Presqu'île de Crozon : Pointe de Penn Hir et Cap de la Chèvre
Au début du mois de juin 2006, celle qui était déjà ma très chère mais pas encore épouse, décida de m’emmener voir la presqu’île de Crozon (voir la note qui en avait été faite ici). J’en avais gardé un excellent souvenir. C’est le moins que je puisse dire parce qu’en fait, j’avais été empli d’une émotion incroyable. Lorsque je me vis au sein de la lande qui tombe dans la mer, je fus submergé d’un bonheur contenu mais intense par ce que je considère encore comme un lieu et des formations végétales d’un exotisme fou. Et puis d’une certaine manière, c’était ma tendre qui m’initiait à ces paysages, et cela n’avait pas été sans en décupler l’intérêt.
En ce 7 juillet 2007, le beau temps à peu près revenu (et bien présent quand nous sommes arrivés là-bas), une nouvelle visite s’imposait, à commencer par la Pointe de Penn Hir, puis par une nouvelle visite au Cap de la Chèvre pour aller voir si le mauve des bruyères avait pris le relais du jaune flamboyant des ajoncs.
Pointe de Penn Hir :
Avec les tas de pois, bien entendu :
A la Pointe de Penn Hir, je fus surpris d’y voir un exemplaire d’Anthyllis vulneraria L. (Vulnéraire), normalement calcicole. Et pourtant la nature géologique des rochers l’interdit : il s’agit de grès siliceux très durs. L’explication de ce paradoxe me sera donnée quelques jours plus tard : il existe à cet endroit des placages de sables sans doute enrichis carbonates de calcium et en d’autres minéraux apportés pas les embruns. Les individus de cette plante que j’ai pu observer sont assez atypiques (feuilles épaissies et calice plus rouge que d’habitude). Rien d’extraordinaire toutefois, ces formes ont déjà été décrites et leur port est probablement lié au contexte littoral. De là à savoir s’il y a un réel déterminisme génétique, c’est semble-t-il, peu probable.
Cap de la Chèvre :
Avec bien entendu Erica cinerea L. (Bruyère cendrée), la plus commune…
…mais aussi d’abondantes populations d’Erica ciliaris L. (Bruyère ciliée) dont l’aspect peu habituel pour moi me fit douter un temps de son identité (heureusement, ma flore portative des ÉriKcées me le confirma). L’œil de ma première assistante fut aussi attiré par quelques individus plus clairs.





































































































































































































































































































































































































































