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Cornus rex-populi
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31 août 2024

Été éduen 2024 (2)

Baume-les-Messieurs (1)

En 2009, nous avions passé une longue journée dans le Jura, en compagnie de mes parents. Nous avions conclu par l’abbaye de Baume-les-Messieurs, avec l’impossibilité de voir de près le retable flamand parce qu’uniquement visibles en visite guidée car il était trop tard ou presque. La visite récente de Calyste dans le coin m’ont permis d’imaginer une visite pour la journée qui permettrait de voir la cascade, les grottes et l’abbaye. Nous y avons ajouté un détour près d’Arbois pour aller chez un vigneron conseillé par un collègue. Nous n’avions hélas pas choisi la meilleure journée puisqu’il s’est agi certainement de la journée la plus chaude de notre séjour. A l’aller, pas de problème pour les deux heures de parcours.

Première étape, la cascade. Comme le disait Calyste, les cascades donnent davantage cette année. Ce qui était vrai au printemps reste un peu le cas fin juillet puisqu’on voit encore l’eau couler sur la cascade tufeuse. À cette heure, pas encore trop tardive (peu après 10 h 30), il y a déjà pas mal de monde. Ce ne sera rien par rapport à ce que nous observerons vers 12 h 30. Les personnes, en grande majorité, semblent très respectueuses du milieu naturel, mais bien sûr, plus la population est importante, plus le nombre absolu d’ahuris croit. Je n’ai cependant rien vu d’affreux, malgré des enfants qui courraient dans tous les sens. J’ai quand même pu prendre des photos sans difficultés majeures.

 

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25 août 2024

Été éduen 2024 (1)

Le séjour éduen m’a semblé à la fois long et rapide. Outre l’épisode du lave-vaisselle déjà évoqué, on peut citer les points suivants.

  1. Consécutivement à un nouvel orage assez violent, une coupure d’électricité ayant duré 20 heures, ENEDIS ne trouvant pas l’origine de la panne, s’est résolu à mettre en place un gros groupe électrogène alimentant le village. On trouve quand même le temps long sans électricité, même si nous avions le chauffe-bain à gaz et à pile, la gazinière et des lampes de poche.
  2. Une nuit, vers quatre heures du matin, je suis dérangé par un bruit de moteur au loin (les fenêtres sont ouvertes, il fait relativement chaud). Je me dis que c’est sans doute le groupe électrogène (point précédent), même s’il est loin, mais la nuit, les bruits portent loin. Et puis, le bruit se fait plus puissant. Je me lève et je constate qu’un « sapin de Noël » est en train de faucher la prairie, au plus près à une trentaine de mètres de la maison. C’est le fils (point 5) et petit-fils (point 3) du voisin qui fauche pour le futur ensilage de l’herbe. L’herbe fauchée est ensuite mise en andains puis récupérée par une machine derrière un tracteur qui la hache et la stocke dans une grande remorque, laquelle est vidée sur un tas où elle est ensuite damée à outrance par des tracteurs. Je connaissais le truc, mais pas cette machine car autrefois, c’était la faucheuse qui broyait l’herbe directement et la propulsait dans une remorque qui devait suivre au fur et à mesure (ce système existe sans doute toujours, les deux systèmes ayant des avantages et des inconvénients.

 

  1. Le remplacement du toit de l’« abribus ». Il s’agit en fait d’un abri pour les buches prêtes à être brulées que mon père avait construit autour des années 1996-1998, avec l’aide d’un voisin et ami regretté qui l’avait appelé ainsi. La couverture était en carton goudronné ondulé. Seulement, la pente insuffisante et le « foin » apporté par les moineaux (qui nichent massivement sur les hébergements du toit de la maison situés au-dessus) et l’usure du temps, m’avaient déjà obligé à doubler le toit avec la même matière il y a une quinzaine d’années. Mon intervention pour réparer les fuites avec du goudron en pâte il y a un an n’ayant pas résolu le problème, j’ai décidé de refaire le toit avec des ondulés en matière plastique ou en métal, plus durables et moins sujet à retenir l’eau par capillarité (pente insuffisante). Le fait est que la largeur intérieure de l’abribus avait été prévue de l’ordre d’un mètre pour contenir deux rangées de buches de 50 cm ou trois de 33 cm. Or, les plaques d’ondulés font généralement 1 m de largeur maximum, ce qui est insuffisant et ce qui avait déjà posé des soucis à mon père dans la construction initiale. Et comme j’étais seul à faire le travail, j’ai opté pour des plaques pas trop grandes et lourdes à manipuler, en acier peint. et avec des recouvrements suffisants, le tout vissé sur les chevrons initiaux. Mine de rien, entre l’achat et la pose, j’y ai passé une petite journée. Ci-dessous, une photo du 31 octobre 2022 montrant l’abribus à droite des escaliers, le bois étant de plus protégé du vent par des volets en bois (ajout ultérieur provenant de ceux des porte et porte-fenêtre de la maison de RDG).

 

  1. Le « lasurage » de portes, barrières, rampes et volets entre les averses (c’était prévu l’an dernier).
  2. Les tontes, taille, débroussaillages à la maison et à l’étang. Et cette année, comme il pleut sans arrêt, l’herbe repousse sans arrêt. Heureusement, le voisin (le fils de celui de l’abribus – point 3) avait mis le cheval de sa fille dans le jardin et ses abords et les vaches sur la chaussée de l’étang, ce qui a été une bonne chose pour les herbivores et pour l’éleveur. Malgré l’abondance de fourrage cette année, ce dernier avait retardé la fauche de l’ensilage d’herbe sur de vastes surfaces (point 3) car il donne ensuite ces prairies fauchées en pâturage de regain. Cela nous a économisé l’utilisation d’engins et de l’essence. Toutefois, j’ai eu ensuite une panne de la tondeuse-débrousailleuse qui s’étouffait au bout de quelques dizaines de secondes. Grâce au voisin (un autre), j’ai démonté le carburateur qui semblait bouché et nous ne sommes pas parvenus à le déboucher complètement et nous avons dû intervenir d’une autre manière, en échangeant la pièce (l’ancienne a été récupérée pour nettoyage approfondi et sera redonnée à une autre personne qui aura le même souci). Tout cela mis bout à bout, cela fait du temps qui se compte en jours.
  3. L’accueil de ma cousine, de son mari (L.) et du chien lors du dernier week-end de juillet. Ils ont couché sur un « clic-clac » de bonne qualité mais dans lequel personne n’avait dormi depuis des années. Pour cela, j’avais reçu l’ordre de prendre un brochet car L. n’aime pas le poisson à l’exception du brochet de l’étang. La pêche, même de la part d’un expert dans l’étang du Dragon terrassé, n’est pas véritablement une science exacte. Ma première séance s’est même soldée par un échec relatif. Mais évidemment, les suivantes ont toutes été des réussites, malgré l’économie de moyens. Ma plus grande surprise a été la capture d’une Perche commune d’une taille exceptionnelle, la plus grande prise pour ma part et sans doute aussi le record absolu de l’étang. Elle mesurait en effet 1,3 kg pour 43 cm

 

24 août 2024

Génération Z

Bien que je ne lise rien de particulier ces dernières années dans le domaine de la gestion des ressources humaines, parce que le peu que j’ai pu lire m’a montré des choses peu avenantes, ennuyeuses, pavées de poncifs ou d’enfoncements de portes ouvertes, je participe encore à certains entretiens d’embauche et depuis quelques années déjà, la plupart des candidats recrutés sont de la génération Z, c’est-à-dire, selon les sources, des personnes généralement nées entre 1995-1997 et 2010-2012. Cette génération Z a fait couler beaucoup d’encre et de bave. Même s’il faut systématiquement se garder de généraliser et si l’approche n’a rien de véritablement scientifique ou rigoureuse, il n’en demeure pas moins que les personnes de cette classe d’âge ont des caractéristiques assez spéciales. Voici ce que je peux relater comme observations, qui ne sont pas toujours spécifiques de la génération Z :

  • une tendance nette à ne pas s’enfermer dans un emploi fixe ou stable : pas de quête absolue du CDI, le fait de renoncer à un CDI (qui n’était pas affreux) pour un CDD, y compris moins cher payé n’ayant pas forcément vocation à devenir un CDD. Bien sûr, chez nous, il est arrivé à plusieurs reprises que des CDD se transforment en CDI même si cela n’était pas prévu / imaginé au départ ;
  • une tendance à ne pas vouer un respect particulier à la hiérarchie, mais c’était déjà le cas pour la (les) génération(s) précédente(s) ;
  • un côté très naturel au travail, jamais en représentation ; cela était déjà vrai pour la génération précédente, mais cela devient une règle ; seuls les entretiens d’embauche résistent encore un peu à cette tendance ;
  • mentionner dans son CV qu’on a envie de travailler (ce qui veut dire en creux que parfois, cela ne pourrait ne pas être le cas) ;
  • le fait de ne jamais se définir par rapport à l’entreprise pour laquelle on travaille…
  • le fait de se définir d’abord personnellement avant le groupe (cela s’est vu, même si cela n’est pas courant et pas forcément typique de la génération)…

Certaines de ces caractéristiques sont parfois étonnantes voire déstabilisantes pour l’employeur ou pour certains collègues. Personnellement, je conçois assez mal le fait de quitter un boulot où on s’épanouit (et où on a de l’avenir), où on s’entend bien avec son chef, sa hiérarchie, ses collègues, pour partir à l’aventure pour des choses plus précaires, incertaines… Et en même temps, je trouve cela très fort car ceux que je connais qui l’ont fait s’en sortent. Cela peut parfois poser la question de la solidité de l’engagement pour la « sainte entreprise », mais c’est un fait et personnellement, cela n’a jamais posé de vrais problèmes. Mais en même temps, cela ne concerne pas des « piliers » de l’entreprise, « confisqués » par des « vieux » qui dépassent largement la cinquantaine.

Une autre anecdote. Une collègue voulait recruter une ancienne stagiaire (devenue la compagne d’un autre collègue) et celle-ci est bretonne (lui est natif de l’Aisne). L’intérêt de ce nouveau poste ne posait pas question et j’y étais favorable. En revanche, les fonds pour financer ce poste n’étaient pas évidents à trouver et ne sont pas pérennes d’où le fait de proposer une forme de successions de CDD disjoints à la personne, éventuellement durant plusieurs années. Je m’explique : en droit privé, on ne peut pas proposer le même poste en CDD au-delà de 18 mois maxi et entre deux CDD pour le même poste, on doit respecter une période de carence d’un tiers du temps. Par exemple, si on embauche quelqu’un pendant 12 mois, on doit attendre 4 mois avant de le réembaucher. Ainsi, même si je n’étais pas enthousiaste avec l’idée, il était question d’embaucher la personne durant les premiers six mois de l’année, suivi d’un tiers temps en juillet-août, suivi d’un CDD de 4 mois, puis un tiers temps d’un petit mois et demi et ainsi de suite, durant plusieurs années, du moins tant qu’on a l’argent pour... La Bretonne passant ses tiers temps en Bretagne. J’ai validé ce « montage » car il était très opérationnel et pertinent pour le travail. Mais je n’y croyais pas et je semblais être le seul à ne pas croire à la durabilité de cette combine. Ma directrice qui s’occupe des ressources humaines y croyait, elle, sans doute par enthousiasme enflammé naturel. Quand elle travaille ici, elle aurait voulu avoir son cheval près d’elle, mais elle n’a pas trouvé d’endroit pour le mettre (soit disant, même si on peut avoir de sérieux doutes). Donc elle a décidé de laisser son cheval près de chez sa mère en Bretagne, au détriment de son travail ici à compter de 2025 et au détriment de son compagnon. Le cheval passe avant ! Bon, il paraît que sa mère est malade, alors elle s’en occupera... Ah ?

Dernier élément, parce que je ne voudrais pas faire croire une seule seconde que les générations Y ou X (la mienne en principe) seraient supérieures car il n’en est rien. C’est juste un peu différent, même si en réalité c’est parfois plus la jeunesse qui fait la différence par rapport aux générations précédentes qui s’encroûtent un peu plus facilement… et je n’ai rien contre les vieux croutons non plus dont je suis. Juste une chose quand même à dire : il y a toujours beaucoup de diversité et d’enthousiasme dans cette génération et cela fait toujours plaisir à voir. En attendant de voir arriver la génération Alpha sur le marché du travail, mais on a encore quelques années devant nous…

14 août 2024

Où étions-nous donc ?

Grâce au guide, j'ai pu bénéficier de l'accès à un endroit généralement inaccessible pour réaliser la photo.

 

9 août 2024

Brèves cornusiennes du vendredi 9 août 2024

En arrivant à A., j’apprends qu’une quinzaine de jours plus tôt, la foudre est tombée sur une souche à moins de 30 m de la maison. Tout le système électrique de la maison était coupé. Mais le surlendemain, nous constaterons que le lave-vaisselle est HS. Mon père, qui était présent et comptait rester plus longtemps après notre départ, a souhaité qu’on le remplace au plus vite. Nous obtenons une livraison pour le vendredi. Pas de problème, nous faisons deux lavages, mais il se met en erreur pour le troisième car l’engin semble effectivement fuir (et après avoir tenté de régler l’affaire moi-même). Après plusieurs appels de plusieurs dizaines de minutes (peut-on parler d’au moins une heure en tout – Là c’est Fromfrom qui s’en est chargé avec une patience d’ange), on obtient le déplacement d’un réparateur qui positionne l’appareil sur un support en hauteur et là il constate la fuite à un endroit inédit (il dit n’avoir jamais vu ça en vingt ans de métier). Il fait le nécessaire pour qu’on nous remplace l’appareil (changer la pièce serait plus simple mais prendrait plusieurs semaines). Le lendemain (un vendredi), Fromfrom reçoit un appel, manqué, mais on nous annonce que l’on peut passer au magasin de Chalon-sur-Saône (et non de Montceau-les-Mines comme on aurait pu se l’imaginer) pour procéder au remplacement du lave-linge. Pas de problème, on y va ! En arrivant, on annonce à Fromfrom que ce produit n’est pas disponible en stock ni nulle part et elle vient me chercher (car j’étais resté à l’extérieur en prévision de l’échange avec l’appareil défectueux chargé dans le coffre de la voiture). En abordant le vendeur qui me salue et auquel je réponds (je reste poli), mais en voyant son sourire, je lui réponds que je n’ai pas du tout envie de rire. Son sourire s’est effacé. On voulait nous donner un appareil mais dans plusieurs semaines ou alors un autre, mais plus cher. Alors je me suis énervé (de manière contenue) en réclamant le même prix, mais qu’il nous faudrait voir avec le service après-vente. Là, j’ai failli éclater en lui disant de voir lui-même avec ledit service et de faire le nécessaire, ce qu’il a fait. Dans le cas contraire, quitte à passer pour fou, j’aurais hurlé dans le magasin, ce qui aurait fait mauvais genre. La dernière fois que j’ai pratiqué ce « sport » hurlant, c’était un an plus tôt dans le magasin d’A. de l’enseigne originaire de Landerneau, à propos de sacs non jetables de l’enseigne que mes parents avaient achetés il y a des années et qui mourraient de vieillesse et que l’on ne voulait pas me remplacer parce que la date limite pour le faire était dépassée car il sont désormais principalement en toile alors qu’auparavant, ils étaient en plastique. J’avais obtenu satisfaction, après avoir mobilisé le N+1 ou N+2, mais quelle énergie ! Je pense que plus l’enjeu est faible, plus ça m’agace. Pour revenir au lave-vaisselle, on nous annonce finalement une livraison encore décalée de 15 jours et je m’énerve encore. Finalement, on nous propose d’aller le chercher le lundi dans le magasin de Montceau-les-Mines et sans rien payer de plus. Ce qui fut fait ! Mais quand même au prix de déplacements allers et retours cumulés de 180 km ! Enfin, cela fonctionne normalement à présent…

 

Le Tour de France cycliste a montré les performances hallucinantes de son vainqueur, laissant supposer qu’il n’était même pas à fond vu son état de fraicheur apparent à l’issue des arrivées d’étapes aux sommets des cols de haute montagne. La préparation physique, la nourriture, les vitamines, l’excellence mécanique de la monture ne font pas tout !

 

Je n’ai pas vu la totalité de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques « parisiens », mais je déplore que non seulement des religieux intégristes dont les catholiques à la sauce traditionnaliste du courant Mgr Lefebvre, mais également la Conférence des évêques de France et le Vatican sont venus se plaindre méchamment. Honte à ces abrutis, on ne peut décidément rien en tirer. Inutile de dire que si j’étais au pouvoir, il y aurait des conséquences... qui ne leur seraient guère favorables.

 

Toujours au sujet des jeux olympiques, nous nous sommes pris au jeu en visualisant beaucoup d’épreuves, plus que nous ne l’avions jamais fait. Bon, c’est moins vrai pour l’athlétisme où les Français brillent moins. Ceci dit, beaucoup d’autres personnalités étrangères sont très voire plus sympas… En revanche, je regrette un peu une certaine forme de nombrilisme de France télévision qui invite X fois le même sportif pour le même événement sur divers plateaux pour en fin de compte ne rien dire de plus. Et si je veux bien faire preuve d’enthousiasme, je trouve que les médias en font trop et négligent trop le reste des actualités en étant beaucoup trop focalisés sur des sujets mineurs relatifs aux jeux et dont on se moque royalement. Ils sont manifestement dans une bulle spatiotemporelle qui ne se nourrit que d’elle-même. Et encore, ils semblent ostensiblement considérer que tous les sports / épreuves ne se valent manifestement pas. Un peu lamentable.

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