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Cornus rex-populi
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28 juin 2011

Sept révélations inédites

Calyste n’avait désigné personne, mais je m’y suis collé, par jeu bien entendu.

  1. Quand j’étais gamin, j’ai confectionné une ou deux fois des mixtures toxiques pour tuer des fourmis qui circulaient devant la maison, entre terre et béton. Pour cela, j’utilisais des produits pour la lessive, pour le dégraissage, des solvants dont se servait mon père. Et je mélangeais le tout. Mais comme je faisais cela en petites quantités, cela n’a jamais eu de conséquences visibles. Sinon, l’alcali (ammoniaque) versée sur les petits nids de fourmis a une efficacité certaine.
  2. J’ai longtemps été sous le charme de l’érudition et de l’élégante éloquence de mon professeur de biogéographie quand j’étais à l’IUT. Je n’ai jamais connu meilleur orateur. En revanche, il m’a ensuite déçu par son niveau scientifique (déclinant ?) et par certaines de ses prises de position militante très discutables à mes yeux.
  3. Pour le bac que j’ai passé en 1990, nous avions droit à des calculatrices graphiques avec possibilité de tracé de fonctions. Dans ces engins, on pouvait aussi saisir quelque part du texte et je l’avais fait pour mettre quelques formules utiles en maths et en physique-chimie. Mais je ne m’en suis pas servi puisque je les connaissais bien. Mais j’imagine que cela devait me rassurer. Enfin rien à voir avec le degré de sophistication des vrais tricheurs d’aujourd’hui avec leurs « ordiphones » (je viens de découvrir que c’était un des équivalents français de « smartphones »).
  4. Quand j’étais gamin, j’ai piqué un cheval et son chevalier en armure en plastique à mon voisin (d’un peu plus d’un an mon aîné). Je trouvais ça beau (je n’avais pas d’équivalent à part de laids playmobil) et je le regardais seul en cachette. C’est bien la seule fois où j’ai eu le sentiment de voler si l’on exclut le gang des voleurs de bougies, veilleuses et autres neuvaines dans les églises visitées ces dernières années.
  5. Je ne supporte pas entendre certains de mes collègues (plus jeunes) parler de séries télévisées actuelles ou de jeux vidéo à la mode. D’ailleurs, je me sens exclu de fait de la conversation car je ne capte rien.
  6. A l’entrée où à la sortie du métro lillois, je refuse toujours de prendre les journaux gratuitement distribués. Je suis contre cette distribution forcée (il faut presque se faire violence pour ne pas le prendre tout en déclamant un bonjour de refus). Je ne suis pas d’accord avec ce système de journaux même si par ailleurs, je trouve les journaux régionaux ou locaux bien peu intéressants ou pertinents.
  7. J’ai un côté maniaque : je n’aime pas que dans un texte (à diffusion restreinte) tapé sur un traitement de texte, il y ait des changements intempestifs de police de caractère ou de taille de caractère, des abréviations incontrôlées, des retraits de taille variable, des tirets ou des puces de formes variable, des doubles espaces, des fautes détectées par le correcteur orthographique intégré. En un mot, je déteste que l’on se serve d’un traitement de texte comme d’une vulgaire machine à écrire sans maîtriser ad minima les fonctions basiques de mise en forme et les styles. On ne saura jamais assez comment je prends sur moi, surtout quand je constate de telles lacunes de la part de secrétaires prétendument formées.
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27 juin 2011

Mitré

A côté de ça, les casques lourds de l’armée paraissent légers. La photo a presque trois ans : déjà à l’époque, je considérais que j’avais raté ma vocation d’évêque. Alors, pour compenser ma frustration, je me suis couronné de la mitre d’une ancienne cheminée de chez mes parents. Comme quoi, le ridicule ne tue pas !

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19 juin 2011

Presque rien sur pas grand chose (7)

Depuis l’histoire des concombres espagnols, les morts en Allemagne, relayés depuis par les steaks hachés nordistes, toute la communauté journalistique, comme un seul homme, désigne le coupable : « E. coli ». C’est vrai que durant mes études, j’ai fait de la microbiologie, singulièrement de la bactériologie. Mais pourquoi ne pas prononcer les noms en entier : Escherichia coli ? Cela doit être trop compliqué. Alors pourquoi ne pas désigner l’espèce humaine par « H. sapiens » [hache sapi-un-ce] ? Et je ne parle pas des propos simplificateurs voire complètement erronés, fantasmés sur cette entérobactérie. Du grand n’importe quoi. Il y a quelques années, il y avait eu le coup de la Salmonella ou autre Listeria, qui avaient fait couler beaucoup d’encre et de bave. Bien sûr qu’il faut éviter les contaminations, bien sûr qu’il faut rechercher les causes, mais arrêtons les psychoses ridicules entretenues par les médias en mal de sensationnel morbide.


J’ai arrêté seulement hier mon traitement contre une angine commencée presque un mois plus tôt. Les premiers jours (une semaine), maux de gorge, qui ont fini par s’évanouir puis qui sont revenus au bout d’une semaine. Je ne me suis jamais senti abattu et le traitement des symptômes à l’aspirine ou au paracétamol réglait le problème. Seulement, cela traînait en longueur, alors samedi de la semaine dernière, je suis enfin allé voir le médecin. Résultat : anti-inflammatoires et antibiotiques durant une semaine. Je me demande combien de temps cela aurait encore duré sans les antibiotiques ?


Au début du mois d’octobre 2010, j’avais suggéré à Fromfrom de nous rendre à un spectacle musical. Notre choix s’était porté sur le chœur de l’opéra de Lille (créé en 2003 et comportant 24 chanteurs) qui donnait une représentation dans notre ville. Et c’était hier soir. Pour moi, il s’agissait d’une première (premier vrai spectacle musical auquel j’assistais). Il s’agissait de « Musicals – Autour de Gershwin, Bernstein et de la comédie musicale américaine » dirigé par Yves Parmentier et Jacques Schab au piano. Nous étions correctement installés (position dans les tribunes), même si les sièges étaient trop raides et nous avons beaucoup aimé. Tout a été parfait, les solistes éblouissants, le piano me faisant oublier qu’il était là. Et la musique et le chant étaient suffisamment « classiques » à mon goût pour emporter ma totale adhésion. Une bien belle soirée, donc.

19 juin 2011

Échanges bilatéraux

Après le week-end de l’Ascension, nous sommes allés en Angleterre (Kent) dans le cadre des échanges transfrontaliers du projet européen auquel je participe depuis 2009. Au programme, visites sur le terrain et réunions. Le lundi après-midi, les représentants des instances régionales et étatiques sont passées nous chercher (un collègue et moi) et nous fûmes sept à mettre le cap sur Canterbury.

Nous sommes arrivés à notre hôtel en fin d’après-midi. Pour la première fois, j’ai dormi dans un lit à colonnes. En fait, de notre groupe, j’avais hérité de la chambre la plus chic et la plus grande.

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Puis, nous avons filé au centre-ville, pour une promenade apéritive. Le temps était un peu gris pour espérer faire des photos intéressantes. J’aurais bien pénétré dans le vaisseau sur les traces d’un certain archevêque, mais personne ne m’aurait suivi et on ne m’aurait pas accordé ce temps. Nous avons quand même dîné au Thomas Becket : très bon sauf le dessert un peu lourd.

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Le lendemain matin, visite de forêts et de pelouses calcicoles. Les Anglais ont aussi voulu nous montrer des plantes rarissimes chez eux. La télévision régionale France 3 nous avait rejoints. L’une des deux journalistes, pleine de bonne de volonté, nous posait des questions à mon collègue et à moi, mais elle se montra d’une rare inculture sur les choses de la nature. Il fallut expliquer des choses (enfoncer des portes ouvertes) devant la caméra. Heureusement, le journaliste qui filmait avait un bien meilleur niveau. Le reportage qui en a résulté n’a pas été nul, mais ne fera pas date.

L’après-midi fut consacrée à une longue réunion au cours de laquelle un botaniste anglais nous fit découvrir une méthode pour suivre certaines végétations à destination des non spécialistes : d’un point de vue rigoureusement scientifique, c’est sans doute discutable mais c’est intéressant. Il faut dire qu’en Angleterre, il y a de nombreuses et puissantes associations de protection de la nature et la plupart du temps, les suivis naturalistes sont effectués par des amateurs éclairés.

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Au repas du soir, une botaniste anglaise me sortit sur la table un échantillon de plante qu’elle voulait que j’identifie. Pour moi, c’était incompréhensible, il s’agissait d’une espèce facile à reconnaître et je pensais qu’elle voulait connaître le nom de la sous-espèce. Mais non. Le lendemain, les discussions porteront sur la place de la botanique dans la recherche universitaire anglaise. Il s’avère qu’en dehors quelques dinosaures, la recherche universitaire en botanique (flore européenne) semble assez sinistrée, à l’instar de ce qui se passe en France. Toutefois, dans notre pays, la connaissance, l’expertise ont peu à peu été transférées dans des organismes comme celui dans lequel je travaille, organismes dont il n’existe pas d’équivalent en Angleterre, ni pratiquement ailleurs en Europe.

 

Le mercredi matin, nous sommes allés sur les vastes étendues de galets de Dungeness (pointe près d’une centrale nucléaire). Ce type de milieu est beaucoup moins bien représenté dans le Nord de la France. Le phare pris ici en photo date des années 1950-60. Il succède à un phare abandonné (encore visible) du début des années 1900 et à un autre semble-t-il disparu qui était encore plus à l’intérieur des terres. Pourquoi ? Parce que la terre s’agrandit sans cesse par des dépôts de galets. Sur les hauts de plages de galets, on rencontre des plantes sympathiques comme le fameux Crambe maritima L. (Chou marin).

 

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Plus à l’intérieur, le substrat est davantage décalcifié et permet l’installation de plantes calcifuges, dont Sedum anglicum Hudson (Orpin anglais) que je n’avais jamais vu.

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Mardi dernier a eu lieu le « retour » sur le terrain sur la côte d’Opale et dans le Boulonnais où nous avons fait découvrir aux Anglais des types de végétations qu’ils ne connaissent peu. Tout d’abord un vaste massif dunaire (il n’y en a pas dans le Kent).

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En revanche, les Anglais ne se sont pas sentis dépaysés sur un de nos coteaux de pelouses calcicoles. Avec le « Versailles » du Boulonnais, appellation pour le moins usurpée.

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L’incontournable Ophrys apifera Hudson (Ophrys abeille).

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Et puis le communal d’Ambleteuse aux végétations psammophiles décalcifiées, avec de belles et abondantes floraisons de Dactylorhiza sp.

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Au final, des échanges qui ne font pas avancer énormément notre travail de fond, mais qui enrichissent clairement nos connaissances mutuelles et nos façons de travailler (et de nous comprendre), même si, de l’aveu même des Anglais, nous avons une approche plus précise et plus scientifique (le poids de l’histoire, de la culture naturaliste très développée en Angleterre et le désengagement de l’État beaucoup plus prononcé qu’en France).

15 juin 2011

Ascension 2011

Le week-end de l’Ascension fut donc ferroviaire et bourguignon. Saint-Georges est toujours là, résistant encore bien à la sécheresse.

 

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Potentilla palustris (L.) Scop. (Comaret des marais) triomphe sans retenue.

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Mes deux premières plantations de rhododendrons ont modérément apprécié les carences en eau, limitant la croissance des fleurs. Mais je constate quelques inflorescences en retard chez le plus tardif.

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Nous nous rendons le lendemain au pont des Aconits tue-loups où nous retrouvons le lys dans la vallée calcicole, un certain Martagon.

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Et de l’aspergette (comestible jeune), également bien représentée à Saint-Georges : Ornithogalum pyrenaicum L. (Ornithogale des Pyrénées).

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Le surlendemain, nous décidons de nous rendre dans la haute vallée de la Seine, à la recherche aventureuse et presque aveugle d’une orchidée. Nous ne trouverons pas cette orchidée, mais d’autres moins rares.

Anacamptis pyramidalis (L.) L.C.M. Richard (Orchis pyramidal)

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Platanthera bifolia (L.) Rich. (Platanthère à deux feuilles)

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Cephalanthera rubra (L.) Rich. (Céphalanthère rouge)

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Mais également d’autres plantes calcicoles peu communes (ou carrément rares) comme Securigera varia (L.) P. Lassen (Coronille bigarrée).

 

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Vincetoxium hirundinaria Medik. (Dompte-venin)

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Melittis melissophyllum L. (Mélitte à feuilles de mélisse)

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Melica nutans L. (Mélique penchée)

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Trifolium rubens L. (Trèfle rouge)

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Tanacetum corymbosum (L.) Schultz Bip. (Tanaisie en corymbe)

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Digitalis lutea L. (Digitale jaune)

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Et même Gentiana lutea L. (Gentiane jaune) !

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Des zones plus fraiches avec Tetragonolobus maritimus (L.) Roth (Lotier maritime) avec ses fleurs terminales solitaires.

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Ou Pyrola rotundifolia L. (Pyrole à feuilles rondes), de la famille karagarienne !

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Des messicoles que l’on ne voit pas tous les jours comme Legousia speculum-veneris (L.) Chaix (Miroir de Vénus)

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Anagallis foemina Miller (Mouron bleu)

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Et même, en y regardant bien, Centaurea cyanus L. (Bleuet) présent pas uniquement dans les champs de colza, mais dans les champs de blé, et pas qu’en bordure. Et ça, c’est vraiment exceptionnel.

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En repassant à Châtillon-sur-Seine, on va se désaltérer en saluant celle qui a usurpé son nom de fleuve. On ne profite pas de l’intérieur de Saint-Vorles (plus de mille bougies au compteur) dont les horaires d’ouverture sont restreints. A côté, les ruines d’un château ducal.

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Désolé pour la qualité décevante de plusieurs photos.

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13 juin 2011

Lumière au jardin

Hier matin, nous entendons une tronçonneuse. Je ne peux le croire, ce n’est pas le voisin. Je sors sur la terrasse, et là le doute n’est plus permis, c’est bien tout à côté que l’engin ronronne. Et il commence à s’attaquer au grand thuya (6-7 m) qui me faisait pester pour l’ombre qu’il nous procuraitl’après-midi. L’abattage et le tronçonnage a duré au moins une heure et demie, là où j’aurais mis dix minutes tout compris. Tout laissait penser que la chaîne n’était pas affûtée, que le guide se coinçait par ce que le sciage se faisait à l’envers. A en croire le dialogue des deux « bûcherons » à l’œuvre, on aurait cru qu’ils avaient fait un exploit. Admettons que je sois plus qu’un vulgaire abatteur de Cornus, mais des fois, il ne faut pas s’étonner du nombre d’accidents annuels quand on croit qu’une tronçonneuse se manie comme un stylo. Voilà ce que cela donne.

Avant (ou plutôt au tout début de l’abattage)

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Après.

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Sinon, quelques photos du jardin prises hier. Le parfum des lys blancs n’est que sur rendez-vous.

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Les salades sont délicieuses. Et pourquoi ne pas les mélanger aux fleurs ?

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12 juin 2011

Retour à la fin mai

Le week-end des 28-29 mai, nous avons mis le cap sur la Haute-Normandie où une sortie botanique (je suis accessoirement trésorier de la société botanique qui compte environ 130 membres) nous attendait dans le marais Vernier, plus grande tourbière de France dans un ancien méandre de la Seine peu avant son embouchure. L’objectif principal de la journée était d’aller observer deux rarissimes orchidées, d’ailleurs assez proche du point de vue systématique. La première est Anacamptis palustris (Jacq.) Bateman, Pridgeon & Chase

 

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La seconde est Anacamptis laxiflora (Lam.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis à fleurs lâches). Les pieds de cette espèce étaient pas mal défleuris. Les plus beaux pieds étaient sans doute un peu hybridés avec ceux de la première espèce.

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Et puis quelques images volées çà et là dans le marais.

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Au passage, une belle population de Myrica gale L. (Piment royal)

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Encore une orchidée, presque banale cette fois : Dactylorhiza maculata Soo (Orchis maculé)

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Un nénuphar un peu spécial, NymphaeacandidaC.Presl (Nymphéa blanc pur)

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Drosera intermedia Hayne (Rossolis intermédiaire).

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Anagallis tenella (L.) L. (Mouron délicat).

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Après la fin de la sortie, nous gagnons Abbeville où nous avions réservé une chambre « Etap hôtel », enseigne qui nous donne en général satisfaction. Quand nous arrivons peu après 20 heures, personne à l’accueil (qui ferme à 21h30), alors après quelques minutes d’attente, muni de notre numéro de réservation, nous décidons d’utiliser l’automate dans l’entrée. Pas de souci, l’appareil nous crache le numéro de la chambre et le code d’entrée. Ceci fait, nous finissons par croiser la dame de l’accueil en lui disant qu’on a bien notre code. Nous montons, Fromfrom compose le code, ouvre la porte et là, oh surprise, elle découvre quelqu’un allongé dans notre lit ! Redescente à l’accueil de nouveau déserté. Je frappe aux portes. Rien. Alors je compose le numéro de téléphone de l’hôtel et le téléphone sonne. La dame finit par sortir d’une chambre non loin de là. On lui annonce le problème. Elle commence par dire que c’est impossible et puis en nous demandant notre nom, elle réalise son erreur : elle a donné notre chambre à quelqu’un qui a presque le même nom que nous sous prétexte qu’elle a mal compris la dame qui s’exprimait mal. Plus tard, nous comprendrons que c’est carrément du foutage de gueule vu que la dame du couple en question avait un nom espagnol qui n’avait aucune forme de ressemblance avec le nôtre. Elle nous demande alors si cela ne nous dérange pas de remonter aux gens qui occupent notre chambre de bien vouloir descendre. Ben voyons ! Devant mon refus, elle trouve un gars qui se charge de l’affaire. Entre temps, un Anglais vient lui demander s’il pourra regarder le match de football à la télévision (une finale européenne ou un truc du genre). Elle lui répond qu’elle ne comprend pas l’anglais et que non, c’est payant pour voir le match. Malgré notre niveau d’anglais, on avait compris. Comment peut-on assurer l’accueil dans un hôtel sans bredouiller le moindre mot d’anglais dans une région très fréquentée par les Anglais de passage ? Nous finissons par récupérer une autre chambre. Sans être particulièrement regardant, nous constaterons néanmoins le laisser aller général dans la propreté des couloirs et surtout dans la chambre où la poussière s’accumule un peu partout. Autre point de crispation : le café du petit déjeuner est servi dans d’épouvantables tasses en plastique jetables. Si le petit-déjeuner restait abordable, le prix de la chambre était supérieur à celui des autres hôtels de la chaine que nous avons fréquenté. En conclusion, cette adresse est à éviter.

 

Nous avons quand même dormi correctement et nous sommes ensuite allés visiter la collégiale Saint-Vulfran d’Abbeville. Dommage qu’il ne faisait pas très beau. L’édifice n’ouvrait qu’à 10h30. Nous nous sommes dépêchés avant l’office de 11 heures et surtout avant de filer rapidement en direction de Boulogne-sur-Mer où nous attendaient nos araignées et tourteaux commandés la veille à nos pêcheuses préférées. Du coup, on est revenu aussi avec du carrelet.

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Le lendemain, dans le cadre du travail, retour dans la baie de Somme pour une réunion de projet et un tour dans un marais normalement (scandaleusement) pas accessible au public, mais pour lequel nous disposons de toutes les autorisations. Nous y verrons pas mal de raretés, certes peu esthétiques (encore que cela soit tout relatif), mais qui font plaisir à voir.

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Blysmus compressus (L.) Panz. ex Link (Blysme comprimé)

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Eleocharis quinqueflora (Hartmann) O.Schwarz (Scirpe pauciflore)

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Carex pulicaris L. (Laîche puce)

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Myriophyllum alterniflorum DC. (Myriophylle à fleurs alternes)

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5 juin 2011

Entre deux

De retour d’un week-end ascensionnel où nous avons fait une descente en Bourgogne, je suis déjà en partance pour plusieurs jours en Angleterre dans le cadre du boulot.

Je n’ai donc pas le temps de commenter les nouvelles notes de mes chers commentateurs, mais ils ne perdent rien pour attendre.

En attendant, voici quelques devinettes de concours pour faire patienter.

 

1 – Dans quelle région sommes-nous ?

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2 – Quel est cet édifice ?

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3 – Quel est cet oiseau ?

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4 – Quelle est cette plante sauvage ?

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5 – Où se trouve cet édifice qui surplombe ce célèbre cours d’eau ?

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