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Cornus rex-populi
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27 avril 2008

Vacances britto-normandes (6) : approche capiste

La visite du Mont Saint-Michel terminée, nous devions trouver un coin pour manger. Sans connaissance des bons coins pour manger correctement à un prix raisonnable, nous avons repris la route pour le Finistère. Nous avons fini par « atterrir » dans une cafétéria de supermarché. Évidemment, le romantisme n’y était vraiment plus du tout. C’était à Lamballe. Alors, comme nous étions sur place, nous pouvions bien aller voir la collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance. Hélas, elle était fermée.

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Nous reprîmes la route. Nous finîmes enfin par passer sur des routes presque familières à mes yeux (près de « Carex »). Avant d’arriver à Douarnenez, nous revîmes la mer, que nous n’avions pourtant guère quittée des yeux les jours précédents, avait sur cette plage une couleur et un scintillement inédits et magiques. Nous arrivâmes enfin sur le lieu de rendez-vous. De là, Monsieur et Madame K. nous rejoignirent pour nous rendre dans les pays du bout du monde. Nous arrivâmes à P. et nous eûmes l’honneur du nouveau logis qui se hâtait de se terminer. Nous fûmes accueillis par un peintre fort sympathique (c’est pas bien de faire travailler ses ouvriers aussi tard). Et nous pûmes commencer l’inspection de la maison presque dans chacun de ses recoins. Après s’être émerveillé devant les carrelages et le triforium, avoir contemplé les lumières et la vue imprenable, nous eûmes le temps de prendre un bain se soleil sur la terrasse grande comme une salle de bal. Après avoir salué la maison et ses annexes, nous retournâmes à Douarnenez où nous attendait un restaurant d’une grande originalité, choisi par Madame K. De ce restaurant, on voyait ça. Des lumières qui illuminèrent tel un feu de joie ma resplandissante S.

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La soirée fut merveilleuse, bien que trop courte. On va encore s’en souvenir longtemps. Après ça, nous eûmes droit aux élixirs de Sœur Kleger, avant d’aller nous coucher dans notre hôtel particulier.

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20 avril 2008

Vacances britto-normandes (3) : Saint-Malo

Le lendemain matin nous n’avions rien programmé de spécial. Nous nous décidâmes finalement pour nous rendre d’abord à Saint-Malo. Ne connaissant rien de cette ville à part de vagues souvenirs de l’émission Thalassa, je n’étais pas forcément très enthousiaste au départ. Comme c’était lundi, St. ne travaillait pas, alors que V., elle, était consignée au travail pour une dure journée. Le franc soleil était revenu et je ne fus pas déçu par la ville. A midi, nous nous attablâmes à la terrasse semi-ouverte et semi-ombragée d’un restaurant : que demande le peuple ?

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18 mars 2008

Réputation transrégionale

Samedi, visite presque impromptue et éclaire, mais fort sympathique d’un oncle et d’une tante de S. de passage dans le coin pour un mariage (non, pas le notre). L’air breton a donc soufflé sur la Flandre. Et comme ma chère épouse ne possède aucune réputation vis-à-vis de certains dérivés de Theobroma cacao L., on lui a offert ça :

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8 avril 2008

Illuminations botaniques du jour

Hier, il y avait de la neige. Ce matin, c’était rudement gelé. Il a fait beau toute la journée. Alors, j’ai voulu faire quelques photos, mais j’ai été bien occupé toute la journée, notamment pour faire avancer un dossier important au niveau national (le genre de trucs pour lesquels on a vraiment l’impression de servir à quelque chose pour améliorer la préservation des milieux naturels – c’est suffisamment rare pour le signaler). Après cette journée assez lourde, détour par le jardin dans lequel la lumière était encore belle. Inutile que je présente ces plantes, tout le monde les connaît ! Et puis si cela n’est pas le cas, cela n’empêche pas d’en profiter.

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19 avril 2008

Orchidées hollandaises

A part les jacinthes, les jonquilles, narcisses et les tulipes, il y avait d’autres fleurs à découvrir à Keukenhof. Parmi ces dernières, les orchidées occupent une place de choix. Normalement, je ne suis pas tellement orchidophile, mais comment résister à ça ? Evidemment, s’il s'agissait d’orchidées sauvages indigènes, ce serait au moins aussi bien, voire beaucoup mieux...

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18 avril 2008

Tulipes hollandaises

Ce qui avait motivé le voyage des 9-10 avril en Hollande était bien les tulipes. Voici donc le plat de résistance du parc de Keukenhof. Certaines étaient disposées à l’intérieur. J’en avais déjà vu dans des catalogues, mais le fait d’en voir autant en si peu de temps m’a tourné un peu la tête. Oui, j’ai aimé ça et S. n’était pas en retrait non plus.

Alors on aime ou on n’aime pas, mais en voici un large échantillon. J’espère qu’il ny aura pas d’overdose. De toute manière, il y a un antidote.

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11 avril 2008

Avant-goût de Hollande

Voici un très bref aperçu (avant d’autres probables avalanches de couleurs) de notre court séjour en Hollande. Au programme : Utrecht, Zandvoort et le parc de Keukenhof dédié au tulipes et autres plantes à bulbes. La visite de ce dernier avait été programmé de longue date avec mes parents. Les tulipes étaient bien au rendez-vous mais compte tenu du froid relatif de ces dernières semaines, ce n’était pas encore la pleine saison.

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2 mai 2008

Vacances britto-normandes (8 et fin) : Antifer et Étretat

De Caen, après un petit-déjeuner suffisamment copieux, nous ne partons ni très tôt, ni très tard. Nous passons par Le Havre, en particulier son centre inscrit au patrimoine mondial (S. ne connaissait pas). Ce n’est pas ma tasse de thé, même si peut-être, météo aidant et compte tenu d’une circulation automobile plutôt faible, je n’ai pas détesté les lumières et les formes générales. Enfin, nous ne nous sommes pas arrêtés. Nous avons filé directement vers la valleuse d’Antifer que j’avais visité l’an dernier dans le cadre professionnel. Les valleuses sont des sortes de dépressions perpendiculaires au rivage et qui entaillent la falaise, parfois jusqu’au niveau de la plage. Elles sont de taille diverses et en général dépourvues de cours d’eau. A noter que la ville d’Étretat est établie à l’embouchure d’une importante valleuse.

La valleuse d’Antifer est un espace naturel du Conservatoire du littoral et inaccessible en voiture. Au départ, des boisements éclairés par la Jacinthe des bois.

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Nous rencontrons quelques-uns de nos frères.

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Puis nous apercevons l’entaille…

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Et les falaises de craie.

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Après notre promenade de santé apéritive, nous gagnons Étretat. Après un premier aperçu sur la mer, nous allons à la rencontre d’un établissement où nous pourrions manger. Le choix se porte sur un genre de pizzeria en front de mer. Ce fut une erreur car ma pizza était à la fois petite, peu garnie, chère et pas très bonne. Un établissement pirate à éviter absolument.

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Ce jour là, je n’avais pas bien réglé ma boussole interne. Nous montons d’abord sur les falaises d’amont pensant voir le soleil illuminer celles d’aval. Peine perdue. Toutefois, alors que S. gravit la falaise…

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…je m’arrange pour faire quelques photos en bordure de falaise de Brassica oleracea L. subsp. oleracea (Chou sauvage), dans ce cadre si particulier. S. s’inquiète.

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Cette falaise d’amont n’est pas vilaine…

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… mais un besoin impérieux se fait jour : malgré un mal de pied persistant, il faut que j’aille voir la célèbre falaise d’aval. J’ai presque des scrupules à montrer une chose que nous avons tant (trop ?) vu dans quantité de livres et d’émissions et même de romans. J’ai même poussé le vice jusqu’à la mettre en bannière. Toutefois, S. et moi ne connaissions pas et nous avons vraiment beaucoup aimé ces falaises sous ce beau soleil semi voilé. A noter que contrairement à ce que laissent penser les photos, il y avait pas mal de monde. S., s’est mise à paniquer en me voyant prendre des photos au bord de la falaise. Même en lui disant que je faisais très attention, j’ai eu du mal à la rassurer. C’est beau de se sentir aimé et c’est aussi une raison supplémentaire pour ne pas prendre de risque.

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27 avril 2008

Vacances britto-normandes (5) : Mont Saint-Michel

Après avoir pris congé de nos amis, nous partons en direction du Mont Saint-Michel. Nous y arrivons vers 10h00 et nous nous acquittons des 4 € de parking. Les parkings n’ont pas bougé. Les travaux n’ont pas commencé (les retards s’accumulent et se comptent en années au moins) sauf pour le barrage sur le Couesnon immédiatement en amont. Cet ouvrage pourra se remplir à marée haute, et l’eau de mer, grossie par le débit du fleuve sera lâchée à marée basse. L’effet de chasse provoquera un auto-curage des sédiments dans la baie, sachant que le remblai actuel d’accès au mont sera en grand partie remplacé par un pont permettant la libre circulation de l’eau et des courants.

Lorsque nous arrivons sur place, il n’y a pas foule et nous pouvons tranquillement commencer l’ascension du Mont. Nous constatons le prix de l’omelette de la Mère Poulard (30 €). Cette vision d’horreur nous fera renoncer à tout projet de déjeuner sur place, même si nous pûmes constater l’existence de tables nettement plus abordables. Sous un soleil éclatant, nous nous arrêtons pour voir l’église paroissiale en travaux. Nous y observons le premier saint Michel. Nous parvenons au sommet pour visiter l’abbatiale. Le prix de la visite n’étant pas particulièrement bon marché, je pensais que le guide était compris. Nous commençâmes donc à nous joindre à un groupe ou la guide avait entamé une présentation globale de la baie et du mont. Au bout d’un moment, nous nous aperçûmes que les auditeurs étaient tous badgés. Après quelques photos extérieures de la baie à marée basse, nous pénétrâmes dans l’abbatiale. Il commençait à y avoir pas mal de monde à l’intérieur (nombreux groupes parlant toutes sortes de langues). Tout ce monde (tout est relatif car on peut penser qu’il n’y avait pas le dixième de la foule des jours d’affluence) m’empêcha toutefois de prendre le recul suffisant et de me recueillir d’admiration en silence, dans le calme et la sérénité que mériterait ce lieu. Enfin, nous pûmes quand même visiter l’ensemble de la merveille. J’imagine que S., qui en était à sa quatrième visite, n’a pas vu la même chose. Pour moi, il sera indispensable d’y retourner, évidemment hors saison et à l’ouverture du matin, ou en procédant de la même manière que ce que Madame K., c’est-à-dire en passant la nuit sur le mont (elle nous en parlera le soir même).

Après la visite, que devais-je constater dans la salle de vente de livres et de souvenirs ? Un morceau du tympan de Saint-Lazare d’Autun (la pesée des âmes) avait été reproduit ici (en plus d’autres sculptures issues d’autres cathédrales). Et bien entendu, aucune explication. Je me renseigne auprès des vendeuses et on ne me donne d’autres explications que ce sont des reproductions de sculptures de cathédrales. Comme si on n’avait pas vu ! Personne ne me donnera d’explication ?

Après la visite, nous descendons et nous arrivons finalement dans la rue des pires marchands du temple où des perroquets haranguent le passant pour visiter je ne sais quoi. Il y a pas mal de monde à ce moment là (c’est l’heure du repas de midi). Nous surprenons une conversation d’une commerçante qui dit que c’est le premier jour de l’année où il y a autant de monde. On peut prendre conscience que nous faisons partie des 0,00006 % des visiteurs annuels du mont ! Reste quand même un très bon souvenir de cette courte visite. En partant, je n’aurais pas voulu m’arrêter de le photographier, comme pour ne rien perdre de ces instants uniques.

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25 avril 2008

Vacances britto-normandes (4) : Cap Fréhel

Après Saint-Malo le matin, direction le Cap Fréhel. Là-bas je découvre des expérimentations qui rappellent celles constatées l’an dernier au niveau de la Pointe du Raz et de Ploumanac’h. Je veux parler des opérations de restauration des landes et pelouses dégradées (par le piétinement notamment) et qui ont fortement régressé. Il se trouve qu’un de mes anciens stagiaires travaille actuellement sur cette problématique et ces sites font partie de son aire de jeu. Le temps était excellent et on doit bien dire que je ne suis pas resté insensible à ce lieu. Toutefois, pour en apprécier plus clairement les subtilités, notamment par rapport aux végétations, il faudrait néanmoins y revenir plus tard en saison et y demeurer plus longtemps pour mieux s’imprégner des caractéristiques du lieu.

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Le Fort Lalatte se trouve en face.

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Nous sommes ensuite rentrés pour prendre un petit bain de soleil sur une terrasse très amicale. Ce fut ensuite un repas de galettes et de crêpes au cours duquel S. s’illustra jusqu’au dessert !

20 avril 2008

Vacances britto-normandes (2) : Dinan

Après un nouveau repas qui n’avait rien à envier au premier, nous nous rendons sous un ciel plus menaçant à un salon des « vins naturels ». Le terme de salon est un peu usurpé puisque cela se passait dans un petit village, sous un chapiteau planté dans une prairie. Résultat : de la boue malgré la paille disposée dans les passages. Quand on va dans un tel endroit, il est d’usage de ne pas boire, mais, après avoir tâté le vin, de le recracher dans le réceptacle prévu à cet effet. Il se trouve que ledit réceptacle n’était pas systématiquement présent, ce qui obligeait à cracher à même le sol, le résultat néanmoins masqué par la paille. Bien sûr, il y avait une autre solution : ne jamais cracher. C’est le principe qu’avait adopté quelques-uns qui avaient déjà pas mal de vent dans les voiles alors que l’après-midi était loin d’être terminée. Pour ce qui me concerne, ne conduisant pas, j’ai pu me permettre d’en boire une larme à chaque fois. Comme nos amis étaient venus là pour une raison précise, nous ne fîmes pas avec eux toutes les chapelles, mais nous eûmes néanmoins le temps d’en goûter un échantillon suffisant. Parmi les vins présents, certains m’étaient totalement inconnus. Certains m’étonnèrent agréablement (notamment des Alsaces), d’autres ne me plurent pas au moins au premier abord (suis-je trop « classique » ?) et enfin, je découvris des choses plus familières. Je dois néanmoins dire qu’on ne trouve pas dans un tel salon des conditions de dégustation suffisantes : lumière insuffisante, trop de monde, odeurs parasites, bruit… Je ne regrette cependant pas d’avoir vu ça.

Puis nous sommes repartis en direction de Dinan. Nous nous sommes garés près de la basilique Saint-Sauveur. Elle est essentiellement romane (XIIe s.), mais possède un clocher des XV-XVIe s. et un chœur gothique (XVIe s.)

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L’église Saint-Malo est de nature gothique et a été commencée à la fin du XVe s., mais a été reconstruite au XIXe s. Sur la façade, j’ai vu un joueur de tennis !

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Le reste de Dinan « n’est pas trop mal ». On retiendra notamment la tour de l’horloge, beffroi du XVe s. ainsi qu’un certain nombre de demeures et de rues qui valent le coup. Et enfin, une bâtisse que d’aucun reconnaîtra.

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22 février 2008

Bruges (7) : au fil de l'eau

Alors que nous avions déjà pas mal navigué à pied dans la ville, nous décidâmes de nous payer le luxe de faire un tour de bateau dans la vieille ville, presque frustrés que nous étions de ne pas l’avoir fait l’été dernier à Gand. Le soleil était déjà bas sur l’horizon et il ne faisait pas spécialement chaud. Le commentaire était trilingue (flamand, anglais et français). Comme le fit remarquer S., on comprenait presque mieux ce qu’il disait en anglais.

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20 février 2008

Bruges (3) : grande place « Markt »

Cette note constitue aujourd’hui la 200ème note de ce blog. Cela n’a pas lieu d’être célébré, d’autant que je ne l’avais pas fait pour la 100ème, mais voilà cela fait à peu près deux ans que je suis tenancier d’un blog, même si celui-ci est un peu plus jeune.

A côté du beffroi présenté précédemment, se trouve ce que l’on appellera la grande place « Markt ». On y trouve notamment le Palais provincial de style néogothique (1830).

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31 mars 2008

Bergues

Le film à la gloire des contrées septentrionales dont tout le monde parle et que beaucoup de monde va voir a incontestablement certains mérites. Nous l’avons vu. Ce n’est pas très finement intellectuel ni un chef d’œuvre absolu, mais on a bien ri. On y parle de Bergues. Il s’agit encore une ville fortifiée par Vauban. Cette ville connaît un succès fou depuis la diffusion du film. Voici deux photos prises l’été dernier avant que cette cité ne sorte de l’anonymat national. Si on voit bien le beffroi (XVIe s. mais reconstruit après la guerre) dans le film, on n’y découvre pas les tours de l’ancienne abbaye de Saint-Winoc.

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7 août 2007

Nouveau réveil de Saint-Georges

On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pour le pêcheur de carpes, la réussite appartient à ceux qui se lèvent tôt… et à ceux qui se couchent tard !

Lors de la semaine du 14 juillet, un coup prémédité de longue date fut mis à exécution. Le second soir de pêche se concrétisa par une prise. Cela ne fut pas fait sans difficulté : nuit tombante, canne dans une main, épuisette dans l’autre, rames de la barque dans les 3ème et 4ème mains car S., peu convaincue par l’imminence d’une prise (ce n’était pas la seule) était restée à son point de croix. Bref, après de longues minutes de combat avec le monstre des profondeurs, ce dernier finit par s’avouer vaincu et fut mis au sec. La bête devait faire dans les 4 kg, mais Maître Cornus sancti-georgii, tel le Héron de la fable, dédaigna sa proie et lui rendit aussitôt sa liberté, espérant dénicher un autre dragon d’un poids triple au moins.

SG (source : IGN, Géoportail 2007)

Le jour du 14 juillet, Cornus sancti-georgii ne resta pas dans son lit douillet. A 5 heures, il était debout et après avoir épié la nature en réveil et fomenter on ne sait quel stratagème, il fut à pied d’œuvre sur la chaussée de l’étang.

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Le soleil finit par se lever, éclairant joyeusement les êtres arachnologiques.

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Malgré la mort de leurs congénères disparus prématurément à l’automne dernier, les arbres méridionaux vinrent se mirer sur l’eau désespérément tranquille.

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Après le feu d’artifice, après plus de 18 heures de tension ininterrompue, les gaules furent retirées. C’était l’échec. Cornus sancti-georgii, déshonoré, la queue basse, n’avait plus qu’à aller se coucher.

23 mars 2008

Pâques blanches

Ce matin, au lever, Pâques nous a fait une surprise. Point d’œufs à aller quérir dans le jardin dans lequel une mère poule ne retrouverait d’ailleurs pas ses petits. L’hiver passé, ce jardin retrouve peu à peu au printemps des couleurs, de la verdure et même des fleurs. Notre « backyard » peut même revêtir un aspect tout à fait sympathique au printemps. Nous sommes bien officiellement au printemps, mais la neige était pourtant bien là (environ 2 cm). A l’heure où je publie cette note, il en reste encore.

Que l’on y croit ou que l’on n’y croit pas comme moi, je souhaite de joyeuses Pâques à tout le monde.

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13 mars 2008

Passage rapide à Arras et Béthune

Samedi, dans l’espoir d’une certaine accalmie météorologiques, nous décidâmes de nous rendre à Arras, notamment pour visiter le centre et ses places. S., elle avait déjà eu l’occasion de visiter, mais en ce qui me concerne, je n’avais fait qu’y passer à plusieurs reprises alors que l’hôtel de ville était en travaux. A l’heure actuelle, l’hôtel de ville (beffroi des XV-XVIe s.) est entièrement restauré et il s’agit maintenant d’un bien bel et imposant édifice.

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Je ne sais pourquoi, mais je m’étais mis dans la tête que la cathédrale était intéressante. Au moment même où je commençais à photographier la vaste abbaye Saint-Vaast (XVIIIe s.) qui la jouxte, l’appareil photo tomba en rade de batterie. Pas de problème, je la remplace par une autre (neuve) chargée et là, rien ne se passe (batterie neuve défectueuse nous dira lundi le vendeur).

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Heureusement, j’ai pu continué les photos avec l’appareil compact que nous avions exceptionnellement emporté et qui était jusqu’à il y a peu ce que nous avions de meilleur. La cathédrale est en fait l’ancienne collégiale de l’abbaye. On ne peut pas dire qu’elle nous ait plu. Bien que très lumineuse et relativement sobre, elle possède un côté massif qui ne nous a pas accroché. Autre point, il n’y a aucun clocher visible.

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La pluie commençait à tomber et nous décidâmes de rentrer en allant boire un coup sur la place de Béthune, avec notamment le beffroi de grès (XIVe s.) qui trône au milieu de la place et qui est magnifiquement illuminé en couleur la nuit (malheureusement pas en photo ici).

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9 février 2008

Après-midi lilloise

L’après-midi s’annonçant excellente et parce que nous n’avions rien de particulier à faire, décision fut prise de nous rendre à Lille. Effectivement, c’était le printemps hivernal. Nous nous sommes dits que ce serait pas mal de nous rendre d’abord à la citadelle Vauban. Il existe là-bas, un parc d’attraction et des promenades dans les douves et autres espaces de balade (du genre très urbain et artificialisé que je n’affectionne guère). La citadelle n’a rien de particulier, elle est de Vauban et très Louis quatorzienne et nous en connaissons déjà d’aussi intéressantes. A Lille, elle est occupée (gâchée ?) en son centre par un régiment de l’armée de terre.

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De retour au parking, quelques vues sur Lille. Sur la seconde photo, à gauche, il s’agit du beffroi de l’hôtel de ville de Lille (XXe siècle), le plus haut des Flandres (Belgique comprise), mais certainement pas le plus beau à mon goût.

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Nous décidons alors d’aller dans le centre. Au passage, une allée arborée illuminée par des crocus.

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Vu le beau temps, tous les Lillois sont dehors : grosses difficultés pour trouver un place de parking. Nous y parvenons quand même. Les pas qui nous mènent à la cathédrale nous font croiser le porche l’hospice.

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Nous parvenons enfin à la cathédrale Notre-Dame de la Treille, construite à partir du XIXe siècle. Contrairement à S., je ne la connaissais pas et je l’avais dédaignée. Évidemment, ce n’est pas extraordinaire, mais j’ai été agréablement surpris, en particulier par la façade vitrée (1999) et par certains éléments.

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Nous nous dirigeons ensuite vers la Grand’ Place.

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L’incontournable bourse.

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La chambre de commerce et son beffroi.

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De retour à la maison, nous réalisons une tarte thon-poireau à quatre trois mains.

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13 janvier 2008

Voyage dans le delta du Danube

Alors que je réalisais les investigations liées à mes travaux en écologie végétale sur la Loire, ma co-directrice de thèse (A.) me proposa de l’accompagner à l’occasion d’un voyage dans le delta du Danube. Bien entendu, j’acceptai bien volontiers cette proposition. Le but principal du voyage était d’aller étudier une forêt alluviale de bois durs du delta (Letea). Il s’agissait, entre autres, de caractériser la structure de cette forêt par une approche architecturale, ce qui permet de mieux appréhender les processus sylvigénétiques et les successions végétales.

Le voyage se fit par voie aérienne via Roissy. Ce fut pour moi la première fois que je prenais un avion de ligne. Nous arrivâmes un début d’après-midi de la fin juin 2000 à Bucarest. Après avoir réglé nos visas à l’aéroport, un taxi nous emmena à la gare du Nord où un collègue universitaire roumain devait nous rejoindre (il parle un assez bon français, entre autres). Après avoir acheté nos billets de train, nous partîmes tous les trois en direction de Tulcea (ville la plus en amont du delta). Dans ce pays, qui n’appartenait pas encore à l’Union européenne, les trains ne sont pas particulièrement rapides et sont peu confortables : pas d’automatisation des aiguillages et du trafic, retards importants, rails mal raccordés comme on n’en voit pratiquement plus en France, etc. Toutefois, ce moyen de transport était particulièrement bon marché, surtout pour des Français. Arrivés à Tulcea, nous fûmes pris en charge par notre collègue roumain qui nous emmena dans un hôtel très convenable. Le lendemain, nous avions rendez-vous au bureau d’un ingénieur forestier (à peu près l’équivalent de notre Office National des Forêts) car nous devions avoir les autorisations requises pour nous aventurer dans la forêt que nous devions étudier qui se situe de surcroît au sein d’une réserve naturelle. Les formalités accomplies (en fait très légères), l’ingénieur nous emmena visiter le muséum d’histoire naturelle de la ville consacrée aux milieux naturels et à la faune du delta du Danube. Après le déjeuner, nous embarquâmes sur un bateau à passagers qui descendait le bras nord du Danube (un bras navigable à peu près naturel qui fait la frontière, sur une partie du cours, avec l’Ukraine). Il nous fallut toute l’après-midi pour effectuer le parcours, non sans une demi-douzaine d’arrêts intermédiaires. A l’arrivée (Periprava), l’ensemble des passagers fut pris en charge par des remorques attelées à des tracteurs (du genre de ceux qu’on ne voit plus guère en Europe occidentale). Après une grosse demi-heure de tracteur, heureusement pas trop chaotique grâce à un sol sableux sur l’ensemble du parcours, nous arrivâmes à Rosetti (à côté du village de Letea), notre point de chute et notre base pour les quelques jours que nous allions passer dans la forêt. A Rosetti, point d’hôtel ou de camping. Nous avons donc logé chez l’habitant. Le logement était en cours d’améliorations, mais nous ne pûmes en bénéficier. Nous étions donc revenu à l’aire de la douche à la bassine et aux WC dans la cabane dans le poulailler (quelle belle idée… très hygiénique… il fallait quand même y penser). Enfin, nous n’étions pas malheureux : les repas n’étaient certes pas gastronomiques, mais ce n’était vraiment pas mauvais. Le matin, en plus du lait, du café et des tartines, nous avions droit à une copieuse assiette de fromage. Après une série de repérages, nous décidâmes la mise en place de notre profil architectural et nous commençâmes les mesures et les relevés. Cela dura bien 4 jours en tout. Notre travail nous imposait de demeurer en permanence sous le couvert forestier, ce qui constituait un supplice infernal, sauf après la pluie ou le refroidissement consécutif. En effet, nous étions les victimes expiatoires des plus redoutables moustiques que j’aie connus. Ils n’hésitaient pas à nous piquer à travers nos tee-shirts, même avec des manches, même après avoir aspergé nos vêtements d’anti-moustique spécial. Sur nos visages, sur nos mains, la lotion anti-moustique était efficace l’espace d’un petit quart d’heure car la transpiration et le côté confiné et chaud de la forêt lessivait rapidement le produit. Afin d’échapper quelques instants à ces redoutables diptères, je m’offris quelques escapades en dehors de la forêt pour aller à la rencontre de quelques espèces curieuses des pelouses sableuses. Le collègue roumain, qui n’était pas un fin floriste et la flore en langue roumaine ne me furent pas d’un grand secours pour déterminer les plantes. Je n’avais pas non plus le matériel ni la place, ni le temps pour récolter des échantillons d’herbier. Je dus donc me contenter de l’appareil photo. Dans la forêt, particulièrement intéressante, je pus admirer quelques arbres intéressants parmi lesquels Fraxinus pallissae (un Frêne dont les folioles sont velues au-dessous). Dans certaines lisières, nous pûmes remarquer une espèce inédite de chêne : Quercus pedunculiflora. Dans le sous-bois, des lianes prenaient naissance dont une espèce particulièrement fréquente (Periploca graeca L.), mais surtout l’incomparable Vigne sauvage (Vitis vinifera L. subsp. sylvestris (C.C. Gmelin) Hegi) qui possède ici des stations remarquables (elle a presque disparu en France). A la différence de la vigne cultivée (Vitis vinifera L. subsp. vinifera), les pieds mâle et femelle sont séparés. Cette remarquable liane monte dans la canopée à 30 m ou plus de hauteur. On voit là que la vigne n’est pas, à l’origine, une plante de coteaux calcaires ou caillouteux secs, mais bel et bien une espèce alluviale qui ne rechigne pas à avoir les pieds dans l’eau une partie de l’année.

Après avoir terminé l’ensemble de nos relevés et mesures, nous quittâmes Rosetti et Letea en tracteur en direction de la partie centre-orientale du delta. Nous prîmes donc congé de notre hôte et c’est à bord d’une barque munie d’un moteur qui empestait épouvantablement (essence probablement issue d’un raffinage approximatif et moteur sans doute pas loin d’être à bout de souffle) que nous traversâmes d’immenses roselières à Phragmites australis (Cav.) Steudel. Les roseaux atteignent là-bas des tailles gigantesques ; de splendides Ranunculus lingua L. (Renoncule grande douve) nous saluèrent en illuminant notre passage.

Nous arrivâmes à Sulina. Avant de trouver un hôtel, un jeune se proposa pour nous aider à porter nos bagages, moyennant rétribution. Au passage, je précise que compte tenu de la relative misère ambiante qu’il y avait là-bas, beaucoup de gens vendaient leurs services au noir et que tout, absolument tout était l’objet de négociations très longues et pesantes (aucun prix clair et ferme). Heureusement que le collègue roumain était avec nous et pouvait déjouer les pièges qu’on s’empressait de nous tendre. Pour les hôtels et les restaurants, en revanche tout était clair.

L’après-midi de notre arrivée à Sulina, nous louâmes un beau bateau et son pilote pour aller découvrir le Lac Rosu et ses environs au sud de Sulina. Bien sûr, nous vîmes plusieurs oiseaux dont des Pélicans blancs (symboles du delta), mais pas en grand nombre. Dans les chenaux qui mènent au lac (toujours au milieu d’immense roselières inondées), mon regard fut attiré par les fleurs blanches des « Petits nénuphars » Hydrocharis morsus-ranae L. (Mors de grenouille) et les fleurs jaunes des carnivores Utricularia australis R. Br. (Utriculaire négligée) ou Utricularia vulgaris L. (Utriculaire commune). Et en me penchant pour mieux observer ces plantes, mon regard fut attiré par une petite plante assez insignifiante que je n’avais vue que dans des livres (présumée disparue en France) : Salvinia natans (L.) All. (Salvinie nageante), une petite fougère aquatique flottant librement à la surface de l’eau à la manière d’une lentille d’eau. Bien sûr le trophée botanique fut photographié.

Le lendemain, jour où devait nous quitter notre collègue roumain, il nous fallait reprendre le bateau en direction de Tulcea, et donc remonter le cours du bras de Sulina, autrement dit le bras du Danube fréquenté par de très gros bateaux de mer et bien adapté à la navigation (ce bras a été rectifié et les berges enrochées à dessein). Dans ce bras là, il existe un bateau à passagers à grande vitesse, du genre qui décolle un peu de l’eau. Nous l’avons emprunté. Comme nous avions de l’avance sur le programme de voyage initialement prévu, nous nous arrêtâmes à Maliuc, pour aller à la découverte des oiseaux.

A Maliuc, autrefois existait un hôtel qui a fermé depuis. Nous pûmes néanmoins trouver une chambre chez l’habitant. Ce n’était pas le grand luxe, mais nous n’avions guère le choix. Une fois installés, le propriétaire nous propose de nous emmener, grâce à son bateau à moteur, voir les pélicans au Lac Furtuna au nord de Maliuc. L’eau qui coule dans les bras principaux du Danube n’est pas bleue (sic), elle est même mauvaise qualité physicochimique et très turbide. Mais au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans les roselières, dans les détours complexes des chenaux, la qualité s’améliorait nettement, jusqu’à devenir d’une qualité apparente extraordinaire, d’une transparence dont on peut rêver. Cette qualité de l’eau vient probablement des phénomènes de filtration, de rétention et d’autoépuration de la végétation et d’alimentation par des eaux de nappes de meilleure qualité. Après avoir vu des centaines ou des milliers de pélicans, nous fîmes demi-tour. A mi parcours, notre capitaine s’arrêta, sortit une canne à pêche assez rustre et se mit à pêcher aux vers de terre. A chaque lancer, il ramenait une Perche commune. Il me tendit sa canne (il ignorait que j’étais pêcheur) et je fis de même. En moins de deux, nous avions pris notre repas du midi. A vrai dire, prendre d’aussi belles perches en si peu de temps, je n’ai jamais vu ça en France. A peine rentrés, nous étions attablés pour déguster, entre autres bonnes choses, ces merveilleuses perches.

L’après-midi, le propriétaire nous mis à disposition une barque à rame, une lourde barque en bois avec laquelle nous pourrions aller découvrir les oiseaux des marais en toute tranquillité. Or, comme A. ne savait pas ramer [à l’instar de ceux qui firent des ronds dans l’eau sur un certain lac Pavin, même si parmi ces derniers, une des protagonistes a fait d’évidents progrès grâce à un entraînement intensif sur les eaux de l’étang Saint-Georges], c’est moi qui pris les commandes de la barque. Parfois, c’était facile, nous étions dans le sens du courant, mais parfois, cela se gâtait car je devais ramer à contre courant. Bref, tel un forçat, je dus ramer toute l’après-midi. Malgré tout, nous pûmes voir de nombreuses espèces d’oiseaux dont l’Ibis falcinelle, le Héron bihoreau, le Héron garde-bœuf, le Blongios nain, la Grande aigrette… Nous avons pu approcher ces oiseaux et les photographier grâce à mon objectif 180 mm (à la base, c’est un objectif un peu petit pour ce genre d’utilisation). Je précise que j’ai pris pas mal de photos (diapos), mais que la piètre qualité de mon scanner ne permet pas de montrer ici.

Le soir, presque à la tombée de la nuit, nous rentrâmes pour manger de délicieuses tanches (je n’en ai jamais mangé d’aussi bonnes) et du Silure glane. Le lendemain matin, après le petit-déjeuner, nous rentrâmess à la chambre et là, impossible d’ouvrir la porte (la clé ne fonctionnait plus normalement). Nous alertâmes les fils du propriétaire qui constatent le même problème. Et là, nous commençâmes à être inquiets car nous avions un bateau à prendre. Un des gamins réussit néanmoins par démonter la moustiquaires et à pénétrer dans la chambre pour nous ouvrir de l’intérieur. Au moment même où nous quittions enfin les lieux, nous entendîmes les éclats de voix du propriétaire, revenu entre temps, qui s’aperçut qu’il y avait une fuite au lavabo. Nous avions en effet constaté le problème, et remis les choses en place en faisant mine de n’avoir rien vu car nous craignions être tenus responsables de ce problème.

Nous embarquâmes dons notre bateau à grande vitesse à temps et nous arrivâmes en quelques dizaines de minutes à peine à Tulcea. Puis, ce fut le retour en train jusqu’à Bucarest. Arrivés à la gare du Nord, nous décidâmes de changer 100 $ en monnaie locale (une poignée de billets : à l’époque 30 FF Û 20 000 lei). Je précise aussi que l’on constatais encore à l’époque là bas (cela fait quand même moins de 8 ans), de l’ordre de 80 % d’inflation annuelle ! Or, grand naïf que j’étais (que nous étions, A. comprise, malgré ses nombreux voyages à travers la planète), je n’avais pas été suffisamment discret en changeant mon billet de 100 $. En effet, un moment après, alors que nous allions mettre nos affaires dans le coffre du taxi qui devait nous emmener à l’hôtel, je fus malmené par trois individus qui essayèrent (du moins je le croyais) de me voler mon lourd sac à dos. Ils n’y parvinrent pas et se sauvèrent. Ce n’est qu’une fois dans le taxi que je m’aperçus qu’ils m’avaient dérobé mon portefeuille qui se trouvait dans ma veste. Nous devions heureusement le retrouver un peu plus loin jeté à terre le long d’un trottoir, sans argent à l’intérieur (l’équivalent de 1000 F au total dans 3 monnaies différentes) mais avec tous les papiers, passeport et carte bleue compris. Le lendemain, nous allâmes déposer plainte dans un commissariat. Ce fut un exploit : la matinée à nous expliquer à moitié en anglais, la moitié en français. Il fallut recopier à la main en deux fois deux exemplaires (pas d’ordinateur ni de machine à écrire) nos explications (les miennes et celles de A.) sur des formulaires ad hoc. Bien sûr, je n’ai jamais eu de nouvelles.

Nous passâmes le reste du temps qui nous restait à visiter un petit peu les musées et la ville de Bucarest, mais nous n’avons pas eu le temps d’aller voir le palais de Ceaucescu. En prenant le bus qui devait nous emmener à l’aéroport, A. alla acheter deux billets au chauffeur. Celui-ci prit l’argent mais ne lui donna pas les billets. Si nous avions été contrôlés, on aurait été mal. Nous rentrâmes néanmoins à Paris, non sans une petite escale à Lyon, pour cause d’orage épouvantable sur Roissy. En montant enfin dans le train à la gare de Lyon, la SNCF fit des annonces pour dire que la France était championne d’Europe de football.

Cela fait maintenant moins de huit ans que je suis allé en Roumanie et même si je n’ai pas tout vu, je trouve qu’il s’agit d’un curieux pays. Après la chute de Ceaucescu, ce pays a été livré à toutes sortes d’escrocs, qui se sont enrichis, ne faisant qu’accroître les inégalités. Le régime de Ceaucescu était épouvantable, mais il existait quelques infrastructures ou organisations. En 2000, j’ai pu voir que les campagnes semblaient déshéritées, habitées que par des vieux, avec une agriculture, sauf exceptions, du type de celle nous connaissions en France dans les année 1950-60. La culture et la langue française qui avait encore la cote en Roumanie sous l’ancien régime était en perte de vitesse accélérée au profit de la culture et de la langue internationale anglaise. J’ai vu aussi que certains Roumains s’en sortaient bien, puisqu’ils arboraient avec insolence des voitures de luxe (pas si différent avec ce que l’on peut voir en France du reste). Mais le plus gênant dans tout ça, cela a été de voir l’ampleur du marché noir, des arnaques et surtout de la corruption des fonctionnaires ou des politiques à tous les niveaux. Bien que cela ne soit pas brillant, la France, c’est Versailles à côté. Il faut dire que les fonctionnaires étaient très mal payés. A titre d’exemple, notre collègue universitaire roumain, qui occupe grosso modo l’équivalent d’un poste de maître de conférence, était payé environ 100 $ par mois. Néanmoins, je pense (j’espère) que la situation s’est notablement améliorée depuis.

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En vert sur la carte (cliquer pour agrandir), notre parcours dans le delta du Danube.

AJOUT : je n'ai pas de photos pour le prouver, mais je vous confirme que le delta du Danube présente des paysages absolument fantastiques et que les amoureux, entre autres, de faune et de flore ne seront pas déçus du voyage.

29 septembre 2007

Château de Sully et prieuré du Val Saint-Benoît

Il s’agit là de la dernière évocation de nos visites lors de ces vacances aoûtiennes. Il m’aura fallu près d’un mois pour boucler l’affaire, mais il est vrai que ce fut assez chargé. Mais il faut dire que malgré la météo peu clémente, ces vacances furent extraordinaires dans la mesure où elles furent les plus longues que j’ai prises depuis très très longtemps, parce qu’elles me permirent d’oublier complètement le boulot et parce que S. et moi y avons trouvé un rare plaisir.

 

Bien qu’il ne faisait pas beau, après quelques hésitations, nous décidâmes quand même d’aller voir le château de Sully (Saône-et-Loire), tout près d’Autun. Il s’agit du château du président de la République et maréchal de France, Edme Patrice comte de Mac-Mahon, duc de Magenta. Ouf ! Depuis très longtemps, je connaissais l’existence de ce château, j’étais passé devant à deux reprises (il faut savoir qu’il se trouve au milieu de la cambrousse profonde). Ma grand-mère disait qu’il y avait autant de fenêtres que de jours dans l’année, ce qui est exact. Je ne sais pas depuis combien d’années le château est ouvert à la visite, mais je me souviens que dans mon enfance, seuls les jardins se visitaient. Le château appartient toujours à la famille Mac-Mahon et celle-ci le fait savoir en exhibant ses quartiers de noblesse à chaque occasion, notamment lorsqu’elle est amenée à passer devant les caméras de la télévision régionale. Et la façon dont sont actuellement élevés les héritiers a de quoi donner la nausée, ce qui fait que, influencé aussi par mes parents, je n’étais pas très enclin à aller visiter ce château et apporter mon obole à cette famille. Mais la curiosité a finalement été plus forte et j’ai oublié les Mac-Mahon.

Nous avons commencé par visiter l’extérieur, très plaisant. En attendant la visite guidée, je regardais le vin en vente (la famille possède des vignes de plusieurs crus de Bourgogne). Une fois n’est pas coutume, je ne saurais que trop conseiller aux amateurs de bourgognes d’éviter d’acheter du vin dans les châteaux parce qu’il est hors de prix et qu’il n’y a aucune garantie de qualité.

La visite de l’intérieur fut un moment très spécial, non pas que ce qu’il y avait à voir n’était pas beau ou intéressant, mais parce que la guide fut absolument déconcertante (pour être gentil). En effet, nous eûmes droit :

  • à une forme d’éloge dégoulinant de la famille Mac-Mahon à la limite de mon propre dégoût ; j’étais vraiment très près d’intervenir de façon extrêmement vive lorsqu’elle fut distraite par un visiteur ;

  • à une évocation de « Pirates des Caraïbes » que tous les visiteurs se devaient de connaître sous peine de passer pour des incultes (comme je ne connais le film que de nom, je suis sûrement un crétin) et là, on se demande bien quel rapport il peut bien y avoir entre ce film et le château de Sully ? Rassurez-vous, il n’y en a aucun à part un bateau de pirates (un jouet type lego ou playmobil) posé sur la table de billard de la salle de jeu du château et un vague spectacle qui venait d’avoir lieu dans le parc du château. Bref, lamentable ;

  • à une forme de racolage régulier auprès des enfants visiteurs auxquels elle racontait des choses dont nous nous moquions royalement ;

  • à tous les ragots de l’histoire du château ou de la famille. En fait, toute la visite fut basée sur des anecdotes d’une rare futilité alors que les aspects architecturaux et historiques étaient magnifiquement ignorés, tout comme les tableaux ou les autres œuvres exposées dans les différentes salles du château.

 

Il n’en demeure pas moins qu’en dehors de la rare nullité de la guide, le château restait quand même assez plaisant à visiter.

 

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Sur le chemin du retour, le prieuré du Val Saint-Benoît, sur un des flancs boisés des monts de l’Autunois. Je l’ai découvert vers le milieu des années 1980 alors qu’il était en reconstruction par les sœurs de Bethléem qui venaient juste de s’y installer. Quel courage quand on connaît le climat humide qui y règne et la rudesse des hivers. J’ai quand même pu prendre une « petiote sœur » en photo.

 

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1 mars 2008

Jonquilles d'intérieur

En même temps que les jacinthes furent acquises puis plantées des jonquilles (Narcissus L.) particulières. Comme elles avaient froid dehors, nous les avons rentrées il y a environ trois semaines. Elles se sont alors mises à pousser à une vitesse inouïe. Cela fait trois jours qu’elles sont en pleine floraison. Alors, évidemment, cela ne vaut pas les jeannettes de Saint-Georges, mais bon...

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29 février 2008

Rivière du Pont du Roy

Je n’ai pas le Pont du Roy proprement dit en photo comme j’aurais voulu pour Dame Kleger. Alors je vous propose à la vue la rivière qui s’écoule immédiatement à l’aval. Quand nous sommes allés là-bas ensemble avec S., c’est-à-dire au Jardin de Ca*nada, c’est à ce moment là qu’elle a pris conscience de la douce folie de son mari. Mais ce dernier s’est juré qu’il l’entraînerait toujours dans ces équipées sauvages.

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24 février 2008

Saucisses dominicales au vin à la purée

Il existe de bonnes choses qui restent pourtant très simples à réaliser.

Voici les ingrédients :

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Pour la purée, c’est simple, je n’ai pas besoin de dire comment procéder.

Pour les saucisses, ce n’est pas compliqué non plus. Il suffit de les recouvrir de vin rouge (attention toutefois à utiliser un vin de table qui « tient la route » comme celui sur la photo. Autre élément crucial, il faut obligatoirement des saucisses ripagério-lyonnaises de moyenne altitude. Sans cela, c’est l’échec assuré ! Faire bouillir un bon quart d’heure à feu doux.

On sert directement et on boit un coup. Et même pas du bourgogne !

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26 septembre 2007

Séjour chinonais (3/3) : guide botanique

Après la visite de l’abbaye de Fontevraud, débuta, pour trois jours une session de botanique axée sur la Loire des trois confluences (Cher, Indre, Vienne), la région de Chinon et la Loire angevine. Un terroir jadis arpenté par le chanoine à la flore, le terroir de l’un de mes maîtres, le terroir dans lequel j’ai été baigné pendant des années, le terroir – à associer avec celui de l’incontournable Saint-Georges – qui a forgé ma passion et mon destin professionnel. Pas moins que ça ! Je n’étais donc pas le moins légitime pour servir de guide à la petite troupe de botanistes septentrionaux. Pour la Loire, il était question de leur faire goûter là des mets exotiques, c’est-à-dire, non pas une flore et une végétation endémiques, mais des plantes et des habitats naturels que l’on rencontre ici de façon exclusive ou élective dans des contextes écologiques uniques en Europe. L’un des aspects qui avait motivé le choix de cette session et la période à laquelle elle devait se dérouler était la recherche des végétations des grèves sableuses exondées lors des sévères étiages estivaux. Hélas, comme nous le savons tous, cet été fut pourri, et d’étiage, il n’y eut point. Depuis que je fréquente la Loire, je n’avais vu de tels débits à cette période de l’année (de l’ordre de 3-4 fois supérieurs à la « normale »). Le résultat fut donc maigre de ce côté là, mais nous pûmes quand même trouver largement de quoi se mettre sous la dent. Et puis, dans certaines pelouses sèches où je n’avais prévu qu’un passage éclair, car normalement, presque tout y est grillé depuis longtemps à cette saison, se révélèrent malgré tout assez intéressantes.

Pendant que nous nous amusions à relever, inventorier, déterminer, S. avait trouvé une non botaniste avec qui plumer des discours. Le soir, nous allions au restaurant où on ne nous pria pas pour rigoler. Et puis notre groupe peut s’enorgueillir d’avoir découvert, dans la capitale de la Rabelaisie, un extraordinaire restaurant, de moi jusqu’alors inconnu. Quelle agréable surprise !

La Loire et ses plantes parfois très bizarres :

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Potamogeton nodosus Poiret (Potamot noueux)L10

Paspalum distichum L. (Paspale distique) [Amérique tropicale]

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Sorghum halepense (L.) Pers. (Sorgho, Herbe de Cuba) [Américaine]

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Utricularia australis R. Br. (Utriculaire négligée) [carnivore ; capture notamment de petits insectes ou microcrustacées aquatiques]

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Butomus umbellatus L. (Butome en ombelle, Jonc fleuri)

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Azolla filiculoides Lam. (Azolla fausse-fougère) [Américaine]

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Xanthium cf. albinum (Widder) Scholz & Sukopp (Lampourde blanche) [Américaine]

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Inula britannica L. (Inule des fleuves)

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Althaea officinalis L. (Guimauve officinale)

Quelques plantes de pelouses calcicoles :

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Ononis natrix L. (Bugrane gluante)

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Origanum vulgare L. (Marjolaine sauvage)

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Fumana procumbens (Dunal) Gren. & Godron (Fumana vulgaire)

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Quercus pubescens Willd. (Chêne pubescent)

Quelques plantes landicoles et forestières :

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Lobelia urens L. (Lobélie brûlante)

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Drosera intermedia Hayne (Rossolis intermédiaire) [carnivore (insectivore)]

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Scutellaria minor Hudson (Petite scutellaire)

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Pulmonaria longifolia (Bast.) Boreau (Pulmonaire à longues feuilles)

22 février 2008

Bruges (8 et fin) : église Notre-Dame

L’église Notre-Dame de Bruges est le plus haut édifice de Bruges. Avec 122 m, il s’agit de la plus haute tour de briques du continent (XIII et XIVe siècles). Nous ne sommes pas allés voir les mausolées des ducs de Bourgogne ni les autres œuvres du chœur (il fallait s’acquitter d’un droit d’entrée), mais nous avons vu de loin « La Vierge et l’Enfant » en marbre blanc de Michel-Ange (merci le téléobjectif). En toute honnêteté, je ne suis pas très fan de l'intérieur de cette église et encore, je ne montre pas ce que j'aime le moins.

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