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Cornus rex-populi
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26 octobre 2007

Oui (bis)

Nous sommes en vacances ce soir. Nous partons demain pour B. Le 3 novembre, nous dirons OUI pour la seconde fois. Nous vous souhaitons le meilleur en attendant notre retour sur la blogosphère d'ici une bonne dizaine de jours.

Signé : Cornus rex-populi & Fromfromgirl

Voici une photo prise il y a un an. Celui ou celle qui trouvera où elle a été prise aura droit à une magnifique récompense.

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11 octobre 2006

DÉVASTÉ

Mon père, dans la seconde moitié des années 1960 a été conseillé par des forestiers, en particulier par des ingénieurs et techniciens de l’administration des Eaux et Forêts (maintenant, c’est l’Office National des Forêt qui gère des forêts domaniales et de celles des collectivités ou conventionnées). Ce conseil visait à abattre un boisement de 5 ha de feuillus composé en majorité par un peuplement de bouleaux ou de trembles, et de le remplacer par une plantation d’épicéas (essentiellement de l’Épicéa de Sitka (Picea sitchensis (Bong.) Carr.). Une opération non rentable à l’époque puisque le bénéfice lié à la vente du bois servit à la fourniture des plants puis au débroussaillage de la plantation pendant plusieurs années. Moi-même, dans la première moitié des années 1980, j’ai apporté ma contribution pour permettre aux épicéas de pousser dans de meilleures conditions. Une opération pas très futée non plus sur le plan sylvicole, puisque la parcelle se situe en grande partie sur des sols tourbeux et humides. Enfin, une opération écologiquement pas terrible du tout. En effet, sous un tel boisement, la flore est particulièrement peu diversifiée et il est probable que la faune s’en ressent également. En revanche, un collègue mycologue y trouva son compte il y a quelques années en découvrant ici une espèce de champignon qui n’était alors connue, en France, que dans le massif de Fontainebleau.

Les scolytes représentent diverses espèces d’insectes de l’ordre des Coléoptères qui pondent au niveau de l’écorce des arbres. Leurs larves creusent des galeries sous l’écorce, ce qui mène à une mort rapide des arbres touchés. Jusqu’à présent, la plantation d’épicéas fut épargnée par cette « épidémie » galopante. Mais peut-être à cause de la canicule de 2003, certains arbres ont été fragilisés dans la région et les scolytes se sont propagés encore plus rapidement, jusqu’à atteindre la plantation cette année. Alerte rouge ! Décision de faire venir le technicien forestier (pas l’ONF cette fois) et même conclusion que celle que je redoutais : abattre l’ensemble des épicéas. Décision prise immédiatement en août. Travaux commencés la première quinzaine de septembre, et le week-end dernier, constat des dégâts.

Lorsque je découvris la chose, je fus à la fois impassible, car résigné, mais réellement ému. La forêt, même très artificielle, n’était plus. Mon environnement familier avait disparu. Ces arbres que j’avais vu pousser au fil des ans se retrouvaient bêtement entreposés le long de la route, sans branches, saucissonnés. Surtout, les histoires intimes que j’avais eues avec ce lieu semblaient être englouties avec les arbres. Quel pincement au cœur. A ce moment là, j’avais l’impression d’être le seul à m’émouvoir d’une telle situation, à m’inquiéter aussi des capacités de régénération forestière et enfin de la vitesse de cicatrisation de cette plaie ouverte. Comme si, moi aussi, je portais cette plaie. Heureusement, sans que j’éprouve le besoin de m’exprimer, lorsque, le même jour, je fis découvrir la scène à S., cette dernière comprit d’emblée ma meurtrissure. Heureusement encore, je me plut à penser que cette parcelle allait, in fine, retrouver un boisement spontané et diversifié et que j’allais en être le témoin privilégié. Et qu’en dehors d’une parcelle plantée au début des années 1990 en Sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco), il n’y aurait plus de « conneries ». Plus de telles inepties comme ces coupes à blanc traumatisantes à la fois pour l’écosystème forestier et pour moi-même. Du moins, je m’y engage, à moins que mon paternel ne m’écoute pas, mais le risque est assez faible, tant je suis entêté, parfois…

Avant, un jour de neige :

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Et après...

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13 juin 2023

Je m'amuse aussi

Depuis trois semaines, moi aussi, je m’amuse. Je teste la version beta de Photoshop. Même si l’intelligence artificielle était déjà présente depuis quelques années dans ce logiciel (ou son pendant, Lightroom) comme pour le détourage du ciel et son remplacement, la détection des visages, des personnes et plus récemment la détection des sujets, fonds, les détails de certaines parties physionomiques des personnes… Mais à présent, on passe à la vitesse supérieure puisque à présent, le logiciel est capable d’effacer des éléments dans une image et de reconstituer le fond en arrière de manière réaliste (avant, c’était aussi possible, mais c’était très grossier ou si on voulait que cela rende bien, c’était particulièrement fastidieux).

Voici un premier exemple avec cette photo du cloître de l’abbaye de Noirlac. Il s’agit dans l’ordre de la photo 2021 brute puis traitée selon mes habitudes puis après avoir effacé les éléments indésirables (barrières, goulotte, câble…). Effacer ces éléments avec les versions officielles des logiciels actuels aurait pris des heures et beaucoup de motivation. Ici, cela prend deux ou trois minutes, voire moins.

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Autre exemple, la maquette au château de Pierrefonds (visite il y a quelques semaines) où les personnes et barrières ont été retirées après avoir débruité l’image avec l’intelligence artificielle sous Lightroom (bien plus puissant que le débruitage classique).

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Mais on peut aller plus loin. De cette photo de Fromfrom prise au Hénan il y a quelques années, on peut changer de fond (ça c’était déjà facile en principe mais là, c’est de l’intelligence artificielle donc pas directement une photo existante mais un mélange reconstitué après que j’eusse demandé de générer une « tropical rain forest » (le logiciel ne comprend que l’anglais pour l’instant). Ensuite, j’ai demandé de changer la robe de Fromfrom (bras modifié au passage).

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Dernier exemple : je suis parti d’une page blanche et j’ai demandé un paysage de la Loire avec forêt alluviale de saules blancs et peupliers noirs et grèves de sable en été. J’ai ensuite demandé d’ajouter une barque en bois (pas celle que j’aurais voulu, je n’ai pas pu y arriver) et un cormoran dans le ciel.

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Tout cela est hallucinant car c’est désormais quasiment à portée de tout le monde. Les photomontages existent depuis le début de la photographie, mais là, cela devient un jeu d’enfants et ce n’est qu’un début. Accélération de la désinformation, de la manipulation ?

2 novembre 2022

MusVerre

Depuis une dizaine d’années, je souhaitais y aller, mais il a fallu attendre début septembre pour aller visiter le musée du verre (MusVerre) à Sars-Poterie dans l’Avesnois. La commune du Nord a possédé une verrerie de 1802 à 1937. Trente ans après la fermeture, le curé de la ville eut l’idée de la création du musée grâce aux dons et aux prêts de la part des habitants de la ville et des familles des anciens ouvriers de l’usine. Des démonstrations furent faites également dans un atelier par d’anciens ouvriers, puis des artistes furent invités à s’exprimer. Petit à petit, tout cela prit de l’ampleur et le musée fut repris par le Département (années 1980). De nouveaux locaux furent construits en 2016. Aujourd’hui, c’est un bel ensemble avec des locaux parés de pierre bleue et à l’arrière d’autres locaux pour la résidence d’artistes. Dans la collection permanente, on a :

  • quelques-uns des articles du « catalogue » produit par la verrerie jusqu’en 1937 ;
  • les bousillés, c’est-à-dire les articles qui étaient produits par les ouvriers pendant leurs temps de pause pour leur usage personnel (ou qui étaient offerts à leurs amis à l’occasion d’un repas, d’un café…). Le terme de bousillés fait référence au fait qu’en général ces articles avaient une piètre valeur, mais il arrivait que les objets en question, à fonction utilitaire ou pas, soient de véritables œuvres d’art, parfois tout à fait exceptionnelle ;
  • des œuvres d’art pures (sans plus aucune fonction utilitaire) anciennes ou récentes (beaucoup d’œuvres issues de la résidence d’artistes ou donnés par les artistes passés par là) et d’autres achetées.

Nous avons pu suivre une visite guidée assez extra et nous avons été très agréablement surpris par ce musée qui nous en amis plein les yeux.

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Vladimir Zbynovsky (Slovaquie, 1964). Capteur. 2006. Verre moulé, pierre.

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Karen Lamonte (États-Unis, 1967). Seated Dress Impression with Drapery. 2007. Verre moulé. [Moulé sur la robe d’une dame (et à l’intérieur pour le buste), l’œuvre fait plus de 200 kg].

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Philippe Beveridge (Royaune-Uni, 1962). The Human Presence in the Absence of a Figure V. 2010. Cristal moulé, thermoformé, cuir, métal.

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Annie Cantin (Canada, 1974). Objets célestes. 2006. Verre soufflé, miroirs.

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Florent Vinck père (1829-1895), Florent Vinck fils (1861-1939), Joseph Poels. Lampe à pétrole monumentale. [Cette œuvre avait été réalisée par les ouvriers de l’usine en cachette pour le mariage de leur directeur le 18 février 1882.]

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Michèle Perozeni. Chimères. 2011

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Gerhard Ribka. Allemagne (1955). Hosenhut – Pharisaer Orange – Fingerhut. 2007. Pâte de verre.

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Willem Heesen (Pays-Bas, 1925). Sars-Poteries fait chanter le verre. 1989. Verre soufflé.

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Ensemble d’épis de faîtage contemporains. Verre soufflé.

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Stanislas Libensky (Tchéquie, 1921-2002) & Jaroslava Brychtova (Tchéquie, 1924). Head Cross. 1988. Verre moulé.

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Plat avec incrustation d’une pièce de dix centimes frappée en 1911. Verre soufflé.

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Objet lié à la conscription. Cor de chasse réalisé par Ildephonse Maufroid.

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Stanislas Libensky & Jaroslava Brychtova (Tchéquie, 1921-2022 & 1924). Green Eye of the Pyramid. 1995. Verre moulé.

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Ensemble de récipients : carafes, jattes, gourdes du verrier. Verre soufflé.

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Parmi un ensemble d’animaux décoratifs. Verre soufflé ou travaillé à chaud.

 

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Karen Lamonte (États-Unis, 1967). Curtain. 2009. Verre moulé.

 

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Ensemble de sucriers. Selon la tradition, « on venait prendre le café chez un verrier, on repartait avec le sucrier. ».

 

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Dale Chihuly (États-Unis, 1941). Mandarin Orange Basket Set with Flint Lip Wraps. 2001. Verre soufflé.

 

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Michèle Lapointe (Canada). Mobilier urbain ! 2004. Verre, cuivre, miroir, encre.

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Encriers très haut de gamme fabriqués par les ouvriers verriers de l'usine pour leur propre usage. L'usine (fermée en 1937) fabriquait des encriers bine plus ordinaires pour l'ensemble de la population. Même les lettrés riches ne possédaient pas d'aussi beaux que ceux-ci, d'où ce surnom de "revanches".

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Boutons ?

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Josepha Gasch-Muche (Allemagne, 1944). 28.3.03 – 27.1.03 – 27.2.03. 2003. Verre, bois.

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10 septembre 2022

Brèves cornusiennes du samedi 10 septembre 2022

Fin juillet, j’avais rédigé une lettre au président de Région pour lui demander de ne pas baisser notre subvention. La présidente l’avait signée sans en changer une virgule. Elle a quand même une autre envergure par rapport à l’ancienne présidente, qui ne l’aurait sûrement pas signée sans en vider la substance. Et mardi, on a su que notre subvention devrait être maintenue. Je ne sais pas quel si la lettre a fait beaucoup d’effet, mais visiblement, cela a joué.


Samedi dernier, mon directeur de thèse (83 ans) m’a téléphoné. Cela faisait un moment que je n’avais pas de nouvelles. Il s’occupe d’une association qui permet de faire des balades en bateaux traditionnels sur la Loire à Tours et ses environs. Dans le cadre de je ne sais plus quelle manifestation qui prévoit de faire un marché flottant de bateaux sur la Loire à Tours, il souhaiterait qu’il y ait une sorte de librairie où seraient notamment présentées les thèses qui ont été rédigées depuis 25 ans sur la Loire, et en particulier la mienne.


Jeudi matin, je pars à ma réunion dans l’Avesnois consacrée à la forêt. Je ne pensais pas être autant coincé sur l’autoroute à l’ouest de Lille (alors que je dois aller à l’est). Je serai donc en retard et j’ai prévenu. Le rendez-vous est prévu dans une maison forestière, mais l’adresse indiquée est imprécise et sur place rien n’est indiqué (dans de telles circonstance, je peste car j’estime que les organisateurs devraient donner les coordonnées géographiques ou mettre un plan). Arrivé à peu près sur place, je remarque une grande maison (nous sommes à la campagne en lisière de forêt), et j’imagine que cela pourrait être là puisque je vois un parking avec 6-7 voitures. Je me gare et je remarque de loin une dame qui me fait signe de venir. Je me dis que je suis au bon endroit et que l’on m’appelle pour m’indiquer la position exacte de la salle de réunion. Mais non, en m’approchant, je me rends compte que la dame est beaucoup plus âgée que prévu et se trouve assise sur le pas de la porte, pieds nus (et ongles façon serres s’aigle en deuil). Et je pense qu’elle a dû tomber et qu’elle n’arrive pas à se relever. Elle tient des propos pas très cohérents. Je ne suis pas surpris, je pense bien entendu à ma mère en dehors des ongles. Je la relève du sol. J’ai pu la relever en la prenant sous les bras, mais de face puisqu’elle avait la porte dans le dos (avec ma mère, je la relève en me positionnant dans son dos). Cependant, j’ai l’impression qu’elle a du mal à tenir debout. Alors comme elle veut entrer, tout en la retenant d’un côté, j’ouvre la porte d’entrée, moment où descend une jeune femme (qui est-elle par rapport à la dame ?). Je lui dis que j’ai relevé la vieille dame et elle me répond qu’elle n’a rien entendu car elle était sous la douche. Admettons. Puis, une seconde après, arrive une ambulance de pompiers. Qui les a appelés, il n’y a personne dans les parages ? C’est très étrange, je me sens dans une bulle de l’espace-temps ! Avant de repartir, j’indique aux pompiers, que j’ai trouvé la dame par terre (qui a encore à peine franchi la porte d’entrée) et que je me suis juste trouvé là par hasard… Cela a été un événement très curieux car dans cet ensemble de 20 logements (j’ai su le nombre après), il y avait bien au moins 6-7 voitures et certainement beaucoup plus de personnes présentes à proximité immédiate. Et personne pour relever la vieille dame ? Mais quelqu’un avait bien appelé les pompiers mais qui n’était pas réellement sur place. Le fait d’appeler les pompiers était peut-être nécessaire, mais la dame n’était pas évanouie et ne présentait pas de signes graves de chute. Alors pourquoi ne pas la relever, la faire s’asseoir, en attendant l’arrivée des pompiers ? Bizarre… Mais peu importe, maintenant il y avait du monde des gens compétents qui pouvait gérer la chose. Et « ma » maison forestière était juste de l’autre côté du carrefour.


Lundi, les travaux sur le toit ont enfin commencé. Résultat des travaux lundi et mardi soir. Mercredi et jeudi, travaux dans le grenier pour rajouter par-dessous des poutres car trop de portée entre celles qui sont déjà en place.

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9 septembre 2021

Vacances estivales 2021 (8)

Durant le séjour, je suis quand même allé me balader plusieurs fois autour de l’étang du dragon terrassé. J’ai croisé mes charolaises habituelles.

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Cette année, le fourrage ne manquera pas.

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Cherchez les intrus.

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Le soleil est revenu un soir.

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J’ai pu photographier quelques vieilles connaissances.

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Et puis l’étang bien sûr ! La dernière photo, mon père voulait la faire avec son smartphone, pensant peut-être à raison que c’était la dernière fois qu’il voyait l’étang, finalement plus à cause de ma mère que de son fait. Immense émotion doublée d’amertume (moi, pas loin autant que lui, probablement).

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22 août 2021

Vacances estivales 2021 (4)

Notre rencontre avec la Plume internationale était prévu le mardi midi. A l’heure dite, nous nous retrouvons, sous le soleil, près de la plage des Dames de Dz pour aller dans un restaurant bien connu du Bigorre-No amoureux. En nous garant face à l’île Tristan, je m’aperçois que j’ai oublié ma carte mémoire dans mon ordinateur resté à l’hôtel et de n’en ai qu’une avec moi.

Au restaurant, produits de la mer, mais nous finirons par caler sur le plat de résistance (ce qui est extrêmement rare pour ce qui me concerne), non pas parce que cela n’était pas bon (loin s’en faut) mais par le côté copieux. Pour nous permettre de digérer sans effort, Plume nous emmène côté Tréboul au Rheun, entre la plage (trop) touristique des Sables Blancs et celle plus sympa de Saint-Jean. Et là, une stèle à la mémoire des péris en mer qui a de l’allure (photo de mon smartphone).

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Et Plume voulait nous montrer la chapelle Saint-Jean (reconstruction du XVIIIe s.), qui hélas était fermée. Encore une smartphoto partielle prise par protection.

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Comme Plume l’a elle-même expliqué, longue conversation sur un banc près de la plage du même nom. En quelques heures, on n’a pas eu le temps de se voir. Il faudra imaginer autre chose pour la prochaine fois.

21 août 2021

Vacances estivales 2021 (3)

Le lundi, je valide une proposition de Fromfrom : le site mégalithique de Locmariaquer ! Je n’aurais rien eu contre une balade en bateau dans le golfe du Morbihan, mais il aurait fallu réserver longtemps à l’avance. Nous voilà partis… et nous ferons chou blanc. En effet, me basant sur ce qu’on peut observer à Carnac ou dans pas mal d’endroits, je n’imaginais pas que le site était nous seulement clos, mais fermé et quasiment invisible depuis l’espace public. Car oui, c’est fermé le le lundi ! Cela m’a bien agacé, mais j’ai compris. Je montre quand même quelques photos prises à travers les haies et clôtures. Des ouvriers étaient en train d’entretenir (semble-t-il assez intelligemment) la végétation à l’intérieur du site.

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Nous décidons de nous rendre à La Trinité-sur-Mer que je ne connais pas. Sur le chemin, la chapelle Notre-Dame-de-la-Nativité à Saint-Philibert. Avec deux fontaines. La plus ancienne (XVIIe s.), végétalisée et la grande (XVIIIe s.).

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Après ça, nous nous rendons vers notre objectif et il est déjà l’heure de déjeuner. Nous craignons d’avoir de la peine à trouver une table, mais si. La chaleur qui nous avait abandonnés le vendredi fit une nouvelle apparition. Nous sommes allés digérer dans un site pas désagréable aux alentours de La Trinité-sur-Mer.

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Ensuite, j’eus envie d’aller à Belz dans la ria d’Étel pour revoir l’île Saint-Cado que je connaissais déjà (voir ici pour les explications). Encore pas mal de monde, pour ne pas dire trop, mais je comprends.

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Sur le chemin du retour, nous repassons à Merlevenez. Le nom ne m’est pas inconnu. Et Fromfrom m’a fait le même coup qu’il y a onze ans (elle disait encore ne pas connaître !). De qui se moque-t-on ? J’avais un peu perdu les détails de l’histoire, mais pas à ce point. Donc, une belle église romane, tout aussi belle qu’en 2010 (voir ici également). Je n’ai pas fait exactement les mêmes photos (je pense qu’elles sont meilleures pour celles qui sont équivalentes. En revanche, j’ai un vrai problème pour mes photos de chapiteaux dont la mise au point est presque systématiquement mauvaise.

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17 janvier 2021

Après-midi lyonnais (3 et fin)

Après la primatiale, retour dans la presqu’île près de la place Bellecour. Calyste nous montre les restaurations qui ont été menées à l’Hôtel-Dieu, sauf la chapelle comme dit en introduction. Cet ensemble hospitalier était très vaste et ce n’est qu’en 2007 qu’a été décidé le transfert des services dans d’autres établissements. François Rabelais exerça ici plusieurs années (l’établissement remonte au Moyen Âge). Les bâtiments visibles aujourd’hui sont surtout du XVIIIe s.

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Touchant la place Bellecour, le clocher de l’ancien hôpital de La Charité, seul élément de cet établissement du XVIIe s. détruit en 1933 pour cause d'insalubrité.

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Peu de temps avant de quitter Calyste sur la place Bellecour, la lune. Deux photos prises à quelques secondes à peine d’intervalle : la première surexposée mais avec les nuages, la seconde beaucoup moins exposée (mesure « spot » de la lumière sur la lune) mais sans les nuages.

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1 novembre 2020

Vacances aoûtiennes 2020 (3)

Nous avions attendu que les températures soient plus clémentes pour tenter une nouvelle visite. Comme j’en avais parlé ici, le château de Commarin est souvent évoqué dans les romans d’Henri Vincennot. Cet édifice remonte au XIVe s., mais comporte des parties postérieures, jusqu’aux XVIIe et XVIIIe s. Voici donc une série de photos.

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Des tapisseries de Tournai du XVIe s.

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Sculpture de saint Martin dans la chapelle du château (XIVe s.).

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16 avril 2019

Cathédrale Notre-Dame de Paris, avant

Comme suite à ma note d’hier, j’ai fouillé un peu plus dans mes photos de Notre-Dame de Paris. Car bien sûr, je reste ébahi par ce qui sest passé hier. Le mal étant fait, il faut aller de lavant et je suis assez confiant. Mes photos numériques datent soit d’octobre 2006 (voir les notes publiées ici et ), soit de février 2016, après la visite du musée de l’hôtel et des thermes de Cluny (voir note ici). Les photos que je publie ce soir ne sont pas forcément inédites, mais elles ont bénéficié de traitements visant à les améliorer (lumière, géométrie). Je me souviens aussi ce soir de la note émouvante qu’avait faite Karagar en mars 2015 (nous nous étions retrouvés là-bas avec Fromfrom et Vladimir dans le cadre d’une représentation théâtrale) sur la cathédrale et que je n’ai pas oubliée. Je ne l’ai pas relue, mais elle raisonne encore depuis hier soir dans le sens que j’en avais perçu à l’époque.

Bien qu’il ne faille faire aucun lien avec les événements qui précèdent, je te souhaite un excellent anniversaire, Karagar, via cet autre intermédiaire !

La première photo date de 2006, toutes les autres sont de 2016.

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6 octobre 2018

Ligne aoûtienne 2018 (3 et fin)

Durant le séjour en terres éduennes, nous n’avons rien visité de particulier. Voici une galerie de fleurs communes prises autour de l’Étang du dragon terrassé. Pour le post-traitement consistant à imposer un fond noir, j’arrive désormais à m’en sortir assez facilement, d’autant qu’une évolution du logiciel facilite désormais bien les choses.

Renouée persicaire (Persicaria maculosa)

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Berce commune (Heracleum sphondylium)

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Linaire striée (Linaria repens)

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Angélique sauvage (Angelica sylvestris)

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Lotier des fanges (Lotus pedunculatus)

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Reine-des-prés (Filipendula ulmaria)

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Chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum)

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Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

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Scutellaire casquée (Scutellaria galericulata)

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Lysimaque commune (Lysimachia vulgaris)

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Germandrée scorodoine (Teucrium scorodonia)

 

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Succise des prés (Succisa pratensis)

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Et une vue panoramique (haute définition) à visionner.

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9 décembre 2018

Toussaint 2018 (5)

Le dimanche, nous décidons d’aller dans la presqu’île de Crozon où nous n’étions pas retournés depuis longtemps. Nous mangeons dans un bon petit restaurant repéré auparavant. Nous arrivons sous la pluie et il ne cesse de pleuvoir pendant tout le déjeuner et cela n’arrête pas après. Nous commençons la visite par des lieux qui m’étaient inconnus, sous un ciel sinistre, mais qui possède un certain charme cependant.

D’abord la baie de Roscanvel.

 

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Puis l’anse de Camaret.

 

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Puis à l’approche de la pointe de Penn Hir, nous tombons sur une zone de défense du goulet de Brest aménagée en 1890 puis par les allemands à partir de 1940. Et ici une sorte de cimetière d’ancres de très gros bateaux. Une des dernières et une des plus grosses est celle du Clémenceau. Fromfrom, elle, pose devant celle du cuirassier Dunkerque (lancé en 1935, sabordé en 1942).

 

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Le soleil fait des apparitions.

 

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Le soleil est aussi au rendez-vous à la pointe de Penn Hir proprement dite.

 

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Puis c’est la pointe de Dinan.

 

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Au retour passage par la chapelle Sainte-Marie du Menez-Hom, qui possède un maître-autel-retable baroque particulièrement imposant et disons-le, que je ne trouve pas vilain. Les conditions de lumière étaient particulièrement difficiles et je n’avais pas voulu déclencher l’artillerie lourde pour cet édifice. J’ai néanmoins réussi à faire quelques photos. Sur la première, je me suis amusé à faire disparaître des panneaux indicateurs sans laisser de traces apparentes.

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7 septembre 2016

Juillet butineur (15 et fin)

Après Valence, nous sommes rentrés en pays éduen pour une petite semaine de vacances supplémentaire au cours de laquelle nous n’avons rien visité de particulier. Au programme : jardinage, débroussaillage, pêche infructueuse et repos. Au bilan, une bonne semaine dans le sud-ouest orientale et les Pyrénées centrales. Je m’aperçois au passage (en fait, ce n’est pas du tout une découverte) que je suis personnellement très adepte des voyages assez courts, avec plein d’étapes différentes, sans passer plus d’une nuit dans le même hôtel/hébergement. Et en cela, Fromfrom et moi avons, sans calcul, adopté le même mode de fonctionnement que celui longtemps utilisé par mes oncle et tante dont je parlais dans l’épisode précédent.

Pour terminer, des plantes très classiques mais je n’en déteste pas les photos. La première fleur comporte une anomalie (cinq pétales pour cette espèce au lieu de quatre, d’où la photo de cette Potentilla erecta (L.) Räuschel (Tormentille).

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11 août 2016

Juillet butineur (8)

Le deuxième édifice toulousain était le couvent des Jacobins, en particulier son église gothique (XIII-XIVe s.). Le clocher rappelle beaucoup celui de la basilique Saint-Sernin. L’extérieur du bâtiment a lui quelques lointaines similitudes avec celui de la cathédrale d’Albi.

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Quelques animaux sculptés sur le portail dentrée.

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Bien sûr, le vaisseau intérieur est extraordinaire avec ces colonnes centrales, ces voûtes, ce « palmier »… Vraiment, un choc émotionnel réel à ne plus avoir où donner de la tête, même si une réunion de religieux et de laïcs bruyants nous ont un peu gâché le début de la visite.

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Le cloître.

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Le réfectoire.

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La chapelle Saint-Antonin.

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La salle capitulaire.

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La visite terminée, nous avons mis le cap bien plus au sud.

A suivre… plus tard…

26 février 2016

Musée des thermes et de l'hôtel de Cluny (4)

Nous arrivons à présent dans les thermes de Cluny, plus exactement dans la salle correspondant au frigidarium.

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La mosaïque sur laquelle il n’y avait aucune précision.

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L’empereur Julien dit l’Apostat. Empire romain, entre 361 et la fin du IVe s. Marbre grec (de Naxos ?).

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Huit chapiteaux. Sud-ouest de la Gaule (?), puis Saint-Denis, Ve-VIIe s. Marbre pyrénéen.

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Nous en arrivons à la fameuse tapisserie de La Dame à la licorne (début du XVIe s.). Jusque là, j’ignorais qu’il s’agissait d’une série de six tentures (je pensais quil y en avait moins). Il s’agit d’une allégorie des cinq sens plus un sixième sens, « Mon seul désir » et qui correspondent aussi aux vertus. Jaime bien les couleurs, fort bien conservée, dailleurs. D’après Ouiqui :

Oiseuse, c’est-à-dire l’apparence superficielle, pour la Vue

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Richesse, c’est-à-dire une forme brutale d’avidité, pour le Toucher

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Franchise, c’est-à-dire une sensation directe et sans tromperie, pour le Goût

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Liesse, c’est-à-dire une élévation de l'âme, pour l’Ouïe

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Beauté, c’est-à-dire un ravissement de l’âme vers l’harmonie, pour l’Odorat

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Largesse, c’est-à-dire la générosité, vertu suprême, pour « Mon seul désir ». Pour moi, la plus belle et sans doute la mieux éclairée.

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Et puis, une des (trop) nombreuses interprétations de jeunes artistes au sujet de La Dame à la licorne, qui occupent plusieurs pièces, ici sous forme de bande dessinée par Émile Bravo. C’est complètement idiot, mais cela m’a cependant fait sourire. Fromfrom n’a pas aimé. Cliquer pour agrandir.

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A suivre.

20 février 2016

Musée des thermes et de l'hôtel de Cluny (2)

Retable. Scène de l’Enfance et de la Passion du Christ. Pays-Bas et Champagne (?), début du XVIe s. Bois polychrome et panneaux peints. Je n’ai pas photographié les volets, alors même qu’il y avait une Annonciation, parce que les conditions pour la prise de vue n’étaient pas réunies.

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Artiste néerlandais. Concert céleste en l’honneur de la Vierge, offert par le compositeur Antoine Brumel et le chantre Jean Bohier. France, v. 1513. Peinture sur bois de chêne. La photo a été fortement redressée avec Gimp, car elle est située sous verre et inclinée à 45°, avec impossibilité de placer lappareil parallèlement au panneau. Pas très logique, mais le résultat est satisfaisant.

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Tenture des Arts libéraux. L’Arithémétique. Tournais, v. 1520. Tapisserie : laine et soie.

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Vitrail. Quatre apôtres. Saint Paul. Prov. chapelle du château de Rouen. Av. 1270.

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Vitrail. Légende saint Martin. Apparition du Christ à saint Martin. Prov. église de Varennes-Jarcy (Essonne). V. 1220-1230.

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Vitrail. Légende saint Martin. Chérité de saint Martin. Prov. église de Varennes-Jarcy (Essonne). V. 1220-1230.

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Vitrail de la Sainte-Chapelle de Paris. Chevalier tuant un roi. Av. 1248.

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Vitrail de la Sainte-Chapelle de Paris. Enlèvement des troupeaux de Job. XVe s. avec réemplois XIIIe s.

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Vitrail de la Sainte-Chapelle de Paris. Résurrection des morts. v. 1200.

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Panneaux de retables d’albâtre. Angleterre, XVe s. Avec, dans l’ordre des photos, le Couronnement de la Vierge, l’Annonciation et la Nativité.

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A suivre...

20 septembre 2015

Salsifis et scorsonères

Karagar s’interrogeait dernièrement sur les salsifis et Plume évoquait aussi les scorsonères, deux genres de la famille des Asteracées (Composées), dont les graines sont surmontées d’aigrettes pour se semer à tout vent, comme chez les pissenlits (Taraxacum sp. plur.) et une multitude d’autres espèces de la famille.

En France, il existe neuf espèces de salsifis, dont Tragopogon porrifolius L. (Salsifis cultivé) dont les fleurs sont violet foncé. Certains ont des fleurs (ligules) jaunes. En particulier le plus commun, Tragopogon pratensis L. (Salsifis des prés) dont on reconnaît trois sous-espèces en France. Toutes sont plutôt typiques de prairies mésophiles (ni humides ni sèches) de fauche. J’ai l’impression (plus qu’une impression hélas) que ces plantes autrefois communes se sont largement raréfiées avec l’intensification et l’artificialisation des prairies. Ici la même espèce, avec des variations morphologiques.

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Il existe aussi plusieurs espèces de scorsonères. Celle qui est cultivée est Scorzonera hispanica L. (Scorsonère d’Espagne), à fleurs ligulées jaunes. De la même couleur, Scorzonera humilis L. (Scorsonère des prés) que j’ai déjà montré ici. Cette espèce, typique de prairies hygrophiles (humides) oligotrophiles (maigres) ou de bas-marais tourbeux acidiphiles, est en régression dans les plaines et mêmes les collines françaises à cause de l’intensification agricole (dont le drainage), de la populiculture ou encore de la déprise agricole.

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14 février 2015

Mise à jour

A mes heures perdues, grâce à mes antennes dignes de l’œil de Moscou, de la NASA, de la CIA et de la NSA réunis, j’observe les plantations du jardin de Karagar.

Bon la colorimétrie et le grain de la photo et les ombres portées ne sont pas extraordinaires, mais voici une mise à jour 2013 de l’orthophotographie de Karagar livrée ici.

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25 janvier 2015

Jour de l'An

Au matin du 1er janvier, la plupart des gens dorment ou se remettent des excès de la nuit. Nous, non. On se lève comme d’habitude et on part profiter des rayons du soleil sur les sommets (faiblement) enneigés du Pilat.

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Nous revenons pour midi et l’après-midi fut consacré aux desserts chez ma cousine. Fromfrom avait commis deux bûches.

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14 novembre 2014

Énigme de l'année

1) Cela concerne cette personne en premier lieu (photo Georges Biard, Ouiquipédia)

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2) Cela concerne surtout deux des enfants ou neveux de cet individu.

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3) Il a fallu réaliser un rabotage (photo Damdent, Ouiquipédia)

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Le tout se passait à Beaune fin octobre (les suites s’y passent encore en ce moment ?). Ce tout aurait pu concerner Plume dans son rôle d’accessoiriste. Que suis-je ?

8 décembre 2014

Voyeurismes

Voici une vue aérienne de mon lieu de travail parue dans le journal régional de ce dimanche (je leffacerai ultérieurement). Une ancienne ferme flamande légèrement remaniée après 1970 autour de laquelle sont venus s’ajouter depuis de nouveaux bâtiments (10 si on ne compte que les principaux et une serre), dont un auditorium semi-enterré de 180 places. Il y a aussi trois jardins, dont deux ouverts au public. En revanche, on ne voit pas l’étang (à droite), ni l’ensemble des prairies ni le bois en haut, le tout sur 25 ha. Cliquer pour agrandir.

 

8 décembre oblige, chose promise à Calyste, chose due. Je n’avais pas pensé au départ mettre les bougies dehors pensant qu’elles ne tiendraient pas correctement sur les rebords de fenêtres en pente, mais il existe une petite partie plane, alors voici. Pour moi, ce n’est bien sûr pas un rituel religieux, mais une façon de retrouver ma jeunesse, à une époque où toute la population faisait de même. Je trouvais ça chouette d’allumer avec ma mère et parfois mon père, tous ces lumignons que l’on mettait dans des verres colorés ou pas et que l’on disposait sur la rampe du balcon, ou s’il y avait du vent, sur les rebords de fenêtres, ou les deux. Évidemment, j’ai triché avec une partie de ce butin de veilleuses, mais l’idée y est. J’imagine que dans le quartier, on va nous prendre pour des fous. Et alors, comme c’est le cas, il n’y aura pas tromperie sur la marchandise.

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2 avril 2013

Fromfrom est en pleine forme

Un bon poisson d’avril se doit d’être à la fois crédible et gros. Crédible, il l’était : il y avait bien carnaval le lundi de Pâques à Cassel (mais nous n’y sommes jamais allés et les photos ont été honteusement piquées sur l’internet) et la probabilité n’est pas nulle que Fromfrom se casse la margoulette et soit à ramasser à la petite cuillère. Néanmoins, c’était gros aussi : l’exploit d’arborer une attelle de poignet, une attelle de cheville, une attelle de genou, une minerve et un dujarrier, bref la garde robe redresseuse de torts de Fromfrom presque au complet. On pensait quand même que ça paraîtrait pour le moins louche, surtout un premier avril. Sans compter que sur la photo, la belle faisait tout pour ne pas éclater de rire. Et puis non, le poisson a bien été ferré.

Le premier avril, on avait le droit, mais pour nous excuser quand même, des fleurs.

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Et du chocolat (tout le monde reconnaître qu'il ne sagit pas de lapins).

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10 février 2013

Moule à gaufres

Je suis venu pour la première fois à Lille début septembre 2001, pour un colloque de géographie-écologie où avec une collègue de Chinon, nous devions présenter une communication orale sur la Loire (la faune pour elle et la flore pour moi). Cette collègue avait entendu parler des fameuses gaufres fourrées, spécialité locale. Nous en avions donc acheté dans une boutique du centre ville.

Ce week-end, au lieu de faire des bugnes comme à l’accoutumée en pareille saison (cela ne nous empêchera certainement pas d’en faire plus tard), nous avons profité du prêt d’un moule ad hoc pour nous initier à la confection de la pâtisserie locale. Il existe plusieurs recettes, mais celle que Fromfrom a mise en œuvre est assez proche d’une pâte à brioche que l’on fait gonfler en deux temps, d’abord deux heures dans le saladier et une heure supplémentaire après avoir confectionné de petits boudins de 25 g. Ensuite cela se passe ainsi :

1) On fait chauffer le moule de manière suffisante sur le gaz, puis on met un petit boudin de pâte.

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2) On referme le moule et on fait cuire à feu vif environ 30 secondes de chaque côté (en retournant le moule).

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3) On ouvre le moule et on retire la gaufre

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4) La gaufre encore chaude, on la tranche immédiatement dans le sens de l’épaisseur (c’est très facile).

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5) On en fait un petit tas avant de les fourrer avec ce que l’on veut, mais classiquement avec de la vergeoise ou de le cassonnade beurrée ou encore du sucre vanillé.

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18 décembre 2010

Retour sur ma semaine

Lundi

Une journée assez classique au bureau. Nous avons appris que notre nouvelle rédaction forestière convenait au niveau national. Reste le niveau régional qui devrait se prononcer lundi. Peut-être des bricoles à attendre, mais certainement pas un désaveu de Paris.

Mardi

Un sérieux verglas sur la route comme j’en ai rarement vu. Record de lenteur battu pour aller au boulot : 1 h 20 min au lieu de 25 min habituellement. J’ai d’abord eu un bouchon avant de voir que la route était barrée suite à un accident sur l’ex nationale. J’ai donc pris un chemin de traverse pour aller au plus court et au bout d’un moment, rebelote, route coupée suite à camion dans un fossé de la petite route. Demi-tour, nouvelle petite route verglacée (le fait de s’arrêter à un stop sur une route légèrement en pente est un piège, car on ne peut plus repartir sauf à prendre son élan). Quelques voitures au fossé çà et là (ma directrice administrative sera concernée). Décision prise de faire monter des pneus neige sur la voiture japonaise pour être plus sereins pour les vacances et après. De grosses difficultés pour trouver encore des pneus hiver en stock. Nous espérons les avoir à temps.

Mercredi

Le matin, pour éviter les bouchons lillois et la neige éventuelle, départ très tôt pour la réunion du comité consultatif de gestion d’une réserve naturelle régionale (une tourbière alluviale alcaline). Avec une collègue, nous y présentons l’étude que nous venons de terminer. Une des personnes du Parc naturel a du mal à admettre que nous dénoncions le problème majeur que pose la qualité de l’eau de la rivière adjacente et de la nappe. Je me rends compte une nouvelle fois que certaines personnes, qui ne sont pourtant plus des débutants, ne mesurent encore pas bien dans quelle situation lamentable se trouvent les zones humides de la région et ne voudraient voir que les progrès réalisés pour passer d’une qualité très mauvaise à une qualité mauvaise, alors que pour la sauvegarde à moyen terme des derniers lambeaux de milieux naturels déjà très dégradés, il faudrait une bonne qualité, et on en est très loin. Ils ont du mal à l’entendre. Une autre personne du Parc (un subalterne) est venue me remercier d’avoir insisté sur ce point. J’imagine qu’en interne chez eux, il y a des réalités qui sont tues. Cela mérite des claques.

Vers midi, ma collègue me laisse à Lille où je dois prendre en route une réunion commencée depuis le matin. Il s’agit d’une réunion sur le projet qui me fait aller régulièrement en Angleterre. L’après-midi, je fais mon numéro : je ne suis pas satisfait du travail du prestataire principal. Dans le comité de pilotage, je suis le seul à mesurer l’importance de ce qui a été loupé dans le boulot. Alors forcément, c’est moi le méchant. Je ne veux pas être le seul à décider, alors j’essaye d’associer les autres. On m’a un peu reproché de procéder de la sorte. Mais qu’aurait-on voulu : que je décide seul, sans avoir de vrai retour ? Je ne conçois pas vraiment les choses de la sorte, je cherche un minimum de consensus et je cherche souvent une co-construction des décisions car les autres peuvent souvent améliorer les idées initiales. En définitive, on me dit que ce sont mes idées qui sont retenues et qu’on aurait pu faire l’économie du débat. Curieuse conception, même si ma façon de voir les choses est plus longue, mais aussi davantage partagée…

Jeudi

Petit passage par le bureau, avant d’aller à un point de rendez-vous habituel sur un parking de supermarché près de l’autoroute. Les personnes de la Région me prennent en route pour aller en Angleterre à Maidstone. D’une certaine manière, on va poursuivre la réunion de la veille. La nouvelle responsable du projet dans le Kent, présente la veille à Lille, est française et travaille là-bas depuis 12 ans. Cela facilite grandement les choses même si le coordonnateur de la Région parle un excellent anglais. Nous commençons par un petit repas dans une sorte de pub traditionnel. Comble de l’horreur, la carte des vins ne comporte qu’un vin français, il est vrai pas des moindres : un champagne Taittinger. Je prends de la bière traditionnelle locale que je ne trouve pas mauvaise (les « vrais » Nordistes ont un mal fou à la supporter). Les plats sont eux excellents. Il faut croire qu’on mange beaucoup mieux en Angleterre que ce qu’on dit tout le temps, puisque c’est la deuxième fois que j’y suis invité et que j’en suis content.

Lors de la réunion de l’après-midi, dans une sorte d’ancienne grange du XVIIe siècle à la périphérie de la ville, je sème un peu le doute. J’évoque presque par hasard des choses qui auraient dû être traitées bien avant par d’autres et dont c’était le boulot. Je commence à avoir la très nette impression d’être l’emmerdeur de service. Mais on ne m’en veut pas, bien au contraire.

Nous partons vers 17 heures, soit 18 heures en France. Nous avons de la pluie et de la neige mêlée. Nous refaisons surface au terminal Eurotunnel de Sangatte à 20 heures. Une heure plus tard je suis à la maison.

Lorsque nous allons nous coucher, la neige commence à tenir dehors.

Vendredi

Il a continué de neiger un peu dans la nuit. Dans le jardin ça ressemble à ça.

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Mon lieu de travail est aussi sous la neige (mon bureau se trouve dans le bâtiment de la deuxième photo).

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Les routes ne sont pas dégagées correctement. Dans le coin, on n’a pas encore compris qu’avant de balancer du sel, il faut balayer ou racler la neige. Résultat, c’est une horrible mélasse qui ne fond pas.

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