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Cornus rex-populi
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31 mars 2013

Spécial Pâques : presque rien sur pas grand chose (35)

L’an dernier, nous avions investi dans deux fauteuils comme les « vieux couples » doivent être adeptes. Personnellement, je voulais un vrai fauteuil en cuir. Fromfrom était plus portée sur une sorte de divan où elle pourrait s’étendre (c’est ce qu’elle faisait sur notre banquette ce « clic-clac » sur laquelle je finissait par avoir mal au dos et qui était sérieusement défraichie. Finalement, j’avais gagné : ce furent deux fauteuils en cuir qui s’allongent électriquement (comme ça, Fromfrom peut dormir consciencieusement devant la télévision). Sérieusement, nous avions fait une assez bonne affaire chez un marchand de meuble local et nous sommes bien là dedans. Nos dos, le genou de Fromfrom disent merci.

 

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Mais comme ces deux fauteuils étaient un peu célibataires, j’avais dans l’idée depuis longtemps, de les agrémenter d’un, voire de deux voltaires, dont le style et les couleurs vives devaient trancher avec le modernisme gris des premiers fauteuils. C’était un peu l’idée de notre cadeau de Noël (il paraît que le père Noël a confondu avec Pâques cette année). Nous nous en sommes sérieusement inquiétés lors des vacances de février (j’ai déjà eu l’occasion d’en parler). Cela n’a pas été une mince affaire. J’ai un temps songé à l’occasion, mais de ce côté-là, il faut avoir de la chance pour trouver des choses correctes, ou en faire refaire des anciens, ce qui vaut quasiment le prix du neuf). Il faut savoir qu’on vend aussi des semi-merdes de « décoration » sur lesquelles il vaut mieux ne pas trop s’assoir. Sans trop y croire au départ, nous avons finalement trouvé dans la semi-campagne non loin de Lille, des artisans qui font de la copie de meubles anciens. De la très bonne qualité pour bien moins cher qu’ailleurs. En plus, nous avons choisi le tissu (Fromfrom surtout, mais elle s’est bien débrouillée car ce n’était pas gagné au départ) et la couleur de la lasure. Voilà l’un des deux jumeaux.

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En ce jour de Pâques, nous n’avons pas cédé à la tradition. Point de gigot, mais une côte de bœuf marinée aux herbes et à l’huile d’olive cuite au barbecue (le premier de l’année). Et en dessert, un gâteau dans la grande tradition fromfromienne où étaient invités chocolat et crème pulsée. Non pas une forêt noire, mais une forêt rose framboise.

 

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17 mars 2013

Anniversaires

Quelques fleurs, bien sûr.

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Avant midi, petit tour dans le jardin pour faire une évaluation avant la pose ultérieure de nouvelles bordures.

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Puis il était temps de nous rendre au château.

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Nous fûmes fort bien reçus, comme cela se fait dans les vraies grandes maisons. Nous n’y avons pas mangé des treuffes. La marquise était aux anges. De mon côté, j’ai été frappé d’émotion. Pas uniquement par l’excellence des mets, pas seulement par le soyeux des nectars, mais surtout par l’émerveillement de voir la marquise en proie à des bouffées de bonheur. Que peut-on voir, que peut-on vivre de plus ravissant ?

A la fin du repas, profitant d’une accalmie des chutes d’eaux météoriques, nous avons fait un petit tour dans le parc.

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Début mars, cela faisait sept ans que la marquise, toute chancelante, toute hésitante, m’avait fait part, à Laon, de son souhait de venir vivre avec moi, décidant de laisser derrière elle sa chère Bretagne. Elle abandonnait une situation stable pour une aventure qui n’avait rien d’évidente. Rien n’est jamais complètement satisfaisant à tous les étages, mais c’est une aventure finalement gagnante à bien des égards et que j’ai la chance de partager. Comment peut-on ne pas l’aimer ?

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16 mars 2013

Finalement, il n'est pas trop tard

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Qu’on veuille bien m’excuser, mais je n’ai pas respecté la promesse faite à Calyste dans laquelle je disais que j’avertirai quand nous en serions à fêter l’anniversaire en 5 de Madame S. de Fromulus. C’était en réalité hier. D’ailleurs hier matin, tout préoccupé par mes « affaires » du boulot qui me laissent perplexes, je m’étais levé plus tôt qu’à l’accoutumé (sommeil léger) et j’avais omis de lui souhaiter son anniversaire avant de partir au travail. Je précise néanmoins que je n’avais pas tout oublié pour autant car j’avais prévu d’autres choses le soir venu.

Néanmoins, on peut considérer que l’anniversaire fromfromien se poursuit jusqu’à demain dimanche, alors il n’est pas trop tard. Nous avons déjà fêté ça hier à la maison, mais demain on remet ça au château.

13 mars 2013

Habemus papam

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12 mars 2013

Neige matinale

Sneezy II sous la neige. Environ 15 cm hors congères. Et ce n’est pas fini.

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11 mars 2013

Presque rien sur pas grand chose (33)

De la neige est tombée toute la journée aujourd’hui. Il y a davantage sur mon lieu de travail qu’ici, mais ce n’est pas fini. Certains de mes collègues en ont marre. Ce qu’il y a de bien dans l’histoire, c’est que la réunion prévue demain dans la capitale arrageoise avec des gens que je n’apprécie pas a été reportée et que cela va me laisser un peu plus de temps pour avancer sur certains dossiers…


Cela avait été annoncé depuis longtemps, mais mon collègue doit partir à la fin du mois. Seulement, avec les congés, RTT et jours fériés accumulés, son contrat ne se termine que fin mai. Quand il a posé ses congés, j’ai cru à une blague. Mais non. Du coup, je suis coincé et il va me falloir trouver un remplaçant sans attendre fin mai sinon je n’aurai un remplaçant qu’en juillet dans le meilleur des cas. En effet, les circonstances nous interdisent de lancer un recrutement officiel. Il va falloir trouver un candidat en sous-main. Pas simple, mais j’ai quelques idées… Pourquoi ne pas les débaucher ? (rire luciférien)


Certaines personnes, qui pour des raisons personnelles, n’ont pas de voiture, sous des prétextes environnementaux et de covoiturage, ont parfois un comportement que je trouve plus que limite. Ils estiment sans rire qu’on peut aisément faire un « crochet » de 150 km (voire davantage) pour passer les prendre sur la route du sud. Certains estiment aussi qu’il est normal de les véhiculer gratuitement. Personnellement, je n’irais jamais réclamer un centime à quelqu’un que je véhiculerais. Si j’étais dans leur situation, un minimum de savoir vivre m’imposerait naturellement de payer le plein, l’autoroute ou même un geste symbolique, peu importe. Mais je ne suis pas dans leur situation, car cela me paraît difficilement concevable. Je précise que cette attitude n’est pas celle qui pourrait s’instaurer entre des amis proches ou avec des personnes qui n’auraient pas les moyens, ce qui me rend la chose fort peu appréciable. Je suis peut-être doté d’une curieuse forme d’égoïsme tordue qui fait que j’apprécie ma voiture à moi, mais eux, qu’ont-ils donc dans la tête ?

6 mars 2013

Blague du mercredi soir

Voici une blague nulle, sans doute très connue, mais qui m’a fait bien rire quand je l’ai entendue.

 

Un polytechnicien doit faire un stage chez un paysan.

Le matin du premier jour, le paysan lui dit : « Tu vois ce tas de fumier, tu vas me l’étendre dans le champ là-bas. Et ce soir, quand je rentrerai, on vérifiera si le travail a bien été effectué. ».

Le soir, quand le paysan rentre, il constate que tout le fumier a bien été épandu bien comme il faut.

Le lendemain matin, le paysan lui demande : « Tu vois cette énorme cuve de lisier, il me faut que tu ailles me l’épandre sur l’autre grand champ là-bas. Et ce soir, on verra si tout à bien été fait. ».

En rentrant le soir, le paysan remarque avec satisfaction que tout le lisier a bien été épandu dans les règles de l’art et que décidément, il n’y a rien à redire.

Le lendemain matin, dans le hangar, le paysan demande au polytechnicien : « Tu vois ce tas de pommes de terre, il faut le trier en mettant de ce côté les grosses pommes de terre et de cet autre côté, les petites. Je vérifierai ce soir le travail. ».

Le soir, le paysan en rentrant dans le hangar s’aperçoit que le tas de pommes de terre du matin est intact. Il s’en inquiète auprès du polytechnicien qui tient une pomme de terre entre ses mains et qui lui répond : « Et que fait-on des pommes de terre moyennes ? ».

En conclusion : quand il s’agit de foutre la merde, les polytechniciens sont champions, mais quand il s’agit de prendre une décision, il n’y a plus personne !

5 mars 2013

Début de semaine

Hier, parti de la maison à 7h30, j’étais, comme annoncé en Angleterre, à Folkestone (près du terminal Eurotunnel dans le Kent) pour la conférence de clôture du programme européen transfrontalier qui m’occupe depuis plus de quatre ans (eh oui, déjà) et qui n’est d’ailleurs pas complètement terminé puisqu’une ultime réunion de travail est prévue d’ici la fin du mois. Avec les services de la Région et de l’État chargés de l’environnement, j’étais aussi accompagné de ma présidente et de mon directeur. Je devais intervenir à deux reprises dans la matinée.

Je m’étais entendu avec les Anglais pour une communication commune mettant en avant les côtés transfrontaliers et les résultats communs. J’en avais suggéré l’idée et je pensais que c’était bien le moins que nous puissions faire dans le cadre d’un programme européen interrégional. J’avais donc proposé un plan précis de l’intervention avec mon homologue anglais, qu’il en avait accepté à 100 % le principe. Il devait me communiquer des éléments avant son départ en congés et je n’avais finalement rien eu. Je n’avais pu récupérer que des choses au compte goutte le lundi avant que je prenne moi-même des congés. Sinon, rien sur la façon dont nous présenterions les choses concrètement ou dont nous prendrions la parole.

Et ce lundi matin, avant de commencer la présentation, je pensais le retrouver pour enfin nous entendre. Hélas, j’apprends en arrivant que mon co-présentateur n’est pas là, qu’il est en arrêt maladie. On s’inquiète à mon sujet pour savoir comment je vais pouvoir me débrouiller. Je dis, fort justement que cela ne me pose pas de problème particulier, puisque je connais parfaitement le sujet, puisque concrètement, j’ai dû me débrouiller pour faire le boulot à 99,9 %. Après cette première présentation, il devait faire une présentation anglo-anglaise à lui tout seul. Seulement, il n’avait rien préparé non plus et personne dans le Kent n’était en mesure de le remplacer au pied levé : un peu du grand n’importe quoi. J’ai quand même été largement remercié et félicité pour ma présentation. On m’a aussi fini par m’avouer que mon homologue anglais était victime d’une forme de maladie diplomatique et que depuis le début du projet, cela avait été très difficile avec lui, alors que de notre côté, nous nous étions jamais rendu compte de quoi que ce soit à son sujet, estimant même pour ma part que c’était quelqu’un de solide scientifiquement, ce qui reste vrai. Et que Karagar n’aille pas dire qu’en plus de mes collègues directs ou régionaux, je rende chèvres à présent les Anglais !

Plus tard dans la matinée, j’ai fait une seconde communication où je ne devais compter cette fois que sur moi-même. Même si cela ne s’est pas vu de façon flagrante, ma présentation était à mon goût insuffisamment préparée puisque j’avais dû consacrer plus de temps que prévu à la première communication (et je n’avais pas envie de me gâcher mes vacances).

Je suis rentré à 22 heures à la maison, globalement satisfait de ma journée.

Et ce matin, lever à 5h30 pour aller à une réunion d’experts à Amiens. Retour à 20h30 à la maison. C’est bien pour commencer une semaine en revenant de congés à peine reposé. Demain, je ne pense pas tout à fait me reposer sur mes lauriers.

3 mars 2013

Presque rien sur pas granc chose (32)

Nous avons enfin trouvé une solution pour nos fauteuils qui seront finalement d’origine artisanale. Nous devions en revanche fournir le tissu, ce qui n’a pas été non plus une mince affaire. Ces tissus particuliers ont vite fait d’atteindre des prix stratosphériques. Des prix supérieurs approchant 100 € voire dépassant 200 € le mètre linéaire ne sont pas rares. De qui se moque-t-on ? Sans trop y croire, nous avons quand même trouvé notre bonheur une sorte de solderie de tissus à Lille, pour beaucoup moins cher.


Fromfrom en était à son troisième essai pour les macarons. La première fois, il y a environ deux ans, c’était raté. La deuxième fois, c’était beaucoup mieux : bons mais de forme perfectible et fourrage correct. Cette fois-ci, forme régulièrement et le tout impeccable, incitant à d’irraisonnables gourmandises.

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L’opulence du fleurissement dans le jardin n’est pas pour demain, alors on fait ce que l’on peut à l’intérieur.

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2 mars 2013

Renaissance à Lens

Après le premier passage au Louvre-Lens pour visiter la galerie du temps, il était question d’y retourner pour voir l’exposition temporaire (payante quant à elle) consacrée à la Renaissance, qui se termine le 11 mars. Le fer de lance de cette exposition est la « Sainte Anne » de Léonard de Vinci que nous n’avions pas vue à Paris car nous y étions allés seulement quelques jours avant son retour de restauration. Et puis comme la duchesse mère de Bretagne était là et très intéressée pour voir cette œuvre, on ne pouvait pas manquer d’y aller.

Nous avons décidé d’y aller jeudi à l’ouverture (pour les individuels) pour 10 heures. Nous étions devant la porte juste à l’heure. Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’il y avait déjà énormément de monde, pratiquement que des « vieux », assez bon chic bon genre (nous constaterons assez vite que ce public était largement peuplé de vieux schnocks irrespectueux d’autrui) en partie débarqués de cars touristiques. Nous avons donc bien attendu une dizaine de minutes pour passer le portique de détection de métaux et autres rayons X sur les sacs à main et autres. Honnêtement, le passage n’est pas assez rapide (ou deux entrées avec chacune un portique, ce n’est pas suffisant en période d’affluence), tant et si bien que lorsque nous sommes ressortis, la queue était telle qu’elle nécessitait une attente d’une heure. Nous avons en effet été surpris de voir autant de monde dès le matin, c’est-à-dire bien plus que lors de notre première visite un dimanche à 14 heures, même si c’était un jour de neige fondante.

Nous avons donc visité en premier la galerie Renaissance, cette fois avec l’audio-vidéo-guide, qui est finalement bien intéressant. Je n’ai pas tout pu photographier beaucoup de choses compte tenu de certains reflets ou de l’affluence. La Sainte Anne était surveillée spécifiquement, mais on pouvait venir l’observer de près, contrairement à la Joconde parisienne surprotégée et finalement sans intérêt, et à « La liberté guidant de peuple », dotée depuis peu d’un cordon de sécurité à la suite de la tentative de dégradation d’il y a quinze jours. Nous avons vu là aussi des œuvres vues à Paris, mais aussi des choses nouvelles.

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Il était alors temps de manger. Pour cela, pas question de sortir à l’extérieur, nous aurions dû refaire la queue. Nous avons donc mangé à la cafétéria. Nous avons opté pour un plat chaud qui s’est avéré correct. En revanche, les tables étaient squattées par des vieux schnocks qui s’étaient pré-réservé des tables, alors qu’ils faisaient la queue pendant plus d’un quart d’heure. Résultat, plus de places libres, alors qu’en réalité, il y en aurait eu suffisamment pour tout le monde. J’ai failli me mettre en colère quand deux personnes ont libéré de la place. Ah ces vieux, il faudrait les exterminer à la naissance !

Puis après manger, nouvelle visite de la galerie du temps. Pendant que la duchesse mère découvrait l’ensemble de l’exposition, j’en ai profité pour écouter certains commentaires audio sur les œuvres. Et puis un panneau de bois que je n’avais pas vu l’autre fois.

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