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Cornus rex-populi
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24 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (9 et fin)

En juillet 2006, j’avais fait découvrir (voir ici) à S. les Rochers de Carnaval sur le massif d’Uchon. Ce chaos granitique n’est pas sans rappeler celui de Huelgoat (voir ici), sauf qu’ici, le contexte géomorphologique est quelque peu différent (on se trouve au sommet d’une montagne à près de 700 m d’altitude).

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Mais nous n’avions pas eu le temps d’aller voir la fameuse Pierre que croule (voir ici) située un peu plus pas. Elle ne croule plus aujourd’hui, mais a priori, mon grand-père l’aurait vu encore crouler avant la Seconde Guerre Mondiale.

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En 2010, malgré ma force herculéenne, rien ne bouge.

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Puis Les griffes du diable.

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Notre séjour juilletiste se termina le lendemain, avec le retour dans nos terres septentrionales.

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10 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (6)

Le 23 juillet au matin, nous partons en direction de la réserve naturelle nationale de la Vallée de Chaudefour où nous attend notre guide. Au programme, une belle montée, une belle boucle en compagnie d’une quinzaine de personnes, presque toutes venues du nord de la France pour l’occasion. Nous partons sous le soleil. S. et moi nous étions interdits d’emporter cirés ou parapluies, considérant que nous en avions déjà bien assez avec appareil photo, flore, repas et boisson pour la journée. Le début de l’ascension en pente douce se passe à merveille.

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Puis, nous attaquons la montagne de front en sous-bois et il commence à pleuvoir. La montée comporte quelques passages difficiles (pierres fracturées et glissantes) et S. y a tordu son bâton de marche, mais ne s’est pas fait mal. A midi, pas encore arrivés au sommet, nous mangeons alors qu’un rayon de soleil sèche nos habits.

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Nous repartons vers le sommet. La pluie revint de plus belle et au sommet, le vent était assez violent. Au total, nous avons vu des tas d’espèces parmi lesquelles.

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Et bien sûr la Jasione crispa (Pourr.) Samp. Subsp. arvernensis Tutin (Jasione d’Auvergne), la fameuse et raissime endémique qui se développe exclusivement sur des escarpements de roche volcanique friable surplombant une falaise. Moins du quart de l’effectif a pris le risque d’y aller.

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Nous sommes dans les nuages. Pas moyen de voir le Puy de Sancy pourtant tout proche. Et curieusement on peut voir le Puy de Dôme pourtant à plusieurs dizaines de kilomètres de là.

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Au total, 500 mètres de dénivelé (un peu moins pour S. qui était resté à un carrefour sur la crête). La descente parut plus longue que la montée, mais était heureusement moins dangereuse. Une dizaine de kilomètres en tout et une belle performance pour S. qui ne fut pas sans la réjouir, nous réjouir.

6 mars 2010

Périple hivernal en Bretagne (7 et fin)

Comme le dit Karagar, il y a un sérieux risque d’overdose ou de surchauffe, mais c’est comme le chocolat fromfromien, quand on est sur sa lancée, il est parfois difficile de s’arrêter.

Ce n’était encore que le début de l’après-midi et nous approchions de la sortie de l’autoroute menant à Bayeux. Cela fait des siècles que je souhaite voir la fameuse tapisserie (dont j’ai justement appris qu’elle avait été attribuée à tort à la reine Mathilde). Nous devions rentrer à la maison et ne pas jouer encore les prolongations, mais malgré le froid, il faisait un assez beau soleil et la tentation était grande de succomber, ce que nous fîmes.

Après avoir avalé un sandwich à la hâte, nous étions là-bas dans la première partie de l’après-midi. Nous sommes donc allés voir la tapisserie qui date des années 1070. Depuis la première moitié des années 1980, elle conservée dans des locaux et des vitrines climatisés à lumière contrôlée, ce qui la préservera durablement. Mais on a peine à croire à son état exceptionnel de conservation lorsqu’on sait combien elle a été maltraitée au cours des âges.

La visite se fait avec un guide audio qui nous raconte (beaucoup trop vite) l’histoire de cette bande dessinée de 70 m de long. Nous avons donc refait deux fois le chemin en revenant au début après un premier passage. Nous avons même constaté que nous n’étions pas les seuls à procéder de cette manière. Outre la vitesse avec laquelle les commentaires défilaient (on pouvait certes les interrompre), un autre regret a été qu’aucune explication ne soit donnée sur les techniques de fabrication. Ces aspects étaient abordés ensuite dans le musée et dans un film, mais cela ne remplace le commentaire quand on a l’œuvre sous les yeux.

Evidemment, aucune photo. Même Lancelot aurait eu du mal à tenter un quelconque piratage.

En fin de compte, une très grande satisfaction d’avoir vu cette œuvre splendide. S., elle en était à sa seconde visite. La première fois, elle était très jeune, alors qu’elle ne se trouvait pas encore dans ces locaux.

Et puis comme il était encore temps, nous nous sommes rendus sur le premier lieu d’exposition de la tapisserie : la cathédrale Notre-Dame de Bayeux. Cette dernière, j’en avais fait le tour un matin à la hâte, un certain début mai 2007 (voir note ici). Je ne gardais pas un très bon souvenir de cette journée de 2007, mais nous allions l’effacer.

A l’intérieur, en dehors de la crypte bien entendu, on a bien l’impression d’être en présence de deux cathédrales en une, au moins dans les travées de la nef, avec des parties basses romanes massives mais très décorées, et une partie supérieure qui retrouve plus d’élan. Cela semble incongru, et pourtant, l’ensemble me plaît énormément, d’autant que la lumière y pénètre avec générosité. Le chœur, entièrement gothique adopte un parti inédit très plaisant.

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Après la visite, retour dans nos terres nordiques. Peu après Abbeville (tiens, il y a quelque chose à voir là-bas que nous avons failli aller visiter à plusieurs reprises), nous avons essuyé une tempête de neige très localisée, mais au pays du lièvre, il n’y avait que des restes de vieilles congères.

23 août 2009

Ergué-Gabéric

Le lendemain, on découvrait que je ne connaissais pas certains édifices de l’est quimpérois. Nous voilà partis pour Ergué-Gabéric. On veut négliger de nous montrer l’église paroissiale (Saint-Guinal), car elle est fermée en permanence. En la longeant, surprise, la porte est ouverte. Nous pensons immédiatement à Madame K qui nous avait conté les difficultés qu’elle avait eues pour venir la visiter. Nous apprendrons que l’édifice était ouvert durant toute la période estivale.

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Alors que S. commençait à s’adonner à d’érudites explications (alors qu’elle ne connaissait pas l’église avant ça), la jeune femme qui faisait office de guide, intriguée, s’approche. Bien que non spre*viste, elle vient faire allégeance devant S. la Science. Celle-ci lui indiqua d’abord que le Saint-Herbot était un faux et devait cacher un ancien Saint-Antoine.

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Ensuite, sur le vitrail S. réussit à résoudre un mystère qui intriguait la guide : un séraphin (à six ailes) portant un crucifix au centre du remplage (à peine visible ici, le gros plan ayant été raté faute de trépied) sur la scène montrant deux donateurs accompagnés de leur saint patron dont saint François d’Assise. Or grâce à la récente lecture d’un roman historique sur les Franciscains, S. a résolu l’énigme : le séraphin est apparu à saint François lorsqu’il a reçu les stigmates. La guide ne pouvait que se prosterner devant S. la Science et la remercier pour les trois siècles à venir.

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Nous poursuivons ensuite vers notre objectif initial, la chapelle Notre-Dame de Kerdévot. Inutile de dire que j’ai aimé, y compris, une fois n'est pas coutume, les dorures, le retable... Et ce calvaire aux couleurs changeantes, je ne vous raconte pas.

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A la sortie, un petit tour par le marché bio qui s’était installé devant la chapelle pour la fin d’après-midi. Le kilogramme de tomates bio 4 €, de qui se moque-t-on ? Nous achèterons une bouteille de chouchen fermier, non estampillée bio, mais qui fut un délice.

6 octobre 2008

Couleurs d'automne

Le week-end dernier, quelque célébration de l’automne nous a entraîné dans un voyage ferré éclair sur les terres éduennes. Cela a donc été l’occasion de constater que l’automne ne faisait que commencer, puisque les fleurs domestiques jouaient les prolongations.

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Dans les espaces moins civilisés, la chlorophylle abandonne les arbres petit à petit.

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Samedi soir, l’obscurité froide fige les roses, annonçant la gelée du lendemain matin.

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Avant le regagner les latitudes plus septentrionales, deux petites photos bocagères dont l’été aurait pu se satisfaire.

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2 mars 2008

Dimanche de voyage à domicile

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La préparation du couscous cornuso-fromfromien avait été initiée hier soir, parce qu’il paraît que c’est meilleur si c’est fait la veille (et je crois pourvoir vous dire que c’est vrai).

Ce dimanche, c’était la fête à H. Comme tous les premiers dimanches du mois, le musée était ouvert. Ce musée municipal qui accueille notamment quelques peintures flamandes intéressantes se situe dans l’ancien couvent des Augustins construit au début du XVIe siècle.

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Après la visite du musée, nous sommes allés voir une exposition-vente de peintures, sculptures et photos dont certaines étaient intéressantes. Attenantes au musée, nous y avons découvert une salles absolument splendide, avec un bel escalier d’entrée.

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Nous sommes ensuite allés sur la place où le folklore battait son plein.

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Les géants étaient aussi de sortie.

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7 avril 2008

Ypres avant la neige

Hier, nous avons fait une incursion à Ypres en Belgique pour montrer le centre de la ville à mes parents, notamment avec sa halle aux draps et son Beffroi que nous avions déjà montrés. Voici néanmoins des photos inédites.

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Au passage, nous avons fait la connaissance de curieuses et inquiétantes créatures qui nous ont fait les gros yeux.

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Nous avons ensuite regagné la Flandre intérieure française où la neige nous attendait. Rien de grave néanmoins, contrairement au voisin boulonnais (jusqu'à 40 cm de neige).

19 mai 2006

Coup de vent

Ce matin, j'ai pris mon bâton de pélerin pour aller prêcher la bonne parole à Ambleteuse (Pas-de-Calais). C'était la tempête. Après la conférence en début d'après-midi, et comme le vent ne s'était pas calmé, je suis allé photographié le "fameux" fort Mahon de Vauban. Dommage, ce n'était pas marée haute.

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9 avril 2006

Cathédrale Saint-Lazare d'Autun

Certains de nos amis lecteurs connaissent déjà ce texte, mais le voici de nouveau, mais cette fois avec les photos, qui refusaient obstinément de s'afficher auparavant.

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Figure 1 - Vue occidentale de la cathédrale

Qui n’a jamais entendu parler de la cathédrale d’Autun ? Tous les amateurs de sculpture connaissent les fabuleux chapiteaux et surtout le grand tympan signé par l’incomparable Gislebertus. Mais Saint-Lazare, ce n’est pas que ça ! Et surtout, comment la dissocier de la ville ? Une ville musée dit-on maintenant, un joyau dans son écrin qui n’a pas changé depuis des siècles, sous-entendu, une ville morte tournée uniquement vers son passé. Qu’en est-il exactement ?

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Figure 2 - Les remparts romains

Vaincue par César, les Gaules furent occupées par les Romains. Le peuple éduen, bien qu’ancien allié de Rome n’échappa pas à la règle. Pour couper l’herbe sous les pieds des éduens, peuple commerçant, et limiter strictement l’influence de leur capitale Bibracte au sommet du Mont Beuvray, l’empereur Auguste décida la création d’une nouvelle cité ex nihilo vers 15 av. J.-C. répondant désormais au nom d’Augustodunum, la ville d’Auguste. Cette ville devait constituer à la fois une vitrine, un exemple de la civilisation romaine et permettre de mieux contrôler sur place les éduens et autres Gaulois récalcitrants. Mais ne nous y trompons pas, l’amitié entre Romains et éduens persistait (continuant ainsi l’œuvre entreprise par le sage Diviciacos ?). Augustodunum fut donc ainsi qualifiée du titre envié de « sœur et émule de Rome ». Le qualificatif n’a rien d’exagéré. Actuellement, on ne se rend pas bien compte de l’importance qu’eut cette cité entre le Ier et le IIIe siècle. Cette ville fut un des fleurons incontestable de la vie culturelle et commerciale gallo-romaine. Outre des remparts toujours partiellement visibles, elle possédait le plus grand théâtre – encore existant – de Gaule (15 000 spectateurs), un amphithéâtre, un second théâtre extra muros d’importance, de nombreux temples et monuments. En replaçant la ville dans un contexte davantage contemporain, Augustodunum était une ville étudiante à l’image d’Oxford ou de Cambridge, dans laquelle les « bonnes » familles de Rome envoyaient leur progéniture.

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Figure 3 - Le théâtre romain

On associe parfois le dunum latin à l’existence d’une colline, mais cette interprétation est contestée par de nombreux spécialistes. Il n’en demeure pas moins que la ville est située très exactement au contact entre le bassin sédimentaire du Carbonifère (bassin d’Autun) et le versant nord du plateau d’Autully. Et si j’évoque la question, c’est avant tout pour constater que la cathédrale actuelle se trouve sur un point haut, comme sur une petite colline en bas de versant.

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Figure 4 - La cathédrale vue depuis le nord-est

La chute de l’empire romain d’Occident ne fut pas une bonne nouvelle pour la ville. Elle connut dès lors invasions sur invasions, saccages sur saccages et elle eut à chaque fois du mal à s’en remettre. La situation commença néanmoins sérieusement à s’éclaircir lors de l’émergence du duché de Bourgogne dès le Xe siècle. Le premier duc fut le comte d’Autun, Richard le Justicier.

L’église fut construite dans la première moitié du XIIe siècle en vue d’accueillir les reliques de Saint-Lazare qui étaient alors entreposées dans la cathédrale de l’époque : Saint-Nazaire. Peu après, les deux églises furent cathédrales à tour de rôle selon la saison. Saint-Nazaire fut abandonnée progressivement jusqu’à sa destruction définitive à la fin du XVIIIe siècle. La cathédrale Saint-Lazare est de style roman bourguignon suivant le modèle clunisien. La nef possède une voûte en berceau brisé. Les colonnes et les piliers sont assez originaux dans l’art roman : ils sont ornés de cannelures qui rappellent les nombreux monuments de l’Antiquité romaine (comme sur la Porte d’Arroux, un des nombreux vestiges encore visibles aujourd’hui).

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Figure 5 - La porte d'Arroux

Un siècle après sa construction, la voûte commençait à s’affaisser ; on construisit donc des arcs-boutants extérieurs. Au XVe siècle, le clocher s’effondra après avoir été frappé par la foudre. On le reconstruisit dans le style gothique (c’est celui que l’on connaît aujourd’hui). Pour la construction, on fit appel au mécénat, en particulier, aux finances généreuses, mais aussi bien pourvues du Cardinal Rolin, évêque de la ville et fils du célèbre Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne. La flèche mesure plus de 50 m de haut ; elle est entièrement creuse et sans aucune charpente.

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Figure 6 - Flèche de la cathédrale

A la fin du XVe et au début du XVIe siècle furent ajoutées les chapelles latérales. Au XIXe siècle, les restaurations furent entreprises par Viollet-le-Duc au cours desquelles on refit, entre autres, les clochetons visibles au-dessus de l’entrée principale : c’est l’église de Paray-le-Monial qui servit de modèle.

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Figure 7 - Tympan du Jugement dernier

Le grand tympan sculpté vers 1140 au-dessus de la porte principale représente le Jugement dernier et est l’œuvre signée de Gislebertus, fait rarissime à l’époque. Il s’agit de l’un des tympans les plus célèbres en France. En 1766, les chanoines le considérèrent comme d’art trop primitif et le firent plâtrer. Or comme la tête du Christ dépassait, on l’ôta et elle fut vendue. Pendant la Révolution, la cathédrale, en en particulier la flèche faillit être détruite à deux reprises car elle représentait un symbole prétendument insultant pour le peuple révolutionnaire. Le tympan fut sauvé par le plâtrage. C’est Viollet-le-Duc qui le remit à jour, mais il manquait la tête du Christ. Elle ne fut remise à sa place qu’en 1948 par le charismatique et talentueux chanoine Denis Grivot. Lors d’un repas avec lui, ce dernier me raconta de façon truculente, comment il avait soustrait la tête exposée au Musée Rolin, et le soir même, grimpa à l’échelle pour aller « essayer » la tête. Alors que satisfait de sa découverte et redescendant de l’échelle, il perdit l’équilibre… Il me dit qu’à cet instant, deux alternatives se présentèrent à lui : sauver sa tête ou sauver la tête de Dieu ! Le miracle ou la robustesse du chanoine voulut que les deux fussent sauvées. Le conservateur du Musée Rolin, qui ne manquait assurément pas d’humour, disposa alors à l’emplacement vacant de la tête sculptée une étiquette mentionnant : « tête du Christ : en dépôt à la cathédrale ».

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Figure 8 - Chapiteau « La fuite en Égypte »

Dans la salle capitulaire, on peut admirer les originaux des chapiteaux de colonnes sculptés probablement par Gislebertus. Parmi les plus beaux et les plus célèbres, citons la fuite en Égypte, le sommeil des mages, la mort de Caïn et la pendaison de Judas. Au Musée Rolin, on admirera la fameuse Ève d’Autun.

Signalons enfin le tableau d’Ingres, le Martyre de Saint-Symphorien à la Porte Saint-André et dans la quatrième chapelle, un vitrail conservé du XVIe siècle et les grandes orgues de 1876.

A l’extérieur, la Fontaine Saint-Lazare est la copie conforme de l’originale construite en 1543 qui s’était trop dégradée avec le temps.

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Figure 9 - La porte Saint-André

Cette présentation, bien que personnelle, reste assez descriptive et « technique ». J’oserais maintenant apporter quelques bribes de mon ressenti passé et actuel.

Saint-Lazare… Faux ! Ecrivez « Saint-Ladre », prononcez « Saint-Lade » ; fête le 1er septembre. Le Morvandiau est passé par là.

La cathédrale, on ne peut pas la louper. Autun est-il actuellement envisageable sans sa cathédrale qui trône dans la ville haute ? Autun est-il imaginable sans cette flèche, cet étendard dressé dans la verdure sur le front nord des monts de l’Autunois. Cette cathédrale, je crois bien que je l’ai « connue » pour la première fois avant l’âge d’un an (évidemment, je ne m’en souviens pas), et je l’ai revue des centaines, des milliers de fois depuis. Bref déjà une vieille connaissance. Difficile dans les toutes premières années de sa vie d’avoir des souvenirs précis et fiables. Néanmoins, il me semble que cette cathédrale a toujours représenté pour moi une émotion à la fois indicible et familière, intense et empreinte d’un certain détachement. En tout cas, un monument géant aux yeux de l’enfant que j’étais, un repère dans le paysage que l’on captait à plus de 10 km, depuis les versants sud du Morvan. Une flèche encore plus émouvante lorsque des années plus tard, je m’aperçus qu’elle présentait un visage unique en France. C’est presque avec un certain regret que je dus constater cet immense échafaudage en 2003-2004, installé pour restaurer cette fabuleuse flèche, mais le résultat est resplendissant, en accord avec les travaux précédents. On a retiré la grisaille de la pierre (les lichens, en plus de l’érosion de la pierre), maintenant en phase avec la couleur rougeâtre (c’est un daltonien qui parle) de la toiture entièrement et heureusement refaite quelques années auparavant. Tout a désormais été restauré à l’extérieur. Seul le chevet est en cours de finition. Bref, je crois qu’à quelques détails près, la cathédrale est encore plus magnifique qu’avant. Elle brille désormais de ses pleins feux au soleil couchant. Il y a quelques années, en allant chez un ami, j’avais découvert un magnifique site (un pré) pour l’admirer et la photographier. Hélas, lorsque j’y suis retourné l’an dernier pour mettre sa nouvelle allure dans la boite à image numérique, je devais constater avec fureur que l’on avait construit sur « mon » pré, un lotissement. Je devais alors me contenter d’une photo beaucoup plus bancale. Je me surprenais aussi à me demander si ces gens là avaient conscience de la chance exceptionnelle de la vue qu’ils avaient depuis leur fenêtre. Les Autunois sont tellement habitués à la cathédrale en général qu’ils ne la remarquent même plus. Un petit peu comme moi lorsque j’habitais Chinon, tous les matins en ouvrant mes volets, je disais bonjour au château juste en face, de l’autre côté de la Vienne. Mais peut-on comparer la ruine de Chinon à la cathédrale d’Autun ?

En parlant de Chinon, cela me fait penser au film « Jeanne d’Arc » de Luc Besson, et cela pour ne pas féliciter ce cinéaste. Personne ou presque ne l’a remarqué, mais il a commis au moins trois fautes graves à mon goût dans son film, et je ne suis pas prêt de lui pardonner. D’abord le château de Chinon où la Pucelle aurait reconnu le dauphin Charles VII : un effroyable aspect carton pâte absolument pas réaliste. Ensuite, les fortifications et l’allure de la ville d’Orléans : non seulement cela ne ressemble à rien, mais force est de constater que ce type n’a jamais mis les pieds à Orléans et ne s’est absolument pas rendu compte de la topographie des lieux. Quant à la Loire que l’on est sensé apercevoir à plusieurs reprises dans le film, c’est carrément une escroquerie. De l’un des plus beaux fleuves d’Europe, avec ses îles verdoyantes, ces bancs de sables langoureux, ces multiples chenaux, ses saules, ses peupliers, ce faiseur de films n’a rien trouvé de plus malin que d’aller gâcher de la pellicule avec un de ses vulgaires fleuves d’Europe de l’est. Les « magnifiques » sapins ou épicéas qui poussent sur les berges de la soi-disant Loire sont à mourir de rire, si cela n’était pas triste à pleurer. Je n’ai trouvé aucun Ligérien pour crier au scandale, ou alors, je leur souhaite de ne pas avoir vu ce film, au demeurant médiocre dans sa globalité. Pardon pour ce « coup de gueule » sans doute disproportionnée, mais je me suis laisser aller naturellement à cette digression, sans même m’en rendre compte.

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Figure 10 - La Loire près de Pouilly-sur-Loire

Cette parenthèse filmographique et ligérienne refermée, revenons-en à Saint-Lazare. Je me souviens de toutes ces années, où revenant d’Orléans ou de Touraine en voiture, je ne manquais pas de faire un clin d’œil à « ma » cathédrale. En effet, rien de plus émouvant que d’avoir un quasi contact avec elle en passant, ou l’admirer, au printemps, d’un peu plus loin en longeant les remparts romains couverts de giroflées.

Revenons-en au portail. On découvre le tympan en bas d’une belle portée d’escaliers, le rendant encore plus dominateur. Le Christ tout auréolé d’un linge plissé improbable vous écrase littéralement. Bien que l’un des fléaux de la balance de la pesée des âmes soit cassée, quelle émotion. Ma mémoire a gravé cet ange aux ailes effilées sur la droite tandis qu’un homme semble grimper à une échelle cherchant ainsi à rejoindre le ciel. Sur la droite, les démons sont à l’œuvre, alors qu’un serpent à trois têtes essaye en vain de faire baisser le plateau droit de la balance.

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Figure 11 - Détail du tympan du jugement dernier : la pesée des âmes

Parvenu dans la nef principale, on découvre les enfilades de colonnes, le faux triforium, et au fond, l’abside percée de lumineux vitraux. Cette cathédrale fait absolument mentir les livres et les professeurs d’art de mon adolescence qui prétendaient que les églises romanes sont sombres et ne possèdent que de petites ouvertures. Bien entendu, il s’agit là de roman finissant, que l’on confirme rien que par la vue de sa voûte à arc brisé, ses fabuleuses ouvertures, l’élan incontestable de la nef principale et du chœur. Cela n’a certes rien de comparable, mais je me souviens avoir visité la cathédrale de Chartres un jour de juin : elle semblait bien être une cathédrale plus sombre que Saint-Lazare.

Par ses différentes sculptures, par ses gargouilles, la cathédrale est-elle un bestiaire ? Assurément oui, si j’en crois une exposition de photographie faite en 1993, au Muséum d’histoire naturelle d’Autun, alors que j’y effectuais un stage. Le conservateur de l’époque me raconta à quel point la prise de vue avait été « les coulisses de l’exploit » et combien la jeune photographe lui avait coûté cher en échafaudages…

Que dire encore de cette cathédrale ? Il faut l’avoir vue en toute saison, par tous les temps, à toute heure du jour et de la nuit. Il faut avoir vu la flèche émerger d’un épais brouillard : alors que la ville triste pleure dans la brume persistante, le coq doré du sommet rit à gorge déployée, comme les habitants de Saint-Georges de la Montagne qui profitent du même soleil. Saint-Georges est encore située sur la commune d’Autun, hameau pourtant situé à 7 km du centre ville ; mais il faut dire qu’Autun est une grande commune de plus de 4000 ha. Quand on descend de notre montagne pour aller en ville, comment peut-on oublier la cathédrale ? Sa verticalité est soulignée par la Tour des Ursulines avec sa Vierge sommitale, qui correspond à une ancienne tour octogonale de l’ancien Château du Rivault, construction forte contemporaine de la cathédrale.

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Figure 12 - La tour des Ursulines

Saint-Lazare, c’est aussi le passage obligé lorsque je me transforme en guide touristique à travers la ville quand des amis viennent voir mes parents durant l’été. Bien évidemment, il y a ceux qui se moquent royalement de ce que je peux leur raconter sur la cathédrale. Le pire, à la limite, ce sont ceux qui font mine de s’y intéresser. Le meilleur, ce sont ceux qui se taisent d’un regard admiratif ou ceux qui vont remarquer certains détails « insignifiants », que moi-même, je n’avais pas perçus. Le plus cocasse que j’ai fait, c’est une visite, en décembre 2000, de la cité éduenne en autobus avec un public international avant la cérémonie du mariage (protestant) de l’un de mes cousins qui eut lieu dans l’église réformée Saint-André (celle qui jouxte la porte romaine du même nom et qui correspond à une ancienne église catholique et originellement, à la salle des gardes romains). La cérémonie nous mis quelque peu à l’étroit et très ennuyeuse (car longue et religieusement un peu « dégoulinante ») dans cette pseudo-église.

En tout cas, pas le faste exceptionnel de ce mariage d’un ami dans la cathédrale un peu plus d’un an plus tôt. Un faste certes pas uniquement lié à la seule cathédrale, mais largement transcendée par elle. Et puis, ce jour-là, nous ne l’avions quasiment que pour nous seuls. Qui plus est, une cérémonie célébrée par Denis Grivot lui-même ! La fête, cette fois était vraiment là. J’y avais ressenti une vraie générosité. Des gens qui ne captaient pas tous les tenants et les aboutissants de la cathédrale. Mais des gens simples et vrais, en parfait accord avec les caractéristiques propres de Saint-Lazare.

Je termine en disant que Saint-Lazare, comme toutes les églises dignes de ce nom, ne se visitent pas, elles s’apprivoisent. Elles sont telles des êtres sauvages que les hommes ont très provisoirement domptées en les bâtissant et en sculptant leurs pierres. Elles ne sont pas des animaux domestiques, ce ne sont que des plantes sauvages que les admirateurs naïfs tentent vainement de décrypter, à l’instar d’un botaniste qui voudrait séquencer l’ADN à l’aide d’une simple loupe.

30 novembre 2025

Toussaint 2025

Nous avions opté pour des vacances, pour ce qui me concerne, qui commenceraient un jeudi. Nous rejoignons donc le pays éduen. Le poêle est allumé lorsque nous arrivons assez tôt dans l’après-midi. Ce poêle, remis à neuf et installé cet été, est d’une puissance colossale. Comme il ne faisait pas trop froid, nous étions obligés de le faire fonctionner au ralenti. En contrepartie, il est assez aisé à faire fonctionner, davantage que celui de l’autre maison de la même marque mais plus petit.

 

Le soir nous offre un ciel de feu.

 

Le lendemain après-midi, je vais faire un tour aux champignons : maigre récolte : un vieux Cèpe de Bourgogne, quelques pieds de Bolet bai et Cèpe orangé. J’en profite pour dégager la grille du déversoir, encombrée de feuilles.

 

Le samedi matin, nous allons jusqu’à chez mon père où nous arrivons pour déjeuner. Nous nous sommes fait très peur car sur le contournement est de Lyon, nous avons eu une panne un peu analogue à celle que nous avions eue près de Laon début avril : perte de puissance considérable. Nous réussirons à arriver jusqu’au bout sans grand retard. Après ça, la panne a disparu et toutes les investigations ultérieures n’ont rien trouvé d’anormal jusqu’à aujourd’hui. L’après-midi, nous allons à la jardinerie où mon père a ses habitudes et où la patronne va bientôt prendre sa retraite. Nous n’achetons non pas une mais deux ptées de chrysanthèmes que nous portons immédiatement sur la tombe de ma mère et de ses parents. Sur la photo, on ne mesure pas le caractère assez énorme des pots.

 

Le lendemain, étaient invités mon oncle et ma tante, pour anticiper mon anniversaire. Fromfrom a réussi un civet de lièvre assez exceptionnel. Et quelques parties effrénées de belote (les fêtes avec eux ou mes cousins sont mes seules occasions d’y jouer).

Le mardi matin, j’ai un Conseil d’administration non prévu convoqué en urgence (une semaine) pour valider le budget prévisionnel 2026 et que je fais en visio. Cela a été mon plus court (30 min)… mais il y en aura un autre en janvier ou février. L’après-midi, nous retournons en terres éduennes.

Deux jours plus tard, un ami et ancien collègue angevin (qui vit aux Etats-Unis) est de passage ne France depuis quelques semaines jusqu’au début de l’année. Comme depuis leur retraite, ses parents habitent aux abords immédiats de la forêt de Tronçais, il fait un passage chez nous. Le vendredi matin, je lui fais visiter la ville.

Nous passons par le temple dit de Janus où trône désormais un nouveau panneau. Et le théâtre romain, entre bien d’autres choses.

 

 

Puis la cathédrale, près du Lutrin (ancien « hôtel » de chanoines, que Karagar avait bien repéré) et une nouvelle capture du plus ancien vitrail de la cathédrale, L’Arbre de Jessé, du XVIe s.

 

L’après-midi sera consacrée à une visite aux herbiers du Muséum d’histoire naturelle pour y découvrir quelques planches pour les ronces. L’ami en question est en effet un spécialiste (je dirais le meilleur d’entre eux) du genre qui comporte un nombre colossal d’espèces et dont la France est sans doute le pays le mieux pourvu en Europe. Il faut dire que le genre comporte de nombreuses espèces apomictiques (clonales) et assez méconnues de nos jours. L’herbier autunois est très riche de ce point de vue et comporte de nombreux types. En discutant avec le conservateur adjoint que je ne connaissais pas (je connaissais bien les anciens conservateurs), je découvre qu’il habite à guère plus de 100 m de la maison) et la personne est très agréable et nous sommes fort bien accueillis (c’est loin d’être toujours le cas dans tous les herbiers).

Nous repartirons le dimanche, après avoir, « isolé » la maison sur le plan hydraulique (purgé tous les tuyaux pour éviter les dégâts liés au gel).

16 avril 2023

Musée royal des beaux-arts d’Anvers (6)

Voici l’œuvre qui m’a le plus intéressé et qui a mon sens, mériterait à elle seule la visite. Bon, j’exagère sûrement, mais on est clairement ici dans une autre dimension, on touche à une certaine forme de perfection, de netteté, d’assurance des contours, de précision, des couleurs vives et lumineuses, des détails incroyables, rarement égalés ailleurs. De plus, la restauration pratiquée (il ny a pas longtemps semble-t-il ?) a été superbement réalisée. Si La Descente de croix du musée du Prado à Madrid est considérée comme son chef d’œuvre absolu, si Le Jugement dernier des hospices de Beaune est son œuvre la plus monumentale, il y a ici quelque chose qui vaut tout son pesant d’or. Mes photos (surtout la première) ne rendent pas hommage à l’excellence de ce que nous avons vu sur place et à l’émotion suscitée. En dehors de mes photos, on peut admirer le tableau ici et y télécharger l’image en très très haute définition.

Rogier van der Weyden (Tournai, 1399/1400 – Bruxelles, 1464). Les sept sacrements. 1440-1445. Huile sur bois.

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11 mars 2023

De décembre à mars

Quelques photos prises entre décembre et la semaine dernière.

Le QR code antique, détail de la mosaïque de la Salle de la mosaïque de Méduse (deuxième moitié du IIe s. ap. J.-C.) du Musée des beaux-arts de Besançon.

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Crocus, Hellébore d'hiver (Eranthis hyemalis), Noisetier commun (Corylus avellana), Perce-neige commun (Galanthus nivalis), Jonquille (Narcissus pseudonarcissus), Cornouiller mâle (Cornus mas).

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Tulipes, hippéastres (« amaryllis ») et narcisses d’intérieur.

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Céleste électricité.

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10 mai 2023

Vacances de fin avril 2023 (1)

Cela fait quelques temps (deux ans tout au plus) que je le savais : il y a un château d’origine médiévale à visiter tout près de la maison éduenne (à peine plus de 13 km à vol d’oiseau). Mais il y a un souci : contrairement à d’autres châteaux présents dans le secteur, celui-ci ouvre à des périodes de l’année assez peu propices pour nous. Toutefois, en cette fin avril, nous avons pu nous y rendre. Il s’agit du château d’Épiry, situé sur la commune de Saint-Émiland. Le parking se fait sur une prairie grossièrement fauchée. Il y avait foule, nous étions les seuls en début d’après-midi (et même après). La voiture garée, je me rends compte avec déception que j’ai oublié mon appareil photo. Alors que nous débarquons à peine, nous sommes repérés de loin, depuis la cour du château, par un « j’arrive » puisque l’accueil se fait sous un auvent (une sorte de grange ouverte ancienne). Arrive alors un homme pas très âgé (il nous dira qu’il est à la retraite) qui n’est autre que le châtelain de service. C’est sa famille qui est propriétaire et nous avons compris que depuis quelques années, c’est lui qui gérait la propriété qui lui vient de sa belle-mère. Et en effet, d’importants travaux sont en cours au niveau des toitures et des façades, ce qui n’est pas une mince affaire. Même si une partie du montant des travaux est prise en charge par le ministère de la Culture, une part significative revient au propriétaire. Et là, nous avons cru comprendre que l’argent ne semblait pas manquer tout à fait. En effet, connaissant d’autres châteaux dans les campagnes autour ou un peu plus loin, on constate assez souvent que l’argent est rare voire insuffisant pour remédier aux problèmes urgents. Pour nous deux, visite particulière durant une heure trois quarts. Pour les intérieurs, nous ne verrons que la chapelle. Le châtelain a quand même dit qu’il ne peut pas faire de la publicité sur l’autoroute et je ne sais où pour attirer du monde. On peut penser qu’il aurait cependant les moyens de faire mieux, mais comme il l’a dit, ce qui l’intéresse, c’est de faire visiter le château à des personnes intéressées et pas tellement à des touristes qui n’en ont rien à faire. Il évoquera à de multiples reprises d’autres châteaux bourguignons que nous connaissons quasiment tous.

Comme j’avais quand même mon smartphone, j’ai pu prendre des photos de l’extérieur avec une qualité acceptable. À l’intérieur de la chapelle, la qualité n’est pas au rendez-vous et en plus, je ne sais pas tenir correctement l’engin. Il s’agit donc initialement d’un château fort du XIVe s. entouré de douves (jusqu’au XVIIIe s., déviées ensuite) avec quatre tours rondes et une tour carrée (invisible de nos jours, seules des traces demeurent à l’intérieur du logis du XVIIIe s.). Par la suite, des ouvertures ont été pratiquées, des éléments ont été modifiés ou ajoutés (aile du XVe s., logis du XVIIIe s., agrandissement de la chapelle). Outre les toits de tuiles plates (sauf extrémité des tours avec du bois [chêne]) en cours de restauration, les façades extérieures du logis du XVIIIe s. ont commencé à être restaurées en essayant de retrouver la polychromie supposée d’origine, d’intensité variable et utilisant des ocres issues de la région. Les fenêtres et les volets sont bleu ciel. Tout cela ne s’est pas fait sans l’accord explicite de l’architecte des monuments historiques. Le châtelain nous a demandé ce que nous pensions de cette polychromie. J’imagine qu’il a dû parfois recevoir des critiques très négatives, mais pour ce qui nous concerne, nous savons très bien que la couleur pierre n’était pas la règle, surtout pour des édifices qui n’étaient plus défensifs depuis longtemps. À noter enfin que ce château a été construit par la famille Rabutin (XIVe s.) et le célèbre Roger de Bussy-Rabutin, lieutenant-général des armées du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin et membre de l’Académie française… y est né… avant de se faire construire le château de Bussy-Rabutin en Côte-d’Or et dont j’ai parlé ici.

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Quelques châteaux situés dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres et qui se visitent :

  • château de Brandon sur la commune de Saint-Pierre-de-Varennes (moins de 14 km) : voir ici ;
  • château de Morlet (14 km) : voir ici ;
  • château de Sully (moins de 15 km) : voir ici ;
  • château de Couches (à peine plus de 20 km) : voir ici.
27 mars 2022

Semaine pour finir le mois de mars et rétrospective

La semaine qui s’annonce va être riche en activités puisque sont prévues, entre autres, le Conseil scientifique. Cela toujours été une forme de grand’ messe chez nous et je souhaite que cela continue d’avoir un côté un peu solennel pour lui conférer une forme d’autorité vis-à-vis de l’extérieur. Je m’étais un peu appuyé là-dessus il y a quelques années pour contrer les attaques financières contre notre budget régional. Je ne dis pas que c’est cela qui avait eu une certaine efficacité, mais cela avait nécessairement pesé. En 2020, le Conseil scientifique avait été annulé pour cause de confinement et en 2021, nous l’avions fait exclusivement en visioconférence et je l’avais ouvert à un grand nombre de nos partenaires scientifiques, techniques et financiers. Cette année, ce sera à la fois en « présentiel » dans notre auditorium (de 177 places pour mémoire !) et en visioconférence puisque depuis peu la salle a été équipée (c’est extra, cela va chercher la voix où que l’on soit dans la salle). Ce sera mardi toute la journée.

Et jeudi, un Conseil d’administration spécial pour faire valider notre business plan (ou stratégie d’établissement à cinq ans). On y travaille depuis la fin de l’année 2020, d’abord sous la forme d’une formation auprès de la direction. Au départ, compte tenu du nom, je pensais que c’était un document surtout financier qui nimpliquerait que notre directrice administrative et financière, mai jai eu le nez creux en impliquant le directeur adjoint et moi-même. C’est vrai qu’il y a une matière financière, mais cest loin de nêtre que ça. Ce travail, pour une association, n’a de business que le nom ; il nous a permis de nous sortir un peu la tête du guidon, nous a obligé à prendre du recul (le formateur, ancien commissaire aux comptes chez nous et qui nous connaît assez bien, nous y aidé) et c’est vrai que le côté com’ est très développé… mais c’est aussi de la stratégie. Bref, le travail était intéressant. Bon, on n’a pas bossé en continu là-dessus depuis fin 2020, mais cela a été quand même du boulot. J’espère que les élus ne vont pas nous emmerder et le valideront tel quel. En tout cas, je vais le défendre ainsi car il tient la route… Nous sommes la seule association dans la région dans notre domaine qui sera dotée d’un business plan… et d’ores et déjà ça plaît. La com’, la com’, la com’ !... Bon chez nous, il n’y a pas que ça…

A part ça, à la manière de Karagar, une rétrospective du mois de mars.

Et cela commence par les bugnes du millésime 2022.

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Et une succession de photos presque toutes issus des jardins du boulot.

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7 mars 2022

Début d'année photographique

A l’aide de mon plus ancien appareil reflex qui fonctionne encore et dont je ne me servais plus.

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Pas très loin de mon lieu de travail.

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Puis avec le tout nouvel appareil (pour info, je n’ai aucune nouvelle de l’accidenté, je crois, que c’est définitivement mort).

Presque exactement le même endroit que pour la photo précédente.

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De « vrais » Perce-neiges (Galanthus nivalis).

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Une fleur de Perce-neige géant ou Perce-neige d’Elwes (Galanthus elwesii).

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Du côté de Cassel…

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Les oies de la zone commerciale…

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26 septembre 2021

Fin d’été

Voici quelques photos prises entre le 20 août et le 21 septembre entre la maison et les jardins « professionnels », principalement des fleurs, mais pas seulement. Et quelques « micro-monographies » pour quelques espèces.

 

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L’Ache rampante (Helosciadium repens = Apium repens)est une plante herbacée vivace de la famille des Apiaceae (Ombellifères). Elle appartenait autrefois au même genre que le Cèleri (Apium graveolens), mais est beaucoup plus petite que ce dernier. Plante des prairies (parfois pâturées) et marais riches en matière organique ou de certaines rives de cours d’eau inondées, sur des sols légèrement basiques à légèrement acides, plutôt pauvres. La plante résiste à une très légère salinité (présente sur le littoral). Plante d’Europe occidentale et centrale. En France, la plante est rare, protégée (d’intérêt européen) et menacée. On la rencontre surtout dans la moitié nord du pays.

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Le Coréopsis des teinturiers (Coreopsis tinctoria) est une plante herbacée annuelle de la famille des Asteraceae (Composées). Cette plante est originaire d’Amérique du Nord. Bien qu’utilisée pour faire un colorant rouge avec les fleurs et des infusions, cette plante possède beaucoup de cultivars à des fins ornementales. Elle est souvent plantée dans les massifs en France.

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Le Sorbier des oiseleurs ou S. des oiseaux (Sorbus aucuparia) est un petit arbre de la famille des Rosaceae (rosiers, fraisiers, potentilles…). Il pousse dans des haies ou des bois sur des sols siliceux neutres à modérément acides, assez pauvres et non humides. Il est présent dans presque toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. En France, il est présent dans presque toutes les régions mais est plus fréquent en montagne. Il est cultivé à des fins ornementales (plusieurs cultivars existent) et les fruits (sorbes) sont très appréciés des oiseaux.

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La Rudbeckie orange ou Échinacée orange (Rudbeckia fulgida) est une plante herbacée vivace de la famille des Asteraceae (Composées). Plante originaire de l’est de l’Amérique du Nord, cultivée abondamment en France, surtout à des fins ornementales. Il en existe divers cultivars.

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La Bruyère ciliée (Erica ciliaris) est un sous-arbrisseau de la famille éponyme des Ericaceae (famille des bruyères, myrtilles, rhododendrons…). Elle pousse dans des bois clairs et surtout des landes sur sols pauvres et très acides. Plante d’Europe de l’ouest à répartition atlantique à subatlantique. En France, elle est présente dans l’ensemble du Massif armoricain, en pénétrant jusqu’en Touraine et en Île-de-France et en Aquitaine, en allant jusque dans le Limousin occidental. Plante protégée dans plusieurs régions.

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Le Faux-nénuphar (Nymphoides peltata) est une plante herbacée vivace de la famille des Menyanthaceae (Ményanthe trèfle d’eau, faux-nénuphars). Cette plante aquatique pousse dans les plans d’eau et les rivières aux eaux à courant lent, riches en nutriments et matière organique mais en principe non polluées par des éléments directement toxiques. Plante d’Europe, d’Asie, occidentale, boréale et centrale et du Japon. En France, la plante est globalement rare, surtout dans la moitié sud du pays. On la rencontre essentiellement dans les vallées de la Loire, du Rhône et de la Saône et dans d’autres zones un peu plus ponctuelles. La plante est réputée comestible, mais reste difficile à repérer car elle pousse souvent dans des herbiers de diverses autres espèces aquatiques comme le Nénuphar jaune, d’autant que la plante fleurit rarement et les fleurs ne durent qu’un seul jour. Personnellement, c’est la première fois que je l’observe en fleur, ce qui a donc constitué un événement.

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Le Datura officinal ou Stramoine (Datura stramonium) est une plante herbacée annuelle de la famille des Solanaceae (Tomate, Pomme-de-terre, tabac…). Il s’agit d’une plante toxique officinale originaire d’Amérique centrale et naturalisée un peu partout dans le monde. Elle pousse dans les friches culturales ou les cultures elles-mêmes, les décombres, les alluvions fluviatiles (bords de Loire par exemple où elle est constante) presque partout en France.

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La (vraie) Cardère à foulon (Dipsacus sativus) est une plante bisannuelle de la famille éponyme des Dipsacaceae. Elle était cultivée jusqu’au XIX° s. afin de l’utiliser sur des appareils spécifiques pour carder et lainer la laine. Elle a ensuite peu à peu disparu suite à l’utilisation d’autres machines plus spécifiques et modernes. De nos jours, on ne la rencontre plantée pratiquement qu’à des fins de curiosité et est très rarement présente à l’état sauvage en France. J’ignore d’où provient la plante sauvage d’origine, qu’il ne faut pas confondre avec la Cardère sauvage (ou Cabaret des oiseaux) qui est une espèce autonome, est beaucoup plus petite et donc les capitules sont bien trop fragiles pour pouvoir espérer carder la laine plus que quelques secondes.

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La Nicandre faux-coqueret (Nicandra physalodes) est une plante herbacée annuelle de la famille des Solanaceae (tomates, pommes de terre, tabac…). Elle pousse dans les décombres et sur les alluvions grossières des grands cours d’eau. Plante originaire du Pérou, naturalisée notamment en Europe. En France, elle est rare et dispersée dans tout le pays. Plante très toxique.

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Le Laiteron des champs (Sonchus arvensis) est une plante herbacée vivace de la famille des Asteraceae (Composées). Elle pousse dans les lieux cultivés, les champs (« mauvaise herbe ») sur des sols non acides et plutôt riches. Plante présente à l’état spontané dans une large part de l’Europe, de la Séibérie, du Japon et en Afrique septentrionale, mais également naturalisée en Amérique du Nord. En France, la plante est très fréquente, sauf dans le sud, singulièrement le sud-ouest où elle est moins abondante. Plante théoriquement comestible, mais à éviter car elle est épineuse et amère.

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La Queue-de-lion (Leonotis leonurus) est arbuste de la famille des Lamiaceae (Labiées – menthes, bugles, lavandes, épiaires, sauges…). Plante originaire d’Afrique du Sud et d’Afrique australe. Il s’agit d’une plante médicinale à divers titres. Elle est cultivée en France essentiellement à des fins ornementales.

 

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L’Anémone d’automne ou Anémone du Japon (Anemone hupehensis) est une plante herbacée vivace de la famille des Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Elle est d’origine chinoise et est uniquement cultivée en France, notamment à des fins ornementales.

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L’Anémone sauvage (Anemone sylvestris), à ne pas confondre avec d’autres espèces plus banales, est une plante herbacée vivace de la famille des de Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Cette plante se développe sur des coteaux au sols calcaires assez secs, en lisière forestière ou en sous-bois clairs. Elle est présente en Europe centrale de la Suède méridionale au Caucase et en Asie occidentale. En France, elle est très rare, menacée dans plusieurs régions et protégée. On la rencontre dans le bassin parisien (au sens large) et en Nouvelle-Aquitaine. Mais le plus remarquable dans cette photo, c’est la date de sa prise : le 21 septembre ! En effet, cette plante fleurit en mai-juin et n’a pas la réputation de renouveler sa floraison plus tard.

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29 octobre 2016

Voyage d'automne (1)

Jeudi matin, visite de l’église Sainte-Croix (ancienne abbatiale d’une abbaye bénédictine) de Quimperlé, important édifice roman finistérien (plan centré) que m’avait fait découvrir Fromfrom le lendemain de notre première rencontre en novembre 2005 et revue deux ans plus tard à l’occasion de la visite de ma famille dans les terres finistériennes à l’occasion de notre mariage religieux. Seulement, je me suis aperçu que mes photos de cet édifice n’étaient pas extraordinaires et je me suis dit que je pourrais facilement faire mieux. Il est à noter que l’édifice actuel est le résultat d’une importante reconstruction (fin XIXe s.) suite à l’effondrement du clocher en 1862. La construction à plusieurs « bras » (trois absides) et niveaux (le niveau central est surélevé et accueille la mise au tombeau, sans compter la crypte et l’avant-crypte, confèrent un véritable charme à cet édifice.

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Le retable en pierre calcaire (XVIe s.).

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La mise au tombeau  (XVIe s.).

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Plusieurs statues dont la première Vierge à l’enfant extraordinaire du XVe s.

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La crypte (XIe s.).

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21 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (9)

Après un vague repas sur le pouce, nous arrivons à Cheverny, dans une ambiance très humide. Nous sommes toujours dans le Loir-et-Cher, et cette fois clairement en Sologne, et pas uniquement à cause de sa meute de grande vénerie. Un château de la Loire bien éloigné des rives de cette dernière et qui n’est pas de la Renaissance non plus puisqu’il date du premier quart du XVIIe s. En revanche, la pierre blanche est bien un tuffeau typique. Je me souvenais bien de la visite de ce château avec mes parents, probablement en 1980. Je me souvenais que dans les escaliers, le guide de l’époque nous avait dit que le trophée particulièrement impressionnant correspondait à un élan préhistorique. En réalité, il s’agit de Megaloceros giganteus, un cerf géant disparu au début de l’Holocène (soit au début de l’interglaciaire, il y a environ 10 000 ans). Contrairement à tous les autres, il ne s’agit donc pas exactement d’un trophée, mais d’un « fossile » accroché à la hauteur normale de l’animal. A côté, le Cerf élaphe actuel est un faon.

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16 février 2016

Brèves cornusiennes (55)

Il est curieux de constater que certaines personnes, parties travailler ailleurs pour des convenances personnelles (rapprochement familial), une fois dans un autre poste, se mettent à dénigrer certains anciens collègues, sans réelles raisons (elles n’étaient en principe pas parties fâchées). Plus qu’une curiosité, c’est plus une certaine amertume que je ressens ou plutôt une déception. Si cela ne m’étonne guère par rapport à certains individus, j’ai constaté que le « mal » pouvait aussi toucher d’autres personnes. Bref des aigris et jaloux de leur propre ombre.


Cette semaine, je suis en vacances, mais je suis quand même allé au travail aujourd’hui. Officiellement, c’était pour aller déjeuner avec un ancien collègue de passage (ce que j’ai fait), mais j’en ai profité pour traiter quelques sujets dont je n’avais pas eu le loisir de m’occuper, notamment parce que ma dernière semaine de travail avait été amputée de deux jours.


Une médaille de communiant de mon arrière-grand-père, le père de ma grand-mère paternelle, que cette dernière m’avait donnée parce qu’il avait les mêmes initiales que moi, mais inversées. Il est mort sur le front en 1916. Cela fait déjà un siècle de cela. Ce n’était pas un cas isolé, mais cela avait été un drame important pour cette branche de ma famille morvandelle car elle avait été obligée de quitter la ferme, car il n’y avait pas (plus) de bras masculins pour faire tourner l’exploitation et parce que ma grand-mère avait donné tout son argent à l’État. Cette médaille n’a pas de valeur absolue, mais elle reste chargée d’émotions pour moi.

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3 septembre 2014

Semaine aoûtienne (6) : sur les pas de Lamartine

Il y a quelques années, nous étions allés voir le château de Pierreclos (voir ici) qui abrita au XIXe siècle, celle qui fut un temps la petite amie d’Alphonse de Lamartine. Jusqu’à il y a peu, j’étais un peu agacé par le tapage médiatique local (le Mâconnais) autour de l’histoire du poète et des lieux qu’il avait fréquentés, tapage relayé un peu partout, y compris par tout un tas de « produits dérivés » Lamartine. La chose étant revenue à peu près à la normale, il était logique d’aller voir le château que son père lui avait offert (acheté 18 ans plus tôt) pour son mariage, alors qu’il était âgé de trente ans. Je veux parler du château de Saint-Point, ce qui n’a rien à voir avec la commune de Milly-Lamartine où le poète avait régulièrement habité durant son enfance. Le château devint donc une résidence du couple lamartinien et le poète réalisa d’importants travaux dont l’arasement des fortifications et de nouvelles constructions. Ces travaux furent financés grâce aux importants droits d’auteur, lesquels se firent de moins en moins avantageux au fil du temps, malgré sa production littéraire et journalistique très intense. Sont passés par là, un grand nombre d’invités, artistes majeurs du XIXe s.

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Comme tout le monde, je connais un peu l’histoire du poète, mais finalement très peu son œuvre, qui est pourtant pléthorique (et inégale, dit-on). Je connaissais un tout petit peu son implication politique, sa participation à la deuxième république en 1848, sa candidature à la première élection universelle masculine à la présidence de la république, remportée par Louis-Napoléon Bonaparte. Mais je ne connaissais pas les détails, notamment à quel point il était plutôt très féministe pour l’époque, très attaché à la laïcité (alors qu’il s’agissait d’un fervent catholique), avait fait abolir une nouvelle fois l’esclavagisme, était un des auteurs principaux de la Constitution de 1848. Nous avons appris que Napoléon III aurait voulu en faire un de ses ministres, ce qu’il a toujours refusé et parce qu’il avait définitivement abandonné la politique après sa défaite à la présidentielle. Les photos à l’intérieur du château sont interdites, mais on peut y voir de nombreux objets ayant appartenu au poète, ainsi que des pièces restées à peu près dans le même état qu’au temps de Lamartine (dont une salle à manger peu modifiée depuis le XVe s.).

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Tout à côté, en bordure du parc du château, une église romane dont Lamartine finança l’agrandissement à l’époque où ses revenus étaient encore importants.

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Le tombeau se trouve aussi ici (refus de funérailles nationales et refus posthume de transfert au Panthéon sous Mitterrand).

 

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25 août 2014

Semaine aoûtienne (1) : Tonnerre

Une fois encore, aucune originalité : nous partons et resterons 100 % bourguignons.

Les toits d’une toute petite partie de la ville.

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Il y a environ trois ans, lors de l’un de nos voyages pour nous rendre en Bourgogne, nous avions souhaité visiter l’hôtel-Dieu et nous n’avions pas pu (pas ouvert en tout début d’après-midi). Nous n’avons pas retenté depuis. Cet hôpital a été fondé à la fin du XIIIe s. par Marguerite de Bourgogne-Tonnerre.

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A l’origine, il s’agissait d’un édifice du XIIe s. et servait d’oratoire au premier hôtel-Dieu. Elle a été abîmée à beaucoup d’occasions. D’architecture globalement gothique, elle date essentiellement du XVIe s. et du XVIIe s. (tour).

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Tout cela est photographié depuis l’église Saint-Pierre qui domine la ville et que l’on aperçoit de loin. Elle est installée au XIIe s. (portail roman invisible de l’extérieur) à l’emplacement d’une chapelle romane. Complètement biscornue, sont ensuite venus s’ajouter des éléments aux XIIIe (abside à 7 pans), XVe (tour et sacristie latérale) et XVIe siècles (façade Renaissance). La première photo est un peu « bricolée » pour se rendre compte de l’ensemble de cette façade. L’édifice était fermé lors de notre passage.

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31 mars 2013

Spécial Pâques : presque rien sur pas grand chose (35)

L’an dernier, nous avions investi dans deux fauteuils comme les « vieux couples » doivent être adeptes. Personnellement, je voulais un vrai fauteuil en cuir. Fromfrom était plus portée sur une sorte de divan où elle pourrait s’étendre (c’est ce qu’elle faisait sur notre banquette ce « clic-clac » sur laquelle je finissait par avoir mal au dos et qui était sérieusement défraichie. Finalement, j’avais gagné : ce furent deux fauteuils en cuir qui s’allongent électriquement (comme ça, Fromfrom peut dormir consciencieusement devant la télévision). Sérieusement, nous avions fait une assez bonne affaire chez un marchand de meuble local et nous sommes bien là dedans. Nos dos, le genou de Fromfrom disent merci.

 

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Mais comme ces deux fauteuils étaient un peu célibataires, j’avais dans l’idée depuis longtemps, de les agrémenter d’un, voire de deux voltaires, dont le style et les couleurs vives devaient trancher avec le modernisme gris des premiers fauteuils. C’était un peu l’idée de notre cadeau de Noël (il paraît que le père Noël a confondu avec Pâques cette année). Nous nous en sommes sérieusement inquiétés lors des vacances de février (j’ai déjà eu l’occasion d’en parler). Cela n’a pas été une mince affaire. J’ai un temps songé à l’occasion, mais de ce côté-là, il faut avoir de la chance pour trouver des choses correctes, ou en faire refaire des anciens, ce qui vaut quasiment le prix du neuf). Il faut savoir qu’on vend aussi des semi-merdes de « décoration » sur lesquelles il vaut mieux ne pas trop s’assoir. Sans trop y croire au départ, nous avons finalement trouvé dans la semi-campagne non loin de Lille, des artisans qui font de la copie de meubles anciens. De la très bonne qualité pour bien moins cher qu’ailleurs. En plus, nous avons choisi le tissu (Fromfrom surtout, mais elle s’est bien débrouillée car ce n’était pas gagné au départ) et la couleur de la lasure. Voilà l’un des deux jumeaux.

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En ce jour de Pâques, nous n’avons pas cédé à la tradition. Point de gigot, mais une côte de bœuf marinée aux herbes et à l’huile d’olive cuite au barbecue (le premier de l’année). Et en dessert, un gâteau dans la grande tradition fromfromienne où étaient invités chocolat et crème pulsée. Non pas une forêt noire, mais une forêt rose framboise.

 

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16 mars 2013

Finalement, il n'est pas trop tard

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Qu’on veuille bien m’excuser, mais je n’ai pas respecté la promesse faite à Calyste dans laquelle je disais que j’avertirai quand nous en serions à fêter l’anniversaire en 5 de Madame S. de Fromulus. C’était en réalité hier. D’ailleurs hier matin, tout préoccupé par mes « affaires » du boulot qui me laissent perplexes, je m’étais levé plus tôt qu’à l’accoutumé (sommeil léger) et j’avais omis de lui souhaiter son anniversaire avant de partir au travail. Je précise néanmoins que je n’avais pas tout oublié pour autant car j’avais prévu d’autres choses le soir venu.

Néanmoins, on peut considérer que l’anniversaire fromfromien se poursuit jusqu’à demain dimanche, alors il n’est pas trop tard. Nous avons déjà fêté ça hier à la maison, mais demain on remet ça au château.

26 juillet 2008

Haute-Maurienne (1)

Depuis plusieurs mois déjà, était programmée une ses*sion bot*anique dans les Alpes par l’association septentrionale. Cependant, j’avais fait mon deuil d’y participer pour diverses raisons : période approximative du déménagement, concours fromfromesque, à cheval sur le week-end du 14 juillet au cours duquel nous avons traditionnellement autre chose à faire. J’avais donc fait une croix dessus lorsque l’organisateur en chef me proposa de venir quand même respirer l’air pur et voir quelques-unes de ces plantes extraordinaires. En définitive, je perçus que nous pourrions quand même faire un voyage éclair là-bas depuis la Bourgogne.

Nous partîmes donc vers 9 h du matin et nous étions sur place vers 13 h. Alors que nous nous préparions à gagner directement le rendez-vous de l’après-midi, mon œil fut attiré par un groupe de voitures aux plaques numérologiques qui ne laissaient guère de doute sur leur origine. Nous fîmes demi-tour et nous trouvâmes le petit groupe dispersé sur une belle prairie en train de pique-niquer ou de faire des photos. Après avoir avalé à notre tour nos sandwichs, nous nous rendons ensemble immédiatement sur le lieu de prospection de l’après-midi : Lac blanc au nord de Termignon dans le Parc de la Vanoise (non loin de Lanslebourg-Mont-Cenis). Sur le chemin, alors que S. est au volant, c’est l’émerveillement floristique dans tous les virages. Arrivés sur place, à peine sortis de la voiture, je me fais violemment éblouir par les couleurs vives de chaque fleur, mais aussi par les paysages grandioses qui nous entourent, les sommets tous largement blanchis par la neige et les glaciers, le tout sous un soleil resplendissant. Nous commençons par un minuscule bout de prairie dans laquelle je ne connais pas 10 % des espèces. C’est abominable de se sentir ainsi « largué », mais la richesse exceptionnelle de la flore et la beauté des couleurs qui me sautent en plein visage font que j’y prends un plaisir intense. S., qui ne s’y entend guère dans le domaine, me dira rapidement qu’elle est elle aussi subjuguée par le festival de couleurs qui s’étale partout devant nos yeux.

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Erysimum ochroleucum (Schleich.) DC. (Vélar jaunâtre) :

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Gymnadenia rhellicani (Teppner & E.Klein) Teppner & E.Klein (Nigritelle noire) :

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Phyteuma orbiculare L. (Raiponce orbiculaire) :

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Trifolium montanum L. (Trèfle des montagnes) :

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Aster alpinus L. (Aster des Alpes) :

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Gentiana utriculosa L. (Gentiane à calice renflé) :

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Saponaria ocymoides L. (Saponaire rose) :

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Anthyllis vulneraria subsp. valesiaca (Beck) Guyot (Anthyllide du Valais) :

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Centaurea uniflora Turra (Centaurée à un capitule) [non en fleur ici] :

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Gentianella campestris (L.) Börner (Gentiane champêtre) :

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Petrorhagia saxifraga (L.) Link (Œillet saxifrage) :

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Trifolium badium Schreb. (Trèfle bai) :

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Campanula rhomboidalis L. (Campanule rhomboïdale) :

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Hieracium aurantiacum L. (Epervière orangée) :

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Crepis aurea (L.) Tausch (Crépide orangée) :

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Carduus defloratus L. subsp. defloratus (Chardon décapité) :

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Nous attaquons ensuite la montée vers le Lac blanc. Evidemment, ça grimpe, évidemment, nous sommes un peu fatigués par le voyage, mais au bout de quelques minutes, je me sens essouflé et l’oxygène me manque. S. aussi, mais curieusement, elle est presque moins affectée que moi. En discutant avec les autres, nous réalisons que nous sommes quand même à 2200 m d’altitude et que contrairement à nos collègues, nous n’avons pas eu le temps de nous adapter à l’altitude. C’est finalement avec beaucoup de difficultés que nous atteignons le fameux lac.

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Traunsteinera globosa (L.) Rchb. (Orchis globuleux) :

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Bupleurum petraeum L. (Buplèvre des pierriers) ou Bupleurum ranunculoides L. (Buplèvre fausse-renoncule [à confirmer] :

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Lilium bulbiferum var. croceum (Chaix) Pers. (Lys orangé) :

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Campanula spicata L. (Campanule en épi) :

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Dianthus sylvestris Wulfen (Œillet des rochers) :

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Linum alpinum Jacq. (Lin des Alpes) :

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Paradisea liliastrum (L.) Bertol. (Lys des Alpes) :

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Dracocephalum ruyschiana L. (Tête-de-dragon de Ruysch) :

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Helianthemum oelandicum (L.) Dum.Cours. subsp. italicum (L.) Ces. (Hélianthème d'Italie) :

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Rumex alpinus L. (Oseille des Alpes) :

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Pseudorchis albida (L.) Á.Löve & D.Löve (Orchis blanchâtre) :

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Gentiana acaulis L. (Gentiane acaule, Gentiane de Koch) :

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Pulsatilla alpina (L.) Delarbre subsp. alpina (Anémone des Alpes) :

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Viola calcarata L. (Pensée des Alpes) :

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Primula farinosa L. (Primevère farineuse) :

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Rhododendron ferrugineum L. (Rhododendron ferrugineux) :

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Avant de rejoindre notre hôtel, une petite halte en redescendant pour observer quelques lisières.

Aquilegia atrata W.D.J.Koch (Ancolie noirâtre) :

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Melampyrum nemorosum L. (Mélampyre des bois) :

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Ononis rotundifolia L. (Bugrane à feuilles rondes) :

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Ophrys insectifera L. (Ophrys mouche) :

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L’ensemble de ces photos n’a pas toujours la qualité que j’aurais souhaité, compte tenu notamment des difficultés évoquées. Je regrette aussi l'absence de plans moyens, mais je crois que ce défaut sera comblé dans le second volet. Enfin, si toutes ces beautés n’ont pu être capturées phtotographiquement, nous en avons néanmoins impressionné nos rétines.

23 février 2008

Ciels électriques

Je ne déteste pas forcément les éoliennes, je trouve même parfois qu’elles structurent les paysages « plats », notamment dans les grandes plaines de culture totalement dépourvues d’arbres (ces sortes de terribles déserts « verts »). Je suis moins pro éoliennes lorsqu’il s’agit de balafrer des paysages de grande valeur. Et en tout état de cause, l’installation plus ou moins intempestive d’éoliennes est une ineptie dans la mesure où ces petites installations, largement favorisées et subventionnées par les autorités, voient leurs productions rachetées par EDF et alimentent le réseau électrique général. Quand on sait la faiblesse de production électrique de ces petites installations privées et la déperdition électrique tout au long du réseau, je me dis que l’on marche sur la tête. D’accord pour étudier de grandes installations publiques de production, mais la production des petites installations devraient uniquement être consommée sur place, dans le cadre d’une réflexion globale sur les besoins énergétiques d’un village par exemple, avec utilisation d’autres sources énergétiques renouvelables complémentaires. Or, on est encore loin d’avoir des politiques intelligentes sur le sujet. A se demander si certains ne profitent pas de cette bêtise. Enfin, non, je ne me le demande pas, j’en suis sûr.

Samedi dernier, alors que nous rentrions de Bruges sous un soleil très déclinant, je demandais à S. de se munir de l’appareil photo et malgré les multiples difficultés, sa mission consistait à prendre des photos de l’horizon de soleil couchant. Elle a magnifiquement réussi à faire les clichés suivants, légèrement retouchés. Ce n’était pas forcément le souhait initial, mais je précise que ces photos ont été prises sur la route à au moins 100 km/h et à travers le pare-brise. Triple bravo à S.

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Lundi, de retour du travail, alors que le soleil s’était déjà caché, encore un ciel intéressant. Je ne suis pas très pylônes électriques, mais voilà, c’est tout ce que j’ai eu sous la main. Je précise que je n’ai pas pris la photo en roulant.

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