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Cornus rex-populi
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10 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (6)

Le jeudi 28 octobre, filet et épaule de chevreuil au vin blanc, néanmoins accompagné par un Santenay 1er cru de 2007.

Le vendredi 29 octobre, marché à Autun. Achat de « marrons » de Saint-Léger-sous-Beuvray, de Girolles (Cantharellus cibarius Fr. : Fr.) et de Chanterelles en tube (Cantharellus tubiformis Fr. : Fr.) françaises, ces dernières à un prix très abordable. Le lendemain, je trouverais, près de l’étang, un seul et unique Cèpe de bordeaux (Boletus edulis Bull. : Fr.).

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Après un crumble aux pommes fromfromien, nous partons l’après-midi pour Beaune pour une visite que nous avions ratée en mai.

Tout d’abord, visite aux environs de Nolay, célèbre pour ses halles du XIVe siècle (photos de 2006).

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Pas de nouvelle visite des halles, mais nous sommes allés voir le Bout du monde de la Reculée de Vauchignon, autrement dit une sorte de cirque au pied d’une falaise calcaire où déboule une petite cascade aux eaux incrustantes. J’avais découvert ça en 2001 il me semble lors d’une visite avec des collègues naturalistes.

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Clin d’œil en passant au château de La Rochepot.

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Puis, donc, l’objet de la visite au marché aux vins que j’avais fréquenté à la fin des années 1980 et au début des années 1990. C’est juste à côté des célèbres Hospices, dans des bâtiments partiellement médiévaux, avec une chapelle… Cela a bien changé par rapport à mes anciennes visites. Il n’y a plus qu’une quinzaine de vins en dégustation, là où il y en avait une cinquantaine. Mais du coup, les « petits » Beaujolais et Bourgognes n’ont plus leur place. Toutefois, tout n’est pas super top, mais au moins on goûte et on sait ce qu’on achète. On craquera pour trois belles bouteilles, dont un Pommard 2001 parce qu’il me plaisait et parce que mon père a longtemps été fan de ce cru.

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Au retour de Beaune, le village de Monthélie (encore un truc qui se laisse boire), qui m’avait tapé dans l’œil à l’aller, fait l’objet de prises de vue presque acrobatique au soleil couchant.

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9 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (5)

Brionnais (4/4)

Nous filons enfin vers notre ultime étape brionnaise, l’église de Bois-Sainte-Marie (ça aussi, Calyste nous avais montré). Assez curieusement, l’église se retrouve au milieu d’un complexe de maisons de retraite au sein de ce petit village. L’église (XI-XIIe s.) est assez exceptionnellement dotée d’un chœur avec déambulatoire du plus bel effet (malheureusement, à la suite de travaux dans le clocher, de gros bois pas très photogéniques avaient été déposés dans le chœur). On remarquera aussi le tympan de la Fuite en Egypte sur la porte sud, les chapiteaux extérieurs du chevet et la maison épousant l’arrondi du chevet.

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Nous quittons le Brionnais. Ce fut une visite un peu marathon, mais il faut savoir que ce que nous avons vu était loin d’être un aperçu exhaustif. Mais, sur le chemin du retour, le beau temps et la lumière nous incitent encore à quelques nouveaux arrêts. L’église de Perrecy-les-Forges est un important édifice bourguignon carolingien et roman (IX-XIIe s.) que je ne connaissais pas. Malheureusement, l’édifice, en dehors du narthex, est fermé au public depuis 2009 pour des raisons de sécurité. Il a accueilli un temps les moines de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

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Nous terminons la journée devant l’ancienne église paroissiale de Toulon-sur-Arroux (XI-XIIe s.) dont s’occupe une association (généralement pas ouverte au public, surtout à l’heure assez tardive où nous y étions).

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8 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (4)

Brionnais (3/4)

Nous remontons vers le nord-ouest vers Semur-en-Brionnais, lieu de naissance du fameux saint Hugues (1024-1109), un des grands abbés de Cluny (initiateur de Cluny III). Le château Saint-Hugues est édifié à partir du Xe s.

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L’église (XIIe s.) est assez extraordinaire. Son clocher nous a déjà agréablement surpris. L’intérieur, est lui très clunisien, avec la classique élévation à trois niveau avec un beau faux triforium (ici, il est « creux », contrairement à Saint-Lazare d’Autun), des pilastres cannelés et une voûte en berceau brisé. Nous ne nous attendions pas vraiment à ça. Belle surprise, donc, mais nous ne sommes pas dépaysés. Nous n’avons pas le temps de nous attarder ni de photographier le reste du village, mais c’est d’une incroyable richesse, un vrai joyau architectural qui méritera forcément une nouvelle visite. Il existe également une congrégation de religieuses qui occupent de vastes bâtiments.

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Nous mettons ensuite le cap sur La Clayette (prononcer La Clète, comme l’avait très justement rappelé Calyste). Sur le chemin, nous traversons Saint-Christophe-en-Brionnais, très connu pour son marché du mercredi aux bovins charolais, d’importance supra-régionale (existe depuis la fin du Moyen-Âge). Très étonnant de voir ça dans une commune de moins de 500 habitants. Nous avons vu en passant un nombre incalculable de camions bétaillères. Cela doit valoir le coup d’œil, mais nous n’avions pas le temps de nous attarder. Le Château de La Clayette ne se visite pas. La partie la plus à droite sur les premières photos est du XIXe s. et n’est pas la plus intéressante.

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Nous nous dépêchons ensuite vers le château de Drée (commune de Curbigny) dont Calyste avait également parlé. Hélas, scandale, le château est fermé le mercredi, contrairement à ce que disait le Routard ! Restent le pigeonnier, la prison et quelques autres vues extérieures.

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En quittant les lieux, pour gagner du temps, nous boudons Saint-Germain-en-Brionnais dont Calyste nous avait montré des images. Sur le chemin, nous sommes néanmoins happés par le panneau menant, bien des kilomètres plus tard, vers la chapelle romane de Saint-Prix. Rien d’exceptionnel (nous n’avons pu entrer).

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7 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (3)

Brionnais (2/4)

Nous mettons ensuite le cap sur Marcigny. L’église d’origine médiévale n’y est pas très intéressante (nombreux remaniements et ajouts et partie romane en assez mauvais état), mais quelques maisons à colombages et la Tour du Moulin, du XVe s., anciennes fortifications du prieuré, édifié sur ordre du duc Jean Sans Peur. Les gibbosités sont assez curieuses (j’ai souvenir d’en avoir déjà vu sur un autre édifice, mais je ne me souviens plus où).

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Nous continuons vers le sud en remontant la Loire. Nous faisons une courte halte à l’église de Saint-Martin-du-Lac (XIe s.).

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Nous continuons sur Iguerande, dont les bords de Loire sont le lieu de halte ou de pique-nique habituel de mes parents. Cette commune est la dernière de Saône-et-Loire et a marqué une frontière depuis l’époque gauloise : limite d’influence des Éduens, puis de la cité gallo-romaine d’Augustodunum (Autun), puis du diocèse de cette même ville. L’église (XI-XIIe s.) repose sur un promontoire rocheux et domine la vallée de la Loire. Le côté sud présente de puissants et surdimensionnés contreforts.

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Nous poursuivons notre circuit vers Saint-Julien-de-Jonzy. Seuls le clocher et la façade sont romanes (XIIe s.). Un petit côté clunisien dans le clocher (décor cannelé des pilastres). Le linteau du tympan représente la Cène, ce qui n’est pas très commun. Les révolutionnaires ont cassé les têtes, sauf celle de Judas, mais la position de ce dernier est curieuse selon Fromfrom.

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7 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (2)

Brionnais (1/4) [je découpe pour éviter l’overdose]

Le mercredi 27 octobre, le régime fut tout autre. Lors de sa visite récente dans le Brionnais, Calyste m’avait rappelé l’intérêt majeur de cette petite région naturelle pour la richesse de son patrimoine. Outre des paysages qui n’ont rien d’affreux, un certain nombre de châteaux, le Brionnais est réputé pour la richesse des édifices romans, dont certains sont d’essence ou d’inspiration clunisienne et d’autres y échappent totalement. On pourra aller voir des détails et précisions sur les édifices brionnais chez notre ami Eduard (Bourgogne Romane). Compte tenu du « gros morceau » que cela représente pour voir ça sur une seule journée et de l’éloignement relatif par rapport à notre camp de base éduen, j’avais longtemps reculé l’échéance de cette visite, que j’envisageais pourtant depuis une dizaine d’années.

Le Brionnais est donc cette région du sud-ouest de la Saône-et-Loire, globalement délimitée au nord par le Charolais, à l’est par les monts du Beaujolais, au sud par le département de la Loire (encore que l’on pourrait y voir une prolongation dans ce département avec Charlieu et Pouilly-sous-Charlieu) et à l’ouest par la Loire (le fleuve). Je connaissais donc les bords de Loire pour les avoir longtemps fréquenté : un des chemins (désormais le seul) que mes parents empruntaient lorsqu’ils se déplaçaient entre leurs domiciles ripagérien et autunois, mais également un coin que j’ai fréquenté, lors de mes pérégrinations de ma thèse (et même bien avant) aux abords de Digoin.

Nous avions donc décidé de nous y rendre le mercredi, afin d’échapper aux grèves éventuelles et à la fermeture classique des musées le mardi. Nous avions l’intention de visiter le château de Drée et le Routard 2010 nous confirmait bien que la fermeture hebdomadaire était bien le mardi. Enfin, ce jour avait été sélectionné parce qu’on était sûr qu’on aurait du beau temps. Nous avions l’intention de déjeuner rapidement dans un restaurant, mais une erreur de sortie (encore) nous a un peu retardé dans notre programme très chargé, alors on a décidera de se contenter d’un vague truc acheté dans une boulangerie.

A seigneur tout honneur, nous commençons la visite par l’église d’Anzy-le-Duc (XI-XIIe s.), en fait une prieurale bénédictine issus de l’abbaye Saint-Martin d’Autun (aujourd’hui disparue). Le clocher octogonal à trois étages m’avait toujours attiré sur les images. Mais il y a bien d’autres choses, comme les modillons à l’extérieur, la crypte, les chapiteaux…

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6 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (1)

Le samedi 23 octobre, nous avons donc mis le cap sur la Bourgogne. Voyage en voiture en toute tranquillité. Aux abords de Beaune, distraits, nous manquons la sortie de l’autoroute. Nous sortons donc au nord de Chalon-sur-Saône. Nous trouvons facilement du carburant dans une grande surface pour nous ravitailler (il n’y avait même pas la queue, qui a parlé de pénurie ?). Sur notre chemin, non loin de là trône Mercurey. Je décide (ce n’était pas prématuré, ni même prémédité) de faire une halte au caveau auquel nous allions avec mes parents quand j’étais gamin. Cela a un peu changé, le vin en bouteille et la dégustation ne se fait plus au même endroit (depuis une bonne quinzaine d’années). Et là, c’est pas comme à l’essence, il y a la queue, mais il n’y pas de pénurie non plus. On goûte d’abord du deux sortes de Mercurey 2008 dont un que je trouve quelque peu fermé. Et puis du 2009, et là nous sommes séduits (une très bonne année qui vient d’être mise en bouteille). Pour le même vin, le surcoût est quand même de 3 € entre 2008 et 2009 (ramené à 2 € parce que c’est les soldes en ce moment). Je trouve qu’ils poussent un peu trop, mais bon, on en prend et on repart.

Puis, après avoir admiré au passage une nouvelle fois le château de Marguerite de Bourgogne, nous arrivons à bon port.

Le lendemain dimanche, repos, loisirs et oisiveté. Au menu de midi, pâté de campagne avec Hautes-Côtes-de-Beaune blanc et canard sauvage avec un Maranges 1er Cru (il faut y aller doucement pour commencer).

Le lundi, quelques achats, recherche de chrysanthème, repos, loisirs, oisiveté, lapin de garenne arrosé de vin d’Arbois et madeleines fromfromiennes. L’après-midi, recherche active et assez décevante de champignons. Je n’ai trouvé qu’un peu de Bolet orangé (Leccinum aurantiacum (Bull.) S.F. Gray) et de Pied-de-Mouton (Hydnum repandum L. : Fr.)

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Le soir, visite classique à Cheilly-les-Maranges pour ravitaillement en rouges (mon père s’était occupé du blanc quelques semaines plus tôt). Là, pas encore de 2009 en bouteilles, on attend mi novembre pour s’y mettre. Mais il y a des choses toujours excellentes à boire en 2007 et 2008. Depuis peu, on s’est modernisé, on a mis en place un mini caveau au lieu du simple tonneau-table. On est modeste dans cette maison et pourtant, on y fait parmi les meilleurs vins des appellations considérées (et les prix sont plus bas qu’ailleurs). Bref, en plus des dégustations toujours très généreuses (c’est ça la vraie Bourgogne), on discute, on s’amuse, et on parle du vin simplement (pas de la poésie idiote de pseudo intellos du vin). On repart en laissant le volant à Fromfrom (forcément, mais mon père aurait pu s’y coller).

Le mardi, repos, loisirs, oisiveté et vin d’Arbois (encore, mais pas le même). Et surtout tête de veau, la première depuis mon enfance. Même la langue n’a rien d’extraordinaire, la mayonnaise restant le meilleur ingrédient.

4 novembre 2010

Retour en couleur d'automne

Le récit de notre séjour arrivera bientôt, mais je n'ai pas encore eu le temps de m'y pencher. En attendant mes passages commentés chez vous, quelques promesses colorées. A très bientôt.

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