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Cornus rex-populi
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30 mai 2009

Couleurs printanières (2)

La prairie qui jouxte la maison éduenne présente des communautés végétales souvent d’un grand intérêt sur les plans floristique et phytocénotique. Outre les orchidées de la note précédente, on y rencontre un grand nombre d’espèces, souvent plus de 30 espèces vasculaires pour 50 à 100 m². Voici donc quelques vues de cette prairie (à faire défiler à toute vitesse selon les préceptes KarregWenniens repris par Lancelot).

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Exemple d’inventaire sur une prairie mésophile mésotrophe, combinant fauchage et pâturage, sur 50 m² (par ordre alphabétique) :

Achillea millefolium L. (Achillée millefeuille)

Agrostis capillaris L. (Agrostide capillaire)

Anacamptis morio (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis bouffon)

Anthoxanthum odoratum L. (Flouve odorante)

Campanula glomerata L. (Campanule agglomérée)

Centaurea jacea L. (Centaurée jacée)

Cerastium fontanum subsp. vulgare (Hartman) Greuter & Burdet (Céraiste vulgaire)

Cynosurus cristatus L. (Crételle)

Dactylis glomerata L. (Dactyle aggloméré)

Dactylorhiza viridis (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis grenouille)

Euphorbia flavicoma subsp. verrucosa (Fiori) Pignatti (Euphorbe à têtes jaune d’or)

Euphrasia officinalis L. (Euphraise officinale)

Festuca rubra L. (Fétuque rouge)

Heracleum sphondylium L. (Berce sphondylle)

Holcus lanatus L. (Houlque laineuse)

Knautia arvensis (L.) Coulter (Knautie des champs)

Leontodon taraxacoides (Vill.) Mérat (Thrincie hérissée)

Leucanthemum vulgare Lam. (Marguerite)

Lotus corniculatus L. subsp. corniculatus (Lotier corniculé)

Luzula campestris (Ehrh.) Lej. (Luzule champêtre)

Neotinea ustulata (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis brûlé)

Pimpinella saxifraga L. (Petit boucage)

Plantago lanceolata L. (Plantain lancéolé)

Polygala vulgaris L. (Polygala commun)

Ranunculus bulbosus L. (Renoncule bulbeuse)

Rhinanthus minor L. (Petit rhinanthe)

Rumex acetosa L. (Oseille)

Sanguisorba minor Scop. (Petite pimprenelle)

Stellaria graminea L. (Stellaire graminée)

Tragopogon pratensis L. (Salsifis des prés)

Trifolium dubium Sm. (Trèfle douteux)

Trifolium pratense L. (Trèfle des prés)

Trifolium repens L. (Trèfle blanc)

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28 mai 2009

Couleurs printanières (1)

Nous n’étions pas revenus depuis début novembre. Le mercredi précédent l’Ascension, je me trouvais en réunion à Paris tout près de la tour Montparnasse. C’est la première fois que j’ai pu la visualiser ainsi, d’autant qu’il faisait un franc soleil qui mettait bien en valeur l’édifice. Ce que j’en pense ? Eh bien, je ne la trouve pas moche, mais je trouve néanmoins l’édifice oppressant par son gigantisme (gigantisme tout relatif cependant face à d’autres tours américaines, moyen-orientales ou asiatiques). En sortant de réunion, j’aurais pu prendre quelques photos, mais du fait que l’appareil se trouvait enfouit dans ma lourde valise, je ne voulais pas être une cible d’une nouvelle variété de pickpockets (ou autres brigands urbains) que j’avais croisée le matin.

Je me rendais donc à la gare de Lyon pour attendre S. Le stress ne fit que croître lorsque j’ai appris que son train était bloqué entre Lille et Paris. Elle avait pourtant prévu large, deux heures pour changer de train. Mais le TGV nordiste ayant finalement eu une heure et demi de retard, elle dut piquer un sprint effroyable pour monter dans le train sudiste où je désespérais de la voir arriver. Ce fut moins une. Une heure vingt plus tard, nous arrivions dans notre gare bourguignonne où une douceur subméditerranéenne vint nous accueillir.

Un week-end où nous n’avons pas beaucoup bougé, mais pendant lequel nous avons pu faire le plein de couleurs printanières que S. n’avait encore jamais vues jusque là.

Le lendemain, je devais cueillir quelques fleurs dans la prairie voisine de la maison, dont, luxe exceptionnel, quelques spécimens de celles-ci.

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25 mai 2009

C'est encore la saison des rhodos !

Même si je n’y connais pour ainsi dire rien en comparaison avec le sieur Karagar, ce n’est pas tout à fait d’hier que je me suis mis à admirer les rhododendrons.

Il y a une petite dizaine d’années, j’avais planté, à un an d’intervalle, deux rhododendrons. Le premier, à fleurs rouge sombre carminé venait du supermarché (eh oui !). En le plantant, j’avais été très déçu tant le chevelu racinaire était dense et sans le moindre gramme de terre. J’avais donc dû user d’un stratagème dont je sais maintenant qu’il aurait pu lui être fatal (j’avais assez sauvagement réalisé des entailles au couteau dans le chevelu des radicelles). Mais en définitive, il a bien repris. Le deuxième, c’est celui que je montre ici, acheté en jardinerie et de meilleure qualité. Après avoir subi l’an dernier les effets de lourdes chutes de neige (50 cm), nous l’avons retrouvé cette année dans un état de fleurissement qu’il n’avait jamais atteint. Je précise que toutes ces années dernières, je n’avais pas eu le loisir d’être présent à la floraison. Hélas, pas de photos du premier qui commençait juste son épanouissement.

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11 février 2009

Pile et face

Ce matin, surprise, tout était copieusement gelé. Sur le chemin du travail, arrêt express pour ces photos. L’endroit est connu puisque je l’avais montré il y a un an ici.

Côté pile :

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Et côté face :

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Les photos ne sont pas extraordinaires, mais la nature et mes capacités limitées de photographe navaient pas mieux à offrir.

3 mai 2009

L'armée de Sneezy est en marche

La réponse à la devinette de l’escapade figure chez Fromfrom. Tout le monde a perdu. Comme je n’avais pas encore envie de me ruiner, j’avais quelque peu complexifié l’affaire.

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Non, je ne radote pas, ces photos sont nouvelles et datent d’avant-hier.

Hier, ce n’était pas un grand déplacement, mais une nouvelle visite à la cathédrale de Saint-Omer. Cette rosace ne me parle guère, mais je me suis dit que j’allais faire un rapproché KarregWennien.

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Je ne suis guère plus malin que le chien.

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Aujourd’hui ne fut pas une belle journée, grise par la météo et grise par ce qui est arrivé à S. Néanmoins, cela va bon train chez Sneezy-fils. Evidemment, c’est un fils unique, alors il faut le prendre un peu de tous les côtés, comme cela, ça donne l’impression qu’ils sont une armée.

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9 février 2009

Privations

Hier après-midi, après avoir observé de bien curieuses fleurs « aquariocoles »…

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Nous voilà partis vers Havers*kerque pour voir l’église dont le « cœur » (et non le chœur) remonte au XIe siècle. Hélas, elle était fermée. S. remarque sur les monuments que les femmes qui reposent dans le cimetière sont régulièrement appelées « Dame » (c’est valable dans d’autres cimetières voisins). Nous ignorons pourquoi.

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Nous nous retrouvons alors à Mor*becque pour voir de plus près l’église, dit-on du XIIIe siècle, également fermée. De jeunes imbéciles, dont un en voiture avec la « « musique » » (cela vaut bien au moins doubles guillemets) hurlante, pressentant ma désapprobation tente de m’interpeler. Je n’ai rien voulu entendre à ses élucubrations. Me voyant prendre une de ces photos, je l’entendrai néanmoins dire « elle est belle notre église ». On imagine la sincérité du propos...

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Nous nous rabattons sur l’hôtel de ville de la même commune.

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Nous rentrons finalement à H. sans avoir pu prendre en photo le soleil couchant que j’aurais espéré.

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13 avril 2009

Week-end pas loin de Zuydcoote

Comme la semaine dernière, vendredi soir quelques photos rapides en partant du boulot.

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Et quelques fleurs actuelles à la maison.

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Peut-être la seule fleur du camélia.

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Et que l’on ne me dise pas que je perds le nord.

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En ce jour de Pâques, S. voulant voir la mer, nous partons après le milieu de l’après-midi pour la station balnéaire de non Saint-Malo. Je ne parle pas de la nébulosité d’hier, mais du caractère plat de cette plage : tout ce que je déteste de la mer. Les rides de sable ne suffisent pas à me dérider.

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Devant le haut degré d’amour que je porte pour ce genre d’endroit, nous repartons aussitôt pour Leffrinckoucke, pour voir la batterie du « Week-end à… ». Le fort des dunes, je l’ignorais, voit son origine à l’époque du Roi soleil. Il fut utilisé par l’armée française lors de l’invasion allemande de 1940. Mon père m’a rappelé hier un témoignage de mon grand-père, qui était dans le coin à ce moment là : les bombardements par les Stuka avaient fait rage. Les installations furent ensuite intégrées dans les installations germaniques du mur de l’Atlantique et c’est essentiellement ça, je pense que l’on voit aujourd’hui. Les blockhaus ont littéralement glissé dans la mer du fait de l’érosion de la dune blanche.

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Un chien pris en pleine course égaye cet endroit où respire une violence résiduelle.

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La mer et le sable se font un peu plus intéressants.

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15 septembre 2008

Dans le mur

Mes parents étaient arrivés la veille pour nous donner un coup de main à poser du papier peint pour remplacer l’ancien, défraîchi, assez laid et surtout fort mal posé. En ce samedi 30 août, je décollai donc l’ancien papier peint. Je savais qu’il avait été posé sur un ancien revêtement, mais je découvrai que non seulement, il y avait trois épaisseurs, mais qu’en dessous se trouvait, en plus, une feuille de polystyrène. Ce n’était pas grave, il suffisait de tout arracher. Seulement, dans la partie basse des murs, ce ne fut pas seulement le revêtement qui se fit arracher, mais le plâtre qui tomba en poussière. Bref, les murs avaient craint l’humidité, par infiltration (remontées capillaires depuis le sol). Il y avait donc d’énormes trous dans les murs. Exit les projets de papiers peints sous quelques formes que ce soit.

Nous voilà partis en fin de matinée vers le magasin de bricolage, qui pour en avoir connu d’autres sous la même enseigne, je pensais avoir de bons conseils. Après avoir contacté un premier vendeur, ce dernier me fit venir la « spécialiste ». Après lui avoir expliqué notre problème, et sans chercher à en savoir plus :

« Ah, vous avez de l’humidité, il vous faut donc un produit pour l’enlever »

Et de nous présenter un produit en granulés que l’on place dans la pièce.

« Mais nous, c’est un produit que l’on veut mettre sur le mur… ».

Après avoir tenté une nouvelle explication, nous nous heurtions à un autre mur… d’incompétence : elle en savait moins que nous. Nous lui laissâmes la possibilité de se racheter pour trouver une solution pour enduire notre mur, mais là aussi, ce fut une catastrophe.

Après le repas, nous allâmes chez l’enseigne concurrente de la ville. On trouva assez rapidement conseil. L’individu ne doit pas rire tous les jours, mais il nous indiqua une vraie solution pérenne (grands travaux) et des solutions alternatives. Nous nous orientâmes vers les secondes.

Mes parents, qui étaient venus passer une petite semaine sont donc « obligés » de rester pour nous aider à faire les travaux (voire pour en faire l’essentiel).

Après avoir bouché les trous, remis de l’enduit, poncé (tout le rez-de-chaussée était blanc comme neige), mis les produits ad hoc comme il faut, le samedi suivant (5 septembre), je répartis mon crépi à la spatule, avant de faire la finition au rouleau alvéolé fin. Hélas, le passage du rouleau se révéla catastrophique : tout se décollait « d’après les murs », notamment sur la cloison de bois. En conclusion, je décidai de tout crépir à la spatule, ce qui m’a imposé de mettre environ deux fois les quantités prévues de crépi (S. dut aller faire un ravitaillement en cours de route). Ce produit, particulièrement corrosif (sans doute très acide) avait la faculté de faire rouiller les spatules à vue d’œil, ce qui ne fut pas sans conséquences. Après midi, certaines parties qui avaient commencer de sécher commençait à se « laisser aller », à se fendre, ce qui imposa de nombreuses et pénibles retouches. Enfin, peu après 18 heures, je terminai enfin d’appliquer mon produit, complètement épuisé.

Après le repas, je commençai à être nauséeux : ce fut le début d’une gastroentérite. Le dimanche, le repas d’anniversaire paternel fut complètement gâché. Le lundi matin fut très difficile pour la mise en route. L’après-midi fut un véritable marathon réunionesque, mais paradoxalement, je me sentais mieux. La levée de corps du mardi matin fut aussi problématique que la veille, ce qui me fit enfin prendre, sur insistance de ma mère, un rendez-vous chez le médecin pour le soir. J’ai quand même trouvé le moyen d’aller au boulot avant de revenir HS, en début d’après-midi. Le médecin m’accorda deux jours d’arrêt avec une mise au régime drastique.

Entre temps, le crépi en séchant, avait révélé toutes sortes de défauts, ce qui n’avait pas été sans m’inquiéter sérieusement et sans provoquer un début de réveil de l’ulcère paternel. Il devenait donc urgent de trouver une solution. Après avoir acheté une peinture bien couvrante (dont j’ai choisi moi-même la couleur, c’est dire combien S. me fait confiance), mon père se mit immédiatement à l’ouvrage. Le résultat fut assez rapidement positif, mais il fallut quand même deux couches.

En définitive, le mur a un aspect très spatulé irrégulier couleur « abricot léger ». Finalement, vu les soucis que l’on a eu, on est passé de « eh ben dis donc, tu parles d’une connerie » à « on n’est pas frais pour aller aux devants de l’empereur », puis à « c’est moche, ça fait croûte-lève », à un « c’est pas beau, mais c’est moins sale que c’était » pour finir à un « finalement, c’est pas si mal que ça ».

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Merci.

2 avril 2009

Jardin et jardin

Ce soir avant de partir définitivement, petit crochet rapide par l’un des jardins.

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Et arrivé à la maison, entretien avec les fleurs de NOTRE jardin. Certaines photos sont de S. car l’ostéopathe qui m’a cassé le dos hier m’a interdit de faire des acrobaties, d’autant que je n’ai pas l’impression que ses manipulations soient couronnées de succès. Enfin, ça pousse.

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1 avril 2009

Nouvelle sous-espèce

Après plusieurs années de recherches, je suis heureux de vous annoncer en avant première, une découverte scientifique. Si elle ne révolutionne nullement la botanique, je viens d’avoir confirmation que mon article dans la revue Ac*ta Bot*anica Gal*lica a été accepté et sera publié prochainement. Cela concerne la description d’une nouvelle sous-espèce de Carex ligerica Gay (Laîche de la Loire) dont j’ai découvert les premiers individus en 2004 sur les terrasses de la Seine. Curieusement, cette découverte est consécutive à une remarque tout à fait innocente que je m’étais faite dès 2003 lorsque je me rendis compte que Carex ligerica, espèce que je connaissais bien au niveau des grèves sableuses submersibles de la Loire était totalement absente de la vallée de la Seine alors que les biotopes lui étaient favorables et qu’on ne le retrouvait qu’au nord de la Belgique et aux Pays-Bas, le long du complexe fluvial Meuse-Rhin. Cela ne me semblait pas du tout cohérent du point de vue phytogéographique. Or, en 2004, des collègues trouvèrent des individus de Carex arenaria L. (Laîche des sables), normalement typique des dunes littorales, mais qui se trouvaient ici très à l’intérieur des terres. Je fis de nouvelles observations sur ces échantillons. Les relevés de terrain ainsi que l’analyse anatomique des feuilles en coupe transversale me confirmèrent qu’il ne s’agissait aucunement du Carex arenaria, mais les rapprochaient fortement du Carex ligerica. Cependant, contrairement aux populations connues au bord de la Loire, de la Gironde ou de Belgique qui poussent en zone inondable, les populations des bords de Seine ne sont jamais en contexte de zone humide. Par ailleurs, les individus de la Seine sont toujours plus robustes que les Carex ligerica typiques. Il convenait donc de procéder à des analyses génétiques afin de vérifier si les différences morphologiques entre les populations de Carex ligerica (Seine et hors Seine) étaient dues à une simple adaptation morphologique (écomorphose, écophène uniquement phénotypique) ou bien à une différenciation génotypique générant un accommodat particulier.

 

Les analyses ont montré que la différenciation génétique était suffisante pour faire des populations de la Seine une nouvelle sous-espèce. Ce début de spéciation se serait fait durant le Quaternaire, sur les terrasses alluviales de la Seine (plus du tout inondables) qui se sont trouvées isolées géographiquement des populations de Carex ligerica typiques des berges de la Seine. Ces dernières populations ont probablement disparu au cours du XXe siècle à cause des nombreux aménagements en bords de Seine. En revanche, les quelques populations de la sous-espèce au niveau des terrasses, plus éloignées des aménagements industriels et de l’urbanisation ont été heureusement épargnées.

 

Il m’a donc fallu, comme l’exige le code international de nomenclature botanique, procéder à la diagnose originale de ce nouveau taxon qui doit se faire à l’aide d’une description latine. Je passe les détails, mais j’ai aussi dû trouver un nom pour la sous-espèce. Comme je ne pouvais pas utiliser le nom latin de la Seine Sequana ou du lieu Neustria (Neustrie, région en amont de Rouen), le code de nomenclature l’interdisant désormais, je me suis dit que je pourrais utiliser mon pseudo au génitif cornusi, ce qui évite l’ambiguité avec Cornus qui est le nom de genre des Cornouillers.

 

Voilà, ma modestie dut elle en souffrir, je voulais juste faire part ce soir d’un événement assez peu commun dans la vie d’un botaniste.

Ci-dessous, photo de la plante et coupe microscopique d'une feuille.

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26 janvier 2009

Saint-Victor-sur-Loire

C’est au niveau de la retenue du lac du barrage de Grangent que l’on trouve Saint-Victor-sur-Loire en rive droite du fleuve. Ce village médiéval, installé sur un promontoire rocheux dominant la Loire, se caractérise notamment par la présence d’une église romane du XIe s. et d’un château du XIIIe s. J’étais passé ici une seule fois avant au début des années 1980 à l’occasion d’une formation à laquelle avait participé ma mère. Le lieu est fort connu et apprécié des Stéphanois, mais j’avais négligé d’y retourner. Je me souvenais de l’ancienneté de l’église qui m’avait impressionnée à l’époque (cela m’avait embêté qu’elle fut antérieure à la cathédrale d’Autun) ainsi qu’au caractère sombre et minéral du lieu. Pour le reste, j’avais tout oublié, jusqu’à la forme de l’église et du château.

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15 mars 2009

On n'a pas tous les jours 14 ans !

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Voici le dernier type d’amaryllis que nous avions trouvé. Quand je dis amaryllis, cela est inexact, car j’ai découvert récemment qu’il ne s’agissait pas du bon genre et qu’il fallait parler d’Hippeastrum (les vrais Amaryllis, bien que d’origine géographique différente, sont assez ressemblants et peuvent être cultivés, eux, en pleine terre, car ils supportent davantage le froid).

Aujourd’hui, nous avons eu plutôt beau temps. Normal, puisque c’était l’anniversaire de S.

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Nul doute que les orchidées blanches vont assez bien avec son ensemble. Et n’est-ce pas la plus extraordinaires des fleurs ? Il y a quatre ans, qui aurait penser qu’une telle fleur me ravirait un jour à ma solitude ?

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Dans le jardin (exposé au nord, rappelons-le), ça commence à se mettre en marche. Après la rose de Noël (difficilement photographiable), les crocus jaunes se mettent en route.

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Cela valait bien un baiser devant témoins.

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22 janvier 2009

Joies intérieures et promesses de joies extérieures

C’est l’hiver, chacun, l’aura remarqué. Au jardin, c’est morne plaine et puis le temps n’est pas à la fête. Alors, pour nous remonter le moral, pour fleurir notre intérieur et nous illuminer d’un esprit joyeux, nous avons invité des bulbes à l’intérieur (amaryllis et jacinthes) que nous trouvons à un prix relativement bon marché en Belgique. Et nous essayons de faire en sorte que ces fleurs se relayent.

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En novembre dernier, compte tenu de l’étroitesse du jardin, j’avais imaginé la mise en place de rhododendrons nains (probablement trois). Mais, sous les conseils de Pèresserhodo, nous décidions d’opter pour un seul qui ressemblerait plus à un « vrai » rhododendron, mais à croissance limitée. Dans notre région, ces plantes restent assez peu abondantes, on ne trouve pas ce que l’on veut et surtout, il y a à peu près personne pour nous conseiller. Pèresserhodo nous conseilla alors justement sur un rhododendron issu du Rhododendron yakushimanum, autrement dit, un hybride dont l’un des parents serait cette espèce. Décision fut alors prise d’aller quérir le plant en Bretagne. Seulement, Pèresserhodo, qui est un coquin légendaire en décida autrement et il nous fit la surprise de le mettre sous l’arbre de Noël.

A notre retour de vacances, la météo n’était pas favorable à la transplantation et il nous a fallu attendre presque trois semaines supplémentaires avant de planter la bête dans son emplacement définitif préparé depuis plus de deux mois. Le voici donc en situation, à la fois petit et imposant. Le voilà comme le premier vrai témoin d’une multitude de promesse de sourires joyeux au jardin. La suite, au printemps. Merci Pèresserhodo.

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7 mars 2009

Vous voulez des bugnes ?

Le week-end dernier, bien qu’affaibli par un curieux problème de santé heureusement assez bénin, je suggérais de faire quelques bugnes alors que la duchesse mère en ignorait jusqu’à l’existence. Cette année, S. a fait une part plus importante du travail, mais Maître Cornus n’a pas pu faire autrement que de terminer l’étalage de la pâte, son découpage et sa friture. On remarquera que cette année encore, nous avons,pour l’occasion, changé la toile cirée.

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La duchesse mère a apprécié et je dirais même qu’elle en a été gourmande.

Peu avant, elle nous avait offert cette plante. Mais quelles sont donc ces fleurs roses ? Celui ou celle qui trouvera gagnera le 1er prix de botanique.

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Enfin, voici quelques fleurs capturées hier après-midi, non pas de chez nous (il est encore trop tôt), mais d’un autre jardin que je fréquente régulièrement. Les Cornus mas L. sont à peine en fleurs et nulle odeur de mer pour l’instant.

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5 mars 2009

Laon

Cela fait tout juste 3 ans aujourd’hui que S. m’a annoncé à la table d’un restaurant de Laon sa volonté de me rejoindre définitivement, de venir vivre avec moi. Une annonce mûrement réfléchie, mais faite avec une grande fébrilité, redoutant un accueil mitigé de ma part. Car en effet, S. s’apprêtait à abandonner la Bretagne, la stabilité de son travail-passion en langue bretonne. Bien sûr, cette annonce fut pour moi un déclic majeur qui allait nous unir pour de bon quelques mois plus tard. Et pour S., un pari sur l’avenir et sur notre amour qui ne tarderait pas à porter ses fruits.

En préparant cette note, je me suis aperçu que je n’avais montré la cathédrale de Laon que par bribes, sans jamais y consacrer une note. Je répare un peu cet oubli aujourd’hui.

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Samedi, nous décidons d’aller là où nous avions initialement prévu d’aller la veille. Le premier objectif fut donc Laon. Quand nous partons d’H., beau temps, mais une brume épaisse nous enveloppe pour une bonne partie du voyage. Que cela ne tienne, nous arrivons là-bas peu après midi et je pense trouver le soleil au sommet de la montagne couronnée. Mais non. Après le sandwich avalé dans la voiture, nous allons siroter un café à la terrasse dans la véranda chauffée. Puis, peu à peu on commence à voir apparaître les tours.

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Finalement, tout rentre dans l’ordre.

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Afin de compléter un peu, deux photos d’il y a trois ans :

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La cathédrale s’ouvre. Je sens le froid qui s’échappe de l’intérieur. Mais cette impression est vite compensée par la magie qui vient impressionner nos rétines. Sans doute un peu de répétitions dans toutes ces photos, mais je ne pouvais me résoudre à en éliminer davantage. La voûte de la nef et du chœur se trouve à près de 20 m plus bas qu’à Amiens et la voûte de la tour lanterne au niveau de la croisée de transept à peu de chose près, à la même hauteur de la voûte amiénoise : elle paraît ici incroyablement haute.

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1 mars 2009

Grand concours international du 1er mars 2009

Le jeu consiste à reconnaître les quatre édifices suivants (notés de A à D). Comme tout le monde est doué, je n’ai pas particulièrement simplifié la tâche (encore que...), mais j’ai quand même mis deux photos par édifice.

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Édifice C :

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Édifice D :

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Prix pour le gagnant : une bouteille de Champagne (ben oui, ça ne rigole pas) !

24 février 2009

Le duc du sommier

Hier, la duchesse mère de Bretagne est arrivée sur les terres septentrionales du duc de Bourgogne. Ce dernier avait monté un lit nouvellement acquis. Mais la duchesse mère essuya quelques plâtres quand elle voulut expérimenter le confort du couchage. Tout se passa un petit peu (un petit peu seulement) comme le matin du mariage civil lorsque le duc et la duchesse se retrouvèrent en fort mauvaise posture après une cavalcade flamande. Mais le duc, étant passé maître en secours et renforcement de sommier, il quitta son conseil plus tôt que d’habitude et grâce à une petite cavalerie de 75 chevaux, il s’en alla quérir tasseaux et vis chez le Chrétien d’H. C’est alors qu’il put admirer le couchant du soleil sur le chef lieu du palais ducal.

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22 février 2009

Bouquets dominicaux

Nous sommes désormais un peu drogués aux fleurs. Notre « aquarium » permettant d’en accueillir dans des conditions correctes et elles s’y succèdent allègrement.

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Les amaryllis toujours. Le blanc a un peu souffert. Sa quatrième hampe florale a été brisée, mais les fleurs continuent leur épanouissement dans un vase de luxe.

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Une trouvaille proxi-yourcenarienne :

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Et un bouquet de soirée amicale :

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7 février 2009

Navigation ligérienne

Cette note ne se veut aucunement « savante » ; elle relate juste quelques trucs que j’ai pu recueillir auprès de quelques connaissances ou amis ligériens.

Longtemps, la Loire a été un axe de transport commercial majeur. L’activité batelière y a culminé au XVIIIe siècle, avant que d’autres moyens de transport (chemin de fer) ne vienne la concurrencer au XIXe siècle, puis ne finisse par disparaître.

Aujourd’hui, on a du mal à concevoir l’intensité du trafic que connaissait la Loire. Dans les ports maritimes tels que Nantes ou Saint-Nazaire, étaient débarqués des denrées en provenance du monde entier, en particulier depuis les colonies. Ces produits, le plus souvent à forte valeur ajoutée, remontaient le fleuve grâce à divers bateaux à voile (chalands, gabarres, toues, etc.), souvent sous forme de trains de bateaux, notamment pour faciliter le passage sous les ponts. Cette navigation remontante profitait des vents d’ouest dominants et arrivaient ainsi jusqu’à Orléans (la Loire est bien orientée jusque là). Orléans constituait alors une sorte de plaque tournante commerciale, une sorte de port fluvial pour Paris. Depuis Orléans, on acheminait les denrées à Paris par voie terrestre ou par voie d’eau (notamment le canal d’Orléans, le Loing, etc.).

La Loire a toujours été un fleuve très difficile à naviguer et dangereux (débits très immodérés, avec des crues violentes, des étiages sévères, des hauts fonds (grèves sableuses ou graveleuses) mouvants et imprévisibles, etc. Le chenal de navigation a été fortement aménagé surtout au XIXe siècle afin de faciliter la navigation. Certains de ces ouvrages de navigation, la plupart submersibles (en dehors de ceux présents en basse Loire dont certains sont beaucoup plus récents) peuvent encore se voir aujourd’hui sur l’ensemble du cours moyen de la Loire (épis, duits, chevrettes, etc.).

Les iconographies suivantes représentent dans l’ordre (d’aval en amont) : Amboise (Indre-et-Loire), Blois (Loir-et-Cher) et Orléans (Loiret).

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Mais la navigation sur la Loire ne s’arrêtait pas là. Il existait aussi une navigation descendante qui transportait plutôt des matières premières, dont du bois en provenance du haut bassin de la Loire (Haute-Loire notamment) et plus tard aussi du charbon depuis le bassin houiller de Saint-Étienne notamment. Contrairement à la navigation montante, ces marchandises étaient transportées sur des bateaux rudimentaires (en particulier des sapines) et dévalaient le courant. Ces dévalaient uniquement par fortes eaux à cause des hauts fonds et de leur tirant d’eau relativement important. Ils étaient de construction rudimentaire et il n’était pas rare qu’il faille les réparer en cours de route. Dans de telles conditions, les naufrages n’étaient pas exception et la Loire a ainsi englouti de nombreux hommes. Ces bateaux étaient démontés sur leur lieu de destination finale (dont Orléans était en très bonne place) et les bois servaient, entre autres, à construire les charpentes des riverains.

La navigation commerciale sur la Loire moyenne, qui s’était « mécanisée » (vapeur, coques en acier) entre temps s’est éteinte entre la fin du XIXe s. et le début du XXe s. Pourtant, les riverains, les pêcheurs ont toujours conservé des plates, des toues cabanées, des futreaux de bois jusqu’à présent, ainsi qu’une partie non négligeable du savoir faire qui va avec. Un patrimoine qui a néanmoins failli disparaître avant que ne renaissent, surtout à partir de la fin des années 1980, des « copies » de bâteaux des XVII-XIXe siècles, grâce à des passionnés aidés par des charpentiers, des faiseurs de bateaux qui avaient conservé certains secrets de fabrication.

Photos prises à Saumur lors d’une manifestation (en 1999 ou 2000).

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Lors de mon premier séjour chinonais, j’ai connu un de ces passionnés. Une personne très cultivée et très intéressante à écouter. Je n’ai jamais attrapé le virus de la navigation ou des bateaux ligériens (j’étais pourtant baigné dans un contexte très favorable), mais je dois dire que l’environnement de ces mariniers, de ces bâteliers, la vue de ces voiles de Loire me manquent.

Et une petite représentation d’une peinture de Turner, représentant un bateau sur la Loire à Tours.

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18 octobre 2008

Araignées décadentes

A la mi-septembre, il avait été décidé (décision en réalité nettement colorée d’une envie fromfromo-paternelle) d’aller quérir des êtres arachnéens décapodes à Boulogne-sur-Mer. Je précise qu’en nos pays déshérités de Flandre intérieure, nous avons du mal à en trouver. Hélas, il n’y en avait pas dans les guitounes de vente directe. En revanche, il y avait de beaux tourteaux qui nous firent de l’œil et nous ne pûmes résister.

Avant cela, nous voulûmes aller voir l’endroit depuis lequel Napoléon avait projeté d’envahir l’Angleterre. Mais tout était en travaux et fermé.

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Avant d’aller faire cuire notre maigre pitance (un énorme crustacé par personne quand même), nous fîmes un crochet par Ambleteuse où nous pûmes assister à un curieux spectacle : un manège de tracteurs sur la plage de rochers.

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En réalité, comme il n’y a pas de port dans le coin, les pêcheurs arrivent à marée montante pour mettre leurs embarcations à l’eau. Je pense que plusieurs dizaines de bateaux ont ainsi été mis dans la vague.

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31 janvier 2009

Comment se fourvoyer ?

L’après-midi du 30 décembre, décision fut prise de nous rendre dans l’un des temples de la consommation : la Part-Dieu à Lyon. Je me souvenais m’être rendu dans ce centre commercial alors que je ne devais pas avoir beaucoup plus d’une douzaine d’années et je n’y étais pas retourné depuis. Je dois dire que je n’avais rien raté, d’autant que S. ne trouva rien qui puisse l’intéresser. En sortant, nous décidions de nous rendre de nouveau à Fourvière, juste pour prendre un peu de hauteur. Nous commençons par prendre le tram à l’envers. Une fois remis dans le bon sens, nous empruntons le métro puis l’incontournable funiculaire. Je n’ai jamais détesté l’extérieur de la basilique, d’ailleurs très regardable avec cette lumière.

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L’intérieur, il n’y a rien à faire, je n’arrive pas à me faire à cette « dégoulinance » de surcharges et de dorures.

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Pas moyen là-bas de commettre le moindre forfait. Les veilleuses sont pourtant nombreuses et disposées en plusieurs « massifs », mais pas moyen d’être tranquille un instant, on entre à pleine porte. Je me souviens lors de l’assemblée générale à Reims en 2006 de la fédération dont S. faisait partie (je précise que cette fédération consiste à organiser des gueuletons à Paris chez des amis en faisant semblant de faire des réunions), un des convives qui officiait à Fourvière disait que les bénéfices liés aux cierges y était assez considérable.

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Finalement, ce qui est peut-être le plus intéressant là-dedans, ce serait presque les grilles du chauffage au sol.

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25 mai 2008

Première approche en vue d'appropriation

Cette semaine, afin de se faire une meilleure idée de notre futur logis, nous nous sommes faits inviter par les actuels propriétaires. Le principe était de passer quelques minutes pour voir comment, d’une manière générale, nous pourrions disposer nos meubles et organiser notre espace de vie. Je demandais donc l’autorisation pour prendre des photos puisqu’ils y ont encore tous leurs affaires. Après le tour de la maison, on nous a offert l’apéritif. La phrase fétiche « nous, on a fait comme ça, mais après les gens, y font ce qu’y veulent » nous fut servie à de nombreuses reprises, mais avec quelques variantes. En définitive, nous sommes restés deux heures en leur compagnie. Les escaliers pour monter au premier sont toujours aussi étroits, mais je les ai ressenti moins oppressants que la première fois. En revanche, je jardin que je savais petit m’est apparu plus réduit que lors de la visite initiale. Les maîtres de la maison ont la passion des conifères et de quelques pseudo nains de jardin. Inutile de dire que ces machins là gicleront à la première occasion comme les lauriers et leurs cousins. Voici une partie du jardin en question.

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4 septembre 2008

Cap nord

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Comme nous étions encore au cœur de l’été, il était tout à fait logique de faire une petite flambée ! A vrai dire, ce fut beaucoup plus que cela. L’air de rien, il émane une chaleur sereine dans cette maison.

Le lendemain, après avoir lézardé au soleil toute la matinée, on nous emmena voir la pointe de Brezellec que je ne connaissais pas encore. Il faisait encore beau.

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Je suis intrigué par des goélands qui compte tenu de la couleur et de la taille se révèle être des Goélands marins (même s’il est probable que nous ayons vu aussi des Goélands bruns).

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Le temps se couvre.

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Après une séance mouillage de pieds et une tranche de rigolade au niveau de la cale de la plage de Théolen, nous rentrons via la pointe du Van. Alors que nous faisons demi-tour, je ne puis m’empêcher de capturer notre chère Vieille et jeter un œil distrait dans la baie des Trépassés.

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Comment peut-on résister à tout cela ?

21 janvier 2009

Pour voir la montagne sur laquelle on a grimpé pour voir la montagne, il faut monter sur la montagne d’en face

Le 1er janvier, nous étions invités pour le café chez mon cousin et sa compagne, paysans dans la ferme que possédaient initialement mes grands-parents maternels puis mes oncle et tante. Comme nous étions en avance, j’avais émis le souhait d’aller nous balader dans la campagne environnante. Hélas, le brouillard, l’humidité et le froid empêchaient toute promenade agréable. Nous eûmes alors l’idée de reprendre la voiture et de nous hisser au dessus de la couverture nuageuse. Malheureusement, celle-ci se trouvait à une altitude supérieure à celle que nous imaginions. Ce n’est que vers 800 m d’altitude que nous trouvâmes enfin de soleil. Parvenus dans un endroit où je n’avais encore jamais mis les pieds (Monts du Lyonnais), nous pûmes apercevoir les sommets du Pilat où nous étions quatre jours plus tôt.

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De retour chez mon cousin, après avoir dégusté le dessert maison agréable à souhait, et après le départ de la quasi totalité des convives, nous eûmes droit de la part de la maîtresse de maison à un discours qui ne fut pas sans me faire bouillir intérieurement. Nous eûmes droit à la relation de la récente opération de désenvoûtement de la bâtisse de la cave au grenier. Bien que récemment restaurée, c’est une maison que je connais bien. Des histoires à dormir debout, des fantasmes invraisemblables colportés par des imbéciles subsistent encore dans des mémoires oublieuses ou incultes, notamment au sujet d’un souterrain qui prend naissance dans la cave. Un souterrain dans lequel je me suis rendu gamin et qui n’a rien de mystérieux puisqu’il d’agit du point de départ d’un drain d’évacuation du trop-plein d’un puits. La compagne de mon cousin (lui était absent à ce moment là) m’a posé la question de comment je me sentais quand je me trouvais dans la cave à l’époque où je la fréquentais (mon père y conservais entre autres, du vin : quel scoop). Inutile de dire que je n’ai jamais rien senti là-bas dedans en dehors de la relative obscurité, de la fraîcheur et de l’humidité, ces deux dernières fort agréables en période de canicule. Je n’ai bien entendu jamais vu de fantôme, contrairement à notre interlocutrice. Cette dernière n’a bien entendu jamais connu mon grand-père, ce qui ne l’a pas empêché des s’imaginer des inepties à son sujet qu’elle n’a même pas osé évoquer.

Après cela, nous eûmes droit au procès de la médecine « officielle » ou « chimique » face aux thérapies alternatives à base de plantes, d’huiles essentielles et d’homéopathie. Notez à cet égard le mélange des genres qui ne fut pas sans m’agacer au plus haut point. Mais je n’ai rien dit, rien du tout. Je suis parfois d’un calme olympien. Si je m’étais laissé aller, j’aurais éclaté et elle n’aurait rien compris. Bien sûr, elle n’a pas tort à 100 %, mais son inculture scientifique lui ôte tout sens critique et j’ai bien l’impression qu’elle gobe tout ce que les « gourous » racontent dans des conférences à la noix, même s’il existe quelques rares personnes valables parmi celles qu’elle a pu entendre. S., qui évoquait quelques uns de ces soucis avec sa directrice, fit tomber notre interlocutrice dans un piège dans lequel elle tomba à pieds joints : le remède consistait en des huiles essentielles de Laurus noblis L. (Laurier sauce) et en un travail sur soi pour rester zen (je résume, mais c’est ça, un gamin de dix ans n’eût pas dit plus mal).

Après avoir salué mon cousin, qui était en train de terminer la traite de ses vaches et qui ne partage pas forcément les idées toutes faites et pseudo militantes de sa compagne, nous prîmes congé. Le malaise en moi n’est pas dissipé parce que je ne me suis pas exprimé. Mon absence de réaction n’est certainement pas de l’hypocrisie ni une façon de me défiler. A quoi bon entamer un débat véhément avec des gens que l’on voit quelques heures tous les ans ? Est-ce le début de la sagesse ou de la lassitude ?

19 janvier 2009

Retour sur images de tempête

Peut-être ces images ont un air de déjà vu pour certains, mais comme je n’avais pas eu l’occasion de les montrer moi-même, je les montre aujourd’hui afin de ne pas demeurer en reste et être dans l’air du temps de tempête. Lorsque j’ai pris ces photos, je me souviens de la maladresse avec laquelle je les avais prises, du moins au départ, car je n’attendais pas assez pour déclencher. Si j’y suis quand même arrivé, c’est grâce au mode rafale de l’appareil. Je garde encore un souvenir ému de la scène de ce petit épisode tempétueux estival, ainsi que des circonstances dans lesquelles nous avions vu ça.

En revanche, là où ça peut poser problème, ce sont les embruns quand on n’a pas un appareil étanche. Après cet exercice, le mien revint tout blanc !

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Cornus rex-populi
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