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Cornus rex-populi
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31 décembre 2024

Saint-Denis (2 et fin)

Certaines choses sont peut-être évidentes, mais cela n’est pas une raison pour ne pas le dire : nous ne sommes pas allés voir l’édifice pour l’aspect nécropole des rois et c’est un des aspects que nous avons en grande partie négligé, même si c’est parfois intéressant. Je regrette juste pour ma part que l’accès au transept, au chœur et à la crypte ne soient pas libre.

 

Au premier plan : Clovis II (635-657), roi de Neustrie et de Bourgogne, de 639 à 657 ; au deuxième plan : Charles Martel (685-741), maire du palais d’Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne de 721 à 741. Les deux datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Au premier plan : Berthe dit au grand pied (726-783), reine des Francs, épouse de Pépin le Bref.  ; au deuxième plan : Pépin le Bref (714-768), maire du palais de 741 à 751, roi des Francs de 741 à 768. Les deux sont une commande de saint Louis et datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Tombeau de Louis XII (1462-1515), roi de France de 1498 à 1515 et Anne de Bretagne (1477-1514), reine de France, duchesse de Bretagne, épouse de Charles VIII en 1491 puis de Louis XII en 1499. Les éléments du tombeau ont été réalisés entre 1516 et 1431.

 

La crypte semble remonter au VIII° s., mais a été modifiée et agrandie ultérieurement.

Crypte archéologique.

Chapelle des Bourbons.

Le chœur accueille provisoirement une installation artistique « Crescendo » de l'artiste franco-américain Stephen Dean. Une grande échelle vitrée (matériau spécial décomposant la lumière différemment selon les angles) de quinze mètres de haut flotte dans le chœur. Les jeux de lumières transforment l'espace, donnant une atmosphère unique qui fait écho à l'architecture gothique du lieu et aux vitraux. L'échelle projette des couleurs sur les murs.

Déambulatoire.

 

Toute une série de vitraux anciens (XII-XII° siècles - abbé Suger) ou néo-anciens (XIX° s., Viollet-le-Duc) ou d'essence plus moderne (personnages du XIX° s. sur le dernier). Les rosaces nord et sud font 12 m de diamètre et ont, dit-on, servi de modèle à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les verrières, ont été refaites au XIX° s. et restaurées aux alentours de 2020.

 

Fenêtre de gauche, de bas en haut, panneaux 1 et 2. Suger, XII° s. ; panneaux suivants : création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente, 1849. Vitrail de l’Enfance du Christ. Fenêtre de droite, de bas en haut, panneaux 1 et 2 Suger, XII° s., panneaux 3 à 4, création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente. Vitrail de l’Arbre de Jessé.

 

Vitrail les Allégories de saint Paul dit vitrail « anagogique ». Détail sur la scène : Le moulin de saint Paul. Suger, Recréation à partir des textes de Suger (XII° s.) par Eugène Viollet-de-Duc et Alfred Gérente (XIX°s.).

Vitrail du XIII° s. issu de l'église de Saint-Germain-des-Prés, réaménage par l'architecte Jules Formigé en 1956. 1) Moine bénissant, 2) Personnage sous une arcade, 3) Dame portant une coiffure à touret, 4) Abbé nimbé.

 

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25 décembre 2024

Joueux Noël 2024

 

23 décembre 2024

Mépris

Mépris de classe

Il y a quelques semaines, à propos de l’émission de téléréalité « loft-store-i », des journalistes se permettaient de dire qu’une certaine catégorie des acteurs médiatiques, (pseudo-)intellectuels ou de la population générale, avaient fait, à l’époque (2001), du mépris de classe, au sujet de cette émission et de ceux qui la regardaient, en la dénigrant parce qu’elle ne mettait pas en avant la culture, elle mettait en scène des personnes « ordinaires », était populaire ou je ne sais quels qualificatifs… alors qu’en même temps, « tout le monde » la regardait sans l’avouer. Par curiosité, j’avais regardé en son temps quelques minutes, une fois ou deux, mais j’avais été très rapidement lassé par le manque total d’intérêt, la superficialité, la vacuité ou la vulgarité. Par conséquent, si on n’a pas aimé ce genre d’émissions (j’en passe et des pires), on fait du mépris de classe ! Eh bien non, on a le droit de ne pas aimer et de préférer des choses plus intelligentes, intéressantes, divertissantes ou tout ce que l’on veut (y compris des choses plus bêtes si ça existe), sans avoir à se justifier de ne soi-disant pas aimer le peuple de la France d’en bas. Quelle connerie !

Il est vrai que le mépris de classe, ça existe et on peut parfois en faire malgré nous. Si le manque d’intelligence et de culture les deux à la fois est une classe, alors oui, cela peut m’arriver, mais je m’en moque. Cela ne signifie pas que je méprise les gens « simples ». Certains s’en chargent très bien au sein de la classe politique et médiatique et d’autres, voire les mêmes, se chargent de faire en sorte que surtout ils ne s’élèvent pas en favorisant la bêtise et l’inculture.

 

Autre mépris

Immédiatement après le week-end du 11 novembre, je reçois plusieurs messages oraux et écrits du coordonnateur d’un ouvrage que nous réalisons sur les territoires phy*to*g*éogr*aphiques des Hauts-de-France ainsi que de notre chargée de com’, qui viennent encore de recevoir une série de courriels de volée de bois vert de la part du rédacteur principal dudit ouvrage. Je ne méconnais pas les difficultés qu’il y a, mais ce rédacteur, qui était censé remettre sa copie en mai, n’a toujours pas terminé à la fin de la première décade de novembre et réclame des choses insensées, remet en cause des choses pour lesquelles on n’a absolument plus de mou pour améliorer et remet en cause l’essence professionnelle de ses collègues. Pis, cela s’avère être rien d’autre que des caprices d’une star qui empoisonne ses collègues avec des exigences d’un rare mépris et eux n’en peuvent plus. Ils ne sont pas loin de la rupture… et quand on connaît leur conscience professionnelle, leur patience… on comprend aisément que d’autres auraient pu craquer avant. En fait, tout cela relève très clairement du harcèlement. J’en parle à mon dirlo adjoint qui est aussi responsable de l’antenne d’Amiens et, à sa demande, nous cosignons un remontage de bretelles et nous le « désactivons » pour l’empêcher de nuire plus longtemps et permettre l’édition effective de l’ouvrage, pour lequel le retard est considérable. J’ai désormais une sacrée habitude de ce genre de choses, car comme directeur, j’ai dû arbitrer opérer souvent des arbitrages, parfois dans la douleur, mais là c’est inédit. Il est important de souligner que le dirlo adjoint est (était) l’ami du rédacteur qui se mue en tyran. Un ami de 30 ans (ils travaillaient dans la même structure), mais cela fait des années qu’il doit compenser ses failles et il n’en peut plus. Moi, je savais depuis un moment que cela ne pourrait pas durer éternellement, mais quand ça passe encore, on continue. Ce gars a un côté perfectionniste mais est un très mauvais gestionnaire de dossiers et surtout ne tient aucun compte des délais et autres tâches bassement administratives. Le fait que le dirlo adjoint cosigne le courriel, c’était signifiant car il ne pouvait plus accuser seul le siège de tous les méfaits qui l’accusent. Je vous passe les péripéties, mais il demande rapidement une rupture conventionnelle. Cela ne l’empêche pas d’envoyer un nouveau message particulièrement hargneux vis-à-vis de ses collègues qui avaient osé se plaindre. Voyant cela, nous adressions deux nouveaux messages de recadrage (l’oral ne suffit plus depuis un moment), mais il n’a encore rien compris au film et il s’est mis en arrêt pour « burn out ». C’est pratique de faire ça quand on n’arrive pas à ses fins. A son retour une quinzaine de jours plus tard (lundi dernier), il refuse de signer la rupture conventionnelle parce qu’il n’a pas donné son accord pour ses propres photos insérées dans l’ouvrage et qu’il a lui-même choisies. On marche sur la tête ! On se met à culpabiliser… un peu… parce que dans la course, on n’a pas fait tout à fait les choses dans l’ordre, alors que lui a une responsabilité écrasante. À la fin de la semaine dernière, l’ouvrage sort de chez l’imprimeur et on lui demande une autorisation officielle pour ses photos en préalable à la reprise des discussions pour la rupture conventionnelle. Il finit par accepter de signer l’ensemble. Soulagement général à la direction. En revanche, le dirlo adjoint a craqué plusieurs fois. Lui, si solide habituellement… Mais 30 ans d’amitié ainsi déchirée… Et, par-dessus le marché, en même temps, un jeune couple de collègues à Amiens qui se sépare en se mettant en arrêt tous les deux pendant un mois et demi, parce que les pauvres petits lapins ont une peine de cœur qu’ils font passer pour du surmenage ! Mazette ! Le dirlo adjoint n’est pour rien dans tout ça bien entendu et au contraire, il est très attentionné et à l’écoute. Mais les ex-tourtereaux se foutent des conséquences de leurs arrêts respectifs !... Et le dirlo-adjoint craque parce que même s’il sait qu’il n’est pour rien dans tout cela, il intériorise ces échecs. Je lui parlé de tout cela, évidemment, parce que je le tiens en haute estime. Nous sommes très différents tous les deux, mais nous nous entendons bien et nous convergeons sur la quasi-totalité des sujets. Et il est resté à la barre, mais il était plus que temps que les vacances arrivent. Je me dis souvent que je travaille avec des dingues. Quand tout va bien, c’est un plaisir, mais dès qu’un grain de sable surgit, tout prend des proportions hallucinantes. Est-ce vraiment mieux ailleurs ? Je n’en suis pas sûr, mais je pense que les associations, même si très cadrées comme chez nous, attirent des personnalités particulières, à la fois très compétentes et charmantes mais aussi très enclines à des « désirs de pureté » qui deviennent incontrôlables en cas de problème.

15 décembre 2024

Saint-Denis (1)

Nous avions décidé de nous rendre à Chartres le week-end du 11 novembre, probablement en souvenir d’un séjour là-bas quatorze ans plus tôt (voir ici). Partis en milieu de matinée, le GPS nous suggère de passer près de Paris. Et sur l’autoroute, je vois des panneaux « Saint-Denis » qui résonnent avec la volonté que nous avions eue, fin octobre 2020, d’aller visiter la basilique, le lendemain de l’enregistrement de « Question pour un champignon ». Mais rattrapés par le deuxième confinement, nous avions dû y renoncer. Je n’avais pas bien vécu la chose à l’époque : cela faisait un peu comme un jour sans fin. Mais cette fois, tout bien considéré, avec ce que j’avais imaginé pour les deux jours, je dis à Fromfrom qu’on y va (elle non plus ne connaît pas).

Je ne suis pas fan de la circulation circumparisienne, d’autant que j’y ai des souvenirs pas très agréables de bouchons. Nous trouvons assez facilement un stationnement pas très loin et en repartant, plus tard dans l’après-midi, ce sera aussi assez facile.

En tout état ce cause, on se retrouve devant l’ancienne abbatiale, basilique, cathédrale pas très longtemps avant midi et nous pourrons déjeuner de manière assez agréable dans un établissement donnant sur le parvis.

Voici donc pour commencer, des photos de l’extérieur. Hélas : pas possible de vraiment aller sur le côté sud et encore moins sur le côté nord dont le parc est désormais inaccessible (cela n’était pas expliqué, mais on sait que l’on prépare là le futur chantier de reconstruction de la tour et de la flèche nord). Donc, côté nord et chevet, photos prises de manière assez acrobatique.

Celle-ci, outre le noir et blanc, est trafiquée, avec un nouveau ciel (photo personnelle prise ailleurs à une autre occasion).

 

7 décembre 2024

Des hauts et des bas au travail

Notre agrément ministériel de cinq ans arrivait à échéance durant l’été 2020. Donc, en janvier 2020, j’avais donné le top départ pour définir notre stratégie scientifique pour les dix ans à venir, car il était déjà question que notre agrément serait désormais porté à dix ans. Mais est venu se caler là-dessus en 2021, un nouveau décret en Conseil d’État définissant nos missions d’intérêt général puis en 2022, un nouvel arrêté ministériel précisant les conditions de notre agrément et un cahier des charges hyper-musclé (cela ne nous faisait pas peur car à part la fonge, nous étions déjà dans les clous. Et surtout, l’ex-Haute-Normandie a fusionné avec la Basse relevant de Brest et a fait sécession. D’où un renouvellement d’agrément repoussé en 2022 puis à fin 2024.

Après les effets induits par la crise de Covid-19, nous avions travaillé un « business plan » en 2021, rendu public en 2022… au moment de la crise ukrainienne, donc, sans en tenir compte ! Très énervés par cela, on s’en doutera. Cependant, ce document a été une bonne base à notre futur projet d’établissement.

En janvier 2024, après s’être « débarrassé » de la rédaction du rapport d’activités 2023 (nous avons acquis un grand degré d’efficacité car nous allons plutôt vite et le document plaît), nous avons commencé, fin janvier, la rédaction de notre dossier de renouvellement de notre agrément en quatre tomes : demande formelle et présentation générale, bilan analytique de la période précédente, projet d’établissement pour les dix ans à venir, synthèse des objectifs et indicateurs. Avant le 15 avril, nous avions terminé le gros de la rédaction, pour le présenter à nos partenaires scientifiques et financiers, lors de divers échanges officiels et d’un séminaire, qui fut un grand succès. Le tout également présenté en Conseil scientifique début juin. Finalement, je mettais les points finaux début juillet après une dernière salve de validations.

Nous avons été les premiers à rendre notre copie parmi les établissements analogues qui arrivaient en phase de renouvellement d’agrément en même temps que nous. Servirons-nous une fois encore de mètre étalon, comme nous le faisons depuis 2020, car le ministère s’inspire de nos productions pour fixer les cadres ? Certains vont peut-être nous bénir pour le travail supplémentaire que cela pourrait leur occasionner, mais c’est quand même valorisant de servir de modèle. Ce n’est pas pour faire mon malin que je dis cela, car si j’en suis fier, cela n’est pas que grâce à moi, mais aussi grâce à l’entrainement d’une équipe qui tient globalement très bien la route, à la fois sur le plan scientifique et en termes d’organisation et d’ambiance générale. Ces derniers éléments, j’y suis très attentif car c’est extrêmement précieux. Notre management par projet, la responsabilisation des personnels, le sens des coûts et frais financiers sont aussi fondamentaux et font partie de la culture d’entreprise. Tout comme la transparence dans la façon dont la direction mène la barque.

Cette semaine, nous avons reçu, sur deux jours, le rapporteur nommé au niveau national pour diverses auditions internes et avec nos partenaires principaux. Nous ne le connaissions pas, alors cela était de nature à nous inquiéter, d’autant qu’il a la réputation d’être un coupeur de cheveux en quatre. Au bilan hier soir, il nous disait qu’il avait été obligé de gratter, histoire de dire quelque chose car tout était bien. Il va même nous diffuser son rapport pour qu’on le relise avant qu’il ne l’envoie de son côté, pour vérifier s’il n’y aurait pas d’erreur dans ses propos. En principe, le rapport n’est jamais diffusé car c’est une autre instance qui produit un avis pour le ministère. Bref, tout va bien à tous les étages. On le savait, mais cela va mieux en le disant. La suite, en début d’année prochaine avec un passage sur le grill à Paris, mais avec zéro crainte… et un arrêté ministériel en juin ou juillet, s’il se trouve un ministre pour signer

En parallèle avec le chantier de renouvellement de l’agrément, nous avons été accompagnés pour réaliser une étude prospective afin de changer de statut, afin d’étudier notre éventuel passage sous statut public, en particulier d’Établissement public de coopération environnementale (EPCE), nouveau type d’établissement créé par la loi « biodiversité » de 2016, calqué sur l’EPCC (dernier C pour culturel) comme le sont par exemple certaines salles de spectacle, de théâtres ou certains musées (comme le Louvre-Lens). Avec la présidente ou sans elle, mais souvent avec un autre collègue, nous avons rencontré toute une série de vice-présidents chargés de l’environnement à la Région, dans les cinq Départements, les grandes intercommunalités… Nous étions accompagnés par une ou plusieurs personnes du groupement de bureaux d’études (organisation, juridique, financier), mais cela n’a pas été simple de les voir tant ils ont un agenda rempli ou se foutaient parfois de nous ! Mais on y est arrivé. Au départ de ces rencontres bilatérales en mai-juin, l’ambiance était globalement positive, mais à partir de mi-septembre, elle s’est notoirement tendue… avec la pression gouvernementale croissante pour faire des économies budgétaires sur le dos des collectivités territoriales. Au final, deux jours avant le séminaire des élus le 20 novembre, qui devait quelque part un peu donner le coup d’envoi pour les travaux préalables à l’évolution statutaire (prévue sur au minimum 18 mois), la Région nous prévient qu’il est hors de question d’évoluer, certes compte tenu du contexte budgétaire, mais aussi parce que la jeune « énarque » du cabinet du président, sait tout sur tout, mais ne sait absolument pas qui on est et ce qu’on fait, ni ce qu’est un EPCE. Je n’invente rien, c’est la présidente qui le dit car je n’ai pas été convié pour assister à ce dialogue de sourds. Bref, enterrement de première classe pour un statut qui aurait pu contribuer à nous sécuriser un peu sur le plan financier. Ce qui a été décidé de faire à la place va certes dans le bon sens (tentative d’ouvrir la gouvernance de l’association à d’autres collectivités territoriales), mais reste, selon moi, que gesticulations. Et après, refaire la tentative de passer en EPCE. Mais on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Qui peut croire que l’équilibre financier de l’État et des collectivités va s’améliorer dans les années qui viennent ?

La cerise sur le gâteau est que bien que l’on crie partout notre utilité, nos compétences, notre caractère irremplaçable, j’en passe et des meilleurs, nous allons subir des baisses budgétaires de la part des collectivités en 2025 (on ne sait pas encore combien). Même si certaines collectivités ne nous avaient pas baissé nos subventions ces dernières années, comme elles ne les ont pas revalorisées depuis 15 ou 20 ans, la montée en compétence des équipes et l’inflation « ordinaire » ont fait des dégâts, sans parler de l’inflation consécutive à la crise ukrainienne ! De fait, depuis quelques années, nous en sommes arrivés à une situation critique croissante pour laquelle nos fonds statutaires ne suffisent plus à financier nos activités « régaliennes » socles et que nous vivons sur des crédits exceptionnels comme ceux versés par l’Europe (FEDER) ou parfois l’État. Nous essayons faire feu de tout bois, mais cela a des limites. Les fonds européens sont une vraie plaie car on est payé longtemps après et les règles d’éligibilité des dépenses changent après le dépôt du dossier. Et je ne parle pas du côté tatillon des procédures et des contrôles. On ne peut plus s’en passer, c’est une drogue dure. Nous craignons beaucoup le sevrage qui risque fort d’intervenir dès 2027.

Nous ne cessons de faire preuve d’imagination financière, mais on n’est au bout du bout. Nous avons décidé d’éviter à tout prix de licencier en 2025, voire en 2026, mais si la situation ne s’arrange pas, ce sera reculer pour mieux sauter ne 2027, avec des dégâts plus importants, forcément. Tous les cadres de notre structure sont au courant de cette situation et l’expliqueront à leurs services. La transparence ayant des limites, nous n’avons pas dit quels doigts ni combien nous en couperions, car nous y pensons déjà, même si cette fois-ci, il n’y a aucun doigt surnuméraire sur le corps du malade.

Je ne vais pas rester sur un point aussi négatif, il faut garder espoir, car on ne sait jamais ce qui peut arriver, en pire ou en meilleur.

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4 décembre 2024

Toussaint 2024

Aux alentours de la Toussaint, petit séjour à A puis RDG pour récupérer la remorque afin de transporter la barque plus facilement à A car mon père ne s’en sert plus… et accessoirement pour voir mon père. Hélas, lors du remplacement du parechocs de notre voiture quelques semaines plus tôt, les andouilles du grarage n’avait pas percer un trou dans le plastique et il était impossible de fixer l’attelage amovible. Bref, une belle perte de temps. Le temps de régler deux trois bricoles chez mon père, de passer furtivement dans le Pilat et puis retour à A.

Nous n’avons rien visité cette fois. Pour les bolets, c’était trop tard, mais nous avons quand même pu profiter de quelques Pieds de mouton et de Chanterelles en tube (ce n’est pas ça qui est en photo). Bien sûr, l’étang était toujours à sa place, tout comme le ciel, les arbres, la forêt, la cathédrale…

 

1 décembre 2024

Corse (2 et fin)

La veille du jour de pluie, il y avait eu une soirée musicale au dernier étage (avec terrasse) du palais des congrès. Avec trois musiciens-chanteurs, s’exprimant dans plusieurs langues. On remarquera le support pour les verres ! Je précise que j’ai été un des premiers à rejoindre ma chambre d’hôtel.

Je montre une des plus belles aberrations flottantes : ce paquebot Aïda Cosma. Année de construction : 2021 ; 20 ponts ; longueur : 337 m ; largeur : 42 m ; nombre de passagers : jusqu’à plus de 6000 ; nombre de personnes de l’équipage : jusqu’à plus de 1600. Outre les impacts environnementaux de cette forme de caboteurs à passagers de port en port de la Méditerranée, tous ces paquebots de « croisière » qui se succèdent de jour en jour dans le port d’Ajaccio, ne sont pas bien vus par les locaux puisqu’ils profitent bien peu à l’économie locale car les passagers ne dorment pas dans les hôtels ni ne mangent dans les restaurants, se contentant au mieux d’acheter des babioles dans les commerces. En tout cas, personnellement, c’est la première fois que je voyais des paquebots (j’en ai vu d’autres de la même compagnie ou d’une autre, mais celui-ci est le plus gros).

Le lendemain, d’autres bateaux (paquebot et ferries notamment).

La mairie.

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption d’Ajaccio, édifice du XVI° s., assez petit et, disons-le, sans grand attrait. Mais comme j’avais du temps à tuer, je suis allé jusqu’à entrer.

Et près de la citadelle, le beau temps est en train de revenir, alors on peut aller se baigner. La preuve.

 

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