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Cornus rex-populi
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24 juin 2009

Cathédrale de Chartres

Madame K a récemment évoqué sa visite de la cathédrale de Chartres, ce qui m’a fait repenser que j’avais découvert cet édifice il y a tout juste six ans, au cours d’une visite éclair. A l’époque, je n’étais pas équipé en numérique, alors j’ai scanné quelques photos papier. Si Madame K me le permet, je montre donc mes images, plus banales que les siennes ou que celles qu’elle aurait pu prendre. Les photos à l’intérieur ne ressemblent à rien, seules deux sont vaguement acceptables.

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3 novembre 2009

Deux ans

Déjà deux ans aujourd'hui que nous nous sommes unis à l'église et 1173 jours que nous sommes passés par la case mairie. Le mariage à l'église, bien que non croyant pour ne pas dire carrément athée, j'en avais accepté le principe potentiel bien avant de connaître celle qui allait devenir mon épouse. Le prêtre devait néanmoins accepter le principe de mon état, ce qui fut fait avec brio grâce aux connaissances de S. Partant de là, rien ne s'opposait à notre union religieuse qui n'avait de sens pour moi que parce cela en avait un pour S. Un sens chrétien auquel je pouvais d'ailleurs adhérer, c'est-à-dire celui du message d'humanisme et d'amour délivré par Jésus-Christ, et non celui repris par nombre d'églises sous forme de multiples tentatives d'embrigadement et d'asservissement.

Voici donc une photo vieille de 2 jours où l'on pourra à loisir mesurer combien nous sommes malheureux. Merci à tous ceux qui nous ont accompagné et qui nous accompagnent toujours dans notre bonheur.

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2 novembre 2009

Toussaint et chrysanthèmes

Toussaint rime, à tort, avec hommage aux morts. Toussaint rime avec cimetière. Toussaint rime avec chrysanthèmes.

KarregWenn parle de cimetière et des visites imposées qu’elle y fit. Pour ma part, je me souviens des visites que je fis jusque vers l’âge de 19 ans à la tombe de mon grand-père paternel que je n’ai jamais connu, de l’entretien du monument, du blanchiment des graviers, de la mise en scène des chrysanthèmes que l’on achetait chez l’ami fleuriste ou que mon père produira lui-même plus tard. Les chrysanthèmes que l’on préférait à petits capitules (« pomponnettes ») parce que ça craint moins le gel, déjà bien mordant à cette époque de l’année. Dès début octobre, on s’affairait pour mettre tout en ordre. Et une semaine environ avant la Toussaint, les fleurs des morts embellissaient la tombe grand-paternelle. J’accomplissais cette tâche avec mon père, parfois accompagné de ma grand-mère. En fin d’année ou au début de la suivante, on vérifiait ou on échangeait les immuables (et laides) roses rouges artificielles.

A l’âge de 20 ans, j’ai découvert qu’en Touraine, on disposait aussi, de façon traditionnelle, des chrysanthèmes devant les entrées de maisons et que l’on renouvelait l’opération en mars (je ne sais pas à quelle date).

Mais Toussaint rime aussi avec mon anniversaire que je n’ai jamais vécu de façon morbide au sein de ma famille. Je me suis aperçu que cette façon de « faire la fête » le 1er novembre n’était pas forcément de mise dans bien des familles où il était (il est toujours) de bon ton de faire la tournée des cimetières. Depuis la mort de ma grand-mère paternelle il y aura 20 ans dans quelques jours, je ne suis jamais retourner visiter une tombe familiale. Je ne vais dans des cimetières que pour visiter des églises ou pour y inventorier la flore (ce n’est pas une blague).

Depuis une petite dizaine d’années, je m’achète presque systématiquement un pot de chrysanthèmes que j’apporte à la maison. Comme à cette période, je suis toujours en séjour chez mes parents, ma mère m’avait d’abord cru à moitié fou, avant de se faire à cette folie.

L’autre jour, parce qu’il l’avait ouvertement dit et parce que je le savais, je n’ai guère été étonné lorsque je vis un chrysanthème pourpre trôner sur la table du salon karagarien. Je n’ai pratiquement rien dit, mais la vue de cette plante m’a ému, tant elle est peu commune dans nos intérieurs. Sauf à aller visiter les cimetières pour leurs fleurs, ne serait-il pas plus opportun d’en profiter égoïstement à la maison ? C’est ce que nous faisons aussi.

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19 octobre 2009

Ciel impossible

Voilà plusieurs semaines que je tente de photographier des levers ou des couchers de soleil lors du départ ou du retour du boulot. Hélas, c’est l’échec total. Soit, je pars trop tôt ou rentre trop tard, soit le soleil est déjà ou encore trop brillant par manque de nébulosité à l’horizon, soit il joue exagérément à cache-cache, soit enfin, je n’emporte pas mon appareil et il en profite pour faire un coucher extraordinaire.

Ce soir, j’ai décidé de prendre quand même une photo coûte que coûte, avec un premier plan qui ne serait pas trop moche. Evidemment, comme j’ai fait ça à la volée, le résultat est exécrable. Alors, je me suis livré à quelques bricolages assez pitoyables (je suis très nul à ce jeu), histoire de ne pas mettre l’originale, qui finalement n’aurait pas été pire…

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13 octobre 2009

Grand concours d'automne en 7 questions

1) Quelle est cette chapelle finistérienne ?

[indice : c’est votre serviteur qui va sonner la cloche]

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2) Qu’est-ce qui pend le long de ces troncs d’arbres ?

[indice : il faut une forte humidité atmosphérique]

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3) Quelle est cette colline ?

[indice : c’est atypiquement ligérien]

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4) Où se trouve cette bâtisse ?

[indice : un lieu où j’aurais voulu mettre Madame K à la retraite, dans les pas d’une autre illustre écrivaine]

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5) Dans quelle ville a lieu cette scène ?

[indice : pas besoin, c’est évidemment Turner]

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6) Ça représente quoi ce machin ?

[indice : tout doit être planifié, surtout en architecture]

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7) Où se trouve cet édifice ?

[indice : on n’y manque pas d’air]

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20 septembre 2009

Bourbourg

Il y a trois semaines, la veille de la rentrée de S., nous sommes allés dans la petite ville où elle exerce son sacerdoce. Après la visite de l’école encore vierge de toute présence enfantine, nous sommes allés voir l’église qui a la bonne idée de posséder un intérêt certain.

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Mais le plus étonnant, c’est le chœur, qui vient d’être remanié et a été décoré par des artistes anglais. On a vu combien cela a coûté globalement et la note est salée. Mais peu importe, j’ai trouvé ça soit beau, soit intéressant. Très original, mais je dois dire que j’ai aimé.

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23 juin 2009

Juste comme ça, en passant

Je ne sais pas si c’est forcément une bonne nouvelle, mais ce soir je veux croire que ce n’en est pas une mauvaise : Madame Boue-Thym (pauvre thym) n’est plus ministre.

Plus intéressant, au jardin...

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Et ce soir, jai cueilli nos deux premières tomates vérandicoles. Les photos, ce sera pour plus tard...

10 septembre 2009

Escapade en Mâconnais

Depuis le temps qu’il m’avait nargué lorsque nous passions près de lui lors de nos visites à un vigneron du Mâconnais, il était temps de nous y rendre enfin. Je veux parler du château de Pierreclos, au sud de la Saône-et-Loire, sur les terres d’élection d’un certain Lamartine.

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Les restes de l’église du XIIe s.

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Un trône pour rendre jaloux Maître Karagar.

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Un escalier colimaçon à moyeu hélicoïdal très particulier et unique en France par la taille.

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Le Mâconnais regorge de trésors que je connais assez peu. Parmi les trésors les plus anciens, figure le site préhistorique de Solutré qui a donné son nom à une phase du Paléolithique supérieur. Un site connu aussi (et parfois uniquement de ce point de vue) pour la célèbre ascension de Pentecôte d’un ancien président. Cette célébrité fut sans doute favorable à l’économie de la région et entraîna très probablement, et à mon plus grand désarroi, une inflation des prix de l’un de mes vins blancs préférés, le Pouilly-Fuissé (ou autres congénères proches). Je le précise, parce que cela reste un sujet courant de confusion, qu’il ne faut pas le confondre avec le Pouilly-Fumé. Sur le plan géographique d’abord, si le Pouilly-Fuissé est le roi du Mâconnais dans le sud de la Bourgogne, le Pouilly-Fumé correspond à un vignoble, de l’extrême ouest de la Bourgogne (Nièvre) sur la rive droite de la Loire bourbonnaise, faisant face au Sancerre sur l’autre rive du fleuve située en région Centre. Ensuite, par rapport à l’encépagement, le Pouilly-Fuissé est fidèle à la Bourgogne avec le classique chardonnay ; le Pouilly-Fumé, plus ligérien que bourguignon, est issu du sauvignon blanc. Et bien sûr, on ne peut confondre ces vins, tant ils sont différents, ne serait-ce qu’au nez. Le château de Pierreclos a ses vins dont un Pouilly-Fuissé dont nous donnerons des nouvelles ultérieurement de l'unique bouteille achetée.

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Après la visite de Pierreclos, il était encore temps d’aller, non loin de là, à la conquête de Berzé-la-Ville avec la Chapelle-aux-Moines, prieuré « de campagne » et de repos édifié par d’Hugues de Semur, saint abbé de Cluny (abbatiat très long de 1049 à 1109 au cours duquel fut lancée la construction de la superlative abbatiale Cluny III). L’intérêt du prieuré réside surtout dans ses extraordinaires fresques (photos malheureusement interdites).

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Nous poursuivons vers le château de Berzé-le-Châtel où nous fut proposée une intéressante visite guidée.

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Au fond du puits, l’eau à 36 m !

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La voûte de la salle de perception fiscale.

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Avec, par dessus les créneaux, une vue dans le lointain (fort grossissement), vers les roches de Solutré (au centre) et de Vergisson (à gauche).

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La chapelle.

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7 juin 2009

Par monts et par vaux

Je n'arrête pas d'être par monts et par vaux pour le boulot . Les journées sont parfois longues et de mes tournées, je rentre au bureau en étant inondé de courriels qui parfois me réclament des tas de trucs pas toujours justifiés. Aujourd'hui, c'était portes ouvertes au boulot, notamment pour les jardins. J'y suis allé cet après-midi, mais je n'étais pas follement motivé. La semaine dernière la Somme, le Kent (où j'allais pour la deuxième fois et je suis appelé à y retourner souvent), demain Paris, mardi Amiens, mercredi l'Aisne. Cela me fatigue rien que d'y penser. Enfin, on va faire avec. Je vous laisse avec ces quelques photos issues de notre jardin.

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4 septembre 2009

Incursion franc-comtoise

D’en avoir entendu parler chacun de notre côté (moi dans un reportage télévisé), S. et moi avions très envie d’aller voir la saline royale d’Arc-et-Senans (XVIIIe s.), située sur la bordure extrême-orientale du département du Doubs. Levés de bonne heure et de bonne humeur, nous voilà partis en expédition avec mes parents et le chien, lors d’une des plus chaudes journées aoûtiennes (15 août) que nous ayons connues cette année. La visite commence donc par la saline. Nous constatons, là aussi (décidément les embruns salés nous poursuivent) que le prix d’entrée, fête oblige, est réduit. Toutefois, un petit regret pour le photographe, la saline devait être le point de chute d’une manifestation aérostatique et par conséquent, la pelouse centrale était parsemée de barrières métalliques et de rubalise. La première photo panoramique est donc wikipédienne (cliquer pour agrandir).

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La visite guidée était très intéressante, mais le groupe était trop nombreux pour une écoute optimale. Le site abrite un musée sur le sel et les installations de l’ancienne usine, mais surtout une magnifique exposition permanente sur l’architecte des lieux, Claude-Nicolas Ledoux. Sont notamment exposées dans plusieurs salles, de splendides maquettes des réalisations de l’architecte, des édifices qui ont été détruits par la suite, mais aussi de tout ce qu’il avait imaginé et décrit dans son traité d’architecture à la fois marquée par un certain classicisme (je simplifie à l’extrême), l’utopie et l’avant-gardisme. Je dois dire que cela nous a beaucoup plu. Nous aurions voulu prendre plus de temps pour la visite, mais la chaleur à laquelle nous avions du mal à nous habituer a eu raison de nous. Petite frustration aussi de ne pas avoir pu prendre de photo dans la maison du directeur (interdiction formelle, sans doute à cause du musée du sel et de l’exposition de nombreuses toiles de Courbet, au demeurant fort peu appétissantes).

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Après avoir pris un repas rapide (et pas terrible) à Arbois, nous sommes entrés dans une boutique de vins locaux (nous sommes allés chez le plus connu). Nous sommes tombés sur un type du ch’nord qui passe ces mois d’été sur place pendant la saison touristique. Nous avons plus parlé de Flandre que de vin. Ce fut une agréable surprise et un vrai plaisir de discuter avec ce type (et pourtant, dieu sait que je ne suis guère sensible aux sirènes des commerciaux éhontés).

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Nous arrivons enfin à Baume-les-Messieurs où nous attend l’abbaye et son célèbre retable flamand du XVIe s. L’abbaye est partiellement privée, mais l’abbatiale se visite librement. Seulement, nous sommes loin de la prochaine visite guidée qui nous aurait d’approcher de près le retable que convoitait S. Cette dernière, certes accablée par la chaleur et craignant d’être frustrée par le caractère expéditif du « détaillage » du retable, nous préférons poursuivre notre chemin. Le retable, malgré de piètres conditions, fut quand même mis dans la boîte.

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Après une montée terrible sur le plateau, et quelques dizaines de kilomètres, nous parvenons aux cascades du Hérisson. Compte tenu de l’heure déjà tardive, nous ne vîmes que les cascades inférieures (de l’Éventail) sur un ensemble de sept, déjà impressionnantes avec une hauteur totale de chute de 65 m. La période aoûtienne n’est cependant probablement pas la plus spectaculaire puisque le débit du cours reste assez faible. Restent ces magnifiques mousses incrustantes.

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Nous rentrons ensuite, non sans une halte dînatoire à Lons-le-Saunier où nous fut servi un vrai repas qui nous fit oublier la médiocrité du déjeuner du midi.

Cette brève incursion franc-comtoise, que nous avions imaginée plus longue au départ, s’il n’y avait pas eu certains membres en vrac, donne inévitablement l’envie d’y retourner, sans trop tarder.

1 septembre 2009

De Dinard à la Saint-Ladre

Avant de rentrer à notre palais ducal du Marais du lièvre, nous avons fait une halte gourmande à l’auberge-château de Pluenn-ouzh-an-dent où nous attendait la comtesse Armogn. Après de chaleureuses retrouvailles et avoir constaté l’étendue des dégâts de l’épaule fromfromienne, décision fut prise de m’emmener voir Dinard, à la suite des cités de Dinan et de Saint-Malo que j’avais découvertes l’an dernier.

Après une première vision sur Saint-Malo, on découvre la plage, mais le ciel se couvre par intermittence. Au dessus des rochers surplombant la mer, nous faisons le tour de la Pointe du Moulinet.

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Nous faisons une halte buvette dans un café restaurant aux apparences huppées. Nous nous attendons à une note en conséquence, mais contre toute attente, l’addition ne fut guère soumise aux embruns.

Après une petite visite surprise au comte en ses caves, retour à Pluenn-d’an-dent où un barv-revr avec force saucisses nous fut servi. Et je ne parle pas du lendemain. Qu’est-ce qu’on a ri.

Quand est-ce que vous viendez nous voir ? Je m’adresse au comte et à la comtesse, mais également à tous les armoricains de notre connaissance et même à tous ceux qui n’auront pas peur d’affronter les rigueurs de l’hiver nordiste qui a commencé aujourd’hui, fête de la Saint-Ladre.

1 juin 2009

Couleurs printanières (3)

De la fragilité d’une libellule prise en plein vol à la blancheur mystérieuse des inquiétantes linaigrettes.

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Une dernière salve de couleurs. En dehors de l’orchidée Dactylorhiza viridis (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis grenouille), des plantes certes relativement banales, mais dont je ne me lasse pas.

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23 août 2009

Trois ans et quatre jours

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Pourquoi n’avoir pas fait cette note le 19 au soir ? Parce que je n’en ai pas eu le temps. Mais comme je souhaitais quand même marquer le coup après coup, voici une photo inédite du mariage civil. Voici donc plus de trois années où nous partageons presque tous nos jours. A l’époque, S. avait fait un pari sur l’avenir quant à sa situation professionnelle très précaire à l’époque. Pour mes beaux yeux (c’est pas moi qui le dit), elle avait quand même quitté un CDI, un boulot qui lui plaisait beaucoup, son breton (non, pas son amant), sa Bretagne, ses amis, ses proches… Et dire que quelques mois plus tôt, elle n’osait pas me proposer le mariage (dans un premier temps, elle avait envisagé, dans le meilleur des cas, un PACS). Elle ne voulait pas vivre à mes crochets, mais je savais qu’il n’en serait rien. Ces trois ans ensemble et à moins d’un mois près, quatre années que l’on a commencé à apprendre à se connaître. Tout cela semble passer à une vitesse fulgurante. Nous aimons tellement partager tout ce que nous faisons que le fait d’être séparés 2-3 jours semble une éternité. S. n’a pas connu que des épisodes heureux dans sa vie et même aujourd’hui, il lui arrive des coups de malchance qui la retardent dans sa stabilisation professionnelle qu’elle mérite tant vu ses exceptionnelles qualités que la plupart peuvent lui envier dans son métier.

Je l’aime. Dans la sérénité que je ressens aujourd’hui, il m’arrive néanmoins de penser comment je pouvais vivre sans elle auparavant. Tout semble si naturel qu’on pourrait croire que nous avons toujours vécu ensemble. On aurait pu se connaître bien avant, mais nous préférons néanmoins mille fois s’être connus plus tard, sans tricher, sans se tromper. Nous nous aimons, tout simplement. Et qu’on le sache une bonne fois pour toutes, nous n’avons pas signé pour un CDI, mais pour l’éternité. Ridicule, usé de dire ça ? On s’en fiche, les mauvaises langues s’useront avant nous.

27 avril 2009

Le dur métier de plâtrier

Depuis lundi de la semaine dernière, nous avons, avec l’aide de mon père, entrepris de « grands travaux » de ravalement intérieur. Comme j’avais eu l’occasion d’en parler, les travaux que nous avions réalisés en septembre dans le salon avaient été un échec. Nous avions retiré l’ancien papier peint (en fait trois épaisseurs surmontant une couche de polystyrène elle-même recouvrant un plâtre complètement pourri témoignant d’anciennes traces d’humidité. En définitive, d’abominables trous dans le mur que nous avions rebouchés du mieux possible, l’application d’un produit durcisseur anti-humidité, le tout recouvert d’un crépi peint. Deux mois après, le revêtement commençait à tomber en ruine. Au grands maux, les grands remèdes : des plaques de placoplâtre hydrofuge. Le souci fut quand même de trouver des plaques suffisamment grandes car nous avons haut sous plafond (3 m). Mon père s’était renseigné auprès d’un ami plâtrier et nous avons pu mettre le tout en place sans trop de difficultés. Nous nous sommes rendus compte à cette occasion que les commerçants de la ville sont tout à fait nuls pour délivrer des conseils valables. Je pense même qu’au stade où nous en sommes nous pourrions faire commerce de nos bons conseils. Blague à part, nous avons réussi, même si par crainte de faire des bêtises, nous avons pris notre temps. Nous en sommes actuellement à la rénovation de la partie salle à manger qui, si elle ne tombait pas en ruine, comportait des aspects assez disgracieux.

Samedi après-midi, nous avons quand même eu le temps d’aller chercher du poisson à Boulogne-sur-Mer.

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Comme il faisait beau, nous avons poursuivi jusqu’au Cr*an aux Œufs, juste au sud du Cap Gris Nez. Le nom d’œufs vient de la forme des blocs de grès qui se détachent de la falaise.

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Sur cette photo, on aperçoit un pétrolier (ou un autre bateau ressemblant), mais surtout la côte anglaise.

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Alors que je m’apprêtais à faire une belle série de photo de ce parapentiste au niveau de la falaise, ma batterie est tombé en rade au plus mauvais moment. Je n’ai pu prendre que l’instant exact de son envol.

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Et hier, la fleur de la Pivoine arbustive s’est épanouie. Je crains que la floraison soit éphémère avec la pluie que nous avons aujourd’hui.

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17 août 2009

Retour

Voici donc le retour fromfromo-cornusien. Le départ, contrairement à la coutume n’avait pas été annoncé pour cause de dysfonctionnements internautiques.

Je crois que j’ai aussi de la lecture et des commentaires en retard. Que l’on se rassure, tout le monde sera servi.

En attendant, qui devinera où a été prise cette photo ?

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3 août 2009

Abbaye de Daoulas

Dans le désordre chronologique, voici l’abbaye de Daoulas que je vis la première fois via le blog de Madame K et qui m’enchanta particulièrement. Je dois dire que  je ne me souvenais plus exactement des photos, mais je n’ai pas été déçu, bien au contraire, la réalité paraissant plus belle.

Nous avions commencé la demi-journée par un repas dans une crêperie un peu plus loin. La serveuse m’avait sérieusement agacée à force d’ouvrir et de refermer cette maudite porte à loquet classique qui donnait sur la cuisine, d’autant qu’elle prenait un malin plaisir à apporter les assiettes une par une aux clients (6 nous compris). Je me demande comment cela se serait passé si la salle n’avait été qu’à moitié pleine.

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Nous avons découvert l’abbaye par les deux églises, dont l’abbatiale.

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Après, nous avons acheté nos billets. Ce fut l’occasion d’un petit énervement de ma part. Comme je n’avais pas envie de donner mon code postal (comme on le fait trop souvent dans les commerces, ce qui a le don de m’agacer), la dame de l’accueil s’est pris une verte réflexion de ma part, comme si elle avait été une vulgaire commerçante. A posteriori, je le regrette un peu, mais elle n’avait qu’à pas insister. Nous sommes allés voir l’exposition sur Tarente (située dans le haut de la botte italienne) de la Grèce à Rome. Une très agréable surprise pour cette exposition de pièces assez fabuleuses que l’on a l’impression de ne voir que dans des livres ou dans des musées prestigieux. Hélas, aucune photo n’était autorisée.

A la sortie, le cloître (je ne l’ai pas fait exprès, cher Karagar) et ses « annexes ». Trop abondantes photos, mais je n’ai pas pu résister.

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Les jardins que Madame K. nous a déjà montré abondamment, je ne mettrais aucune photo pour l’instant. Juste une remarque cependant : j’y ai vu deux erreurs sur les noms de plantes et je trouve que les étiquettes pourraient être bien meilleures. J’aime bien leur côté artisanal, mais les noms des autorités sont indiqués de façon hétérogène voire fantaisiste. Et pourquoi avoir mis deux étiquettes pour chaque plante où une seule aurait suffit out en améliorant la lisibilité ? Bon, je suis exigeant, voire carrément pénible, mais bon. Autrement, c’est très bien fait, le côté géométrique convenant bien à ce genre de jardin.

1 août 2009

Eau de chêne

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Cette année encore, les cieux éduens de juillet ne nous ont guère été favorables. Pas de température suffisante qui aurait permis à mon corps d’athlète d’épouser les eaux rédemptrices de l’étang Saint-Georges. Car oui, celui que je suis, celui qui paraît, celui qui ne voudrait pas être autrement mais rêve parfois d’être autre, alors même qu’il réussit parfois, de plus en plus souvent, à oublier qu’il est… eh bien il croit à la force de cette eau miraculeuse qui guérit bien des choses, et même pour de vrai. Qui croira que je suis devenu fou, qui croira que j’ai bu autre chose que de cette eau ? Je l’ai déjà dit, cette eau est un concentré de tout, et tout ne s’explique pas, du moins je ne veux pas.

Alors ce chêne dont j’ai parlé comme étant le mien, parce que mes parents me l’ont dédié tout gamin quand ils l’ont dégagé du dense fourré qui bordait l’étang. Il était encore tout chétif à l’époque. Il ne pousse pas sur un bon sol (trop argileux, trop humide et fort pauvre). Ce ne sera jamais un géant, mais il a de l’allure. Égalera-t-il un jour les deux frênes éternels qui l’entourent ? Peu importe, il sera là jusqu’à la fin.

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29 juillet 2009

Incursion en Bresse bourguignonne

La Bresse bourguignonne est cette partie de la Saône-et-Loire qui s’étend grosso modo à l’est de Chalon-sur-Saône jusqu’à la région de Louhans à l’est du département, faisant le contact avec l’Ain et le Jura. Curieusement, mes pas ne m’avaient jamais conduit dans cette région naturelle, pourtant pas très éloigné de la cité éduenne. Cette région se caractérise clairement par l’existence de maisons (fermes) à colombages et briques traditionnelles avec systématiquement le toit qui avance sur l’avant (dans le sens de la longueur – on parlerait sans doute de longère en Bretagne), soutenu par des piliers de bois, ménageant un abri (sorte d’auvent), parfois transformé dans les maisons modernisées en véranda.

Le premier but de la visite était l’Hôtel Dieu de Louhans, édifice construit au XVIIe s. et surtout remarquable par sa fabuleuse apothicairerie et, dans une moindre mesure, par ses grandes salles de malades qui ont curieusement servi jusqu’en 1977. En dehors de celle-ci, je n’ai pris aucune photo car j’avais l’impression d’être tenu en laisse par notre guide (nous étions les deux seuls visiteurs) et la dame semblait être la patronne des lieux). Une visite correcte et bien documentée, mais sans doute trop stéréotypée et surtout trop rapide.

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Préalablement, nous avions aperçu l’église de la ville, surtout intéressante par ses toits et un vitrail qui se laisse éventuellement regarder.

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Enfin, la rue principale de la ville, remarquable par ses très nombreuses arcades (XIV-XVIe s.).

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Sur le retour, nous rencontrons par hasard un clocher tors à Mervans.

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Nous passons par Verdun-sur-le-Doubs sans déguster de pochouse, puis nous rejoignons le châlonnais septentrional. Nous passons par Chaudenay et son église médiévale, surtout intéressante pour son intérieur repeint en jaune.

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Puis, nous arrivons devant l’église de Chagny, beaucoup plus intéressante, mais hélas fermée à cette heure. Nous notons la présence d’une sculpture de grand renom sans aucun intérêt (ce gros cube de ferraille de plusieurs tonnes devant l’église à gauche sur la première photo).

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Puis nous regagnons nos terres, non sans s’être perdus du côté de Santenay, du fait de plusieurs routes barrées.

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26 juillet 2009

Du côté de Brancion

En ce 8 juillet, il avait été finalement décidé de nous rendre sur les terres parmi les plus chaudes du duché. Cap fut donc mis sur Brancion, afin de visiter la forteresse et le bourg médiéval. J’ai déjà eu l’occasion de parler ici du château, car je m’y étais rendu exactement 4 ans plus tôt, à une période où ça bouillonnait beaucoup en moi, sans rien laisser paraître. Je connaissais néanmoins le lieu, puisque je m’étais rendu dans le coin l’année précédente pour découvrir enfin la fabuleuse église de Chapaize.

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A la fin de la visite dont nous étions vraiment enchantés, nous avons voulu aller boire un coup et nous soulager d’envies subpressantes. Nous avons donc pénétré dans cet établissement.

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Sur la terrasse couverte que l’on voit bien sur la première photo, une cliente dégustait déjà un café ou un chocolat. Une dame, sans âge mais paraissant probablement plus âgée que son âge vint prendre la commande, avec une amabilité toute relative. Lorsqu’elle vint rapporter la commande, nous lui donnâmes un billet en même temps que je lui demandai où se trouvaient les toilettes. Réponse brute de sa part : « ben, à l’étage ». Je précise que qu’aucune indication n’était là pour aider le client occasionnel à se guider vers le saint lieu. La dame nous rapporta la monnaie sans mot dire et posa le rendu de monnaie sue le coin de la table avant de disparaître. A ce moment là, j’ai dit à S. : « Elle est polie comme une râpe, celle-là ». Mais ce n’était rien par rapport à ce qui nous attendait. La dame à l’autre table fut rejointe par son compagnon, débarquant par une porte dont nous devions conclure qu’il s’agissait de l’accès aux mythiques WC. La dame s’y rendit à son tour. Au bout de deux minutes à peine, nous entendîmes des hurlements en provenance de l’étage. La sympathique hôtesse des lieux étaient en train d’engueuler copieusement la cliente, qui ne disait rien par ailleurs. Elle lui reprochait d’avoir osé franchir une porte privée alors même qu’elle cherchait naturellement à se laver les mains, car bien entendu, aucun lavabo n’existait à proximité. La cliente fut littéralement expulsée, malgré quelques protestations naturelles auxquelles la patronne répondit : « Vous n’avez qu’à aller aux toilettes à l’entrée du village, elles nous ont coûté des millions ». En réalité, il s’agissait d’un paisible couple allemand, qui s’empressa de payer et de quitter les lieux. Ayant eu l’envie coupée, nous les imitâmes immédiatement. Soit dit en passant, l’établissement est aussi un hôtel et surtout un restaurant. Avant de passer à table, prévoyez un bon quart d’heure pour aller aux toilettes à l’entrée du village (que nous avons testées en partant et dont on ne peut que regretter le mauvais rapport qualité/prix). Lecteurs de passage qui désireraient vous rendre à Brancion, regardez bien ces photos et évitez à tout prix d’entrer dans cet établissement ; vous ne pouvez pas vous tromper, c’est le seul sur la place.

Les halles avec une fois encore, une extraordinaire charpente.

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Contrairement à la fois précédente, nous sommes allés voir l’église, récemment restaurée, avec de belles fresques.

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Sur le retour, tout près d’ici, j’ai voulu enfin tirer le portrait du menhir christianisé, non loin du château de Nobles, transformé en chambre d’hôtes de luxe.

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Plus loin encore, j’ai aussi voulu aller à lé découverte de l’église de Lancharre que j’avais longtemps tangentée. En grande partie détruite, il ne demeure pour ainsi dire que le chœur et le transept.

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2 février 2009

Quand les forces de l'amour rencontrent les forces de la nature

La force du chêne ne serait rien sans celle que me procure S. Elle est plus qu’une force, elle m’est désormais essentielle pour la vie. Sans elle, sans son amour, notre amour, je n’aurais sans doute pas pu atteindre certains stades d’épanouissement et, prétention suprême, me bonifier.

Il n’en demeure pas moins que ma force originelle vient aussi de ça (c’est de circonstance) :

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5 avril 2009

Arbustes, arbrisseaux et lianes ligneuses de Bretagne

J’avais consacré, il y a de cela une éternité (octobre 2006), une note sur les arbres forestiers de Bretagne, laissant entendre qu’il pourrait y avoir une suite. Voici donc la suite, davantage documentée, avec les principaux arbustes, arbrisseaux et lianes ligneuses sauvages de Bretagne. On trouvera ici les noms scientifiques complets, les noms communs français et après le tiret, les éventuels noms bretons.

Juniperus communis L. (Genévrier commun – gwez-jenevrez)

Cet arbrisseau holarctique est le seul conifère indigène non arborescent de Bretagne. En France, se développe surtout sur des sols calcaires, notamment au sein d’anciens complexes agropastoraux de coteaux avec pelouses pâturées par des moutons. Mais on rencontre aussi cette espèce au sein de landes acidiphiles, voire aux abords de tourbières (cas en Bretagne). Il semble avoir disparu de ses rares stations finistériennes.

Jucom

   

Buxus sempervirens L. (Buis – beuz)

Espèce probablement d’origine introduite en Bretagne, actuellement assimilée indigène. Espèce de demi-ombre thermophile des sols plutôt secs calcaires à siliceux, le Buis se rencontre plutôt dans des boisements ou des haies en Bretagne.

Busem

   

Calluna vulgaris (L.) Hull (Callune commune – balan-brug)

Cette bruyère, qui ne dit pas son nom, se développe sur des sols acides à humidité variable, au sein de landes, tourbières ou bois clairs sur sols pauvres et acides. Contrairement aux Erica, elle n’a pas de caractère atlantique, c’est une eurasiatique.

Cavul

   

Clematis vitalba L. (Clématite vigne-blanche – rouanez-weüs)

Cette liane circumboréale et eurasiatique est commune dans les haies et les lisières et clairières forestières à sols riches secs à frais.

Clvit

   

Cornus sanguinea L. (Cornouiller sanguin – gwez-hili-ho)

Espèce des bois, lisières forestières, haies, fourrés sur sols riches en bases, basiques à légèrement acides. Pousse sur des sols secs à frais jusque dans des boisement alluviaux. Plutôt rare en Bretagne, notamment dans le Finistère où il n’est présent que dans le nord-est, le sud-est et le centre-ouest du département.

Cosan

   

Corylus avellana L. (Coudrier, Noisetier – gwez-kelvez)

Il s’agit d’un arbrisseau eurasiatique que l’on rencontre notamment dans les haies et les manteaux forestiers. Il affectionne des sols drainés neutres à légèrement acides plus ou moins riches.

Coave

   

Crataegus monogyna Jacq. (Aubépine monogyne – spern-gwenn)

Espèce des bois et des lisières forestières sur des sols frais à relativement secs, basiques à modérément acides. Une autre espèce, Crataegus laevigata (Poiret) DC. (Aubépine épineuse) n’est pas indigène du littoral français et d’une large partie occidentale de la Bretagne ; elle est cependant plantée et se naturalise çà et là.

Crmon

   

Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais – balann)

Cette espèce de pleine lumière des landes, lisières forestières externes ou des jeunes fourrés sur sols sableux à caillouteux, pauvres et acides, secs à frais. La sous-espèce type est très commune en Bretagne. En revanche, Cytisus scoparius (L.) Link subsp. maritimus (Rouy) Heywood (Genêt maritime – balan-kivin), rare en France, est inféodée aux falaises maritimes exposées aux embruns. En Finistère, uniquement présent à l’île de Ouessant, presqu’île de Crozon, Cap Sizun et Riec-sur-Belon.

Cysco

   

Daphne laureola L. (Lauréole – lore-bihan)

Petit arbrisseau des forêts ou fourrés neutro-calcicoles, peu commun à rare en Bretagne. En Finistère, se rencontre surtout en contexte arrière-dunaire.

Dalau

   

Erica ciliaris L. (Bruyère ciliée – brug-ruz)

Espèce de pleine lumière des landes atlantiques humides sur sols pauvres et acides plus ou moins tourbeux.

Ercil

   

Erica cinerea L. (Bruyère cendrée – gourvrug)

Bruyère subatlantique des landes littorales ou intérieures acides sur sols relativement secs et pauvres. Exceptionnellement, sur sols davantage basiques (serpentines de la baie d’Audierne).

Ercin

   

Erica scoparia L. (Bruyère à balais – gourvrug)

Grande bruyère (dépassant souvent les 2 m) méditerranéo-atlantique atteignant sa limite de répartition nord-ouest dans le Morbihan. Elle a été cependant introduite de façon ancienne dans le Finistère d’où elle a pu se naturaliser, notamment dans le centre-ouest du département. Plante thermophile de pleine lumière sur sols pauvres et acides sableux à caillouteux plus ou moins humides.

Ersco

   

Erica tetralix L. (Bruyère à quatre angles – brug-kroaz)

Espèce atlantique à subatlantique de pleine lumière sur sols pauvres et acides, caractéristiques des landes humides ou des tourbières. Bien représentée dans le Finistère, elle est cependant en régression

Ertet

   

Erica vagans L. (Bruyère vagabonde – brug-du)

Bruyère de pleine lumière ou de demi-ombre des landes littorales sèches sur sols à richesse et pH variable. Espèce en limite d’aire nord-ouest, indigène dans le Morbihan, probablement plantée en Finistère.

D’autres bruyères existent en Bretagne, indigènes ou non : Erica ×watsonii Benth. (Bruyère de Watson) [hybride naturel de Erica ciliaris × Erica tetralix], Erica lusitanica Rudolphi (Bruyère du Portugal) [non indigène], , Erica carnea L. (Bruyère carnée) [non indigène].

Ervan

   

Euonymus europaeus L. (Fusain d’Europe – boned-kornek)

Arbuste commun des haies et lisières forestières sur sols plutôt riches modérément calcaires à légèrement acides.

Eveur

   

Frangula alnus Miller (Bourdaine – koad-evor)

Arbuste très répandu en Bretagne, sur sol siliceux acides, en contexte de landes tourbeuses ou de boisements humides (existence d’un écotype sur substrats nettement calcaires et secs dans d’autres régions).

Fraln

   

Genista anglica L. (Genêt anglais – brug-marc’h)

Espèce ouest-européenne, ce petit genêt épineux se rencontre sur sols pauvres acides sablo-limoneux en contexte de landes sèches à humides, de prairies plus ou moins humides voire tourbeuses. Assez peu commune en Bretagne et Finistère.

Geang

   

Genista tinctoria L. (Genêt des teinturiers – balanig)

Ce sous-arbrisseau, très rare en Finistère, affectionne les prairies pelouses, lisières forestières des sols neutres et frais. Signalé sur une falaise mritime à Cléden-Cap-Sizun.

Getin

   

Hedera helix L. (Lierre – iliav)

Le Lierre est très répandu en Bretagne. Cette liane sempervirente d’ombre ou de demi-ombre ne grimpe pas systématiquement aux arbres. Elle se développe sur des sols variés assez frais.

Hehel

   

Hippophae rhamnoides L. (Argousier faux-nerprun)

Espèce rare en Bretagne, non indigène en Finistère. La sous-espèce type est caractéristique des fourrés dunaires atlantiques (sols secs à largement humides, basiques à neutres). Planté dans certaines dunes finistériennes.

Hirha

   

Hypericum androseamum L. (Androsème officinal – gwenterc’henn)

Ce sous-arbrisseau méditerranéo-atlantique d’ombre ou de demi-ombre est commun en Bretagne au niveau des bois humides, des haies et des bords de cours d’eau sur sols assez riches à pH variable.

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Ilex aquifolium L. (Houx – kelenn)

Arbuste de demi-ombre très répandu en Bretagne, dans les haies, les lisières, mais surtout au sein de forêts (chênaies-hêtraies) caractéristiques d’un climat atlantique à forte humidité atmosphérique. Espèce se développant sur des sols variés mais de préférence acides, assez secs à frais.

Ilaqu

 

Ligustrum vulgare L. (Troène commun – lugustr)

Arbrisseau indigène très répandu bien que souvent confondu avec des troènes exotiques naturalisés. Affectionne les haies, lisières, fourrés, forêts claires, y compris en contexte alluvial. Il se développe sur des sols riches, légèrement calcaires à acides, secs à modérément humides.

Livul

   

Lonicera periclymenum L. (Chèvrefeuille des bois – gwezvoud)

Liane commune en Bretagne dans les sous-bois, les haies, lisières forestières, les landes et les fourrés sur sols plutôt pauvres et acides frais à drainants.

Loper

   

Myrica gale L. (Piment royal – reed)

Cet arbrisseau subatlantique se rencontre sur des landes, marais et boisement tourbeux humides acides. Espèce rare en France et peu commune en Bretagne. Il s’est raréfié dans le Finistère mais reste assez bien représenté sur une bande centrale barrant d’ouest en est le département.

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Prunus spinosa L. (Prunellier – spern-du)

Arbrisseau des haies, lisières forestières, fourrés et bois clairs très commun en Bretagne sur sols riches, basiques à acides secs à un peu frais.

D’autres Prunus arbustifs se rencontrent en Bretagne, non indigènes ou d’indigénat douteux, en particulier Prunus ×fruticans Weihe (Prunier à rejets), Prunus domestica L. (Prunier domestique), Prunus cerasus L. (Cerisier), Prunus mahaleb L. (Cerisier de Sainte Lucie), Prunus padus L. (Cerisier à grappes).

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Rhamnus cathartica L. (Nerprun purgatif – spern-melen)

Cet arbrisseau à répartition plutôt eurasiatique est d’indigénat douteux, au moins dans le Finistère. Affectionne généralement les sols plutôt secs neutres à calcaires, il est rare en Bretagne et représenté en une seule station (douteuse) finistérienne. Il convient de noter qu’il est également présent en contexte alluvial (ripisylves de la Loire moyenne notamment).

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Rosa arvensis Hudson (Rosier des champs – roz-gouez)

Cet arbrisseau de demi-ombre, malgré son nom, pousse dans les bois et lisières forestières. Se développe sur des sols riches basiques à légèrement acides. Quasi absent du Finistère nord.

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Rosa canina L. (Églantier commun– agroaz)

Il s’agit du rosier le plus commun. Il pousse dans les haies, lisières forestières, les bois clairs et les pelouses sèches sur des sols assez secs plutôt riches, basiques à peu acides.

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Rosa pimpinellifolia L. (Rosier pimprenelle)

Ce rosier se rencontre sur des sols secs calcaires à neutres. En Finistère, il se cantonne surtout à la frange littorale.

D’autres rosiers indigènes sont présents en Bretagne mais globalement rares notamment en Finistère ; la plupart affectionnant des sols plus ou moins calcaires : Rosa micrantha Sm. (Rosier à petites fleurs), Rosa rubiginosa L. (Rosier rouillé), Rosa stylosa Desv. (Rosier à styles soudés), Rosa tomentosa Sm. (Rosier tomenteux), Rosa villosa L. (Roier velu), Rosa agrestis Savi (Rosier agreste).

Ropim

   

Rubus caesius L. (Ronce bleue)

Sous-arbrisseau des sous-bois, des haies et des friches sur sols humides riches basiques à peu acides. Globalement commun en France, il est très rare dans le Finistère.

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Rubus fruticosus L. (Ronce des bois – bod-drez)

Sous ce nom, on dénomme souvent un groupe d’espèces proches parfois difficiles à distinguer. Cette ronce de pleine lumière est très commune en Bretagne sur sols à richesse variable et globalement acides.

Les ronces, sont fort mal connues en France (détermination délicate et écologie mal connue) mais les espèces y sont très nombreuses (taxons apomictiques). La Bretagne ne doit pas y faire exception.

Rufru

   

Ruscus aculeatus L. (Fragon petit houx – kelenn-bleiz)

Ce sous-arbrisseau méditerranéo-atlantique pousse est une espèce de demi-ombre des haies et des forêts sur sols limono-argileux plus ou moins sableux, peu riches en bases, neutres à acides. Commun en Bretagne, il est plus rare en centre Finistère.

Ruacu

   

Salix atrocinerea Brot. (Saule roux – haleg-du)

Arbrisseau subatlantique très commun en Bretagne. Caractéristique des zones humides et des bords de cours d’eau en contexte acide, il se rencontre également en zone littorale.

Saatr

   

Salix aurita L. (Saule à oreillettes)

Arbrisseau subboréal des milieux tourbeux humides acides. S’hybride régulièrement avec le précédent. Commun en Bretagne.

Saaur

   

Salix repens L. (Saule rampant – haleg-mors)

Sous-arbrisseau rampant ne dépassant pas 1 m de haut. Espèce eurasiatique plutôt commune en Bretagne. La sous-espèce type se rencontre au niveau des landes humides et tourbeuses de l’intérieur alors que la sous espèce dunensis Rouy, élevée au rang d’espèce Salix arenaria L. est une plante des dépressions humides arrière-dunaires.

Sarep

   

Salix triandra L. (Saule à trois étamines)

Espèce eurasiatique rare en Bretagne, son indigénat est incertain dans le Finistère. Cet arbuste n’y apparaît qu’aux abords du littoral. Espèce de pleine lumière du bords des eaux et des zones humides sur sols riches neutres argileux à sableux.

Satri

   

Salix viminalis L. (Saule des vanniers – aozilh)

Ce saule eurasiatique est assez commun en Bretagne mais n’est pas indigène dans le Finistère. Il se développe dans des milieux similaires au précédent.

Savim

   

Sambucus nigra L. (Sureau noir – skav)

Cet arbuste eurasiatique est très commun en Bretagne. Au sein des bois frais, des bords des rivières, des lisières forestières et des haies, il affectionne les sols frais riches basiques à neutres.

Sanig

   

Solanum dulcamara L. (Douce amère – frond)

Cette liane grimpante de pleine lumière ou de demi-ombre est très commune en Bretagne. Elle se rencontre sur sols humides riches argileux à sableux voire tourbeux ou dans des milieux plus secs enfrichés.

Sodul

   

Ulex europaeus L. (Ajonc d’Europe – lann)

Cet arbrisseau, pouvant atteindre jusqu’à 4 m de hauteur, est une espèce subatlantique de pleine lumière. Il pousse sur des sols limoneux à sableux pauvres et acides. Très commun en Bretagne dans les landes et les lisières forestières, les haies et les délaissés routiers. Il peut aussi coloniser les prairies abandonnées. On le trouve également en milieu dunaire. Il existe une forme prostrée ou en boule présente sur le littoral.

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Ulex gallii Planchon (Ajonc de Le Gall – lann-brezhoneg)

Arbrisseau euatlantique commun en Bretagne, surtout dans le Finistère. Espèce des sols limoneux, sableux ou caillouteux des sols relativement secs. Il affectionne les landes. Se rencontre sous une forme prostrée sur les falaises d’Ouessant, de Crozon et du cap Sizun.

Ulgal

   

Ulex minor L. (Ajonc nain)

Arbrisseau subatlantique relayant vers l’est l’espèce précédente. Se rencontre dans des milieux semblables aux deux autres ajoncs. Très rare en Finistère, cette plante a seulement été observé à Scaër.

Ulmin

   

Vaccinium myrtillus L. (Myrtille – lus) 

Sous-arbrisseau circumboréal de demi-ombre. Se développe sur des sols pauvres acides peu secs à modérément humides. Espèce commune en Bretagne en dehors du littoral. Particulièrement bien représentée dans les monts d’Arrée et les montagnes Noires.

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Viburnum opulus L. (Viorne obier – gwenngoud, penn-mann)

Arbrisseau eurasiatique des sous-bois, des haies, des lisières forestières et du bord des eaux. Se développe sur des sols frais riches basiques à légèrement acides. Assez commun en Bretagne.

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Viscum album L. (Gui - uhelvarr)

Sous-arbrisseau hémiparasite épiphyte. Eurasitique, cette plante est répandue en Bretagne, mais est rare ou absente de l’ouest du Finistère. Elle se développe sur les pommiers, peupliers, tilleuls, saules et aubépines.

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Sources : Coste (1901-1906) pour les dessins, Rameau et al. (1989) pour l’écologie et la répartition générales, Queré et al. (2008) pour la répartition finistérienne et Cornus rex-populi pour la synthèse critique.

8 mars 2009

Saint-Quentin

Après Laon, il avait été décidé que nous ferions une halte à Saint-Quentin. Cela faisait longtemps que la basilique nous faisait de l’œil quand nous passions au large sur l’autoroute. Nous nous sommes arrêtés près de la place de l’hôtel de ville en travaux et un tournage était en train de se terminer devant l’édifice, d’où des photos tronquées.

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Puis, nous attaquons la basilique par l’absence de façade ouest en travaux. Un horrible truc blanc d’époque classique au sommet. Je crains alors le pire.

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Et puis non. Un curieux chevet qui fait penser en partie à certaines églises romanes dont le caractère peu habituel se confirme à l’intérieur avec d’inhabituelles absidioles et de non moins curieux petits vitraux, parfois tronqués, qui les surmontent. Et puis, un second transept, un chœur formidable. Bref, finalement un très bel ensemble et une excellente et agréable surprise.

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17 juin 2009

Encore des bricoles

Les lys blancs poursuivent leur épanouissement.

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Leur puissant parfum se mêle à celui des œillets. Mais même dans la tiédeur du soir, le nez sait remettre les choses en place.

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Non loin de là, d’autres lys entrent dans la danse.

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La Véronique en épis bleue n’a pas été émue de voir S. ou moi nus dans le jardin, elle avait tout simplement convoqué sa collègue rose.

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Une bizarrerie dans la grande famille recomposée.

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Et la première rose parmi celles que nous tolèrerons cette année (certains rosiers ont eu interdiction de fleurir cette année).

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3 mars 2009

Cathédrale d'Amiens (n° 2 et certainement pas fin)

Après Tournai jeudi, ce fut Amiens. Après une longue hésitation d’ordre météorologique, nous y sommes finalement allés vendredi, parce que nous voulions aussi profiter de l’ouverture des stalles, a priori closes le samedi.

Le voyage se fit sous la grisaille, mais une fois arrivés dans la capitale picarde, ce fut un généreux soleil, à peine croyable.

A 15h30, ce fut l’ouverture des stalles. Nous ne reconnûmes pas immédiatement notre guide (voir le compte rendu de notre précédente visite ici), mais lorsqu’il prit la posture du chanoine, ce fut le début d’une crise de rire qui ne s’acheva qu’après avoir quitté ce maître de cérémonie.

Bien sûr la duchesse mère était avec nous. Et pour qu’elle prenne bien conscience de l’importance volumique de l’édifice, nous nous sommes plus de lui rappeler que l’intérieur équivalait presque à deux Notre-Dame de Paris, et que par ailleurs, l’édifice ne paraissait pas aussi grand qu’il est pourtant en réalité. L’absence de chaises dans la plus grande partie de la nef, l’abondance de lumière expliquent peut-être en partie ce « non gigantisme » ressenti. Mais c’est sans doute ce caractère « très bien proportionné » cher à S. qui explique cela. Personnellement, je suis toujours incrédule, il faut que je me persuade à chaque fois que cette cathédrale est la plus grande, et pourtant, je le sais, je le vois, je suis toujours sous le charme de cette voûte incroyable qui culmine au delà des 42 m. Entre bien d’autres choses, c’est peut-être aussi ce côté insaisissable qui fait que cette cathédrale m’attire. Si elle était plus près, je pourrais aller la voir plus souvent pour tenter de percer ce mystère.

Je vais peut-être enfoncer une porte ouverte, mais personnellement quand je suis là-bas et que mon temps est forcément limité, j’en prends plein les yeux et je ne sais plus où donner de l’objectif. Il faudrait faire des milliers ou des dizaines de milliers de photos pour commencer à rendre compte de la chose. Encore ce côté insaisissable...

En attendant que la grâce me tombe dessus (je ne me fais guère d'illusions), place à ces humbles photos de la cuvée 2009. Une nouveauté par rapport aux visites précédentes : la restauration du potail et de la façade sud est terminée.

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2 mars 2009

On est retourné à Tournai !

En mars 2007, nous étions déjà allés (voir ici et à côté). Nous y sommes retournés jeudi. Le temps n’était pas formidable et la cathédrale était une véritable glacière. Outre les échafaudages du choeur qui n'ont pas bougé depuis deux ans, on en trouve actuellement au niveau de la nef (pose d'une nouvelle toiture de plomb) et du transept.

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Lors de la visite, nous avons appris qu’en 2008, la fabuleuse croix byzantine du VIIe siècle que nous avions admiré à l’époque avait été volée avec quelques autres pièces en or. Je n’ai pas de photo de cette croix, mais je vous prie de croire que c’était fabuleux.

Quelques détails du beffroi :

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Cornus rex-populi
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