Plume a rédigé une note qui débute sur l’incompréhension initiale du titre de la note de Karagar « Privé de marches ». Même si je n’en avais rien dit, il se trouve que moi aussi, j’avais mal interprété ce titre au premier abord, à un accent près : « Privé de marchÉs ». En effet, jusqu’à dimanche dernier, je n'avais pas remis les pieds au marché depuis le 15 mars. En effet, j’y vais chaque dimanche matin vers huit heures. Après le passage à la pâtisserie pour la viennoiserie, l’éventuelle pâtisserie et l’éventuel pain au levain (au poids quand il y en a) ou le pain de seigle (j’évite les autres pains, pas très bons), je vais au marché en commençant toujours par le marchand de fruits et légumes (un ancien maraîcher). Je vais toujours chez le même quand il est là, c’est une habitude que j’ai prise et ce n’est pas par hasard. En effet, il sert toujours et c’est très appréciable pour les fruits et légumes fragiles ne sont pas « marpaillés » par certains clients et se conservent nettement mieux. Ce sont aussi des produits de qualité et il a en principe de tout. Je fais donc ma provision de la semaine et il y en a lourd.
Ensuite, tous les quinze jours, je vais chez le marchand de fromages qui vend dans son camion réfrigéré et vitrine. Autant le marchand de fruits et de légumes est discret autant lui aime dire des « âneries ». Il a des références constantes très suivies qui correspondent aux clients qui mangent toujours la même chose et des fromages qu’il vend en fonction des opportunités. Cela permet de goûter à plein de choses au fil du temps. On trouve donc toujours de très bons fromages, y compris suisses, italiens et hollandais. Avant cela, j’avais une très mauvaise opinion des fromages hollandais, pour ce que j’en avais mangé ici ou aux Pays-Bas : fines tranches de choses qui changent de couleurs mais qui ont tous le même goût, sans le moindre caractère. Eh bien, j’ai ainsi pu constater qu’il n’en était rien et que l’on trouvait d’excellents fromages hollandais sans se ruiner. Donc, de la diversité et de bons prix.
Enfin, il y a le marchand de fleurs, avec des prix qui défient toute concurrence.
Voilà, le marché nous avait manqué. Ce dimanche, il était annoncé que le marché était ouvert à neuf heures, soit une heure plus tard que d’habitude. J’y suis donc allé à cette heure : horreur et damnation, il y avait plein de monde, ce à quoi je ne suis pas habitué car je suis toujours dans les premiers clients. Et puis, le marché entièrement clôturé, masque obligatoire. Et par-dessus le marché (si je puis dire), j’aurais pu venir à huit heures. Ce dimanche, ça ira mieux.