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Cornus rex-populi
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29 mars 2008

Future maison ?

Ce soir, je suis célibataire. S. a une assemblée générale à Paris sur deux jours et moi j’en avais une cette après-midi et tant que trésorier en titre, il m’était difficile de ne pas m’y rendre. La séance a été intéressante, mais en quittant le lieu de réunion, je me suis senti terriblement seul. J’ai fait les provisions au supermarché sans motivation et en rentrant, j’ai retrouvé une maison vide. Un week-end de séparation, cela n’était jamais arrivé depuis le début de notre vie commune. Je n’ai pas le droit de me plaindre, mais je dois dire que l’ancien vieil ours solitaire a quelque peu changé. S. lui manque.

Pour ne pas me laisser abattre, je me permets de montrer une vue de ce qui a été évoqué ici. Ce futur logis (même s’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs car le moment où nous aurons les clés est encore loin) nous a enthousiasmé. Cette maison de ville mitoyenne paraît étroite, mais la partie visible ne doit pas faire illusion : c’est beaucoup plus grand que notre nid actuel. C’est millésimé des années 1930, mais il y a eu des « mises à jour » depuis. On aime ou on n’aime pas, mais nous, ça ne nous déplaît pas du tout. Je ne reviens pas sur ce qu’à dit ma chère et tendre, mais cela fait quand même un drôle d’effet de s’engager sur un tel projet. Je suis encore fatigué de n’avoir pas bien dormi ces dernières nuits. La machine a été difficile à mettre en route : la lecture des catalogues, petites annonces et sites internet avaient tendance à me déprimer devant la grande pauvreté de l’offre correspondant à notre budget et à notre besoin. Mardi, le parcours du combattant que je me suis infligé entre agences immobilières et cabinets de notaires m’avait un peu refroidi jusqu’à ce qu’on tombe sur une personne (la dame de l’agence) avec laquelle le courant est très bien passé, qui a capté notre état d’esprit et a su nous prendre de la bonne façon. Il faut que je vous dise que j’appréhendais cet exercice. Je me voyais engager un combat de marchand de tapis et être confronté à des agents immobiliers arrogants et curieux (il y en avait dans ceux que nous avons rencontrés – mis à part ceux qu’on avait plus que l’impression d’emmerder). Je ne voyais pas d’un très bon œil non plus que la plupart des agences nous proposent des habitations dans des endroits qui ne me plaisent pas (parce que c’était moins cher). Alors, il ne faut pas croire que l’on va faire une affaire exceptionnelle (tout le monde dit ça pour se rassurer), mais je crois que nous sommes tombés au bon moment au bon endroit. La dame de l’agence n’allait certainement pas dire que nous ne faisions pas une bonne affaire, mais elle a été elle-même surprise que cela se goupille aussi vite et dans la bonne entente générale. Je suis très heureux de l’enthousiasme de S. et je dois dire qu’il y a de quoi.

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28 mai 2006

Quelques croisées de transepts bourguignonnes

Comme cela avait été promis (et attendu par certains), voici quelques nouvelles croisées de transepts d’églises romanes bourguignonnes.

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A seigneur, tout honneur : voici Cluny (Saône-et-Loire) : Abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul dite Cluny III. Il ne s'agit pas de la croisée de transept, puisque l’église a été presque entièrement détruite pendant la Révolution, mais du croisillon du grand transept sud.

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Basilique Notre-Dame de Beaune (Côte d'Or) : style clunysien

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Basilique du Sacré-Coeur de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) : encore du style clunysien

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Cathédrale Saint-Lazare d'Autun (Saône-et-Loire) : encore et toujours du style clunysien, évidemment

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Basilique Sainte-Madeleine de Vézelay (Yonne) : non, cette croisée de transept n'est pas clunysienne, ni même romane, mais bien gothique, même si l'essentiel de l'édifice reste roman.

20 juin 2006

Pointe de la Jument

Eh oui, encore une Pointe. Celle de la Jument, cette fois : sur la commune de Trégunc, au sud-est de Concarneau. J'y suis allé seul. On m'avait dit qu'il y aurait des dunes dans ce coin là. Mais je n'en ai pas trouvé à proprement parler. Voici ce que j'ai vu à la place.

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Armeria maritima Willd. subsp. maritima (Armérie maritime) au sein d'une végétation graminéenne pelousaire.

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Crithmum maritimum L. (Criste marine, Perce-pierre)

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Glaucium flavum Crantz (Glaucière jaune, Pavot cornu)

25 juillet 2006

Alesia

Alesia, lieu symbolique de la capitulation des forces des tribus gauloises coalisées contre César. Et la chute de leur chef, Vercingétorix. Image d'Epinal, pour ne pas dire grossière erreur (voire tromperie) que la phrase "nos ancêtres les Gaulois", idée encore bien répandue aujourd'hui. Le terme employé ci-dessus de "forces coalisées" serait d'ailleurs à nuancer. Ce n'était pas toujours si clair. Même les Eduens, étaient divisés en plusieurs camps, avec des modérés plutôt pro-romains et d'autres chefs qui jouaient plus leur "carte" personnelle. La statue de la photo ci-dessous a été érigée sous Napoléon III à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or). Cette période du Second Empire marque d'ailleurs à peu près le début de cette pseudo-galvanisation gauloise que la 3ème République amplifiera ensuite, avec des arrière pensées nationalistes, entre autres. En compagnie de ma chère et tendre S., nous n'avons pas eu le temps d'aller voir le musée. Au fait, d'après mes sources, il ne fait apparemment plus guère de doute qu'Alesia se trouvait à cet endroit. Avez-vous entendu parler d'autres hypothèses de localisations crédibles ?

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24 septembre 2006

Journée ligérienne

Trois jours après notre mariage, nous étions en Bourgogne pour terminer la semaine de vacances. En ce mois d'août, je ne peux pas vous dire que nous transpirions de chaleur, tant et si bien que j'étais un peu frustré parce que je voyais l'été qui me filait entre les doigts. Par ailleurs, si certains ont des amantes de pierre, personnellement, j'en ai une faite de sable avec un peu d'eau qui coule au milieu. Voilà, ELLE me manquait. Alors, subitement, je proposais d'aller LA voir de façon inédite, en oubliant (un peu) mon oeil naturaliste et liégériohile. Le matin du 26 août, donc, je décidais de l'attaquer par la rive droite (il faut dire que vu de là où on était, on n'avait pas le choix). Accès direct en Loire bourguignonne, peu avant la confluence mythique : Nevers. Évidemment, quand on est seul, que l'on ne fait que passer, qu'on n'a pas le temps, parce qu'il faut bien bosser, on ne pense pas, on n'a pas le goût, pas l'envie suffisante d'aller voir, ne serait-ce qu'un instant la cathédrale de Nevers. Et pourtant, depuis le pont qui enjambe le fleuve, combien de dizaines (centaines ?) de fois je me suis dit, en la voyant : « il faudra bien que j'aille la voir un de ses quatre ». Et puis un jour arrive où l'on ne passe plus. Alors, l'occasion était trop belle d'emmener S. voir Nevers et un petit bout de MA Loire. Après la cathédrale, le repas, le palais ducal, direction le Bec d’Allier, un haut lieu bien connu et surtout le théâtre de certaines de mes pérégrinations scientifiques. Puis, après avoir franchi la Loire grossie de l’Allier, nous remontons le cours (nous sommes alors dans le département du Cher, donc en région Centre. Peu avant le Bec d’Allier, une curiosité pour certains, le pont canal du Guétin où nous surprenons une coche de plaisance pas très couleur locale, pas très dans la mode des bateaux traditionnels en bois ligériens (futreaux, toues, gabarres et autres chalands). Puis, nous nous « perdîmes » entre Loire et Allier avant de regagner les terres morvandelles par l’île de Decize. Et en me disant que S. n'a pas fini de souper de la Loire, car je suis loin d'être rassasié.

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Palais

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11 février 2007

Visite partielle de Dijon

En juillet 2006, décision fut prise de se rendre à Dijon. Objectif : visite du palais des ducs et de quelques églises.

Arrivés par la Place de la Liberté, la visite commença par l'ancienne demeure des grands ducs de Bourgogne. Le palais abrite un très remarquable musée des beaux arts, dont la visite est désormais gratuite (il faut rendre hommage à cette initiative). La chaleur était accablante, alors un des étages avait été fermé à la visite. Peu importe, nous y retrournerons.

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Puis, ce fut le tour de l'église Saint-Michel :

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L'église Notre-Dame :

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L'église Saint-Jean (transformée en théâtre) :

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L'église Saint-Philibert :

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Et la cathédrale Saint-Bénigne :

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11 octobre 2006

PARIS

L’affaire avait été lancée par S. qui devait se rendre à un CA d’une fédération d’associations (la même qui m’avait emmenée à Reims au mois de mars dernier). Évidemment, comme la réunion de S. avait un aspect « familial » (ou plutôt un club de bons vivants) j’aurais pu y aller, et on ne m’aurait pas refusé l’entrée de la salle à manger, bien au contraire. Mais voilà, je ne suis pas membre du club, et ce ne sont pas mes oignons, même si je savais les hôtes du jour particulièrement intéressants et sympathiques.

Donc, il était décidé que j’irais me balader pendant que Madame « réunionerai ». Je ne savais pas où. S. me suggéra le Louvres que je ne connais pas encore (est-ce honteux ?), mais je pensais, à juste titre, que ça ferait un peu court. Alors, compte tenu du temps imparti, je me suis rabattu sur la cathédrale Notre-Dame. Banal ? Convenu ? Je veux bien. Cette cathédrale, je l’ai vue 2-3 fois en passant, mais uniquement en passant, ou de loin, très loin. On l’a trop vue en images, on en a trop parlé. Pas excitant me direz-vous ? Eh bien, j’ai voulu aller vérifier moi-même. Le verdict général est mitigé. Sur le plan strictement architectural (du moins ce que j’en ressens à titre personnel), j’ai été relativement séduit, même si j’ai peut-être connu mieux ailleurs. Ce qui est plus embêtant et qui gâche tout, c’est la foule immense qui vient la voir et la photographier. Du coup, j’ai eu quelques scrupules à faire comme tout le monde. Cela m’a donné le vertige. En l’espace de quelques heures, combien de milliers de photos ont été prises ? Combien sont meilleures que les miennes ? Dans quelle mesure les miennes sont-elles banales et sans âme que les autres ? C’était la première fois que j’éprouvais une telle sensation de dérisoire en prenant des photos.

Avant d’aller la voir à l’intérieur, je décidais d’en faire le tour, d’aller flâner un peu sur les quais de la Seine, découvrir les bouquinistes et d’aller manger un morceau en solitaire. En début d’après-midi, je revins sur le parvis pour faire la queue pour rentrer. Pas une queue, un tapis roulant incessant de visiteurs, avec sens de circulation imposé, sens interdits et giratoires obligatoires. Bref, une horreur. Évidemment, on ne peut pas véritablement en vouloir à personne. Sans cette canalisation, cela deviendrait critique pour tout le monde vis-à-vis de la sécurité des personnes et des œuvres. Mais voilà, c’était la première fois où on me prenait autant pour un gamin dans une église, et pourtant, certains font déjà fort ailleurs. Et puis, les marchands du temple y ont élu domicile. Crypte, tours, trésor : tout est payant, et de façon ostentatoire ! Et donc, je n’y suis pas allé.

J’ai attendu que le soleil illumine la façade pour reprendre une photo, puis je suis parti vers la gare de Lyon prendre un train qui devait m’emmener, en compagnie de S., dans des terres plus civilisées.

Ombre

Soleil

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2 octobre 2006

MENHIR DE SAINT-MICAUD

Pour apporter une première réponse à Ar valafenn au sujet d'un menhir gravé, voici quelques éléments.

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Menhir de Saint-Micaud (Saône-et-Loire).

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Sources :

LAG*ROST L. & BU*VOT P., 1998 - Men*hirs de Bourgogne. La Phy*siophile, 160 p.

GA*ND G., Cornus rex-populi & LAG*ROST L., 2004 - Observations naturalistes dans le nord-est du Charolais. Bull. soc. hist. nat. Au*tun, 90 : 13-36.

14 novembre 2006

Dunkerque

Je ne connais pas grand chose de Dunkerque. Je ne suis pas du tout touché par cette ville. Certains l'aiment cependant... Je ne retiens pour l'instant que la cathédrale néo-gothique et son clocher antérieur, séparé, la mairie et son "incontournable" beffroi et le port près de l'Université où mouillait, il y a quelque temps, si mes souvenirs sont exacts, un voilier blanc nommé Princesse Anne (pas de photo).

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26 octobre 2006

Avis de vacances (2)

Demain, dès l'aube, nous partirons...

Enfin, pas tout à fait dès l'aube, mais quand même. Nous partons en vacances pour une dizaine de jours.

Pour aller dans la région où il y a ça :

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Et une autre contrée où il y a ça :

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Bonnes vacances pour ceux qui en prennent. Bon courage aux autres ! Et à très bientôt.

11 octobre 2006

REIMS

S. m’avait proposé de l’accompagner à Reims dans le cadre d’un « colloque » annuel. J’avais bien entendu accepté de la rejoindre le dernier week-end de mars. Au moment de cette décision, j’étais très enthousiaste, car il y avait un certain nombre de réjouissances au programme, cela me permettrait de revoir enfin la cathédrale et surtout c’était pour moi une occasion essentielle de passer du temps avec ma compagne. Mais à cette époque, j’étais tout « fiévreux » parce que j’étais en train de terminer une très grosse étude et j’avais un mal fou à décrocher du travail (il me faudrait attendre une semaine encore pour que ma « fièvre » retombe, une fois les 7,5 kg de l’étude rendus). J’étais néanmoins très heureux de revoir ma S. Je suis arrivé sur place le premier en voiture. Je pris donc possession de la chambre… Et là, quelle ne fut pas ma surprise de constater que non seulement il y avait deux lits, mais qui plus est, de 70 cm de largeur chacun. Je croyais que cela était réservé aux militaires du rang. Eh oui, j’avais oublié que nous étions hébergés dans une institution religieuse. Eh oui, moi l’athée endurci ! Remarquez que je n’en suis pas à une contradiction apparente près, car si je n’ai pas de religion, je n’en apprécie pas moins les religieux qui le méritent, comme pour n’importe quelle « corporation ». Les repas furent corrects, sauf le vin rouge, un pseudo-Bordeaux et surtout certains convives d’une table un midi, montrant un visage de vieille droite réactionnaire catholique française. Ce visage nauséabond mais encore très répandu, intolérant et xénophobe, bref tout le contraire du message que j’avais cru comprendre venir du Christ. Heureusement, cette mauvaise impression sera masquée par d’autres personnes charmantes (dont trois viendront à notre mariage). A un détail près. Nous devions assister à un concert d’orgues nocturne à la cathédrale. Alors que le public tardait quelque peu à rentrer dans l’édifice (non éclairé), je fus consterné par les aboiements d’un type qui se comportait ni plus ni moins comme un petit adjudant en engueulant les gens. Compte tenu de l’obscurité, je ne sus jamais qui était ce Commandant des « Mardes souèches ». Le public devait avoir reçu l’ordre de s’asseoir à un endroit précis, mais considérant que j’étais trop éloigné de l’orgue, je bravai alors l’interdit et je me rendis, seul, à distance raisonnable de la source de musique. Ce n’est que lorsque la musique se tut, que l’on autorisa les gens à déambuler librement dans la cathédrale illuminée. Le lendemain, nous nous rendîmes à la basilique Saint-Remi, puis dans les caves Taitinger : un luxe que je n’ai jamais encore observé en Bourgogne. Le Champagne était bon, mais tout cela n’est pas très raisonnable compte tenu du prix, d’autant que je ne suis pas un amateur très éclairé des vins effervescents. S. et moi nous sommes quittés en fin d’après-midi, regagnant, dans la tristesse nos domiciles respectifs. Nous ne nous verrions pas pendant plus d’un mois, autrement dit une éternité. Enfin, ceci est maintenant, heureusement, une histoire ancienne !

Dans une note précédente, j'avais déjà montré la cathédrale Notre-Dame de Reims (http://cornusrexpopuli.canalblog.com/archives/2006/06/25/2166940.html#comments).

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Et maintenant, la basilique Saint-Remi !

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Les caves du Champagne Taitinger, installées dans d'anciennes carrières de craie souterraines.

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31 octobre 2024

Semaine bretonne du 15 août 2024 (2)

Un autre jour, nous allons jusqu’à Bénodet où je n’étais jamais allé. Une journée de belle chaleur. A noter, la présence, à distance, d’un voilier à trois mâts russe, une réplique d’une frégate du XVIII° s. (voir ici).

 

Quelques jours plus tard, rendez-vous dans le cap. Nous réussissons à capter tous les protagonistes pour une réunion estivale des personnages Yann-Marc’hkar, Volaskell, Torzh (eh oui !), la marquise de Fromulus et le comte Pornus ! Une belle tranche de rigolade par un bel après-midi et une belle soirée dans un restaurant-moulin à marée à Pont-Croix !

28 octobre 2024

Semaine bretonne du 15 août 2024 (1)

Lors de notre séjour breton aoutien, j’avais oublié mon appareil photo reflex à la maison. Je ne disposais que de mon smartphone, qui sans être spécialement bas de gamme, ne brille pas par sa qualité photographique. Il ne produit que des fichiers JPEG et pas de fichiers bruts (RAW), ce que ne permet pas de les « développer » grâce à un logiciel et de mieux l’exploiter. J’ai quand même pu faire quelques photos, mais je n’y ai pas retrouvé le plaisir habituel.

Le voyage aller, le samedi précédent la semaine du 15 août, a tenu ses promesses en termes de ralentissements, même si cela fut moins pénible qu’à la même période de 2023. Encore beaucoup de monde cette année en Bretagne !

Premier arrêt à la chapelle Notre-Dame de Kerdévot à Ergué-Gabéric, édifice s’essence gothique des XV-XVIII° siècles. Deux précédentes visites en 2009 ici et 2020 ici. Cette fois, un guide étudiant employé durant l’été par la commune. Sans que je ne demande quoi que ce soit, il m’a ouvert pour que je puisse accéder à la tribune (dernière photo). Très sympa de sa part.

 

18 juin 2013

Brèves cornusiennes (6)

En fin de matinée, un stagiaire (stage de découverte de classe de seconde) au boulot pour quelques jours, débarque dans mon bureau pour me demander où il y a des « feuilles » de papier (format spécial) pour l’herbier car il avait fini le stock à sa disposition. En fait, c’est mon collègue qui l’avait accueilli ce matin et après lui avoir présenté l’« entreprise », l’avait installé, pour le reste de la journée, dans la salle de l’herbier pour « monter » des planches dudit herbier. Comme mon collègue a disparu je ne sais où, j’essaye de le dépanner, malheureusement en vain. Alors je le fais s’installer à un bureau en attendant la pause de midi et j’en profite pour tenter de lui parler. C’est un grand pendu qui m’a l’air très timide. Il voit quelques numéros d’une revue botanique qu’il veut étudier pour son rapport de stage. Je lui dis que ce n’est pas très « lisible » pour lui, sauf éventuellement l’introduction de l’un des ouvrages. Comme je ne vois pas très bien le rapport entre cette revue et son stage, je lui demande quel est l’objectif de son rapport stage. Suit un énorme blanc. Je me demande intérieurement s’il a bien compris le sens de ma question. Comme rien ne vient (je vous assure que dans ces cas là, les secondes passent très lentement), je précise ma demande : « que dois-tu faire figurer dans ton rapport ? ». De nouveau, un silence assourdissant, enfin brisé par un « je dois présenter l’entreprise d’accueil ». Ouf ! Et moi : « et quoi d’autre ? ». Un troisième blanc se terminant par un « je ne sais plus, j’ai laissé le papier à la maison ». Mon collègue me dira en début d’après-midi : « il n’est pas très dégourdi ». J’avais remarqué. Bon, il n’a que 16 ans et peut-être que si j’avais été à sa place au même âge, cela n’aurait pas été plus brillant.


Toujours au boulot, lors de notre dimanche « portes ouvertes » début juin, nous avons eu 1020 visiteurs : un record !


Dans les salades de tomates à la mozzarella, j’ai toujours trouvé le fromage en question d’une rare fadeur. Je n’ai jamais compris cette mode sournoise d’aller mettre un fromage insipide dans une salade de tomates, bien que cela de dénote pas trop lorsque les tomates n’ont aucun goût. Bref, cela reste incompréhensible, pour ne pas dire qu’il s’agit là d’un grave motif de guerre. Apparemment, il existe de la mozzarella bas de gamme au lait de vache et une bien plus chic au lait de bufflonne. Fromfrom et moi avons essayé une de ces dernières, certes pas achetée dans une fromagerie de luxe, mais au supermarché. Résultat des courses : c’est un peu moins insipide, mais de là à se lever la nuit pour manger ce machin là… Plume, t’as pas un reste de roquefort qui traîne que je me venge ?


Hier soir après 18 heures, 25 °C. Aujourd’hui à la même heure, 28 °C. Alors évidemment, les pivoines qui tardaient énormément à s’épanouir, ont explosé.

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24 mai 2013

Brèves cornusiennes (2)

J’ai encore eu un accident de voiture ce soir en rentrant du travail. On m’a « tout simplement » fait un refus de priorité gros comme une maison. Heureusement, je ne roulais pas très vite (sur une route limitée à 90 km/h) et comme j’ai freiné de façon extrêmement puissante, les dégâts sont somme toute limités, même s’ils sont significatifs (pare-chocs, aile, phares). Et surtout aucun blessé. Je me suis aperçu que le conducteur de l’autre voiture, qui soi disant était pressé d’aller voir sa femme qui vient d’accoucher, n’était pas très finaud si j’en juge par son comportement, ne sachant pas quel était le nom de son assurance, ni la façon de remplir le constat…


Hier réunion à Paris à la Société nationale d’ho*rti*culture de France. Je ne connaissais presque aucun des intervenants. J’y ai repéré un homme, la cinquantaine, très élégamment vêtu, avec un complet gris et un nœud papillon et une moustache comme on n’en voit jamais, sorte de synthèse bouclée entre Salvator Dali et Hercule Poirot.


 

Ce soir, dans un jardin du boulot, Iris albicans Lange (Iris blanchissant).

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31 décembre 2024

Saint-Denis (2 et fin)

Certaines choses sont peut-être évidentes, mais cela n’est pas une raison pour ne pas le dire : nous ne sommes pas allés voir l’édifice pour l’aspect nécropole des rois et c’est un des aspects que nous avons en grande partie négligé, même si c’est parfois intéressant. Je regrette juste pour ma part que l’accès au transept, au chœur et à la crypte ne soient pas libre.

 

Au premier plan : Clovis II (635-657), roi de Neustrie et de Bourgogne, de 639 à 657 ; au deuxième plan : Charles Martel (685-741), maire du palais d’Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne de 721 à 741. Les deux datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Au premier plan : Berthe dit au grand pied (726-783), reine des Francs, épouse de Pépin le Bref.  ; au deuxième plan : Pépin le Bref (714-768), maire du palais de 741 à 751, roi des Francs de 741 à 768. Les deux sont une commande de saint Louis et datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Tombeau de Louis XII (1462-1515), roi de France de 1498 à 1515 et Anne de Bretagne (1477-1514), reine de France, duchesse de Bretagne, épouse de Charles VIII en 1491 puis de Louis XII en 1499. Les éléments du tombeau ont été réalisés entre 1516 et 1431.

 

La crypte semble remonter au VIII° s., mais a été modifiée et agrandie ultérieurement.

Crypte archéologique.

Chapelle des Bourbons.

Le chœur accueille provisoirement une installation artistique « Crescendo » de l'artiste franco-américain Stephen Dean. Une grande échelle vitrée (matériau spécial décomposant la lumière différemment selon les angles) de quinze mètres de haut flotte dans le chœur. Les jeux de lumières transforment l'espace, donnant une atmosphère unique qui fait écho à l'architecture gothique du lieu et aux vitraux. L'échelle projette des couleurs sur les murs.

Déambulatoire.

 

Toute une série de vitraux anciens (XII-XII° siècles - abbé Suger) ou néo-anciens (XIX° s., Viollet-le-Duc) ou d'essence plus moderne (personnages du XIX° s. sur le dernier). Les rosaces nord et sud font 12 m de diamètre et ont, dit-on, servi de modèle à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les verrières, ont été refaites au XIX° s. et restaurées aux alentours de 2020.

 

Fenêtre de gauche, de bas en haut, panneaux 1 et 2. Suger, XII° s. ; panneaux suivants : création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente, 1849. Vitrail de l’Enfance du Christ. Fenêtre de droite, de bas en haut, panneaux 1 et 2 Suger, XII° s., panneaux 3 à 4, création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente. Vitrail de l’Arbre de Jessé.

 

Vitrail les Allégories de saint Paul dit vitrail « anagogique ». Détail sur la scène : Le moulin de saint Paul. Suger, Recréation à partir des textes de Suger (XII° s.) par Eugène Viollet-de-Duc et Alfred Gérente (XIX°s.).

Vitrail du XIII° s. issu de l'église de Saint-Germain-des-Prés, réaménage par l'architecte Jules Formigé en 1956. 1) Moine bénissant, 2) Personnage sous une arcade, 3) Dame portant une coiffure à touret, 4) Abbé nimbé.

 

22 novembre 2025

Fin d'été - début d'automne

La soupe dété de mon grand-père paternel, à ne surtout pas écraser ou mixer et avec un peu de crème !

Quelques photos de plantes prises dans les jardins et la nature.

 

Le Piment royal (ou Myrte des marais), Myrica gale, est un arbrisseau de la famille éponyme de Myricaceae produisant une forme de résine odorante. Plante des tourbières et landes acides humides. Plante d’Europe occidentale et boréale, d’Asie et Amérique boréales. En France, la plante est rare et pousse essentiellement à l’ouest du pays là où les biotopes lui sont favorables, surtout dans le Massif armoricain, les Landes, la région Centre, les Ardennes, le Cotentin, la basse vallée de la Seine normande. Elle est absente ailleurs ou a disparu.

 

En octobre avait lieu l’exposition annuelle de champignons quia avait lieu pour la première fois à B. L’association mycologique régionale réside depuis deux ans dans nos locaux. Ils sont très pros avec de superbes panneaux et des étiquettes toutes avec des codes QR qui renvoient sur des fiches détaillées sur leur site avec des explications et photos complémentaires. Il y avait seulement 200 espèces de champignons, soit deux fois moins qu’à l’accoutumée. Nous y avions quand même disposé un stand botanique.

 

9 novembre 2025

Août 2025 (4 et fin)

Après Châteauneuf-du-Faou, passage par la chapelle Notre-Dame-de-Ponthouard à Trégourez. Il s’agit d’un édifice du XV-début XVIe siècles, isolée dans la campagne, le long d’une petite route peu passante tout à fait charmante, mais hélas fermée. Dommage, car elle abrite de belles statues.

 

Le surlendemain (15 août), nous retrouvons avec bonheur Plume, Karagar et Vladimir sur le port de Douarnenez. Nous passons l’après-midi sur une terrasse à siroter quelques breuvages et à défaut de refaire le monde, nous discutons de tout et de rien dans la bonne humeur dans une chaleur douce idéale. En fin d’après-midi, Karagar et Vladimir veulent aller se baigner, ce qu’ils feront à quelques centaines de mètres de là. De mon côté, alors que je garde à l’œil les affaires des baigneurs, je repère un individu qui se déplace sur une planche qui sort de l’eau et file ensuite à des vitesses folles. Je prends pas mal de photos, mais mes réglages ne sont pas optimaux (je n’ai pas l’habitude). Au départ, je pensais qu’il s’agissait d’un engin qui fonctionnait avec la force du courant comme nous en avions vu un il y a trois ans au phare du petit Minou (la personne avait un mal fou à s’élancer depuis la plage). Mais là, il n’en était rien puisque cela démarrait à plat sur l’eau à distance de la plage et cela accélérait en se soulevant progressivement au-dessus des flots. Karagar et Vladimir revenus, ils m’ont dit qu’il s’agissait d’une planche dotée d’une hélice à moteur électrique. C’est moins poétique qu’une planche sans moteur, mais à choisir, je préfère cela aux épouvantables scooters des mers. Je vous mets le liens vers le site de la marque repérée sur la planche ici, non pas pour faire de la pub, mais pour se rendre compte.

Après cela, retour au port et il est finalement temps de dîner. Lorsqu’on nous invite très gentiment à quitter les lieux, on ne s’est pas rendu compte qu’il était déjà bien tard. Nous n’avions pas senti le temps passer.

Le lendemain, alors que nous nous rendons de nouveau chez la duchesse mère, nous décidons d’aller voir la chapelle Saint-Maurice du Moustoir de Rosporden, sur le chemin entre notre gîte et le palais ducal. Fromfrom, curieusement, ne la connaît que de nom. Elle est réputée gothique, des XV-XVI° s., mais là encore, elle était fermée et également dans un cadre campagnard agréable. Le clocher a été abattu par un orage en 1937.

 

A noter que nous avons occupé le même magnifique gîte qu’un an plus tôt. Un vrai plaisir et des propriétaires septuagénaires bien sympathiques, ayant vécu un temps près d’Arras.

8 novembre 2025

Août 2025 (3)

En attendant de pouvoir rentrer dans les salles du musée Sérusier (beaucoup de monde pour une capacité limitée et donc limitation des entrées toutes les demi-heures), nous allons rendre visite à la très proche église Saint-Julien (XVIIe s.) de Châteauneuf-du-Faou. L’édifice abrite des peintures murales de Paul Sérusier et quelques toiles en préfigurant d’autres non réalisées. Comme je n’avais pas pris mon trépied et qu’il y avait du monde (le personnel du musée envoyait les gens là-bas pour patienter), je n’ai pas pu prendre les photos souhaitées. A la place, j’ai pu prendre les photos des statues plus anciennes que les œuvres du peintre… et quand même une toile de Sérusier, en pensant à Calyste.

 

La Charité de saint Martin. Grès arkosique [orthographié par erreur arkosite dans l’église]. XVIe s.

 

Sainte Marguerite et le Dragon. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Notre-Dame de Trémaven. Bois polychrome. Fin du XVe s.

 

Saint Pierre. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Le supplice de sainte Apolline. Granite. XVIe s.

 

Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Sainte Barbe. Bois polychrome. XVIIe s.

 

Paul Sérusier (Paris, 1864 – Morlaix, 1927). L’Annonciation. Reproduction au quart, sur toile.

 

24 octobre 2025

Août 2025 (2)

Alors que nous écoutions la radio, nous avons appris qu’un musée consacré à Sérusier avait ouvert ses portes en juin 2025 à Châteauneuf-du-Faou (Finistère). Il est principalement consacré à Paul et Marguerite Sérusier, mais on y trouve d’autres œuvres qui ont inspiré Paul, mais surtout celles de ceux qui se sont inspirés de Paul qui sont bien plus nombreux. Je n’aime pas tout, mais globalement, j’aime beaucoup et j’ai un gros faible pour les œuvres de Madame. Précisons que Paul et Marguerite Sérusier ont vécu dans cette commune, assez longtemps, jusqu’à leur décès.

Voici quelques photos parmi mes oeuvres préférées et qui sont réussies. Pas facile parfois à réaliser car il y avait beaucoup de monde, malgré une limitation stricte des entrées.

Paul Sérusier [PS] (Paris, 1864 – Morlaix, 1927). La Vieille du Pouldu. Vers 1889-1893. Huile sur toile.

Armand Seguin (Paris, 1869 – Châteauneuf-du-Faou, 1903). Barque sur l’Aulne. 1902. Huile sur toile.

PS. Le prophète inspiré, dit aussi Autoportrait en costume de druide. 1906. Huile sur toile.

Marguerite Sérusier [MS] (Lons-le-Saunier, 1879 – Châteauneuf-du-Faou, 1950). Cerisier en fleurs. 1948. Huile sur toile.

MS. Le Pardon de Notre-Dame-des-Portes à Châteauneuf-du-Faou. 1933 Huile sur toile.

Ernest Guérin (Rennes, 1887 – Quiberon, 1952). Bretonnes dans la lande près de la chaumière aux environs de Saint-Trémeur. Sans date. Graphite et gouache sur papier vélin.

PS. Vers Châteauneuf-du-Faou, fougères dans un sous-bois. Sans date. Crayons de couleur sur papier vélin.

Une simple analyse naturaliste de cette œuvre montre que nous nous situons en réalité près d’un cours d’eau sous une forêt alluviale de bord de cours d’eau (ripisylve) et que la fougère ressemble fort à des pieds d’Osmonde royale, très semblable aux végétations que l’on observe encore actuellement le long des cours d’eau bretons du secteur.

PS. Les Licornes. 1913. Huile sur toile.

MS. Le Chemin jaune. Sans date Huile sur panneau.

PS. L’Archéométrie. Après 1910. Huile sur toile.

Maurice Denis (Granville, 1870 – Paris, 1943). Portrait de Paul Sérusier. 1918. Huile sur carton.

PS. Autoportrait à la barbe rutilante. 1908. Huile sur toile.

Ce tableau est le seul autoportrait connu de l’auteur. Il avait été réalisé pour « inaugurer » une exposition personnelle en 1909. L’artiste l’avait offert à son ami Maurice Denis pour le remercier de son aide à l’organisation de l’exposition.

PS. Le Roi Arthur. Sans date. Crayon noir et pastels aquarellés sur papier.

PS. La Vierge couronnée de Notre-Dame-des-Portes. 1912. Détrempe sur toile.

Toile réalisée pour une habitante de Châteauneuf-du-Faou pour orner la façade de sa maison à l’occasion d’une fête (pardon) au passage de la procession religieuse. D’un grand format, l’œuvre avait vocation à être vue de loin.

PS. La Foire à Châteauneuf-du-Faou. 1903. Huile sur toile.

MS. Bouquet de dahlias. Après 1909. Huile sur toile.

PS. Paysage vert dit aussi Paysage aux arbres noirs. 1906. Huile sur toile.

Personnellement, je ne suis pas fan de cette œuvre bien connue de l’auteur, mais il s’agit de la vue depuis sa maison / atelier à Châteauneuf-du-Faou peu de temps après son emménagement. A noter la silhouette imposante d’un Peuplier noir d’Italie. Je la mets pour faire écho à « La Vallée verte enneigée », peinte par Marguerite Sérusier 39 ans plus tard.

PS. La Vallée verte enneigée. 1945. Huile sur carton.

J’ai photographié et conservé le cadre car j’ai trouvé, à tort ou à raison, qu’il s’accordait bien avec la peinture.

PS. Nature morte aux pommes. 1939. Détrempe sur toile.

PS. Paysage au ruisseau dans la forêt. 1917. Huile sur carton toilé.

MS. Jeune femme au bouquet. Après 1909. Détrempe sur toile.

PS. La Pluie sur la route. 1893. Huile sur toile.

 

11 octobre 2025

Juillet 2025 (5 et fin)

Comme nous étions sur la bonne commune (Treigny, Yonne), nous nous rendons à l’entreé du château de Ratilly. Fromfrom n’était plus en état de le visiter. Il s’agit aussi d’un château de type philippien à l’origine, du XIIIe s.

 

Puis, nous passons par Clamecy (Nièvre) sur l’Yonne. Jusqu’au début du XXe s., la commune était la plaque tournante pour le flottage du bois issu du Morvan, afin de ravitailler Paris, même si cette activité avait commencé à décliner un siècle plus tôt. Mais nous nous sommes arrêtés pour l’aller voir l’ancienne collégiale Saint-Martin, gothique des XIII-XVIe s. Nous nous y étions déjà arrêtés sur la route de Saint-Fargeau en 2007 ici (nous n’avions peu entrer). Et on retrouvera dans les archives karagariennes une publication dédiée à cet édifice puisqu’il l’avait mis au menu de l’un de ses parcours vacanciers ici.

J’aime bien cet édifice, Fromfrom n’a pas tellement aimé la forme de chevet plat avec déambulatoire et surtout ce chœur avec la voûte du jubé qui casse la vue ou selon, les points de vue, l’agrémente. Bien sûr, je ne me souvenais plus des photos et descriptions karagariennes, alors c’était quand même demeuré une surprise.

 

Puis nous sommes rentrés par les petites routes morvandelles via Château-Chinon.

5 octobre 2025

Juillet 2025 (4)

Le château de Guédelon (Treigny, Yonne) correspond à un chantier de construction d’un château philippien (modèle faisant référence au modèle sous forme de quadrilatère en vogue à l’époque de Philippe Auguste au XIIe s.), ici censé être du XIVe s. J’avais appris l’existence de ce projet vers le milieu des années 1990 à l’occasion d’une visite du château de Saint-Fargeau puisque c’est le propriétaire de ce dernier qui en a été l’initiateur. Durant de longues années, visiter un château en début de construction ne m’aurait rien dit du tout. Puis, l’affaire a pris de l’ampleur, le principe s’est aiguisé et mes parents y sont allés à deux occasions (la seconde fois il y a une douzaine d’années). De mon côté, cela a suscité de plus en plus mon intérêt via divers reportages dont certains réalisés en plusieurs épisodes et assez passionnants sur tous les corps de métier, sur tous les sujets : l’architecture bien entendu, les pierres et leur taille, la charpente, les fenêtres et la matière des « vitres »… et bien sûr les questions d’histoire, les comparaisons avec des édifices analogues… Et puis on a tardé, soit parce qu’il faisait trop chaud, soit qu’on n’avait pas le temps ou tout simplement parce que nous n’en avions pas le courage. En effet, je sais qu’il peut y avoir foule et le site peut être assez étouffant. Mais cette année a été la bonne et nous y sommes allés en semaine un jour où il ne pleuvait pas mais pas trop chaud. Nous sommes arrivés peu après l’ouverture et nous avons profité de beaucoup de « stands » chantiers entre la taille de pierres, la charpenterie, la fabrication de corde, la teinturerie, la vannerie, la forge, la fabrication de tavaillons… C’est intéressant, voire très intéressant, l’animation étant réalisée par les ouvriers-artisans eux-mêmes, en tenue médiévale, sans sacrifier la sécurité du XXIe s. La grue médiévale à roue en bois est le seul modèle au monde homologué par l’APAVE, moyennant les contraintes draconiennes. Bref, un très bon moment.

La masse utilisée, mon père a la même (une masse de forge qu’on ne trouve pas n'importe où). 

 

28 septembre 2025

Juillet 2025 (3)

Un après-midi, nous partons nous ravitailler en vin blanc de nos adresse la plus habituelle du Mâconnais, avec la ferme intention d’en profiter pour (re)visiter une église ou deux sur le chemin.

Commençons pas une église inédite : Notre-Dame-de-Lys (XIIe s.) à Chissey-les-Mâcon (il ne s’agit pas là de l’église du bourg dédiée à Saint-Pierre et également romane). Les peintures du chœur et du cul-de-four en particulier, sont du XIIIe s. Les peintures dans la nef sont du XVIIe s. (dernière photo).

 

Et puis nouvel arrêt devant l’église de Chapaize que je ne présente plus (voir ici).

 

20 septembre 2025

Pensées en sursis

Voici une petite note documentaire (il y avait longtemps). Les photos ont été prises en jardin (conservatoire pour pour la plupart) entre 2005 et 2021, sauf celle de la planche d'herbier (ultra connue) prise début juin 2025 lors de ma visite à l'herbier national au Muséum national d'histoire naturel à Paris, début juin de cette année.

La Pensée (ou Violette) de Rouen (Viola hispida, de son ancien nom V. rothomagensis) est une petite plante herbacée vivace de la famille éponyme des Violaceae. Armée de puissantes racines, elle pousse sur des éboulis calcaires (craies) assez secs, pauvres en nutriments et à pH basique. Il s’agit d’une plante à caractère endémique, actuellement présente que dans de rares localités des coteaux crayeux de fortes pentes (falaises, pinacles) de la Seine en amont de Rouen (Seine-Maritime). Pour voir le milieu de vie de la plante, voir ici.

Historiquement, elle était plus abondante, dans les mêmes biotopes, le long de la Seine et de certains affluents comme la Marne à Château-Thierry ou encore du côté de Compiègne (Oise, Aisne ?) ou Beauvais (Thérain ?), probablement dans des biotopes similaires. La plante est aujourd’hui en danger critique d’extinction.

Comment en est-on arrivé là ? De mon point de vue, il faut remonter plusieurs siècles en arrière, ce qu’on oublie trop souvent de faire dans les documents spécialisés. Les premiers soucis pour les populations de cette espèce ont probablement été les premières actions importantes de stabilisation des rives de la Seine (routes terrestres, navigation). L’espèce a effet besoin de se développer sur des éboulis calcaires instables. Cette instabilité reste un handicap pour cette plante, notamment dans ses jeunes stades, mais l’est beaucoup moins que pour l’immense majorité des autres espèces végétales. Le fait que le milieu, pour diverses raisons, puisse se stabiliser, induit un petit avantage différentiel pour d’autres espèces plus compétitrices, qui à terme, l’éliminent. Par conséquent, des formes plus ou moins importantes d’instabilité, permettent le maintien de l’espèce à l’échelle des coteaux et falaises. Un des facteurs d’instabilité est le fait que le cours d’eau (la Seine ici) déstabilisait autrefois le coteaux crayeux dans les concavités de méandres notamment. Les constructions de chemins de halage, de routes, de protections de berges, ont été parmi les premières atteintes à l’espèce depuis les derniers 20 000 ans environ. Il faut bien sûr ajouter à cela les divers terrassements, les constructions de maisons et autres bâtiments, l’urbanisation, l’artificialisation du milieu qui n’a cessé de s’amplifier.

 

Le pastoralisme, qui s’était sans doute à peu près maintenu depuis le début de l’interglaciaire (environ 20 000 ans), a fini par s’éteindre au début du XXe s., du fait de l’exode rural et de la déprise agricole, accélérés par les conséquences de la Première Guerre mondiale. Or, le pastoralisme traditionnel par des moutons, permettait de garantir certaines conditions favorables à l’espèce : un peu de déstabilisation du substrat par le passage répété des animaux, lesquels consommant de fortes proportions de plantes à forte production de biomasse, en particulier des graminées sociales, parmi les espèces qui sont les plus en concurrence avec la Pensée de Rouen.

Outre l’érosion des pieds de berges, coteaux et falaises, l’autre facteur majeur de la déstabilisation des substrats pierreux crayeux est la gélifraction. Les alternances gel et dégel, notoirement sur les roches crayeuses des coteaux préférentiellement exposés au sud, provoquent des mouvements fréquents. Avec les changements climatiques à l’œuvre, surtout depuis la fin du XXe s., les gels se raréfient et sont moins puissants, ce qui permet un développement accru de plantes concurrentielles.

Parmi les mesures de gestion ou de restauration mises en œuvre surtout depuis 2001 sur certaines localités de l’espèce, on note des arrachages de graminées sociales, des déstabilisations ou des mises à nu du substrat ou encore la mise en place de pâturage ovin. On a aussi effectué pas mal de renforcements de populations de l’espèce voire des réintroductions. Malgré ces actions encore en cours, on peut noter une majorité de déceptions et quelques petites réussites. Il semblerait le « patient en soins intensifs », soit en train d’agoniser à petits feux. Je précise que plusieurs travaux de recherche académiques ont été menés depuis 2001 et sont encore en cours. Ils n’ont pas porté de fruits extraordinaires pour la conservation de cette espèce. Si des efforts importants sont maintenus en termes de gestion, l’agonie pourrait encore durer quelques années ou décennies, mais, il ne faut pas rêver, cela n’ira pas au-delà.

Cette espèce est une vicariante (même type de milieu de vie) de la Pensée de Cry (Viola cryana), une autre espèce endémique, bourguignonne cette fois, et probablement à aire de répartition encore plus restreinte. Elle poussait sur des falaises calcaires sur la commune de Cry (Yonne). Son extinction en 1930 est liée à l’extension d’une carrière, à la fermeture du milieu et… aux récoltes de botanistes collectionneurs !

 

24 août 2025

Juillet 2025 (1)

En juillet, nous étions principalement à A. La situation de santé de mon père nous a un peu plombé l’ambiance, mais on en a quand même profité un peu. Parmi les activités :

  • la peinture de fenêtres et volets a encore été une vraie galère et je n’ai même pas pu finir : ponçage, remasticage, peinture du bois de fenêtres à trois panneaux dont un fixe et de volets en ferraille qui se replient, le tout en hauteur. Je n’ai pas voulu utiliser d’échelle, alors je me suis tordu dans tous les sens en essayant de ne pas me défénestrer. Avec mon petit poids, j’ai aussi fait de la musculation, en particulier abdominale et bizarrement, je n’ai pas eu plus mal au dos que d’habitude ;
  • le débroussaillage autour des maisons et surtout autour de l’étang, comme tous les ans. J’ai eu une panne dont je n’ai pas compris immédiatement la raison : l’arbre faisant la liaison entre le moteur et la tête se démanchait. En définitive, rien de grave, mais on a vite fait de perdre une à deux heures ;
  • la corvée de coupe des bûches de bois de chauffage assez rapidement expédiée grâce au fils du voisin ;
  • les corvées du ramonage des conduits des deux cheminées et poêles (non faits depuis deux et trois ans) ;
  • la maison en rez-de-chaussée (cuisine, salle à manger, séjour, notre chambre, le tout dan un quasi même espace) est chauffée depuis les années 1990 par une cuisinière à bois, qui était d’occasion remise en état, mais qui est den mauvais état depuis des années (pansements du foyer en ciment réfractaire, grille de décendrage cassée tenant par l’opération du Saint-Esprit). Au détour d’une conversation, le voisin nous dit qu’il avait acheté d’occasion un poêle à bois pour sa mère, mais pour diverses raisons, il ne l’installera pas. Il nous le montre. Il est en bon état général hormis son panier-foyer de fonte qui demande un remplaçant. On se rend compte qu’on en trouve des neufs sur l’internet. Aussitôt dit, aussitôt commandé, aussitôt installé après quelques petits ajustements. Voilà donc un poêle quasi neuf pour un prix très raisonnable ;
  • une sortie sylvicole (note spécifique à venir).

Quelques photos de l’étang et de la cathédrale.

 

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