La première semaine, il fit beau, ce qui me permit de réaliser mes débroussaillages habituels autour de l’étang, deux matinées d’affilée. La seconde semaine fut plus compliquée car il a plus tous les jours, même si parfois très peu, ce qui m’a mobilisé plus que prévu pour réaliser des peintures en extérieur (volets, fenêtres, grille du déversoir de l’étang), d’autant que les peintures que j’avais choisies, très chères et garanties douze ans (mon œil !), ne séchaient pas en moins de 24 heures (ce que j’ai découvert après coup). Cela m’a empêché de passer de la lasure sur des portes en bois, mais ce n’était pas urgent, contrairement aux fenêtres qui en avaient plus que grand besoin.
Un après-midi où il pleuvait, nous avons décidé d’aller à la rencontre d’un château inconnu, pas très loin, dans le massif d’Uchon (une sorte de Huelgoat périmorvandiau) : le château de Trélague à La Tagnière. Sur l’internet, les informations relatives à son ouverture semblaient lacunaires ou pas nécessairement à jour. Sur place, nous avons trouvé la porte du parc ouverte et nous avons pu y accéder en voiture, mais rien n’indiquait un parking officiel ni la possibilité de visites et nous ne vîmes personne.


Comme il tombait des cordes, nous n’avons pas insisté et nous sommes allés à la rencontre d’autres édifices connus, en particulier l’église Saint-Roch d’Uchon, (ancienne chapelle Saint-Sébastien de l’ancien château, si particulière car reposant directement sur un rocher granitique et dont le sol de la nef est sérieusement en pente montante vers le chœur. L’édifice, déjà montré ici il y a longtemps, est d’origine romane (XIIe s.), mais le chœur est gothique (reconstruit au XIVe s.). L’ambiance générale était plutôt automnale.








Compte tenu du temps peu propice et d’une certaine fatigue, nous décidâmes de rentrer en passant par l’église Saint-Léger de Couhard. Pour mémoire ce village se présente comme en mezzanine par rapport à la ville d’Autun, fait bien partie de la commune et n’a jamais été indépendant (la paroisse, si). L’église, d’origine romane, n’a rien d’extraordinaire sur le plan architectural. En revanche, elle abrite plusieurs statues du XVe s. dont un saint Georges un peu curieux. Pour rappel, la maison familiale autunoise se trouve localisée à proximité immédiate d’anciens bâtiments du prieuré dédié à ce saint, dont la présence est attestée depuis le XIIIe s. On ne connaît pas son origine et il n’y plus trace des bâtiments médiévaux ou un peu plus tardifs (chapelle ou prieurale détruite durant la Révolution). Dans les documents du XIXe s. consacrés à ce prieuré, un auteur donne beaucoup de détails parmi lesquels il écrit qu’il ne subsiste comme « vestiges », que la croix en bas-relief intégrée dans le pignon de la ferme actuelle et une statue équestre de saint Georges en très mauvais état de conservation et qui était présumée détenue par une famille de Couhard. Or, durant les jours précédents, j’avais découvert sur une base de données du ministère de la Culture, que l’église de Couhard abrite actuellement deux anciennes statues de l’ancien prieuré, dont une de saint Georges qui n’a rien d’équestre et qui est plutôt en bon état.
Nous arrivons donc à l’église, déjà vue ici, avec l’idée de réaliser de nouvelles photos. Hélas, à l’entrée, un homme m’interpelle en me disant que c’est payant. En effet, il s’agit de l’un des lieux d’exposition de la biennale d’art contemporain. Je lui réponds que je ne suis là que pour l’église et que je voulais photographier les statues. Il se montra fort compréhensif et n’insista pas en me permettant d’entrer et même en favorisant mon passage derrière le grand écran de projection d’une vidéo qui obstruait l’accès au chœur.


Les photos restent cependant peu pratiques à prendre avec l’installation vidéo, alors mes prises de vue ne sont pas optimales. Voici donc le saint Georges non équestre du XVe s. Le dragon ressemble à un chien muni d’une aile. En termes de sculpture, je ne pense pas que l’on puisse dire que l’on se trouve devant un sommet artistique de l’époque, mais je trouve la chose amusante.

Et la statue de saint Benoît de la même époque et également issue de l’ancien prieuré.

Ajoutons la statue du saint Léger local.

Et une autre du même saint provenant de la façade occidentale.

Sinon, la veille, nous étions passés voir la pierre ou pyramide de Couhard, elle très célèbre, dont j’avais pris quelques photos en 2021 après la fin des travaux des restauration (voir ici pour avant restauration et là pour après restauration), suivi par Calyste quelques jours ou semaines à peine plus tard. Il ne faisait pas beau.



Et encore une incontournable vue sur la haute ville et sa cathédrale.
