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Cornus rex-populi
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31 décembre 2016

Chaponost dix ans après

Il y a dix ans (déjà !), nous étions allés voir l’aqueduc du Gier à Chaponost (voir ici notamment les explications). Nous y sommes retournés avant-hier, hélas dans la même ambiance climatique, c’est-à-dire la grisaille, avec moins de givre cependant.

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Cette photo, je l’ai retravaillée pour lui donner davantage de « peps ».

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Celle-ci pas du tout retravaillée : c’est bien nous, pour vous souhaiter chers lecteurs, chers amis, de passer d’excellentes heures pour terminer l’année 2016 !

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28 décembre 2016

Bruit, Saint-Sabin et chirats

Depuis fin octobre, notre voiture fait du bruit, comme si la roue avant droite était prête à prendre la tangente au prochain virage. Mais non, seulement c’est pénible ce bruit à chaque chaos de la route. Je n’étais pas inquiet, d’autant qu’en novembre, lorsque j’ai changé les roues pour chausser les pneus hiver, j’ai opéré un certain nombre de vérifications : tout était bien ancré. Mais vendredi, nous sommes quand même allés voir ce qu’il en était chez le garagiste qui nous avait vendu la voiture. Après deux phases de tests sur la route, le diagnostic tombe, on peut revenir le lundi en début d’après-midi, il aura la pièce défectueuse et fera la réparation. Il faut quand même savoir que pour changer la pièce en question, il faut  retirer le pare-brise pour y accéder : une forme d’aberration (je précise que le garagiste n’est pas du style à raconter des sornettes). Mais avant la fin de l’après-midi, le patron m’appelle pour me dire que la pièce, une fois changée, la voiture fait toujours du bruit et qu’il est nécessaire de mener d’autres tests le lendemain. Mardi (hier), il me rappelle pour me dire qu’ils ont enfin trouvé d’où venait le problème (élément d’amortisseur) et garde la voiture une journée supplémentaire. Je m’attends aujourd’hui à une note salée.

Cela ne nous a pas empêché hier d’aller nous balader dans le Pilat. A part quelques vieux restes de tas en bord de route, pas du tout de neige au sommet, ce qui est rarissime en cette saison, même si cela devient de plus en plus fréquent.

Les pics des Trois dents près du col de l’Œillon.

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Le Mont Blanc, fidèle à lui-même, se situe à environ 180 km de là (je précise que la focale de l’objectif est de 200 mm, soit 320 mm en équivalent 24 × 36 et qu’il n’y a pas eu de recadrage).

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A peine plus bas que le col de l’Œillon, se trouve la « fameuse » chapelle Saint-Sabin. J’avais cherché à y aller à plusieurs reprises, la première fois, je n’avais pas compris que l’on ne pouvait pas y accéder en voiture et la seconde fois, il y avait trop de neige pour y aller avec de simples chaussures. Dans cette chapelle, étaient organisées des pèlerinages (toujours d’ailleurs, le lundi de Pentecôte). La légende dit, entre bien d’autres choses, que saint Sabin aurait converti Ponce Pilate (après qu’il avait été chassé de Palestine, car c’est ici qu’il aurait fini ses jours et aurait donné son nom au massif). Au début du XXe s., la réputation était encore vive. Mon grand-père avait accompagné ici à pied un de ses voisins (vérification faite, près de 30 km, environ 7 h de marche, uniquement pour l’aller). On y faisait bénir de l’herbe de Saint-Sabin qui n’est autre qu’une alchémille. J’ignore l’identité précise de l’espèce, mais contrairement à ce qu’affirment plusieurs sites internet et surtout les panneaux d’information sur place, il ne peut pas s’agir d’Alchemilla alpina L. (Alchémille des Alpes), absente du Pilat. Cela m’agace de lire des erreurs sur des panneaux officiels, car cela me laisse penser que tout ce qui est écrit est susceptible d’être du « vaguement de l’à peu près ». A noter que mon grand-père, au moins agnostique, avait conservé un bouquet de l’herbe dans l’étable pendant excessivement longtemps. L’édifice en lui-même, n’a rien d’inoubliable en dehors de son cadre exceptionnel (que la photo traduit bien mal, j’y suis arrivé trop tard car le soleil se cachait déjà et ce n’est pas la bonne saison). Si les informations sont exactes, l’édifice existait déjà en 1317 et a été reconstruit en 1683.

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Quelques petits chirats (amoncellements) de pierres, formation géologique et géomorphologique assez rare dans le monde (Pilat, Vivarais, Apalaches), constitués de blocs granitiques pauvres en micas, localisés près des sommets et qui correspondent à des sortes de moraines d’érosion par les glaciers du Quaternaire. Ce ne sont pas là les plus beaux chirats du coin, loin s’en faut.

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Quelques monts du massif dans la brume.

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Le soleil vient de se coucher quand nous prenons le chemin du retour.

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26 décembre 2016

Menu de Noël

Calyste ayant demandé des nouvelles de la dinde (non, ce n’est pas de Fromfrom dont je parle fjogsfsdfdnxxxzz !!!! :-)), je vous raconte le menu du jour de Noël chez ma cousine. Je passe sous silence le menu du réveillon domestique, même si cétait bon aussi). Donc, cela se faisait chez et en compagnie de ma cousine, de son mari, de ses deux enfants, de son frère (mon cousin) et sa compagne, de sa fille , de leurs parents (mes oncle et tante) et de mes parents. Cela faisait donc 13 convives. Fromfrom a donc exigé de rajouter un œuf dans un coquetier, puisqu’elle n’est pas superstitieuse car cela porte malheur ! :-)

Pré-entrée apéritive avec un Tariquet Premières grives. Je cite ce vin parce que j’en connaissais le nom sans en avoir bu jusque-là – c’est un blanc moelleux dont m’avait parlé un collègue qui n’a pas pour habitude de boire de la mauvaise vinasse – et surtout parce que ce n’est pas mauvais et c’est abordable. Je précise aussi que dans la famille présentée plus haut, on aime bien le vin, mais en dehors de mon père et de Fromfrom (je l’ai bien élevée :-)), on ne s’y connaît pas des masses.

Le plat suivant était à base de coquilles Saint-Jacques et d’endives délicatement amères, arrosées de Gewurztraminer issu de la branche alsacienne de la famille du mari de ma cousine.

Le plat de résistance était d’essence cornusienne puisqu’il s’agissait de la dinde déjà évoquée, arrosée de Hautes-Côtes de Beaune très vives. Un peu trop de cuisson sur les parties les plus fines de la bête, mais le reste n’était pas sec comme on aurait pu le craindre. Le tout était accompagné de châtaignes supplémentaires, de pommes dauphines de la cousine, de fagots de haricots verts de ma tante (il paraît que c’est complètement « has been » cette présentation). Puis fromage, puis trois desserts maison (bûche roulée au chocolat dominant, autre gâteau au chocolat et tiramisu à l’ananas), lesquels accompagnés (on m’a demandé de choisir) de Clairette de Die (là, Plume et Karagar sont en train de s’étrangler, mais ce n’est pas grave, ça ne fait même pas mal :-).

26 décembre 2016

Petite balade la veille de Noël

Samedi matin, passage au marché des producteurs pour récupérer la dinde commandée, des saucisses pour la chair. De retour à la maison, je pare la dinde, Fromfrom mélange la chair avec des châtaignes et embosse le tout dans la bête. Je me livre ensuite à de la haute couture pour refermer le tout de manière hermétique.

Dans l’après-midi, nous décidons d’aller à Riverie (Rhône), un village médiéval (ancien siège d’une baronnie) que nous n’avion pas visité l’an dernier (voir ici) pour cause de cheville en vrac. Ce n’est pas loin de la maison. En redescendant (oui parce que Riverie est en altitude – plus de 700 m), nous déposons l’oiseau garni chez ma cousine, prêt pour la cuisson le lendemain, car nous fêterons Noël chez eux.

 

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25 décembre 2016

Joyeux Noël !

Peu importe ce que cela représente pour les uns ou pour les autres, je souhaite à tous plein de choses positives. Merci et mille bises à tous.

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21 décembre 2016

Brèves cornusiennes (67)

Juste cette photo (pas la meilleure techniquement, mais elle m’a fait rire) du 3 décembre où un collègue était en train d’expliquer quelque chose au public. Ce n’est pas un concours, mais sauriez-vous dire de quoi il s’agit ?


Je suis en vacances depuis hier soir et nous sommes arrivés ce soir en terres (li)gériennes.

20 décembre 2016

Mercredi dernier

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18 décembre 2016

Brèves cornusiennes (66)

Depuis samedi (il y a huit jours), mes parents ne se sentaient pas bien en forme, en particulier mon père qui voyait arriver une bronchite, phénomène confirmé le lendemain. Pas de souci, ils avaient déjà rendez-vous chez le médecin le lundi pour le renouvellement de leurs ordonnances. Mon père s’est vu prescrire un traitement de cheval par piqûres d’antibiotiques, et ma mère, fidèle à sa réputation, a minimisé son affection et le médecin ne l’a pas plus ausculté que cela.

La nuit suivante, ma mère ayant toussé sans arrêt, mon père lui a sérieusement forcé la main pour qu’elle retourne chez le médecin le lendemain, ce qui fut fait. Antibiotiques par voie orale. Dans l’après-midi de mardi, alors qu’elle était seule dans la cuisine, elle est semble-t-il tombée de sa chaise. Mon père l’a retrouvée sans connaissance au sol. Elle est finalement revenue à elle, sans savoir ce qu’elle faisait là. Mon père n’a trouvé personne pour aider à la relever car elle en était incapable. Cela ne m’étonne pas car l’été dernier, elle est tombée après avoir trébuché et le relevage avait été tout un poème alors qu’elle n’était pas malade ni sonnée par un évanouissement. Résultat mon père a appelé les pompiers qui l’ont embarquée aux urgences, où elle a passé 5-6 heures sur un brancard avant d’être prise en charge, puis a été hospitalisée. Résultat des courses : suspicion de grippe (confirmée depuis, alors qu’elle avait été vaccinée depuis suffisamment longtemps), quelque chose aux poumons (je n’ai pas réussi à savoir quoi, mais visiblement, cela n’a pas l’air grave et c’est sûrement lié à une infection secondaire genre bronchite vu que mon père est atteint). Elle a aussi eu droit à un appareil enregistreur pour le cœur sur 24 heures, mais on n’a pas encore les résultats du dépouillage des données recueillies. A priori, elle a encore un examen à subir et devrait ressortir mardi. Elle a quand même trouvé le moyen de me dire hier qu’elle n’était pas malade. Incorrigible !

Cette histoire, finalement sans conséquences graves (du moins pour l’instant), n’est qu’un élément « mineur » de ce que je redoute depuis longtemps. Mes parents sont âgés. Ma mère aura 82 ans en mars, mon père en a eu 80 en septembre et ils sont désormais fragiles. Mon père admet plus clairement son état. Il prend beaucoup sur lui pour aller voir ma mère alors que sa bronchite est carabinée. Et moi, inutile, situé à plus de 750 km de là…


Vendredi, en fin de matinée, nous (ma présidente, ma directrice financière et moi) avions rendez-vous avec le maire de B. qui veut nous sucrer/réduire nos subventions. L’ayant croisé par deux fois, l’homme manque totalement de chaleur humaine et de charisme. Ce ne serait pas problématique si en plus il ne menait pas une politique réactionnaire en cassant tout ce qu’ont fait ses prédécesseurs. En vue des élections municipales de 2014, un de nos administrateurs, simple élu municipal retraité, avait poussé l’actuel maire à se présenter contre le maire sortant qui apparaissait particulièrement léthargique. Ancien médecin urgentiste, ayant longtemps œuvré comme pompier de la ville et actuellement toujours médecin de ville, il avait demandé à mon actuelle présidente de le rejoindre sur sa liste. La liste prétendument apolitique, mais en réalité bien à droite et très réactionnaire à certains égards, a été élue un peu contre toute attente. Ma présidente était donc devenue adjointe, avant d’être élue vice-présidente à la communauté de communes. Elle a donc voulu avancer en tant qu’élue communautaire et s’est émancipée de la frilosité du maire qui se replie sur lui-même. Au tournant de 2015-2016, elle s’est finalement retrouvée en opposition avec lui dès qu’elle prenait une position à la communauté de communes. Ayant été élue conseillère régionale, elle a prétexté un travail supplémentaire (ce qui est vrai) pour démissionner de son mandat d’adjointe avant qu’il ne la vire. Elle est donc désormais simple conseillère municipale, mais il n’empêche qu’il ne peut plus la blairer, alors qu’en toute honnêteté, elle fait bien avancer les dossiers, va de l’avant… D’ailleurs, on est très content de l’avoir comme présidente car elle est moderne et dynamique. Elle considère que le maire n’agit pas différemment que s’il appartenait au fro*nt na*tio*nal. Issue du parti héritier du gaullisme, elle n’aime visiblement pas les dérives droitières en général.

Pour en revenir à notre rendez-vous, j’ai eu personnellement très peur au début avec les arguments avancés par le maire. Mais nous l’avons contré sur tous les points. Stratégiquement, notre présidente en a dit le moins possible. Nous craignions une réaction violente de sa part (il en est capable, paraît-il), mais il n’en a rien été. Quand j’ai annoncé dans le détail que nous allons organiser un colloque international en septembre 2017, je l’ai vu changer. Il nous a même proposé de demander une subvention exceptionnelle pour l’événement. Nous n’en revenons pas. Je pense que ce type, au-delà de ses idées toutes faites, doit avoir un entourage en partie composé de personnes incompétentes qui lui ont raconté des blagues sur notre compte et qu’en plus, il doit être en partie pas mal influençable. Espérons qu’il se tienne à ses promesses de vendredi, mais c’est quand même une bonne nouvelle.

12 décembre 2016

Brèves cornusiennes (65)

En ce moment, le navire dont je suis le capitaine prend l’eau de toutes parts sur le plan financier pour 2017. C’est vraiment compliqué, plus que cela ne l’a jamais été. Toutefois j’ai appris ce matin que la plus grosse avarie, sans être étanchée, serait finalement moins grave que ce qui était à craindre. En ce moment, il faut savoir se contenter de moins mauvaises nouvelles à la place de très mauvaises nouvelles.


La collègue normande qui a fait son « burn out », qui avait repris en mi-temps thérapeutique depuis fin novembre vient d’être reconduit avec ce temps partiel jusqu’au 20 janvier. Je ne sais pas comment je vais me dépatouiller de la chose : comment lui dire les choses telles qu’elles sont et qui devront impérativement être améliorées sans la brusquer ou me faire accuser de harcèlement. J’ose espérer que sa psychothérapie l’aidera à lui faire comprendre.


Le botaniste – ph*yto*soc*iolo*gue que j’avais plus ou moins remplacé en arrivant dans le Nord (lui était parti dans le Massif central) est décédé d’un cancer après plusieurs années de lutte. Je l’avais connu assez rapidement. Il était à peine plus âgé que moi. Il était doux, sympathique, assez discret mais très compétent. Cela fait un drôle d’effet.

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