J’ai appris cette semaine le décès à Mayotte d’un ancien directeur scientifique de mon établissement, parti un peu plus d’un an avant que je n’y arrive. Il avait été en poste ensuite à La Réunion et dans le Massif central avant de travailler en indépendant depuis 2014 principalement dans l’océan Indien. Autant il fut un très grand scientifique (bo*tan*iste, p*hy*to*sociologue de terrain et théoricien) doué de qualité hors normes, autant il s’est avéré un piètre gestionnaire de dossiers et de ressources humaines notamment chez nous et comme directeur général de l’établissement altiligérien. Il a fallu des années dans les deux établissements pour rétablir la situation, avec beaucoup de victimes collatérales. Et évidemment, les hommages taisent cet aspect. Il n’en demeure pas moins qu’il reste cruel de disparaître ainsi à 68 ans (choc septique) alors qu’il participait la veille à une réunion officielle et après une chute quelques jours plus tôt. Seulement, il maltraitait son corps (grave problème cardiovasculaire il y a une dizaine d’années), travaillait trop avec des journées interminables et des séances de nuit. Il laisse néanmoins un grand vide scientifique, surtout dans les îles françaises de l’océan Indien.
Dimanche dernier, c’était bugnes pour le millésime 2024 dont ont profité les collègues (ils réclament).
