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Cornus rex-populi
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30 novembre 2025

Toussaint 2025

Nous avions opté pour des vacances, pour ce qui me concerne, qui commenceraient un jeudi. Nous rejoignons donc le pays éduen. Le poêle est allumé lorsque nous arrivons assez tôt dans l’après-midi. Ce poêle, remis à neuf et installé cet été, est d’une puissance colossale. Comme il ne faisait pas trop froid, nous étions obligés de le faire fonctionner au ralenti. En contrepartie, il est assez aisé à faire fonctionner, davantage que celui de l’autre maison de la même marque mais plus petit.

 

Le soir nous offre un ciel de feu.

 

Le lendemain après-midi, je vais faire un tour aux champignons : maigre récolte : un vieux Cèpe de Bourgogne, quelques pieds de Bolet bai et Cèpe orangé. J’en profite pour dégager la grille du déversoir, encombrée de feuilles.

 

Le samedi matin, nous allons jusqu’à chez mon père où nous arrivons pour déjeuner. Nous nous sommes fait très peur car sur le contournement est de Lyon, nous avons eu une panne un peu analogue à celle que nous avions eue près de Laon début avril : perte de puissance considérable. Nous réussirons à arriver jusqu’au bout sans grand retard. Après ça, la panne a disparu et toutes les investigations ultérieures n’ont rien trouvé d’anormal jusqu’à aujourd’hui. L’après-midi, nous allons à la jardinerie où mon père a ses habitudes et où la patronne va bientôt prendre sa retraite. Nous n’achetons non pas une mais deux ptées de chrysanthèmes que nous portons immédiatement sur la tombe de ma mère et de ses parents. Sur la photo, on ne mesure pas le caractère assez énorme des pots.

 

Le lendemain, étaient invités mon oncle et ma tante, pour anticiper mon anniversaire. Fromfrom a réussi un civet de lièvre assez exceptionnel. Et quelques parties effrénées de belote (les fêtes avec eux ou mes cousins sont mes seules occasions d’y jouer).

Le mardi matin, j’ai un Conseil d’administration non prévu convoqué en urgence (une semaine) pour valider le budget prévisionnel 2026 et que je fais en visio. Cela a été mon plus court (30 min)… mais il y en aura un autre en janvier ou février. L’après-midi, nous retournons en terres éduennes.

Deux jours plus tard, un ami et ancien collègue angevin (qui vit aux Etats-Unis) est de passage ne France depuis quelques semaines jusqu’au début de l’année. Comme depuis leur retraite, ses parents habitent aux abords immédiats de la forêt de Tronçais, il fait un passage chez nous. Le vendredi matin, je lui fais visiter la ville.

Nous passons par le temple dit de Janus où trône désormais un nouveau panneau. Et le théâtre romain, entre bien d’autres choses.

 

 

Puis la cathédrale, près du Lutrin (ancien « hôtel » de chanoines, que Karagar avait bien repéré) et une nouvelle capture du plus ancien vitrail de la cathédrale, L’Arbre de Jessé, du XVIe s.

 

L’après-midi sera consacrée à une visite aux herbiers du Muséum d’histoire naturelle pour y découvrir quelques planches pour les ronces. L’ami en question est en effet un spécialiste (je dirais le meilleur d’entre eux) du genre qui comporte un nombre colossal d’espèces et dont la France est sans doute le pays le mieux pourvu en Europe. Il faut dire que le genre comporte de nombreuses espèces apomictiques (clonales) et assez méconnues de nos jours. L’herbier autunois est très riche de ce point de vue et comporte de nombreux types. En discutant avec le conservateur adjoint que je ne connaissais pas (je connaissais bien les anciens conservateurs), je découvre qu’il habite à guère plus de 100 m de la maison) et la personne est très agréable et nous sommes fort bien accueillis (c’est loin d’être toujours le cas dans tous les herbiers).

Nous repartirons le dimanche, après avoir, « isolé » la maison sur le plan hydraulique (purgé tous les tuyaux pour éviter les dégâts liés au gel).

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22 novembre 2025

Fin d'été - début d'automne

La soupe dété de mon grand-père paternel, à ne surtout pas écraser ou mixer et avec un peu de crème !

Quelques photos de plantes prises dans les jardins et la nature.

 

Le Piment royal (ou Myrte des marais), Myrica gale, est un arbrisseau de la famille éponyme de Myricaceae produisant une forme de résine odorante. Plante des tourbières et landes acides humides. Plante d’Europe occidentale et boréale, d’Asie et Amérique boréales. En France, la plante est rare et pousse essentiellement à l’ouest du pays là où les biotopes lui sont favorables, surtout dans le Massif armoricain, les Landes, la région Centre, les Ardennes, le Cotentin, la basse vallée de la Seine normande. Elle est absente ailleurs ou a disparu.

 

En octobre avait lieu l’exposition annuelle de champignons quia avait lieu pour la première fois à B. L’association mycologique régionale réside depuis deux ans dans nos locaux. Ils sont très pros avec de superbes panneaux et des étiquettes toutes avec des codes QR qui renvoient sur des fiches détaillées sur leur site avec des explications et photos complémentaires. Il y avait seulement 200 espèces de champignons, soit deux fois moins qu’à l’accoutumée. Nous y avions quand même disposé un stand botanique.

 

9 novembre 2025

Août 2025 (4 et fin)

Après Châteauneuf-du-Faou, passage par la chapelle Notre-Dame-de-Ponthouard à Trégourez. Il s’agit d’un édifice du XV-début XVIe siècles, isolée dans la campagne, le long d’une petite route peu passante tout à fait charmante, mais hélas fermée. Dommage, car elle abrite de belles statues.

 

Le surlendemain (15 août), nous retrouvons avec bonheur Plume, Karagar et Vladimir sur le port de Douarnenez. Nous passons l’après-midi sur une terrasse à siroter quelques breuvages et à défaut de refaire le monde, nous discutons de tout et de rien dans la bonne humeur dans une chaleur douce idéale. En fin d’après-midi, Karagar et Vladimir veulent aller se baigner, ce qu’ils feront à quelques centaines de mètres de là. De mon côté, alors que je garde à l’œil les affaires des baigneurs, je repère un individu qui se déplace sur une planche qui sort de l’eau et file ensuite à des vitesses folles. Je prends pas mal de photos, mais mes réglages ne sont pas optimaux (je n’ai pas l’habitude). Au départ, je pensais qu’il s’agissait d’un engin qui fonctionnait avec la force du courant comme nous en avions vu un il y a trois ans au phare du petit Minou (la personne avait un mal fou à s’élancer depuis la plage). Mais là, il n’en était rien puisque cela démarrait à plat sur l’eau à distance de la plage et cela accélérait en se soulevant progressivement au-dessus des flots. Karagar et Vladimir revenus, ils m’ont dit qu’il s’agissait d’une planche dotée d’une hélice à moteur électrique. C’est moins poétique qu’une planche sans moteur, mais à choisir, je préfère cela aux épouvantables scooters des mers. Je vous mets le liens vers le site de la marque repérée sur la planche ici, non pas pour faire de la pub, mais pour se rendre compte.

Après cela, retour au port et il est finalement temps de dîner. Lorsqu’on nous invite très gentiment à quitter les lieux, on ne s’est pas rendu compte qu’il était déjà bien tard. Nous n’avions pas senti le temps passer.

Le lendemain, alors que nous nous rendons de nouveau chez la duchesse mère, nous décidons d’aller voir la chapelle Saint-Maurice du Moustoir de Rosporden, sur le chemin entre notre gîte et le palais ducal. Fromfrom, curieusement, ne la connaît que de nom. Elle est réputée gothique, des XV-XVI° s., mais là encore, elle était fermée et également dans un cadre campagnard agréable. Le clocher a été abattu par un orage en 1937.

 

A noter que nous avons occupé le même magnifique gîte qu’un an plus tôt. Un vrai plaisir et des propriétaires septuagénaires bien sympathiques, ayant vécu un temps près d’Arras.

8 novembre 2025

Août 2025 (3)

En attendant de pouvoir rentrer dans les salles du musée Sérusier (beaucoup de monde pour une capacité limitée et donc limitation des entrées toutes les demi-heures), nous allons rendre visite à la très proche église Saint-Julien (XVIIe s.) de Châteauneuf-du-Faou. L’édifice abrite des peintures murales de Paul Sérusier et quelques toiles en préfigurant d’autres non réalisées. Comme je n’avais pas pris mon trépied et qu’il y avait du monde (le personnel du musée envoyait les gens là-bas pour patienter), je n’ai pas pu prendre les photos souhaitées. A la place, j’ai pu prendre les photos des statues plus anciennes que les œuvres du peintre… et quand même une toile de Sérusier, en pensant à Calyste.

 

La Charité de saint Martin. Grès arkosique [orthographié par erreur arkosite dans l’église]. XVIe s.

 

Sainte Marguerite et le Dragon. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Notre-Dame de Trémaven. Bois polychrome. Fin du XVe s.

 

Saint Pierre. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Le supplice de sainte Apolline. Granite. XVIe s.

 

Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Sainte Barbe. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Paul Sérusier (Paris, 1864 – Morlaix, 1927). L’Annonciation. Reproduction au quart, sur toile.

 

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