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Cornus rex-populi
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24 octobre 2025

Août 2025 (2)

Alors que nous écoutions la radio, nous avons appris qu’un musée consacré à Sérusier avait ouvert ses portes en juin 2025 à Châteauneuf-du-Faou (Finistère). Il est principalement consacré à Paul et Marguerite Sérusier, mais on y trouve d’autres œuvres qui ont inspiré Paul, mais surtout celles de ceux qui se sont inspirés de Paul qui sont bien plus nombreux. Je n’aime pas tout, mais globalement, j’aime beaucoup et j’ai un gros faible pour les œuvres de Madame. Précisons que Paul et Marguerite Sérusier ont vécu dans cette commune, assez longtemps, jusqu’à leur décès.

Voici quelques photos parmi mes oeuvres préférées et qui sont réussies. Pas facile parfois à réaliser car il y avait beaucoup de monde, malgré une limitation stricte des entrées.

Paul Sérusier [PS] (Paris, 1864 – Morlaix, 1927). La Vieille du Pouldu. Vers 1889-1893. Huile sur toile.

Armand Seguin (Paris, 1869 – Châteauneuf-du-Faou, 1903). Barque sur l’Aulne. 1902. Huile sur toile.

PS. Le prophète inspiré, dit aussi Autoportrait en costume de druide. 1906. Huile sur toile.

Marguerite Sérusier [MS] (Lons-le-Saunier, 1879 – Châteauneuf-du-Faou, 1950). Cerisier en fleurs. 1948. Huile sur toile.

MS. Le Pardon de Notre-Dame-des-Portes à Châteauneuf-du-Faou. 1933 Huile sur toile.

Ernest Guérin (Rennes, 1887 – Quiberon, 1952). Bretonnes dans la lande près de la chaumière aux environs de Saint-Trémeur. Sans date. Graphite et gouache sur papier vélin.

PS. Vers Châteauneuf-du-Faou, fougères dans un sous-bois. Sans date. Crayons de couleur sur papier vélin.

Une simple analyse naturaliste de cette œuvre montre que nous nous situons en réalité près d’un cours d’eau sous une forêt alluviale de bord de cours d’eau (ripisylve) et que la fougère ressemble fort à des pieds d’Osmonde royale, très semblable aux végétations que l’on observe encore actuellement le long des cours d’eau bretons du secteur.

PS. Les Licornes. 1913. Huile sur toile.

MS. Le Chemin jaune. Sans date Huile sur panneau.

PS. L’Archéométrie. Après 1910. Huile sur toile.

Maurice Denis (Granville, 1870 – Paris, 1943). Portrait de Paul Sérusier. 1918. Huile sur carton.

PS. Autoportrait à la barbe rutilante. 1908. Huile sur toile.

Ce tableau est le seul autoportrait connu de l’auteur. Il avait été réalisé pour « inaugurer » une exposition personnelle en 1909. L’artiste l’avait offert à son ami Maurice Denis pour le remercier de son aide à l’organisation de l’exposition.

PS. Le Roi Arthur. Sans date. Crayon noir et pastels aquarellés sur papier.

PS. La Vierge couronnée de Notre-Dame-des-Portes. 1912. Détrempe sur toile.

Toile réalisée pour une habitante de Châteauneuf-du-Faou pour orner la façade de sa maison à l’occasion d’une fête (pardon) au passage de la procession religieuse. D’un grand format, l’œuvre avait vocation à être vue de loin.

PS. La Foire à Châteauneuf-du-Faou. 1903. Huile sur toile.

MS. Bouquet de dahlias. Après 1909. Huile sur toile.

PS. Paysage vert dit aussi Paysage aux arbres noirs. 1906. Huile sur toile.

Personnellement, je ne suis pas fan de cette œuvre bien connue de l’auteur, mais il s’agit de la vue depuis sa maison / atelier à Châteauneuf-du-Faou peu de temps après son emménagement. A noter la silhouette imposante d’un Peuplier noir d’Italie. Je la mets pour faire écho à « La Vallée verte enneigée », peinte par Marguerite Sérusier 39 ans plus tard.

PS. La Vallée verte enneigée. 1945. Huile sur carton.

J’ai photographié et conservé le cadre car j’ai trouvé, à tort ou à raison, qu’il s’accordait bien avec la peinture.

PS. Nature morte aux pommes. 1939. Détrempe sur toile.

PS. Paysage au ruisseau dans la forêt. 1917. Huile sur carton toilé.

MS. Jeune femme au bouquet. Après 1909. Détrempe sur toile.

PS. La Pluie sur la route. 1893. Huile sur toile.

 

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19 octobre 2025

Août 2025 (1)

Pour commencer, quelques vues littorales entre la pointe de Trévignon (Trégunc) et la côte de Névez, lieux très habituels dans lesquels nous passons systématiquement.

Une partie des Glénan.

 

 

11 octobre 2025

Juillet 2025 (5 et fin)

Comme nous étions sur la bonne commune (Treigny, Yonne), nous nous rendons à l’entreé du château de Ratilly. Fromfrom n’était plus en état de le visiter. Il s’agit aussi d’un château de type philippien à l’origine, du XIIIe s.

 

Puis, nous passons par Clamecy (Nièvre) sur l’Yonne. Jusqu’au début du XXe s., la commune était la plaque tournante pour le flottage du bois issu du Morvan, afin de ravitailler Paris, même si cette activité avait commencé à décliner un siècle plus tôt. Mais nous nous sommes arrêtés pour l’aller voir l’ancienne collégiale Saint-Martin, gothique des XIII-XVIe s. Nous nous y étions déjà arrêtés sur la route de Saint-Fargeau en 2007 ici (nous n’avions peu entrer). Et on retrouvera dans les archives karagariennes une publication dédiée à cet édifice puisqu’il l’avait mis au menu de l’un de ses parcours vacanciers ici.

J’aime bien cet édifice, Fromfrom n’a pas tellement aimé la forme de chevet plat avec déambulatoire et surtout ce chœur avec la voûte du jubé qui casse la vue ou selon, les points de vue, l’agrémente. Bien sûr, je ne me souvenais plus des photos et descriptions karagariennes, alors c’était quand même demeuré une surprise.

 

Puis nous sommes rentrés par les petites routes morvandelles via Château-Chinon.

5 octobre 2025

Juillet 2025 (4)

Le château de Guédelon (Treigny, Yonne) correspond à un chantier de construction d’un château philippien (modèle faisant référence au modèle sous forme de quadrilatère en vogue à l’époque de Philippe Auguste au XIIe s.), ici censé être du XIVe s. J’avais appris l’existence de ce projet vers le milieu des années 1990 à l’occasion d’une visite du château de Saint-Fargeau puisque c’est le propriétaire de ce dernier qui en a été l’initiateur. Durant de longues années, visiter un château en début de construction ne m’aurait rien dit du tout. Puis, l’affaire a pris de l’ampleur, le principe s’est aiguisé et mes parents y sont allés à deux occasions (la seconde fois il y a une douzaine d’années). De mon côté, cela a suscité de plus en plus mon intérêt via divers reportages dont certains réalisés en plusieurs épisodes et assez passionnants sur tous les corps de métier, sur tous les sujets : l’architecture bien entendu, les pierres et leur taille, la charpente, les fenêtres et la matière des « vitres »… et bien sûr les questions d’histoire, les comparaisons avec des édifices analogues… Et puis on a tardé, soit parce qu’il faisait trop chaud, soit qu’on n’avait pas le temps ou tout simplement parce que nous n’en avions pas le courage. En effet, je sais qu’il peut y avoir foule et le site peut être assez étouffant. Mais cette année a été la bonne et nous y sommes allés en semaine un jour où il ne pleuvait pas mais pas trop chaud. Nous sommes arrivés peu après l’ouverture et nous avons profité de beaucoup de « stands » chantiers entre la taille de pierres, la charpenterie, la fabrication de corde, la teinturerie, la vannerie, la forge, la fabrication de tavaillons… C’est intéressant, voire très intéressant, l’animation étant réalisée par les ouvriers-artisans eux-mêmes, en tenue médiévale, sans sacrifier la sécurité du XXIe s. La grue médiévale à roue en bois est le seul modèle au monde homologué par l’APAVE, moyennant les contraintes draconiennes. Bref, un très bon moment.

La masse utilisée, mon père a la même (une masse de forge qu’on ne trouve pas n'importe où). 

 

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