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Cornus rex-populi
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30 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (3 et fin)

Après la matinée à la cathédrale de Chartres, direction la vallée de la Seine haut-normande. Nous faisons l’économie du repas de midi (nous avions largement profité du petit-déjeuner). Nous finissons par arriver sur mes terres d’élection (que j’ai parcourues surtout entre 2003 et 2006). Nous passons à Gaillon où je suis dans l’impossibilité de faire une photo valable du château. Arrivés sous Château Gaillard, nous allons prendre une crêpe et une bolée de cidre (eh oui) au Petit Andely où se trouve une église gothique.

Arrivés près du donjon de la forteresse de Château Gaillard (en travaux), une affiche nous annonce que durant ces quelques jours, l’accès est fermé pour des raisons de sécurité (accueil d’enfants). Là, ça mérite des claques, car nous avions pris le soin de vérifier les conditions d’accès sur internet et rien n’indiquait des restrictions d’accès. Voilà ce que nous avons vu.

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Puis, nous descendons quelques boucles de la Seine et nous faisons un crochet par Louviers pour y voir l’église à la tombée de la nuit. A l’intérieur, des travaux interdisent de voir la voûte de la nef.

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Puis, nous gagnons notre hôtel (c’est beaucoup moins « standing » que la veille, mais je connais l’établissement pour l’avoir beaucoup fréquenté lorsque j’étais en déplacement dans le coin). Je précise que cet établissement n’est pas la prison de Val-de-Reuil. Un peu fatigués, nous irons manger dans un établissement de chaine au nom de bison. Qu’en dire ? Service nul et rapport qualité/prix pas terrible. Là aussi, cela change avec le dîner de la veille. Nous rentrons nous coucher. Fromfrom s’endort rapidement alors que je regarde un film de science-fiction, Clones, où la quasi-totalité de la population utilise des robots de substitution.

Le lendemain (samedi 13 novembre), nous glissons en aval de Rouen, nous prenons une première fois le bac pour traverser la Seine. Nous mettons d’abord au programme l’abbaye de Saint-Martin de Boscherville. Malheureusement, elle n’ouvre qu’en début d’après-midi (ça, on n’avait pas fait gaffe). Peu importe, on peut quand même visiter l’abbatiale romane du XIIe s. Dotée de larges ouvertures, la voûte était en bois. Elle fut remplacée par un voûtement gothique au XIIIe s.

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Il n’y plus ciel ni terre, alors nous gagnons l’abbaye de Jumièges. Mais c’est déjà l’heure d’aller manger. Les premiers restaurants ne nous conviennent pas (trop cher ou pas terrible), alors nous allons un peu à l’écart et là nous entrons dans une auberge qui se révèlera une excellente surprise (elle se trouve en bord de Seine au bac de Jumièges). Un repas à la fois copieux, entièrement maison, copieux et pas très cher. Cela nous fera largement le dîner de la veille (pratiquement pour le même prix, nous avons pris dix fois plus de plaisir).

Puis, sous une pluie incessante, nous sommes allés visiter l’abbaye de Jumièges. L’édifice actuel est principalement roman, mais elle aussi en travaux (quatrième édifice du week-end en travaux !). Il s’agit de l’édifice roman normand qui avait la plus haute voûte dans la nef (25 m), sachant que la plus haute nef romane fut celle de Cluny III (30 m). C’est vrai que c’est une ruine, ce qui n’est pas un problème en soi. Si seulement il n’avait pas plu !

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Nous sommes ensuite rentrés dans nos terres flamandes.

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27 novembre 2010

Voyage formateur et amical

Mon ancien directeur m’avait demandé de trouver une formation qui m’aiderait à être plus efficace à l’oral, à avoir plus d’impact en réunion et à améliorer ma concision. Je suis souvent amené à représenter ma structure dans des réunions où je dois défendre la veuve et l’orphelin des points de vue et des arguments scientifiques dans des contextes variés, mais où la tension, voire les situations de conflit potentiel, larvé ou explicite sont fréquentes. J’avais trouvé une formation qui semblait me correspondre : « gestion de conflit et négociation », organisée à Montpellier. Hélas, mon directeur avait oublié (chose fréquente chez lui) et n’avait pas validé cette formation. Se rendant compte de sa boulette, il me la promit pour 2010, chose que ne fut pas remise en question par le nouveau directeur même si ce dernier n’était pas complètement convaincu de son intérêt pour ce qui me concerne.

C’est donc cette formation que j’ai suivie cette semaine (entre lundi après-midi et vendredi midi). Lorsque j’avais évoqué ici même ou tout à côté, ma participation à ce stage, j’avais bien sûr attiré l’attention de Lancelot. Longtemps, j’ai pensé que la formation aurait lieu dans les locaux habituels de l’organisme de formation, c’est-à-dire pas très loin du centre de Montpellier. Hélas, j’ai appris début novembre que la formation aurait lieu à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale héraultaise, dans un trou perdu au milieu de nulle part comme le dit Lancelot. Le genre d’endroit où le bon dieu n’est jamais passé et où les corbeaux volent à l’envers pour ne pas voir la misère qui est en dessous !

La formation commençait à 14 heures. Mais mon TGV, sans explication convaincante, a déjà eu la mauvaise idée d’arriver près d’une heure en retard à Montpellier en empruntant en partie les voies ferroviaires classiques à partir des environs de Valence. Normalement, depuis la gare, le transport vers le lieu de villégiature était décomposé comme suit : 20 minutes de tramway pour se rendre sur la périphérie nord de l’agglomération, 45 minutes de bus jusqu’à Saint-Martin-de-Londres, puis véhicule particulier affrété depuis la zone de résidence (encore 4,5 km pour y arriver). Dans mon cas, le taxi était une solution plus logique, d’autant qu’il n’y a pas un bus toutes les 10 minutes. Je suis quand même arrivé en retard, mais cela m’a évité la pénible présentation des activités de l’organisme de formation.

Après les présentations de chacun (en fait, A présente B et B présente A) et des attentes de la formation, démarrage de toute une série d’improvisations à caractère théâtral qui m’ont fortement étonnées au moins au départ :

  • passage d’un « flux énergétique » et d’objets virtuels colorés ou non entre les différentes personnes organisées en cercle ;

  • jeu du « killer », toujours au sein d’un cercle (je ne détaille pas, cela n’est guère passionnant) ;

  • mimes libres ou imposés ;

  • improvisations par la parole à deux sur une activité mimée par l’un ;

  • diverses improvisations à caractère plus ou moins théâtral.

Inutile de dire qu’au départ, j’étais en droit de me demander s’il n’y avait pas eu là une erreur d’aiguillage et si on n’avait pas confondu avec un stage de comédie théâtrale. J’ai néanmoins compris pendant et après que ces exercices étaient destinés à nous faire prendre conscience du sens de l’écoute et pour développer nos aptitudes à l’acceptation (de ce que l’autre dit ou fait), etc. Ces séances d’improvisation ont quand même occupé plus d’une journée et demie sur quatre, ce qui, pour moi, était trop, mais pas forcément pour le reste du groupe.

Le lundi soir, apéritif entre stagiaires et formateurs, ce qui eut pour effet d’apprendre à mieux nous connaître et au fil des jours qui suivirent, à souder le groupe à un point à peine croyable. En ce sens, ce fut une réussite et chacun des stagiaires (11 en tout) avait une personnalité attachante. Le premier formateur, salarié de l’organisme de formation était moins présent (sauf les improvisations qu’il a dirigées) n’a pas été la personne que j’ai le plus appréciée (je pense qu’en situation professionnelle, j’aurais dû le recadrer car son côté directif ne m’a guère plu). En revanche, le second formateur, en réalité l’atout principal de cette formation est un travailleur indépendant et psychologue de formation. Et lui, je l’ai beaucoup apprécié, et je sais que cela a été la même chose pour l’ensemble de l’équipe de stagiaires. J’ai bien aimé ses façons de présenter les choses, les mises en situation, sa façon de se mettre en scène, à s’adapter à nous, son humour à toute épreuve et la générosité de son engagement. Bref, un stage très agréable sur le plan humain.

Le mercredi après-midi, notre psychologue a commencé à nous parler des personnages de la Commedia dell’arte, à nous parler de leurs caractéristiques et les liens que l’on pouvait faire chez chacun d’entre nous. Personnellement, je ne connaissais pas vraiment ces choses là, mais je me suis vite aperçu de la puissance que cela pouvait avoir dans la description des rapports professionnels ou privés. Nous devions terminer à 18 heures, mais la séance a continué. Avec Lancelot et TiNours, nous nous étions donné rendez-vous vers 19 heures, alors 10 minutes avant, j’ai dû m’éclipser (la séance s’est terminée à 19h30 !).

Ainsi donc, comme l’a très bien expliqué Lancelot, je l’avais attiré lui et TiNours dans un endroit pratiquement infréquentable. Croyant les voir arriver sur le parking de l’accueil en haut, ils sont arrivés par la route des livraisons dans le bas du hameau. Tous les deux au téléphone portable, j’ai fini par entendre un écho quand je me suis aperçu que quelqu’un me parlait dans la nuit en bas du grand mur de soutènement du parking. Bref, nous nous sommes retrouvés, salués et ni une ni deux, nous sommes partis en direction du restaurant. Je ne vais pas raconter ce que Lancelot a déjà fait mieux que moi. Je vais juste dire que cela m’a fait drôle de voir quelqu’un en vrai après plus d’un an et demi de fréquentation et de commentaires croisés sur nos blogs. Ce n’était pas la première fois que je rencontrais un blogueur, mais les premiers avaient au départ bien d’autres caractéristiques que le fait de bloguer quand je les ai rencontrés. Et même pour Lancelot, il y avait déjà aussi d’autres éléments communs. Ainsi, je connaissais un peu Lancelot et TiNours en image, mais les voir en entier et animés en face de moi, c’était autre chose. Et en plus, il y avait le son ! Lancelot me pardonnera-t-il si je me permets de donner mon impression ? Bon, j’y vais. Fromfrom s’était imaginé quelqu’un avec un accent méditerranéen très prononcé. Suite à son appel quelques jours plus tôt, elle m’avait dit que l’accent y était bien, mais sans excès, ce que je confirmais le mardi soir lors de la confirmation de notre rendez-vous. Très bonne nouvelle aussi : le sourire voire le rire dans la voix. Cela aussi, je m’en doutais. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est aussi l’animation du visage lancelotien et la gestuelle qui ont démontré que l’on ne s’était pas trompé d’adresse. TiNours est lui très différent. Je l’ai vu comme un fort point d’ancrage, très rassurant, exprimant différemment ses émotions. En clair, un Lancelot très enjoué, « bavard » et démonstratif, un TiNours plus discret, souriant et intervenant plus rarement mais concluant souvent avec raison des interventions, moi un peu au milieu de tout cela, le tout dans la joie et la bonne humeur. Je me suis senti très rapidement à l’aise et content de partager ce moment. Bref, comme a dit Lancelot, la rencontre n’a eu qu’un défaut : être trop courte. Mais elle en appellera forcément d’autres et cette fois avec Fromfrom, qui fut bien présente pendant cette soirée.

Pour en revenir à la comédie italienne, j’ai finalement appris que j’étais :

  • Dottore symbolisant la démonstration [organiser, transmettre] : ça, ce n’est pas vraiment un scoop, mais mon physique et ma façon de parler vont aussi dans ce sens ;

  • un côté Capitan symbolisant l’impulsion [entreprendre, foncer] : ma façon de me tenir debout ;

  • un petit côté Prima donna symbolisant l’alliance [unir, harmoniser] : ma voix ;

  • et enfin un fort tropisme vers Arlequin symbolisant la médiation [échanger, socialiser] : ma façon d’entrer dans le jeu, de me lâcher.

En définitive, le formateur m’a plus qualifié comme un Arlequin dominant, ce qui est plutôt une bonne nouvelle et qui démontrerait que j’étais très à l’aise dans le groupe et dans le contexte de coupure dans lequel nous étions (pas de radio, pas de télévision).

J’en reviens à notre lieu d’hébergement qui accueille tout un tas de séminaires, stages et groupes. Lancelot s’en est bien amusé et il n’a pas été le seul. Le premier soir, on nous annonce une réunion de chamanes dans la salle de restaurant, autour de la cheminée, et nous sommes autorisés à y assister à distance. Personnellement, cela ne m’intéressait pas vraiment plus que ça et j’avais une Fromfrom à qui téléphoner. Je ne les ai vus que taper à l’unisson sur des sortes de tambours. Et le lendemain, on m’a rapporté que certains d’entre eux brûlaient quelque chose dans la cheminée (dont un paquet de cigarette pour l’un des intervenants), puis soufflaient et crachaient sur les braises avant de sortir faire un tour dans le froid de la nuit. On m’a aussi rapporté qu’une fois dehors, on en vit tourner en rond longuement autour d’un arbre et un autre en train de simuler un accouplement avec l’arbre. Bon, rien de grave manifestement, mais cela doit faire drôle de voir ça si on n’est pas prévenu. Seul truc qui reste curieux : à table, les chefs ne se mélangeaient pas avec les stagiaires.

Sinon, le centre d’hébergement semble assez spécialisé dans l’accueil ou la publicité de groupes que j’aurais tendance à fuir habituellement (liste non exhaustive) :

  • astrologie, arts énergétiques, Gi Gong, bio-harmonies, géobiologie de l’habitat, quête se sens, psychothérapie multiréférentielle relationnelle ;

  • massages divers et variés : orient et occident, shiatsu, biodynamiques, californiens, biorelease, réflexologie palmaire, biodynamiques, assis, lemniscate, ayurvédique birenda, thaï nuad bo ran, tantra, etc.

Il ne faut pas trop me demander de quoi il s’agit, je n’ai pas tout compris. Sur un des dépliants, il est quand même indiqué qu’il n’y a pas de relations sexuelles prévues dans le stage !

Bon, d’un autre côté, il y a aussi des choses plus rationnelles : les deux derniers jours, il y avait un congrès d’apiculteurs.

Le retour fut aussi assez « sportif » : le formateur psychologue m’a déposé au tramway de Montpellier, ce qui m’a permis de prendre mon TGV dans d’excellentes conditions. Il avait neigé la nuit sur les Cévennes, mais en début d’après-midi, elle n’était plus visible. En revanche, je l’ai vue apparaître dans les Alpes occidentale du sud. Elle n’est apparue au sol qu’au nord de Lyon aux environs de Mâcon. Peu de temps après, on nous annonce un problème avec le train qui s’arrête puis prend une vitesse de micheline en panne. On nous promet 50 minutes de retard, puis 1h20 à Paris. On s’excuse, on se garde bien de passer contrôler les passagers, mais on annonce des distributions d’enveloppes à la descente du train. A la gare, c’est le bordel, je me dirige vers le RER et j’arrive gare du Nord pour mon TGV en direction de Dunkerque. Heureusement, je peux prendre le suivant une heure après celui prévu initialement. Je vais à l’accueil et là, la dame me demande si je n’ai pas fait tamponner mon billet à la gare de Lyon. Là, la moutarde me monte au nez. Personne ne nous a proposé cette solution (car évidemment, chacun sait que quand on arrive dans une gare parisienne, le voyage est terminé et on rentre chez soi). Et quand bien même, ils pourraient eux-mêmes être au courant qu’un train a été très en retard. Ou alors, c’est devenu tellement banal que plus personne ne trouve ça anormal. Bon, la dame de l’accueil me mettra quand même un coup de tampon pour que je puisse continuer mon voyage tranquillement. Et je suis rentré sain et sauf.

Voici quelques images vues depuis notre lieu de villégiature.

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Et la rencontre avec une nouvelle espèce méditerranéenne qui fleurit en octobre-novembre : Bellis sylvestris Cirillo (Pâquerette d’Automne). Outre sa distribution géographique et sa période de floraison, elle se distingue de Bellis sylvestris L. (Pâquerette vivace) par sa taille et son port plus élevé.

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Merci à vous deux, Lancelot et TiNours, qui avez bien agrémenté cette semaine par votre bonne humeur, votre générosité et votre amitié.

22 novembre 2010

Devoirs de vacances

Durant mes vacances ma formation dans l’Hérault (dont le lieu a été choisi rien que pour aller embêter Lancelot et Tinours), petites devinettes en 4 parties avec indices.

1) Fille de pousse de genêt.

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2) Sur la route.

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3) Georges a éclipsé Martin

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4) C’est Arsène qui a fait ça ?

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D’ici mon retour, pas de bêtises. Et puis, comme Fromfrom va se morfondre, je compte sur vous pour la harceler. Elle a des devoirs : une histoire de Violette à finir et une note. Voilà bonne semaine.

21 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (2)

Le vendredi 12 novembre au matin, nous faisons presque la grasse matinée. Nous nous retrouvons au petit-déjeuner peu après 9 heures. Et là, festival de bonnes choses. Là encore, beaucoup de choses faites maison. Outre les viennoiseries, salade de fruits de saison et un fabuleux jambon cru avec son os et coupé sur place avec un couteau. Le meilleur jambon depuis celui que faisait un ami (c’est dire qu’il était vraiment méritant de me rappeler de si bons souvenirs).

Puis, nous nous rendons à la cathédrale. Il ne pleuvait plus depuis quelques heures, mais cela n’a guère duré.

Voici donc les photos de Notre-Dame de Chartres. Inutile de vous dire qu’elles ne sont pas tout à fait à la hauteur de mes espérances, voire carrément décevantes. A la prise de vue, j’ai dû pas mal jouer sur certains paramètres manuels afin d’éclaircir la situation. Malgré tout, j’ai dû faire ici, pour quatre photos, quelques ajustements de lumière et de contraste. La cathédrale est en travaux, notamment la façade ouest et le chœur. Le portail nord a été récemment restauré.

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Et à l’intérieur, la partie haute du chœur a été nettoyée et restaurée (les vitraux nettoyés). Si nous avons bien compris, toute la cathédrale doit être ainsi traitée : rendez-vous après 2014. Je crois que c’est une excellente nouvelle. A l’issue de cette opération, ça va péter là dedans, d’autant que cette opération éclaircira notablement les vitraux. Je ne présente pas l’intérêt des vitraux, majoritairement du XIIIe siècle. Ceux de la façade sont du XIIe siècle (pratiquement non visibles pour cause de travaux). Il en existe aussi quelques-uns des XV-XVIe siècles jusqu’au XXe siècle.

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Il va de soi que d’autres visites seront nécessaires, par exemple en 2015.

20 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (1)

Nous avions depuis plusieurs mois parlé d’une petite virée à Chartres et dans la vallée de la Seine haut-normande à l’occasion du week-end prolongé de la Saint-Martin.

Fromfrom avait donc concocté avec mes parents un traquenard dans mon dos. Le premier novembre, je me vis offrir un fusil en plastique à bouchon (j’ai heureusement pu le refiler à un gamin que cela martyrisera toute sa vie, ou plutôt ses parents et grands-parents), une bouteille de piquette effervescente (inférieure au Pol Rémy pour ceux qui connaissent) et surtout un lapin en peluche, qui ne fut pas inutile pour exciter le chien de mes parents. Bien sûr, j’ai pensé assez vite au nounours que Lancelot emmène partout en vacances.

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Puis vint le vrai cadeau. Une invitation dans un grand hôtel de Chartres ainsi qu’un repas précédé d’une visite des caves. Tout cela pour fêter mes 40 balais et les 5 ans jour pour jour de notre première rencontre physique en haut d’un escalier de la gare de Lorient. Déjà 5 ans, j’ai peine à y croire. Fromfrom m’a dit que ma mère lui avait rappelé combien elle avait été inquiète à l’époque durant tout un week-end parce qu’elle pensait que j’avais disparu. Durant 3 jours, je n’avais répondu ni rappelé sur aucun de mes téléphones fixe ou portable. Car bien sûr, je n’avais voulu dire à personne (sauf Karagar bien entendu) que j’allais voir quelqu’un en Bretagne. Et j’avais volontairement coupé tout lien. Un peu comme le cordon ombilical très virtuel qui me reliait encore à mes parents. Quelle folie ! Qu’étais-je allé faire dans cette galère ? Me corrompre définitivement avec la Bretagne et surtout avec les Bretons. Rencontrer des gens sans le moindre intérêt. Me récolter deux mariages sur le dos avec la même personne. Bref, déjà 5 ans d’enfer ! Mais je signerais bien pour le reste de l’éternité.

 

Ce 11 novembre, donc, nous sommes arrivés à Chartres en début d’après-midi (nous avions calculé notre coup pour passer aux abords de Paris à une période où la circulation automobile serait la plus fluide possible. Avant d’aller prendre possession de notre chambre, nous avons fait quelques passages en basse ville le long de l’Eure. Bien sûr, il pleuvait. Nous visitons l’église Saint-André, en réalité une ancienne collégiale romane du XIIe siècle. Au XIIIe siècle, on construisit un chœur au dessus d’une arche enjambant la rivière. On en voit encore les vestiges. L’intérieur accueillait une exposition d’art contemporain : quelques peintures sympas, beaucoup de pas terribles, mais surtout quelques sculptures de bronze pas mal du tout (pas de photos, malheureusement interdites).

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Puis, nous allons prendre possession de notre chambre dans notre hôtel. Nous en profitons un peu (inutile de dire que pour moi, dormir dans une chambre pareille était une première).

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Après ça, première visite à la cathédrale sous une pluie insistante. Quelques photos sans trépied, mais je n’insiste pas trop, car nous prévoyons de revenir le lendemain.

Retour à l’hôtel où la nuit tombe.

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Juste le temps de se changer et nous voilà conviés dans les caves. L’un des sommeliers nous y conduit. Je n’en crois pas mes yeux. Nous visitons deux ensembles de caves, et c’est déjà énorme. Un troisième ensemble ne se visite pas et accueille la plus importante partie du stock, avec aussi les bouteilles les plus précieuses. Pas moins de 45 000 bouteilles en tout et 1000 références ! Le Cornus se sent minuscule. Pour le consoler, le sommelier lui offre un bon Montlouis pétillant, planqué entre deux rangées de bouteilles (ça, je ne m’y attendais pas). Avec les bulles, quelques amuse-gueule : gambas grillées, pâté en croûte chartrain maison, foie gras maison. Une discussion amusée s’engage sur les vins. Le jeune sommelier nous explique aussi son métier et ne surjoue pas son rôle.

Nous remontons finalement à la surface où le repas peut commencer. On nous positionne à un endroit stratégique de la salle où on peut à peu près tout voir. Je ne connais pas le menu (et Fromfrom non plus, elle m’avouera que c’était une surprise pour elle également). De fait, il s’agit d’un menu spécial et nous n’avons pas été déçus. On choisit d’abord les vins. Le sommelier, lui connaît le menu : il me laisse choisir un blanc ligérien presque bourguignon et décide du rouge qui sera tourangeau ; les deux se révèleront excellents (pas des vins de l’année, des vins dans la fleur de l’âge, un peu comme moi). Pendant ce temps, on a commencé à emplir un peu la salle, qui n’est néanmoins pas pleine. Sept personnes sont au service, dont trois sommeliers. La décoration est assez dorée, mais reste sobre. La musique est là mais est loin d’être envahissante. Tout se passe dans une ambiance feutrée, mais pas collet monté. Le rêve. L’ensemble du service, y compris les liquides, se fait naturellement et on ne se sent jamais épié.

Comme amuse bouche (encore ? ben oui, ce qu’on a eu à la cave ne compte plus), de la bettrave rouge dans tous ses états : chips, mousse, millefeuille avec de la Saint-Jacques. En entrée, carpaccio assaisonné de Saint-Jacques, accompagné d’une mousse de potimarron surmontée d’une émulsion crémeuse. En premier plat (en fait, c’est déjà le quatrième), une cassolette de Saint-Jacques mi-cuites avec une sauce orange sublime aux légumes, accompagnée d’un rouleau de printemps.

C’est le moment du trou normand, en réalité, un granité de pamplemousse. Nous nous apercevrons définitivement que nous sommes les seuls à avoir pris ce menu. Je pense au traquenard. Nul doute que le plat suivant sera constitué de Saint-Jacques. Gagné ! Elles sont cette fois bien cuites, accompagnées de cèpes et de rouleaux de pieds de cochon pannés reconstitués. Un régal, une nouvelle fois. Nous craignons le pire pour le fromage et le dessert. Mais, non, un somptueux chariot de fromage arrive. Le « meilleur fromage du monde » (dixit le regretté Bernard Loiseau) fait partie du choix et il se révèlera plus qu’à la hauteur. Le dessert ? Fromfrom a repéré de superbes soufflés qui arrivent sur des tables voisines. Mais nous, nous aurons droit à des soufflés spéciaux, au chocolat ! Alors là, je ne peux plus y croire. Comment Fromfrom a-t-elle pu dire qu’elle n’y était pour rien dans le menu ? Elle qui adore à ce point les Saint-Jacques et le chocolat (reconnaissons que je ne donne absolument pas ma part au chien). Eh bien apparemment non. Pleine saison de la Saint-Jacques oblige et le chocolat est un hasard ! J’ai fait mienne l’expression qu’avait le père de Fromfrom à qui à la fin d’un repas on demandait s’il voulait un café : « Je ne prends de café qu’après un bon repas ». Bon je ne l’ai pas dit à la serveuse, mais Monsieur a bien sûr pris un café. Puis (eh oui, on ne pouvait pas partir comme ça), mignardises maison : guimauves, pâtes des fruits et caramels au citron. Malgré toute notre bonne volonté, nous avons calé. En conclusion, un somptueux repas dans un grand restaurant gastronomique, c’était pour moi une première et j’en suis très heureux. Il faut bien des conditions exceptionnelles comme ça pour avoir l’idée d’aller dans de tels lieux de perdition. Merci de la chouette idée, Fromfrom !

Alors nous sommes montés nous coucher. Il fallait bien un minimum profiter de notre chambre de luxe.

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14 novembre 2010

Quinze ?

Calyste m’a demandé un truc (voir ici). Je ne suis pas loin des considérations de Lancelot et de KarregWenn. Le principe d’origine est un peu limité puisque cela ne s’adosse pas à un intérêt ou à une émotion particulière. Néanmoins, je vais assurer le service minimum. Je précise que j’ai respecté le principe : pas de réflexion préalable.

1) Maurice Genevoix, parce qu’il m’accompagne depuis presque toujours.

2) Henri Vincenot, pour sa truculence et parce qu’il a écrit quelques pages où il a transcrit des observations que j’ai faites, des émotions que j’ai eues et que je pensais être le seul à avoir eues.

3) Victor Hugo, entre autres pour sa somme poétique.

4) Alfred de Vigny pour le Cor et La mort du loup, entre autres.

5) Pierre de Ronsard pour ses bouquets de roses.

6) Verlaine, parce que c’est vachement bien.

7) Louis-Ferdinand Céline, parce qu’il m’a profondément ennuyé.

8) Emile Zola pour Germinal et Dreyfus.

9) Molière, parce qu’il m’a marqué au collège.

10) Jean Racine, parce qu’il m’en a fait bavé au collège.

11) Hervé Bazin pour Vipère au poing qui m’avait marqué, également au collège.

12) Gilbert Sinoué, parce je l’ai lu récemment et parce que c’est pas mal.

13) Karagar parce qu’il a été de mes premières lectures bloguesques, pour ses histoires, pour son style, pour sa cathédrale…

14) KarregWenn, pour ses atmosphères, pour ses personnages intimement éloignés, pour l’aiguisement de sa plume, pour son moine…

15) Lancelot pour toutes ses trouvailles, pour le naturel de sa lecture, pour son Atlante si familier…

Pas de « taguage » chez moi.

13 novembre 2010

Mais où étions-nous le 11 novembre au soir ?

Il faut que je me confesse. Nous sommes partis jeudi 11 au matin. Les trois notes précédentes étaient donc déjà rédigées et ont donc été publiées automatiquement, chose que je ne fais pas d’habitude. Donc, nous sommes rentrés ce samedi 13 au soir. Ces trois jours ont été assez extraordinaires, malgré une pluie épouvantable.

En attendant, comme personne n’a trouvé où nous étions le 11 au soir, voici un nouvel indice (forcément, c’est pas très facile, sinon, certains trouveraient trop vite).

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13 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (8 et fin)

Le lundi 1er novembre, le repas est initié avec un Pouilly-Fuissé que nous avions acheté au château de Pierreclos, poursuivi avec la suite du sanglier avec un Santenay 1er cru 2003 (royale année de canicule) et terminé avec un fromage arrosé du Pommard acheté à Beaune le samedi. Trois bouteilles à quatre, on se maintient bien ? Oui, mais on en avait gardé pour le lendemain. Car pour le quatre heures des mes 40 automnes, c’était Champagne avec les amis-voisins, arrosant le fort apprécié gâteau au chocolat fromfromien (une innovation) et les excellentes tartes aux pommes de la belle.

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Non, pas 40 balais, 04 ans : la preuve en image.

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12 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (7)

Le dimanche 31 octobre, Fromfrom s’est une nouvelle fois mise en cuisine avec une épaule de sanglier, préalablement marinée trois jours dans une marinade cuite au vin rouge. On l’accompagne d’un Santenay 1er cru 2005 (mieux que bien). L’après-midi, départ pour la visite d’un château que nous avions repéré cet été et qui est ouvert à la visite depuis seulement 5 ans. J’ai nommé Chastellux-sur-Cure (prononcer Châtelu). Nous arrivons à 15h30, la prochaine visite n’a lieu qu’à 16h30 (et ce sera la dernière de l’année si on n’en croit le panneau à l’entrée).

Nous repartons faire un petit circuit en voiture dans les environs. Deux panneaux nous font des promesses bien fades. Le premier, très prétentieux, un « versant de la Cure » (ah oui, mais nous n’avons RIEN vu de spécial, cherchez l’erreur). Le second au sujet d’une « église peinte par Corot » : bêtement, je pense que le peintre y a peint quelque chose à l’intérieur. On ne peut y entrer mais à travers la grille, je n’y vois rien de spécial. A ce moment là, Fromfrom me dit tout naturellement que le panneau devait indiquer que le peintre l’avait représentée sur l’un de ses tableaux. Oui, mais aucun commencement d’explication aux abords de l’église (contrairement à ce que l’on trouve avec Gauguin du côté de Pont-Aven).

Nous sommes de retour juste à l’heure prévue au château pour acheter les billets dans les écuries. Commence alors, un véritable numéro de cirque. Nous ne tardons pas d’apprendre que le vendeur de billets n’est autre que le représentant de la famille de Chastellux qui possède le château depuis une dizaine de siècles. L’aristocrate ne paye pas de mine et ne se prend pas au sérieux. Dans ses explications de l’histoire du château, des phases de construction, devant les portraits de famille, il enchaîne humour, jeux de mots, blagues (pas forcément toutes à la portée du premier visiteur venu). Bref, plus d’une heure à vraiment s’amuser. On aurait peut-être aimé plus de détails sur l’architecture, mais on ne s’est pas ennuyé (tout le contraire du dégoût ressenti lors de la visite du château de Sully ou de la précieuse ridicule guide à Tanlay). Une visiteuse, se croyant subtile, fait des commentaires à voix haute, d'une stupide prétention masquant mal son inculture (ça arrive assez souvent, ces visiteurs qui veulent se la péter alors qu’ils ne font que rapporter les clichés les plus éculés). Et en ressortant un soleil couchant pas mal du tout.

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11 novembre 2010

Anniversaires

Eh bien oui, comme si cela ne suffisait pas, nous fêtons mes 40 ans et aujourd’hui 11 novembre, les 5 ans de notre rencontre. Mais où sommes-nous ? Les paris sont ouverts.

Indice : c'est beau cette région !

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Cornus rex-populi
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