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Cornus rex-populi
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18 janvier 2009

Pour voir la montagne, il faut grimper sur la montagne

Après notre séjour finistérien, nous mirent le cap sur RdG. Pour la première fois, nous pûmes faire le trajet entièrement sur des routes expresses et autoroutes, la jonction de l’A85 au delà de Tours étant maintenant complète. Je m’aperçus au passage que cette autoroute recoupe un nombre incroyable de massifs forestiers (au sud et au sud-est de Tours, en plus de ceux de Sologne). Les passages à gibier, cervoducs, crapauducs et autres tunnels ou ponts pour la faune ne sont que de pis-aller à la fragmentation des écosystèmes par ces grandes infrastructures. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais je sais néanmoins que l’on fait beaucoup mieux maintenant qu’il y a quelques décennies pour réduire les impacts. Mais est-ce suffisant ? Sans doute pas, les moyens mis en œuvre ne suivent certainement pas, du moins jamais à la hauteur de ce que les écologues seraient en droit d’attendre. La route zéro impact est celle qui n’existe pas. Il n’en demeure pas moins que pour S. et moi, qui avons trouvé le moyen d’avoir des parents éloignés de 900 km, l’autoroute est encore le moyen le plus pratique pour voyager à peu près en sécurité avec armes et bagages. Bien que, simplifié, accéléré le voyage reste long, mais aussi coûteux en péage.

Après avoir récupéré le dimanche par un repas spécial oncle et tante côté maternel, cousins et petits cousins, je proposai le lundi d’aller respirer l’air frais dans la montagne, ma montagne, celle au pied de laquelle je suis né : le Pilat.

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S., depuis l’an dernier, s’est exercé l’œil. Elle est maintenant en mesure de détecter les Alpes.

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Et même le Mont Blanc !

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Nous avons fini par la traditionnelle Jasserie, juste en dessous du Crêt de la Perdrix (1432 m).

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17 janvier 2009

Moulin, églises et chapelle capistes

Après les falaises de Penharn, il fallait bien aller voir d’autres curiosités. A vrai dire, je fus assez surpris de voir un moulin hydraulique dans un tel lieu (si près de la côte souvent très abrupte, je n’avais pas vu non plus de rivière de taille suffisante apte à accueillir un tel ouvrage). Eh bien je dois dire que cela n’a rien à voir avec l’énorme moulin dont j’avais vu les vestiges sur le Cher près de Tours et qui fonctionnait au fil de l’eau dans une rivière à fort débit et une relative faible hauteur de chute. Ici, les meules qui fonctionnent ne sont pas nombreuses et le débit faible (probablement de l’ordre d’une dizaine de litres par seconde, soit sans doute de l’ordre de 10 % du débit du ruisseau détourné), mais la hauteur de chute est assez considérable puisque le diamètre de la roue doit avoisiner les 8 m. Ce moulin, restauré depuis peu m’a donc paru formidable et je suis extrêmement curieux de le voir fonctionner.

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Après avoir presque pris nos aises dans une crêperie, nous dûmes nous en aller pour cause de maison des propriétaires en feu (notre bonne humeur éclipsera un peu notre propre angoisse générée par la détresse vue dans les yeux de la patronne). Nous avalons une sorte de sanwich improvisé à la hâte dans l’ombre froide de l’église de Poullan-sur-Mer.

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Puis, nous partons vers la chapelle de Kerinec dont nous comprenons rapidement l’intérêt qu’elle suscite chez ceux qui nous la font découvrir. Quelle chance d’avoir une telle chapelle rien que pour nous seuls (n’est-ce pas Madame K). Quelle chance aussi d’entendre résonner un chant breton. L’édifice n’avait sans doute pas entendu une telle chose depuis longtemps. C’est à ce moment là qu’un groupe de visiteurs est entré, venant en quelque sorte « violer » l’histoire intime que nous avions entamée avec l’édifice.

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Enfin, alors que de plus en plus d’entre nous semblait se plaindre de la vague fraîcheur du coin (considérée localement comme un froid sibérien), nous nous rendîmes à Pont-Croix, que je voyais pour la troisième fois (seulement, pourrais-je dire). Le côté sud n’est pas aisé à prendre en photo à cause du manque de recul, même si on est doté d’un grand angle. Voici deux photos panoramiques issues d’assemblages de plusieurs vues : assemblage horizontal pour la première (juin 2006), assemblage vertical pour la seconde (décembre 2008). [Cliquer sur ces deux photos pour les agrandir.]

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Et puis, bien sûr, des photos plus « classiques » à main levée.

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Puis ce fut le retour à notre port d’attache. Après un café fort bienvenu pour se réchauffer, nous prîmes congé, non sans un pincement au cœur.

4 janvier 2009

Débarquement finistérien

Quand nous débarquons dans les terres de la reine S., nous sommes souvent mis à contribution par la reine mère pour aller de toute urgence réaliser d’ultimes achats de toute urgence. Nous n’y échappâmes pas cette année en ces veilles de Noël, et il faut dire que je m’y plie de bonne grâce, tant le supplice est agréable et la bonne humeur complice entre mère et fille, à ravir.

Après les achats et à la suite d’un tour en rond assez vain dans les rues de Quimper, suite à ma requête, nous nous retrouvons à Concarneau. Il ne fait pas encore nuit.

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Les illuminations urbaines s’éclairent.

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Après quelques boissons réchauffantes, il est temps pour moi de faire quelques clichés au trépied de la ville close.

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19 décembre 2008

Allier hivernal

Un peu d’apaisement par rapport aux notes précédentes. Je m’en voudrai de laisser le blog sur de telles notes pendant les vacances.

Alors voici l’Allier au niveau de la réserve naturelle en amont de Moulins. J’y étais trois semaines après avoir rencontré S. pour la première fois. Je me souviens de la délicieuse conversation téléphonique du soir dans ma chambre d’hôtel, alors que l’on avait diffusé un épisode des « rois maudits », que l’on commençait à rediffuser ce soir…

Cette sortie en bord d’Allier se faisait dans le cadre d'un séminaire où j’avais été invité. J’ai rarement vu des séminaires aussi intéressants. Et puis, sur le terrain cela ne se voit pas sur les photos  assez médiocres , j’ai été saisi par un sentiment paradoxal. Ce que nous disait le conservateur de la réserve sur les suivis scientifiques ne cessait de nous irriter (avec un collègue qui était sur la même longueur d'onde que moi) à cause des moyens ridicules dont il disposait et des méthodologies complètement inadaptées et copiées sans discernement sur des protocoles utilisés sur des fleuves néerlandais. A contrario, j’étais ému de me retrouver là de nouveau sur la rivière la plus dynamique d’Europe, la sœur de ma Loire qui me manquait tant. J’aurais presque eu envie de débuter une nouvelle thèse sans attendre. Il faisait très froid, cela explique aussi pourquoi j'étais si givré.

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Elle le sait, mais je n’oublie pas de dire à S. combien je l’aime et de souhaiter à tout le monde de joyeuses fêtes de fin d’année.

30 juillet 2008

Haute-Maurienne (2 et fin)

Le soir, dîner dans une crêperie : très couleur locale, n’est-ce pas ? Et je dois dire que Fromfrom n’y était pour rien. Il a bien fallu que je goûte le génépi artisanal de la maison. Conclusion : ce n’était pas mauvais. La nuit se passa sous la clameur d’un petit torrent canalisé qui passait sous nos fenêtres. Le lendemain, donc, départ pour le col du Mont Cenis où nous attendait une partie des troupes. Nous nous engageons alors sur une petite route à flanc de lac (du Mont Cenis) pour nous rendre au col du Petit Mont Cenis, départ de l’excursion. Nous n’avions pas l’intention de rester la journée, alors nous prîmes congé en fin de matinée. Nous fîmes bien, car l’oxygène était encore trop rare à mon goût dès que la pente du chemin se faisait plus raide et parce que le la marche promettait d’être longue (et elle le fut m’a-t-on dit). Et puis, nous avions programmé de rentrer en pays éduen le soir même. Alors que j’essayais (pas toujours avec aisance) de savoir quelles espèces j’observais et que je tentais d’en photographier quelques-unes, Madame Fromfromgirl eut le loisir de prendre quelques photos de bonne facture (voir ici).

De mon côté, voici ce que je peux vous proposer.

Quelques prairies fleuries…

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Avec Trifolium alpinum L. (Trèfle des Alpes) :

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Pedicularis rostratocapitata Crantz (Pédiculaire à bec en tête, Pédiculaire de Jacquin) :

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Des rochers, avec Sempervivum tectorum L. (Joubarbe des toits) :

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Myosotis cf. alpestris F.W.Schmidt (Myosotis des Alpes) :

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Vaccinium vitis-idaea L. (Airelle rouge) :

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Carex atrata L. (Laîche noirâtre) :

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Pedicularis verticillata L. (Pédiculaire verticillée) :

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Trollius europaeus L. (Trolle d’Europe) :

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Geranium sylvaticum L. (Géranium des bois) :

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Bartsia alpina L. (Bartsie des Alpes) :

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Biscutella laevigata L. (Lunetière lisse) :

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Silene acaulis (L.) Jacq. subsp. longiscapa Vierh. (Silène acaule à tige longue) :

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Dryas octopetala L. (Chênette, Dryade à huit pétales) :

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Saxifraga bryoides L. (Saxifrage faux-bryum, Saxifrage d’Auvergne) :

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Botrychium lunaria (L.) Sw. (Botryche lunaire) :

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Pedicularis rostratospicata Crantz (Pédiculaire à bec en épi) :

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Hieracium gr. pilosella L. (Piloselle) :

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Alchemilla cf. alpina L. (Alchémille des Alpes) :

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Juncus jacquini L. (Jonc de Jacquin) :

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Clematis alpina (L.) Mill. (Clématite des Alpes) :

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Veronica alpina L. (Véronique des Alpes) :

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Helianthemum nummularium (L.) Miller s.l. (Hélianthème jaune) :

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Quelques autres vues générales ou de plantes déjà vues :

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Nous quittâmes donc le Mont Cenis pour nous diriger vers le col de l’Iseran.

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Alors que nous avions déjà bien entamé l’ascension, nous nous arrêtâmes pour pique-niquer le long d’une rivière avec quelques maisons isolées et une cascade en arrière plan.

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Depuis cette position, on avait une vue imprenable sur les montagnes environnantes et leurs impressionnants glaciers.

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Un peu plus haut, encore des cascades.

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S. éprouve de plus en plus de difficultés à conduire. Il faut dire que la route est assez impressionnante (presque jamais de muret ou de barrière pour se prémunir du vide ou des ravins, route parfois étroite voire partiellement détériorée…). Je prends donc le volant. On continue de monter. On rencontre des névés. Le lendemain, il y aura de la neige.

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Au sommet, rien de très particulier à part cette petite Composée (Asteraceae) observée à la hâte.

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Nous rentrons en empruntant l’autre vallée (Isère), alors que nous étions arrivés par la Maurienne (vallée de l’Arc). Un peu plus bas, je considère que je ne peux pas quitter les Alpes sans photographier une Gentiana lutea L. (Gentiane jaune).

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J’en profite pour m’émerveiller devant le modeste Onobrychis viciifolia Scop. (Sainfoin), trop semé en plaine le long de nos routes, mais qui reste une splendide Légumineuse (Fabaceae).

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1 juillet 2008

Grand non-concours de l'été 2008

Il ne s'agit pas là d'un nouveau concours, mais de photos de plantes en fleurs prises que pour les yeux. Par conséquent, cette fois, je ne donnerai pas le nom des espèces. Je ne dirai rien, même sous la torture la plus abominable que les lecteurs pourraient imaginer.

Enfin, on peut quand même jouer, je dirai juste si c'est juste ou faux.

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11 novembre 2008

Trois ans et éternité

Il y a exactement trois ans, j’arrivais en gare de L. Durant la majeure partie du voyage, j’avais été partagé entre une forte émotion, une vive envie de à rencontrer enfin S. pour de vrai et un stress, une peur de ne pas être à la hauteur, de subir une déconvenue, une déception qui ferait que cela ne pourrait pas « coller »… Quand le TGV s’est immobilisé en gare, j’étais épouvantablement fiévreux. Mes pas me guidèrent vers la sortie. La Bretagne m’accueillait avec un vent presque tiède dont elle a le secret. Après le passage souterrain, j’entrepris la montée des marches lorsqu’il me fut donné d’apercevoir S. en haut des escaliers. Il émanait d’elle une incroyable force. Elle était enveloppée dans un châle dont elle est coutumière. Elle me « ramassa » alors (j’étais très impressionné) et m’emmena jusqu’à la voiture pour rentrer à Q’. Elle ne cessa de me dévorer des yeux durant tout le trajet. Elle avait pris le contrôle et dès cet instant, je fus guidé irrésistiblement vers ce qui fut le début de notre histoire commune.

Aujourd’hui, cet épisode me paraît extrêmement lointain. Il constituait déjà en lui-même un aboutissement. Un aboutissement de plusieurs mois, de plusieurs années de questionnements, de recherches sur moi-même, de souffrances psychiques aussi. Des mois, des années de peurs, d’indécisions, à ne plus savoir trop où on en est. Mais ce 11 novembre 2005 avait été néanmoins bien préparé. Combien de dizaines d’heures de dialogues sur internet ? Combien de fragments de vies échangés, partagés ? Je crois que nous nous sommes réellement bien racontés l’un à l’autre, sans rien nous cacher. Nous avons lu en nous comme dans un livre ouvert. Alors, évidemment, la rencontre physique, c’était autre chose, mais je crois que nous avions fait beaucoup pour que cela soit une réussite.

Que dire de plus aujourd’hui ? Que nous vivons l’un près de l’autre dans une grande sérénité, que nous sommes heureux et que nous nous aimons. Et le mieux, il faut que je le dise : c’est pour la vie et nous faisons plus qu’y croire.

Aujourd’hui, j’avais aussi envie de vous montrer notre châtaignier planté à la Toussaint 2006 près de l’étang Saint-Georges. Il symbolise là-bas notre amour devant l’éternel du miroir aquatique.

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Mais ce jeune arbre symbolise aussi le renouveau après la coupe réalisée la même année dont on voit ici les profondes cicatrices qui me font encore bien mal. Un paysage encore bien désolé car la recolonisation a encore du mal à se faire (pour diverses raisons que je ne détaillerai pas ici). Il existe quand même quelques parcelles de choses intéressantes à observer.

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Le grand Épicéa commun, malgré un foudroiement dans les années 1970 qui l’avait raccourci d’une dizaine de mètres, reste le roi indétrônable de la forêt. Lui ne semble pas craindre les atteintes parasitaires et constitue toujours mon repère incontournable (il fut mon  « phare » quand j’étais gamin et j’étais fier de connaître ce géant, de l’avoir pour « ami »).

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Cet arbre est aussi peut-être le témoin de la future forêt qui devrait, au moins en partie, ressembler à ça :

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L’éternel, c’est toujours l’étang Saint-Georges qui l’incarne…

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...malgré l’apparente fragilité de la Prêle des eaux.

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1 février 2008

Flore hivernale

Hier, il n’a presque pas cessé de pleuvoir. Mais aujourd’hui, le soleil a montré son nez. Le ciel était à peu près entièrement bleu en fin d’après-midi. Comme je m’y suis pris un peu tard pour tenter de faire quelques photos, ce n’est pas royal.

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Je me suis quand même permis de faire quelques gros plans.

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Eranthis hyemalis (L.) Salisb. (Hellébore d’hiver). Une petite Renonculacée, indigène en France (sud, est notamment), mais la plupart du temps plantée ou naturalisée dans certains parcs et jardins.

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Galanthus nivalis L. (Perce-neige). Une Amarylidacée bien connue, souvent plantée ou naturalisée également.

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Arum maculatum L. (Gouet tacheté). Une Aracée, qui n’a rien à voir avec l’arum des fleuristes qui n’est d’ailleurs pas un Arum. Pour l’instant, il faudra se contenter des feuilles.

19 octobre 2008

Jardin fromfromo-cornusien – Acte I : la pergola

Lors des séances d’arrachages, il avait fallu retirer les deux petits conifères (qui n’avaient curieusement pas passé l’été) qui trônaient dans les bacs de part et d’autre de la magnifique pergola en plastique vert. Hélas, il aurait fallu un ouvre boîte pour retirer ces épouvantables gymnospermes. Et ce qui devait arriver arriva, l’un des bacs se brisa, rendant du même coup la pergola à peu près inutilisable. Comme nous avions quand même dans l’idée de la conserver, décision fut prise qu’à l’occasion, nous en installerions une autre, de préférence en bois.

Ces derniers temps, je me suis mis à en rechercher une (S. aussi). Hélas, ce n’est pas vraiment la bonne saison. Celles que nous trouvions étaient soit des pergolas d’une rare fragilité, soit des choses hors de prix, soit encore dans un magasin, un exemplaire unique qui traînait sous tous les temps depuis un certain temps. Je la trouvais assez conforme à ce que nous recherchions, mais un peu chère, ce qui me fit reculer. Le lendemain, comme nous n’avions rien trouvé de convainquant à nous mettre sous la dent, je suis retourné dans le même magasin et j’ai pu obtenir un rabais de 20 %. Après m’être procuré quelques vis, équerres de fixation et de la lasure, je me suis mis à l’ouvrage. Et ce soir, tout est installé avec les trois couches de lasure. Nous ne sommes pas mécontents du résultat.

Cette pergola accueillera une clématite. Et éventuellement autre chose, mais nous verrons bien.

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6 mars 2008

Dunes hivernales

Hier matin, levé que le soleil, j’eus l’occasion de contempler un ciel intéressant.

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Bien qu’ayant à notre disposition plusieurs jours de libres devant nous, le soleil n’était prévu que durant l’après-midi de mercredi, je décidai de me rendre sur les lieux où pousse une plante dont je n’ai jamais vu aucune de ses congénères : Ga*gea bohemica (Zauschner) Schultes & Schultes fil. in Roemer & Schultes (Ga*gée de Bohème), une petite Liliacée à fleurs jaunes se développant sur des sols sableux.

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Nous partîmes donc en expédition en début d’après-midi. Au passage, nous saluèrent le moulin de Hond*schoote.

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Arrivés sur les lieux, c’est-à-dire au niveau des du*nes foss*iles de Ghy*velde, nous n’eûmes pas la surprise de constater qu’une de mes collègues terminait une recherche infructueuse de la plante dans le but de prodiguer des mesures de conservation.

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Nous n’eûmes pas plus de chance dans notre recherche. Nous nous rabattîmes donc sur l’observation de la course des lapins de garenne.

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Curieusement, nous vîmes de belles populations d’une plante ornementale : Mahonia aquifolium (Pursh) Nutt. (Mahonia à feuilles de Houx) de la famille des Berbéridacées.

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Je me suis aussi permis de réaliser quelques macrophotos de bryophytes (mousses) [je suis un piètre bryologue, mais je crois savoir que la première est Tortula ruraliformis (Besch.) Ingham et la dernière Polytrichum piliferum Hedw.]

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Des lichens dont Cladonia sp.

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Quelques plantules en devenir dont un orpin (Sedum sp.).

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Devant l’échec des prospections, nous fîmes demi-tour en croisant le Ribes uva-crispa L. (Groseillier à maquereaux).

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27 septembre 2008

« le bâtiment qui est denté sur le dessus »

Ce vendredi, il était programmé de longue date que je devais me rendre à Rennes pour participer à un jury d’une soutenance de mémoire d’un stage que j’avais encadré sur une durée de six mois.

S. me dépose à la gare d’H. et j’arrive à Lille alors que le soleil est à peine levé. Je ne déteste pas cette architecture :

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Au passage, je ne cueille pas ces fleurs écloses là depuis la fin de 2003 :

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A Rennes, j’arrive en tout début d’après-midi, ce qui me laisse un peu de temps pour voir la poste (et non la mairie !) :

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Le boulevard qui la longe me paraît bien large, avec une place et des parkings au milieu qui semblent s’allonger très loin. Je comprendrai plus tard en prenant le bus qu’il s’agissait en fait d’une couverture de la Vilaine. Je n’en reviens pas qu’à Rennes aussi, « ils » aient commis cette épouvantable erreur. Je dis ça avec une amertume certaine dans la mesure où dans ma ville de naissance et celle de mon enfance, « ils » ont fait pareil, encore que là-bas ils avaient l’excuse de le faire par ce que la rivière était extrêmement polluée, profondément nauséabonde et il était de salubrité publique de faire quelque chose à une époque où on ne songeait pas encore à traiter la pollution à la source. Aujourd’hui, il me paraît totalement inconcevable de se détourner ainsi d’une rivière.

Après ça, comme le principal objectif était de voir le parlement de Bretagne et que je ne vois aucun panneau, je demande dans quelle direction je peux le trouver. D’abord à une jeune fille qui malheureusement ignore jusqu’à l’existence de l’édifice, et ensuite à une vieille dame peu aimable qui finit par me dire : « par là-bas, le bâtiment qui est denté sur le dessus ». Evidemment, le voici donc au sein d’une place où se prépare apparemment quelque chose :

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Arrivé à l’école agronomique, je constate qu’elle a encore changé de nom. Peu importe, je rentre. Aucun accueil, je chercherai en vain un café. Puis, l’heure de la soutenance approche, je vois ma stagiaire débarquer, puis le président du jury qui n’est autre qu’un des rapporteurs de ma thèse et celui qui m’avait attiré au même endroit en avril 2005 lors d’une semaine de formation à la suite du suicide de ma collègue. Une semaine qui avait été assez salutaire parce qu’elle m’avait permis de m’éloigner un moment d’un lieu dans lequel j’avais désormais du mal à entrer. Un moment important aussi puisque c’était la première fois que je me rendais en Bretagne non ligérienne.

La soutenance se déroula très bien. Même s’il y eut des critiques bien naturelles et des remarques intéressantes, le travail fut salué pour sa qualité, ce qui était aussi important pour moi.

Et puis j’ai repris le chemin inverse. Cette fois, le train fit escale à Paris et non à Lille. La gare du Nord possède parfois des ambiances curieuses comme ce quai vide :

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24 septembre 2008

Jardin au début de l'automne

Vendredi, en sortant du travail, je suis allé au jardin (pas le mien, tout le monde l’aura compris). Et voici ce que l’on pouvait y voir, entre autres.

Aconitum napellus L. (Aconit napel) :

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Colchicum autumnale L. (Colchique d'automne) :

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Phragmites australis (Cav.) Steudel (Roseau) :

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Impatiens glandulifera Royle (Impatiente de l’Himalaya) :

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Niocotiana tabacum L. (Tabac commum) :

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Humulus lupulus L. (Houblon) :

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Cannabis sativa L. (Chanvre cultivé) :

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Niocotiana rustica L. (Tabac rustique) :

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Viburnum opulus L. (Viorne obier) :

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Ligustrum vulgare L. (Troène commun) :

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20 septembre 2008

Retour aux environs de Pontivy

En ce 23 août, je fus entraîné dans une autre aventure dans les environs de Pontivy. La météo avait promis du soleil, mais hélas, il n’en fut rien.

S. et sa « môman » sont des fans de restaurants chinois. Moi, je suis, sans conviction. J’ai parfois d’heureuses surprises, mais cette fois-ci, ce ne fut pas une grande réussite pour ce qui me concerne. Après le repas, une photo en passant du château des Rohan (l’église de Pontivy avait déjà été vue l’an dernier sous la pluie) :

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Nous commençons par l’église Notre-Dame de Carmès de Neuillac (visitée l’an dernier également) :

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Puis, nous nous rendons à la chapelle de la Trinité à Cléguérec (Klegereg). Un attroupement me fit espérer qu’une manifestation quelconque s’y déroulait. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un « rallye » au cours duquel les automobilistes s’étaient arrêtés pour faire un jeu particulièrement stupide. Porte close, donc pour la chapelle. Mais la fontaine, je n’en reviens pas comme elle me tape encore dans l’œil.

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Puis, ce fut le tour de la chapelle Saint-Mériadec de Stival :

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Enfin, nous pûmes aller visiter la chapelle de la Houssaye à Pontivy, avec son magnifique retable :

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En fin d’après-midi, nous retournâmes au sud-ouest. Le soleil revenu, nous allâmes nous baigner à l’embouchure ouest de l’Aven et du Belon. Le thermomètre de la voiture affichait 17 °C (j’ai eu l’occasion d’en parler ici).

31 mai 2008

Bouquet de concours

Hier soir, rien ni personne ne m’avait énervé. Pourtant, j’ai quand même pris le temps d’aller aux jardins. Je dédie ces beautés à mon extraordinaire S. qui a bien sûr réussi à l’écrit de son concours. Pour l’oral, je demande à mes lecteurs de lui dire et de lui répéter qu’elle est LA meilleure, car tout le monde sait que c’est vrai.

Nerium oleander L. (Laurier-rose) :

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Hemerocallis lilioasphodelus L. (Hémérocalle jaune) :

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Aruncus dioicus (Walter) Fernald (Barbe-de-bouc) :

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Centranthus ruber (L.) DC. (Centranthe rouge) :

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Anthyllis vulneraria L. (Vulnéraire) :

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Bourdon sur Symphytum officinale L. (Consoude officinale) :

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Orlaya grandiflora (L.) Hoffm. (Orlaya à grandes fleurs) :

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Agrostemma githago L. (Nielle des blés) :

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Digitalis purpurea L. (Digitale pourpre) :

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Hieracium aurantiacum L. (Piloselle orangée) :

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Centaurea cyanus L. (Bleuet) :

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12 septembre 2008

Pèlerinage crêpier

Entre S. et sa « môman », il est des pèlerinages devenus incontournables. Parmi ceux-ci, la crêperie de Guimiliau. En réalité, il s’agit bien plus qu’une crêperie et cela se vérifie à plusieurs égards. D’abord, elle fut le QG de S. lors de ses jeunes années de guide à la SPR*EV (apparemment, elle demeure encore aujourd’hui un point de ralliement des jeunes recrues). Ensuite, il faut admettre que la cuisine y est excellente, abordable (les artichauts farcis sont une des spécialités incontournables). Enfin, les patrons sont sympas, d’autant plus que S. semble y avoir laissé un souvenir impérissable.

En ce jour d’août, la décision avait donc été prise de s’y rendre, ce qui allait de surcroît nous permettre d’expérimenter la nouvelle voiture maternelle à portières à ouverture électrique. Je dois ici vous avouer que c’était la troisième fois que j’y allais et que pour moi, cela représente aussi quelque chose de très important et de très émouvant. Avant de connaître S., je connaissais que fort peu de choses de la Bretagne (je suis sans doute encore très ignare sur le sujet). Dès la première rencontre avec S. j’avais été frappé, à vrai dire séduit, par une représentation picturale d’une croix de calvaire qui trônait à l’époque dans sa chambre à K’. Par ailleurs, j’avais bien entendu parlé vaguement des enclos paroissiaux, mais je n’avais pas vraiment saisi de quoi il s’agissait. Or, en ce début juin 2006, S. me fit découvrir Guimilau sous un soleil absolument resplendissant (le blog en garde la trace ici). Dire que j’ai été impressionné et ému par ce premier enclos est bien en dessous de ce que j’ai ressenti à l’époque. J’avais le sentiment que les sculptures, en particulier celles du calvaire monumental, venaient de surgir de leur écrin médiéval et les personnages m’obligeaient à entrer dans un état semi-ouaté où j’avais un petit peu perdu le sens du temps et des réalités. Il y a sans doute certaines raisons objectives de le penser, mais pour moi, compte tenu des circonstances exceptionnelles dans lesquelles je l’ai découvert, il s’agit certainement du plus bel enclos paroissial. Il faut dire que dans la visite guidée qu’avait assurée S., se conjuguaient une profonde connaissance et une modestie incomparables, le tout distillé avec un dosage attentif, pour ne pas dire amoureux pour me rendre le tout d’une rare attractivité.

Cette année, après le repas, le cap fut mis sur Sizun (qui ne se trouve pas dans le cap du même nom pour ceux qui ne suivraient pas). Evidemment, le temps n’était pas avec nous. Voici donc l’église Saint-Suliau de Sizun :

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Puis, ce fut le tour de l’église Saint-Salomon de La Martyre :

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Direction Landerneau, avec l’église Saint-Thomas de Canterbury, avec son côté très « homo » :

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31 août 2008

Anniversaire Sein

Note dédiée aux Messieurs de P.

Afin de choisir la moins pire des météos très sympathiques en cette mi-août, nous décidâmes de nous rendre sur l’île de Sein le mardi 19 août au lieu du 18. Le lundi, après avoir quitté la formidable et géniale Madame de Douarnenez, nous eûmes le temps de passé à l’office de tourisme qui nous informa que le bateau que nous voulions prendre, pour cause de vent, partirait du port de la ville au lieu de l’habituel Audierne.

Le lendemain, après avoir quitté le port d’attache de Messieurs de P. (tout aussi attachants eux aussi), nous nous retrouvions prêts à embarquer.

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Sieur Karagar nous avait prévenu : les ¾ de la baie seraient assez calmes et le reste du voyage mouvementé. Mais en réalité, nous avions à peine quitté le port que cela commença à secouer sérieusement. S., qui a un œil assez doué pour certaines choses remarqua que le personnel des salons de voyageurs était assez nombreux. En effet, au bout de quelques dizaines de minutes à peine, le mal de mer se fit sentir chez pas mal de passagers, nécessitant sacs, essuie-tout, balais, raclettes… Pour ce qui nous concernait, nous y prîmes plaisir, regrettant que cela ne secoue pas davantage. Dans un sentiment mêlé de plaisir et d’inquiétude, nous arrivâmes enfin au passage du raz de Sein, mais ce fut presque plus calme que précédemment. La traversée dura finalement presque deux heures, et ce fut une libération pour beaucoup de passagers. Je ne fus pas mécontent de ma « prestation » car c’était la première fois que je mettais les pieds dans une embarcation maritime.

Débarqués, nous nous empressâmes de courir réaliser la mission contée dans la note précédente, non sans avoir admirer ceci :

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Le matin, au réveil, nous avions réalisé que c’était le deuxième anniversaire de notre premier mariage. Le dernier restaurant avant l’Amérique nous permit de fêter ça.

Nous avions opté pour un séjour bref, alors après une promenade digestive, nous regagnâmes Audierne, mais cette fois correctement installés sur le pont. Le temps n’était pas encore très à la fête.

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Le phare de Tévenec :

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De curieux oiseaux tournaient autour du bateau. Je réalisais bientôt qu’il s’agissait de Fous de Bassan dont les jeunes individus conservent plusieurs années un plumage immature :

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Puis la Vieille : il faudrait être fou pour la confondre avec une balise :

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Et puis un coin où la veille nous étions passés admirer et photographier les éclaboussures et autres embruns :

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Enfin, je voulais dire que non seulement j'ai une épouse fabuleuse, non seulement elle vient d'un pays formidable, mais en plus, il est peuplé d'amis très chers. Tout cela, tous ceux-là ne sont pas étrangers au fait que je me suis découvert une nouvelle passion : la Bretagne !

24 août 2008

Plouf salé

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Comme je le disais ailleurs, il est quelques circonstances où l’on finit par se laisser aller. Où l’on trouve le besoin de céder à une envie. Une vraie envie, car les circonstances n’étaient pas toutes optimales : pas de maillot de bain, soirée déjà bien avancée, eau semblant assez fraîche… Bref, les conditions n’étaient pas réunies sauf le cadre et l’atmosphère nonchalante qui m’y invitait. D’un seul coup, j’ai confié à S. que je voulais y aller. Et j’y suis allé : la preuve en image :

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Le lendemain, mieux équipés, nous y sommes retournés en amoureux, mais cette fois, il n’y a pas d’images.

Est-ce que l’hygrophile potamique que je suis serait-il en train d'évoluer vers plus d’halophilie thalassique ?

15 août 2008

En passant...

Depuis peu, certaines de mes activités m’amènent à me conduire près d’un endroit qui a un triple avantage : paysages encore assez préservés et sympathiques, patrimoine naturel parfois exceptionnel pour la région. Et puis il y a un patrimoine bâti qui vaut aussi sérieusement le détour, avec, en premier lieu, la chef de file, prise mercredi en passant, de loin, en vitesse.

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Aujourd’hui, nous voguerons vers d’autres cieux hyperatlantiques.

20 mai 2008

Spéciale 20 mai aux jardins

Cet après-midi, comme il faisait beau et comme j’étais sérieusement agacé par ce que j’étais en train de faire, je me suis sauvé dans les jardins pour me calmer.

Ranunculus acris L. (Renoncule âcre) [photo volontairement floue]

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Viburnum opulus L. (Viorne obier)

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Hippuris vulgaris L. (Pesse d'eau)

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Nymphoides peltata (S.G. Gmelin) O. Kuntze (Faux nénuhpar)

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Ranunculus peltatus Schrank (Renoncule peltée)

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Carex dioica L. (Laîche dioïque)

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Astragalus monspessulanus L. (Astragale de Montpellier)

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Phyteuma orbiculare L. (Raiponce orbiculaire)

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Crambe maritima L. (Chou marin)

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Scabiosa columbaria L. (Scabieuse colombaire)

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Tetragonolobus maritimus (L.) Roth (Lotier maritime)

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Thalictrum aquilegiifolium L. (Pigamon à feuilles d’ancolie)

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Dianthus gratianopolitanus Vill. (Œillet bleu)

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Digitalis purpurea L. (Digitale pourpre)

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Veronica austriaca L. subsp. teucrium (L.) D.A. Webb (Véronique germandrée)

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Iris sibirica L. (Iris de Sibérie)

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Iris pseudacorus L. (Iris faux-acore)

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Sambucus nigra L. (Sureau noir)

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5 août 2008

Saint-Andoche de Saulieu

A plusieurs reprises, S. et moi avions trouvé porte close pour la visite de la basilique Saint-Andoche de Saulieu (XIIe s.), notamment lorsqu’il y avait des travaux à l’intérieur. Mais en ce mois de juillet, nous avons enfin pu pénétrer dans l’édifice.

La façade, le clocher et la fontaine :

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Vues générales de l’intérieur :

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Cette église possède incontestablement de nombreux airs de famille avec ses congénères de style clunisien (voûte en berceau brisé, même type d’élévation, même triforium aveugle, mêmes fenêtres hautes…), mais les piliers y sont différents. A l’intérieur de la nef, ils proéminent (colonnes engagées) et ne possèdent donc pas de pilastre cannelé comme ceux de l’ancienne abbatiale de Cluny III, la basilique Notre-Dame de Beaune, la basilique du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial ou la cathédrale Saint-Lazare d’Autun. Je ne montre pas le chœur, détruit, dit-on, par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans et reconstruit au XVIIIe s.

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Les sculptures des chapiteaux, dont certaines rappellent celles d’Autun, sont de mon point de vue, exceptionnelles (voire, il faut savoir l’avouer, à mon goût, sans doute plus valorisantes que celles d’Autun) :

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D’autres sculptures des XIV-XVe siècles :

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L’orgue moderne :

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Les stalles du XIVe s. :

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Le sarcophage en marbre de saint Andoche (profondément restauré au XIXe s.) :

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18 mai 2008

Îlot de biodiversité

Le Nord de la France n’a pas une excellente réputation en ce qui concerne la conservation des milieux naturels tant ces régions ont été abîmées par les différentes activités humaines. C’est un fait, il y existe de vastes quasi déserts écologiques. Mais ces déserts ne sont pas l’exclusivité de ces régions, loin s’en faut. La région est aussi très peuplée et la pression humaine, même si elle n’est pas orientée vers la destruction, a un impact non négligeable sur les milieux naturels. Sur les 200 dernières années, la région Nord-Pas-de-Calais a perdu une espèce végétale tous les deux ans (plantes vasculaires). Le rythme des disparitions tend heureusement à se stabiliser ces dernières années, mais cela continue du fait de la fragmentation extrême des écosystèmes favorables aux espèces les plus sensibles. A cela s’ajoute les effets possibles du réchauffement climatique, difficile à évaluer pour l’instant, mais qui est a priori susceptible d’influer d’abord sur les espèces à distribution septentrionale (ou boréo-alpine), continentale, thermoatlantique et méridionale…

Cependant, la région recèle aussi des espaces remarquables et préservés que l’on ne soupçonne pas nécessairement : certains espaces littoraux, le Boulonnais, l’Avesnois notamment.

La semaine dernière, j’ai participé à une prospection sur un site complètement atypique, pourtant au milieu de zones très urbanisées et de grandes cultures. Un massif forestier dans lequel étaient installées des carrières de grès jusque dans les années 1970. Un relief très accidenté, une flore et une végétation très hétérogènes, une rivière forestière et un site très peu fréquenté. Peu d’espèces exceptionnelles, mais on y trouve un grand nombre d’espèces peu communes à assez rares. Voici quelques photos de plantes à l’aspect peu commun.

Chrysosplenium alternifoilum L. (Dorine à feuilles alternes) [Saxifragaceae]

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Luzula multiflora (Ehrh.) Lej. (Luzule multiflore) [Juncaceae]

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Aira praecox L. (Canche printanière) [Poaceae]

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Sanicula europaea L. (Sanicle d’Europe) [Apiaceae]

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Maianthemum bifolium (L.) F.W. Schmidt (Maianthème à deux feuilles) [Convallariaceae]

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22 juillet 2008

Eau forte

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Ce retour de congés m'a inspiré cette note minuscule. L'avais-je prémédité ?

Il est des liquides qui symbolisent bien plus que ce qu’ils ne sont. Et pourtant, certains sont déjà beaucoup. Celui-ci en fait partie. Il est un peu ce que je suis, il est un peu mon sang. Il est celui de mon épanouissement. Ce liquide est une essence.

Cette essence millénaire m’a enfanté. Elle a arrosé de façon bienveillante et décisive la jeune pousse que j’étais. Elle m’arrose encore de son parfum de vivacité et d’espérance. Elle m’arrose de toutes les nostalgies des quatre saisons de la terre et de la pierre qui l’ont fait naître. Cette essence est substantifique.

Cette substance est palpable en moi. Elle incarne l’histoire des hommes qui l’ont accompagnée. Elle incarne un paysage inimitable, infalsifiable. Elle incarne mon passé, mon présent, mon avenir. Cette substance est une eau.

Cette eau, ce n’est pas que la vie, c’est ma faiblesse, c’est aussi ma force absolue. Cette eau, c’est ma vie, c’est mon amour et c’est mon amour qui la porte.

Autrement, il n'est pas interdit de donner son avis sur ce que contient ou a contenu la bouteille.

15 mai 2008

Complément de collection

Aujourd’hui, nous avons enfin eu la bonne nouvelle que nous attendions depuis un bon moment. Nous commencions à être sérieusement inquiets. Le prêt demandé pour notre future maison a été accordé. Bien sûr, il y a encore pas mal de choses à régler, mais c’est déjà ça.

En attendant, voici une devinette. Quel peut-être ce beffroi qui complète notre collection (nous y étions lundi).

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30 juin 2008

Modeste entrée en matière

Le Sieur Karagar m’a demandé des photos, alors je vais commencer, modestement, à en délivrer quelques-unes.

En premier lieu, il convient de revenir sur un épisode précédent, lorsque après avoir signé la vente chez le notaire, nous avions fêté cela le lendemain (à notre ancienne adresse) : des brochettes de Saint-Jacques arrosées d’un crémant de Bourgogne.

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Puis, le lendemain encore, une charlotte au chocolat. Le tout, bien sûr, magnifiquement concocté par Madame.

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Je livre quand même ce soir deux photos de notre nouveau logis que je viens de prendre. A commencer par un « vitrail », sorte de puits de lumière de la cuisine. Je sais, c’est plutôt moche.

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La seconde, du jardin où Madame K remarquera que le fer à cheval a disparu, et pas de mon fait : les anciens propriétaires ont dû le juger trop précieux.

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7 novembre 2007

Chapelle de Trébalay

Cette note a pour objet de répondre en image à la petite devinette de la note précédente. La croix qui était en photo est celle de l'un des deux calvaires de la chapelle de Trébalay (une des huit chapelles de la commune de Bannalec). Il y a un an, elle ressemblait à ça :

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Il n'y avait aucun toit. Seuls les murs avaient été restaurés à partir des années 1970-80. L'association qui s'occupe de cette chapelle a néanmoins réussi à trouver les financements nécessaires à la construction d'un toit couvert d'ardoises angevines. Il a même été organisé une souscription pour l'achat d'ardoises par la population. 700 ardoises à 2 € ont été vendues ainsi. Elles sont gravées du nom des donnateurs. Personnellement, l'idée n'était peut-être pas mauvaise, mais le fait de graver les noms me déplaît fortement, d'autant plus que nous avons appris que des "clans" ont été constitués sur la toiture. Lamentable mentalité...

Voici la chapelle telle qu'elle apparaissait il y a deux jours.

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Cornus rex-populi
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