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Cornus rex-populi
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21 janvier 2009

Pour voir la montagne sur laquelle on a grimpé pour voir la montagne, il faut monter sur la montagne d’en face

Le 1er janvier, nous étions invités pour le café chez mon cousin et sa compagne, paysans dans la ferme que possédaient initialement mes grands-parents maternels puis mes oncle et tante. Comme nous étions en avance, j’avais émis le souhait d’aller nous balader dans la campagne environnante. Hélas, le brouillard, l’humidité et le froid empêchaient toute promenade agréable. Nous eûmes alors l’idée de reprendre la voiture et de nous hisser au dessus de la couverture nuageuse. Malheureusement, celle-ci se trouvait à une altitude supérieure à celle que nous imaginions. Ce n’est que vers 800 m d’altitude que nous trouvâmes enfin de soleil. Parvenus dans un endroit où je n’avais encore jamais mis les pieds (Monts du Lyonnais), nous pûmes apercevoir les sommets du Pilat où nous étions quatre jours plus tôt.

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De retour chez mon cousin, après avoir dégusté le dessert maison agréable à souhait, et après le départ de la quasi totalité des convives, nous eûmes droit de la part de la maîtresse de maison à un discours qui ne fut pas sans me faire bouillir intérieurement. Nous eûmes droit à la relation de la récente opération de désenvoûtement de la bâtisse de la cave au grenier. Bien que récemment restaurée, c’est une maison que je connais bien. Des histoires à dormir debout, des fantasmes invraisemblables colportés par des imbéciles subsistent encore dans des mémoires oublieuses ou incultes, notamment au sujet d’un souterrain qui prend naissance dans la cave. Un souterrain dans lequel je me suis rendu gamin et qui n’a rien de mystérieux puisqu’il d’agit du point de départ d’un drain d’évacuation du trop-plein d’un puits. La compagne de mon cousin (lui était absent à ce moment là) m’a posé la question de comment je me sentais quand je me trouvais dans la cave à l’époque où je la fréquentais (mon père y conservais entre autres, du vin : quel scoop). Inutile de dire que je n’ai jamais rien senti là-bas dedans en dehors de la relative obscurité, de la fraîcheur et de l’humidité, ces deux dernières fort agréables en période de canicule. Je n’ai bien entendu jamais vu de fantôme, contrairement à notre interlocutrice. Cette dernière n’a bien entendu jamais connu mon grand-père, ce qui ne l’a pas empêché des s’imaginer des inepties à son sujet qu’elle n’a même pas osé évoquer.

Après cela, nous eûmes droit au procès de la médecine « officielle » ou « chimique » face aux thérapies alternatives à base de plantes, d’huiles essentielles et d’homéopathie. Notez à cet égard le mélange des genres qui ne fut pas sans m’agacer au plus haut point. Mais je n’ai rien dit, rien du tout. Je suis parfois d’un calme olympien. Si je m’étais laissé aller, j’aurais éclaté et elle n’aurait rien compris. Bien sûr, elle n’a pas tort à 100 %, mais son inculture scientifique lui ôte tout sens critique et j’ai bien l’impression qu’elle gobe tout ce que les « gourous » racontent dans des conférences à la noix, même s’il existe quelques rares personnes valables parmi celles qu’elle a pu entendre. S., qui évoquait quelques uns de ces soucis avec sa directrice, fit tomber notre interlocutrice dans un piège dans lequel elle tomba à pieds joints : le remède consistait en des huiles essentielles de Laurus noblis L. (Laurier sauce) et en un travail sur soi pour rester zen (je résume, mais c’est ça, un gamin de dix ans n’eût pas dit plus mal).

Après avoir salué mon cousin, qui était en train de terminer la traite de ses vaches et qui ne partage pas forcément les idées toutes faites et pseudo militantes de sa compagne, nous prîmes congé. Le malaise en moi n’est pas dissipé parce que je ne me suis pas exprimé. Mon absence de réaction n’est certainement pas de l’hypocrisie ni une façon de me défiler. A quoi bon entamer un débat véhément avec des gens que l’on voit quelques heures tous les ans ? Est-ce le début de la sagesse ou de la lassitude ?

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Commentaires
C
A Melusine> Mais tu es heureusement parfaitement libre de croire à ce que tu veux dans la mesure où tu ne fais pas de prosélytisme. Il y en a bien qui croient à Dieu...<br /> Ce que je ne supporte pas, c'est que l'on tente de me convaincre avec des arguments pseudo scientifiques qui bien entendu ne tiennent pas la route ou sont carrément des escroqueries intellectuelles.
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M
c'est de ne jamais essayer de convaincre l'autre!!!<br /> :))<br /> ce que j'ai vu ou vécu,je n'ai pas besoin de la croyance ou de l'approbation des autres<br /> ;)<br /> j'aime bien "raconter" des fois,mais je n'ai aucun problème devant le scepticisme et l'incredulité de mon auditoire...<br /> <br /> :)))
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C
A Melusine> Eh bien si tu me racontais de telles choses, tu aurais droit à un tir nourri de mon artillerie la plus féroce ! Et je crois que ce serait que pure sagesse que de procéder ainsi ! Je ne sais pas si tu crois aux fantômes, mais je sais que tu crois aux fées puisque tu en dessines des wagons ! Assurément, je préfère ces dernières, car les tiennes sont forcément sympa ;-)
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M
c'est de la sagesse!!!<br /> ;)<br /> et bravo pour tes belles photos...<br /> <br /> je vais être sage,moi aussi,et ne pas te raconter mes histoires de fantômes et ovni!!<br /> :)))<br /> bonne semaine !!
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C
A Bubu> Moi, un esprit chagrin ? Mais non, juste une envie refoulée de cracher mon venin ! ;-)<br /> Autrement, tu as perdu, les Monts du Forez, ce n'est pas là et c'est effectivement distinct. Les Monts du Forez se trouvent à l'ouest de la Loire (le fleuve) de l'autre côté de la plaine du Forez (bassin d'effondrement s'écoule la Loire). Ici, nous sommes bien plus à l'est et plus au sud : Monts du Lyonnais.<br /> Je ne suis pas un très grand farceur et en tout cas je n'aimerais pas faire une vraie peur à quelqu'un. Mais tu as raison, ça pourrait marcher, même si je ne la connais pas suffisamment pour ça. Si j'avais eu l'occasion de la voir plus régulièrement, j'aurais pu la "dresser" : soit elle aurait évolué, soit elle ne me parlerait plus.
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B
Remarque, pour revenir au texte, cela pourrait être rigolo de lui coller une peur bleue la nuit. Elle devrait en toute logique mordre à l'hameçon.
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B
Je te trouve bien dur ! Esprit chagrin es-tu là ? ;-) <br /> <br /> Magnifiques photos... Si je devais changer de région, je serais tenté par Rhône-Alpes (Savoie ou Isère... souvenirs d'enfance en montagne). C'est ce qu'on appelle les Monts du Forez (j'ai des doutes sur l'orthographe) ou c'est un autre massif qui n'a rien à voir ?
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C
A Karaguru> Eh bien je ne connaissais pa la référence de "keskipik le granguru", mais on vient de me renseigner. Très drôle quand même. Pour lutter contre le soupir d'Alanmeurvor, je vais être obligé de convoquer plein de timbres poste !
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K
Cornus tu es fermé aux voix de l'invisible, ton esprit et ton corps le refusent. Tu désespères les grandes forces cosmologiques, ce soir, par ta faute, Alanmeurvor va soupirer à 140 /h !
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C
A KarregGwenn> A la limite, le troisième breuvage pourrait me convenir, vu que je n'ai jamais bu de whisky tourbé ! Je ne trouve pas toujours énervant ce qui est systématique et sans nuance : quand je suis en forme, quand je veux être de mauvaise foi, quand je veux rigoler, c'est aussi parfois très jouissif (à condition bien sûr que les partenaires de jeu soient sur la même longueur d'onde). Mais là, d'humour, aucun et zéro second degré. Enfin, ce n'est pas grave. Comme tu dis, laissons-nous porter par la ouate !
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K
Allez Cornus, une petite infusion de mélisse ? Un petit suppo au romarin ? Un bon verre de wisky à la tourbe ?<br /> Je conçois que ce genre de discours t'énerve, comme est énervant tout ce qui est systématique et sans nuance. Comme toi je pense que ça ne vaut pas d'attraper des boutons.<br /> Mieux vaut partir dans les nuages ! La 2ème photo est superbe ! Planante !
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Cornus rex-populi
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