction, mais rappelle le droit de façon extrêmement précise. Et surtout une personne qui a cette faculté extraordinaire de trouver des métaphores, des exemples extrêmement précis, ciblés, forts pour appuyer ses démonstrations. En général, quand il s’est exprimé, il n’y a plus grand chose à ajouter et les « adversaires » se voient souvent privés d’arguments. Évidemment, je suis très loin d’avoir ce talent, d’avoir ces qualités oratoires et d’avoir cette expérience…

Alors, quand je vois le « look » de certains de mes récents collègues (« barbus » et « dépenaillés »), ça me fait peur. Évidemment, ils sont jeunes, évidemment ils ne défendent pas encore des dossiers en réunion. Je suis peut-être rétrograde, dépassé, traditionaliste ou tout ce que l’on voudra. Le problème, c’est que certains adversaires sont beaucoup plus attardés et méchants que moi.

Posté par Cornus à 14:07 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2008

Le printemps simplement

Contrairement aux deux années précédentes, ce printemps nous offre un vrai beau début de mois de mai. Quel plaisir le matin d’arriver au travail sous un magnifique soleil, dans une belle douceur que le chant des oiseaux agrémente de la meilleure façon. Oui, j’ai la chance de travailler à la campagne, dans un espace particulièrement préservé. Et puis il y a les fleurs. Non contentes de nous en mettre plein la vue, certaines nous offrent des senteurs que l’on croyait oubliées. Comment ne pas être ému par un tel spectacle ?

Je me suis cru parfois blasé, mais depuis quelques années, mes sens se sont mis à vif. Ne croyez pas qu’il s’agisse d’une émotion dévorante ou exclusive, mais une tendance de fond qui a sans doute toujours été en moi, mais qui avait été probablement submergée temporairement par d’autres attraits plus flamboyants représentés par quelques rares plantes ou végétations spontanées. Désormais, je sais me satisfaire des joies plus « simples » de plantes plus « ordinaires » ou de plantes cultivées. Pourquoi ne pas prendre plaisir à aimer regarder les prouesses esthétiques des plantes qui s’offrent à nous dans les jardins ?

Ainsi, il me plaît aussi d’aller photographier les plantes du jardin qui m’entourent. En voici un nouveau petit échantillon pris ces derniers jours.

Stellaria holostea L. (Stellaire holostée) :

Sh

Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm. (Cerfeuil sauvage) :

As

Anemone sylvestris L. (Anémone sauvage) [à ne pas confondre avec Anemone nemorosa L. (Anémone des bois)] :

As1

As2

Geum rivale L. (Benoîte des ruisseaux) :

Gr

Euphorbia cyparissias L. (Euphorbe petit-cyprès) :

Ec

Viola hispida Lam. (Violette de Rouen) :

Vh1

Vh2

Vh3

Caltha palustris L. (Populage des marais) :

Cp

Crataegus monogyna Jacq. (Aubépine monogyne) :

Cm

Myosotis cf. sylvatica Hoffm. (Myosotis des bois) :

Ms

Aesculus hippocastanum L. (Marronnier d'Inde) :

Ah1

Ah2

Geranium lucidum L. (Géranium luisant) :

Gl1

Gl2

Helianthemum apenninum (L.) Miller (Hélianthème blanc) :

Ha

Fragaria vesca L. (Fraisier sauvage) :

Fv

Iris cf. albicans Lange (Iris blanchissant) :

Ia

Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais) :

Cs

Antennaria dioica (L.) Gaertn. (Pied-de-chat dioïque) :

Ad

Narcissus poeticus L. (Narcisse des poètes) :

Np

Centaurea montana L. (Centaurée des montagnes) :

Cem

Mespilus germanica L. (Néflier) :

Mg

Lamium album L. (Lamier blanc) :

La

Sorbus domestica L. (Sorbier domestique, Cormier) :

Sd1

Sd2

Sd3

Posté par Cornus à 12:54 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 2008

Vacances britto-normandes (8 et fin) : Antifer et Étretat

De Caen, après un petit-déjeuner suffisamment copieux, nous ne partons ni très tôt, ni très tard. Nous passons par Le Havre, en particulier son centre inscrit au patrimoine mondial (S. ne connaissait pas). Ce n’est pas ma tasse de thé, même si peut-être, météo aidant et compte tenu d’une circulation automobile plutôt faible, je n’ai pas détesté les lumières et les formes générales. Enfin, nous ne nous sommes pas arrêtés. Nous avons filé directement vers la valleuse d’Antifer que j’avais visité l’an dernier dans le cadre professionnel. Les valleuses sont des sortes de dépressions perpendiculaires au rivage et qui entaillent la falaise, parfois jusqu’au niveau de la plage. Elles sont de taille diverses et en général dépourvues de cours d’eau. A noter que la ville d’Étretat est établie à l’embouchure d’une importante valleuse.

La valleuse d’Antifer est un espace naturel du Conservatoire du littoral et inaccessible en voiture. Au départ, des boisements éclairés par la Jacinthe des bois.

A01

Nous rencontrons quelques-uns de nos frères.

A02

Puis nous apercevons l’entaille…

A03

A04

A05

Et les falaises de craie.

A06

A07

A08

Après notre promenade de santé apéritive, nous gagnons Étretat. Après un premier aperçu sur la mer, nous allons à la rencontre d’un établissement où nous pourrions manger. Le choix se porte sur un genre de pizzeria en front de mer. Ce fut une erreur car ma pizza était à la fois petite, peu garnie, chère et pas très bonne. Un établissement pirate à éviter absolument.

E01

E02

Ce jour là, je n’avais pas bien réglé ma boussole interne. Nous montons d’abord sur les falaises d’amont pensant voir le soleil illuminer celles d’aval. Peine perdue. Toutefois, alors que S. gravit la falaise…

E03

…je m’arrange pour faire quelques photos en bordure de falaise de Brassica oleracea L. subsp. oleracea (Chou sauvage), dans ce cadre si particulier. S. s’inquiète.

Boo1

Boo2

Boo3

Boo4

Cette falaise d’amont n’est pas vilaine…

E04

E05

… mais un besoin impérieux se fait jour : malgré un mal de pied persistant, il faut que j’aille voir la célèbre falaise d’aval. J’ai presque des scrupules à montrer une chose que nous avons tant (trop ?) vu dans quantité de livres et d’émissions et même de romans. J’ai même poussé le vice jusqu’à la mettre en bannière. Toutefois, S. et moi ne connaissions pas et nous avons vraiment beaucoup aimé ces falaises sous ce beau soleil semi voilé. A noter que contrairement à ce que laissent penser les photos, il y avait pas mal de monde. S., s’est mise à paniquer en me voyant prendre des photos au bord de la falaise. Même en lui disant que je faisais très attention, j’ai eu du mal à la rassurer. C’est beau de se sentir aimé et c’est aussi une raison supplémentaire pour ne pas prendre de risque.

E06

E07

E08

E09

E10

E11

E12

E13

Posté par Cornus à 19:52 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2008

Vacances britto-normandes (7) : rencontre belle-maternelle

Le lendemain matin, le lever se fait en douceur. Je tombe (à croire que c’était fait exprès) sur une brochure vantant les mérites du projet de centrale nucléaire de Plogoff (projet dont Madame K. nous avait parlé il y a quelques temps et que j’ignorais jusqu’alors). Le document date de 1979. Je le lis intégralement et malgré ses presque 30 ans d’âge, j’y retrouve les mêmes poncifs du lobby nucléaire. Je dis ça alors que moi-même, je ne fais pas partie des anti-nucléaires verbeux ou pseudo-idéalistes (pour être clair, je ne suis pas pro-nucléaire non plus). Je suis quand même effaré par ce que je lis et je prends conscience que par certains côtés (prise en compte de l’environnement), c’était la préhistoire et par d’autres, que presque rien n’a changé. En définitive, de quoi être démoralisé, même si le projet ne s’est heureusement jamais concrétisé pour de bon. Gloire à ceux qui l’ont combattu, que les raisons de la lutte aient été bonnes ou mauvaises. Pour me consoler, je suis tombé sur un Asterix que je me suis, pour une fois, dépêché de lire avant de quitter les lieux.

Après le petit-déjeuner, direction Quimper. Nous n’avions pas de nouvelles de la môman de S. qui s’était fait opérer la veille de la cataracte. Nous lui téléphonons chez elle : rien. Nous décidons donc d’aller à sa rencontre à la clinique. Quand nous arrivons, elle est déjà partie. Nous la rejoindrons chez elle. Arrivés sur place, S. lui téléphone. Elle est à des années-lumière de penser que nous puissions être là. Cela faisait si longtemps que nous l’avions pas vue (depuis le mariage). Nous allons finalement passer une partie de la journée avec elle. S. est heureuse. Son bonheur est partagé par tous les trois. Nous partons finalement pour la Normandie. J’avais en effet projeté une escale optionnelle à Étretat. Il est trop tard pour arriver jusqu’en Haute-Normandie. Nous faisons donc escale à Caen. Le choix hôtelier est restreint : nous testons pour la première fois « B&B » dans une chambre pour 4 imposée au prix majoré. A ce prix là, on constate que les concepteurs de l’espace « WC-salle de bain » ne devaient pas bien être dans leur assiette quand ils ont dessiné les plans : du grand n’importe quoi pour aller aux toilettes en rampant sous le lavabo.

Posté par Cornus à 22:29 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

Spéciale sauvetage klegerien

Madame K. dit qu’elle ne capte pas les noms de plantes, ce que je réfute, bien entendu. Je propose donc de réorienter son antenne interne. Me dira-t-elle que sa plante à fleurs blanches serait celle-là : Leucojum aestivum L. (Nivéole d’été) ?

La1

La2

Posté par Cornus à 22:05 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2008

Vacances britto-normandes (6) : approche capiste

La visite du Mont Saint-Michel terminée, nous devions trouver un coin pour manger. Sans connaissance des bons coins pour manger correctement à un prix raisonnable, nous avons repris la route pour le Finistère. Nous avons fini par « atterrir » dans une cafétéria de supermarché. Évidemment, le romantisme n’y était vraiment plus du tout. C’était à Lamballe. Alors, comme nous étions sur place, nous pouvions bien aller voir la collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance. Hélas, elle était fermée.

L1

L2

L3

L4

Nous reprîmes la route. Nous finîmes enfin par passer sur des routes presque familières à mes yeux (près de « Carex »). Avant d’arriver à Douarnenez, nous revîmes la mer, que nous n’avions pourtant guère quittée des yeux les jours précédents, avait sur cette plage une couleur et un scintillement inédits et magiques. Nous arrivâmes enfin sur le lieu de rendez-vous. De là, Monsieur et Madame K. nous rejoignirent pour nous rendre dans les pays du bout du monde. Nous arrivâmes à P. et nous eûmes l’honneur du nouveau logis qui se hâtait de se terminer. Nous fûmes accueillis par un peintre fort sympathique (c’est pas bien de faire travailler ses ouvriers aussi tard). Et nous pûmes commencer l’inspection de la maison presque dans chacun de ses recoins. Après s’être émerveillé devant les carrelages et le triforium, avoir contemplé les lumières et la vue imprenable, nous eûmes le temps de prendre un bain se soleil sur la terrasse grande comme une salle de bal. Après avoir salué la maison et ses annexes, nous retournâmes à Douarnenez où nous attendait un restaurant d’une grande originalité, choisi par Madame K. De ce restaurant, on voyait ça. Des lumières qui illuminèrent tel un feu de joie ma resplandissante S.

D1

La soirée fut merveilleuse, bien que trop courte. On va encore s’en souvenir longtemps. Après ça, nous eûmes droit aux élixirs de Sœur Kleger, avant d’aller nous coucher dans notre hôtel particulier.

Posté par Cornus à 20:04 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vacances britto-normandes (5) : Mont Saint-Michel

Après avoir pris congé de nos amis, nous partons en direction du Mont Saint-Michel. Nous y arrivons vers 10h00 et nous nous acquittons des 4 € de parking. Les parkings n’ont pas bougé. Les travaux n’ont pas commencé (les retards s’accumulent et se comptent en années au moins) sauf pour le barrage sur le Couesnon immédiatement en amont. Cet ouvrage pourra se remplir à marée haute, et l’eau de mer, grossie par le débit du fleuve sera lâchée à marée basse. L’effet de chasse provoquera un auto-curage des sédiments dans la baie, sachant que le remblai actuel d’accès au mont sera en grand partie remplacé par un pont permettant la libre circulation de l’eau et des courants.

Lorsque nous arrivons sur place, il n’y a pas foule et nous pouvons tranquillement commencer l’ascension du Mont. Nous constatons le prix de l’omelette de la Mère Poulard (30 €). Cette vision d’horreur nous fera renoncer à tout projet de déjeuner sur place, même si nous pûmes constater l’existence de tables nettement plus abordables. Sous un soleil éclatant, nous nous arrêtons pour voir l’église paroissiale en travaux. Nous y observons le premier saint Michel. Nous parvenons au sommet pour visiter l’abbatiale. Le prix de la visite n’étant pas particulièrement bon marché, je pensais que le guide était compris. Nous commençâmes donc à nous joindre à un groupe ou la guide avait entamé une présentation globale de la baie et du mont. Au bout d’un moment, nous nous aperçûmes que les auditeurs étaient tous badgés. Après quelques photos extérieures de la baie à marée basse, nous pénétrâmes dans l’abbatiale. Il commençait à y avoir pas mal de monde à l’intérieur (nombreux groupes parlant toutes sortes de langues). Tout ce monde (tout est relatif car on peut penser qu’il n’y avait pas le dixième de la foule des jours d’affluence) m’empêcha toutefois de prendre le recul suffisant et de me recueillir d’admiration en silence, dans le calme et la sérénité que mériterait ce lieu. Enfin, nous pûmes quand même visiter l’ensemble de la merveille. J’imagine que S., qui en était à sa quatrième visite, n’a pas vu la même chose. Pour moi, il sera indispensable d’y retourner, évidemment hors saison et à l’ouverture du matin, ou en procédant de la même manière que ce que Madame K., c’est-à-dire en passant la nuit sur le mont (elle nous en parlera le soir même).

Après la visite, que devais-je constater dans la salle de vente de livres et de souvenirs ? Un morceau du tympan de Saint-Lazare d’Autun (la pesée des âmes) avait été reproduit ici (en plus d’autres sculptures issues d’autres cathédrales). Et bien entendu, aucune explication. Je me renseigne auprès des vendeuses et on ne me donne d’autres explications que ce sont des reproductions de sculptures de cathédrales. Comme si on n’avait pas vu ! Personne ne me donnera d’explication ?

Après la visite, nous descendons et nous arrivons finalement dans la rue des pires marchands du temple où des perroquets haranguent le passant pour visiter je ne sais quoi. Il y a pas mal de monde à ce moment là (c’est l’heure du repas de midi). Nous surprenons une conversation d’une commerçante qui dit que c’est le premier jour de l’année où il y a autant de monde. On peut prendre conscience que nous faisons partie des 0,00006 % des visiteurs annuels du mont ! Reste quand même un très bon souvenir de cette courte visite. En partant, je n’aurais pas voulu m’arrêter de le photographier, comme pour ne rien perdre de ces instants uniques.

01

02

03

04

07

08

09

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

36

37

38

39

40

41

42

43

44

45

46

47

48

49

50

52

53

Posté par Cornus à 11:14 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »