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Cornus rex-populi
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27 septembre 2011

Presque rien sur pas grand chose (10)

Deuxième jour sur trois d’une formation à Lille. Cette fois, c’est plus sympa que ma formation précédente car elle se fait près de la gare et je peux m’y rendre en train. Du coup, pas de bouchon, pas d’énervement. En plus, les stagiaires sont sympas et s’intéressent au boulot des autres.


Samedi, une lettre du Conseil général m’informe que suite à mon accident du 3 février, j’ai endommagé la route départementale, que ma responsabilité est entièrement engagée et que je dois payer 2 637,18 € TTC. Pas moins. Et évidemment, le numéro de mon immatriculation mentionné dans le document joint est erroné, il s’agit de celui du camion qui m’a envoyé dans le décor. Inutile de dire que cela m’a fait bouillir qu’on veuille me faire passer à la caisse alors que j’ai été victime. Hier, je n’ai pas pu les appeler, car ma formation lilloise ne m’en offre pas le loisir. Donc Fromfrom a appelé ce matin. Cela devrait s’arranger. Si cela n’était pas le cas, je crois que certains vont entendre causer du pays. D’ailleurs, j’ai l’impression que l’on a voulu me coller sur le dos d’autres dégradations antérieures. 


Mais pourquoi certains adeptes de « smartphone » passent-ils le plus clair de leur temps à le consulter de manière compulsive, bafouant la politesse la plus élémentaire quand on s’adresse à eux. Et ce que l’on peut faire avec ces engins et tout le bla-bla commercial qui tourne autour me casse les pieds. Je n’ai rien contre ces objets, mais j’en veux beaucoup à ceux qui tentent de ringardiser ceux qui n’ont qu’un simple portable (ou pire, ceux qui n’en ont pas du tout). Tout cela me semble plutôt un magnifique piège à fric et un moyen d’asservissement volontaire. Et que dire de tous ces gamins ou ados qui en abusent, ne dorment plus la nuit mais en classe ? Et bien sûr, tous ces parents qui ne sont pas fichus de leur en confisquer l’usage, alors même qu’ils n'aurait même pas dû le leur offrir...


On ne se laisse pas abattre. Il y a une quinzaine, Fromfrom faisait une tarte aux pommes, toute simple, mais qui avoisinait la perfection.

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Ce week-end, elle récidivait avec une amandine aux poires, un peu fendue, mais délicieuse, avec sa dose de « williamine » artisanale.

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Quant à moi, j’en suis à ma troisième belle récolte de doucette (mâche) à grosses graines. Et il en reste. Je n’imaginais pas que j’aurais des résultats aussi spectaculaires vu le peu de surface disponible.

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23 septembre 2011

Photo mystère

Très chère Ministre des Fungi, vous qui êtes très bien renseignée par vos écoutes illégales et autres espions, pourriez-vous me dire quelle est cette chose. Et ne me dites pas qu'il s'agit d'un triskel !

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21 septembre 2011

Droit de réponse à la "Lettre au ministre des plantes" publiée chez Karagar

Monsieur,

 

Monsieur le Ministre des Plantes et Madame la Ministre des Mycètes m'ont transmis votre courrier de dénonciation calomnieuse, et j'ai demandé que la présente lettre soit intégralement publiée dans la presse internationale au titre de mon légitime droit de réponse. Il convient tout d'abord de souligner que cette lettre anonyme n'étant par définition pas signée, j'aurais dû l'ignorer, mais comme elle a été publiée sur un média à large diffusion, je me devais d'y répondre. Toutefois, je me réserve le droit de déposer plainte contre l'éditeur Karagar.

Contrairement à vous, je ne me laisserai pas aller à des épanchements discourtois qui ne constituent qu'une suite de jugements de valeur bien peu fondés scientifiquement. Je me contenterai donc de m'en tenir au fond.

 

Vous dites :

« Je crains que le jugement du pourtant lucide sieur Cornus n’ait été dommageablement altéré par une fréquentation trop assidue – et coupable ? – de ses perfides collègues outre marins et que ces heures passées à tenir une tasse de thé avec le petit doigt en érection tout en regardant une masse informe de jelly trop colorée trembloter comme une méduse chimique au creux d’une faïence bleutée ne lui aient ôté tout sens de la mesure. »

Sachez cher Monsieur que je ne consomme que de façon accidentelle du thé et autres infusions, et en général pour profiter de quelques vertus thérapeutiques des plantes des dites infusion lorsque je suis malade. Le reste n'est qu'élucubration sans fondement, pour ne pas dire une technique détournée pouvant laisser penser que vous auriez des pensées anglophobes déguisées.

 

« Car en effet, voyez-vous, l’homme qui n’a de cesse de brandir sa prétendue scientificité pour mieux nous assommer d’épithètes latinisants, qui balaye d’un revers de manche des politiques agraires jugées indignes, qui dénonce ici un assèchement de zone humide, là un reboisement incongru, plus loin des semis alibis, ce même homme, Monsieur le Ministre, ne sait même plus, à l’heure où je vous parle, distinguer les notions les plus élémentaires, faire le tri dans ses perceptions basiques, bref – le niveau de son incompétence est vous en conviendrez critique – reconnaître le grand du petit, j’irai même jusqu’à dire, la grande de la petite ! »

D’abord je ne proclame aucune scientificité, je me contente, dans mes domaines de prédilection scientifique, d'apporter ma modeste pierre à l'édifice pour tenter d'expliquer, de voir sous un jour parfois inédit, des sujets d'actualité, dans la mesure où les médias, bien peu au fait de ces choses là traitent de façon bien souvent superficielle, simpliste, ou pire, tiennent des propos lénifiants voire mensongers. Ensuite, si vous remettez en cause mes compétences scientifiques, il faudra vous découvrir et me présenter, dans les domaines concernés, la totalité de vos publications internationales de rang A. En ce qui me concerne, je n’ai rien à cacher, l’ensemble de mes publications est librement accessible. Le reste n’est que littérature même si j’ai beaucoup de respect pour la littérature.

 

« Et, je vous en conjure au nom de la bienséance, n’allez pas illico transformer mes propos, et mettre un inconvenant pluriel à ma dernière assertion. »

Je ne tente de transformer aucun de vos propos puisque, contrairement à vous, je les cite de façon intégrale. Je n’ai pas l’intention de me livrer comme vous les faites à des sous-entendus bien malséants et complètement hors de propos.

 

« En effet, la Petite n’est pas la Grande Bretagne et ce qui est vrai d’un côté ne l’est pas forcément de l’autre. C’est élémentaire, mon cher Cornus !, lui ai-je pourtant dit, Monsieur le Ministre. »

Comment pourrais-je vous avoir répondu quoi que ce soit puisque je ne vous connais pas et parce que je n’aurais jamais commis une telle erreur, même après avoir bu trois bouteilles du plus mauvais bordeaux.

 

« S’appuyer sur les dires d’un « ON » dont je subodore qu’il est une sommité rhododendronesque pour asséner des contre-vérités qui risquent fort d’entacher la réputation du plus noble des genres botaniques est à proprement parler un crime qu’il conviendra de punir en temps voulu. »

Si j’ai utilisé ici ou là le « ON », c’est que dans le cadre de mon action de vulgarisation scientifique, ce « ON » n’avait pas lieu d’être pour alléger la rédaction de mon texte. Par ailleurs, ce « ON » est un collectif d’auteurs représentant les plus grandes sommités de la floristique armoricaine. Mes éminents collègues n’ont donc pas de leçons à recevoir. Par ailleurs, nul besoin pour eux d’être des experts du genre Rhododendron puisque vous n’êtes pas sans savoir que ce genre ne fait pas partie de la flore armoricaine indigène spontanée depuis le début du Pléistocène (et pas seulement depuis l’Holocène comme vous tentez, bien maladroitement, de le faire croire plus loin dans votre lettre). Si vous m’accuser, peut-être à juste titre, je le reconnais, de parfois faire preuve d’une certaine « allophytophobie » envers les plantes exotiques envahissantes, vous faites bien pire en anoblissant un certain genre qui ne représente pourtant qu’une part plus que marginale de la biodiversité mondiale et ne participe qu’à un nombre restreint d’écosystèmes, de phytocénoses à l’échelle de la planète. Et l’accusation de crime est pour le moins grotesque puisqu’en la matière, je ne me suis livré à aucune destruction de biomasse chez ces Ericaceae.

 

« En aucun endroit de la dite Armorique en effet, le rosage de la mer pontique ne constitue une véritable menace pour la flore indigène contrairement à ce que l’on peut observer en maints endroits d’outre-manche comme j’en ai moi-même, o grand rhododendrologue, témoigné dans un article consacré à une vallée perdue des Cornouailles. »

Je reconnais volontiers ne pas être personnellement un expert du genre, ni de l’Armorique ni de l’Outre-Manche, ce que chacun sait, mais j’ai la très nette impression que vous vous livrez là à une observation par le petit bout de la lorgnette. En effet, si l’on ne considère que le département du Finistère (et ce n’est pourtant pas là que le Rhododendron en question est le mieux représenté), Monsieur pourra aller vérifier de lui-même par exemple au Bois du Chap en Châteaulin, si les individus de la plante ne présente pas des problèmes de régénération forestière et de blocage de la sylvogénèse. Je persiste et je signe, cette plante a bien été reconnue comme « invasive avérée », au moins en Armorique. Toutefois, par honnêteté scientifique, sans connaître les stations incriminées, je me dois d’ajouter que les problèmes constatés dans le fonctionnement écologique forestier sont aussi probablement dus à des perturbations anthropiques (ou autres dégradations des habitats forestiers) antérieures ayant conduit à la fragilisation de l’écosystème et à l’accroissement de sa sensibilité vis-à-vis des attaques des espèces monopolistes.

 

« Même là où je l’ai vu le plus coriace – je parle de la grande éricacée et non du botaniste Cornus -, repoussant allègrement dans un rire moqueur, plus vigoureux que jamais,  derrière le dos du bûcheron – très sexy – qui les tronçonne, au sommet des Montagnes Noires, il ne se propage guère que par le marcottage et tous ces soi-disant bois où il prospère ne sont rien d’autres que des anciens parcs où il a été planté de mains d’homme. En d’autres termes, jamais il ne m’a été donné d’en voir un spécimen spontané. »

Je crois que j’ai déjà tout dit et ceci se passe de tout nouveau commentaire.

 

« En Grande Bretagne en revanche, la bestiole se ressème à tout vent et conquiert ainsi d’immenses territoires et quand on sait l’exigüité de cette île et les problème d’occupation de l’espace que cela engendre, on est pas loin de penser que rhododendron ponticum est la plus grosse menace qui pèse sur l’empire britannique. »

Voilà que l’on tombe maintenant dans l’excès inverse. Et après cela, on m’accuse, moi de dénonciations exagérées…

 

« On aimerait, pour conclure, que nos botanistes, entretenus à grands frais sur les deniers publics, plutôt que de rester penchés des heures, loupe à la main et cul en l’air – parfois à l’air – à observer de minuscules dernières des mohicanes même pas jolies, se saisissent enfin à bras le corps des problèmes de notre temps et prennent en compte la vérité suivante : l’Europe, si pauvre en espèces depuis les glaciations, a été repeuplée d’exotiques à la force de l’épée par nos braves colons risquant leur vie aux quatre coins du monde connu et aujourd’hui ce sont ces belles étrangères qu’il leur faut étudier. »

Il est vrai que les botanistes sont entretenus à grands frais par des deniers publics, et pire encore, ils en consomment de plus en plus. Non pas à leur propre initiative, mais parce qu’on vient les chercher, parce que eux, malgré tout, aussi inutiles qu’ils puissent être, ont encore un vague sens du service public, et complètement désintéressé. Et oui, ils revendiquent d’étudier de rares mochetés. Et même qu’ils se sont mis à étudier les belles étrangères, parfois dans l’espoir de pouvoir mieux les éradiquer. Un effort pourtant vain tant les pouvoirs publics ont mis du temps pour s’en préoccuper. Et pourtant, il fut un temps où des solutions auraient été possibles. Aujourd’hui, pour la majorité des cas, la bataille est déjà perdue. On ne va quand même pas déclencher une guerre nucléaire pour tuer une fourmi que de toute façon nous n’arriverons pas détruire.

 

« Enfin, ils devront répondre aux questions qui ME taraudent : pourquoi l’hydrangea qui prospère si bien ici, loin de son Japon natal, ne s’y ressème pas - et qu’on ne me fasse pas l’insulte de croire que je pense aux clones stériles -, quel est le paramètre qui fait que le rhododendron pontique est invasif en Grande Bretagne dont les conditions de sol et de climat semblent pourtant si proches des nôtres, pourquoi un quercus robur planté en Amérique du Nord, dans un milieu semblable à celui de son aire d’origine, n’y atteint jamais la majesté qu’on lui connait ici ? Autant de questions auxquelles le sieur Cornus répond d’un silence assourdissant ! »

Voilà bien une curieuse conception des services publics, répondre aux préoccupations de Monsieur ! Je laisserai volontiers mon Ministre de tutelle dire ce qu’il en pense. Chacun jugera néanmoins de l’impérieuse nécessité de connaître les raisons de la non fructification de plantes ornementales comme les Hydrangea. D’ailleurs, il n’y a même pas d’intérêt économique à le faire. Car à y bien regarder, les pépiniéristes et autres jardineries n’ont guère d’intérêt à ce que ces plantes se (re)sèment facilement. Les autres exemples cités ont bien un véritable intérêt scientifique, et quelques hypothèses théoriques pourraient être formulées. Mais là encore, pour mener des programmes de recherche cohérents, il convient d’en référer à notre Ministre de tutelle pour qu’il accroisse notre financement que vous jugez déjà pourtant excessifs.

 

« En conséquence, Monsieur le Ministre des Plantes, je ne saurais trop vous conseiller le limogeage du botaniste incriminé et la peine minimale envisagée est l’herborisation à vie sur l’île de Sein. »

Pour un botaniste déjà ha*ze*brou*cké, le limogeage est déjà une belle promotion. Quant à l’île de Sein, j’ignorais qu’elle se situait en Haute-Vienne limousine.

 

Par conséquent, j’attends à ce que vous me répondiez sur le fond avec des arguments solides qui seront soumis à un comité de lecture indépendant nommé par moi-même ou que vous retourniez à jamais dans l’oubli anonyme d’où vous n’auriez pas dû sortir.

 

Cornus

18 septembre 2011

Un dimanche de septembre

A la suite de la note précédente, commençons par une petite devinette fromfromienne.

La famille SAHAIREDOUSE a trois fils. Quels sont leurs prénoms ?

 


 

Sinon, quelques nouvelles du jardin (photos prises durant les quinze derniers jours).

Une vue générale.

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Les Pelargonium en début de nouvelles explosions blanches.

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Un autre Pelargonium.

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Quelques bricoles.

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Des glaïeuls pour Calyste (entre autres).

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Pour le Lis tigre (Tigridia pavonia), en réalité une Iridaceae comme les glaïeuls, j'ai bien failli ne pas réussir à en prendre un en photo tant la fleur est éphémère.

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Le Cosmos chocolat (Cosmos atrosanguineus) tant par la couleur que par l’odeur. De quoi rendre folle Fromfrom.

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17 septembre 2011

Bêtises cornusiennes

Il y a deux jours, Calyste racontait la bêtise que ses frère et sœur avait commise, alors que lui faisait ses devoirs et apprenait ses leçons consciencieusement.

A l’école, je passais régulièrement pour un enfant sage, parfois un peu rêveur (perdu dans ses pensées), calme, lent pour effectuer certaines tâches. En dehors de l’école, je pense que je n’étais pas fondamentalement différent même si j’imagine que je m’y exprimais mieux. Même s’ils le savaient, je considère néanmoins que mes parents ne se sont jamais véritablement rendus compte au quotidien à quel point j’étais sage. En effet, je n’avais ni sœur ni frère turbulent, ni bêtises à concocter avec eux. Donc, ma « calmitude » (et non calamité) apparaissait normale. Toutefois, force est de reconnaître que lorsque je me retrouvais avec mes cousins, nous commettions quelques bêtises, tellement mineures que je les aie pratiquement toutes oubliées.

Je voulais néanmoins revenir sur deux bêtises.

La première m’a été rappelée cet été par mes parents. Je devais avoir dans les 5-6 ans (voire moins). Mes parents avait une chienne noir et feu (de « marque mal ») qui supportait toutes les « misères » que je pouvais lui infliger. Elle ne m’aurait jamais mordu. Un jour, alors que j’avais trouvé des élastiques qui traînaient je ne sais où, j’ai eu l’idée « géniale » de lui mettre au tour du cou, comme un collier. Rien de bien méchant en somme. J’avais commis mon forfait probablement dans l’après-midi et personne ne s’en était aperçu et je l’avais moi-même oublié. Mon père s’en est aperçu le lendemain matin quand il s’est rendu compte, sans doute en partie par hasard que la chienne avait « la tête comme un compteur à gaz ». Elle s’en est remise très vite, mais a gardé une trace jusqu’à sa mort (elle est venue assez vieille) : sous le cou, le poil n’a jamais repoussé sur quelques millimètres à l’emplacement de l’élastique, même si cela ne se voyait pas distinctement. Je m’étais fait engueuler, mais je n’avais pas été puni. Inutile de dire que je n’en avais pas besoin pour que cela me serve de leçon.

Mon deuxième forfait, c’est Calyste qui me l’a remémoré hier, même s’il n’était pas enfoui bien profondément. Je devais avoir environ 4 ans (je devais être encore en maternelle). Un jour, alors que je me trouvais chez ma grand-mère paternelle, je m’étais retrouvé seul quelques (dizaines de) minutes dans son appartement, ce qui était rarissime, car je l’accompagnais systématiquement.

Comme je devais m’ennuyer, j’avais dû trouver un objet que mon père avait dû laisser sur une table : une sorte de meule bâtonnet qui se monte sur une perceuse. Je trouvais ça bien de gribouiller avec cet objet (comme une craie) sur les glaces de l’armoire de ma grand-mère, un peu comme je l’avais déjà fait avec mon doigt sur une vitre embuée. Après, cela, j’avais trouvé autre chose pour jouer : de petits sabots de décoration en acier. C’est à cet instant que ma grand-mère et mon père sont arrivés. Ils n’ont pas tardé à se rendre compte de ce que j’avais fait : des traces indélébiles sur les deux miroirs de l’armoire. Ils ont longtemps cru que j’avais fait cela avec les petits sabots. Je m’étais fait engueuler, mais de façon douce, d’autant qu’à l’époque, je n’avais pas conscience d’avoir mal fait puisque les traces sur les vitres embuées, cela disparaît au bout d’un moment. C’est après la mort de ma grand-mère quinze ans plus tard que mon père m’a parlé et donné les petits sabots, pensant encore qu’ils étaient responsables des rayures sur l’armoire. Je lui ai appris qu’il m’aurait été impossible de rayer l’armoire avec ces objets et que j’avais rayé l’armoire avec une meule bâtonnet.

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16 septembre 2011

Pas très fin

Mercredi et jeudi, j’ai suivi deux autres jours de formation de perfectionnement à Micromou Excelle. Cette fois encore, je m’en suis bien sorti, ce qui m’a laissé le loisir de lire ce qui était écrit dans les exercices qui nous étaient proposés. Et parmi ces exercices, il y avait une liste de noms parmi lesquels on trouvait quelques « âneries » dont je me suis aperçu (cela ne sautait pas immédiatement aux yeux, car les prénoms et noms étaient séparés). Je m’en suis amusé, et le formateur m’a dit qu’il fallait bien trouver quelque chose pour faire patienter ceux qui finissaient l’exercice en avance. Et bien sûr, j’ai pensé à Fromfrom et à d’autres lecteurs de ce blog. Ce n’est sans doute pas très fin, mais voici un large extrait :

 

Alain PROVISTE

Alain VERSE

Alain TERRIEUR

Albert MUDAT

Alex TERRIEUR

Alex TRAIME

Alexandra DESSOIT

Alice ENCIAIT

Anne AUMALY

Annick ROCHE

Annie MALLE

Annie VERSAIRE

Laurent BART

Guy RLANDE

Guy TARRE

Gérard MANMBU

Gérard MANFIN

Carole INGIEN

Cécile HOIN

César HIENNE

Gérard MANSOIF

Charles CLERC

Charles HATAN

Sandra DESOIT

Félicie TATION

Claire HYERE

Clément THYNE

Daisy DRATTE

Aude VAISSELLE

Emma TOMME

Eric HOCHET

Eve ANGILE

Freddy VERRE

Gérard MANVUSSA

Guy MEAUVE

Guy GNOLLET

Henri GOLANT

Jean EMART

Jean BONNOT

Justin PEUDEAUX

Karl LINGUE

Laure ENBARRE

Laure DURRE

Laurent HOUTANG

Léonie DASSE

Louis FINE

Luc RATIF

Luc SASSION

Lucie FERE

Manuel LEMAN

Marc KYSE

Marc HASSIN

Marie BAMBELLE

Marthe HINGALE

Martin GALLE

Martine HIQUAIT

Maxime ISEZ

Nicole NICRAYON

Omer DALORS

Pacôme LAISOTRE

Pacôme TOULEMONDE

Paul HONAIZE

Paul HAUCHON

Paula RITEZ

Pierre TOMBALE

Remy SIHON

Renée CENSE

Richard DASSAUT

Rudie MANTERE

Sam BOTTE

Sam FRAIMAL

Sophie STIQUET

Théo CITRON

Thierry DICULE

Victor RIEUX

Vincent TIME

Yvan DAPERTE

Yves HAFERBAUT

11 septembre 2011

Où étais-je le 11 septembre 2001 ?

Calyste parlait hier, entre autres, des conséquences du 11 septembre. Comment échapper à ces commémorations ? Eh bien je n’y échappe pas.

Ce matin, dans la revue de presse à la radio, on se demandait où on était le 11 septembre 2001 et c’est simplement cet aspect anecdotique que je voulais relater en ce qui me concerne. En ce début d’après-midi, j’étais dans mon bureau du Cen*tre uni*versi*taire de Chi*non, à une époque où je commençais à rassembler les données de mon travail de thèse pour le gros des analyses. Soudain, la secrétaire, alertée par je ne sais qui, prévient calmement les 4-5 personnes qui étaient présentes et allume la télévision de la salle de réunion, au moment même où le deuxième avion venait de s’écraser sur les tours new-yorkaises. Dans les premières secondes, j’ai cru qu’il s’agissait là d’un film (je regardais la chose de façon un peu détachée), avant de comprendre qu’il s’agissait de vraies images en direct. J’ai alors vu la première tour (en fait la seconde touchée) s’effondrer. Nous en restions tous interdits tant la chose paraissait impensable et abominable. Plus tard, j’ai dû aller chercher un collègue qui accostait sur la Vienne avec un bateau traditionnel, à une dizaine de kilomètres en aval. Là-bas, j’ai retrouvé des connaissances un peu abattues parce qu’elles venaient d’apprendre, alors même qu’ils n’étaient pas habitués à étaler leurs états d’âme. Cette après-midi là, je suis rentré à la maison plus tôt et j’ai regardé la télévision, toujours stupéfait, voire choqué par les événements. Ma mémoire de cette journée s’arrête là.

8 septembre 2011

Presque rien sur pas grand chose (9)

Ce mardi, c’était la première journée (sur trois) de ma formation de perfectionnement au logiciel « excelle ». Comme je m’y attendais, j’ai eu des bouchons pour me rendre et revenir du lieu de formation (près de Lille). Sur place, en revanche, cela s’est passé comme une lettre à la poste. Les deux autres personnes formées, plus âgées que moi, travaillent dans l’industrie et avaient besoin de ces connaissances sur le logiciel dans le cadre d’une évolution récente de leur poste ou pour un futur reclassement. Honnêtement, je n’ai pas fait de découvertes majeures lors de la journée : pour moi, il s’agissait surtout de rappels ou de trucs que je pourrais utiliser sans tarder et qui me feront gagner du temps. Je dois néanmoins avouer que je l’utilise le logiciel depuis facilement 20 ans, sans toutefois avoir eu la moindre formation auparavant. Je pense néanmoins engranger plus de choses durant les deux prochaines journées.


Hier, j’ai eu en quelque sorte des nouvelles d’un ancien collègue par l’intermédiaire d’un collègue actuel. Cet ancien collègue, c’est celui qui était parti sans me donner ses coordonnées ni de nouvelles depuis un an et demi. Il dit dans un courriel qu’il « regrette la qualité de l’encadrement », alors que j’étais son responsable de service. Alors pourquoi m’avoir pris en grippe à ce point et pourquoi ce silence ? J’ai déjà parlé de ce collègue (cas difficile), mais je suis néanmoins agacé et amer de cette situation.

 


 

Aujourd’hui, un délégué du personnel a voulu organiser une réunion des délégués et suppléants pour faire le point sur une collègue qui harcèle ses subordonnés et les pousse à la démission (j’en avais parlé l’an dernier et au cours de l’été). Elle a ainsi usé pas moins de 8-9 personnes en moins de trois ans. Elle a finalement été sanctionnée par la direction puisqu’elle n’aura plus de responsabilité hiérarchique envers quiconque. Elle a été en quelque sorte rétrogradée, mais sans perte de salaire. Elle semble se dire satisfaite de la situation. Là où cela pose problème, c’est qu’on n’est pas sûr que l’ascendant (pour dire le moins) qu’elle a tendance à prendre naturellement sur beaucoup de salariés, ne conduise pas à d’autres catastrophes. D’autant que par ailleurs, le hasard des circonstances fait mal les choses car le fait qu’elle bénéficiera bientôt d’un nouveau bureau (alors que d’autres personnes dans une situation pas plus favorable que la sienne n’en bénéficient pas) vont laisser penser, à tort, qu’elle jouit d’une totale impunité.

 


 

L’avant-dernier week-end, nous recevions un autre ancien collègue angevin (un ami celui-là) que je n’avais pas revu depuis fin novembre 2007. C’est une personne qui diffère de moi par bien des points (psychologie, croyances, vision de l’humanité), mais c’est quelqu’un d’une immense gentillesse et d’une grande fidélité en amitié. Paradoxalement, notre amitié ne s’est véritablement développée que lorsqu’il était parti fin 2004. C’est alors que nous avions commencé à échanger des courriels assez intimes, phénomène qui s’était amplifié suite au suicide de ma collègue. Et puis, il avait joué le rôle de confident intermittent et partiel lors de certains événements qui ont suivi au second trimestre 2005. Depuis notre dernière rencontre, j’avais appris qu’il avait rencontré une femme d’origine allemande et qu’il vivait avec elle, avec ses deux enfants. Et bien sûr, elle l’accompagnait. Et bien sûr, c’est une personne très bien. Ce fut donc un week-end détendu, trop vite passé et formidable.

4 septembre 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (5 et fin)

On ne dira pas que je ne fais pas de notes. Voici la troisième de la journée. Ne pas oublier d’aller faire un tour chez Fromfrom (très rapide, parce qu’il ne faut pas pousser non plus) pour le scoop promis.

 

Fromfrom s’étonne toujours que je prenne aussi souvent des photos de l’étang, alors que je n’ai pas moi-même l’impression d’abuser, bien au contraire.

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A l’étang du dragon terrassé, ma pêche active préférée est la pêche au lancer, essentiellement destinée à capturer le brochet. Je pêche exclusivement aux leurres (cuillères tournantes, poissons nageurs divers) car je n’aime pas beaucoup pratiquer la pêche au poisson mort manié. Je ne la trouve pas assez aristocratique à mon goût, car manquant de « netteté ». Pour la même raison, je refuse obstinément l’utilisation de bas de lignes (avançons) en tresse d’acier parce que je considère cela détestable dans la présentation et la qualité de l’action de pêche, car bien entendu, ces avançons ont leur vertu pour éviter l’érosion du fil par les 700 dents d’Esox lucius. Toutefois, mon expérience prime et je peux largement m’en passer via d’autres artifices que je ne développerai pas ici. Pour d’autres raisons, je refuse de façon catégorique depuis près de 20 ans, de pêcher au vif car je trouve la technique assez meurtrière, même s’il existe des manières de rendre l’exercice moins meurtrier. En effet, la pêche au vif, même avec de gros vifs, n’empêche pas la capture de petits brochets qui ont vocation d’être remis à l’eau. Or, au vif, les brochets capturés sont dans un sale état, ce qui rend souvent problématique leur survie. Rien de tel quand je pêche au lancer avec des leurres.

Après deux assez courtes séances au lancer dans la semaine, non pas infructueuses, mais n’ayant rapporté que deux poissons de moins de 50 cm aussitôt relâchés, j’attaque en barque, mes coins favoris. Je commence par des emplacements à l’ombre des arbres (il est 17 heures environ). J’attrape d’abord une perche de taille modeste. Puis, je « balaye » une zone. Au bout de quelques lancers à peine, je ressens une forte traction d’une puissance inouïe. Je me dis que le brochet que je viens de piquer doit vraiment être énorme, mais quelque chose ne colle pas. La puissance est là, incontestablement, mais tout cela manque singulièrement de vitesse. Le poisson tient le fond, mais où sont les « rushs » fulgurants habituels, les sauts ? Je réalise soudain que j’ai capturé « par accident » une carpe. Elle m’emmène au large. J’ai longtemps cru que le combat n’irait pas jusqu’au bout, par crainte que le poisson ne rompe le fil. Finalement, à force de courage et de ruse, je finis par mettre la carpe dans l’épuisette. Elle était prise par la nageoire caudale. Sur la photo suivante, j’ai disposé mon couteau (21,8 cm de long)  afin d’avoir les proportions. Je ne l’ai pas pesée car je l’ai remise à l’eau immédiatement, mais elle devait bien peser 12 kg au bas mot.

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Puis, ce fut un premier brochet qui se sacrifia. Puis, moins de dix minutes plus tard, un second qui se suicida. Deux adolescents d’un peu moins de 60 cm que je m’appliquerai quelques minutes plus tard à préparer (filets) pour de futurs beurres blancs. Puis, je suis allé me baigner pour la troisième et dernière fois.

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Le lendemain, nous rentrions chez nous sans encombre. Ce fut un bien délicieux séjour, marqué cette fois par une vraie période de beau temps chaud.

4 septembre 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (4)

Entre Fromfrom et moi, notre décision de vivre ensemble a pour ainsi dire été concomitante avec celle de nous marier. Dans les premiers jours de mars 2006, Fromfrom m’avait en effet annoncé sa volonté de venir vivre avec moi, avec tous les bouleversements que cela imposait, surtout pour elle et son travail dont elle devait démissionner, sans certitude de retrouver du travail dans les contrées septentrionales. Il s’agissait donc d’un pari sur l’avenir. Cette annonce était accompagnée d’une demande en PACS, que je me suis empressé de refuser… pour lui proposer directement le mariage. Fromfrom n’osait pas « m’imposer » ce choix, qui moi me ravissait. C’est ce que nous ferons le 19 août de la même année à la mairie. Nous faisions un autre sacré pari, car nous n’avions eu que peu l’occasion de vivre ensemble auparavant : quelques petites semaines à peine en comptant toutes les vacances depuis Noël 2005. Bref, rien du tout. A y regarder de plus près, je n’avais personnellement aucune forme d’appréhension (inconscience ?) et nous commencions je pense à fort bien nous connaître compte tenu de nos longs échanges épistolaires et audio-vidéo via « aime-esse-haine ».

Après cinq ans de vie commune constante, hormis quelques petites infidélités de ma part (ces infidélités se résument au découchage de quelques nuits tous les ans, afin de mener à bien des missions sur le terrain ou assurer des réunions parisiennes ou autres), je dois dire que le bilan est très positif. Nous avons certes beaucoup de chance, mais notre couple a très bien résisté (si tant est qu’il eût été menacé) aux trois premières années et au quinquennat, sachant que nous avons bel et bien signé un contrat à vie entre nous. Que dire de plus ? Que c’est quelqu’un de formidable et que je l’aime !

Donc, ce 19 août, nous fêtions bien nos premiers cinq ans en compagnie de mes parents. Pour l’occasion, Fromfrom avait fait un gâteau inédit : une sorte de Saint-Honoré à la crème pâtissière, à la chantilly, aux mirabelles et aux fraises du jardin épigées et hypogées !

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Et puisque nous y sommes, je copie l’idée karagarienne de florilège dans un autre domaine, avec cette avalanche (non exhaustive) de desserts fromfromiens (rediffusions et inédits).

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Cornus rex-populi
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