Le samedi, le lendemain de ma vaccination, nous avions rendez-vous près de Lille en début d’après-midi avec un vigneron bourguignon dont je connais le domaine depuis une trentaine d’années, plus exactement avec son beau-fils associé. En effet, il était venu livrer dans le nord de la France, spécialement à destination de Belges qui avaient passé une très grosse commande, et comme il restait un peu de place, j’ai pris quelques bouteilles pour le boulot, pour une collègue ainsi que pour refaire le niveau à la maison (ce n’est pourtant pas l’étiage, mais…). La commande récupérée et alors que je me sentais suffisamment bien (pas fiévreux, pas courbaturé), je décide d’aller visiter le LaM : Lille Métropole – musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut à Villeneuve-d’Ascq.



Ce musée est bien connu dans l’agglomération lilloise, mais je suis en général assez craintif lorsqu’il s’agit d’art moderne/contemporain. Je me souviens de la dernière visite avec Fromfrom du musée d’art moderne de Saint-Étienne que je n’avais pas du tout aimé (la fois précédente, c’était avec le lycée et ça passait). Et là, il y avait :
- la collection permanente, issue originellement et principalement de généreux donateurs Roger Dutilleul et son neveu Jean Masurel, riches (mais pas richissimes) amateurs d’art qui avaient surtout acheté des tableaux à une époque où des peintres devenus très célèbres étaient encore peu connus et cotés : Pablo Picasso, Fernand Léger, Joan Miró, Amedeo Modigliani, Georges Braque, André Derain…
- l’exposition temporaire consacrée à Giorgio Griffa, peintre italien né à Turin en 1936 : Fromfrom et moi n’avons pas du tout aimé. Et en plus, prendre autant de place et de pièces pour des choses que nous avons trouvé sans aucun intérêt voire carrément moche, on trouve ça déplaisant ;
- l’exposition Paul Klee (Münchenbuchsee [Suisse], 1879 – Locarno [Suisse], 1940), elle faisait (fait encore) l’objet d’une communication plus poussée. Je connaissais l’artiste, mais plus de nom qu’autre chose, contrairement à Fromfrom. Cet Allemand a été une des figures tutélaires de l’école Bauhaus à Weimar de 1920 à 1933, année à laquelle il fut chassé, comme bien d’autres, par les nazis. Je dois dire que ce n’est pas forcément mon peintre préféré durant cette période, mais c’est quand même sympa. Je n’aime pas tout, mais je trouve ça assez plaisant.
J’ai donc réalisé quelques prises de vue, mais par la suite, les gros plans ne concernent que des œuvres dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.
Dans la première salle de la collection permanente.

Amedeo Modigliani (Livourne [Italie], 1884 – Paris, 1920). Maternité. 1919. Huile sur toile.

Entre le tableau précédent et la sculpture du Peuple Baga, Afrique, côte de la Guinée. Masque Nimba. Bois. Non daté.

Amedeo Modigliani (Livourne [Italie], 1884 – Paris, 1920). Nu assis à la chemise. 1917. Huile sur toile.

Amedeo Modigliani (Livourne [Italie], 1884 – Paris, 1920). Petit garçon roux. 1919. Huile sur toile.

Peuple Kota (Gabon). Gardien reliquaire. Bois, laiton, fer. Non daté (fin XIXe – début XXe s. ?).

A côté de Barry Flanagan (Prestatyn [Royaume-Uni], 1941 – Ibiza [Espagne], 2009). The Boxing Ones (Les Boxeurs). 1985. Bronze.

Dans les salles consacrées à Giorgio Griffa.

