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Cornus rex-populi
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19 octobre 2024

Rive-de-Gier, tout est dans le nom !

Comme son nom l’indique, Rive-de-Gier est une ville qui borde une rivière, le Gier, né dans le haut Pilat. Une rivière avec une forte pente, avec un écoulement presque perpétuellement torrentiel. Je précise qu’un écoulement torrentiel signifie que si on découpe la section mouillée (tranche d’eau), en de multiples surfaces, on s’aperçoit qu’aucune de ces petites zones s’écoulent à la même vitesse. Lorsque toute la section mouillée s’écoule à la même vitesse (phénomène plutôt rare dans la nature), on parle d’écoulement laminaire (exemple d’un robinet s’écoulant à très faible débit ou de l’eau dans un canal à l’étiage et sans vidange importante).

Photos du Progrès, France info et du Parisien et cartes postales anciennes des débuts du XXe s.

De nos jours (place principale de la ville, photo prise depuis lhôtel de ville).

Au début du XXe s. (le Gier à gauche couvert ici dans les années 1930 et canal à droite remblayé).

 

Pour des raisons d’aménagement de l’espace (routes, parkings…) et surtout des raisons sanitaires (rivière fortement polluée par les eaux usées domestiques qui se déversaient dedans directement et par les eaux usées industrielles autrefois d’importance majeure et diversifiée), le Gier avait été recouvert en plusieurs sections depuis les années 1930 jusqu’au début des années 1980. En dehors de la rivière totalement invisible sur plusieurs kilomètres, il existe encore la marque de l’ancien canal du Gier, partiellement comblé, mais occupé depuis par des rues en contrebas et beaucoup de garages et quelques habitations donnent sur ces rues basses. Cela n’a pas été dit, mais la quasi-totalité des voitures sinistrées se trouvaient dans ces espaces. Il est notoire que la crue des 1-2 novembre 2008, un peu plus faible que celle de ce 17 octobre 2024, n’a pas suffisamment servi de leçon. En 2008, il y avait pas beaucoup d’expérience d’une aussi forte crue et le pic s’était produit en pleine nuit, mais cette fois, c’était en journée et on savait où se localisaient les aléas les plus forts.

Cet endroit correspond à une portion de lancien canal, le plus vu dans les médias, mais dans lautre sens.

Le même endroit mais en s'approchant au début su XXe s. (canal à gauche, rivière couverte sur cette portion à la fin des années 1950 à droite).

Là aussi, lancien canal à gauche et au fond, l'actuel hôtel de ville, ancienne maison du canal de Givors construite à la fin du XVIIIe s. Le canal passait autrefois sous une arche en plein milieu de limposant édifice (arche rouverte dans les années 1990 que l'on devine à l'extrême droit de l’image).

Vue générale du début du XXe s. avec le Gier à droite et le canal à gauche où se localisent à peu près les véhicules les la photo précédente.

Et là, en amont du centre-ville, juste avant l'entrée sur la partie recouverte du Gier (à gauche). A droite du Gier (rive gauche), une zone commerciale où se trouvait la grande usine (image historique suivante) où travaillèrent mes parents (surtout mon père) ; l’usine n'avait jamais été inondée (là seule une petite partie l’est). On note ici qu’une partie du débit (en bas à droite) est déviée vers le centre-ville, ce qui n’a pas aidé, en plus des refoulements de la partie couvertes et de l’apport d’un affluent qui d’après moi et le témoignage de mon père, a joué aussi un rôle déterminant. En bas à droite, le seul vestige de l’usine, la statue de saint Éloi de 1865.

Lusine en question, qui a subsisté de manière à peu près complète jusquen 1992 (il en manque un morceau en haut à droite). Le Gier, bordé darbres et darbustes riverains, passe entre l'usine et lensemble routes + voies ferrées. Je ne sais pas de quand précisément date la photo, mais je pense vers la fin des années 1960 au début des années 1970. Voir ici (mon père participe, modestement à ce projet par son témoignage car il est le plus vieux de l'ancienne usine encore à peu près valide, y compris sur le plan cognitif).

Cela m’énerve de constater ce manque de précaution et d’alerte. En 2008, outre le débit intrinsèque du cours d’eau, un des problèmes était venu de l’obstruction totale ou partielle des « conduits » dans certaines parties souterraines et je sais de témoignages directs lors de mon stage de 1994, que personne ne s’affolait à l’époque. Depuis 2008, le nettoyage est devenu régulier et là, le dernier était récent. Toutefois, sans connaître le sujet jusqu’au bout, il est évident que cela ne suffit pas car on sait très bien que plus une crue est importante, plus elle charrie des sédiments, quantité de bois et divers objets, surtout que Rive-de-Gier se localise à une vingtaine de kilomètres de la source. En vrai, il faudrait une grille grossière à l’entrée de la section couverte, avec une grue de dégrillage fixe qui entrerait en fonction à chaque alerte. Personne ne semble y avoir songé. Et qu’on n’aille pas me dire que cela coûte cher ! Alors évidemment, cela ne réglerait pas le problème, cela ne supprimerait pas les inondations, mais cela limiterait les problèmes de surcotes. Même si les connaissances sur les crues sont peu documentées de manière fiable avant le XXe s., le Gier est connu pour son caractère impétueux et dangereux, au moins pour le bétail, à l’instar de ce témoignage entendu par mon père dans sa jeunesse de la part de la vieille propriétaire de leur logement en ville : « n’oublions pas que le Gier est un torrent et qu’il a déjà emporté cochons et vaches ». Nul doute que les changements climatiques ont rendu plus fréquents, plus intenses et beaucoup plus étendus, surtout vers le nord, les épisodes « cévenols » ou « méditerranéens ». Un hydrologue, polonais d’origine, spécialiste de la Loire, que j’ai connu à Orléans et avec lequel j’ai travaillé quelques temps à la fin des années 1990, disait que sur le haut bassin de la Loire et le territoire « cévenol » d’alors, les intensités de pluie maximale étaient de 600 mm / 24 heures. Ces dernières années, je note que l’on dépasse à présent un peu ces valeurs, y compris lors de ce dernier épisode, ce qui est bien sûr préoccupant. Ce qui l’est encore bien davantage, c’est que dans notre pays, la population et plus particulières les élus ont fait preuve depuis des décennies de beaucoup d’irresponsabilité, avec la complicité, parfois coupable de l’administration et certains techniciens en ne dimensionnant pas correctement les ouvrages à l’instar des ponts, des canalisations. Il n’y a pas si longtemps, on dimensionnait ces dernières pour la crue décennale, tout en raccordant plus de surface imperméabilisée. Cela ne fait pas si longtemps que pour les ouvrages on se base sur la crue centennale. Pour rappel, une crue décennale, une crue centennale sont des niveaux / débits qui ont statistiquement une chance sur dix ou sur cent de se produire une année considérée. Or, avec les aménagements urbains, l’artificialisation des bassins versants, leur imperméabilisation des sols, on augmente considérablement les pointe de crue… et avec les changements climatiques, toutes les statistiques anciennes, déjà peu respectées, sont mises à mal. La situation est donc extrêmement grave. C’est une question de moyens. Depuis quelques années, l’État a permis la mise en place des PAPI (Plans d’actions de prévention des inondations) dans le cadre de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations) à fiscalité propre. Seulement, nombre d’élus ont décidé une fiscalité minimaliste sur ce point, par dogmatisme et idéologie pseudolibérale. Devons-nous nous en étonner ? Je ne suis pas pour l’explosion des impôts, mais à un moment donné, il faut y aller et arrêter de faire la politique de l’autruche.

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26 juin 2025

Algérie, B-26 et autres artisans des horreurs

Cette note m’a été inspirée par mon père, qui a trouvé, probablement avec ses copains anciens combattants en Algérie, des choses sur internet, en particulier ici. Et sur son smartphone, il s’est vu deux fois sur des photos en 1958. Sur la première photo, il est la personne qui n’est pas au volant dans la jeep. Sur la seconde, il est au niveau de la nuque de De Gaulle, la deuxième tête vers la gauche.

Comme j’ai pu le dire, sans doute à plusieurs occasions, mon père a été mobilisé en Algérie durant deux ans et demi entre 1956 (il avait vingt ans) et 1958. Il était affecté à la base aérienne de La Sénia, au sud d’Oran. Les avions de combat dont ils disposaient étaient d’origine américaine, principalement des B-26 Invader (Douglas), appelés A-26 Invader durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agissait donc d’un avion mixte apte à bombarder et à réaliser des attaques au sol car dotés de multiples mitrailleuses lourdes. Mon père était armurier et outre les armes de poing et d’épaule, il s’occupait de monter des bombes dans les avions. À ce titre, il a sans doute contribué à faire des centaines, des milliers de morts… Quelques points sont à souligner :

  • il n’a jamais été au courant de la présence de bombes spéciales type napalm ou autres armes « chimiques », ce qui ne signifie pas qu’il n’y en a pas eu, loin de là (au contraire, on peut trouver des témoignages assez clairs comme ici) ;
  • quelques bombes tombaient dans le sable du désert et n’explosaient pas ; les combattants algériens les récupéraient et venaient les faire exploser sur des cibles françaises civiles ou militaires. C’est la raison pour laquelle l’armée avait piégé des bombes et mon père y a contribué, c’est-à-dire faire croire que des bombes n’avaient pas explosé et faire en sorte qu’elles explosent quand on essayait de les récupérer / détourner ;
  • il avait monté aussi des bombes à fragmentation, c’est-à-dire des bombes faites de sous-munitions, moins puissantes mais capables de tuer sur des zones plus larges. Un des soucis de ces bombes, c’est qu’elles n’explosent pas toutes et peuvent s’ensabler ;
  • il a enfin monté des bombes à fléchettes qui ne comportent pas d’explosifs. Il s’agit d’une multitude de tiges en acier comme des pointeaux profilés qui en tombant en rangs serrés, telles de grosses fléchettes percent, blessent et tuent les cibles. C’était surtout utilisé pour tuer des troupeaux (chèvres, moutons) dans les zones occupées par les combattants algériens, dans le but de contribuer à les affamer. Et bien sûr, parfois, cela ne tombait pas que sur des herbivores.

 

Mon père n’a jamais été témoin de « corvées de bois ». Il n’a pas été non plus témoin d’actes de torture, mais il sait que des militaires, en dehors de son groupe / régiment, y ont eu forcément recours pour forcer les combattants algériens à révéler leurs cibles ou autres. Il a néanmoins toujours été scandalisé d’entendre que la pratique était généralisée en Algérie. Ses collègues de groupe / régiment et lui ne l’avaient pas vue et encore moins pratiquée. Il faut dire qu’en dehors de quelques rares opérations en ville, son groupe / régiment occupaient une forme de microcosme particulier, un peu « élitiste » et « hors sol » comparativement à des régiments d’infanterie ou autres de l’armée de terre qui opéraient dans des zones de combats plus rapprochés, ce qui fait qu’il a été relativement épargné de ce point de vue, en voyant moins d’horreurs issues de chaque camp. Il a quand même vu d’autres choses pas terribles, notamment sur les pistes ou à proximité. Je pense que mon père, comme beaucoup d’autres qui y sont allés, a été irrémédiablement marqué par la guerre d’Algérie. Il a eu l’occasion de dire qu’il avait été endoctriné par la hiérarchie militaire déjà sur le sol français à la base de Salon-de-Provence juste avant de se rendre pour de vrai à Oran. L’armée avait fait des appelés du contingent des personnes haineuses envers les combattants algériens et de cela, il reste difficile d’en sortir. Contrairement à d’autres, il en a beaucoup parlé, et même beaucoup radoté sur le sujet, ce qui exaspérait ma mère. Il en a parlé parce que ce qu’il avait vécu restait racontable comparativement à d’autres qui avaient vu ou vécu des choses bien plus effroyables qu’ils ne pouvaient pas exprimer sans se nuire à eux-mêmes ? Ou est-ce parce qu’il en a beaucoup parlé que cela lui a moins pesé ? Ou un peu des deux ? Lui, depuis quelques années, pour plaisanter, parle de son « Club Med ». Ceux qui ne le connaissent pas son humour très spécial, se demandent s’il a été GO dans sa jeunesse.

31 mai 2025

Séjour éduen d'avril 2025

Quelques vues lors de notre passage sur les terres du dragon terrassé.

 

La Montie des fontaines (Montia fontana) est une plante herbacée annuelle à vivace de la famille des Portulaceae (pourpiers…). Il s’agit d’une plante de pleine lumière qui pousse sur des sols très humides ou inondés dans les ruisseaux, sources et fossés, sur terrain siliceux acides, principalement en montagne. Plante surtout présente dans le Massif central, les Vosges, les Pyrénées et çà et là en Île-de-France, Centre-Ouest. Très petite plante : ici quelques centimètres à peine de haut donc fort grossissement.

 

Le Saule à oreillettes (Salix aurita) est un arbuste ou un arbrisseau (environ 3 m de haut maximum) de la famille éponyme des Salicaceae (saules, peupliers). Il est caractéristique des sols humides, marécageux à tourbeux acides, pauvres en nutriments, en particulier en azote (nitrates notamment). Espèce d’Europe, d’Asie occidentale et boréale. En France métropolitaine, l’espèce est surtout présente et fréquente dans les 2/3 nord-est du pays (est plus rare ou absent au sud-ouest d’une ligne qui passerait par Nantes et Carcassonne). Comme beaucoup de saules, l’espèce contient notamment de l’acide salicylique entant dans la composition de l’aspirine. Ici pied avec chatons femelle.

 

Le Cerisier à grappes (ou Bois-puant ou Faux bois de sainte Lucie - Prunus padus) est un arbuste ou petit arbre de la famille des Rosaceae. Il pousse dans des fourrés, des bois, des haies, sur des sols souvent alluviaux, assez humides calcaires à acides. Il est présent à l’état naturel en Europe, en Asie septentrionale jusqu’au Japon. En France métropolitaine, l’espèce est présente dans le nombreuses régions, mais est surtout fréquente dans les Alpes, le Massif central, le Jura le Bassin parisien, mais est plus rare dans d’autres où elle peut être protégée. Elle est protégée en Bourgogne comme ici (les arbres et arbustes sont rarement protégés).

 

3 mai 2025

Louvre-Lens, février 2025 (3/3)

Suite et fin de la « visite ».

Memphis (Égypte). Vers 664-332 av. J.-C. Statue de chien. Pierre granitoïde.

 

Empire romain, Tralles [aujourd’hui Aydin, Turquie actuelle] (100 av. J.-C. – 25 ap. J.-C.). Tête du type de « L’Aphrodite de Cnide » dite tête « Kaufmann ». Marbres de Thasos.

Chypre, empire perse achéménide (475-400 av. J.-C.). Statue de tête d’homme barbu. Calcaire, traces de peinture rouge (pupille droite).

Champagne, Île-de-France (?) Art gothique (1325-1350). La Vierge et l’Enfant. Pierre calcaire, restes de polychromie, cabochons de verre.

Jusepe de Ribera (Jative [Espagne], 1591 – Naples, 1652). Saint Jean l’Évangéliste. Huile sur toile.

Joseph Charles Marin (Paris, 1759-1834). Baigneuse. 1808. Marbre.

Antoon Van Dyck (Anvers, 1577 – Londres, 1640). Les préparatifs du martyre de saint Sébastien. Vers 1615-1616. Huile sur toile.

Salomon de Bray (Amsterdam, 1597 – Haarlem, 1664). Jeune femme nue, à mi-corps, en train de se peigner. Vers 1630-1635. Huile sur panneau.

Théodore Rousseau (Paris, 1812 – Barbizon, 1867). Sortie de forêt à Fontainebleau, soleil couchant. 1848-1850. Huile sur toile.

Augustin Alexandre Dumont dit Auguste Dumont (Paris, 1801-1884). Le génie de la Liberté. 1833 (modèle en plâtre, 1886 (fonte par Thiébaut frères). Bronze à patine brun-jaune.

Jean-François Leleu (Paris, 1729-1807). Commode. Vers 1780. Revêtement d’acajou moucheté, garniture de bronze doré, plateau de marbre de Sicile.

Antoine-Sébastien Durant (Paris, 1712-1787). Vase. 1765-1767. Argent doré.

Église abbatiale bénédictine, aujourd’hui cathédrale de Saint-Denis, vers 1225-1250 (1800-1900 pour la restauration). Martyre de saint Hippolyte. Pierre calcaire, traces de polychromie.

Jean-Baptiste Stouf (Paris, 1742 – Charenton-le-Pont, 1826). L’affliction. Vers 1789. Marbre.

Antonio Canova (Possagno [Vénétie, Italie], 1757 – Venise, 1822). Amour et Psyché. Vers 1797. Marbre.

Moyen Âge – art roman. Moutiers-Saint-Jean (Côte-d’Or, Bourgogne), 1120-1125. Chapiteau : scènes de vendange. Pierre calcaire, plomb.

 

Abydos (Égypte), vers 1960-1862 av. J.-C. Stèle. Calcaire.

Attribué à Nicaolau Pinto pour la sculpture et à José Antonio de Carvahlo pour la peinture, Lisbonne. Christ mort. Vers 1780. Bois (acajou de Cuba), perles de verre, polychrome originale.

 

2 mai 2025

Louvre-Lens, février 2025 (2/3)

On poursuit la « visite ».

Région des Hautes-Terres, Guatemala (Période maya préclassique). Pierre-champignon. Vers 300 av. J.-C. – 250 ap. J.-C. Pierre volcanique sculptée.

Coptos (Égypte). Niche. 400-700. Calcaire.

Bagheria (Sicile, Italie). Statue de la déesse Minerve. Vers 100-200 ap. J.-C. Marbre.

François Rude (Dijon, 1784 – Paris, 1855) & Jean Baptiste Paul Cabet (Nuits [Côte-d’Or], 1815 – Paris, 1876). Christ en croix. 1855-1857. Marbre.

Giuseppe Arcimboldo (Milan, vers 1527-1593). Dans lordre d'apparition : L’hiver ; Le printemps ; L’été ; L’automne. 1573. Huiles sur toiles. A noter que ces quatre tableaux, rarement présentés ensemble (nous, nous les avions vus ensemble à Paris, voir ici), sortent juste de restauration, ce qui a permis de retirer les frises végétales qui étaient sur leur pourtour et qui avaient été ajoutées bien postérieurement et qui masquaient certains détails et alourdissaient les compositions. Le résultat est superbe.

 

Deruta ou Pesero (Italie) ? Plat circulaire représentant le renard prêchant les oies. Vers 1490-1500. Faïence.

Attribué à Léonard Limosin (Limoges, vers 1505-1575 ou 1577). Portrait du dauphin, futur roi François II. Vers 1553-1555. Émail peint sur cuivre.

Jacopo da Ponte dit Jacopo Bassano (Bassano del Grappa [Vénétie, Italie], 1510-1592). Deux chiens de chasse liés à une souche. 1548. Huile sur toile. Il s’agit de l'une des premières représentations animales (en sujet principal) dans l’histoire de la peinture occidentale.

Artiste russe (grande principauté de Moscou). 1500-1550. La Vierge et l’Enfant dite « Vierge grégorienne ». Tempera sur fond d’or sur bois.

Rome. Vers 290-300 ap. J.-C. Sarcophage : concours musical entre le dieu Apollon et le satyre Marsyas. Marbre.

Provenance inconnue. Vers 332-30 av. J.-C. Statue du dieu Horus. Granite ou diorite.

 

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1 mai 2025

Louvre-Lens, février 2025 (1/3)

Mi-février, profitant d’une journée de congés, nous décidons de nous rendre au musée du Louvre-Lens (Pas-de-Calais). En effet, la galerie du temps a été profondément renouvelée depuis peu (il reste moins de 10 % des œuvres présentes à l’ouverture du musée), ce qui justifie largement une visite, malgré l’absence d’exposition temporaire à ce moment (période de renouvellement). Alors, tout n’est pas nouveau à nos yeux puisque nous avions visité le musée parisien, mais ici, c’est assez souvent mieux mis en valeur et surtout le musée reste de taille infiniment plus accessible. En revanche, il y avait quand même beaucoup de monde, alors que le renouvellement date déjà de plusieurs semaines.

A suivre, des photos d’œuvres dans le désordre chronologique (dans l'ordre au musée, mais j’aime autant comme cela).

Augustin Pajou (Paris, 1730 – 1809). Buffon, intendant du Jardin du Roi et écrivain. 1773. Marbre.

Luca Signorelli (Cortone [Italie], vers 1445-1450 – 1523). L’Adoration des Mages. 1475-1500. Tempera sur bois transposée sur toile.

Hamadan, Caucase (Iran). Élément de tombe ? 1300-1315. Calcaire sculpté. Détail.

 

Byblos (actuelle Jbeil, Liban). 100 av. J.-C. – 200 ap. J.-C. Masque féminin. Or, technique du repoussé.

Le Titelberg (Luxembourg actuel). Vers 100-200 ap. J.-C. Statuette de sanglier. Bronze, argent.

Bourgogne ou Île-de-France. Fragment de boiserie ou de mobilier liturgique provenant d’Arnay-le-Duc (?). 1510-1520. Chêne sculpté.

Francesco Laurana (Vrana [actuelle Zadar, Croatie], vers 1430 – Avignon, 1502). Buste de jeune femme : princesse inconnue. Vers 1485-1496 ? Marbre.


 

Chapelle détruite de Notre-Dame de l’Écherelle, Troyes (France). Tête Christ couronné d’épines. Vers 1500-1515. Fragment de statue, pierre calcaire polychrome.

 

Bernardo Daddi (Florence, vers 1280-1348). Triptyque de dévotion privée. 1325-1350. Tempera sur bois (peuplier).

 

Eustache Le Sueur (Paris, 1616-1655). Réunion d’amis. Vers 1640. Huile sur toile.

 

Entourage de Théodore Géricault. Portrait d’un artiste dans son atelier. Vers 1820. Huile sur toile.

 

Thèbes (aujourd’hui Louxor, Égypte) ? Ensemble funéraire de Djedkhonsouiouefânkh : enveloppe de cartonnage et cercueil. Vers 973-735 av. J.-C. Tissu aggloméré, stuqué doré et peint ; bois peint.

 

Antioche-sur-l’Oronte (aujourd’hui Antakya) ? Mosaïque représentant un personnification du vent ? Vers 200-225 ap. J.-C. Marbre et calcaire.

 

Italie (empire romain). Statue héroïque dite de « Jules César ». Vers 1-25 ap. J.-C. Marbre.

 

29 avril 2025

Quelques minutes un samedi premier février à l’église Saint-Éloi

J’avais voulu m’y arrêter, plus tôt une autre samedi où il faisait beau, mais cela ne fut pas possible à cause d’un enterrement.

L’église Saint-Éloi d’Hazebrouck est un édifice de type halle, un type très répandu dans la région. Elle date de la première moitié du XVe s. La flèche datait de 1512, mais avait é té détruite par l’armée allemande en juin 1940 ; elle n’a été reconstruite qu’en 1994. La mise au tombeau date du XVIIIe s. (ou du début du XIXe s. ?) n’est pas un chef d’œuvre absolu, mais il y a pire. La statue de saint Sébastien semble du XIXe s.

Ce samedi après-midi, on jouait de l’orgue… avec quelques fausses notes. Pendant quelques minutes, j’ai été seul dans l’église avec l’organiste et cela fut plutôt agréable. Et puis, je suis reparti.

 

11 mai 2025

Brèves cornusiennes du dimanche 11 mai 2025

A l’occasion de notre voyage en direction de la Loire (RDG) le 9 avril au matin, près de deux heures après notre départ, peu après Laon, je suis en train de doubler des camions sur l’autoroute lorsque l’un se déboite devant (pas directement devant moi mais pas loin) et ce dernier enfin rabattu, j’accélère pour repasser de 90 à 130 km/h et là, stupeur, plus rien, plus de jus, je suis obligé de me rabattre derrière les camions car nous avons désormais une voiture moins puissante qu’une 2 CV qui plafonne à 80 km/h en descente. Un message à la con apparaît sur le tableau de bord disant que je devrais faire réparer. Je ne veux pas m’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence et je réussis à parcourir une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine aire de service. De là, appel de Peugeot assistance puis du système de dépannage sur autoroute. J’ignorais que sur une aire, on n’était obligé de passer par ce système (sur les voies proprement dites, je savais). Après divers appels, une heure environ après l’incident, une dépanneuse arrive et emmène notre véhicule (et nous) au garage de la marque à Laon (une grande concession ayant pignon sur rue). Nous patientons pas loin d’une heure et demie pour attendre l’ouverture du garage à 14 heures. Et là, va commencer une succession de choses qui m’ont fait fulminé et nous ont empoisonné l’existence pendant un mois :

  • le dépanneur (issu du garage Renault non loin de là) pensait que la panne que nous avions n’était pas forcément grave et qu’avec un peu de chance, avec une valise de diagnostic, le garage pourrait réinitialiser le calculateur et que nous pourrions repartir quelques instants après ;
  • après avoir un temps envisager de réparer notre voiture la semaine suivante, l’autre personne à l’accueil a dit que ce n’était pas possible et donc qu’elle ne pourrait commencer à être réparée que le 5 mai, parce que la semaine suivante, les mécaniciens allaient tous en formation (oui, mais il y avait quand même encore deux autres semaines entre les deux !). Là, j’ai failli les trucider ;
  • Peugeot assistance nous trouve dans le même garage une location de dépannage avec exactement le même véhicule que le nôtre. Parfait… sauf que le véhicule indiqué comme disponible au niveau de Peugeot assistance ne l’est pas en vrai. Encore une envie d’en trucider deux. Et on ne me propose que des véhicules trop petits où ce que nous transportons ne rentrerait pas. Alors au bout de 4 rappels, on nous propose d’aller à Noyon, non pas pour faire la tournée des cathédrales picardes, mais pour trouver une voiture de taille intermédiaire, soit une Renault Captur… mais que pour cela, nous devons y aller en taxi qu’on nous remboursera après (en fait pas intégralement – autre envie de meurtre suscitée ensuite) ;
  • in fine, nous arriverons à RDG à plus de 23 heures au lieu d’un peu plus de 16 heures ;
  • la location n’est gratuite que pour 6 jours, mais je serai sans véhicule pendant 30 jours. Par ailleurs, je m’aperçois que le véhicule de location fume passablement dans le compartiment moteur et dégage une odeur nauséabonde à l’arrêt (cela a été problématique dès le départ, mais j’ai mis longtemps à comprendre). J’ai demandé à un ami ancien mécanicien auto si c’était grave et il m’avait dit que non, en principe (mais inquiet à moitié, il m’avait demandé ensuite) ;
  • après les vacances, nous avons rendu le véhicule de location à Noyon et nous avons réussi à jongler avec la voiture de Fromfrom, mais au prix d’un réel inconfort et en nous limitant strictement ;
  • le lundi 5 mai matin, on doit commencer à regarder mon véhicule et comme on ne me dit rien j’appelle en début d’après-midi et on ne sait pas… alors on me rappelle vers 17 heures pour me dire que ma voiture sera réparée d’ici la fin de la semaine, mais on ne sait pas me dire ce qu’elle a. Je signale que le jeudi est férié et on me dit qu’en principe, d’ici mercredi après-midi, cela devrait être bon ;
  • le mercredi 7 mai après-midi, je n’ai pas de nouvelles et je rappelle et là on me dit qu’on fait des tests, mais que cela devrait être bon pour le vendredi 9 mai ;
  • le vendredi 9 mai à 14 heures, on ne m’a pas rappelé, comme d’habitude. Je réussis à avoir quelqu’un après x appels et on me dit qu’on attend une pièce pour 15 heures et qu’on me tient au courant. Vers 15 heures, on me rappelle pour me dire que c’est la batterie qui est HS et que j’en ai pour 305,07 € Excusez du peu.
  • Pile un mois d’attente de non-travaux pour dire que la batterie est morte et il leur aura fallu plus de 3 jours pour s’en rendre compte. Soit, nous avons eu une panne très exotique soit ce sont de parfaits incompétents. Et nous avons pu faire 4 heures de route supplémentaire pour récupérer enfin la voiture… qui tourne comme une horloge.

En tout, plus de 700 km réalisés par la voiture de Fromfrom pour aller rendre la voiture de location et pour retourner chercher notre voiture + les péages + la location au-delà de 6 jours + le dépassement forfaitaire du taxi… Chères vacances pour des conneries à deux balles. J’ai entamé une réclamation auprès du SAV de Peugeot, avec aucun espoir mais quand même. Enfin, c’est fini.

 

 

Contrairement aux infox-mations diffusées çà et là, le vrai résultat du conclave a bien été l’élection du premier couple papal Cornus-Fromulus Ier. En voici la photo officielle.

 

8 mai 2025

Musée des beaux-arts de Lille (2/2)

Suite et fin.

Sud des Anciens Pays-Bas (Nord de la France et Belgique actuels), Vers 1500. Quatre sujets religieux : Le Christ au jardin des oliviers ; La Crucifixion par les Vertus ; La Fontaine de Vie, La Mise au tombeau. Huile sur bois.

Maître de l’église Santa Barbara à Matera, actif au début du XVe s. dans la sud de l’Italie. La Vierge allaitant entourée de saints. 1432. Tempera sur bois.

Alfred Sisley (Paris, 1839 – Moret-sur-Loing, 1899). En hiver, effet de neige. 1876. Huile sur toile.

Maître aux mèches en tire-bouchon (Brabant ? [Belgique / Pays-Bas actuels], fin du XVe s.). Le Christ devant Pilate et La descente du Christ aux limbes. Huile sur bois.

Maître aux mèches en tire-bouchon (Brabant ? [Belgique / Pays-Bas actuels], fin du XVe s.). Annonciation. Huile sur bois.

Domenikos Theotokopopoulos dit le Greco (Candie [Crête], 1541 – Tolède, 1614). Jésus au jardin des oliviers. Vers 1600-1610. Huile sur toile.

D’après Paolo Caliari dit Veronèse (Bologne, 1577-1668). Le martyre de saint Georges. XVIIe s. Huile sur toile.

Tyrol du Sud (Nord-Est de l’Italie actuelle) Meran ? Vers 1510. Sainte Anne trinitaire. Tilleul polychrome.

Nord de la France ? Vers 1500. Le repas chez Simon. Huile sur bois.

Jean Bellegambe (Douai, vers 1470-1534). Triptyque du bain mystique. Vers 1510-1520. Huile sur bois.

Maître d’Elsoo (actif au début du XVIe s. dans le Limbourg [est de la Belgique]). Bourreau du portement de croix. Verts 1520. Chêne.

Maître au Feuillage doré. Atelier actif à la fin du XVe s. à Bruxelles. Portraits de Louis de Quarré et Barbe de Croesinck en donateurs. Vers 1480. Huile sur bois.

D’après Lucas Cranach l’Ancien (Kronach, 1472 – Weimar, 1553). La dérision du Christ. Vers 1540. Huile sur bois.

Denis Foyatier (Bussière, 1793 – Paris, 1863). Spartacus brisant ses liens. 1847. Bronze fondu à Paris.

Émile Bernard (Lille, 1868 – Paris, 1941). Les cueilleuses de poires. 1888. Peinture sous verre.

Castelli (Italie), XVIIIe s. Plaque rectangulaire – Neptune. Décor de grand feu polychrome.

Maître de la vie de Marie. Vers 1480. Calvaire avec donateur. Huile et feuille d’or sur bois (chêne).

Lombardie [Italie]. Saint Sébastien. Vers 1480. Huile sur bois.

Henri Gervex (Paris, 1852 – 1929). Le quai de la Villette à Paris. 1882. Huile sur toile.

Girolamo Marchesi. Cotignola (Romagne, Italie). v. 1480 – Rome, v. 1550. Le Christ au tombeau. Huile sur bois.

Jean-Antoine-Marie Idrac (Toulouse, 1849 – Paris, 1884). L’Amour piqué. 1876. Bronze fondu par Thiébaut.

 

7 mai 2025

Musée des beaux-arts de Lille (1/2)

Quelques jours plus tard, nous sommes de passage à Lille. La Vieille Bourse, d’un style qualifié de Renaissance flamande, mais du milieu du XVIIe s. La ville était sous domination espagnole à l’époque.

Et la Chambre de commerce (à gauche) et l'opéra (à droite) sont deux édifices du début du XXe s. Le beffroi est celui de la Chambre de commerce et pas celui de la Ville, comme on l’entend ou le voit parfois dans certaines émissions fort mal documentées.

Après le repas, direction le musée des beaux-arts où nous ne sommes pas allés depuis un moment. A suivre, plusieurs photos d’œuvres que j’ai déjà photographiées et montrées ici mais avec une bien meilleure qualité en général et bien sûr des choses inédites.

Nuremberg (Allemagne). Vers 1530. Armure maximilienne. Fer repoussé, attaches en cuir et velours.

Angarano ? (Italie), fin du XVII° s. Plat ovale. Musicien et son chien. Décor de grand feu polychrome.

Maître au Feuillage brodé. Atelier actif à la fin du XV° s. à Bruxelles. Triptyque de la Vierge à l’Enfant entourée d’anges musiciens. Vers 1490. Huile sur bois.

Albert-Ernest Carrier de Belleuse dit Carrier-Belleuse (Anizy-le-Château, 1824 – Sèvres, 1887). L’Automne. Vers 1870. Marbre.

Rosa Bonheur (1822 – By, 1899). Un pâturage. Milieu du XIX° s. Huile sur toile.

De haut en bas :

Jacob Jordaens (Anvers, 1593-1678). Cinq études de vaches. Vers 1620. Huile sur toile.

Vincent Van Gogh (Groot Zunder [Pays-Bas], 1853 – Auvers-sur-Oise, 1890). Les vaches. 1890. Huile sur toile.

De gauche à droite :

Limbourg (est de la Belgique). Début du XVIe s. Vierge de calvaire. Chêne anciennement polychrome.

Anciens Pays-Bas (Nord de la France et Belgique actuels), 2e moitié du XVe s. Anges portant des instruments de la Passion. Bois polychrome.

Brabant ou vallée de la Meuse (Nord de la France / Belgique actuelles). Vers 1500. Crucifixion. Le Christ en croix entouré des deux larrons. Bois polychrome.

Anciens Pays-Bas (Nord de la France et Belgique actuels), 2e moitié du XVe s. Anges portant des instruments de la Passion. Bois polychrome.

Limbourg (est de la Belgique). Début du XVIe s. Saint Jean de calvaire. Chêne anciennement polychrome.

Claude Monet (Paris, 1840 – Giverny, 1926). Le parlement de Londres. 1094. Huile sur toile.

Orchies (Nord). Sainte Agnès et sainte Marie-Madeleine dites « Les Belles du Nord ». Vers 1520. Calcaire de l’Avesnois, traces de polychromie. Ici, une projection animée est réalisée, montrant les statues sous des allures différentes.

Maître de l’Adoration von Groote. Anvers, premier quart du XVIe s. La Déploration du Christ. Huile sur bois.

Joseph Mallord William Turner (Londres, 1775 – Chelsea, 1851). L’incendie de Constantinople. Vers 1834. Huile sur toile.

De gauche à droite :

Attribué à la manufacture Masquelier, Lille. Seconde moitié du XVIII° s. Scène champêtre : la tonte du mouton. Faïence.

Manufacture Masquelier, Lille. 1755-1790. Le printemps. Faïence.

Attribué à la manufacture Masquelier, Lille. Seconde moitié du XVIII° s. Scène champêtre : la fauche des blés. Faïence.

Dirk Bouts (Haarlem ?, vers 1415 – Louvain, 1475). Le chemin du paradis ; La Chute des damés. Vers 1450. Huile sur bois.

Donato di Niccolò di Betto Bardi, dit Donatello (Florence, 1386-1466). Le festin d’Hérode. Vers 1435. Marbre de Carrare. Avec un éclairage spécial changeant ici, d’où la couleur non blanche.

 

13 avril 2025

En Bretagne à la bascule entre 2024 et 2025 (3 et fin)

Le lendemain, petit passage par la cathédrale Saint-Corentin de Quimper où nous n’étions pas allés depuis un certain temps.

Le long du Steïr, près de la confluence avec l’Odet.

 

Une maison qui fait l’angle.

 

A l’intérieur de la cathédrale seulement, quelques vues relativement inédites (pour ce qui me concerne).

 

Puis en ressortant, la nuit commence à tomber.

Le lendemain, nouveau passage à la pointe de Trévignon.

 

30 mars 2025

En Bretagne à la bascule entre 2024 et 2025 (1)

On continue avec la Bretagne. Nous sommes le jour de la Saint-Sylvestre et nous nous retrouvons du côté de la pointe de Trévignon (Trégunc) où j’aime aller systématiquement.

 

Puis, nous recherchons avec difficultés des rochers que j’avais gardé en mémoire à Névez pres desquels poussent des chênes. Nous retrouverons cela à Kermeun. Il y a même un four tout à côté. L’ensemble est tout près d’une ferme mais n’est absolument pas mis en valeur.

 

Avant cela, nous étions allés voir la chapelle (fermée) Saint-Mathieu que ne connaissait pas Fromfrom.

 

Puis retour sur le territoire de la commune de Trégunc, mais cette fois plus proche de Concarneau, pour aller voir ce qui se passe du côté de la plage puis de l’anse de Pouldohan (où je n’étais jamais allé), pour dire au revoir à 2024, avant de regagner notre gîte.

Un drone.

 

16 mars 2025

Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay

La cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay a été présentée en détail il y a quelque mois après son passage estival là-bas. Pour nous, notre dernier passage à la cathédrale (mon unique vraie visite) remontait déjà à décembre 2009 (voir ici). Nous profitâmes d’un assez beau temps pour y aller de manière totalement impromptue. Le principal défi a été de trouver un stationnement assez près du sommet pour épargner les genoux fromfromiens. Je ferais l’économie de la présentation de cette cathédrale romane des XI-XIIIe siècles. Cette fois, nous sommes allés voir le cloître et le musée associé lequel s’est révélé assez décevant car beaucoup d’œuvres voire de pièces étaient pas mal plongées dans l’obscurité (pannes ?). Passons aux images.

 

 

Un petit délire pour finir issu de l'avant-dernière photo.

 

11 janvier 2026

Mon père acteur

Durant l’été 2023, peu après le décès de ma mère, mon père avait été contacté par un ami, ancien collègue, ancien responsable syndical, plus jeune que lui et très actif dans une association locale de recherches historiques au sujet de la réalisation d’un film sur l’histoire de l’entreprise dans laquelle ils avaient fait la plus grande partie de leur carrière. L’ami en question avait d’ailleurs en son temps permis la conservation de nombreuses archives de l’entreprise, avant qu’il ne les confie aux archives municipales et départementales. Ces archives ont joué un rôle majeur pour l’histoire et ce film. Cette entreprise avait compté à son apogée, environ 800 salariés dans différents domaines parmi lesquels la réalisation de bouteilles de gaz à haute pression, de corps d’accumulateur (de style de ceux qui se trouvent sur les conduites d’eau pour empêcher les coups de bélier et la destruction des pompes), de grands réservoirs d’air comprimé à très haute pression pour la marine, en particulier pour les sous-marins nucléaires, des munitions telles que les obus (entre autres), notamment pendant la Première Guerre mondiale, mais aussi lorsque la France était l’amie de la Lybie dans les années 1980… Et des éviers en inox et pas mal d’autres « bricoles ». Mais le savoir-faire unique concernait les bouteilles de gaz à haute pression dont le mode de fabrication était unique en France et dans une bonne partie de l’Europe car entièrement forgées d’un seul bloc d’acier et sans soudure… d’où le nom du film retenu : « SanSoudure ». Les autres fabricants de bouteilles de gaz utilisaient des pièces différentes soudées. Certains clients exigeants comme les plongeurs de la Comex de Marseille ne voulaient entendre parler que de bouteilles forgées, misant tout sur la sécurité maximale, même après la fiabilisation des soudures. Mon père a travaillé dans cette entreprise de 1961 à 1992 (ma mère de 1963 à 1983). D’une entreprise familiale et innovante créée au début du XIXe siècle, elle a fini dans le giron de grands groupes industriels dont le but était avant tout le profit voire le détournement massif et frauduleux d’argent (le principal coupable à la fin des années 1970 avait été lourdement condamné mais le mal avait été fait). Je ne m’étends pas sur le sujet, ce serait trop long. Après beaucoup de péripéties, l’entreprise fut reprise par une petite partie des salariés dans le cadre d’une SCOP de 1984 à 1989. Elle fut rachetée pour une poignée de petits sous par un grand groupe métallurgique du Nord. A compter de la fin des années 1980, les ateliers ont commencé à être démantelés, ceux-ci s’étendant sur plusieurs hectares. Il ne reste presque plus rien des ateliers. Mon père a été le dernier salarié non-cadre à quitter l’entreprise en 1992 dans le cadre d’un dispositif de pré-retraite.

Le film a été réalisé par une association d’artistes locaux. Il met en scène des images d’archives, en particulier des films d’actualité ou amateurs et retrace l’histoire de la ville et de l’entreprise de sa naissance jusqu’à son extinction, avec un cadre historique sérieux et la participation d’un historien émérite (Université de Saint-Etienne) et de témoignages de cadres et surtout d’ouvriers de l’entreprise. Parmi ses derniers, mon père est le plus âgé encore en vie et intellectuellement valide. De fait, il ponctue les 90 min du film du début à la fin, parfois en voix off. Il a été filmé à 3-4 occasions. Il apparaît un peu comme une forme hybride d’ancien combattant et de vieux sage et il contribue à donner une teinte pessimiste, assez noire et fataliste au film. D’ailleurs ce ton très sombre du film convient bien à la réalité tragique vécue par l’entreprise et ses ouvriers. Je pense aussi qu’à mon sens, cela a conféré au film un vrai intérêt artistique. Cela a aussi été un vrai succès lorsqu’il a été diffusé et rediffusé dans certaines salles de cinéma durant toute l’année 2025 à proximité de RDG mais également dans une partie du département de la Loire et certains départements limitrophes. Je sais qu’une personne a vu ce film à trois reprises et qu’il a suscité pas mal d’émotion à certains. Pour ma part, je n’ai pu le voir qu’en cette fin d’année car j’ai pu l’avoir sur support numérique via l’initiateur du film et mon père. Bien entendu, si j’étais loin de tout connaître, je ne méconnaissais pas l’histoire et je connaissais un tout petit peu l’usine pour avoir rendu visite à mes parents sur place de manière ponctuelle et effectué une visite assez complète lors d’une porte ouverte dans les années 1980. Une forme de réalité concrète de l’enfer de la chaleur extrême (forge), du froid hivernal (ateliers immenses difficiles à chauffer et trop anciens), du bruit (presses, marteaux-pilons même si rarement utilisés), crasse… La sécurité au travail était parfois précaire… et il y a eu de nombreux accidents, du plus bénin à des blessures très graves à mortelles. Ma mère y travaillait à temps plein, tant que l’entreprise possédait un nombre important de salariés (plus de 300). Elle soignait les blessés, faisait de la prévention et assurait les visites médicales préventives ou non. Un médecin de ville venait tous les jours pour des visites et ce n’était pas un luxe. Seulement, tous les médecins n’étaient pas à la hauteur. Mon père avait eu vaguement l’idée que je fasse un « stage » estivale dans l’usine, mais ma mère s’y était catégoriquement opposée ; elle avait trop vu d’accidents qui arrivaient à des débutants, y compris à des professionnels, mais également à des personnes aguerries. Il faut dire que les sécurités sur les machines, quand il y en avait, étaient dépassées ou enlevées car mal faites. Et tout ce qui tape, tourne, tape ou brûle (métal en quasi-fusion, frottements, acides forts) est potentiellement dangereux.

Au-delà de l’intérêt historique et artistique du film, je trouve néanmoins que la tristesse qui en émane ne traduit pas toute la réalité. En effet, malgré les conditions de travail parfois extrêmes au sein de cette entreprise, beaucoup d’ouvriers étaient profondément attachés à leur travail et pouvaient vivre de belles choses à côté. J’ai quand même vécu ce bon côté avec mes parents et les amis et collègues de l’entreprise.

Enfin, si le film fait bien mention à la pollution de l’air. On y parle du développement de l’industrie minière dès le XVIIIe s. par l’extraction locale du charbon et de la sidérurgie et de la métallurgie depuis le début du XIXe s. et du parallèle en termes de « maltraitance » de l’atmosphère et des ouvriers qui y travaillent et y vivent localement. En revanche, le film n’évoque pas la pollution de l’eau du Gier, pollutions majeures depuis Saint-Chamond jusqu’à sa confluence avec le Rhône à Givors. Des pollutions par les eaux usées domestiques en rejet direct (jusqu’au début des années 1990 et même 1996 pour l’agglomération de Saint-Chamond), au total plus de 100 000 équivalents-habitants, mais aussi des pollutions industrielles diverses : teintureries, puissant tissu (importance, variété) de l’industrie métallurgique jusqu’à la fin des années 1970. Dans l’usine dont il est question, on se servait de l’eau comme matière première des puissant circuits hydrauliques, mais on rejetait l’eau de trempage des pièces forgées et surtout des acides forts (décapage) directement dans la rivière, sans le moindre traitement. Les huiles hydrauliques ou de trempage devaient suivre le même chemin. Pas de contrôles, pas de souci. Il faut dire que la rivière était extrêmement pauvre du point de vue de la faune et de la flore aquatique, sans poissons la plupart du temps sur la plus grande partie du cours. La loi sur l’eau renforçant la lutte contre la pollution de l’eau ne date que de 1992… et avec la régression industrielle majeure dans la vallée et les stations d’épuration, la qualité de l’eau s’est améliorée de manière assez extraordinaire (on y pêche des truites).

Mon père « ouvre le bal ». Il était ici dans le musée de la Forge de Saint-Martin-la-Plaine. Cette commune rurale a de longue date possédé un artisanat de forge, notamment des chaines et une toute petite industrie dans le domaine, qui n’a rien à voir avec l’industrie « lourde » de RDG. Une toute petite partie de cet artisanat s’est maintenu.

Dans un local communal de RDG avec certains de des anciens collègues un peu plus jeunes. On notera l’autorité, la conviction, voire la bombe dégoupillée qui peuvent impressionner certains qui n’ont pas les clés de décodage. Les réalisateurs ont joué là-dessus, c’est sûr.

Et une forme d’humour et de sourire reviennent.

Des images d’archives dont j’ignorais totalement l’existence. En 1983 (ou début 1984) lors de l’occupation de l’usine (ou maintien de l’outil de production) pendant plus de huit mois avec ma mère (qui ira travailler ailleurs) et mon père qui investira ses indemnités de licenciement, avec 142 autres salariés, dans la SCOP qui sera lancée en 1984. L’État avait promis d’investir la même somme que les ouvriers – 4 MF – promesse qu’il n’a jamais tenue. Il n’a rien fait pour que le principal concurrent et ses alliés coule l’entreprise quelques années plus tard.

Durant la même période.

15 décembre 2024

Saint-Denis (1)

Nous avions décidé de nous rendre à Chartres le week-end du 11 novembre, probablement en souvenir d’un séjour là-bas quatorze ans plus tôt (voir ici). Partis en milieu de matinée, le GPS nous suggère de passer près de Paris. Et sur l’autoroute, je vois des panneaux « Saint-Denis » qui résonnent avec la volonté que nous avions eue, fin octobre 2020, d’aller visiter la basilique, le lendemain de l’enregistrement de « Question pour un champignon ». Mais rattrapés par le deuxième confinement, nous avions dû y renoncer. Je n’avais pas bien vécu la chose à l’époque : cela faisait un peu comme un jour sans fin. Mais cette fois, tout bien considéré, avec ce que j’avais imaginé pour les deux jours, je dis à Fromfrom qu’on y va (elle non plus ne connaît pas).

Je ne suis pas fan de la circulation circumparisienne, d’autant que j’y ai des souvenirs pas très agréables de bouchons. Nous trouvons assez facilement un stationnement pas très loin et en repartant, plus tard dans l’après-midi, ce sera aussi assez facile.

En tout état ce cause, on se retrouve devant l’ancienne abbatiale, basilique, cathédrale pas très longtemps avant midi et nous pourrons déjeuner de manière assez agréable dans un établissement donnant sur le parvis.

Voici donc pour commencer, des photos de l’extérieur. Hélas : pas possible de vraiment aller sur le côté sud et encore moins sur le côté nord dont le parc est désormais inaccessible (cela n’était pas expliqué, mais on sait que l’on prépare là le futur chantier de reconstruction de la tour et de la flèche nord). Donc, côté nord et chevet, photos prises de manière assez acrobatique.

Celle-ci, outre le noir et blanc, est trafiquée, avec un nouveau ciel (photo personnelle prise ailleurs à une autre occasion).

 

24 mai 2024

Épisode éduen (1)

Nous sommes allés en terres éduennes la semaine à cheval sur avril et mai, où mon père nous a rejoint. On devait s’organiser pour qu’il y reste une semaine supplémentaire là-bas, mais à cause du mauvais temps et des perspectives pour la semaine suivante, il est reparti en même temps que nous. Là-bas, les voisins, amis de la famille depuis les années 1950 (leurs ascendants et descendants), ne vivent pas forcément des épisodes roses, pour diverses raisons : maladies graves, accidents, chômage… Pas facile. Cependant, nos visites les sort de leurs habitudes, font une forme d’animation et ils se confient de temps en temps. C’est parfois très lourd et pas rassurant… et cela donne des coups de vieux…

De notre côté, les pluies quotidiennes ne nous ont pas permis de faire grand-chose, mais personnellement, j’ai pensé à autre chose qu’au travail. En revanche, on a brûlé pas loin d’un stère de bois…

Sinon, quelques photos d’un coucher de Soleil, des fleurs sauvages, un champignon et l’étang…

 

20 mai 2024

Mi-Carême

Dans notre ville d’H., il n’y a pas de « vrai » carnaval, mais il y a une fête foraine en ville autour de la Mi-Carême et un cortèges avec chars, déguisements, fanfares et géants (voir ici). Depuis que nous habitons ici, c’était la deuxième fois que ce cortège passait dans notre rue (19 mars cette année). Les personnes en tenue de « mousquetaire » sont des policiers municipaux. Photos prises depuis le premier étage de la maison, sauf les deux premières prises en bas.

 

4 mai 2024

Boulogne-sur-Mer (3 et fin)

Et la partie musée.

Georges Maroniez (Douai, 1865 – Paris, 1933). Les moulières au soleil couchant. Huile sur toile.

 

Henry-Arthur Bonnefoy (Boulogne-sur-Mer, 1839 – 1917). Le Fort d’Ambleteuse. Huile sur carton.

 

Culture Sugpiaq. Allayak / masque masculin. Archipel de Kodiak, Alaska. Bois, fourrure, ficelle, rendons, pigments. XIX° s.

 

Anonyme flamand. Tête de vache. XVII° s. Huile sur toile.

 

Francis Tattegrain (Péronne, 1852 – Arras, 1915). Vue de la dune de Saint-Frieux. Vers 1892. Huile sur toile.

 

École de Marco Pino (vers 1525-1587). La sainte famille. XVI° s.. Huile sur toile.

 

Période gallo-romaine. Pierre aux quatre dieux. Mercure ? Marquise, lieu-dit « Les Garennes » (découverte en 1856).

 

Alfred Sisley (Paris, 1839 – Moret-sur-Loing, 1899). Le pont de Moret-sur-Loing. 1894. Huile sur toile.

 

Joseph Thomas Tuite (1800 – 1875). Vue du port de Boulogne. 1829. Huile sur toile.

 

Maerten de Vos [Martin de Voos] (Anvers, 1532 – 1603). Le martyre de saint Sébastien. XVI° s. Huile sur toile.

 

Période gallo-romaine tardive. Les Dioscures, Castor et Pollux. Oolithe de Marquise (Pas-de-Calais).

 

Égypte, nécropole de Meïdoum, mastaba de Nefermaât et d’Atet, chapelle funéraire d’Atet. Peinture murale dite « Les oies de Meïdoum ». Reconstitution.

 

 

Statuettes de serviteurs funéraires. Égypte. Faïence, bois, calcaire. Différentes époques.

 

Amphore. Manière du peintre d’Acheloos. Grèce, Attique. Céramique à figures noires. Vers 520 av. J.-C.

 

Robert Aly (dates inconnues). Fort de Châtillon, vue prise des dunes en 1828. 1828 (?). Huile sur toile.

 

Hubert Eugène Bénard (Boulogne-sur-Mer, 1834 – 1879). Pêcheuse assise sur un rocher tenant une petite fille. 1864. Huile sur toile.

 

Pierre-Narcisse Guérin (Paris, 1774 – Rome, 1833). Portrait de petite fille. Début du XIX° s. Huile sur toile.

La salle de la Barbière, assez souterraine, date du XIII° s.

Les souterrains avec vestiges gallo-romains... et c'est là que sont exposées des stèles et statues romaines.

2 mai 2024

Boulogne-sur-Mer (2)

L’Hôtel de ville de Boulogne-sur-Mer comporte un beffroi, un ancien donjon du XII° s. appartenant au premier château comtal connu.

Nous sommes retournés au château-musée, déjà visité en 2014 (voir ici, et ). Il s’agit d’un ancien château comtal du XIII° s. profondément remanié au XVI° s. (ce qu’on en voit pour l’essentiel aujourd’hui) mais dont les « caves » reposent sur d’anciennes fondations gallo-romaines). Quelques vues extérieures.

 

28 avril 2024

Boulogne-sur-Mer (1)

Début mars, je m’étais accordé trois jours discontinus de congés…

Nous avons déjà visité plusieurs fois la basilique (ancienne cathédrale) Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : voir ici. Cette fois, nous avons pu visiter la crypte du XII° s., une des plus vastes de France, redécouverte en 1827 et en partie réaménagée et redécorée après cela. Elle a été restaurée avant 2015.

Pas mal d’œuvres d’art et d’objets liturgiques, mais compte tenu du peu de lumière, cela n’avait rien d’évident… d’ailleurs, le ticket d’entrée était à prix réduit à cause de cela.

Le Vœu de Louis XIV. Vers 1656. Bas-relief en albâtre.

Niche sculptée abritant une statuette de Notre-Dame de Boulogne. XVII° s. Chêne polychrome doré.

Christ en croix. XVII-XVIII° s. Ivoire. Notre-Dame de Boulogne.

Crosse de Mgr Leprêtre. Vers 1936. Laiton doré et pierres fines. Église Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer.

Cela, c’est en dessous de la coupole.

Et ça, l’équivalent de l’abside et de la chapelle axiale.

 

Et toujours la nef, la coupole et une Annonciation près de la coupole. Sans Calyste et Fromfrom, je ne l’aurais pas photographiée.

Charles Soulacroix (Montpellier, 1825 – Florence, 1899). Annonciation. Fresque.

11 avril 2024

Mes voitures (3 et fin)

Alors finalement, on est resté fidèle non seulement à la marque au lion, mais même au modèle, troisième du nom. Ou retrouvera une photo de la première ici, de la deuxième et voici donc la nouvelle sortie en 2022. Il s’agit d’une occasion justement sortie début 2022. Le moteur essence est grevé par une réputation sulfureuse qui défraye la chronique depuis plusieurs années à cause de la courroie qui trempe dans l’huile, mais les choses ont été revues et la maison-mère a décidé récemment d’allonger la garantie de manière très importante. La boite est automatique et dispose de quelques nouveaux gadgets dont nous verrons s’ils sont tous pertinents à l’usage.

 

4 décembre 2024

Toussaint 2024

Aux alentours de la Toussaint, petit séjour à A puis RDG pour récupérer la remorque afin de transporter la barque plus facilement à A car mon père ne s’en sert plus… et accessoirement pour voir mon père. Hélas, lors du remplacement du parechocs de notre voiture quelques semaines plus tôt, les andouilles du grarage n’avait pas percer un trou dans le plastique et il était impossible de fixer l’attelage amovible. Bref, une belle perte de temps. Le temps de régler deux trois bricoles chez mon père, de passer furtivement dans le Pilat et puis retour à A.

Nous n’avons rien visité cette fois. Pour les bolets, c’était trop tard, mais nous avons quand même pu profiter de quelques Pieds de mouton et de Chanterelles en tube (ce n’est pas ça qui est en photo). Bien sûr, l’étang était toujours à sa place, tout comme le ciel, les arbres, la forêt, la cathédrale…

 

14 décembre 2025

Photos presque au hasard

J’ai fait très peu de photos ces derniers temps. Comme j’ai exploré un peu ma photothèque ces derniers temps, en voici quelques-unes, parfois inédites, parfois non, mais retravaillées, parfois un peu les deux.

Hondschoote, Nord.

Santenay (-le-Haut), Côte-d’Or.

Abbaye de Charlieu (Loire)

Diane d'Anet ou Diane au cerf ou Diane appuyée sur un cerf ou Fontaine de Diane, sculpture du XVIe ou XVIIe s., représentant probablement, sous forma allégorique, Diane de Poitiers (le cerf, Henri II). Restaurée par Pierre-Nicolas Beauvallet (Le Havre, 1750 - Paris, 1818). Musée du Louvre, Paris.

Château de Ménessaire, Côte-d’Or.

Chêne probablement pédonculé (Quercus cf. robur), Morbecque, Nord.

Vitrail, Charité de saint Martin (XIIIe s.), musée du Moyen Âge de Cluny, Paris.

Armure, château de Blois, Loir-et-Cher.

Château de Cheverny, Loir-et-Cher.

Succise de prés (Succisa pratensis), Autun, Saône-et-Loire.

Médaillons de la façade occidentale de la cathédrale d'Amiens, Somme.

Parc du château d'Esquelbecq, Nord.

Abbaye-aux-Hommes, Caen, Calvados.

Verge d'or (Solidago virgaurea), Autun, Saône-et-Loire.

Hazebrouck, Nord.

Italie. Vers 25 av. J.-C. - 1 ap. J.-C. Femme assise sur une autel dite "Suppliante Barberini". Marbre du Pentélique.

Cornus capitata. Jardin des Plantes, Paris.

Ginkgo biloba, Bailleul, Nord.

Minet el Beida (Syrie). 1550-1150 av. J.-C. Boîte Canard. Ivoire d’hippopotame taillé. Musée du Louvre-Lens, Pas-de-Calais.

D'après Peter Paul Rubens (Siegen [Westphalie], 1577 - Anvers, 1640), peut-être de Jacob Jordaens (Anvers, 1593-1678). Prométhée enchaîné. Après 1611-1612. Huile sur toile. Musée des beaux-arts de Lille, Nord.

 

14 septembre 2024

Été éduen 2024 (4)

Baume-les-Messieurs (3)

Après la grotte, nous sommes saisis pas la chaleur, surtout en entrant dans la voiture. Impossible de penser manger près de la cascade, les établissements étaient pris d’assaut. Nous décidons d’aller dans un restaurant près de l’abbaye. Les places de stationnement sont rarissimes, mais après avoir un peu tourné, nous avons finalement de la chance. Nous mangeons dans un restaurant correct. En ressortant et en gagnant l’abbaye pour la première visite de l’après-midi, nous sommes accablés par la chaleur. En attendant l’heure d’arrivée effective de la guide, on trouve à se mettre à l’ombre dans un courant d’air sous un porche de liaison entre deux cours de l’abbaye. Hélas, la guide fut une grosse déception. Quelques repères historiques furent bien donnés, mais de manière brouillonne et rien sur la géographie exceptionnelle du lieu et rien ou presque sur l’architecture. Je ne suis pas surpris puisqu’en dehors des monuments nationaux où les guides sont excellents, les guides dans les autres édifices sont rarement bons. Là, cela n’a pas été la pire de ce que nous avons pu connaître, mais c’était assez médiocre. Elle demandait systématiquement si nous avions des questions. Il faisait tellement chaud à l’extérieur que je n’avais pas envie de lui demander des précisions architecturales. A l’intérieur, rien non plus sur l’architecture, mais à propos du retable flamand, elle dit qu’il était en chêne de la Baltique et là, j’ai demandé de quoi il s’agissait. Elle ne sut bien évidemment pas me répondre. Un touriste répondit à sa place, mais sans doute de manière incorrecte. In fine, selon lui, il pourrait d’agir de chêne de tourbière (bois conservé durant des siècles ou des millénaires dans des tourbières en eau). Je pense qu’il s’agit plus vraisemblablement de chêne (Chêne pédonculé le plus probable) issu des forêts bordant les parties méridionales des bassins versant donnant sur la mer Baltique, ce commerce du bois étant documenté au XVI° siècle (entre autres) au moment de la fabrication du retable. Par ailleurs, la visite ne fut pas très agréable car nous étions trop nombreux et l’accès à l’une des chapelles, non accessible librement (comme le chœur), pas du tout intéressante, par manque de place et par un baragouinage inconsistant de la guide. En revanche, le séjour dans la nef de l’abbatiale fut assez agréable car il y faisait relativement frais.

 

L’abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs est donc une ancienne abbaye bénédictine ayant eu des liens avec Cluny, positifs ou négatifs. Un ancien abbé de Baume aurait inspiré ou justifié la construction de la Maior Ecclesia Cluny III. L'église abbatiale est d'origine romane (XI° siècle) mais des éléments gothiques ont été ajoutés ultérieurement (voûte, chœur). Le clocher est roman mais avec une flèche reconstruite au XVI° s. Il a été restauré il y a quelques années.

 

Le retable flamand est un triptyque anversois du XVI° siècle conservé sur le maître-autel au fond de l’abside. Fromfrom était en admiration devant cette œuvre majeure.

 

Partie centrale sculptée, de haut en bas, de gauche à droite : Portement de croix, Crucifixion, Descente de croix, Adoration des bergers, Prophètes annonçant le Messie, Adoration des mages.

 

Volet gauche peint du retable ouvert, de haut en bas, de gauche à droite : Jardin des oliviers, Arrestation du Christ, Ecce Homo, Annonciation, Visitation. Et, après un traitement poussé, l’isolement de l’Annonciation

 

Volet droit peint du retable ouvert, de haut en bas, de gauche à droite : Ascension, Résurrection, La Pentecôte, Présentation au temple, Jésus parmi les docteurs.

 

6 septembre 2024

Été éduen 2024 (3 bis)

Comme demandé, je fournis ici trois exemples de photos, chacune avec trois versions :

  1. image « brute » de capteur (en fait, pas tout à fait brute car le logiciel interne de l’appareil photo indique quelques pistes d’interprétation dans le fichier que les logiciels de l’ordinateur peuvent interpréter, mais il n’y a pas de vraie correction) ;
  2. après correction de l’objectif (distorsion et autres corrections géométriques, aberration chromatique, vignettage), augmentation éventuelle de l’exposition globale, contraste, micro-contrastes, écrêtement des hautes lumières, remontée éventuelle des basses lumières, correction éventuelle de la balance des blancs (là, pas trop), vibrance des couleurs, augmentation modérée de la netteté et réduction « ordinaire » faible du bruit numérique. Les traitements qui éclaircissent des images sombres et avec de hauts ISO rendent le bruit numérique (granulation colorée) très visible ;
  3. réduction du bruit par un module fonctionnant par l’intelligence artificielle (environ 10 min par photo). Le logiciel lisse parfois trop l’image en fonction de l’intensité du débruitage, mais le traitement étant tellement long et gourmand en ressources informatiques, que je n’ai pas fait de multiples essais pour une photo (car évidemment, le résultat pour une image n’est pas forcément reproductible pour une autre, surtout ici où les conditions de lumières et les réglages étaient assez différents).

 

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