Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Cornus rex-populi
Publicité
Archives
4 septembre 2024

Été éduen 2024 (3)

Baume-les-Messieurs (2)

Après la cascade, un saut de puce nous mène au chalet d’entrée des grottes, puis au pied des escaliers menant à la grotte. L’entrée de cette dernière étant en hauteur, des escaliers métalliques y mènent (ils ont été refaits en 2023). À l’intérieur, encore de longues volées escaliers montants et descendants finiront d’achever Fromfrom. Cependant, elle pourra voir une grande partie de la grotte. Même si des traces d’occupation humaine préhistorique ont été trouvées en son temps près de l’entrée, il ne s’agit pas d’une grotte ornée. En revanche, on retrouve l’action des eaux, à une époque où elles étaient bien plus puissantes que de nos jours ; elles ont façonné intérieurement le karst. Il existe donc plusieurs salles dont une qui culmine à 70 m de haut (très étroite en haut) et avec parfois une acoustique exceptionnelle. La grotte est localement bien inondée en hiver (pas visitable) et l’eau y circule bien. Le lac principal est plus haut qu’en été. Ces systèmes aquatiques souterrains accueillent une faune aquatique spécifique faite notamment de mollusques et de crustacés dépigmentés et aveugles. Sur les parois, dans les airs, c’est le royaume des chauves-souris. J’ignore quel est précisément l’impact du tourisme sur ces dernières, notamment le bruit et les éclairages. Après plusieurs dizaines de mètres de l’entrée, la température s’établit à 11 °C et reste constante été comme hiver. Ici, on n’avait pas chaud, mais pas froid non plus malgré la chaleur à l’extérieur (le choc fut plus violent à la sortie).

Les conditions pour réaliser des photos qualitatives n’étaient pas réunies : visite guidée où il ne faut pas trop traîner, faible éclairage ou pas toujours optimal pour la photo, absence de trépied… Donc, j’ai souvent poussé l’appareil dans les limites supérieures en termes de sensibilité ISO (jusqu’à 51 200 ISO), ce qui n’a pas manqué de produire des images très sombres ou très bruitées. Pour améliorer les choses, j’ai néanmoins pu bénéficier de l’apport du module de débruitage (par intelligence artificielle) de mon logiciel habituel, ce qui permet d’obtenir des images qui rendent assez bien finalement dans l’ensemble. Toutefois, plus de la moitié des images internes de la grotte qui suivent ne sont passées par le module de débruitage (meilleur éclairage permettant de moins monter en ISO).

 

Publicité
25 août 2024

Été éduen 2024 (1)

Le séjour éduen m’a semblé à la fois long et rapide. Outre l’épisode du lave-vaisselle déjà évoqué, on peut citer les points suivants.

  1. Consécutivement à un nouvel orage assez violent, une coupure d’électricité ayant duré 20 heures, ENEDIS ne trouvant pas l’origine de la panne, s’est résolu à mettre en place un gros groupe électrogène alimentant le village. On trouve quand même le temps long sans électricité, même si nous avions le chauffe-bain à gaz et à pile, la gazinière et des lampes de poche.
  2. Une nuit, vers quatre heures du matin, je suis dérangé par un bruit de moteur au loin (les fenêtres sont ouvertes, il fait relativement chaud). Je me dis que c’est sans doute le groupe électrogène (point précédent), même s’il est loin, mais la nuit, les bruits portent loin. Et puis, le bruit se fait plus puissant. Je me lève et je constate qu’un « sapin de Noël » est en train de faucher la prairie, au plus près à une trentaine de mètres de la maison. C’est le fils (point 5) et petit-fils (point 3) du voisin qui fauche pour le futur ensilage de l’herbe. L’herbe fauchée est ensuite mise en andains puis récupérée par une machine derrière un tracteur qui la hache et la stocke dans une grande remorque, laquelle est vidée sur un tas où elle est ensuite damée à outrance par des tracteurs. Je connaissais le truc, mais pas cette machine car autrefois, c’était la faucheuse qui broyait l’herbe directement et la propulsait dans une remorque qui devait suivre au fur et à mesure (ce système existe sans doute toujours, les deux systèmes ayant des avantages et des inconvénients.

 

  1. Le remplacement du toit de l’« abribus ». Il s’agit en fait d’un abri pour les buches prêtes à être brulées que mon père avait construit autour des années 1996-1998, avec l’aide d’un voisin et ami regretté qui l’avait appelé ainsi. La couverture était en carton goudronné ondulé. Seulement, la pente insuffisante et le « foin » apporté par les moineaux (qui nichent massivement sur les hébergements du toit de la maison situés au-dessus) et l’usure du temps, m’avaient déjà obligé à doubler le toit avec la même matière il y a une quinzaine d’années. Mon intervention pour réparer les fuites avec du goudron en pâte il y a un an n’ayant pas résolu le problème, j’ai décidé de refaire le toit avec des ondulés en matière plastique ou en métal, plus durables et moins sujet à retenir l’eau par capillarité (pente insuffisante). Le fait est que la largeur intérieure de l’abribus avait été prévue de l’ordre d’un mètre pour contenir deux rangées de buches de 50 cm ou trois de 33 cm. Or, les plaques d’ondulés font généralement 1 m de largeur maximum, ce qui est insuffisant et ce qui avait déjà posé des soucis à mon père dans la construction initiale. Et comme j’étais seul à faire le travail, j’ai opté pour des plaques pas trop grandes et lourdes à manipuler, en acier peint. et avec des recouvrements suffisants, le tout vissé sur les chevrons initiaux. Mine de rien, entre l’achat et la pose, j’y ai passé une petite journée. Ci-dessous, une photo du 31 octobre 2022 montrant l’abribus à droite des escaliers, le bois étant de plus protégé du vent par des volets en bois (ajout ultérieur provenant de ceux des porte et porte-fenêtre de la maison de RDG).

 

  1. Le « lasurage » de portes, barrières, rampes et volets entre les averses (c’était prévu l’an dernier).
  2. Les tontes, taille, débroussaillages à la maison et à l’étang. Et cette année, comme il pleut sans arrêt, l’herbe repousse sans arrêt. Heureusement, le voisin (le fils de celui de l’abribus – point 3) avait mis le cheval de sa fille dans le jardin et ses abords et les vaches sur la chaussée de l’étang, ce qui a été une bonne chose pour les herbivores et pour l’éleveur. Malgré l’abondance de fourrage cette année, ce dernier avait retardé la fauche de l’ensilage d’herbe sur de vastes surfaces (point 3) car il donne ensuite ces prairies fauchées en pâturage de regain. Cela nous a économisé l’utilisation d’engins et de l’essence. Toutefois, j’ai eu ensuite une panne de la tondeuse-débrousailleuse qui s’étouffait au bout de quelques dizaines de secondes. Grâce au voisin (un autre), j’ai démonté le carburateur qui semblait bouché et nous ne sommes pas parvenus à le déboucher complètement et nous avons dû intervenir d’une autre manière, en échangeant la pièce (l’ancienne a été récupérée pour nettoyage approfondi et sera redonnée à une autre personne qui aura le même souci). Tout cela mis bout à bout, cela fait du temps qui se compte en jours.
  3. L’accueil de ma cousine, de son mari (L.) et du chien lors du dernier week-end de juillet. Ils ont couché sur un « clic-clac » de bonne qualité mais dans lequel personne n’avait dormi depuis des années. Pour cela, j’avais reçu l’ordre de prendre un brochet car L. n’aime pas le poisson à l’exception du brochet de l’étang. La pêche, même de la part d’un expert dans l’étang du Dragon terrassé, n’est pas véritablement une science exacte. Ma première séance s’est même soldée par un échec relatif. Mais évidemment, les suivantes ont toutes été des réussites, malgré l’économie de moyens. Ma plus grande surprise a été la capture d’une Perche commune d’une taille exceptionnelle, la plus grande prise pour ma part et sans doute aussi le record absolu de l’étang. Elle mesurait en effet 1,3 kg pour 43 cm

 

31 août 2024

Été éduen 2024 (2)

Baume-les-Messieurs (1)

En 2009, nous avions passé une longue journée dans le Jura, en compagnie de mes parents. Nous avions conclu par l’abbaye de Baume-les-Messieurs, avec l’impossibilité de voir de près le retable flamand parce qu’uniquement visibles en visite guidée car il était trop tard ou presque. La visite récente de Calyste dans le coin m’ont permis d’imaginer une visite pour la journée qui permettrait de voir la cascade, les grottes et l’abbaye. Nous y avons ajouté un détour près d’Arbois pour aller chez un vigneron conseillé par un collègue. Nous n’avions hélas pas choisi la meilleure journée puisqu’il s’est agi certainement de la journée la plus chaude de notre séjour. A l’aller, pas de problème pour les deux heures de parcours.

Première étape, la cascade. Comme le disait Calyste, les cascades donnent davantage cette année. Ce qui était vrai au printemps reste un peu le cas fin juillet puisqu’on voit encore l’eau couler sur la cascade tufeuse. À cette heure, pas encore trop tardive (peu après 10 h 30), il y a déjà pas mal de monde. Ce ne sera rien par rapport à ce que nous observerons vers 12 h 30. Les personnes, en grande majorité, semblent très respectueuses du milieu naturel, mais bien sûr, plus la population est importante, plus le nombre absolu d’ahuris croit. Je n’ai cependant rien vu d’affreux, malgré des enfants qui courraient dans tous les sens. J’ai quand même pu prendre des photos sans difficultés majeures.

 

17 septembre 2014

Louvre-Lens estival (4 et fin)

Après avoir mangé un casse-croûte chaud sur place (pas envie de ressortir et de devoir refaire la queue pour le passage sous le portique et aux détecteurs de métaux), nous sommes allés voir l’exposition permanente (gratuite jusqu’à la fin de l’année) où quelques œuvres ont été changées (10 % par an si mes souvenirs sont bons). Voir nos précédents passages ici et .

Civilisation de l’Oxus, Asie centrale (Afghanistan actuel), 2300-1700 av. J.-C., Femme vêtue d’une robe-manteau (kaunakès) : figure protectrice des vivants et des morts ?, chlorite verte, calcaire.

10001

 

Karnak, Égypte, v. 1725 av. J.-C., Le vizir Néferkarê-lymérou, haut fonctionnaire du roi, grès.

20001

 

Égypte, 1391-1353 av. J.-C., La reine Tiy aux côtés du roi Aménophis III : fragment d’un groupe royal dont il ne reste que la reine, stéatite glaçurée.

30001

 

Cosa, Italie, 290-300 ap. J.-C., Sarcophage : concours musical entre le dieu Apollon et le satyre Marsyas, marbre.

40001

 

Venise, Italie, v. 1050-1100, Tête d’ange : fragment d’un décor de la Basilique de Torcello représentant le Jugement dernier, mosaïque.

50001

 

Géorgie ?, 1000-1100, Plaque d’un coffret : La Vierge à l’Enfant entre deux anges, ivoire d’éléphant. Pourquoi elle fait la gueule la Marie ?

60001

 

Nolay, duché de Bourgogne (France), v. 1400-1425, Retable de l’église Saint-Martin : la Vierge et l’Enfant entre les douze apôtres, calcaire polychrome.

70001

 

Anvers (Belgique actuelle), 1515-1520, Élément de retable : la Déploration du Christ, chêne polychrome.

80001

 

Colinjn de Coter, La Sainte Trinité avec Dieu le Père soutenant le Christ (v. 1510-1515), huile sur bois.

90001

 

France, v. 1550-1600, L’Empire du Temps sur le monde, la Fortune tenant la voile et la Mort le gouvernail, marbre.

 

100001

 

Ispahan, Iran, v. 1650-1700, Panneau de revêtement mural : procession de la communauté arménienne à Ispahan, céramique à décor de lignes noires et de glaçures colorées.

110001

 

Iran, v. 1700-1800, Panneau de revêtement mural : hommes au bord d’un ruisseau, céramique à décor de lignes noires et de glaçures colorées.

120001

 

Manufacture de Maissen, modèle de J. J. Kaendler, Le Baise-main (1737), porcelaine dure.

130001

 

Joseph Vernet, Vue du golfe de Naples (1748), huile sur toile.

140001

140002

 

Inde, v. 1780-1815, Begum Sombre (1778-1836), souveraine de la principauté indienne de Sardhana, huile sur cuivre. Cela n’avait pas l’air d’être une marrante, la dadame !

150001

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Œdipe explique l’énigme du sphinx (1808, retouché pour le Salon de 1827), huile sur toile. Déjà vu et photographié au « grand » Louvre ici. La seconde photo est donc une rediffusion. Cette œuvre a remplacé la grande vedette précédente La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix.

160001

T0041

25 juin 2006

Cathédrales gothiques

Une simple évocation photographique sommaire des extérieurs de quelques  cathédrales gothiques presque toutes visitées en très belle et chaleureuse compagnie. Il manque Beauvais, mais vous la trouverez dans l'article précédent.

cath_drale_de_quimper___sud_est_121105_11

Cathédrale Saint-Corentin de Quimper (je l'ai mise en premier, sinon je risquais de me faire poursuivre jusqu'en enfer ; ceci dit, elle n'est pas mal quand même)

cath_drale_de_quimper___chevet_121105_1

Chevet de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper

cath_drale_de_quimper___juin_2006_1

Détail de la tour nord de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper

primatiale_st_jean___fa_ade_271205_1

Façade de la primatiale Saint-Jean de Lyon (bon, c'est vrai que ce n'est pas celle que je préfère)

primatiale_st_jean___chevet_271205_1

Chevet de la primatiale Saint-Jean de Lyon (c'est mieux de ce côté-là)

cath_drale_sainte_croix_d_orl_ans___c_t__sud_070406_4

Chevet de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans [époque Henri IV-Louis XIII]

cath_drale_sainte_croix_d_orl_ans___tour_sud_070406_3

Tour sud de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans [époque Louis XV-Louis XVI] (parce qu'elle est ligérienne et se reflète dans le fleuve)

rouen_septembre_2005

Cathédrale Notre-Dame de Rouen [flèche de fonte du XIXe siècle dépassant 151 m ; un des clochetons de la même époque est tombé suite à la tempête de décembre 1999] (je suis passé des dizaines de fois à proximité dans le cadre du travail, mais c'est la seule photo que j'ai ; mais je compte corriger l'erreur très prochainement)

cath_drale_nd_de_laon___vue_g_n_rale_050306_3

Cathédrale Notre-Dame de Laon [a perdu son titre officiel de cathédrale après la Révolution] (eh oui, il y a de la neige, nous sommes sur une colline couronnée)

cath_drale_nd_de_laon___tour_fa_ade_sud_050306_1

Tour sud de la cathédrale Notre-Dame de Laon (j'ai découvert le bestiaire qui orne ces tours en nocturne un soir d'octobre 2002, et j'ai été vraiment très impressionné)

cath_drale_nd_de_reims___fa_ade_250306_4

Façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Reims (une nouvelle visite millésimée 2006 faisant suite à une datée du début des années 1980 ; je dois vous avouer que c'est une de mes cathédrales préférées, car je ressens quelque chose de plus en la voyant)

cath_drale_nd_de_reims___fa_ade___vo_te_portail_central_260306_3

Détails du portail central de la façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Reims

cath_drale_nd_de_reims___chevet_250306_1

Chevet de la cathédrale Notre-Dame de Reims

cath_drale_nd_de_reims_illumin_e___fa_ade_250306_1

Façade occidentale illuminée de la cathédrale Notre-Dame de Reims

cath_drale_nd_amiens___fa_ade_260206_2

Façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens

cath_drale_nd_amiens___chevet_260206_8

Chevet de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens

Publicité
11 juin 2016

Périple médio-ligérien et éduen (13 et fin)

Cette année, les vacances de « Pâques » ou « de printemps » étaient exceptionnellement plus précoces qu’à l’accoutumée. Il était donc possible d’aller photographier des plantes que je vois rarement en fleurs, notamment depuis que mes congés se calent sur les vacances scolaires. Ainsi, j’ai pu aller une nouvelle fois à la Rivière du Pont du Roy et précisément à l’emplacement précis de ce pont. Un pont, une rivière que je n’ai découvert qu’assez tardivement. Le pont, d’origine romaine est localisé au fond d’un vallon, accessible qu’à pied (ou à VTT ?). L’ancienne arche brisée est recouverte par un étroit tablier de béton pour piétons qui avait été réalisé il y a probablement au moins 50 ans par un ami artisan maçon et disparu depuis presque 14 ans (j’ai déjà parlé de lui aux premiers temps de ce blog, mais peu importe, ce n’est pas là la question).

Le temps était menaçant ce jour là. J’avais néanmoins décidé d’y aller. Je fais néanmoins une halte dans un endroit depuis lequel on peut observer, aux jumelles, le château de Montjeu. Le château est voisin du domaine du Dragon terrassé, mais perdu au milieu d’un parc forestier de 600 à 700 ha ceint de hauts murs et ne se visite pas. On ne peut voir le château que par vue aérienne ou de très loin. Mais une amie nous indique un endroit un peu moins éloigné depuis lequel on peut le voir (la zone d’observation est très petite, ce qui explique que nous ne nous en étions jamais rendu compte. La vue est approximative, surtout par le temps qu’il faisait. Le château été construit par Pierre Jeannin (dont je parlais dans la note précédente à plusieurs reprises). Il avait été successivement, président du parlement des états de Bourgogne et avait, à ce titre limité, voire empêché localement le massacre de la Saint-Bathélémy, diplomate sous Henri IV et surintendant des finances sous Louis XIII. Le château a donc été construit au début du XVIIe s. La seconde photo est issue de Ouiqui (auteur : Helix12). Je ne m’étendrai pas davantage sur ce château, du moins pour cette fois.

CM10001

CM2

 

Revenons au vrai but de ma petite virée. Sur le chemin du Pont du Roy, après avoir photographié un exemplaire de Primula elatior (L.) Hill (Primevère élevée), doté de nombreuses fleurs…

F20001

… j’ai rencontré un pêcheur de truites qui faisait état de sa partie de pêche et sans attendre qu’il me demande ce que je fabrique avec mon appareil photo autour du cou je lui dis que je cherche à photographier, non pas la commune Anemone nemorosa L. (Anémone des bois), …

F10001

… mais la rare Anemone ranunculoides L. (Anémone fausse renoncule), en gros la précédente dotée d’une fleur de bouton d’or (beaucoup plus légère toutefois, la fleur). Je ne sais pas si ce pêcheur ne m’a pas pris pour un fou.

F20003

F20004

 

Voici un « vrai bouton d’or », dont la fleur est presque systématiquement mal foutue : Ranunculus auricomus L. (Renoncule tête d'or). Elle a une tendance calcicole. F20002

 

Bon et puis, je voulais voir une autre espèce, mais je n’ai pas pu aller très loin car les aux étaient très hautes…

RPR0001

… et je n’ai pas pu traverser à gué un petit affluent qui me barrait la route. En cherchant bien, j’ai quand même trouvé quelques rares individus de Cardamine heptaphylla (Vill.) OE. Schulz (Cardamine à sept folioles, Dentaire pennée), sans doute la plus belle des cardamines que je connaisse.

F20005

F20006

 

Et grande première mondiale : deux de mes petites vidéos « brutes » de la rivière. Pour une raison inconnue, seule la seconde peut être visionnée en plein écran.

 

24 mai 2006

Le pollen, les graminées : quel mystère !

Aujourd’hui 15h15, premier appel téléphonique, une journaliste de France 3 Lille veut dans le cadre d’une enquête sur les allergies au pollen, savoir ce que c’est que le pollen. Je lui explique ce que je crois être une évidence, mais je le fais avec simplicité et pédagogie. Elle me demande où voir un botaniste à Lille. Je lui communique 2-3 noms.

15h30, nouvel appel de la journaliste qui finalement préfère venir me voir depuis Lille. Elle me dit qu’elle sera là à 16h00.

15h55, on m’annonce l’arrivée de la journaliste. Je vais à sa rencontre. Question : « c’est quoi une graminée ? ». Puis on va avec ses 2 acolytes à caméra et micro dans le jardin où se trouve reconstituée une prairie de fauche diversifiée. Autre question (ça tourne déjà, mais on ne me l’a pas dit) : « il est où le pollen ? ». Je montre différentes espèces de graminées, dont un Alopecurus pratensis L. (Vulpin des prés) qui a mis ses étamines à l’air. Mais bien sûr, vu le temps et le vent qu’il a encore fait aujourd’hui, le pollen, vous pensez bien… Puis je montre quelques autres espèces qui délivreront leur pollen d’ici quelques jours ou semaines. Je vois bien que tout cela reste très mystérieux pour la journaliste. Je décortique alors devant la caméra quelques épillets de Festuca arundinacea Schreber (Fétuque faux-roseau) et de Dactylis glomerata L. (Dactyle aggloméré). Je prends la pose, on prend une ou deux « ambiances ». On prend congé.

16h20, je suis de retour dans mon bureau.

Vers 19h00, ça fait la une du journal télévisé régional (vue ma grande motivation, je n’ai rien vu car je suis rentré un peu tard à la maison).

Moralité : il y a encore du boulot pour que les gens atteignent un niveau en botanique digne de l’école primaire.

Ci-dessous, trois graminées (Poaceae) surprises en train de disséminer leur pollen.

alopecurus_pratensis_2

Alopecurus pratensis L. (Vulpin des prés)

dactylis_glomerata_subsp._lobata_1

Dactylis glomerata L. subsp. lobata (Drejer) Lindberg fil. (Dactyle lobé)

phleum_pratense_2

Phleum pratense L. (Fléole des prés)

25 juin 2006

Messicoles !

Voilà, juste pour prouver, notamment à Laouenanig, qu’il existe encore des végétations messicoles intéressantes. C’est un peu peau de chagrin et il faut bien chercher avant d'en trouver. En dehors du bleu [Centaurea cyanus L. (Bleuet)], du blanc [Anthemis arvensis L. (Fausse camomille)] et du rouge [Papaver rhoeas L. (Pavot coquelicot)] de la photo ci-dessous, il ne faudrait pas oublier des plantes bien plus humbles, modestes et peu spectaculaires qui font partie du cortège et qui sont souvent bien plus rares et fortement menacées que les « stars ».

moisson___boucle_de_tosny_030605_3

Végétation messicole d’une terrasse alluviale de la Seine en Haute-Normandie sur substrat sableux.

27 mai 2006

Suite

Juste une petite rectification. Je suis passé sur France 3 Nord Pas-de-Calais que le 25 mai au soir. Mince, je suis en train de révéler mon identité !
Et je dois vous dire que le reportage était plutôt pas mal fait. Comme quoi, on peut ne rien y connaître en botanique et faire un bon boulot. Enfin, je dois vous dire qu'il n'y a pas eu de "bricolage" de mes propos. Par conséquent, tout va bien, il y a des gens bien partout.

roses_saint_georges_140705_3

15 juin 2006

Prise d'otage

Certes, la Pointe du Raz est un "grand site de France". Certes, il s'agissait (il s'agit toujours ?) d'un site dégradé, notamment par la surfréquentation touristique. Certes, l'entretien a un coût pour le syndicat mixte rassemblant le Conservatoire du littoral, le Conseil général du Finistère et la Commune. Mais quelle ne fut pas ma surprise, quand, sans souci, je m'y suis rendu. J'arrive là-bas et vlan, il faut s'acquitter de 5 € pour le parking (voiture), sans que j'ai été averti à l'avance de cette prise d'otage.  D'autant plus, me dit-on, qu'il y a des Marchands du Temple après le parking. Du coup, je suis ressorti, vexé. Et je le suis encore, pour preuve. Je suis donc reparti sans voir la Pointe du Raz. Mais je vous propose ici quelques photos d'un premier janvier 2006 de la Pointe du Van, beaucoup plus civilisée, car plus "sauvage" et découverte, sous le vent avec la Fabuleuse S.

la_pointe_du_raz_vue_depuis_la_pointe_du_van_010106_1

La Pointe du Raz vue depuis la Pointe du Van

pointe_du_van_010106_1

Rochers à la Pointe du Van

pointe_du_van___chapelle_st_they_010106_4

Chapelle Saint-They à la Pointe du Van (Je vous avais bien dit que j'y étais allé)

balise_au_large_de_la_pointe_du_raz_010106_1

Soleil couchant sur le phare de la Vieille au large de la pointe du Raz

28 juin 2006

Ellé & Scorff

En Bretagne, il y a aussi des rivières, et même des fleuves ! Les cours d'eau, s’ils ne sont pas anéantis, notamment par les méfaits de l'agriculture moderne, en particulier, par les pesticides, les nitrates ou autres formes de l’azote, mais aussi les trop négligés orthophosphates (phosphore soluble assimilable par les plantes), sont souvent remarquables, et sans doute uniques quant à l’intérêt biogéographique des phytocénoses aquatiques ou semi-aquatiques que l’on y rencontre. Ainsi, j'ai été amené à longer deux petits tronçons du Scorff (dont la réputation était parvenue jusqu'à moi) et de l’Ellé. Bien que mon « échantillonnage » ne soit pas très représentatif, je soulignerais deux points remarquables. Le premier, c’est l'abondance des végétations riveraines à Osmunda regalis L. (Osmonde royale), grande fougère, parfois très rare dans les autres régions de France. Le second, c’est l’existence d’une plante encore plus rare à l’échelle nationale : Oenanthe fluviatilis (Bab.) Coleman (Oenanthe fluviatile), ombellifère aquatique que l’on voit ici se développer de façon spectaculaire au milieu du lit de l’Ellé.

scorff_1

Le Scorff en amont de Guilligomarc'h

scorff_2

Ranunculus subgen. Batrachium (Renoncules aquatiques) sur le Scorff

ell__1

L'Ellé en amont du Faouët (avec l'Oenanthe flluviatile)

ell__2

L'Ellé en amont du Faouët (avec l'Osomonde royale)

18 juin 2006

Pointes de la presqu'île de Crozon

L'exploration de la presqu'île de Crozon, de ses caps, de ses pointes, de ses baies et ses anses nécessiterait plusieurs jours, au moins et à diverses saisons. Bien sûr, il y a les paysages et quels paysages ! Je les ai découvert avec la Fabuleuse S., bien entendu.

Dans un premier temps, ce fut la découverte. D'abord la Pointe de la Chèvre. Des landes, sans doute véritablement climaciques ici, qui vont jusqu'à plonger directement dans la mer. Le jaune bien sûr des ajoncs (j'aime le jaune) et le violet à peine commençant des bruyères cendrées. Quel exotisme déjà pour moi, même si je connaissais déjà de belles landes paraclimaciques de Touraine avec "presque" les mêmes espèces, mais avec une physionomie radicalement différente.

Le phytosociologue n'avait pas emporté de flore ni de loupe  parce qu'il était en vacances et parce qu'il ne voulait pas se surcharger, mais parfois, ça lui manque terriblement. Il se trouve dans un milieu naturel protégé (Conservatoire du littoral), mais l'identification de certaines espèces nécessite parfois de "torturer" quelques plantes. Bien sûr, ces végétations sont forcément connues par de nombreuses études et notamment par ses homologues de Brest, mais il aime savoir de lui-même, il aime découvrir tout seul. C'est même une nécessité. Alors il aurait voulu arracher partiellement une renoncule, mais on le voyait, et il ne voulait pas offrir un exemple anti-pédagogique au grand public. Il a donc renoncé.

Muni de mes lunettes de soleil polarisantes, même le daltonien que je suis fut ébloui par une eau turquoise. S. confirma l'utilité des lunettes. Je fus alors attiré par les parois de la falaise, puis par les jasiones qui y poussaient. Après avoir - un peu - insisté, S., mettant son vertige et son appréhension quelque peu entre parenthèses, vint me rejoindre non loin du précipice. Quel bonheur ! Nous étions, à cet instant, seuls au monde dans cet écrin naturel qui nous souriait. Je fus soudain attiré par quelques plantes de pelouses aérohalines et par des jasiones (je n’ai pas l’espèce à cet instant, j’ai encore un problème d’ordre nomenclatural à régler). S. et moi nous rejoignons au sommet de la falaise, puis nous regagnons la voiture par la lande non sans m’émerveiller encore de la beauté du site. S. voit bien que j’en suis ravi.

Nous nous rendons ensuite à la Pointe de Dinan. Quel émerveillement encore ! Je devais encore faire quelques pseudo-observations floristiques. Je devais encore faire peur à S. alors que je réalisais quelques clichés, perché au dessus d’une falaise.

Nous dûmes partir sans trop de retard de ces lieux paradisiaques pour nous rendre à un dîner attendu. Des crevettes fraîchement pêchées, un excellent Saumur pétillant et surtout des gens fort sympathiques nous attendaient sur une terrasse agréablement ombragée, dans la joie tranquille de la journée finissante.

pointe_de_la_ch_vre_1

Pointe de la Chèvre (nous nous sommes assis au bord de cette falaise)

pointe_de_la_ch_vre_2

Petite anse à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_3

Rocher à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_4

Stratifications géologiques à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_6

Lande plongeante à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_9

Landes et pelouses sur la flanc de la falaise à la Pointe de la Chèvre (photo de la Fabuleuse S. : si vous avez un oeil de lynx, vous me verrez sur la photo)

jasione

Jasione sp. au sein des pelouses aérohalines

pointe_de_la_ch_vre_5

Aperçu de la lande sommitale à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_7

Ulex europaeus L. (Ajonc d'Europe) de la lande à la Pointe de la Chèvre

pointe_de_la_ch_vre_8

Anse à l'est de la Pointe de la Chèvre

dactylorhiza

Dactylorhiza sp. à l'approche de la Pointe de Dinan

rosa

Rosa sp. à l'approche de la Pointe de Dinan (ce n'est pas un vulgaire églantier)

pointe_de_dinan_1

Landes à la Pointe de Dinan

pointe_de_dinan_2

Une autre pointe de la Pointe de Dinan

pointe_de_dinan_3

Un petit pont rocheux à la Pointe de Dinan

pointe_de_dinan_4

Sommet de falaise rocheuse à la Pointe de Dinan

daucus

Daucus carota L. subsp. gummifer Hooker fil. (Carotte porte-gomme) à la Pointe de Dinan

6 juillet 2006

Saint-Georges (1)

Saint-Georges... Ce n'est pas une note qu'il faut y consacrer, mais bien plusieurs. Il y a tant à en dire. D'abord pour moi (j'espère pas que pour moi), il s'agit d'une entité au genus loci incontournable, et même bien plus que cela. C'est ma nature, ma culture, c'est moi. Sans ce lieu, je ne serais pas ce que je suis, professionnellement et personnellement. Sans ce lieu, je n'aurais pas pu me "construire", en bien ou en mal. J'ai vécu, je vis encore ce lieu comme peu de gens se l'imaginent (même si la plupart de mes lecteurs, eux, se l'imaginent très bien). C'est une partie de moi-même. C'est sans doute ridicule, surtout si on le met en balance de la vie qui va et qui vient et est parfois cruelle. Mais c'est ainsi. J'ai cette chance d'avoir ce lieu à ma disposition et je ne laisserai personne m'en ôter la jouissance. C'est aussi un lieu de vie, un lieu de partage, un lieu de joie, jamais de peine. Un lieu magique aussi. Un lieu qui donne le sentiment d'être seul au monde, d'être le plus fort, d'être soi.

Enfin, voilà, c'est Saint-Georges : des prairies, des tourbières, un étang, des bois, des fourrés. Un milieu très riche pour sa flore (bien sûr, je le sais mieux que n'importe qui), mais aussi pour sa faune (on y a trouvé ici une espèce de papillon qui était la première donnée pour la France) et un champignon qui n'était connu ailleurs qu'en forêt de Fontainebleau.

Je ne vous livre cette fois que trois photos. Je m'en vais en vancances en faire d'autres en compagnie de ma chérie, la fabuleuse S. Je vous dis à bientôt, d'ici 10-12 j.

sg1

sg2

sg3

23 novembre 2024

Corse (1)

Je ne reviens pas sur la raison de ma présence à Ajaccio début octobre et des craintes et colères suscitées par la grève surprise puisqu’il fut un moment question que nous soyons coincés là-bas près d’une semaine… et qu’il fallait « gérer » l’hébergement de plusieurs collègues dont une partie à distance. Le stress était bien là, mais heureusement, cela s’est bien passé et nous n’avons perdu qu’à peine plus de vingt-quatre heures. Si, j’y reviens quand même car il y eut finalement une dimension politique : voir ici et par exemple où l’on pourra m’apercevoir.

Il convient également de dire qu’initialement, des excursions sur le terrain étaient prévues dans la journée du jeudi, mais que pour des raisons de vigilance orange vis-à-vis de la pluie, tout avait été annulé la veille. Et effectivement, dans la nuit et jusqu’au lendemain vers treize heures, la pluie tomba dru sans discontinuer, ce qui n’est pas commun en Corse. En remplacement, on nous avait proposé, entre plusieurs autres possibilités, de nous rendre moyennant réduction tarifaire (gratuité en définitive), au musée Fesch des beaux-arts. C’est là que j’étais allé en premier lieu.

Je partage juste quelques images, là aussi faites au smartphone, non pas parce que j’avais oublié mon reflex, mais parce que je voulais voyager léger. Dans le lot, de la peinture plutôt ancienne dont des primitifs italiens… et quelques « napoléoneries » presque imposées dont certaines semblent connues.

François-Joseph Bosio (Monaco, 1768 – Paris, 1860). Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie. Marbre.

François Gérard, baron [d’après] (Rome, 1770 – Paris, 1837). Portrait de Madame Mère assise. Huile sur toile.

Titien, Tiziano Vecellio, dit (école de) (Pieve de Cadore, vers 1485 – Venise, 1576). Vierge à l’Enfant avec saint Jean-Baptiste.

Titien, Tiziano Vecellio, dit (école de) (Pieve de Cadore, vers 1485 – Venise, 1576). Portrait d’homme, dit Homme au gant.

Sandro Botticelli, Di Mariano Fillipepi, dit (Florence, 1445 – 1510). Vierge à l’Enfant soutenu par un ange.

Imitateur de Filippo Lippi et de Pesellino (actif à Florence durant la seconde moitié du XV° s.). La Vierge adorant l’Enfant avec le jeune saint Jean-Baptiste et deux anges.

Antoniazzo Romano (Rome, connu de 1461 à1508). Christ bénissant.

Jean-Baptiste Bassoul (Ajaccio, 1875 – 1934). Le vieux médaillé. 1908.

Ludwig Pietzch (Dantzig, 1824 – Berlin, 1911). La Pietra del Montigone. 1854.

Maître du Crucifix sur fond d’argent (actif en Ombrie durant le second tiers du XIV° s.). Saint Thaddée, Matthieu, Philippe, Marthe, Marie l’Égyptienne et Nicolas – Saints Thomas, Jacques le Majeur, Paul, Thomas d’Aquin, Dominique et Jean-Baptiste – Saints Barthélémy, Jacques le Mineur, Simon, Laurent, Catherine d’Alexandrie et Agnès.

Claude-Marie Dubufe (Parue, 1790 – La Celle-Saint-Cloud, 1864). Portrait de Napoléon Bonaparte en uniforme d’officier de volontaires. 1844.

Jean-Baptiste Greuze (Tournus, 1725 – Paris, 1805). Portrait de Napoléon Bonaparte en habit de Premier Consul, avec la ville d’Anvers en décor de fond. 1803. Huile sur toile.

Mariotto di Nardo (Florence, actif entre 1394 et 1424). La Pentecôte. Tempera sur bois.

Antonio Canova (Possagno, 1757 – Venise, 1822). Portrait de Bonaparte. 1802-1803. Plâtre.

Bernardo Daddi (Florence, v. 1290-1348). Un saint évêque (saint Pierre ?).

Charles-Émile Seurre (Paris, 1798 – 1858). Tête de Napoléon Ier en colonel des chasseurs à cheval de la Garde impériale démontée par les Républicains. 1833. Bronze.

Angélique Mongez (Conflans-l’Archevêque, 1775 – Paris, 1855). Napoléon Ier en uniforme de colonel des chasseurs de la Garde. 13 juin 1811. Huile sur toile.

Bernardino Lanzani (San Colombano al Lambro, vers 1460 – Vers 1530). Sainte Catherine d’Alexandrie.

Bernardino Lanzani (San Colombano al Lambro, vers 1460 – Vers 1530). Sainte Ursule.

Pietro Nocchi ( ?, 1783 – Lucques, 1854). Portrait d’Elisa Bonaparte et de sa fille Elisa Napoleon. Huile sur toile.

Niccolò di Tommaso (actif à Florence et Pistoia de 1343 à 1376). Mariage mystique de sainte Catherine, saint Jean-Baptiste et saint Dominique.

Jacopo del Sellajo, Jacopo di Arcangela, dit (Florence, 1441-42 ? – 1493). La Vierge adorant l’Enfant avec trois anges, saint Joseph et deux bergers.

Luca Giordano (Naples, 1634-1705). Saint Sébastien martyr.

Francesco Badens (Anvers, 1571 - ?, ?). Saint Sébastien.

 Antonio Tempesta (Florence, 1555 – Rome, 1630). Scène de bataille.

21 novembre 2024

Des fleurs et bien d'autres choses

Des plantes, des insectes, des champignons et un oiseau captés à la maison et surtout dans les jardins et autres espaces au travail entre fin août et la deuxième décade de septembre. La femelle paon, a du se retrouver là à cause de la chasse dans les environs, elle est restée là durant plusieurs semaines puis a été emmenée dans une ferme voisine.

 

28 septembre 2024

Été éduen 2024 (5)

J’en connais l’existence depuis une dizaine d’année seulement, mais je n’avais aucune idée de ce à quoi ça ressemblait. Ça, c’est la source « vauclusienne », une résurgence de nappe karstique, non dans le Jura à Baume-les-Messieurs, mais en Bourgogne, dans l’Yonne à Tonnerre. Nous y sommes en effet passés en « descendant » au début des vacances.

La fosse Dionne. Elle est alimentée par les infiltrations des précipitations dans le plateau calcaire avoisinant ainsi que par les pertes d'au moins une rivière. Son débit moyen est d'un peu plus de 300 l/s et la taille de son bassin versant (impluvium) est d'environ 30 km² auquel s’ajoute des pertes de l’Armançon et du Serein (pour plus de détails, voir ici). Le lavoir a été aménagé autour de la source au XVIII° s.

L’eau a un aspect un bleuté. L’espèce aquatique dominante est le Potamot dense (Groenlandia densa). La galerie qui débite de l’eau a bien entendu été explorée par des spéléologues, mais pas très loin, d’autant que c’est très dangereux et il y a eu des morts assez régulièrement.

Le débit était fort cette année en pareille saison, mais bien sûr, on n’était pas en crue. On voit des images sur l’internet où le mur circulaire central est en surverse.

 

2 mars 2025

Pilat, 24 décembre 2024

 

La veille de Noël, il a de nouveau neigé un peu, comme le montre cette photo le matin en direction du Nord, des monts du Lyonnais.

 

En début d’après-midi, nous allons donc au Sud, dans le Pilat, comme à l’accoutumée. Toujours à peu près les mêmes sites entre les abords des col et crêt de l’Œillon d’un côté et ceux du crêt de la Perdrix et de la Jasserie de l’autre.

 

 

 

30 juin 2024

Mai et juin aux jardins

J’ai écrit il y a quelques jours un texte que j’aurais pu écrire il y a des années sur ce que je pense du président de la République et sur le Erre-haine. Je pense que le petit nombre de lecteurs de ce blog sait ce que j’en pense, au moins dans les grandes lignes, alors je pense que je peux vous l’éviter. Je ne vous dis pas à quel point ça m’énerve et combien je suis inquiet. Je m’attendais au pire du pire en 2027, mais cette fois…

Alors pour m’éviter de m’agacer au plus haut point, je publie quelques photos des fleurs des jardins habituels prises entre le 9 mai et le 25 juin.

Celle-ci n'est pas au jardin, mais dans une mare près de le maison (Oenanthe aquatique, protégée en Nord et Pas-de-Calais).

 Pour l'apéritif.

L

 

 

17 juin 2024

Épisode éduen (2 et fin)

Je ne vais pas faire une nouvelle description de ce que j’ai montré des tas de fois mais dont je ne me lasse pas. Il n’y a pas systématiquement quelque chose à signaler de la part des prêtres (jamais désagréables) ou des laïcs chargés de la surveillance, de l’entretien, de la mise en place du « matériel » audio ou de culte (là, mes expériences désagréables ne sont pas rares, même si dans l’immense majorité des cas, cela se passe de manière très neutre). Cette fois, c’est autre chose : je pense avoir vu le record de la visite la plus courte de cette cathédrale : un couple (la petite quarantaine) rentré par le portail sud a fait un aller-retour dans les bras du transept et est reparti sans même faire une véritable halte en fixant la nef ou le chœur. Du coup, je me pose vraiment la question de pourquoi ils étaient venus.

Place aux photos, dont certaines sont presque inédites.

 

 

19 février 2025

Saint-Ouen de Rouen (2 et fin)

Voici donc la suite et la fin avec l'intérieur de l'édifice, qui comme dit précédemment, est grandiose et est très lumineux malgré un temps qui ne l'était guère. En tout cas, je ne m'attendais pas à voir un édifice aussi intéressant et éclatant, même si je connaissais quelque peu son intérêt sur le papier.

 

25 mars 2024

Retour à Douai (1)

Une nouvelle visite au musée de la Chartreuse de Douai (Nord). La fois précédente, c’était en cinq épisodes : 1, 2, 3, 4 et 5.

Donc, je ne me répète pas, je montre tout de suite mes nouvelles photos.

Jean Bellegambe (Douai, v. 1470 – 1535). Polyptyque de la Trinité dit Polyptyque d’Anchin. Un des panneaux de la partie centrale consacré à la Vierge. Vers 1511. Huile sur bois.

Giovanni Francesco Romanelli (Viterbe, 1610 – 1662). Ange de l’Annonciation. Peinture à l’huile sur toile.

 

Camille Pissarro (Charlotte-Amélie [Îles Vierges], 1830 – Paris, 1903). La sente du Chou. 1878. Huile sur toile.

 

Charles Laurent, mouleur, d’après le modèle original de Jean-Baptiste Carpeaux (Valenciennes, 1829 – Courbevoie, 1875). Le pêcheur napolitain. 1856-1858. Plâtre patiné.

 

Louis Desprez (1799-1870). L’innocence. 1831. Bronze.

 

Suiveur de Dirk Bouts (Haarlem ?, vers 1415 – Louvain, 1475) d’après Rogier de Le Pasture [ou Roger de La Pasture ou plus connu encore, Roger van der Weyden] (Tournai, vers 1399/1400, Bruxelles, 1464). La descente de croix. Fin du XV° s. Huile sur bois transposée sur toile marouflée sur contreplaqué.

 

Angleterre, Nottingham. La Flagellation. Pièce d’applique. Albâtre polychromé doré.

 

Attribué à Jean Bellegambe (Douai, v. 1470 – 1535). La Vierge protectrice des Cisterciens. Un des panneaux de la partie centrale consacré à la Vierge. Vers 1507. Peinture à l’huile sur bois.

 

Anonyme. Pays-Bas méridionaux. XVI° s. Sainte Anne trinitaire. Chêne.

 

Jean Bellegambe (Douai, v. 1470 – 1535). Le martyre de sainte Barbe. Panneau d’un retable illustrant la vie de sainte Barbe. Vers 1528. Huile sur bois.

 

Anonyme. Pays-Bas méridionaux. XVI° s. Vierge de pitié. Chêne.

 

Anonyme. D’après Jan Sanders van Hemessen, Flandres, XVI° s. Ecce homo. Peinture à l’huile sur bois.

 

Constantin Meunier (1831-1905). L’ouvrier. Bronze.

 

Allemagne, première moitié du XVII° s. Plat : Crucifixion. Décor polychrome. Terre cuite vernissée.

 

Albert Bouquillon (Douai, 1908 – Paris, 1966). Jeunesse. 1949. Plâtre patiné.

 

Marinus van Reymerswaele (Reymerswaele, vers 1490 – 1570). Saint Jérôme en méditation. Peinture à l’huile sur bois.

 

 

16 février 2025

Saint-Ouen de Rouen (1)

Après Chartres, direction Rouen, non pas pour aller encore visiter la cathédrale (bien que l’envie ne manquait pas), mais pour aller visiter Saint-Ouen, une ancienne abbatiale bénédictine de style principalement gothique du XIV° siècle. En 2006, avec Fromfrom, lors d’un séminaire sur deux jours, nous avions voulu visiter, mais après la cathédrale et l’église Saint-Maclou, il était trop tard et l’édifice était fermé. En revanche, il me semble que Fromfrom l’avait visitée, mais peu ou pas de photos.

Cette fois, comble de malchance, sur trois édifices visités lors de week-end, trois édifices en travaux, ici sur le côté sud et surtout la façade occidentale des ses deux tours.

Sinon, je le dis, c’est un édifice que j’ai bien aimé, qui est très lumineux (très grandes surfaces vitrées et vitraux assez clairs) et une belle élévation et des dimensions que beaucoup de cathédrales n’atteignent pas. Elle a par exemple la même hauteur sous voûte que Notre-Dame de Paris et est un peu plus longue. En revanche en largeur de nef et totale, elle est assez largement battue.

Commençons par l’extérieur.

 

Et avant d'entrer, quelques vues des rues proches où nous sommes allés boire un coup après.

Là, au milieu, une maison du XVIIIe s. (Hôtel d’Etancourt) qui a été rebâtie ici après avoir été détruite dans une autre rue après la construction d’un grand magasin.

 

30 janvier 2025

Notre-Dame de Chartres (2 et fin).

Et voici les photos de l’intérieur. Là aussi, j’ai été gêné par les travaux dans deux endroits rendant impossibles les photos complètes de la nef et du transept nord. Je n’ai pas eu non plus beaucoup de temps pour prendre les photos car il y avait une messe réputée grégorienne (chants mais pas tellement en latin) dans le chœur à 9 heures et messe classique à 11 heures entre croisée et nef avec grand écran pour retransmettre à l’arrière de la nef compte tenu de l’occultation partielle. La première messe ayant duré très longtemps, j’ai eu peu de latitudes avec les préparations de la seconde. Le « chef » des « organisateurs » m’avait prévenu et après échange rapidement avec lui, il m’a laissé faire ce que je voulais (certes trop vite), notamment dans le chœur. En revanche, il a volé dans les plumes aux visiteurs et smartphotographes qui n’empruntaient pas par la porte dédiée d’accès au chœur. Il faut absolument éviter les dimanches matin dans les cathédrales et autres « grandes » églises. Le programme initial aurait pu nous en prémunir, mais il n’aurait pas fallu aller à Saint-Denis la veille. Il faudra y retourner quand les travaux seront terminés, au moins à l’intérieur.

La clôture de chœur du début du XVIe s. a été nettoyée restaurée et au delà de son intérêt intrinsèque cela  illumine vraiment le passage dans le double déambulatoire. Les sculptures des niches ont été réalisées du XVIe au XVIIIe s. L'horloge astronomique est du XVIe s.

 

Rencontre d'Anne et Joachim à la Porte Dorée.

 Présentation de la Vierge au Temple.

 Nativité.

 Adoration des Mages.

Baptême du Christ.

 Guérison de l'aveugle-né.

 Baiser de Judas.

 Jésus devant Pilate.

 Flagellation du Christ.

 Élévation de la Croix.

 

26 janvier 2025

Notre-Dame de Chartres (1)

Après la visite de l’abbatiale-basilique-cathédrale Saint-Denis, nous nous rendons à Chartres qui était inscrit au programme. En recherchant un restaurant et après avoir pas mal tourné, nous tombons sur une mise en lumière de la façade de la cathédrale.

 

Le lendemain matin, nous allons visiter pour de vrai l’édifice (ma dernière visite remontait à 2010 : voir ici). Hélas, il y a encore des travaux. Cependant, ce qui a été fait depuis la dernière fois est important :

  • nettoyage de beaucoup de vitraux (pas mal encore en cours de restauration)
  • restauration du déambulatoire, de la nef, du bras de transept sud (seul le chœur avait été refait) ce qui apporte une lumière considérable dans l’édifice en plus de l’éclairage. Le contraste est saisissant avec les parties non refaites qui apparaissent marron très sombre (bas-côtés de la nef, bras de transept nord) ;
  • nettoyage/restauration de la clôture de chœur du XVIIIe s., en calcaire de Tonnerre (Yonne). Eh oui…

On commence par les photos de l’extérieur. Il y avait aussi beaucoup de travaux sur la place sur les parties occidentale et méridionale de la cathédrale, et c’était assez moche. Cela ne se voit pas trop sur les photos parce que j’ai esquivé ou feinter avec l’ultra-grand-angle ou j’ai laissé tomber (je n’ai pas pu faire ce que je voulais et en plus le temps était maussade).

 

17 mars 2024

De 2023 à 2024 (10 et fin)

Pour rappel, les tapisseries sont du XVIe s. (tenture de chœur présente dans celui-ci jusqu’en 2013). Elles ont été restaurées et installée dans la chapelle Notre-Dame du Collège (dans laquelle il y avait auparavant plusieurs logements privés) depuis 2019. Des déshumidificateurs ont été ajoutés depuis et les conditions de conservation sont à présent excellentes. Malgré les conditions difficiles qui régnaient dans le chœur auparavant (très froid et humide en hiver notamment), elles restent bien conservées (ce que nous en avions vu lors de notre précédent passage en 2006 en témoigne).

 

L’Annonciation.

 

La Nativité.

 

Les rois mages.

 

Les prêtres mis à mort par Saül pour avoir aidé David – Les massacre des saints innocents – Athalie fait tuer ses petits-enfants.

 

David Victorieux de Goliath.

 

L’entrée de Jésus à Jérusalem.

 

Jésus vendu par Judas.

 

L’apparition du Christ à Marie-Madeleine ou noli me tangere (ne me touche pas).

 

Le roi Salomon honore sa mère.

 

Le couronnement de la Vierge.

 

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité