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Cornus rex-populi
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31 décembre 2019

Mes visions du vin (2)

L’ouverture ligérienne

Ma mère a toujours fait preuve d’une forme d’hygiénisme à mon égard et je pense qu’elle avait raison même si c’était parfois excessif. Même à l’âge de 12-14 ans, je n’avais pas droit à une tasse complète de café. Et entre 18-20 ans, le vin m’était versé qu’avec parcimonie.

Mais l’année de mes vingt ans, je me suis retrouvé en Touraine et c’est là-bas que j’ai commencé à boire… des vins de Touraine et du Saumurois, notamment chez les personnes chez qui je logeais et qui m’invitaient régulièrement le dimanche. Et c’est là, véritablement que j’ai commencé à glisser du côté rouge et blanc de la force !

Cependant, si j’ai bu, c’était chez les autres car encore jeune et étudiant, je n’avais pas mes moyens et je vivais aux crochets de mes parents et avec un minimum de moyens. Je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit de fondamental, mais je ne faisais aucune folie.

Ce n’est que bien plus tard, après mon service militaire, que je me suis retrouvé de nouveau en Touraine et que j’ai pu, avec mes premiers salaires, me permettre de goûter d’acheter des vins de Touraine et d’Anjou… tellement différents des Bourgognes et des Côtes-du-Rhône… Et je les ai appréciés, même si aucun rouge de la vallée de la Loire ne peut tenter de faire oublier un Bourgogne !

Je connaissais les Vouvrays et Montlouis, deux communes-appellations qui se font face de chaque côté de la Loire en amont de Tours et qui produisent des vins à base de Chenin blanc, secs à liquoreux, tranquilles à puissamment effervescents, mais c’est bien plus tard que j’ai connu des angevins Côteaux-du-Layon et autres vins liquoreux proches (par le cépage d’abord), et je suis tombé dedans.

Le Sancerre, ce vin blanc sec (même s’il existe des rouges et des rosés), j’ai été presque immédiatement épaté par ce que je trouve la plus belle expression du Sauvignon blanc si caractéristique, si aromatique (impossible de ne pas reconnaître le cépage au nez, du moins dans les vins jeunes).

J’ai parcouru les Saumur et Saumur-Champigny, les Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil : il y a de bonnes choses, mais faute de connaissance approfondie des vignerons ou cuvées spéciales, je trouvais que cela tournait assez vite en rond.

En revanche, je suis allé plus loin, jusqu’au début des années 2000, sur les Chinons rouges. Il est vrai que j’étais sur place. Cravant-les-Côteaux est réputé produire des Chinons corsés et tanniques ; ce dernier caractère n’ayant que peu ma faveur en général. Mais il faut quand même savoir ce qu’ignorent nombre de prétendus spécialistes : le vignoble de la commune possède des parcelles dans la plaine alluviale de la Vienne, lesquelles sont en partie inondables ! Lors de mes promenades, j’ai vu des laisses de crue dans les vignes à un bon mètre de haut. Donc Cravant-les-Côteaux ne signifie pas nécessairement vignes inondées de soleil, mais parfois inondées tout court ! N’oublions pas que dans ses stations primaires classiques, la Vigne (Vitis vinifera susbsp. sylvestris) est une grande liane ligneuse des forêts alluviales plus ou moins inondables. Il n’en demeure pas moins que Cravant-les-Côteaux possède aussi de très beaux côteaux ensoleillés aux sols bien drainés. J’ai eu l’occasion de goûter à beaucoup de Chinons, qui ne se valent pas tous. J’en avais notamment découvert un que je trouvais très bon et pas très cher, réalisé par les étudiants d’un lycée agricole qui possédait son domaine à Chinon.

Enfin, il y eut aussi quelques vins blancs effervescents de Saumur que je ne peux pas passer sous silence. Ce qui m’attirait le plus, c’était le côté fruité.

A suivre…

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30 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (5)

Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef, XIIe s. Combat de Coqs.

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29 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (4)

Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef, XIIe s. Rêve de Nabuchodonosor.

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28 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (3)

Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef, XIIe s. Saint Vincent et Aigles.

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28 décembre 2019

Mes visions du vin (1)

Avant d’aller plus loin, il me semble important de préciser que mon approche est nécessairement très personnelle, subjective et n’est que le reflet d’expériences en partie conjoncturelles. Néanmoins, la somme d’expériences, de connaissances certes très partielles, captées çà et là, fondent pourtant quelques éléments d’appréciation que je souhaite communiquer.

Au commencement

Je pense que des choses se jouent dès le plus jeune âge, même si cela n’est pas forcément décisif. Pour ce qui me concerne, cela fait partie de mon histoire et il me semble que cela a joué sur mon rapport actuel avec le vin. Lorsque j’étais enfant ou jeune adolescent, je ne buvais pas du tout de vin, mais j’ai néanmoins des souvenirs précis du vin. Bien que je ne m’y intéressais guère, certains pourront être néanmoins surpris par la teneur de ce que j’ai pu retenir. Voici les vins dont je me souviens :

  • des vins de table, bas de gamme du style des litres « étoilés » dont l’archétype était la marque « Kiravi », aujourd’hui disparue. Mon père en achetait rarement, mais il en buvait de temps à autre chez sa mère ; il buvait peu ou pas en semaine ;
  • des vins rouges plus qualitatifs, parfois en litres, des Côtes-du-Rhône le plus souvent, à bon rapport qualité/prix. Mon père en achetait pour la consommation occasionnelle et pour la cuisine (en blanc aussi). Dans le reste d’une partie de la famille (côté maternel), les Côtes-du-Rhône étaient déjà des vins de fête ;
  • des vins blancs d’Alsace à prix modéré, surtout bus dans la famille maternelle (Sylvaner voire Riesling) ;
  • des Beaujolais chez mon oncle et ma tante (toujours côté maternel), plus rarement à la maison (venant de relations familiales ou amicales) ;
  • des Bourgognes d’appellation régionale (rouge, Aligoté) pour des occasions plus affirmées chez mes parents et des appellation village plus prestigieuses pour les grandes fêtes comme c’était le cas pour le Pommard (rouge) ou plus rarement le Meursault (blanc) ; plus tard, les prix de ces deux derniers ayant flambé, mon père se tourna plus volontiers vers Mercurey (rouge) et Mâcon (blanc et rouge) ; il y eut plus tard d’autres orientations, mais j’en fus en partie à l’initiative ;
  • des Champagnes de maisons plus ou moins connues, chez mes parents et dans beaucoup d’endroits ;
  • des rosés de Provence de temps à autres l’été, mais finalement assez rarement ;
  • de la Clairette de Die en premier lieu chez mes oncle et tante de la Drôme, lesquels étaient aussi amateurs de grands vins de la vallée du Rhône (Crozes-Hermitage ou Hermitage, Châteauneuf-du-Pape), en plus des grands Bourgognes de la Côte de Beaune, plus rarement de la Côte de Nuits ;
  • le vin de mon grand-père maternel puis de mon oncle, dans ces monts du Lyonnais méridionaux. J’ai participé pas mal de fois aux vendanges, lesquelles étaient pour moi et mes cousins, une forme d’amusement, mais pas pour mon grand-père qui prenait les choses très au sérieux. Il fallait le voir s’occuper de ses tonneaux, les décercler, isoler les douelles, les racler une par une, remonter le tout. Un véritable cérémonial pour tout ce qu’il faisait à la cave. Hélas, mon grand-père, déjà peu en forme depuis longtemps, est mort alors que je n’avais que treize ans. Il était bourru, ronchon avec ses petits-enfants et pas uniquement avec eux. Il semblerait que j’aie hérité d’un de ses défauts : me mettre en rogne pour des conneries. Mais, je le dis, je le sais, c’était un homme bon. Et en parlant de « bourru », nous en buvions : dès le jour des vendanges, le raisin grossièrement écrasé faisait qu’on avait du jus au fond de la cuve. Un jus de raison pur qui jour après jour gagnait en picotement et en alcool (les gamins buvaient de ce « vin nouveau ») avant le passage au pressoir quelques jours plus tard).

Un point à souligner dans cette présentation : je n’ai vu durant cette période que de manière très occasionnelle du Bordeaux. J’ai encore moins vu les autres vins du sud-ouest (sauf Monbazillac, plus rarement encore Sauternes) ou les vins de Loire (sauf Muscadet et encore). En définitive, une relative pauvreté, mais dans l’ensemble, une majorité de vins de provenance locale à supralocale.

A suivre…

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27 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (2)

Pour Calyste, même s’il ne s’agit pas de la « bonne » Annonciation !

Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef, XIIe s. Annonciation à sainte Anne.

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26 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (1)

Voilà un chapiteau qui était encore dans l’ombre (au premier sens du terme surtout) il y a encore quelques mois. Lors de la visite du 2 novembre, alors que je dépliais le trépied pour réaliser une photo précisément de ce chapiteau, une dame d’une quarantaine d’années surgit dans le bas du collatéral gauche, accompagné par un curé. Manifestement, elle participait à une sorte de rallye (à travers la ville, la région ?) où elle devait photographier le chapiteau de « Le bain de Jésus ». Le curé lui dit : « je ne vois que la Nativité […] jusqu’au XIVe s., on la représentait comme ça ». La dame n’avait pas l’air convaincue. Les deux en arrivent rapidement à me parler. Je dis à la dame que pour être vraiment sûr, il faudrait aller voir le site internet « Bourgogne romane » d’Eduard qui a dû répertorier les chapiteaux de manière exhaustive. Mais là, elle me dit qu’elle n’avait pas le droit d’utiliser internet. Alors je lui dis qu’il faut regarder dans les livres du chanoine Grivot (que j’ai eu la chance de connaître… mais que le curé ne connaît pas et ça, cela m’a épaté, lui qui était plus connu que le loup blanc ici). Le curé constatant que j’avais un appareil photo « respectable » dit que je pourrais peut-être communiquer une photo à la dame, ce que j’accepte volontiers. Mais alors que je peux enfin me mettre en position et faire la photo, la dame disparaît et le curé avec. Vous avez dit bizarre ?

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Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef. La Nativité. XIIe s.

25 décembre 2019

Avant qu'il ne soit trop tard : Noyeux Joël !

Noël

Graffiti de la Tour de la Lanterne (XIII-XVe siècles) du port de La Rochelle (Charente-Maritime). Ce graffiti semble dater du XIXe s. et a probablement été réalisé par un soldat français emprisonné ici.

18 décembre 2019

Vingt Seine

Depuis deux ans et demi, je me rends assez souvent à Vincennes où se trouve l’organisme qui coordonne les établissement homologues au mien en France, y compris ultramarine. La veille du démarrage des grèves j’y étais, mais il y avait déjà un TGV qui déconnait le matin, m’obligeant à partir plus tôt et arriver plus tôt. Du coup, j’ai eu le temps de voir vaguement l’enceinte extérieur du château. Je devais y retourner demain, mais je n’y vais pas. J’ai une partie des trains assurés, mais pas le reste et je ne parle pas des RER et métros hors ligne 1 automatique. Visioconférence ou téléphone en perspective.

Photos réalisées au smartphone : pas évident.

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15 décembre 2019

Toussaint 2019 (5 et fin)

Encore deux photos de la cathédrale Saint-Lazare…

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Une dernière photo prise du côté de Monthélie (prise en repartant, en une semaine les feuilles étaient bien tombées).

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Et deux photos prises en août.

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