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Cornus rex-populi
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14 janvier 2015

Bourges (4/5)

En 2007, j’avais été subjugué par les vitraux de la cathédrale des  (XII), XIII et XIVe siècles, d’autant que je ne me souvenais pas de leur importance ni de leur beauté. Avec mon premier appareil photo numérique compact, je n’avais pu réussir que quelques photos, la sensibilité du capteur ne permettant probablement pas de faire des miracles dans les intérieurs sombres. Je me souvenais de ma frustration que confirme la numérotation des photos que j’avais faites : la majorité étaient ratées.  Les deux premières photos représentent un vitrail plus récent : XVe ou XVIe s.

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11 janvier 2015

Bourges (2/5)

La dernière visite à la cathédrale de Bourges, du moins en ce qui me concerne, remontait à juillet 2007 (j’en avais parlé ici).

Il est extraordinairement très difficile de photographier la façade occidentale, vue  sa largeur imposante et surtout le très faible recul dont on dispose. Il faudrait disposer d’un bon objectif ultra-grand angle pour arriver à quelque chose de potable. Voici néanmoins la photo que j’ai pu assembler à partir de 4 photos verticales. Évidemment, c’est très déformé, mais cela reste regardable je pense.

 

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Suivent des vues des extérieurs.

 

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10 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (4) : champignons et voûte

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Il me semble que l’année 2014 a été une bonne année à champignons forestiers.

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En général, quand on arrive à la Toussaint, on n’a plus guère de chances de trouver des Boletus edulis Bull. : Fr (Cèpe de Bordeaux), car le froid lui coupe l’envie de pousser. Ce n’a pas été le cas cette année, puisque avec la douceur, j’ai pu en faire trois petites cueillettes dans mes coins secrets que seul mon père connaît.

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Pas de risque en revanche de planquer les coins à Leccinum aurantiacum (Bull.) S.F. Gray (Bolet orangé) que personne ne ramasse et qui est pourtant bon (sauf le pied filandreux), à chair blanche mais qui noircit violemment, surtout à la cuisson (pas de photos). En revanche je ne trouve pas bon le Leccinum cf. roseofractum Walting (Bolet à chair rosissante).

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Je passe sur les autres bolets rudes, des bouviers, livides, jaunes qui sont soit immangeables ou avec lesquels je ne me régale pas (je les ai tous testé il y a 25 ans).

Assez peu de Hydnum repandum L. : Fr. (Pied-de-mouton)

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Assez peu de Cantharellus tubiformis Fr. : Fr (Chanterelle en tube) car pour le coup, c’était sans doute un peu tôt. En revanche, j’ai retrouvé quelques pieds de Lactarius deliciosus (L. : Fr.) S.F. Gray (Lactaire délicieux), champignon que je n’avais pas retrouvé au domaine du dragon terrassé depuis une dizaine d’années.

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Et puis Amanita muscaria  (L. : Fr.) Pers. (Amanite tue-mouches). Je ne vais pas vous faire croire que j’en ai déjà mangé et que cela expliquerait bien des choses…

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Quelques photo forestières (inutile de chercher, ce ne sont pas mes coins à champignons).

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Et de cette voûte de trembles dorée au soleil couchant. Je n’en suis pas revenu de voir ça sans doute au meilleur moment, tellement cela m’a semblé irréel mais beau et parmi les meilleurs styles cathédraliens.

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8 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (2) : Beaune

Il avait été décidé de nous rendre à Beaune (nous nous rendons désormais assez souvent dans cette ville très chic - et trop friquée par certains aspects, malheureusement). Une ville qui attire énormément de touristes français et étrangers, pour son patrimoine et ses vins. Notre premier objectif était d’aller déguster des vins dans les caves Patriarche, dans l’ancien couvent des Visitandines. Cela faisait un moment que j’avais envie d’y aller. En fait, on trouve là-bas des caves dont les plus anciennes datent du XIIIe s. et du XIVe s. On serpente ainsi dans les caves, en passant sous plusieurs rues de la ville, sur seulement une petite partie des 5 km de galeries (les plus importantes de Bourgogne). Un parcours mi-promotionnel, mi-muséographique. Mais surtout, des dégustations libres à la manière de ce que l’on connaît au Marché aux vins dont j’avais parlé ici. Car l’idée était bien là : acheter quelques bouteilles de vins différents après les avoir goûté pour de vrai. Or les endroits où l’on peut faire cela sont assez rares. Bien que chez un négociant en vue, on y trouve des vins typiques ou surprenants. Un excellent Mercurey blanc qui m’a fait oublier la dégustation désastreuse de l’été dernier (ici). Il y a des choses à oublier : un Hautes-Côtes de Beaune blanc pas vraiment à la hauteur et surtout un horrible Chorey-lès-Beaune qui avait une forme de forme de goût plat faussement métallique. Bons points en revanche pour un Meursault (je n’en ai jamais bu de mauvais jusque là), des premiers crus de Pernand-Vergelesses et de Pommard et pour un Gevrey-Chambertin. Passable en revanche pour un premier cru de Nuits-Saint-Georges, pourtant mis en avant part les sommeliers et excessivement cher.

Ensuite, Fromfrom a pu aller dans le magasin d’habillement qu’elle fréquente tous les ans. Il était alors bien tard pour entamer la visite de la collégiale Notre-Dame car la nuit commençait sérieusement à tomber. La précédente visite remontait à 2006 (voir ici).

Quand le jour était encore là.

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L’intérieur.

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Avant la fermeture, on a renforcé l’éclairage du chœur. Je n’ai pas compris pourquoi sur le coup.

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Depuis la rue.

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Et le chevet, avec les vitraux illuminés de l’intérieur (j’avais compris le pourquoi du comment).

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3 novembre 2014

Concours des anniversaires

Il est de tradition, pas toujours respectée, de proposer, en guise d’introduction, un petit concours de devinettes au retour d’une période de vacances.

1) Sur quel édifice ou dans quelle ville trouve-t-on ce vitrail ? [indice : nous n’y étions pas le troisième dimanche de novembre]

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2) Dans quelle ville trouve-t-on cette fontaine ? [indice : cela n’a rien à voir avec un certain Satyre puant]

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3) Où peut-on voir cette statue ? [indice : déjà montrée il y a longtemps dans ce blog]

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4) D’où vient ce chat ? [indice : sept]

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5) Où se trouve cet édifice [indice : pas très loin de mes anciennes terres favorites]

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6) A quelle espèce appartiennent ces arbres ? [indice : magnifiques pionniers abritant Narcissus pseudonarcissus L. (Jonquille)]

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Sinon, pour rire samedi, à l’occasion de la fête en avance des 60 ans d’un ami, et alors que je célébrais moi-même ma Loire armoricaine, j’ai été à nouveau amené à me compromettre en public en trinquant avec un breuvage girondin, exactement comme il y a tout juste sept ans aujourd’hui. Du coup ce soir, vengeance avec un breuvage issu d’un affluent du grand fleuve.

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7 janvier 2015

Bretagne 2014 (5)

Le lendemain, nous nétions pas pressés pour quitter nos hôtes. Depuis la veille au soir, nous avions appris que notre jeune nièce (celle dont j’ai déjà parlé dans ces pages) avait été hospitalisée en urgence suite à une crise d’asthme la nuit précédente chez son père. Les parents ne s’occupent pas de la faire soigner pour ses allergies, ni sur le fond, ni pour les symptômes (« ventoline » et autres bronchodilatateurs), ce qui est déjà révoltant. Mais je ne vais pas revenir sur le sujet. En tout état de cause, les médecins constatant que la gamine n’était pas suivie, ont fait un signalement aux services sociaux.

En quittant donc à regret le cap, nous sommes donc passés voir la gamine à l’hôpital où se trouvaient ses deux sœurs, deux jeunes filles formidables qui ont eu la chance de s’en sortir a peu près bien semble-t-il, malgré les difficultés familiales qui ne datent pas d’hier. La « petite » allait plutôt beaucoup mieux, même si elle a fait deux jours d’hôpital supplémentaires notamment afin de débuter probablement un vrai traitement.

Le soir, nous avons néanmoins réveillonné avec la duchesse mère. Une pensée à elle ce soir, car elle s’est cassée l’épaule ce matin en tombant dans les escaliers. Il y a des moments où les années commencent mal. Cela ne va pas être simple à gérer pour elle, même si cela n’a pas l’air extrêmement grave. Fromfrom est évidemment encore affectée de ne pouvoir rien faire.

Après ces éléments peu réjouissants, je mets quand même la photo du gâteau fromfromien du 24, à savoir un bavarois à la clémentine.

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6 janvier 2015

Bretagne 2014 (4)

Le lendemain, nous avons quelque peu bayé aux corneilles une partie de la matinée et effectué une nouvelle visite guidée du jardin. Entre bien d’autres choses bien plus intéressantes, Karagar nous a montré ses Pennissetum (n’allez pas vous imaginer des choses post-vingt-deux heures, il s’agit de graminées auxquelles j’ai été allergiquement sensibilisé par certains responsables d’espaces verts qui en mettent partout comme s’ils avaient trouvé la vivace universelle). En début d’après-midi, j’emprisonne moi aussi sur le capteur un pivert comme l’avait fait Karagar quelques jours plus tôt.

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Nous nous rendons ensuite à la chapelle Saint-Tugen autour de laquelle nous avions déjà fait des tours mais pour laquelle nous n’avions jamais fait de halte. Nous savions en revanche que nous ne pourrions pas la visiter, surtout en cette saison.

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Nous nous interrogeons aussi sur la fonction de certains anciens bâtiments d’élevage. Nous concluons que les curieuses ouvertures devaient correspondre à des mangeoires pour les porcs qui étaient garnies depuis l’extérieur, avec une pierre en biais pour empêcher les animaux, même de petite taille, de s’échapper.

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La fontaine.

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Nous faisons un tour pour voir des vagues. Au moment de partir, un soleil couchant inattendu. Avec mon nouvel appareil photo, je ne savais pas trop comment effectuer les réglages (déjà que ce n’est pas évident sur l’ancien), mais sur l’insistance de Karagar, je vous livre ceci.

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Après quelques petits détours dans les presque extrémités occidentales, nous revenons à la base où Plume ne tarderait pas à nous rejoindre.

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La buche noëllienne, tenue secrète jusqu’au bout, à base de praliné de la maison Karagar dont nous fumes obligés de reconnaître la qualité.

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Et c’est sur cette photo du club des cinq que je me permets de vous souhaiter une belle et heureuse année 2015. Et ceci ne s’adresse bien sûr pas qu’aux seuls protagonistes de l’image, en espérant que ces rires puissent en contaminer beaucoup d’autres.

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5 janvier 2015

Bretagne 2014 (3)

Après le repas (un restaurant ouvrier à vivement conseiller à « La gare » de Plounéour-Trez, direction Le Folgoët et sa célèbre basilique. Karagar et Fromfrom y ont là-bas chacun des souvenirs importants et riches en émotions. Fromfrom y a été guide le temps d’un été. Et moi, j’avais découvert ce lieu sur une gravure qu’elle avait exposée chez elle. Voir cette représentation m’avait fait un drôle d’effet. Et puis voir cette fontaine issue d’une source captée sous l’église me paraissait tellement exotique. J’avais découvert le lieu la première fois début janvier 2007 (voir photos, entre autres, ici). Hélas, cette fois encore, le ciel n’était pas avec nous.

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Nous poursuivons ensuite à Locronan (découvert le 1er janvier 2006 lors de ma seconde visite en Bretagne occidentale, alors que notre union avec Fromfrom n’était pas encore scellée dans le granite, même si elle était déjà inéluctable). Le village médiéval était encombré par un de ces envahissants marchés de Noël que l’on voit désormais fleurir presque partout en France. Des chalets où l’on vend systématiquement des merdouilles inutiles hors de prix. Je ne possédais aucune photo de l’intérieur de l’édifice, et en particulier des nombreuses statues.

 

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Les statues sont majoritairement du XVIe siècle, mais d’autres sont du XVe s., souvent du XVIIe s. et une du XIIIe s. (la première représentant saint Fiacre).

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« Trop courtes tes jambes, mon fils »

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Nous avons bu deux coups dans la crêperie-bar et avons attendu le début, encore bien timide, de la nuit et l’éclairage des guirlandes électriques multicolores, illuminations dont Fromfrom avait entendu parler la semaine précédente. Cela n’a rien d’exceptionnel par l’originalité (partout le même motif), mais c’est surtout la longueur cumulée de ces guirlandes qui est plus impressionnant (la place et plusieurs rues sont concernées). On aime ou pas. Personnellement, cela ne m’a pas fait défaillir d’admiration. Mais force a été de constater qu’à l’éclairage de 17 h 30, la population arpentant les rues avait été multipliée par trois ou quatre.

 

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Nous avons ensuite gagné le cap où nous attendaient nos hôtes. En passant, coucou rapide au calvaire de Confort-Meilars.

 

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Et nous sommes arrivés chez Jehan Marc’hkar et Volaskell Karagar et Vladimir que nous avions hâte de retrouver.

4 janvier 2015

Bretagne 2014 (2)

Le lendemain, il fait jour à l’église de Roscoff, mais la lumière n’est pas vraiment là.

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Le port.

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Nous gagnons Saint-Pol-de-Léon pour retourner voir la fameuse chapelle du Kreisker qui possède le plus haut clocher de Bretagne. En fin de visite, nous avons même eu droit à un demi-rayon de soleil. Lintérieur de la chapelle est plus beau que celui de mon souvenir (je lavais découvert à nuit tombée, il est vrai).

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En octobre 2006, nous avions été invités à la cérémonie religieuse du mariage d’une copine de Fromfrom. La fête qui suivit se déroulait à Brignogan. J’en avais gardé un très bon souvenir des « grosses caillasses » sur les plages et au milieu des habitations. J’avais très envie de retourner voir ça.

Dans les environs de l’anse du phare de Pontusval.

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Un menhir christianisé monumental (8 m de haut), prétendument unique en Bretagne (?).

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Et au milieu des rochers, la chapelle Pol.

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Une maison et quelques autres rochers.

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21 décembre 2014

Bretagne 2014 (1)

Samedi, passage sur le Pont de Normandie.

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Dimanche matin, passage traditionnel à Pont-Aven. Pas un chat dans la cité des peintres.

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L’église de Nizon est ouverte tous les jours, sauf le dimanche !

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Passage au moulin à marée au Hénan.

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Deux rigolos.

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Les mêmes rigolos au même endroit il y a 8 ans et demi.

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Pas loin, le château du même nom (visiblement, il n’était pas visible de la route autrefois).

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Pas très loin.

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Le port de Kerdruc.

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Après avoir mangé des araignées à pinces en compagnie de la duchesse mère, départ pour Roscoff dont je découvre l’église une nouvelle fois de nuit (pour l’instant, du moins).

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23 octobre 2014

Brèves cornusiennes (31)

Dimanche, nous sommes allés dans un restaurant étoilé que nous ne connaissions pas. A l’occasion de son départ en juillet dernier, les anciens collègues de Fromfrom nous avaient offert un chèque cadeau dans cet établissement. Un restaurant qui ne paye pas forcément de mine. Pas aussi inoubliable que les repas des 40 bougies cornusiennes ou des 45 fromfromiennes, mais une cuisine qui se tient fort bien. Entre bien d’autres choses, nous avons mangé, sans doute la seule fois de notre vie, de la grouse ou lagopède d’Écosse.


Un petit peu de bûcheronnage en perspective, du repos, des bricoles, sûrement quelques visites et une fête (pas la mienne, pas la notre, enfin pas encore) durant ces vacances.


Encore quelques fleurs du jardin.
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15 décembre 2014

Mairilluminées

Les édifices ont déjà fait l’objet de photos sur ces pages, mais il s’agit de nouvelles mises en couleurs illuminées.

Tout d’abord, l’hôtel de ville de B. (commune de mon lieu de travail), de style flamand, avec son beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le nouveau maire a fait enlever une des friteries de la place en prétextant ce classement.

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Et puis l’hôtel de ville de notre bonne ville d’H., au style bien différent, mais qui possède un lieu historique au premier étage.

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18 octobre 2014

Enfin

Il n’y avait scandaleusement rien eu depuis une éternité. Les ouvrages à l’échelle de la France utilisés jusque là étaient :

  • la flore portative de G. Bonnier dont la première édition remonte à 1894 (les éditions suivantes n’ont pas dû être beaucoup améliorées). Parce que les enseignants nous l’avaient recommandée, j’ai commencé avec ça au début des années 1990 (flore encore très utilisée par les étudiants et les débutants qui herborisent dans des régions ne disposant pas de flores locales modernes), parce que l’ouvrage est compact, simple, mais aussi complètement dépassé du point de vue scientifique et nomenclatural, sans compter qu’il est également très incomplet contrairement à ce qu’affirme son titre. L’auteur avait également commis un énorme ouvrage très complet avec de belles planches en couleur, mais inutilisable sur le terrain et également complètement dépassé ;
  • la flore de labbé H. Coste date de 1901-1906 et est en trois volumes. Je l’ai achetée au milieu des années 1990 car elle a l’avantage d’être bien plus complète que la première et de posséder des dessins généraux et des détails pour chacune des espèces. Cet ouvrage a fait l’objet de sept suppléments jusque dans les années 1990, y compris de suppléments qui complètent partiellement des suppléments antérieurs, mais pas tous réédités. L’ouvrage de base était déjà intéressant et très utilisé jusqu’à présent par les professionnels herborisant dans les régions non couvertes par des ouvrages plus modernes ;
  • la flore de P. Fournier publiée entre 1934 et 1940 est en un seul volume et a un peu mieux vieilli. C’est la plus complète des trois. Je me la suis procurée seulement lors de sa dernière réédition en 2000 (un véritable scandale, parce que la typographie pourrie n’a pas fait l’objet d’amélioration, alors que l’ouvrage est encore vendu une fortune). Je l’ai très peu utilisée ;
  • la flore du CNRS de M. Gu*in*ochet et R. de Vilmorin, en cinq volumes, a été publiée entre 1973 et 1984. Je ne la possède pas et je l’ai assez peu utilisée autrement. Elle est inégale : moderne pour le traitement de certains genres ou familles, pour tout le reste, elle reprend plus ou moins le traitement de la flore Fournier. Et les cinq volumes sont délicats à manipuler sur le terrain.

Alors il y avait bien des flores régionales et thématiques, comme par exemple :

  • H. des Abbayes et al. (1971) pour le massif armoricain, dont je me suis procuré une réédition il y a peu ;
  • R. Co*rill*ion (1982-83) pour la vallée de la Loire entre l’Orléanais et l’estuaire, un de mes livres de chevet à une époque dont j’ai pu bénéficier de l’un des derniers exemplaires disponibles car jamais rééditée. J’ai correspondu avec l’auteur, très âgé, juste avant sa mort ;
  • G. N*éti*en (1993-96) pour le Lyonnais ;
  • F. Bu*gnon et al. (1993-98) pour la Bourgogne, ouvrage assez remarquable, avec de bonnes clés de détermination et avec de nombreux dessins (pas forcément beaux esthétiquement parlant mais très informatifs) pour presque toutes les espèces. Le tome des clés était bien peu pratique pour aller sur le terrain car imprimé sur un très beau papier, mais très lourd. La flore a été rééditée en plus petit format. Cela a été ma seconde flore de chevet lorsque je travaillais sur la Loire, même au-delà de la Bourgogne. J’ai également correspondu avec l’auteur principal, juste avant son décès (cela fait drôle avec ce qui m’était arrivé avec Co*rill*ion) ;
  • J. La*mbi*non et al. (6e édition 2012) pour la flore de Belgique, Luxembourg, Nord de la France et régions voisines, ouvrage majeur car régulièrement mis à jour, d’une grande rigueur et dans les faits, utilisable dans le tiers nord de la France. Je l’ai peu utilisée avant de venir dans le Nord.
  • P. Ja*uz*ein (1995) pour les champs cultivés et autres milieux rudéraux pour la France entière. Un ouvrage plus que sérieux, contrairement à d’autres bouquins antérieurs ou non.
  • etc.

Je passe sur les monographies de familles ou de genres, ou encore les nombreux atlas départementaux ou régionaux dont beaucoup sont excellents.

 

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Mais nous voici rendus en 2014, avec une flore de France au top des dernières avancées scientifiques. Lancée par la Soc*iété b*ota*ni*que de Fra*nce il y a une quinzaine d’années depuis entreprise pour de vrai deux ans plus tard par B. de Fo*uca*ult, rejoint un peu plus tard par J.-M. Tis*on. Cet ouvrage repose sur le principe de la flore Fournier, mais uniquement par la présentation générale et le format portatif, car tout le reste est entièrement nouveau. Il y a aussi de nombreux autres auteurs (il était question que je participe modestement, mais jai laissé tomber, pensant que je naurais pas le temps, alors que je laurais finalement eu). La qualité scientifique est incontestable. Il se peut néanmoins que l’ouvrage soit peu abordable pour les débutants. Le plus scandaleux dans cette histoire est surtout que la rédaction de cette flore a largement reposé sur le bénévolat et que les institutions scientifiques ne s’y sont guère impliquées. Les auteurs ne sont pas forcément des professionnels et quand ils le sont, ils ne l’ont pas fait dans le cadre de leur activité principale. Cela montre à quel point la recherche scientifique se moque littéralement de la taxonomie et de former des chercheurs naturalistes dignes de ce nom. Actuellement, un chercheur français en botanique fait de la génétique et de la biologie moléculaire, mais est incapable de distinguer un pissenlit d’un salsifis. Cela n’inquiète pas grand monde.

27 novembre 2014

Vieilles reliques

Le 15 novembre avait lieu la traditionnelle réunion d’automne de la Société septentrionale de botanique (ce n’est pas là son vrai nom) dont je suis le trésorier depuis bientôt sept ans.

La réunion avait lieu cette année pour la première fois au Palais Rameau, siège lillois de l’Association septentrionale d’horticulture (ce n’est pas le bon nom non plus). Ce palais est monument historique. Il date du XIXe s. et a été bâti grâce à l’argent qu’un membre historique de la société qui avait été à la mairie de Lille pour l’occasion. Nous n’avons malheureusement pas pu visiter cet immense palais-serre qui ressemble à une église, ni le photographier. Photo Velvet sur Ouiqui.

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Dans le palais, le président faux-aristocrate de la Société nous a accueillis. Pour l’occasion et l’honneur que nous lui faisions, il avait sorti, avec bien peu de précautions, deux vieux livres de botanique.

Un en noir et blanc de 1576, imprimé assez classiquement.

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Et un autre, bien plus exceptionnel, en couleur, original manuscrit du célèbre botaniste précurseur allemand Leonhart Fuchs (celui du fuchsia entre bien d’autres choses) et datant de 1545. Le livre a une couverture de vélin extra-fine et transparente.

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15 octobre 2014

La mère dit hé

Lundi, Fromfrom a vu la mère d’une élève, assez peu douée (lélève, pas la mère, encore que...) pour diverses raisons pas totalement identifiées. L’élève de CM1 en question a convenu de faire des efforts, sachant que Fromfrom l’aiderait. Et pour remercier son enseignante, voici ce que la gamine lui a écrit à l’intérieur d’une carte, sachant qu’on retrouvait exactement la même phrase écrite sur l’enveloppe. Inutile de dire que j’ai éclaté de rire (j’en avais aussi besoin).

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15 novembre 2014

Cimetières et chrysanthèmes

Lundi après-midi, comme je ne travaillais pas (RTT de pont imposé) et comme ma visite en forêt domaniale a été empêchée pour cause de chasse, je suis allé visiter le vieux cimetière de la ville. Il s’agit d’un cimetière civil d’un côté et militaire (français et français) de l’autre. Il existe aussi deux autres cimetières civils modernes et deux autres cimetières militaires du Commonwealth de la Première Guerre mondiale. Je fréquente peu les cimetières, mais je dois dire que les cimetières militaires me désespèrent, tant ils sont nombreux, singulièrement dans la région, tant les tombes et les monuments sont innombrables.

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Le carré anglais.

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Le carré français. Alors que j’arrive à peine, une dame qui passe m’interpelle, en me disant que « c’est une honte, que c’est bien moins entretenu que le côté anglais ». J’ai été cueilli à froid et je n’ai pu lui répondre, car je n’avais encore rien vu. Effectivement, les croix en fer en forme d’épée nécessitent des travaux de peinture réguliers (les pierres côté anglais nécessitent moins d’entretien), mais c’est loin d’être abandonné. Par ailleurs, il y a aussi de grandes plantes qui poussent çà et là devant les tombes et c’est voulu. Ce n’est pas forcément toujours heureux esthétiquement parlant, mais cet aspect prétendument « négligé » déplaît énormément aux Français en général et aux Flamands en particulier. Cet état d’esprit est d’ailleurs un problème majeur quand les communes ou d’autres collectivités territoriales veulent mettre en place une gestion différenciée des espaces verts ou des abords de voies publiques.

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Et puis parce que j’étais venu pour voir des chrysanthèmes, en voici. Les coups de vents et la pluie avaient déjà commencé à abimer les fleurs.

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Je suis tombé par hasard sur la tombe de labbé Lemire.

 

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1 août 2014

Vacances en Bourgogne du sud (5) : Bresse bourguignonne - Pierre-de-Bresse

Quatre jours plus tard (deux jours après Rully), pour revenir en Bourgogne méridionale, décision avait été prise d’aller en Bresse bourguignonne. Notons que la Bresse, comprise dans son ensemble, est un territoire très particulier et atypique sur de nombreux plans. Du point de vue géomorphologique et géologique, il s’agit d’une vaste plaine assez plane entre les vallées de la Saône à l’ouest, du Doubs au Nord et le massif du Jura à l’est. Cela correspond à une ancienne cuvette d’un lac du Tertiaire au sein de laquelle les avec argiles sont abondantes. L’architecture des corps de fermes se caractérise par de typiques et importantes avancées des toits formant auvents souvent soutenus par des piliers de bois (cela s’observe toujours aujourd’hui en Bresse bourguignonne. La structure était traditionnellement en pans de bois avec utilisation de briques, de torchis ou du pisé (du fait de l’abondance d’argile). Sur le plan historique, cette région naturelle a longtemps été rattachée à la Savoie. La culture y est spécifique, comme la langue. Dans la partie sud, on y parlait des dialectes de franco-provençal (sans doute pas en Bourgogne cependant). L’agriculture et se caractérise par l’élevage et la polyculture en système traditionnellement bocager, mais le maïs est cultivé ici de façon spécifique depuis longtemps et surtout les gastronomes savent ce qu’il en est de la volaille de réputation majeure. La Bresse est à cheval sur deux autres régions administratives et deux autres départements : l’Ain (Rhône-Alpes) et le Jura (Franche-Comté). En Saône-et-Loire, cela correspond en gros au tiers est du département. Nous y étions déjà passés lorsque nous étions allés à Louhans, qui est une ville phare de la Bresse bourguignonne (voir ici).

Nous avions un but bien précis : le château de Pierre-de-Bresse qui appartient au Coneil général dans lequel est installé l’écomusée de la Bresse bourguignonne. Le château initial remonte au XIIIe s., mais a été entièrement reconstruit au XVe s. et remanié au XVIIe s.

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En visitant les salles du musée, nous avons été poursuivis (pas moyen de s’en défaire) par 2-3 groupes (familles) de visiteurs qui nous ont empoisonné l’existence (je ne parle pas des autres restés discrets). D’abord le « vieux » paysan, avec sa cote de bleu de travail du dimanche (elle était propre mais quand même déchirée). Je n’aurais pas relevé, chacun étant libre de s’habiller comme il l’entend si notre attention n’avait pas été sans cesse attirée par sa puissante voix qui commentait des choses qui n’intéressaient que son entourage, sans compter le fait qu’il touchait à tout entre deux gloussements des épouses. Il y avait aussi la famille de la catégorie de celles qui mettent la première fois un pied dans un musée et qui fait « comme à la maison », qui parlent fort car on les entend à l’autre bout du château, qui courent dans tous les sens avec l’élégante discrétion du troupeau d’éléphants dans un magasin de porcelaine et qui de surcroît, a le même niveau de vocabulaire que la vache charolaise. La citation, « il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit » pourrait se décliner en « n’emmène pas les cons au musée, ils pourraient se croire intelligents ». Avec le troisième sous-groupe, nous avons eu droit au gamin qui grimpe partout et manipule tout à tort et à travers avec ses parents qui au lieu de le canaliser  l’encouragent, le tout avec des commentaires idiots qu’on entend encore d’ici. Bon, je sais que je suis méchant même si ce n’est pas tout à fait mon genre d’enfoncer les « petits ». Nous verrons par la suite que côté visite, la connerie ne touche hélas pas que les petits pécules intellectuels, pour lesquels je me suis résolu à avoir finalement beaucoup d’indulgence.

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Quelques armoire et buffets.

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Sur le chemin du retour, passage par l’église Notre-Dame de l’Assomption de Ciel, dont nous avions vu la silhouette imposante de son clocher à l’aller et dont une maquette était exposée au musée. Il s’agit originellement d’un édifice roman de la deuxième moitié du XIIe siècle dont seule la partie orientale (chœur, transept et 5e travée de la nef) a conservé son état ancien, le reste a été refait au début du XVIIIe siècle. En 2003, la flèche a été entièrement démolie et refaite à l’identique en briques vernissées.

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13 novembre 2014

Le Vladimir

Comme on n’était pas à domicile, Fromfrom n’avait pas pu me faire mon traditionnel gâteau d’anniversaire. Elle s’est donc rattrapée dimanche en faisant un Russe. Tout ça pour pouvoir utiliser le praliné qui restait après le Paris-Brest de septembre. Maintenant, certains comprendrons mieux le pourquoi du comment du dessert empoisonné de la tante Honorine. En vrai le praliné se conserve longtemps au réfrigérateur. Et comme ce Russe diffère des « vrais », si tant est qu’il puisse en exister d’authentiques, je propose de le baptiser le Vladimir, qui comme chacun sait, n’est pas russe. La recette restera bien entendu secrète, sauf à tromper l’œil de Moscou de Koada Fromulovitch.

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12 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (6 et fin) : anniversaires

Depuis le mois de mars, nous avions été invités à la fête d’anniversaire des soixante ans d’un ami d’Orléans. J’avais connu cet homme à la fin de l’année 1995, alors qu’il cherchait quelqu’un pour initier tout doucement des recherches sur la végétation de la Loire, alors qu’il n’avait que de minuscules budgets. De retour en Touraine depuis peu après mon service militaire, il avait contacté mon ancien professeur responsable de la formation, qui lui avait proposé plusieurs noms de personnes susceptibles de s’y coller. Je fus retenu et j’ai commencé à travailler avec lui (à Chinon puis à Orléans), puis j’ai entretenu des relations de plus en plus amicales. J’ai fait mon DEA avec lui et il m’a notablement aidé à travailler dans le domaine et à rechercher le financement de ma thèse. Je suis alors retourné à Orléans. Après ma soutenance de thèse, avant d’être embauché dans le Nord, il avait monté un projet (plan B) qui était fait sur mesure pour moi. Bien qu’éloignés, nous nous sommes revus à plusieurs reprises à lors de formations, de séminaires, d’un comité de thèse et à l’occasion de notre mariage breton. C’est vraiment quelqu’un de fidèle en amitié, d’une très grande gentillesse et qui a aidé des tas de gens. En dehors de ses amis d’enfance (il est marseillais d’origine) et de ses années estudiantines (à Grenoble), il s’est fait assez peu d’amis à Orléans. En faisant mon travail de thèse, il s’était dit beaucoup impressionné par mon travail. Il m’a toujours encouragé même quand je doutais fortement (je ne le montrais pas, certes). Je n’avais vu ses enfants qu’une seule fois il y a 15 ans. Bien que je m’y étais préparé, cela m’a fait un choc de les voir adultes alors que dans ma mémoire, ils n’étaient pas beaucoup plus haut de quatre pommes.

Le rendez-vous était donc donné dans un grand gîte, en fait une des annexes d’une immense ferme de la Beauce du sud (au nord de la Loire et à l’ouest d’Orléans). Nous fûmes fort bien accueillis. A part l’ami en question et son épouse, je ne connaissais pratiquement personne (beaucoup de Grenoblois) à l’exception notable d’un journaliste de la presse du magazine ligéro-territorial, avec lequel je continue de correspondre de temps à autres. Une soirée très sympa avec des invités avec lesquels nous avons pu débuter des conversations. Et beaucoup de chants et de musique faite sur place. Pas mal du tout. Nous étions une quarantaine, bien moins nombreux qu’au mariage de ma cousine, mais cela fut mille fois plus plaisant.

A quelques kilomètres à peine, le château de Talcy (XVIe s.) où nous sommes passés rapidement.

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11 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (5) : Château-Chinon

Nous étions pourtant passés de nombreuses fois à Château-Chinon avec Fromfrom, mais je ne lui avais jamais fait découvrir le centre, et en particulier la fameuse fontaine de Jean Tinguely – Niki de Saint Phalle, inaugurée par François Mitterrand juste avant sa réélection en 1988 et qui en avait fait la commande au nom de l’État.

La première fois que j’avais découvert cette fontaine, j’avais été extrêmement surpris. Et je l’ai revue depuis et je dois dire que j’aime beaucoup le graphisme et les couleurs que les mouvements mettent bien en valeur. Il y a dit-on, une fontaine un peu similaire des mêmes artistes, près du Centre Pompidou et probablement trois autres dans le monde. Mais il s’agit là bien d’une œuvre unique au moins pour les éléments sculptés et peints. Fromfrom a aussi beaucoup aimé.

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Ensuite, je savais que l’idée ne suscitait pas un enthousiasme débridé chez Fromfrom (ni de ma part, parce que l’ayant déjà visité deux fois il y a longtemps), mais nous sommes quand même allés voir le musée du Septennat, toujours à Château-Chinon, où François Mitterrand eut l’idée de déposer les cadeaux qu’il recevait en tant que chef de l’État, notamment à l’occasion de ses voyages à l’étranger. Des cadeaux parfois très personnalisés, parfois assez symboliques, mais aussi assez souvent d’une très grande valeur artisanale et artistique, voire de très grande valeur tout court. Seul Jacques Chirac a aussi mis en place un musée similaire. Il y a de tout dans ce musée, mais force est de constater qu’il y a de très belles choses, pas toutes faciles à photographier. Fromfrom a été agréablement surprise. Depuis que je l’avais visité, le musée a été agrandi. Et je pense qu’à part quelques bricoles, le musée reste visitable, même pour un mitterrandophobe. En revanche, des noms de chefs d’État, de capitales résonnent curieusement à nos oreilles aujourd’hui, la stabilité apparente ou plus ou moins musclée de l’époque ayant laissé la place depuis à des conflits ou à des scandales… Cela donne parfois le vertige.

La plupart des œuvres sont contemporaines, mais d’autres, plus rarement, sont plus anciennes voire sans doute archéologiques (aucune photographié ici, même si on trouve des copies de pièces archéologiques). Quand les objets sont jaunes, inutile de se poser la question, c’est bien de l’or massif, les chefs d’État étrangers ne lésinent pas avec ce qui ne leur appartient pas, en particulier pour les pays les plus pauvres. Enfin, on peut en profiter, tout en pensant que certains de ces cadeaux sont vraiment indus. En revanche, Fromfrom a constaté avec justesse que les cadeaux des États-Unis d’Amérique étaient simplistes et sans valeur particulière. Voilà une contradiction, qui n’émeut sans doute pas le diplomate ordinaire.

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Quelques œuvres africaines.

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France. Reproduction du Casque de Charles VI.

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Quelques œuvres orientales.

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Égypte. Tapis de soie.

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Une défense de narval.

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D’autres œuvres d’Afrique noire.

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Côte-d’Ivoire. Anonyme dirait-on.

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Indonésie. Marionnette de théâtre d’ombre. Peinture dorée. Anonyme.

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Arabie Saoudite. Sabre et autres armes blanches.

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Maroc. Pendule.

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Roue en bois à deux mille rayons donnée au musée par la famille de William Robin, charron saintongeais.

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30 septembre 2014

Maupassant avec encore un peu d'été

Fromfrom n’aime pas Maupassant (elle aime peu les auteurs du XIXe s. en général, à part quelques exceptions). Moi, je gardais du collège et du lycée, d’assez bons souvenirs de nombreuses nouvelles, même si certaines pouvaient me paraître assez déconcertantes à l’époque. J’ai bien aimé aussi les adaptations en téléfilms passées à diverses reprises, en particulier ces dix dernières années. Mais je n’avais jamais lu Bel-Ami. Il a fallu qu’une collègue rapporte des bouquins de sa fille (qu’elle donne à qui en veut) pour que je mette la main dessus. Je n’en connaissais absolument pas l’histoire et je dois dire que dès le départ, ça m’a plu. Le héros paraît presque sympa au début. Il devient de moins en moins fréquentable au fil des pages, mais on espère néanmoins un peu sa réussite (si on peut dire). Le style est simple, direct, avenant, léger, rythmé (accélérations brutales, jamais d’ennui dans la lecture) et je pourrais dire moderne pour un roman de 1885. Maupassant semblait être très loin d’un parangon de vertu dans ses rapports avec les femmes, mais ce qu’il dépeint dans ce roman décrie quand même clairement le héros séducteur impénitent, manipulateur et profiteur. Certaines situations sont un délicieusement datées, mais peuvent être très facilement transposées dans notre univers actuel, en particulier le pouvoir manipulateur des médias et les affaires politico-financières. Donc, un très bon moment et en tout cas bien meilleur que ce que j’aurais pu imaginer.


Sinon, quelques photos prises en fin de semaine dernière au boulot.

Rosa rugosa Thunb. (Rosier rugueux)

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Meconopsis cambrica (L.) Vig. (Pavot du Pays de Galle)

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Papaver dubium L. (Coquelicot douteux)

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Silene armeria L. (Silène à bouquets)

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Et une « sauterelle » pour ne pas dire un orthoptère dont j’ignore le nom.

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10 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (3) : moyenne vallée de l'Arroux et région creusotine

Nous sans avoir hésité, nous décidons d’une petite promenade dans la moyenne vallée de l’Arroux et environs. Nous nous rendons tout d’abord à Saint-Didier-sur-Arroux où se trouve l’étang de Bousson. Pas de photos de ce dernier, nous sommes d’abord interpelés par des vestiges d’un château qui domine l’étang. Je n’ai pas réussi à trouver beaucoup d’informations sur l’internet, mais il s’agit du château de Charency, qui aurait été construit entre 1839 et 1842 qu’on qualifie de néogothique, a priori sur l’emplacement central initial de la commune au Moyen Âge. Il manque la plus grande partie du corps du bâtiment (que l’on voit sur des cartes postales qui datent probablement du début du XXe s.). Ne subsiste que deux tours carrées et une grosse tour octogonale. Quand a-t-il été partiellement ruiné ? Il y a aussi une chapelle (contemporaine du château ou antérieure ?). Enfin, on voit dans la ferme d’à côté, une sorte de curieux pigeonnier. Pas possible d’approcher facilement ces édifices privés.

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Un tout petit peu plus bas dans la vallée, et en rive gauche de l’Arroux cette fois, nous nous rendons à nouveau à Dettey pour voir l’église romane (déjà vue ici). Une église romane de la fin du XIe s. – début XIIe s. selon Eduard. La magnifique statue de saint Martin (XVe ou XVIe s., les sources divergent). Le saint Hubert serait du XVIIe s. Enfin, un saint Blaise moderne en bois brut.

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Ce n’est pas notre passage à Beaune qui allait nous suffire. Il fallait aller chez notre vigneron préféré. En nous y rendant, nouveau passage à la Tour du Bost (voir ici), mais on ne peut pas pénétrer sur le site sans autorisation.

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Nouveau passage également à Montcenis (village qui domine historiquement Le Creusot). A l’intérieur de l’église essentiellement d’époque Renaissance, plusieurs statues enfermées par une grille dans une chapelle, dont saint Pierre (XVe s.), saint Nizier (XIVe s.), saint Joachim et la Vierge enfant (XVIIIe s.). Les photos de l’extérieur datent du mois d’août (nous n’avions pu entrer).

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24 septembre 2014

Dimanche patrimonial (2/3) : Boulogne-sur-Mer

Après Condette, nous retournons à Boulogne-sur-Mer. De nouveau pour voir l’ex cathédrale (voir précédent passage ici). Je suis toujours fasciné par la vue intérieure de la coupole (XIXe s.), à la fois si proche et haut perchée.   La voûte « cloisonnée », « percée » et à « double niveau » reste aussi étonnante pour moi. La crypte (IIIe-XIVe s.) est réputée comme l’une des plus vastes de France, mais est encore fermée car en travaux.

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Je voulais aussi voir le beffroi (du XIIe s. à la base au XVIIIe s. au sommet), mais il n’était pas forcément très photogénique car l’hôtel de ville est en travaux. Foule d’un dimanche patrimonial et genou fromfromien obligent, nous n’avons pas pris part aux visites qui semblaient être proposées.

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Devant la mairie, des jardins thématiques, très récents qui sembleraient être renouvelés régulièrement. Des faïences et autres bricoles plutôt sympathiques. Les plantes « méditerranéennes » étaient au rendez-vous.

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7 novembre 2014

Vacances de bois et de Beauce (1) : bûcheronnage

Le vendredi, à peine arrivés dans la résidence ducale éduenne, nous nous mobilisons pour aller bûcheronner dans le « coin » oriental de l’étang du dragon terrassé, à proximité du châtaignier que nous avions planté avec Fromfrom fin octobre 2006. Un jeune arbre prétendument greffé et venu de Bretagne, fourni par le biais du frère aîné de Fromfrom qui travaillait encore dans sa propre pépinière familiale. Mais le châtaignier ne produit désormais que des « bobs » et il était de plus en plus gêné dans son développement par le bosquet du fameux « coin » de l’étang. D’où l’idée, le prétexte, de retirer les arbres dont une partie avaient été laissée à dessein par nos soins lors d’une coupe il y a une bonne vingtaine d’années.

Le voisin était au rendez-vous avec force tronçonneuses (bien que nous soyons également honnêtement équipés), tracteurs avec treuil et câble pour tirer des arbres entiers et les grumes, remorque pour empiler le bois, énorme pince griffe pour transporter des branches et les incinérer, grosse fendeuse hydraulique… Bref, une débauche de matériel qui nous a énormément facilité la tâche et accru la rapidité d’exécution. Nous avons commencé à deux à partir de 16 heures. Le samedi matin, nous étions trois et l’après-midi, quatre. Grosses suées (du moins en ce qui me concerne) et nous fûmes pris par la nuit. Diable que le bois à fendre était lourd (sève pas encore véritablement retirée, et arbres en contexte humide). Le dimanche après-midi, deux de nos bûcherons terminèrent le reliquat de fendage et l’empilage. En définitive, au menu, il y a eu Alnus glutinosa (L.) Gaertn. (Aulne glutineux), Carpinus betulus L. (Charme), Fraxinus excelsior L. (Frêne commun) et Quercus robur L. (Chêne pédonculé). Un temps, on a voulu par provocation, mabattre un gros chêne, non prévu dans mon programme, parce qu’on le trouvait vilain car il avait des branches cassées par le vent. Il a heureusement échappé aux dents de la tronçonneuse, d’autant que je lui promets encore un bel avenir. Bref, en une journée et demie à trois bonhommes en moyenne, 21 stères de bois fendus et empilés en tronçons d’un mètre. C’est pas mal, non ?

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21 septembre 2014

Dessert du jour

Cela faisait des mois que je demandais à Fromfrom de me faire un Paris-Brest. Mais elle y allait à reculons, trouvant toujours des prétextes pour ne pas s’y mettre. C’était soi-disant trop compliqué, on ne trouvait pas de praline et je ne sais quelles excuses… Du coup, elle s’y est enfin mise hier, en réalisant elle-même son praliné, en torréfiant ses noisettes et en les caramélisant avec des amandes. Et elle a repris la façon de faire d’un grand pâtissier (roue sous forme de choux soudés individualisables recouverts de craquelin) et voici ce que cela donne. Je ne vous dis qu’une chose : on se lèverait pour en manger.

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