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Cornus rex-populi
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21 septembre 2006

Grand Concours Floristique de l'Automne 2006

Parce que je ne pouvais pas demeurer en retrait de cette subite "concourite" aiguë, voici le Grand Concours Floristique de l'Automne 2006.

Chaque participant devra donner le nom de chacune des espèces suivante. Une prime supplémentaire sera accordée à ceux qui me fourniront le nom scientifique conforme auy Code International de Nomenclature Botanique.

Les gagnants se verront attribuer un des desserts du concours de Fromfromgirl, un des tableaux de Kleger, un DVD d'un des films de Ar valafenn, offerts respectivement par les sus-nommés.

Comme cela aurait été trop facile pour certains, il n'y a pas de rhodos et Fromfromgirl est hors concours.

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Photos réalisées par Cornus rex-populi productions.

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4 septembre 2006

En indisponibilité

Chers amis, à la suite de notre déménagement, nous connaissons (encore) de grosses difficultés d'accès à l'internet. C'est pourquoi, nous sommes vraiment désolés de ne pas pouvoir vous répondre correctement. Merci à tous pour votre très grande gentillesse qui nous va droit au coeur. Nous espérons pouvoir bientôt vous rejoindre plus "normalement" sur la toile, et en attendant, nous vous saluons tous très chaleureusement. A bientôt pour commenter vos textes et autres productions.

En attendant, voici la preuve, à deux mains, que nous sommes désormais bagués !

S. & T.

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15 août 2006

Avis de vacance(s)

Juste pour vous prévenir que, déménagement, mariage et vacances obligent, ce blog, ainsi que moi-même resteront silencieux dans les 10-15 j qui viennent.

A bientôt, et bonnes vacances pour ceux qui y sont ou à ceux qui en prendront.

Pour vous faire patienter, voici une photo d'un petit bras de la Loire dans le département du Cher près de Sancerre.

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3 août 2006

HOSPICES DE BEAUNE

Cela fait déjà un certain temps que j’avais évoqué de façon quasi-subliminale les Hospices de l’Hôtel Dieu de Beaune (Côte-d’Or). Et puis, il y a quelques jours de cela, plusieurs de mes chers commentateurs en ont parlé. Or, il se trouve que nous avons fait le voyage là-bas début mai avec S. Cela faisait bien pas loin de 20 ans que j’avais visité les Hospices pour la première fois. J’en profite pour rendre un hommage ici à Gérard Oury, Louis de Funès et Bourvil dans la « Grande vadrouille » puisqu’on y découvre les Hospices dans le film (cour intérieure et salle des « Pôvres » ). Cela va vous paraître bête, mais j’aime beaucoup ce film, et encore moins consensuel, je suis assez fan de Louis de Funès.

J’ai trouvé la visite globalement moins intéressante par rapport à il y a 20 ans. Certes, il y a plus de choses à voir, il y a un aspect muséologique qui n’existait pas avant, mais la visite n’est plus guidée, le dépliant papier reste trop sommaire et l’entrée n’est pas donnée. Qui plus est, avec mes gros sabots, j'étais venu avec un trépied pour prendre des photos à l’intérieur. Après être passé sans encombre par la salle des « Pôvres », je fus interpellé dans la salle suivante par une gardienne qui me signalait que les trépieds étaient interdits, sans m’en expliquer la raison. C’était d’ailleurs indiqué dans l’entrée, mais ce n’était pas flagrant. J’ai su plus tard dans un autre musée la raison de l’interdiction des trépieds, et cela nous fut, cette fois, gentiment expliqué. Bref, je fus privé de photos pour le reste de la visite car sans trépied (j’utilise rarement un flash à l’intérieur pour différentes raisons), ce n’est même pas la peine de prendre des photos. Quand nous sommes arrivés devant la salle où est conservée le très fameux Polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden (sans doute une des peintures que je préfère), nous avons retrouvé notre gardienne. Cette dernière faisait régner l’ordre et la discipline en engueulant littéralement les gens pour qu’ils se taisent parce que soi disant, ils risquaient de déclencher l’alarme en faisant trop de bruit. D’ailleurs, on comprend mal qu’il puisse y avoir une telle alarme active dans de telles conditions et que d’autre part, il ne puisse pas y avoir un système plus « intelligent ». La gardienne, j’aurais eu très envie de lui dire tout le bien que je pensais de son comportement, mais la correction, la foule et S. (?) m’en ont empêché. En conclusion, si vous allez visiter ce machin là, allez-y plus tôt en saison ou le matin à l’ouverture. Et si vous voulez prendre des photos à l’intérieur avec trépied, demandez une autorisation préalable !

Par ailleurs, sachez que ces Hospices ont été construits (financés) par le Chancelier Nicolas Rolin (v. 1376-v. 1461), vous savez, celui dont j’ai usurpé la devise. Ce richissime autunois voulait au départ construire de tels hospices, mais il estima que la ville de Beaune en avait plus besoin compte tenu de la misère qui y régnait. Outre le peintre, le style architectural est en partie flamand. N’oublions pas en effet que la bourgogne ducale s’étendait, entre autres, jusqu’en Flandres…

N.B. :  les deux dernières photos ne sont pas de moi, mais je les ai « amoureusement » scannées sur :

Lorentz P., 1998 – Le Polyptyque du Jugement dernier par Rogier van der Weyden. Dossier de l’Art « Le faste des Rolin au temps des ducs de Bourgogne » n° 49, pp. 64-69.

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La salle des « Pôvres »

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Vue panoramique de la chapelle de la salle des « Pôvres »

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Polyptyque

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29 juillet 2006

CHÂTEAUX DE LA ROCHEPOT ET DE COUCHES

Ces châteaux furent visités le 15 juillet en compagnie de mon irremplaçable et adorable S. mais aussi d’amis de la famille. Dès le matin, après y avoir réfléchi (en Bourgogne, on a l’embarras du choix sur les châteaux que l’on peut visiter), j’avais décrété que nous irions voir ces deux-là. Et d’ici que tout le monde ait bien bu, bien mangé, nous nous sommes enfin mis en route. Et je dois vous dire que nous avons réussi l’exploit à visiter les deux dans la même après-midi.

Le Château de La Rochepot qui, lorsqu’on vient tout naturellement d’Autun, après avoir fait son entrée en Côte-d’Or en dépassant Nolay et ses halles du XIVe siècle, marque de façon décisive la Côte et ses vignobles (Côte de Beaune). On ne peut pas le manquer, il vous nargue à flanc de coteau grâce à ses tours et à ses tuiles vernissées dont la Bourgogne est très adepte. Voici donc le château de la famille Pot, en particulier Phlippe Pot, chambellan des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire. J'ai dû visité ce château alors que j'avais une dizaine d'années. Je ne me souvenais guère que du fait qu'il avait, par la suite appartenu à la famille du Président Sadi Carnot.

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Les Halles de Nolay

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Le château de Couches est sans doute un peu moins connu que celui de La Rochepot. La commune de Couches marque elle aussi le début du vignoble bourguignon, mais cette fois dans le département de Saône-et-Loire (le Couchois moins connu que les côtes de Beaune, mais où l’on peut néanmoins y dénicher des vins plus qu’honorables et néanmoins abordables). La forteresse qui subsiste aujourd’hui est bien modeste par rapport à ce qu’elle fut au Moyen-Âge. Il en reste quelques vestiges fort intéressants. C’est aussi le château de Marguerite de Bourgogne. On sait qu’elle y séjourna quand elle était jeune. On sait aussi qu’elle fut enfermée à Château-Gaillard (Les Andelys, Eure) sur ordre de son roi de mari (Louis X le Hutin) et qu’elle y mourut très vraisemblablement. Dans les années 1960, un historien d’Autun aurait eu la preuve selon des sources (dont on ignore la source !) que la fameuse Marguerite aurait fini ses jours ici. Pis, elle avait la bonne idée de précipiter ses nombreux amants dans les oubliettes (ça, c’est peut-être plus attribuable à Alexandre Dumas) ! J’ai tendance à soupçonner que ces histoires là ont été délibérément montées de toutes pièces pour faire de la publicité au château, dont la famille actuelle est propriétaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

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23 juillet 2006

ABBAYE DE FONTENAY

L’Abbaye de Fontenay est située non loin de Montbard, petite ville de Côte-d’Or d’où était originaire le fameux naturaliste-forgeron Buffon. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Il s’agit d’une abbaye cistercienne, édifiée à la même période que ses consoeurs de Cîteaux et de Clairvaux. Mais contrairement à ces dernières, pour ainsi dire entièrement détruites, Fontenay est demeuré quasiment intacte malgré la Révolution et son utilisation ultérieure en tant que papeterie par la famille Montgolfier. Bien entendu, la rigueur que l’on observe ici, notamment au niveau de la collégiale tranche de façon décisive avec son aînée de Cluny. C’est d’ailleurs en réaction contre la richesse et la « flamboyance » des clunisiens que l’ordre de Cîteaux a été fondé par Saint Bernard. Le style très dépouillé et modeste n’en demeure pas moins extraordinaire et impose le respect. On en apprécie d’autant plus les minuscules fantaisies que l’on se plaît à rechercher, et à admirer. Qui peut rester indifférent ? La rigueur a du bon. C’était moins le cas des moines qui y vivaient à l’époque, coupés du monde, alors que les températures hivernales à l’intérieur de l’ensemble des bâtiments étaient comprises entre 0 et -5 °C, voire beaucoup moins. Eh oui, nous sommes en Bourgogne et la continentalité du climat se fait bien sentir ! La « chaleur » de 10-12 °C était réservée aux moines copistes, et surtout à leurs encres ! Pour ce qui nous concerne, en compagnie de S., nous avons visité cet ensemble ce 11 juillet, et nous n’avons pas eu de problème de coup de froid, sauf éventuellement, un défaut de maîtrise de la climatisation du véhicule de mes parents. Malgré la fatigue, restent un très bel ensemble abbatial, une belle après-midi passée en compagnie de la plus belle compagnie que l’on puisse imaginer.

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Entrée

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Panorama vu de l'entrée

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Panorama vu de l'est

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Pigeonnier

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Forges

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Abbatiale (façade occidentale)

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Abbatiale (campanile faisant office de clocher)

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Abbatiale (chevet)

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Abbatiale (nef principale)

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Cloître

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21 juillet 2006

Uchon

Je recycle donc, le texte sur l’église Saint-Roch d’Uchon (Saône-et-Loire) que m’avait inspiré « L’Eglise noire » de Karagar. J’y ajoute quelques photos millésimées juillet 2006, prises en compagnie de la prestigieuse S., qui, malgré la fatigue et la chaleur déjà bien pesante, est venue la découvrir avec moi.

Tout le monde aurait-il son église noire ? La mienne est une église bien humble. Sur la bordure ouest des « monts de l’Autunois », se dresse une belle colline au milieu des bocages verdoyants à la frontière entre le sud du Morvan et la vallée de l’Arroux. Bien évidemment, tous les sommets sont couronnés par la forêt, qu’elle soit caducifoliée (chênaies-hêtraies acidiphiles) ou sempervirente (plantations de Sapins de Douglas ou d’Épicéas). La vache charolaise ponctue les pâtures se sa robe blanche immaculée. J’arrive par la vallée du Mesvrin dont les méandres paressent indistinctement avant d’aller rejoindre son grand frère l’Arroux. Qu’elles sont bien loin ses eaux vives de ses affluents du plateau d’Antully ! La route s’élève doucement. Elle redescend, pour mieux remonter, redescend, sursaute, virevolte joyeusement. Oui, la route est belle, les oiseaux chantent, tout va bien. Puis, soudain, un mur ! La voiture n’est pas du genre sportive. Je rétrograde en troisième, en deuxième, ça passe. Après un répit de courte durée, l’affaire se corse, la route devient plus étroite, elle tourne à l’équerre. Et là, l’Alpe d’Huez, semble être un vulgaire faux plat face à l’Everest qui se dresse devant moi. Je suis obligé de passer en première. Puis un dernier virage sous le cimetière et enfin, comme dressé sur un piédestal improbable, l’église d’Uchon. Une bien modeste, une bien petite église, mais une bien belle église. Je ne sais pas pourquoi je l’aime à ce point cette église ? A cause de cette première fois où je l’ai découverte sous un magnifique soleil estival ? A cause du bleu du ciel qui fait ressortir la robe ocre de ses pierres granitiques ou gréseuses arkosiques ? Grâce à son assise massive de granite porphyroïde ? Ou encore du fait que la géologie impose un sol en pente impressionnant, mettant le chœur et le curé en hauteur ? Du coup, les paroissiens ont dû caler les bancs en circonstance pour ne pas risquer de tomber à la renverse. Je n’ai pas vu les sculptures de bois (du XIVe s. ?), puisque des crétins les ont volées. Certes, c’est sans doute une bien belle église, mais il ne s’agit là que d’une étape obligée avant de terminer la grimpette et d’aller voir les rochers du chaos de Carnaval, d’aller admirer le paysage panoramique, d’apercevoir, quand on y voit clair (malheur aux bigleux), la flèche de la cathédrale et la Pierre de Couhard éduennes, de descendre voir l’incontournable « Pierre que croule » (et non « qui » comme le disent les incultes). Une pierre, toujours en granite porphyroïde, de 20 tonnes qui ne bouge plus, mais que mon grand-père, il y a de nombreuses décennies en arrière, réussissait encore à mettre en mouvement, avant que l’érosion due à l’eau météorique ne la crispe dans une position désespérément stable.

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9 mai 2006

Photos en désordre

Après une bonne dizaine de jours de géniales vacances passées avec ma fabuleuse fiancée S., je ne suis pas en mesure de vous proposer quelque chose de très construit. En échange, voici dans un parfait désordre et de façon volontairement décousue, quelques photos prises lors de ce séjour.

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Cathédrale Saint-Lazare d'Autun (Saône-et-Loire) - arc de la tribune des orgues

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Haut de la cascade de Brisecou (Autun, Saône-et-Loire)

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Caltha palustris L. (Populage des marais)

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Cardamine heptaphylla (Vill.) OE. Schulz (Cardamine à sept feuilles)

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Beaune (Côte d'Or) - Hôtel Dieu, Hospices de Beaune créés par Nicolas Rolin, devise à son épouse transposable à une certaine S.

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Ranunculus peltatus Schrank (Renoncule peltée)

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Menhirs près de Couches (Saône-et-Loire) : eh oui, il n'y a pas qu'en Bretagne qu'il y a des alignements !

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Bibracte, Mont Beuvray (Saône-et-Loire) – Fagus sylvatica L. (Hêtre)

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Vézelay (Yonne) - détail de la façade de la basilique Sainte-Madeleine

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Saint-Georges (Autun, Saône-et-Loire) - croix, seul vestige de l'ancienne abbaye

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Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) - voiture annonciatrice

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Domaine de l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) : charpente du XIVe siècle

22 avril 2006

Croisées de transepts

Dans les cathédrales, ou autres églises, j'aime bien admirer la voûte au niveau de la croisée de transept. Sans prétention, en voici juste quelques exemples pris dans des édifices gothiques (photos 2006). En ce qui me concerne, je ne vous dirai pas ma préférence...

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Notre-Dame d'Amiens

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Notre-Dame de Laon

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Sainte-Croix d'Orléans

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Saint-Corentin de Quimper

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Notre-Dame de Reims

21 mai 2006

Annonce de mariage

Comme cela a déjà été éventé par un de mes lecteurs, je vous annonce cette fois de façon officielle et solennelle, mais surtout avec une immense joie que je vais me marier cet été. Eh bien entendu, vous aurez deviné que ce mariage se fera avec un merveilleux amour, avec la fabuleuse S. ! Bien plus que ça, elle m’a fait un cadeau extraordinaire en m’acceptant tel que je suis, en acceptant de venir vivre avec moi, et je sais que c’est difficile pour elle. Qu’est-ce que je l’aime. Je voulais que vous le sachiez tous.

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Crataegus monogyna Jacq. (Aubépine à un style)

21 février 2011

Toutes les plantations ne sont pas karagariennes

Celui là, on ne l’a pas planté, il colore juste l’aquarium.

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La veille du coup de billard voiturier, j’étais revenu avec un Rosa tige pleureur ‘white dorothy ». Je l’ai définitivement planté hier (tige à droite du massif).

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Et aujourd’hui, nouvelle visite dans la pépinière belge flamande où nous avons trouvé une autre tige, Rhododendron rouge (à gauche avec son étiquette jaune). Cette azalée vient en fait remplacer l’exemplaire blanc que nous avions rapporté de Bretagne à l’automne 2009. Elle ne nous avait offert qu’une floraison avortée avant de rendre l’âme. Sur les conseils du Docteur Karagar, j’avais désinfecté l’emplacement cet automne au permanganate de potassium.

20 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (1)

Nous avions depuis plusieurs mois parlé d’une petite virée à Chartres et dans la vallée de la Seine haut-normande à l’occasion du week-end prolongé de la Saint-Martin.

Fromfrom avait donc concocté avec mes parents un traquenard dans mon dos. Le premier novembre, je me vis offrir un fusil en plastique à bouchon (j’ai heureusement pu le refiler à un gamin que cela martyrisera toute sa vie, ou plutôt ses parents et grands-parents), une bouteille de piquette effervescente (inférieure au Pol Rémy pour ceux qui connaissent) et surtout un lapin en peluche, qui ne fut pas inutile pour exciter le chien de mes parents. Bien sûr, j’ai pensé assez vite au nounours que Lancelot emmène partout en vacances.

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Puis vint le vrai cadeau. Une invitation dans un grand hôtel de Chartres ainsi qu’un repas précédé d’une visite des caves. Tout cela pour fêter mes 40 balais et les 5 ans jour pour jour de notre première rencontre physique en haut d’un escalier de la gare de Lorient. Déjà 5 ans, j’ai peine à y croire. Fromfrom m’a dit que ma mère lui avait rappelé combien elle avait été inquiète à l’époque durant tout un week-end parce qu’elle pensait que j’avais disparu. Durant 3 jours, je n’avais répondu ni rappelé sur aucun de mes téléphones fixe ou portable. Car bien sûr, je n’avais voulu dire à personne (sauf Karagar bien entendu) que j’allais voir quelqu’un en Bretagne. Et j’avais volontairement coupé tout lien. Un peu comme le cordon ombilical très virtuel qui me reliait encore à mes parents. Quelle folie ! Qu’étais-je allé faire dans cette galère ? Me corrompre définitivement avec la Bretagne et surtout avec les Bretons. Rencontrer des gens sans le moindre intérêt. Me récolter deux mariages sur le dos avec la même personne. Bref, déjà 5 ans d’enfer ! Mais je signerais bien pour le reste de l’éternité.

 

Ce 11 novembre, donc, nous sommes arrivés à Chartres en début d’après-midi (nous avions calculé notre coup pour passer aux abords de Paris à une période où la circulation automobile serait la plus fluide possible. Avant d’aller prendre possession de notre chambre, nous avons fait quelques passages en basse ville le long de l’Eure. Bien sûr, il pleuvait. Nous visitons l’église Saint-André, en réalité une ancienne collégiale romane du XIIe siècle. Au XIIIe siècle, on construisit un chœur au dessus d’une arche enjambant la rivière. On en voit encore les vestiges. L’intérieur accueillait une exposition d’art contemporain : quelques peintures sympas, beaucoup de pas terribles, mais surtout quelques sculptures de bronze pas mal du tout (pas de photos, malheureusement interdites).

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Puis, nous allons prendre possession de notre chambre dans notre hôtel. Nous en profitons un peu (inutile de dire que pour moi, dormir dans une chambre pareille était une première).

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Après ça, première visite à la cathédrale sous une pluie insistante. Quelques photos sans trépied, mais je n’insiste pas trop, car nous prévoyons de revenir le lendemain.

Retour à l’hôtel où la nuit tombe.

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Juste le temps de se changer et nous voilà conviés dans les caves. L’un des sommeliers nous y conduit. Je n’en crois pas mes yeux. Nous visitons deux ensembles de caves, et c’est déjà énorme. Un troisième ensemble ne se visite pas et accueille la plus importante partie du stock, avec aussi les bouteilles les plus précieuses. Pas moins de 45 000 bouteilles en tout et 1000 références ! Le Cornus se sent minuscule. Pour le consoler, le sommelier lui offre un bon Montlouis pétillant, planqué entre deux rangées de bouteilles (ça, je ne m’y attendais pas). Avec les bulles, quelques amuse-gueule : gambas grillées, pâté en croûte chartrain maison, foie gras maison. Une discussion amusée s’engage sur les vins. Le jeune sommelier nous explique aussi son métier et ne surjoue pas son rôle.

Nous remontons finalement à la surface où le repas peut commencer. On nous positionne à un endroit stratégique de la salle où on peut à peu près tout voir. Je ne connais pas le menu (et Fromfrom non plus, elle m’avouera que c’était une surprise pour elle également). De fait, il s’agit d’un menu spécial et nous n’avons pas été déçus. On choisit d’abord les vins. Le sommelier, lui connaît le menu : il me laisse choisir un blanc ligérien presque bourguignon et décide du rouge qui sera tourangeau ; les deux se révèleront excellents (pas des vins de l’année, des vins dans la fleur de l’âge, un peu comme moi). Pendant ce temps, on a commencé à emplir un peu la salle, qui n’est néanmoins pas pleine. Sept personnes sont au service, dont trois sommeliers. La décoration est assez dorée, mais reste sobre. La musique est là mais est loin d’être envahissante. Tout se passe dans une ambiance feutrée, mais pas collet monté. Le rêve. L’ensemble du service, y compris les liquides, se fait naturellement et on ne se sent jamais épié.

Comme amuse bouche (encore ? ben oui, ce qu’on a eu à la cave ne compte plus), de la bettrave rouge dans tous ses états : chips, mousse, millefeuille avec de la Saint-Jacques. En entrée, carpaccio assaisonné de Saint-Jacques, accompagné d’une mousse de potimarron surmontée d’une émulsion crémeuse. En premier plat (en fait, c’est déjà le quatrième), une cassolette de Saint-Jacques mi-cuites avec une sauce orange sublime aux légumes, accompagnée d’un rouleau de printemps.

C’est le moment du trou normand, en réalité, un granité de pamplemousse. Nous nous apercevrons définitivement que nous sommes les seuls à avoir pris ce menu. Je pense au traquenard. Nul doute que le plat suivant sera constitué de Saint-Jacques. Gagné ! Elles sont cette fois bien cuites, accompagnées de cèpes et de rouleaux de pieds de cochon pannés reconstitués. Un régal, une nouvelle fois. Nous craignons le pire pour le fromage et le dessert. Mais, non, un somptueux chariot de fromage arrive. Le « meilleur fromage du monde » (dixit le regretté Bernard Loiseau) fait partie du choix et il se révèlera plus qu’à la hauteur. Le dessert ? Fromfrom a repéré de superbes soufflés qui arrivent sur des tables voisines. Mais nous, nous aurons droit à des soufflés spéciaux, au chocolat ! Alors là, je ne peux plus y croire. Comment Fromfrom a-t-elle pu dire qu’elle n’y était pour rien dans le menu ? Elle qui adore à ce point les Saint-Jacques et le chocolat (reconnaissons que je ne donne absolument pas ma part au chien). Eh bien apparemment non. Pleine saison de la Saint-Jacques oblige et le chocolat est un hasard ! J’ai fait mienne l’expression qu’avait le père de Fromfrom à qui à la fin d’un repas on demandait s’il voulait un café : « Je ne prends de café qu’après un bon repas ». Bon je ne l’ai pas dit à la serveuse, mais Monsieur a bien sûr pris un café. Puis (eh oui, on ne pouvait pas partir comme ça), mignardises maison : guimauves, pâtes des fruits et caramels au citron. Malgré toute notre bonne volonté, nous avons calé. En conclusion, un somptueux repas dans un grand restaurant gastronomique, c’était pour moi une première et j’en suis très heureux. Il faut bien des conditions exceptionnelles comme ça pour avoir l’idée d’aller dans de tels lieux de perdition. Merci de la chouette idée, Fromfrom !

Alors nous sommes montés nous coucher. Il fallait bien un minimum profiter de notre chambre de luxe.

13 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (8 et fin)

Le lundi 1er novembre, le repas est initié avec un Pouilly-Fuissé que nous avions acheté au château de Pierreclos, poursuivi avec la suite du sanglier avec un Santenay 1er cru 2003 (royale année de canicule) et terminé avec un fromage arrosé du Pommard acheté à Beaune le samedi. Trois bouteilles à quatre, on se maintient bien ? Oui, mais on en avait gardé pour le lendemain. Car pour le quatre heures des mes 40 automnes, c’était Champagne avec les amis-voisins, arrosant le fort apprécié gâteau au chocolat fromfromien (une innovation) et les excellentes tartes aux pommes de la belle.

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Non, pas 40 balais, 04 ans : la preuve en image.

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13 novembre 2010

Mais où étions-nous le 11 novembre au soir ?

Il faut que je me confesse. Nous sommes partis jeudi 11 au matin. Les trois notes précédentes étaient donc déjà rédigées et ont donc été publiées automatiquement, chose que je ne fais pas d’habitude. Donc, nous sommes rentrés ce samedi 13 au soir. Ces trois jours ont été assez extraordinaires, malgré une pluie épouvantable.

En attendant, comme personne n’a trouvé où nous étions le 11 au soir, voici un nouvel indice (forcément, c’est pas très facile, sinon, certains trouveraient trop vite).

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9 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (5)

Brionnais (4/4)

Nous filons enfin vers notre ultime étape brionnaise, l’église de Bois-Sainte-Marie (ça aussi, Calyste nous avais montré). Assez curieusement, l’église se retrouve au milieu d’un complexe de maisons de retraite au sein de ce petit village. L’église (XI-XIIe s.) est assez exceptionnellement dotée d’un chœur avec déambulatoire du plus bel effet (malheureusement, à la suite de travaux dans le clocher, de gros bois pas très photogéniques avaient été déposés dans le chœur). On remarquera aussi le tympan de la Fuite en Egypte sur la porte sud, les chapiteaux extérieurs du chevet et la maison épousant l’arrondi du chevet.

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Nous quittons le Brionnais. Ce fut une visite un peu marathon, mais il faut savoir que ce que nous avons vu était loin d’être un aperçu exhaustif. Mais, sur le chemin du retour, le beau temps et la lumière nous incitent encore à quelques nouveaux arrêts. L’église de Perrecy-les-Forges est un important édifice bourguignon carolingien et roman (IX-XIIe s.) que je ne connaissais pas. Malheureusement, l’édifice, en dehors du narthex, est fermé au public depuis 2009 pour des raisons de sécurité. Il a accueilli un temps les moines de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

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Nous terminons la journée devant l’ancienne église paroissiale de Toulon-sur-Arroux (XI-XIIe s.) dont s’occupe une association (généralement pas ouverte au public, surtout à l’heure assez tardive où nous y étions).

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4 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (2)

L’an dernier, lors d’un passage à Saint-Lazare d’Autun, nous avions remarqué avec tristesse que le tympan avait été entièrement grillagé. Simple mesure urgente de sauvegarde ?

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Mais des photos vues chez Calyste lors de son passage ce printemps me montrèrent qu’une restauration était en cours, voire presque achevée. Il était donc tentant d’aller voir le résultat. On voit de façon à peine visible, des fils nylon disposés de façon parallèle devant et en dessous du tympan, sans doute pour dissuader les pigeons et autres volatiles d’y élire domicile. Même si les photos ne sont pas exactement prises sous le même angle, avec les mêmes focales ni même avec le même appareil, il m’a paru amusant de comparer l’avant et l’après restauration. Et je crois qu’il n'est pas idiot de demander quelles sont les préférences.

Avant :

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Après :

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Avant :

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4 mai 2010

Joli début de mois de mai

Aujourd’hui, avaient lieu les entretiens d’embauche et cette fois, je me suis entièrement chargé d’en organiser les tests de bot*anique (sur 20 échantillons frais pour l’essentiel) et de ph*yto*sociologie (diapositives vidéoprojetées). J’étais accompagné de mes supérieurs hiérarchiques. Je m’attendais à ce qu’ils posent les questions, permettant de révéler la capacité de travail en équipe, la rigueur de l’organisation du travail et tout ce qui touche au relationnel ; mais ne voyant rien venir, j’ai dû m’y coller.

Les trois candidats auditionnés aujourd’hui étaient tous des débutants dans le domaine concerné, alors que l’un d’eux occupe déjà un poste de bot*aniste dans une structure homologue. Mais tous les trois ont révélé un bon potentiel, ce qui est loin d’être toujours le cas. Faute d’un nombre insuffisant de personnes formées dans cette discipline (et encore il n’existe pas de formation suffisamment poussée dans le domaine), il nous est de plus en plus difficile de trouver des candidats valables, alors que les besoins augmentent et que les meilleurs sont rapidement recrutés. Et les personnes expérimentées, elles, changent rarement de crèmerie.

Nous avons choisi l’un des trois candidats qui est déjà stagiaire chez nous. C’est lui qui semble offrir la plus grande marge de progression et le connaissant déjà, je sais que je n’aurais pas de problème majeur avec lui. Certes, tout ne sera pas forcément facile, mais je pense que je n’aurais pas de conflits ou de pétages de plomb intempestifs à régler. Il est à la fois posé et dynamique, bref c’est une perle de ce point de vue, ce qui me changera des cas pathologiques passés.

Vue la surcharge de travail qui pèse sur nos épaules et qui ne cesse de nous accabler, il se peut également que nous recrutions pour quelques mois l’un des deux autres.

Voilà, tout n’est pas réglé, mais l’avenir s’éclaircit un peu.

En attendant, en ces premiers jours de mai, voici quelques nouvelles du jardin.

Encore des tulipes.

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La première des trois fleurs de la pivoine arbustive.

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Des fritillaires jaunes.

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Le nouveau venu : le faux « Rhododendron scyphocallix », autrement dit, le ‘Golden gate’.

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Il est épié par ‘Atchoum’ (alias ‘Sneezy’) qui va lui montrer qui est le patron.

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13 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (7)

Le samedi 24 juillet, du fait de la « promenade » de la veille, nous sommes raides comme des passe-lacets et c’est avec peine que nous rejoignons la salle du petit-déjeuner. Au menu de la journée, un lac et des tourbières. La visite commence au Lac de Bourdouze.

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Nous y rencontrons la rarissime turficole Ligularia siberica (L.) Cass. (Ligulaire de Sibérie) et quelques autres « babioles ».

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Après le repas au bord du lac, nous « abandonnons » nos comparses pour nous rendre sur un des lieux de pèlerinage majeur, fréquenté, aux temps préhistoriques, par Karagar et Fromfrom. Tout le monde l’aura deviné, je veux bien sûr parler de Saint-Nectaire !

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Après avoir fait les incontournables acquisitions fromagères, direction le Chambon-sur-Lac avec une église inattendue.

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Nous rentrons alors à Besse. Après la truffade du jeudi soir, la truite du vendredi soir, le repas de session nous offre le samedi soir un punti auvergnat et une indispensable potée non moins auvergnate.

Il faut que je dise que je me suis encore fait mal voir le premier soir quand j’avais fait la moue devant l’évocation du vin rouge local (Côtes d’Auvergne). Une moue remarquée par le patron parce que je connaissais le liquide d’un précédent voyage en 2003. Il faut être Auvergnat pour vraiment aimer ça. Sur les conseils du patron, j’ai quand même commandé pour toute la tablée celui qui paraissait le moins pire. Evidemment, ça ne laissera pas des souvenirs impérissables. En revanche, le Saint-Pourçain blanc, qui n’est pourtant « qu’un » VDQS, se laisse largement boire et est même tout à fait honnête. Qui a dit que j’étais sectaire ?

1 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (1)

Le jour du 14 juillet, nous partîmes vers 9 heures. Au fil des kilomètres, la chaleur montait. Je ne suis pas forcément un immense adepte de la climatisation, mais je préfère y recourir – avec mesure – sur l’autoroute au lieu de se faire, vitres ouvertes, arracher la tête. Au moment du repas, sur une route assez peu circulée pas très loin de Chaource dans l’Aube, malgré l’ombre, on sentait déjà bien la chaleur. Après le sandwich fromfromien, nous reprîmes le volant dans les plaines céréalières de l’Yonne et de la Côte d’Or. Le thermomètre de la voiture passa alors au dessus des 30 °C. Mais l’arrivée en pays éduen central nous ramena sous la barre des 30 °C. Et les derniers 6 km de grimpette nous firent atteindre 25-26 °C. A peine arrivés, ce fut l’orage, heureusement sans gravité.


 

 

 

 

Le lendemain, en fin de matinée, j’étais curieux d’essayer la nouvelle débroussailleuse que mon père venait d’acheter. Depuis des années, je lui disais que l’ancienne, vieille de trois décennies était non seulement dépassée, capricieuse, peu pratique, mais vibrait abominablement. Et je refusais de m’en servir, préférant des objets de coupe non mécaniques. Mais mon père disait qu’elle allait très bien et qu’il n’avait pas les moyens de s’en payer une autre. Mais ce printemps, il a fini par avouer que même lui n’arrivait plus à la tenir en main tant elle vibrait ; sous-entendu, jusqu’à présent, je n’étais qu’un « pouillot » si je n’étais même pas capable de me servir de l’engin (pas de méchanceté de sa part, surtout sa mauvaise foi légendaire). Premier contact avec la bête : elle n’est pas légère, mais elle est sustentée par une sorte de harnais style sac à dos. Démarrage impeccable. A l’usage aux abords de la chaussée de l’étang (pour couper les ligneux qui ne sont plus limités par les vaches qui n’y pâturent plus), la machine se révèle increvable. Contrairement à l’ancienne, elle ne cale jamais, elle s’arrête juste de tourner en cas d’obstacle ou si elle se coince et redémarre quand on remet les gaz. Que du bonheur. Le lendemain matin, j’ai fait le tour de l’étang avec l’engin afin de couper les jeunes Aulnes glutineux, Bouleaux, Saules cendrés et à oreillettes et autres Ronces, Aubépines, Frênes communs… mais j’ai commis l’erreur de positionner son centre de gravité trop en avant et de trop me servir de mes bras au lieu de mes « reins ». Résultat, les jours suivants, d’abominables courbatures aux biceps. Mais à présent avec l’entrainement, s’il y a des amateurs de bras de fer…

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Le 17 juillet au soir quelqu’un avait proposé dès 16h30, un enduro à la carpe, autrement dit, une pêche qui durerait toute la nuit jusqu’au lendemain en fin de matinée. Je précise que les carpes sont sensées mordre davantage la nuit. Admettons. La veille, les protagonistes de l’enduro avaient amorcé de façon extrêmement savante avec force diversité de graines, bouillettes (oui, c’est comme ça qu’on appelle des farines complexes agglomérées et savamment colorées et parfumées), fragrances exotiques ou non, tout un tas de choses improbables et sophistiquées avec des tas de poudres ou plutôt de liquides de perlimpinpin. Moi aussi, j’avais amorcé mon coin habituel avec un simple maïs précédemment cuit avec une vieille cocotte-minute.

A 16h30 donc, personne (nous apprendrons ultérieurement qu’un des pêcheurs avait du retard). S. et moi tendons donc nos trois lignes à carpes, complètement dépareillées et pour le moins rustiques. La canne la plus ancienne est celle que mon père utilisait au brochet et n’a pas loin de 35 ans (une Shakespeare) sur laquelle j’ai monté un gros moulinet Mitchell à la mode il y a 25 ans. La deuxième, une Silstar passe-partout de 25 ans sur laquelle j’ai mis un autre moulinet Mitchell : une version ultime haut de gamme d’un modèle initial conçu en Savoie en 1948 et que j’avais acheté il y a plus de 15 ans. Enfin, la troisième canne, achetée en solde il y a trois ans, est une canne d’entrée de gamme, mais spécifiquement conçue pour la carpe et je l’ai équipée d’un moulinet Michell (hélas, ce n’est plus du made in France) acheté sur internet. Les cannes étaient fixées sur des supports faits maison (ancienne usine de mon père) en acier rouillé, solidement plantés dans le sol.

A 17h30, les autres pêcheurs n’étant pas encore arrivés, nous quittons les lieux. Lorsque nous revenons une heure plus tard, les pêcheurs sont déjà à moitié installés. Après les avoir salué, je retourne voir mes cannes et je constate qu’en mon absence, une carpe a trouvé le moyen de mordre et m’a cassé le bas de ligne. Je le change et demande un plomb de secours à l’un des pêcheurs. Je ne me presse pas, mais je retends ma canne. A ce moment là, 3 autres pêcheurs et leurs 12 autres cannes sont en action de pêche. Matériel évidemment de pointe et spécifique pour cette pêche. Les enfants et épouses sont aussi là et on prépare l’apéritif avant le barbecue sur site.

Vers 21 heures, nouveau départ sur la canne précédemment retendue. Contact est pris. La belle saute à près de 50 m du bord. Plus loin on s’affole, on s’excite. Je reste de marbre. Fort heureusement, car la reine des Cyprinidés recrache l’hameçon comme si de rien n’était. Un des pêcheurs veut vérifier que mon hameçon piquait bien, et il est presque déçu de constater que tout est en ordre. Par acquis de conscience, je retends. Nous mangeons à présent avec les pêcheurs et rien ne bouge. Comme je ne suis pas fou au point de passer une nuit presque blanche dans la fraîcheur et l’humidité de l’étang, je retire mes lignes et S. et moi allons nous coucher à la maison (les épouses et enfants rentreront se coucher peu après également).

Dès lors, je donnais peu de chance de réussite à mes pêcheurs. Le Cornus, il n’est peut-être pas très futé, mais les carpes de Saint-Georges, il les connaît par cœur.

Le lendemain matin (nous sommes le 18 juillet), je me lève peu après 6 heures et je descends à l’étang voir où en sont mes acolytes. Rien n’a bougé. Je tends mes lignes, mais je n’y crois qu’à moitié. Un des pêcheurs, pour tuer le temps, prend un brochet de 71 cm qu’il décide de relâcher (j’en prendrai un à peine plus petit le surlendemain, mais que nous déciderons de manger). Peu avant midi, aucune carpe au tableau.

 

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Vers 16h30, je retends mes lignes. Après le dîner, je descends surveiller mes lignes. C’est calme. Seuls quelques petits poissons mouchent à la surface. Des Gerris (« araignées d’eau ») viennent contrarier le fil de mes lignes. Je me couche sur la chaussée et j’observe la fin de course du soleil et l’excellent premier quartier de lune qui se reflète dans l’eau assombrie. L’humidité tombe, les moustiques commencent à ronronner. Je relève le col de ma veste. Et je songe. Et je pense aux anciennes parties de pêche en solitaire à la carpe. Le temps tourne, le ciel s’assombrit encore. Au moment où je m’apprête à aller me dégourdir les jambes jusqu’au déversoir de l’étang, le moulinet (encore la même canne) se met à gémir. Ça y est, c’est reparti. C’est du capricieux et du lourd. J’ai du mal à y voir clair dans cette pénombre. Mais quelques minutes plus tard, je mets la bête dans l’épuisette. Un cri intérieur de triomphe résonne en moi (cela faisait cinq ans que je n’avais pas capturé un engin de cette taille). Je n’ai pas le courage de remonter la bête à la maison et en plus je risque de déchirer mon filet. Je reviens donc chercher la voiture. J’annonce à S. que la carpe fait dans les 6 kg (je minimisais volontairement), mais la suite nous montrera qu’elle pesait près de 13 kg.

Et bien sûr, sitôt arrivés à la maison, « épluchage » du poisson et tout ce qui va bien. Bref, près de deux heures et demi de boulot. Car bien sûr, envisager de cuisiner un tel poisson farci relève du doux rêve : il n’y a pas beaucoup de fours capable de l’avaler, sans compter qu’on n’avait pas envisagé d’inviter 30 personnes. Donc, j’ai levé les filets et ce fut ma mère qui s’occupa d’en cuisiner une partie en meurette (ben oui, c’est pas forcément très connu, mais ça se fait, et c’est bon).

Alors voici la bête (ou les bêtes) :

 

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Un échantillon des filets :

 

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La meurette (le parasol rouge amplifie la couleur) :

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21 mars 2010

Notre journée du printemps

Voici une note de type inédit. Une journée « palpitante » de Cornus. Pas vraiment passionnant, sauf…

Hier, réveillé sur le coup de 5 heures du matin, n’y tenant plus, je me lève peu avant 6 heures. Je quitte la chambre sans allumer, sans trop faire de bruit et je descends dans la cuisine. Comme tous les matins, je mets en route la radio, la boîte vivante puis mon ordinateur. Puis, en attendant, je suis allé traîner sur les blogs, j’ai fait quelques derniers contrôles sur le programme 2010 de l’association dont je suis le trésorier (j’assure de fait l’intérim du secrétaire démissionnaire). Entre temps, j’ai préparé ma petite cafetière expresso italienne. A 6h45, quand S. se lève (oui, parce qu’elle doit aller travailler, notamment pour une réunion le matin), on met le feu sous le lait et on prend notre petit-déjeuner.

S. part se laver et je retourne devant l’ordinateur. Je regarde les endroits où on a prévu d’aller l’après-midi : foire commerciale de Dunkerque et du*nes fos*siles de Ghy*velde. S. ne voulait pas rentrer à midi car une messe était prévue le soir à l’église de Bour*bourg en l’honneur de saint Joseph, saint patron de son école. Je ne reviendrai pas sur tout le bien que je pense de ces simagrées, mais passons. Pour m’éviter de rejoindre S. pour midi avec une seconde voiture, je consulte les horaires de train : ça tombe bien, il y a un TGV qui arrive à Dunkerque à midi (et qui part 22 minutes plus tôt de notre bonne ville « lièvresque »).

S. part de la maison à 7h45. Moi, je finis de me prélasser et je vais me laver. Une fois prêt pour le combat, je livre une première bataille : défaire le lit, ôter les deux couettes accouplées pour l’hiver de leur housse. Comme en plus, il s’agit d’un lit en 160, on imagine le volume de couette que cela représente. Je saucissonne les deux couettes avec une forte ficelle. Avant de partir pour la laverie, je lance une machine de blanc. Je ne suis jamais allé dans une laverie de la ville et je m’attends à patienter pour avoir une machine, surtout un samedi matin.

Mais non, une seule dame qui fait sécher son linge (elle vient habituellement faire sécher son linge ici quand elle ne peut le mettre dehors). Je peux donc investir les deux machines de 16 kg. Un monsieur, pas très causant, vient, lui, contrôler le lavage de son linge. Je me renseigne sur le temps du cycle de lavage complet : 45-50 minutes. On comprend pourquoi dans ce genre de laveries, le linge est moins bien lavé qu’à la maison. Ceci dit, j’ai connu à Tours une laverie avec des cycles beaucoup plus longs et avec de bien meilleurs résultats. Comme j’ai le temps, je me rends à la gare non loin de là. Constatant une immense queue au guichet, j’opte pour le distributeur automatique. Je fais un crochet par la poste, puis je retourne à la laverie où le monsieur pas très causant finira par me dire que la seule chose qui manquait ici, c’était une télé, remarque à laquelle je ne répondrai pas (quelle horreur, je préfère encore l’image du linge qui tourne que de voir une émission merdique dont TF1 a le secret).

Arrivent ensuite une dame avec ses deux gamins qui apportent nombre de cabas de linge. Elle va lancer une machine de 16 kg (que j’ai libérée peu avant) et une de 7 kg. Elle me dit qu’elle est en panne de machine et qu’elle attend la livraison de la nouvelle qu’elle vient d'acheter. Le réparateur lui avait dit que la réparation coûterait aussi cher qu’une machine neuve. Tu parles, S. et moi avons eu l’occasion de voir un reportage édifiant sur le sujet qui montre que les « réparateurs » sont majoritairement incompétents et cherchent presque systématiquement à vendre du neuf en réclamant plusieurs centaines d’euros pour un simple fil débranché.

Le gros du séchage se termine, je rentre à la maison, j’étends les couettes entre chaises et radiateur. Je vais faire un tour dans le jardin. Je plante un nouveau romarin (l’ancien a gelé), je m’interroge sur mes nouvelles plantations ou rempotages. Le téléphone sonne, mais j’arrive trop tard. Le lavage de notre machine domestique étant enfin terminé, je mets à sécher. Le téléphone sonne à nouveau. Petite musique, puis prise de parole masculine très accentuée. C’est V*eol*ia. La moutarde me monte au nez, je prends mon souffle et d’une voix vengeresse, je lui dis que la ligne, classée orange, n’est pas ouverte aux démarches commerciales, que je n’ai pas à être ainsi importuné, que je n’ai pas le temps, que je me réserve le droit de porter plainte devant de telles pratiques et que je lui souhaite une bonne journée avant de raccrocher définitivement. Qu’est-ce que ça fait du bien.

A 11h30, il est temps de partir pour la gare. J’appelle S. pour lui confirmer le train. Je pense être parti de la maison suffisamment à l’avance, mais je réalise que j’ai dû me tromper de 10 minutes sur l’heure de départ. Au moment où je prends ma place de parking, le TGV entre en gare. Mais je ne suis pas très loin. Je cours, je passe par la grille qui donne accès direct au quai, j’ai largement le temps de composter et de monter dans la première voiture qui se présente à moi (à ce stade, le train n’a que 10 % de places occupées).

A peine débarqué du train à Dunkerque, S. m’appelle pour me dire qu’elle est coincée sur la route suite à un accrochage. Elle n’aura qu’un petit quart d’heure de retard. Nous allons manger dans une brasserie du centre ville. La première bière fut la bienvenue. Le repas, aussi.

Nous nous rendons au palais des congrès. Nous nous trompons d’abord d’entrée (il y avait un salon de l’immobilier en même temps), puis nous accédons à la foire commerciale alors qu’il n’y a pas encore foule (il n’est pas encore 14 heures). A peine rentrés on se fait interpeler par un marchand de parfums et de savonnettes artisanaux. S. y trouve un parfum au muguet qu’elle avait eu peine à trouver ailleurs. Moins de 10 mètres plus loin, on lui réclame ses lunettes pour les nettoyer grâce à un produit miracle. C’est vrai qu’il est efficace, mais au prix réclamé, ça ne passe pas. Nous repérons le stand qui nous avait amené ici, mais on est encore en train de manger. Nous faisons le tour. On se fait plus ou moins interpeler. Un nombre incalculable de vendeurs de fenêtres. Dès qu’on regarde un truc, on nous tombe dessus. Puis, sans rien demander, un vendeur de fenêtres, de chaudières, de pompes à chaleur insiste très lourdement pour nous donner sa documentation. C’est tout juste si je ne me fais pas engueuler de refuser ses papelards. Nous arrivons au niveau du vendeur de housses à aspirer pour compacter le linge pour mieux le ranger dans les armoires ou les valises. Cela fait un moment que ces produits nous intéressent, mais le prix nous avait dissuadés jusqu’à présent. Une démonstration est en cours devant deux dames. Nous assistons à la scène à moitié en retrait. Compte tenu de la qualité, l’offre de prix nous paraît alléchante d’autant que pour ma part, le souvenir des couettes qui tiennent une place effarante n’est pas loin.

Nous arrivons au stand des vins du Jura Hen*ri Ma*ire pour lequel nous avions reçu une invitation. Nous avions déjà reconnu la personne que nous avions rencontrée à Arbois (voir ici). Il ne nous reconnaît pas immédiatement, mais il ne tarde pas longtemps à se souvenir que nous sommes de la ville « lièvresque » et que nous nous étions effectivement vus à Arbois au mois d’août, que nous avions acheté une bouteille de vin jaune et une de vin de paille, que je travaillais à Bail*leul, que nous n’étions pas originaires de la région, que S. était dans l’enseignement et était originaire d’une autre région que moi, etc. A-t-il été charmé par le sourire de S. ? En tout cas, même si nous ne doutons pas de nos caractéristiques exceptionnelles, il est impressionnant que ce type ait pu se rappeler de nous avec tous ces détails plus de 7 mois après notre entrevue (qui avait certes duré plus de 2 minutes), sachant qu’il voit probablement plusieurs milliers de clients par an. En tout cas, c’est un très bon commercial. Nous n’avions pas forcément décidé d’en acheter autant, mais il nous a vendu un lot intéressant et dont les vins très typés tranchent radicalement avec nos échantillons bourguignons habituels.

Après la foire, qui n’avait en fait vraiment rien d’extraordinaire, direction, comme prévu, les du*nes fos*siles de Ghy*velde (dont j’avais déjà parlé ici). J’étais une fois de plus, à la recherche de la Gagée de Bohème, Gagea bohemica (Zauschner) Schultes & Schultes fil. in Roemer & Schultes, non revue en fleur depuis plusieurs années, sans doute en partie à cause d’un surpâturage de la part des chevaux et des lapins, très nombreux sur le site. Mais le week-end dernier, un de mes collègues en avait vu un pied en fleur, certes mal formée. Une seule fleur, mais une seconde en bouton. J’avais donc des chances de voir cette rareté. Je précise que cela fait déjà bien longtemps que les gagées (voir ici la note consacrée l’an dernier à une autre espèce) sont des plantes mythiques pour moi, en raison de leur précocité, de leur rareté et parce que jusqu’à présent, je n’en avais pas vu dans la nature. Je rentre dans l’exclos de pâturage mis en place en principe pour protéger la plus importante population « historique » de cette espèce.

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Je cherche là où on m’a indiqué, en vain. Elle n’a pas pu m’échapper. Les fleurs ont dû être boulotées par les lapins. J’élargis un peu la recherche, en vain. Je ressors de l’exclos et je demande si S. veut bien m’accompagner vers le deuxième ancien noyau de présence de l’espèce. Mais on ne trouve rien. Au retour, nous repassons près de la clôture de l’exclos, mais j’ai désormais fait mon deuil de voir un jour cette espèce. Et puis, là, près d’un piquet, mon regard est attiré comme par magie par la fleur.

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Personne ne la voit ? Pourtant, c’est évident, elle est là.

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On ne me croit pas ? Si elle est là !

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Je triche ? Mais non, la voici de plus près cette fois.

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Tout ça pour ça. Alors je passe en vrai mode macro. S. qui m’observe de l’autre côté de la clôture se moque de mes positions de prise de vue et du nombre de photos prises pour si peu. Mais ai-je vraiment le choix de rater ça ?

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Une fois le mitraillage terminé, retour à la voiture et direction Bour*bourg où nous faisons nos provisions. Nous nous garons près de l’église (elle vaut le coup, j’en avais parlé ici) et comme nous sommes en avance, nous nous rendons au café du coin où des types, un en particulier, est complètement bourré. La patronne lui avait quand même servi une bière quand nous sommes arrivés, lui disant qu’il était fatigué parce qu’il ne se reposait pas du carnaval (de Dunkerque). Certes, les hommes ne conduisaient pas, mais comment peut-on servir des gens dans un tel état ? Ma menthe à l’eau a eu un mauvais goût.

Il était à présent l’heure de se rendre à la messe. Il y avait pas mal de monde. J’ai pu saluer plusieurs collègues de S.

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Quelques élèves de S., qui ont aussi chanté. S., elle même s’est exprimée. Le curé qui, dit-on, se fait appeler « Monsieur l’Abbé » et pas autrement m’a donné une drôle d’impression : très catho (ça, on peut éventuellement l’expliquer même si ça reste toujours très énervant), mais interpelant, questionnant les enfants durant l’office. C’est la première fois que je voyais ça. Le reste semblant très classique, le jeu d’orgue avec énormément de fausses notes (et pourtant, je n’y connais rien, mais trop c’est trop), je suis sorti faire un tour sous la pluie, ce qui m’a permis de voir ça.

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Revenu m’asseoir à une des chaises (qui sont bien trop basses), je ne me suis plus levé aux commandements du curé (pour qui il se prend cet agité de la croisée de transept ?). Une heure et quart après, la messe se termine enfin. Curiosité, à l’initiative des parents d’élèves, le pot de l’amitié est servi au fond de l’église. C’est aussi la première fois que je voyais ça, mais cela ne me choque nullement. Après avoir salué le directeur de S., nous sommes partis presque comme des voleurs.

Le retour se fit sous une pluie battante. Après avoir récupéré ma voiture près de la gare, nous sommes rentrés à la maison. Nous avons découvert une nouvelle fuite inédite dans la maison, cette fois probablement due à une descente d’eau de pluie. Je crains que cela ne sera pas trop évident à réparer, mais cela ne m’inquiète pas exagérément.

La tarte au Maroilles avalée, un petit tour télévisuel où il n’y avait rien de bien à notre goût, un petit tour des blogs et, après avoir refait le lit, nous nous y mettons de bonne heure. Nous avions mérité une bonne nuit, ce qui nous fut accordé.

12 novembre 2009

Événement intergalactique

Hier, malgré ça (oui, c’est encore du plagiat)…

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… c’était pas la joie pour cause de préparatite aiguë, en vue de la Grande Exécution Inspection de S. Je m’y attendais, mais cette fois ce fut pire que les fois précédentes et à mon grand désarroi, je suis allé me coucher seul, trouvant le sommeil avec angoisse en lisant une nouvelle karagarienne car je me doutais que la Grande Stressée viendrait se coucher peu de temps avant de se lever. Il n’en fut rien, elle ne vint jamais, ce qui ne manqua pas de me perturber davantage. Ce matin, je la découvre, non pas pétante de santé, mais pas visiblement fatiguée par sa nuit blanche.

Avant de partir pour l’école, encore plus en avance que d’habitude, elle me fait son couplet habituel sur sa prétendue nullité ou autres compliments ultra connus dans le genre. Je peine à lui faire dire qu’elle est la meilleure (car je suis plus que convaincu qu’elle possède un talent qui surclasse la plupart de ses collègues). Bien sûr, comme d’habitude, elle ne me croit pas et prise d’une folie, me parie un restau si elle réussit. La suite est à lire chez elle ici. Et il s’agit d’une nouvelle note, c’est ça le vrai événement intergalactique.

20 septembre 2009

L’automne ? Et alors…

Il y avait ces lys à floraison aoûtienne que j’avais omis de montrer, ceux-là même que nous avions déjà cultivés en pot l’an dernier.

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Plus récemment (ils viennent de terminer leur floraison), nous avions ceux-ci.

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On peut encore goûter à ça.

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Les cosmos, semés tard, sont encore loin de leur optimum.

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Tout comme cet Aster que je renonce à nommer (hybride ?).

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Et c’est loin d’être fini. Des fleurs, toujours des fleurs…

23 avril 2009

Saison du Pieris

Entre la pose de deux plaques de placoplâtre, entre la découpe de trois cornières, j’ai quand même eu le temps de faire ces quelques photos au jardin. Les tulipes bien sûr, avec un faible pour les blanches. Et puis, le Pieris, avec un certain brio dont il n’était pas familier jusque là, démontre, enfin son intérêt.

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8 décembre 2008

Crépuscule dominical

En ce dimanche ensoleillé, nous nous sommes décidés sur le tard pour faire une brève balade. Le soleil était déjà presque entièrement usé.

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Nous parvenons dans le bourg où S. devait initialement enseigner : Esquelbecq. Maître Karagar me laissa bouche bée lorsque ayant eu vent du lien que devait entretenir S. avec ce village, déclara qu’il y avait là-bas un château. Et en effet, on y trouve un intéressant édifice construit à partir du XIIIe siècle. Malheureusement, il ne se visite pas.

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La brume monte, le froid se fait plus vif. La lune s’affirme et sort du flou.

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Et puis il y a une église (Saint-Folquin), une « hallekerke typique des Flandres » des X-XVIIe siècles.

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Un individu particulièrement désagréable, sans doute un adepte de l’intégrisme le plus obscurantiste du fondamentalisme catholique fanatique aurait voulu me mettre à la porte de « son » église. Heureusement pour lui, il n’a pas tenté le moindre geste qui aurait signé la fin de son statut de verticalité. L’heure tardive nous a quand même mis dehors. J’ai quand même eu le temps de piéger ces vues.

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19 mars 2008

Crépuscules en fleurs

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Voici quelques photos prises en conditions presque crépusculaires ces deux derniers soirs.

A : Hepatica nobilis Schreb. (Anémone hépatique)

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B : Narcissus sp. (Jonquille)

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C : Pulsatilla vulgaris Miller (Anémone pulsatille)

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D : j’ai oublié ce que c’était ; quelqu’un pourrait-il me rafraîchir la mémoire ?

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Cornus rex-populi
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