Les escaliers vont encore devoir attendre
En février 2011, je joue la boule de billard et le camion m’expédie dans un fossé antichar (pour mémoire, c’est ici et là). C’est la piteuse fin de la voiture japonaise, achetée d’occasion un peu moins de quatre ans plus tôt. Au revoir la possibilité d’un escalier. La remplaçante sera une féline 308 (voir ici).
En ce mois de mai 2013, suite à non pas une, mais deux infractions au code de la route (j’ai découvert la seconde après coup), je ne peux éviter une voiture (voir ici). Résultat, un devant bien abîmé : coût probablement stratosphérique, mais aucun centime dépensé (ouf !). Tout a été bien réparé.
En 1998, j’avais acheté une lionne 306 essence neuve. Eh oui, j’avais les moyens à l’époque. Outre mes petites économies, j’avais profité de remboursements de frais de déplacements presque confortables de la part du bureau d’études « écran » pour lequel je travaillais (non, je ne pratiquais pas d’activités illégales ni n’occupait un emploi fictif) et d’un don de ma grand-mère maternelle à ses petits enfants. Je n’avais néanmoins pas les moyens de me payer une voiture diésel du même gabarit. C’est avec cette voiture que je parcourus environ 100 000 km pendant mes un peu plus de trois années de thèse (je faisais des visites de terrain été comme hiver sur plusieurs centaines de kilomètres de fleuve).
Il y a une dizaine de jours, Fromfrom part pour l’école avec la presque antique 306. A peine a-t-elle parcouru quelques dizaines de mètres, qu’elle ressent un dysfonctionnement majeur dans la direction, avec des craquements très inquiétants. Elle ramène le véhicule devant la maison. Le soir, je me rends compte que c’est un problème d’ « affaissement » de la suspension et le lendemain, je constate qu’en vérité, c’est le ressort de suspension qui s’est cassé (il me semble que c’est relativement rare, surtout quand on n’a pas joué au rodéo avec sa voiture). C’est un coup à avoir un gros accident sur la route. Ce mercredi en début d’après-midi, pour faire l’économie de la dépanneuse, je tente de mener le véhicule à l’hôpital au garage. Fromfrom me suit avec l’autre voiture. Il y a une fumée blanche (normal pour un pape) qui s’échappe du pneu avant. Je ne m’en inquiète qu’à moitié, pensant que c’est le pneu qui doit frotter sur le garde boue. On continue notre parcours et d’un coup, le pneu éclate tel un coup de fusil. Je précise que ces pneus ont quand même un âge canonique de plus de 11 ans (nous avions « fini » des pneus hiver entre temps). Évidemment, ce devait être un morceau de ressort qui devait dangereusement frotter sur le pneu. On appelle la dépanneuse (60 € non économisés) et on nous emmène la voiture une demi-heure plus tard.
Le lendemain, je reçois l’appel du garage qui m’annonce la douloureuse qui tient ses promesses. Une voiture essence de 200 000 km et de 15 ans, toujours entretenue correctement (en partie par mes soins), mais qui présente quelques faiblesses et autres usures qui finiront par coûter d’autres bras. Et à la fin, on a encore la même voiture où certaines pièces peuvent lâcher à tout moment.
Après avoir pas mal regardé ce qui est sur le marché et les prix pratiqués, on décide de profiter de la promotion et des conditions de reprise actuelles en investissant sur l’entrée de gamme des 207+ essence. Pour Fromfrom qui conduit surtout en ville, cela devrait bien aller. Et une voiture qui pourra avaler aussi les kilomètres pour aller beaucoup plus loin si Fromfrom devait s’exiler à partir de la rentrée 2014 ou que je pourrais prendre pour lui laisser l’autre. J’ai un temps pensé à la petite 107, mais ayant eu par deux fois l’engin comme voiture de prêt, je n’ai pas été spécialement convaincu : une sorte de jouet strictement citadin et qui me fait un peu peur côté résistance aux chocs sur la route. Mauvaises expériences aidant et fréquentant quotidiennement une route singulièrement accidentogène, j’ai fini par accorder pas mal d’importance aux résultats des « crash tests ».
Nos escaliers ne sont pas prêts d’être remplacés…













































