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Cornus rex-populi
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11 février 2016

Inquiétude dissipée par la neige vierge

Afin de nous rendre aux obsèques de mon oncle, nous avons opté pour un petit séjour chez mes parents dès samedi soir pour un retour à la maison mardi dans l’après-midi. Pour cela, le plus simple et le moins fatiguant était le train, mais ce n’était pas la solution la plus économique et de loin. Mon père m’a fait une frayeur puisque lors de sa nouvelle visite chez le médecin samedi en fin de matinée, elle voulait l’hospitaliser avec une antibiothérapie, compte tenu de l’état dans lequel elle le trouvait. Quelques jours plus tôt, une « simple » angine avait nécessité une consultation chez un autre médecin (car le sien ne travaillait pas ce jour-là), ce qui s’était conclu par un « simple » antibiotique qui s’était traduit non seulement par aucune amélioration, mais au contraire, par une « dégénération » en bronchite aiguë. Finalement, la « femme de science » ne l’a pas hospitalisé et lui a prescrit des piqûres que ma mère a faites. Il y avait un début d’amélioration dimanche matin (qui s’est confirmé ensuite, heureusement). L’infection s’est ensuite transmise à ma mère et il a quand même fallu que mon père et moi nous mettions en colère pour l’emmener chez le médecin. Enfin, sans être complètement sortis d’affaire, la situation de mes « vieux » a l’air d’être sous contrôle. Ce qui m’inquiétait en premier lieu, c’était mon père, car lors de ses derniers séjours à l’hôpital, mon oncle y était à chaque fois rentré pour des bronchites carabinées. Toutefois, les situations n’avaient rien de comparable.


Dans la nuit de samedi à dimanche, il n’y a pas eu de tempête, mais de bons coups de vent. Et dimanche matin, il s’est mis à pleuvoir. En fin de matinée, les nuages se levant sur les montagnes, nous nous sommes aperçus qu’il avait neigé. Alors, dans l’après-midi, nous avons fait notre pèlerinage annuel au sommet du Pilat.

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5 mars 2016

Paris (suite 2)

Mais où sommes-nous donc ?

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Après la cathédrale, il restait encore un peu de temps avant la tombée de la nuit pour aller à un endroit inédit pour moi : la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Nous avons pris le funiculaire. A ce propos, ce n’est pas extraordinaire puisque la station d’en bas ne se trouve pas en bas de la pente mais déjà à 1/3 du versant. Bref, moins bien qu’à Fourvière, qui reste bien plus impressionnant. D’ailleurs, la comparaison ne s’arrête pas là, les édifices sommitaux ont des points communs. Si les styles, à la fois extérieurs et intérieurs sont bien différents, ils ont en commun la couleur « blanche » des matériaux de construction, leur époque de construction pas très différente. Personnellement, je ne déteste pas leur apparence extérieure, mais je n’aime pas du tout les intérieurs. Ici, les mosaïques des voûtes ou autres ne me touchent pas du tout. La coupole n’a rien de transcendant, celle de Boulogne-sur-Mer est infiniment plus intéressante. Ce n’est pas exactement une déception, parce que je savais plus  ou moins à quoi m’attendre, sauf l’intérieur, pire que je me l’imaginais et où il était d’ailleurs scandaleusement interdit de prendre des photos. Je me suis donc vengé en manipulant quelques photos de l’extérieur.

Sinon, nous avons vu tous les commerces vendant des tas de merdouilles à bas prix apparent, mais qui en réalité sont encore extrêmement chères compte tenu de leur qualité détestable. Des commerces en bas de la butte et à son sommet, les mêmes produits. Du grand n’importe quoi, mais sûrement efficaces pour happer les touristes… En revanche, on note une certaine « ambiance » là-haut, sans doute par la présence de l’édifice, de l’attirance qu’il peut susciter, ainsi que pour la vue qu’il offre sur la capitale. La, le jour était trop déclinant et la nébulosité vespérale trop importante pour permettre une vue vraiment intéressante.

Une première photo passée en noir et blanc, avec un redressement drastique de la perspective (les verticales de l’édifice sont vraiment verticales).

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Une statue équestre dont je n’avais pas vu le vert pour laquelle j’ai poussé fortement les verts.

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Là je suis dans les rouge et magenta.

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Et là plutôt dans les jaunes.

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Pour celle-ci, aucune retouche, aucun post-traitement, le capteur a juste été trompé dans la balance des blancs (uniquement cette photo). C’est assez étonnant. Me voilà vengé.

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Et puis d’autres photos.

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30 avril 2016

Périple médio-ligérien et éduen (5)

Cathédrale de Rouen (C)

Cornus se soucie de Prunus, mais pas que. Il pense aussi à Karagar, c’est-à-dire aux cloches J. Nous sommes en effet tombés sur les cloches qui étaient revenues depuis peu (une semaine, tout au plus) : restaurations ou nouvelles fabrications, notamment pour les plus grosses (fonderie Paccard en Haute-Savoie). Il s’agit, paraît-il du plus important carillon de France (après Chambéry) avec 64 cloches et du plus lourd de France (36 tonnes). La plus grosse cloche, Jeanne, qui existait déjà après avoir été refondue suite à sa destruction, pèse 10 tonnes et parmi les nouvelles, Romain (5,3 tonnes) est la plus grosse. Le tout est implanté dans la tour nord (Saint-Romain).

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29 avril 2016

Périple médio-ligérien et éduen (4)

Cathédrale de Rouen (B)

Nous voilà rentrés à l’intérieur. La pierre apparaît assez sombre par endroits. Dans la partie la plus occidentale de la nef, le triforium n’a pas le même aspect (contrairement au reste de l’édifice où il semble prolonger les fenêtres supérieures). Par ailleurs, la séparation entre la nef et les collatéraux possède des ouvertures à deux étages (si je puis m’exprimer ainsi). J’ai l’impression que cette disposition n’est pas commune (Karagar pourra confirmer ou infirmer le cas échéant). Cette caractéristique particulière aurait pu alourdir l’élan vertical et c’est sans doute un peu le cas, mais je trouve que cela ne nuit pas. Globalement, sans être ravi au sens premier du terme, j’ai plutôt bien aimé cet intérieur. Fromfrom, elle, n’a guère été enthousiaste.

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24 avril 2016

Périple médio-ligérien et éduen (2)

Après Rue, Saint-Riquier s’imposait (la collégiale Saint-Vulfran d’Abbeville avait fait l’objet d’une visite il y a quelques années : voir ici). Le but était, on l’aura compris, d’y découvrir l’abbatiale de la ville (une commune n’atteignant pas 1300 habitants), de l’ancienne abbaye bénédictine. Il s’agit d’un édifice gothique originellement du XIIIe s., mais ayant subi des réfections et reconstructions au fil des siècles suivants. Lors de la visite, nous avons eu à peu près tous les temps, mais cela s’est terminé par un orage de gros grésil (en dessous de la taille du petit pois, ce n’est pas de la grêle, selon moi). On ne s’étonnera donc pas du caractère sombre de certaines photos, d’autant que nous avons terminé vers 12h25 comme l’indique l’horloge du beffroi du XIIIe s., détruit par Louis XI pour se venger des locaux qui voulaient rester fidèles aux Bourguignons (d’ailleurs le roi de France avait fait beaucoup de dégâts dans l’abbaye et dans la ville et pas que sur des choses matérielles, assurément) et reconstruit durant la première moitié du XVIe s.

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Voici donc l’abbatiale.

 

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Et avec un saint Sébastien pour notre chère Plume.

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20 février 2016

Musée des thermes et de l'Hôtel de Cluny (1)

Cela faisait maintenant plusieurs années que j’avais envie d’aller visiter le musée du Moyen Âge de Cluny à Paris. Durant ces curieuses vacances d’hiver, je me suis dit que nous pourrions y aller durant la journée. C’est ce que nous avons fait. J’ai toujours refusé d’aller à Paris en voiture. Nous y sommes donc allés en train à des heures « creuses ». Nous sommes arrivés sur place alors qu’il était déjà presque l’heure de déjeuner. Après le repas, passage par le jardin entre l’Hôtel de Cluny et la Sorbonne.

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Le musée est donc installé à la fois dans les thermes romains (fin Ier s. ou début IIe s.) et dans l’hôtel des abbés de Cluny (XVe s.), lesquels s’étaient déjà installés ici dès le XIIIe s. Voici donc le lien avec la célèbre abbaye de Bourgogne du sud.

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Avant de montrer certaines choses que nous avons vues à l’intérieur, je souhaite faire part de certaines déceptions. La première est que nous n’avons pas pu voir la chapelle, mais ça je le savais, car elle est en travaux ; ce n’était donc pas une surprise. En second lieu, et ça je ne le savais pas, les travaux sont d’une ampleur bien plus importante que je ne l’imaginais et débordent très largement à l’extérieur. Par ailleurs, le « rayon » peinture est extrêmement pauvre dans ce musée. Même si nous n’avons pas opté pour l’audio-guide qui doit exister dans différentes langues, beaucoup d’étiquettes présentant les œuvres ne figurait qu’en français, ce qui n’est guère brillant (voire scandaleux), surtout pour un musée national, qui plus est localisé à Paris. Enfin, il y a aussi des défauts de présentation pour certaines œuvres et les thermes paraissent quasiment vides. Espérons que les travaux en cours amélioreront notablement les choses. Il n’en reste pas moins que cela nous a beaucoup plu de voir ces œuvres.

Vierge à l’Enfant. Paris, v. 1400. Calcaire polychrome.

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Saint Antoine ermite. Bourgogne, 1er quart du XVe s. Pierre.

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Saint Denis. Île de France, XVe s. Calcaire avec traces de polychromie.

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Sainte Barbe. Normandie, v. 1480-1490. Calcaire.

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Annonciation. Normandie, 2nde moitié du XVe s. Calcaire sculpté, restes de polychromie. Calyste, tu vas être à la fête, ce n’est que la première d’une belle série à venir.

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Vierge à l’Enfant. Bourgogne, v. 1430. Calcaire.

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Saint Jacques le Majeur en pèlerin. Bourgogne, v. 1500. Pierre.

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Saint Eustache au milieu du Nil. Normandie (Rouen ?), 4e quart du XVe s. Calcaire polychrome.

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A suivre…

18 mars 2016

Des racines et des ailes sur la Bourgogne (diffusion mercredi dernier)

J’ai promis à Calyste, alors voici.

L’émission existe depuis pas mal d’années et elle me plaisait beaucoup à une époque, mais depuis 2-3 ans (je ne saurais dire depuis quand exactement), je trouve qu’elle est bien trop superficielle et ne fait qu’effleurer la plupart des sujets qu’elle traite, ce qui génère de mon point de vue beaucoup de frustrations. De la même manière, alors qu’à une époque, on interviewait généralement des spécialistes dans la durée qui intervenaient à plusieurs reprises dans l’émission, on ne fait à présent que survoler. Je ne parle pas des images aériennes très intéressantes par ailleurs et beaucoup plus nombreuses qu’avant, mais dont on doit cependant se contenter bien trop souvent. A présent, on en vient à interroger de simples personnes qui semblent vaguement s’y connaître, comme cela a été le cas cette fois, en particulier lorsqu’on évoquait le village de Noyers-sur-Serein qui est « très ancien » et possède des « vieilles maisons » ou un vocable approchant. Nous voilà bien renseignés ! Ou encore les sculptures de l’église (gothique) de Saint-Père-sous-Vézelay qui sont « exactement les mêmes » que celle de la basilique (romane) de la colline éternelle. Mais bien sûr, c’est d’une rare évidence. Surtout, excusez du peu, on n’a rien dit sur ladite basilique même si on l’a vue par hélicoptère. Donc, effectivement, c’est très décevant à ce niveau. Je préfèrerais largement que l’on traite de deux ou trois fois moins de sujets, mais qu’on le fasse à peu près correctement au lieu de ce « fast-food » aussitôt avalé, aussitôt oublié. Bref, j’ai beaucoup de choses négatives à dire sur cette émission et pas uniquement parce qu’on parlait de la Bourgogne, j’ai vu la même superficialité (ou carrément des erreurs) à propos d’autres régions.

Positivement cette fois, certains ce sont effectivement aperçus que la Saône coulait en Bourgogne (propos néanmoins simplistes), tout comme la Loire, ce qui est un scoop plus grand encore. Sur ce dernier sujet, les choses ont été vues avec un lance-pierre, mais le conservateur de la réserve naturelle ne s’est pas trop mal défendu pour certaines explications, même s’il y avait bien d’autres choses intéressantes à dire et bien qu’il ait dit une petite bêtise botanique. Corrigiola littoralis L. (Corrigiole des rives) ne fait pas partie des Crucifères, mais des Molluginaceae (ex Caryophyllaceae). Oui, je sais, nous sommes une poignée à avoir repéré l’erreur et franchement, je pardonne sans souci, d’autant qu’il m’arrive de dire une chose en pensant à une autre.

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L’ordre et les sites clunisiens ont été largement évoqués à travers plusieurs site dont La Charité-sur-Loire et Paray-le-Monial, mais rien sur Cluny elle-même.

La partie consacrée à l’œnologie, bien que davantage sur la durée était bien trop simpliste aussi. Impossible de mon point de vue de comprendre avec cette émission ce qu’est le vignoble de la côte bourguignonne, ni sur l’élaboration du vin, même si j’ai appris une chose sur la recirculation du jus dans les cuves en cours de fermentation.

La partie consacrée au Creusot était très intéressante (c’est la première fois que je vois le sujet de la ville ou de l’empire Schneider traité à la télévision), mais cela a encore une fois manqué cruellement de remise dans le contexte historique, technologique et économique. Pas un mot par exemple sur le charbon extrait à côté.

Je vais arrêter là, mais on l’aura compris, je suis largement resté sur ma faim, même si j’ai beaucoup apprécié les images, bien sûr.

5 mars 2016

Paris (suite 3 et fin)

Et puis, tout juste à côté de la basilique du Sacré-Cœur, il y a une des plus anciennes églises paroissiales de Paris, Saint-Pierre dont les premières pierre semblent remonter au XIIe s., mais avec des ajouts postérieurs dont certains sont nettement gothiques.

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Et puis une drôle de lueur de couchant laiteux malade sur la Tour Eiffel.

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18 décembre 2015

Brèves cornusiennes (54)

Changeons rapidement de sujet, pour quelques images inédites des œuvres de la collection permanente du Louvre-Lens. Il faut dire que cette collection, si j’en crois ce qui avait été dit au départ, est renouvelée un peu tous les ans et le sera entièrement au bout de dix ans. Et cela fait trois ans que le musée a ouvert ses portes. Une nouvelle fois, faute de temps, aucune des photos n’est légendée.

Je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.

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2 mars 2016

Paris (suite 1)

Après la visite du musée, comme nous étions tout près, nous sommes allés voir la cathédrale sur l’Île de la Cité. Nous avons privilégié la visite intérieure. La file d’attente était relativement importante d’autant qu’il y avait fouille à l’entrée. Sans cela, il n’y aurait probablement pas eu de queue, contrairement à mon dernier passage en 2006. Voici donc quelques images. Pas facile de prendre des photos là-bas dedans avec  tout ce monde, les « clôtures », les baratineurs qui racontent des trucs aux touristes et tout le bordel ambiant. Point positif toutefois, on voit un peu moins de flashs intempestifs (et inutiles voire monstrueux) se déclencher. En revanche, énormément de photosmartphones en action et les obligées perches à selfies continuent d’abominer les capteurs à pixels pour des égos dérisoires. Devant la cathédrale, Fromfrom s’est fait interpeler par deux jeunes filles asiatiques qui voulaient qu’on les photographie devant la cathédrale. Voyant Fromfrom un peu en difficulté (apparente), j’ai pris les commandes et j’ai mis en boite une petite dizaine d’images. Je ne dis pas que j’ai fait mieux que Fromfrom car cette dernière a des ressources insoupçonnées, même si elle ne photographie plus guère. Voici donc un joyeux mélange de photos (pas toutes très réussies), avec notamment scènes sculptées de la clôture du chœur (XIIIe et XIVe s.).

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24 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (11)

Un autre jour, me prend l’idée d’aller quérir quelques bouteilles de Condrieu, ce vin blanc de cépage Viognier de la rive droite du Rhône dont les vignes poussent des coteaux exceptionnellement pentus, correspondant aux derniers contreforts nord-est du Pilat.

Pour y aller, nous avions pris l’autoroute (une autoroute dont la vitesse est en permanence limitée à 90 km/h, est-ce encore une autoroute ?), alors m’est venue l’idée de faire un petit détour pour aller voir l’église de Ternay dont Calyste avait parlé ici au printemps dernier. Le ciel était sérieusement plombé, mes photos ne sont donc pas terribles. Calyste avait fait beaucoup mieux et en plus, il avait déjà tout dit dans sa note.

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17 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (7)

Après cet épisode capiste qui m’a guéri de mon rhume, nous sommes retournés à la Lande à genêt pour le réveillon avec la duchesse-mère bien entendu et le vicomte Spluseger et pour, la journée de Noël, avec la vicomtesse Seurez et sa fille benjamine, et dans l’après-midi avec les deux aînées.

Le 24 au soir, passage rapide au Cabelou à Concarneau.

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Le 25 au matin, la Pointe de la Jument, déjà sur la commune de Trégunc. Les photos ont été prises avec le petit appareil de Fromfrom (je n’avais pas les miens), qui s’avère assez décevant à l’utilisation : difficultés pour trouver la bonne exposition, notamment quand les contrastes sont forts, surexposition, couleurs fadasses, sauf quand on active un module qui les ravive de manière caricaturale. A l’extérieur, pour les photos de paysage, l’utilisation de cet appareil est d’usage délicat, d’autant que les réglages sont brutaux voire carrément inexistants. Voici quand même ce que cela donne.

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Une madeleine géante !

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17 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (6)

Le soir, on avait mis les petits plats dans les grands pour nous à P. où nous attendaient Karagar et Vladimir. Plume ne tarderait pas à nous rejoindre. Voici d’ailleurs une partie des protagonistes.

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Beaucoup de choses étaient nouvelles dans ce repas (pour moi) et absolument tout était excellent. Même les aubergines qu’elle n’aime pas du tout, Fromfrom les a adoré (va falloir la recette).

Le lendemain après-midi, nous nous rendons sur la côte nord du cap Sizun. Comme je ne conduisais pas et puisque j’étais à l’arrière, je ne suis pas sûr d’avoir capté où nous étions exactement, mais nous devions être entre les pointes de Luguénez et de Beuzec.

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Puis, à ma suggestion (oui oui), nous sommes allés au moulin de Keriolet (j’en avais parlé ici, mais ne l’avais jamais vu fonctionner en vrai), qui n’a rien à voir avec le château du même nom montré l’an dernier (ici). Je me suis essayé pour la première fois à faire quelques petites vidéos. Je ne sais pas faire pour les monter et je ne suis pas sûr d’avoir la patience pour cela. En plus, Karagar a fait beaucoup mieux que moi (ici). Du coup, jai pris peu de photos, mais la barque de saint Konogan ne ma pas échappée (voir dautres photos chez Plume ici). Ni cette plante amphibie qui ressemble beaucoup à une sagittaire exotique.

 

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Avant cela, quelques vagues dans une anse de la Pointe du Millier.

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16 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (5)

En cette saison des fêtes de fin d’année, les chambres d’hôtes ne sont pas prises d’assaut. Pourtant, la plupart sont fermées ou en travaux. Tout cela est un peu à l’image des escaliers de la tour de l’église se Josselin : personne n’a l’idée de le signaler sur son site internet ou sur le portail dédié. Bref, il a fallu en appeler cinq pour obtenir une réponse positive pour deux nuits et pas la troisième et dernière que nous visions deux jours plus tard. Nous étions donc logés dans une chaumière de la Lande à genêt, mais à un peu plus de 10 km du palais materno-ducal.

Le surlendemain, un petit passage au port de Doëlan (commune de Clohars-Carnoët). On ne peut pas dire qu’il faisait beau.

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14 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (3)

Le même soir, nous faisons halte dans un sympathique hôtel-restaurant de Ploërmel (Morbihan). Le lendemain, j’avais l’intention de voir, de l’extérieur, le château de Josselin, non loin d’ici. Mais avant, je souhaite aller découvrir l’église de Saint-Armel de Ploërmel (XVe s.). Fromfrom ne se montre pas enthousiaste, d’autant qu’elle dit connaître. J’insiste. Je fais bien, la façade septentrionale en particulier, est très sympathique. C’est quand même la seconde en moins de 24 heures que Fromfrom se trompe, parce qu’elle finira par reconnaître qu’elle avait oublié que c’était aussi bien. En revanche, peut-être en partie à cause de l’heure encore assez matinale, l’église n’était pas ouverte.

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Calyste notera que je n’ai pas oublié l’Annonciation.

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13 février 2016

Mornant

Après une course commerciale givordine, nous montons sur le plateau au nord de la vallée du Gier et qui se prolonge notamment jusqu’à Mornant, où me prit l’idée d’aller voir l’aqueduc du Gier dont j’ai déjà parlé ici et et que Calyste connaît fort bien). Précisons qu’à cet endroit, l’aqueduc se situe déjà à près de 7 km de la rivière qui lui donne son nom. Voici donc l’aqueduc au Pont du Mornantet. A noter les jardins potagers à côté qui ne sont pas l’expression la plus esthétique du genre, surtout en hiver, même si mes cadrages cachent le plus laid.

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Dans ce gros bourg du département du Rhône (plus de 5000 habitants), l’église Saint-Pierre du XVe s., pas mal remaniée au XVIIIe s. (clocher notamment). Je n’ai pu hélas y entrer.

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Les rues du centre et les rues en pente sont bordées par de nombreuses maisons anciennes (XVe au XVIIIe s. notamment). Parmi elles, tout près de l’église, la Maison de Pays, du XVIe s.

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Enfin, on peut voir, là aussi près de l’église, la Tour du Vingtain qui appartenait aux remparts de la ville et était déjà existante au XIe s.

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Tout cela manque sérieusement d’éclat, certes, mais il était déjà tard et le ciel sérieusement plombé.

12 février 2016

Grand concours de février

Qui saura dire à quelle espèce commune appartient l’élément photographié ?

Indice 1 : espèce monoïque.

Indice 2 : les souris ne dansent pas dans le coin.

Indice 3 : les sciures (nom latin) y sont à la fête.

Indice 4 : fruit comestible.

Indice 5 : lespèce a deux noms communs en français, presque aussi communs lun que lautre.

Indice 6 : il ne sagit pas du Châtaignier.

Indice 7 : il sagit dun arbuste sauvage indigène en France (Europe) et aussi cultivé pour ses fruits.

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10 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (1)

Je sais que certains attendent la Sainte-Fromfrom pour avoir un très hypothétique récit des vacances. Le plus sûr est encore que saint Cornus s’y colle, comme d’habitude.

Cette année, nous avons décidé de faire une visite normande. Depuis le temps que je souhaitais aller voir la cathédrale de Coutances, nous y sommes enfin allés sur le chemin de la Bretagne. Nous n’avons pas eu un temps extraordinaire (assez nuageux par moments), mais j’ai été très heureux de cette visite. Karagar a dit qu’il trouvait cette cathédrale était très belle en photos, mais qu’il la considérait un peu décevante en vrai. Personnellement, je n’avais aucune idée préconçue et les photos, j’en avais vu sur l’internet et il y a très longtemps et j’avais carrément oublié, à part la façade occidentale. Fromfrom, elle, la tête de linotte, certes mélodieuse, était persuadée l’avoir déjà visitée, lors d’un week-end « spreviste », alors qu’on se connaissait déjà, mais que nous ne nous étions pas encore rencontrés. Ce n’est qu’en visitant le monument, qu’elle s’est finalement aperçue qu’elle ne le connaissait pas, l’ayant probablement confondu avec un édifice d’Avranches. Et du coup, elle a été emballée, tout comme moi : en vrai et avec mes photos. A cette occasion, j’ai pu utiliser pour la première fois mon nouvel objectif ultra grand angle (zoom 10-18 mm soit 16-29 mm en équivalent 24×36). Cet objectif permet des prises de vues inédites, sans déformation perceptible. Toutes les photos qui suivent ne sont pas prises à l’ultra grand angle, mais au moins les plans larges des voûtes le sont toutes.

Je ne suis spécialement ravi par la façade occidentale et de ses deux tours pour plusieurs raisons : les flèches ne sont pas suffisamment visibles, dont l’élan est un peu masqué par les tourelles d’escaliers proéminentes et montant trop haut, par le fait que j’ai tendance à attendre d’une grande cathédrale gothique, une façade davantage sculptée (statues), des portails plus « profonds ». Néanmoins, je suis loin de détester. J’aime bien le chevet. Fromfrom beaucoup moins (j’ignore pourquoi, mais elle a de grandes exigences avec les chevets, sûrement un souci de table de nuit ;-)). A l’intérieur, les nefs latérales sont très claires, d’autant que les chapelles latérales (construites entre les arcs-boutants) ont des murs ajourés. Superbe chœur et double déambulatoire extraordinaire. Et la croisée de transept, superbe, avec les nombreuses nervures des voûtes, le premier étage de la tour lanterne octogonale avec sa galerie, le second niveau avec des fenêtres qui ne paraissent pas immenses (vues de l’extérieur ces fenêtres paraissent bien plus immenses – j’avais déjà constaté cela ailleurs, notamment dans le dôme de Boulogne-sur-Mer). Bref, je trouve la chose magnifique, contrairement à Fromfrom qui considère le premier niveau trop massif.

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28 janvier 2016

Serpent à trois têtes

Calyste parlait de serpents chez lui (voir ici), mais on doutait, que sur le tympan du Jugement dernier de Gislebertus de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, il existât un serpent à trois têtes (et non à deux têtes). Voici la preuve en image de la partie du tympan consacrée à la pesée des âmes (rediffusion).

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22 octobre 2015

On souffle un peu

Ce matin, nouveau rendez-vous (avec plein de monde cette fois-ci) à la préfecture de Laon. Je craignais le pire. Cela a été un peu laborieux, mais nous sommes parvenus à un accord. Le plus dur reste à faire à présent.

Je suis en vacances ce soir. Un peu plus d’une semaine de repos, avant d’entamer dès le 2 novembre, une conférence très officielle à Rouen pour présenter à l’hôtel de région notre nouvel atlas de la flore. Le lendemain, nous faisons un saut à Villers-Bocage pour voir nos collègues bas-normands de Brest (future fusion des régions). Le lendemain, conseil d’administration et assemblée générale extraordinaire où on doit, notamment, accueillir de nouveaux administrateurs des Départements sortis des urnes en mars (en mai, ils n’étaient pas encore désignés), modifier nos statuts et mettre en piste une future présidente par intérim à cause des futures élections régionales. Puis les rendez-vous et réunions vont s’enchainer à un rythme soutenu le reste du mois de novembre (sans pour autant que décembre s’annonce calme, loin de là).

Si je fais un premier bilan de la première partie de mon automne de direction, je peux dire que nous n’avons pas grand-chose de calé pour notre avenir financier de 2016 (malgré une réduction d’effectifs de 7 personnes, sans licenciement économique, heureusement). A cause des élections, personne ne s’engage et l’État (Ministère de chargé de l’environnement) se fout de nous. Je commence à croire par ailleurs que la fameuse loi sur la biodiversité ne sera jamais votée définitivement. Bref, c’est très difficile, et cela le restera probablement jusqu’à l’été prochain. Par ailleurs, les sondages nous promettent un cataclysme brun-marine et je risque de devoir me les coltiner jusque dans le conseil d’administration, mais le pire n’est jamais sûr et j’ose espérer qu’ils n’oseront pas nous couper les vivres. Néanmoins, malgré les obstacles, nous avançons. Et comme nous sommes relativement prudents, nous sommes néanmoins raisonnablement optimistes.

Mais nous n’en sommes pas là. Dans le temps qui viennent, on passera par là (photo DXR, Wikipédia) :

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Et nous irons sûrement revoir ça (entre bien dautres choses) :

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15 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (8) : entre Loire et Allier (C)

Nous quittons Nevers, non sans avoir fait un coucou de loin à la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte et à la Loire au niveau du pont. On voit des pieux qui correspondent peut-être au soubassement d’un ancien ouvrage ? On voit parfois le long de la Loire de tels pieux médiévaux en chêne, mais là, ils ne sont sûrement pas aussi anciens.

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Direction cette fois l’entre Loire et Allier pour de vrai. Le second objectif majeur de l’après-midi était le château de Chevenon, construit au tournant des XIV et XVe siècles. J’avais lu que la personne qui l’avait fait construire, Guillaume Ier de Chevenon, avait été capitaine au donjon de Vincennes, tout comme ses deux fils Guillaume II et Jehan de Chevenon. C’est ainsi que le château est inspiré de celui de Vincennes. Autour des éléments du donjon actuel (les créneaux ont disparu), il y avait autrefois un double système d’enceintes et de fossés dont les ruines ont été définitivement abattues à la fin du XVIIIe s. Hélas, ce château privé ne se visite pas. Bien qu’annoncé (assez discrètement toutefois) sur quelques rares panneaux routiers, il n’existe pas de système d’accueil pour l’observer de l’extérieur. Pour ce faire, nous avons dû passer par la cour d’une habitation (certes ouverte et non habitée à cette période de l’année) pour découvrir l’édifice quelque peu dissimulé par des rideaux d’arbres. En voyant une photo de ce château, javais été agréablement impressionné par la silhouette de ca château. Fromfrom, qui navait vu aucune photo, le fut en direct. Oui, nous avons beaucoup aimé.

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14 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (7) : entre Loire et Allier (B)

(Une note comme si de rien n’était. Je n’ai appris les événements parisiens que ce matin, en voyant la mine défaite de Fromfrom, levée plus tôt, qui m’annonçait que les terroristes avaient tué plus de 120 personnes. Certains pays, certaines personnes surtout, vivent sans cesse de tels événements, mais en ce qui concerne la majorité de nous autres habitants de la France, qui avons la chance de vivre dans une relative quiétude, sans la peur de se faire tirer dessus au coin de la rue, on se réveille avec au moins avec une anxiété renforcée pour nos proches et nous-mêmes, avec une colère un peu désespérée. Je referme cette parenthèse, et je reviens vers des choses beaucoup moins moches.)

Le premier véritable objectif de notre virée était l’église Saint-Etienne de Nevers. Il s’agit en fait, au moins par sa taille et ses caractéristiques propres exceptionnelles ou uniques au moins en région, d’un édifice majeur pour le Bourgogne, même s’il ne fait pas partie de mon panthéon personnel. Nous connaissions de Nevers surtout la cathédrale, visitée pour la première fois il y a déjà neuf ans (voir ici et ), mais pas du tout cet édifice, même si j’en connaissais l’existence depuis assez longtemps.

L’église correspond, une fois encore à un ancien prieuré rattaché à Cluny. Elle a été construite (fin du XIe s.), en pierre calcaire, peu de temps avant la construction de la major Ecclesia Cluny III. Le chevet apparaît assez sympathique (je ne sais pas quand il a été nettoyé), au contraire de la façade occidentale assez fade, d’autant qu’elle a perdu ses deux clochers (on n’observe aujourd’hui que leurs bases). La tour de croisée a été elle aussi fait l’objet d’une réduction. Ce qui apparaît aussi assez exceptionnel, ce sont les tribunes dans la nef : ailleurs dans les édifices romans bourguignons, on observe, tout au plus à cet endroit, un faux triforium ou bien rien du tout. Dans les églises auvergnates (pour ce que j’en connais, Issoire et Saint-Nectaire), on y observe des tribunes un peu équivalentes, mais l’élévation de la nef ne comprend alors que trois niveaux. Autre particularité dans les bras du transept, une sorte de « cloison ajourée » (arc diaphragme selon Eduard). A noter également, les orgues en deux parties pour ne pas occulter la grande fenêtre occidentale et ces « arcs » de fenêtres ou autres à angle légèrement aigu. En résumé, un bel édifice, mais pas un coup de cœur extraordinaire.

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19 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (9)

La Loire est toute proche (pas de photos, la lumière n’était pas favorable et ce n’était pas au programme, faute de temps). Même s’il ne démérite pas, cette portion du fleuve n’est pas le plus passionnant que je connaisse pour les paysages à cause de la quasi-absence d’îles* et compte tenus de francs-bords** étroits. La Loire paraît dans le Loiret et le Loir-et-Cher, toutes proportions gardées, comme étant assez étroite, morphologiquement assez simple voire un peu monotone, si je mets de côté ce secteur précis les méandres dans lesquelles nous étions en amont d’Orléans (ceux de Guilly, celui de Sandillon étant plus en aval) qui eux sont remarquables à plus d’un titre et d’ailleurs uniques en Loire moyenne. Même si je ne m’étais pas attardé dans ce secteur durant mes travaux de thèse (ou avant), j’y avais fait quelques prospections des plus intéressantes sur la flore et la végétation (pelouses sèches inondables), en compagnie de celui qui fut le meilleur botaniste ligérien et que j’allais visiter régulièrement à La Charité-sur-Loire, à la fois pour ses apports scientifiques et sa sympathie (voir ici).

Mais bien que le lieu soit indissociable dans mon esprit et de cet homme remarquable et de la Loire, nous n’étions pas là pour ça, mais pour aller visiter l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire (ou abbaye de Fleury). En cette saison, seule l’abbatiale est ouverte à la visite et encore pas entièrement (chœur) car elle est encore utilisée par des moines bénédictins. Là, ce n’était pas une surprise, je le savais. Avant la visite, nous avons déjeuné dans l’hôtel-restaurant qui donne sur la place. Nous l’avons choisi à la fois par hasard et parce qu’il n’y avait pas grand-chose d’ouvert ce jour là dans le secteur très rural. Cette fois, le hasard n’a pas fait notre bonheur : l’établissement fait de la cuisine très ordinaire et fait payer bien trop cher ses modestes prestations. A éviter, donc.

L’abbatiale date du XIe s. (tour-porche) et des XI-XIIe s. pour l’abside, et Renaissance partiellement gothique (quand ?) dans la nef. La tour-porche est absolument remarquable, constituant une sorte de narthex qui n’est pas, de mon point de vue, sans rappeler Paray-le-Monial. Les chapiteaux historiés y sont nombreux (certains ont été restaurés il y a peu).

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Et un Sciapode de plus !

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L’intérieur est très lumineux (c’est vrai qu’il faisait particulièrement beau ce jour-là). Encore des chapiteaux. Nous n’avons pu pénétrer dans le chœur, en particulier dans le déambulatoire ce qui est bien dommage, vue sa complexité. Petite déception/frustration de ce côté-là.

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Il y a aussi la crypte avec des reliques de Saint-Benoît, comme il se doit.

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En définitive, j’ai bien aimé notre visite globalement avec ce couple d’édifices Germigny-des-Prés et Saint-Benoît-sur-Loire.

 

* Une île est un espace de « terre » situé entre deux bras du fleuve.

** Un franc-bord est un espace de « terre » situé entre le pied de la levée (digue) et le bras principal du fleuve ou de l’un de ses bras secondaire.

18 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (8)

Nous sommes partis le soir du jour de Noël, en faisant une courte escale nocturne hôtelière près d’Angers. Nous ne nous sommes pas pris les puces aux côtes de lendemain pour nous diriger dans le Loiret, d’abord pour l’église de Germigny-des-Prés. Il s’agit en fait d’un oratoire carolingien (début du IXe s.) en croix grecque. Cet oratoire est devenu priorale au XIe s. puis église paroissiale deux siècles plus tard. Elle a été dotée d’une nef aux XV-XVIe s. Dans le cul-de-four de l’abside, on trouve une mosaïque byzantine (anges entourant l’Arche d’alliance), la seule de France, dit-on. Les autres décors de l’abside semblent avoir été profondément restaurés ou refaits. Pour les statues, de remarquables sainte Anne du XVe s. et une piéta du XVIe s.

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10 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (5) : couleurs d’automne (C)

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Une autre vache un autre jour au soleil. On voit nettement sur la photo le reste du violet estival.

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J’ai eu la chance de me pointer à peu près au même endroit sous des individus de Populus tremula L. (Tremble) et à la même heure que l’an dernier (voir ici) pour prendre des photos bien voisines.

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Des enrubannés habituellement laids qui le sont probablement moins vus ainsi.

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Le lendemain, le soleil n’a pas réveillé le dragon de l’étang, mais a illuminé la hêtraie mystérieuse.

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