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Cornus rex-populi
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26 août 2023

Vacances de juillet 2023 (4)

Un après-midi, nous partons nous ravitailler en vins du Mâconnais, mais aussi, comme à l’habitude, faire quelques visites dont une inédite.

D’abord une chose connue : le château de Brancion déjà évoqué ici. Nous ne sommes pas allés plus loin.

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Après, çà, en contrebas, la commune de La Chapelle-sous-Brancion et son église romane Notre-Dame-de-l’Assomption que nous n’étions jamais allés voir. Bon, en même temps, il y a des églises romanes dans tous les sens par ici, mais elle est quand même un peu au-dessus du lot de base, celle-ci. Des peintures dans l’abside ont été découvertes au début du XXIe s. Elles sont réputées gothiques de différentes périodes du XIIIe au XVIe siècles.

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Une sculpture de Notre-Dame-de-l’Assomption du XVe s.

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Puis, sur la commune de Chapaize, l’autre édifice intéressant de la commune, déjà évoqué ici, l’ancienne prieurale de Lancharre (XII-XIIIe s.) elle aussi dédiée à Notre-Dame-de-l’Assomption dont l’intérieur a été joliment restauré depuis notre dernier passage en 2015. L’association avec les vitraux modernes bleus est bien sympathique.

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Une statue du XVe s.

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Diptyque de l’Assomption « Souffle de vie ».

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Dalle funéraire de Geoffroy de Germolles (1297).

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Bien plus au nord, une photo dans les vignobles de Montagny-lès-Buxy, ici probablement dans les premiers crus de Montagny. Pour moi, il s’agit là d’un des meilleurs vins blancs de la côte chalonnaise (je ne dis pas le meilleur, car je ne connais pas suffisamment les Rully). En rouge, toujours en côte chalonnaise, les Mercurey tient le haut du pavé, même si les Rully ne déméritent pas. Les Givry et Buxy peuvent aller se coucher et je sais que Calyste ne me démentira pas.

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25 août 2023

Vacances de juillet 2023 (3)

La première semaine, il fit beau, ce qui me permit de réaliser mes débroussaillages habituels autour de l’étang, deux matinées d’affilée. La seconde semaine fut plus compliquée car il a plus tous les jours, même si parfois très peu, ce qui m’a mobilisé plus que prévu pour réaliser des peintures en extérieur (volets, fenêtres, grille du déversoir de l’étang), d’autant que les peintures que j’avais choisies, très chères et garanties douze ans (mon œil !), ne séchaient pas en moins de 24 heures (ce que j’ai découvert après coup). Cela m’a empêché de passer de la lasure sur des portes en bois, mais ce n’était pas urgent, contrairement aux fenêtres qui en avaient plus que grand besoin.

Un après-midi où il pleuvait, nous avons décidé d’aller à la rencontre d’un château inconnu, pas très loin, dans le massif d’Uchon (une sorte de Huelgoat périmorvandiau) : le château de Trélague à La Tagnière. Sur l’internet, les informations relatives à son ouverture semblaient lacunaires ou pas nécessairement à jour. Sur place, nous avons trouvé la porte du parc ouverte et nous avons pu y accéder en voiture, mais rien n’indiquait un parking officiel ni la possibilité de visites et nous ne vîmes personne.

 

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Comme il tombait des cordes, nous n’avons pas insisté et nous sommes allés à la rencontre d’autres édifices connus, en particulier l’église Saint-Roch d’Uchon, (ancienne chapelle Saint-Sébastien de l’ancien château, si particulière car reposant directement sur un rocher granitique et dont le sol de la nef est sérieusement en pente montante vers le chœur. L’édifice, déjà montré ici il y a longtemps, est d’origine romane (XIIe s.), mais le chœur est gothique (reconstruit au XIVe s.). L’ambiance générale était plutôt automnale.

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Compte tenu du temps peu propice et d’une certaine fatigue, nous décidâmes de rentrer en passant par l’église Saint-Léger de Couhard. Pour mémoire ce village se présente comme en mezzanine par rapport à la ville d’Autun, fait bien partie de la commune et n’a jamais été indépendant (la paroisse, si). L’église, d’origine romane, n’a rien d’extraordinaire sur le plan architectural. En revanche, elle abrite plusieurs statues du XVe s. dont un saint Georges un peu curieux. Pour rappel, la maison familiale autunoise se trouve localisée à proximité immédiate d’anciens bâtiments du prieuré dédié à ce saint, dont la présence est attestée depuis le XIIIe s. On ne connaît pas son origine et il n’y plus trace des bâtiments médiévaux ou un peu plus tardifs (chapelle ou prieurale détruite durant la Révolution). Dans les documents du XIXe s. consacrés à ce prieuré, un auteur donne beaucoup de détails parmi lesquels il écrit qu’il ne subsiste comme « vestiges », que la croix en bas-relief intégrée dans le pignon de la ferme actuelle et une statue équestre de saint Georges en très mauvais état de conservation et qui était présumée détenue par une famille de Couhard. Or, durant les jours précédents, j’avais découvert sur une base de données du ministère de la Culture, que l’église de Couhard abrite actuellement deux anciennes statues de l’ancien prieuré, dont une de saint Georges qui n’a rien d’équestre et qui est plutôt en bon état.

Nous arrivons donc à l’église, déjà vue ici, avec l’idée de réaliser de nouvelles photos. Hélas, à l’entrée, un homme m’interpelle en me disant que c’est payant. En effet, il s’agit de l’un des lieux d’exposition de la biennale d’art contemporain. Je lui réponds que je ne suis là que pour l’église et que je voulais photographier les statues. Il se montra fort compréhensif et n’insista pas en me permettant d’entrer et même en favorisant mon passage derrière le grand écran de projection d’une vidéo qui obstruait l’accès au chœur.

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Les photos restent cependant peu pratiques à prendre avec l’installation vidéo, alors mes prises de vue ne sont pas optimales. Voici donc le saint Georges non équestre du XVe s. Le dragon ressemble à un chien muni d’une aile. En termes de sculpture, je ne pense pas que l’on puisse dire que l’on se trouve devant un sommet artistique de l’époque, mais je trouve la chose amusante.

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Et la statue de saint Benoît de la même époque et également issue de l’ancien prieuré.

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Ajoutons la statue du saint Léger local.

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Et une autre du même saint provenant de la façade occidentale.

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Sinon, la veille, nous étions passés voir la pierre ou pyramide de Couhard, elle très célèbre, dont j’avais pris quelques photos en 2021 après la fin des travaux des restauration (voir ici pour avant restauration et pour après restauration), suivi par Calyste quelques jours ou semaines à peine plus tard. Il ne faisait pas beau.

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Et encore une incontournable vue sur la haute ville et sa cathédrale.

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10 août 2023

Vacances de juillet 2023 (2)

Il y a quatre ou cinq ans, fin juillet ou début août, j’étais tombé près de la source permanente de l’étang du dragon terrassé sur une orchidée qui m’avait échappée jusque-là. Comment est-ce possible quand on sait que je connais assez intimement la flore vasculaire de l’endroit et que j’en ai fait des inventaires complets. Tout simplement parce que l’espèce est de floraison tardive pour une orchidée, bien que la Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis) soit encore plus tardive. Par ailleurs, elle ne pousse que sur un espace restreint (moins de 2 m²) et assez peu accessible (sol spongieux d’une boulaie à sphaigne).

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De surcroît, c’est une espèce assez rare et que je ne connaissais pas en vrai. Il m’a fallu attendre seulement cette année pour que je sois dans le bon créneau de la floraison (et que j’y pense à temps) pour la photographier. Voici donc la Goodyère rampante (Goodyera repens).

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Dans ce contexte de boulaie à sphaignes, outre le Bouleau pubescent (Betula pubescens), on retrouve diverses espèces de sphaignes dont Sphagnum gr. palustre.

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Thuidium tamariscinum

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Rhytidiadelphus loreus

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cf. Hypnum cupressiforme

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Polytrichum commune (avec ses organes femelle et mâle).

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2 août 2023

Vacances de juillet 2023

Un après-midi, nous nous rendons dans notre magasin de luxe habituel, où d’autres personnes, nécessairement de qualité, font aussi leurs emplettes (marque allemande à l’étoile). Bon en vrai, le magasin n’a rien d’une enseigne de luxe et la rouge était issue, avec une autre, d’un probable rassemblement local de voitures anciennes

 

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Nous décidons ensuite de nous rendre dans une église que j’avais montrée l’an dernier de loin (vue en août ici), mais que nous n’avions pas pu visiter, faute de temps et parce que j’ignorais le niveau de son intérêt, beaucoup plus élevé que ce que j’imaginais. Et en plus, l’édifice a été récemment restauré à l’intérieur (chapelles notamment), ce qui permet de voir des choses beaucoup plus intéressantes qu’auparavant si j’en juge par certaines images sur l’internet. L’église en question est l’église romane (XI-XIIe s.) Saint-Julien de Sennecey-le-Grand (attention, l’église paroissiale du XIXe s. est aussi dédiée à Saint-Julien). A noter les modifications ultérieures (chœur gothique et chapelles) aux XIV-XVe s. Nous avons assisté à une visite guidée assurée par une dame d’une association locale (la présidente de l’association, alors qu’une autre dame assurait l’accueil). Des dames charmantes qui commencent à être âgées et qui sont sympas et dynamiques. Toutefois, la « guide-présidente », si elle dit des choses intéressantes et vraies, a aussi fait quelques approximations. Nous avons ainsi appris ce qu’était une litre funéraire (bande noire à l’intérieur de l’édifice, dans une ou plusieurs chapelles ou dans l’ensemble de l’édifice… et parfois à l’extérieur). Mais elle a dit aussi quelques bêtises (Fromfrom n’a pas osé le lui dire). Mais bon, il y avait plein de bonne volonté… Autre curiosité : nous avons compris (je n’ai pas trouvé confirmation) que la voûte gothique du chœur semble construite sous la voûte romane qui existe encore ; ce serait un exemple unique au moins en Bourgogne. Cela ne serait pas étonnant d’autant que la voûte gothique du chœur est bien moins haute que la nef, même si cela ne veut rien dire.

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Notons que les peintures ou fresques des chapelles et du chœur sont parfois dans un état de conservation extraordinaire. Les peintures du chœur, remarquables, ne sont pas restaurées (XIVe s.). Elles avaient été recouvertes pendant la Révolution et redécouvertes en 2004.

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et celles restaurées en 2019 de la chapelle de Lugny (XVe s.) consacrées à la Vierge… dont une Annonciation pour Calyste…

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Et dans la nef, un reste de saint Sébastien que Plume ne connaissait certainement pas ! 🤩

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Et pour boucler la boucle, on voit sur la colline de l’autre côté de l’autoroute A6, l’église Saint-Martin de Laives, approchée l’an dernier.

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