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Cornus rex-populi
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22 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (5)

En allant au Mont Beuvray, passage par La Grande-Verrière où j’aperçois, probablement pour la première fois, le Château du Vouchot (XII-XVe s., reconstruit au XVIIIe s., remanié au XIXe s.), proche de l’église (car il existe bien d’autres châteaux sur la commune). Il ne se visite pas.

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Puis nous sommes allés visiter le musée de Bibracte.

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La présentation des œuvres, la muséographie a notablement et heureusement évolué depuis notre précédente visite (2006 ?). L’ancien aménagement du musée était scandaleux : cartographies « stylées » mais imprécises voire carrément illisibles, audio-guides automatiques se déclenchant de manière chaotique, vitrines inaccessibles si on a une taille inférieure à 1,70 m, accueil très approximatif… A présent, toutes ces critiques sont levées et le musée est bien plus riche qu’auparavant, avec beaucoup d’explications sous différentes formes (audio-guide toujours mais fonctionnel, mais aussi nombreuses interviews vidéo de divers spécialistes disséminées dans le musée, panneaux explicatifs). En revanche, les pièces archéologiques et les œuvres d’art ou artisanales originales ou locales sont très rares. Il s’agit le plus souvent de copies ou de pièces prêtées par d’autres musées. J’ai été néanmoins assez surpris à l’entrée que l’on nous dise que les photos étaient autorisées pour un usage privé, mais que les partages sur les réseaux sociaux ne l’étaient pas. J’imagine néanmoins que cela dépend de la nature des photos. J’ai fait très peu de photos et celles que je possède ne sont pas terribles à cause des mises sous vitrines systématiques. Évidemment, le musée est principalement consacré aux peuples gaulois un peu avant la conquête romaine (et un peu après), aux oppida, à l’urbanisme gaulois, à l’art et à l’artisanat et autres métiers, aux constructions, à la vie de la population… Mais comme les fouilles du site se sont intéressées aussi aux monuments postérieurs à l’occupation gauloise et gallo-romaine, on parle aussi au Couvent des Cordeliers construit à partir du XVe s. et dont il ne restait pratiquement aucun vestige visible. Je ne pouvais pas partir sans faire cette photo de cloche de 7 kg (bronze et fer) de 1634.

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Nous avons été frustrés en sortant du musée, peu après 17 h 30, de constater que le bar d’à côté était déjà fermé (alors qu’à l’accueil du musée, on nous invitait à nous y rendre). De qui se moque-t-on ? Alors que le musée ferme à 18 heures, on n’a pas le droit d’aller boire un coup après ? Nous n’avons pas été les seuls à trouver dure cette sécheresse imposée. Nous avons ensuite gagné le sommet où un groupe de scouts m’a interpelé (ce n’est pas la première fois que j’en vois là-haut). Pour diverses raisons, je n’aime pas le scoutisme, mais j’ai néanmoins répondu de manière correcte. En redescendant en voiture, nous avons croisé un jeune scout qui montait seul à vélo, visiblement très attardé et épuisé. Je peux me tromper, mais voir cela m’a conforté dans mon aversion : où est l’entraide, la solidarité ?

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7 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (3)

Comme nous repartons incessamment pour de nouvelles aventures, je ne fais qu’un résumé. Chacun peut s’essayer aux devinettes (une seule photo par lieu). Il y a du très facile et du très difficile.

Sinon, il faudra rester attentif cette semaine, car une publication est prévue.

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13 août 2015

Polyptyque anniversaire

Je me suis dit que j’allais lui faire un sale coup à Plume. Puisqu’elle m’accuse régulièrement, à juste titre, de montrer trop d’œuvres en une seule fois au retour d’un musée visité, j’adopte cette fois l’option inverse : il n’y en aura qu’une ! Mais quelle œuvre. Les photos ont été prises sans trépied et ont été géométriquement redressées. J’ai presque systématiquement conservé les cadres de chaque volet (sauf pour les agrandissements), ce qui ne facilite pas les choses. Certains panneaux possèdent davantage de reflets peu gracieux, mais il nétait pas facile de faire beaucoup mieux. Je pense que l’œuvre apparaît sur ces photos dans les mêmes tons de couleurs que l’on peut voir sur place.

On commence par le recto (semaine) où, outre les donnateurs Nicolas Rolin et Guigogne de Salins, on trouve à la fois un saint Sébastien et une Annonciation. Que demande le peuple ?

On poursuit par le verso (dimanches et jours de fêtes).

Bon anniversaire, Plume !

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29 juin 2015

Fleurs de juin

En vrac, des fleurs déjà maintes fois photographiées au sein de notre micro-jardin.

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Et issues de nos jardins du boulot.

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Enfin, des choses inédites ici.

Rosa gallica L. (Rosier de France), l’espèce sauvage à l’origine de nombre de rosiers cultivés.

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Lysimachia thyrsiflorus L. (Lysimaque en thyrse), espèce particulièrement rare en France.

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12 septembre 2015

Compléments aoûtiens (3)

Lors des vacances de la Toussaint en 2010, à l’occasion d’une riche journée passée auprès des églises du Brionnais, nous avions souhaité conclure l’après-midi par la visite du château de Drée à Curbigny. Hélas, contre toute attente, nous avions trouvé porte close (voir ici). Nous nous étions promis de revenir, mais nous avons tardé parce qu’à tort ou à raison, je considérais le lieu assez éloigné. Mais en ce lendemain de 15 août, nous nous sommes décidés à y aller. Il s’agit d’un château des années 1620, donc contemporain de la majeure partie du château de Brandon. Mais cela n’a rien à voir, ce château est bien plus vaste (en U et non en L et dont la construction avait été achevée, contrairement à Brandon dont le châtelain du XVIIe s. ruiné). Ici, contrastant avec Brandon, le propriétaire (depuis 1995) est richissime (héritier de filatures de Roubaix). L’édifice n’est curieusement pas classé aux monuments historiques et a été sérieusement rénové. Les jardins à la française ont été reconstitués. Le château a été entièrement remeublé avec du mobilier du XVIIIe s. (il avait totalement disparu après 1945), grâce à des achats intensifs dans le monde entier (salles de ventes, enchères diverses). Le propriétaire souhaitait doter certaines pièces de tapis tapisseries d’Aubusson, mais la manufacture réclamant 10-15 ans pour les fabriquer, mais assez pressé, il les a finalement fait fabriquer en Chine en 3 ans seulement. Il faut dire qu’elles sont immenses, impressionnantes. Le château regorge d’objets dont la valeur est incroyable (je n’ose imaginer). Nous avons visité ou aperçu de nombreuses pièces sur deux niveaux, dont la « chambre du roi » qu’occupe prétendument le propriétaire quand il réside sur place (6 semaines par an). Et encore, nous n’avons pas vu tous les appartements, certains n’étant visibles que lors des journées patrimoine. Je suis partagé entre d’une part, la débauche ostentatoire de richesses du mobilier et d’autre part le fait que le propriétaire ouvre aussi largement ses portes alors que rien ne lui l’impose (certes, l’entrée est payante et pas vraiment donnée) et aussi la part belle faite pendant la visite guidée au travail et à la description de la vie des domestiques au sein du château aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce qui n’est pas si commun. Au final, une très bonne surprise et une bonne après-midi.

Dans les jardins, aussi bien ceux situés devant (premières photos) que derrière, les buis, Buxus sempervirens L. et surtout les ifs, Taxus baccata L. sont malades voire carrément morts.

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La prison.

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Le colombier.

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La glacière.

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La boucherie.

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Voûte de la cuisine.

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Voûte de la chapelle, à l’opposé du U par rapport à la cuisine.

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Un Bacchus qui se révèle être basé sur celui de Michel-Ange.

 

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10 septembre 2015

Compléments aoûtiens (2)

Il y a trois ans, nous avions eu l’intention de visiter le château  de Brandon assez près de notre quartier général, mais nous avions trouvé porte close (voir ici). En fait, le château n’ouvre au public qu’en juillet-août. Le lieu marque un peu la transition entre d’une part, le plateau d’Antully, que l’on peut qualifier, pour résumer, de silico-sédimentaire et d’autre part, le Couchois caractérisé notamment par des roches carbonatées. Le château se trouve en haut d’une butte. Il s’agit d’une forteresse du XIIe s. Il reste encore des vestiges de cette époque dont l’écurie voûtée. Je pense que l’entrée fortifiée est postérieure. Et l’essentiel de l’édifice (le corps de logis et son retour sont d’époque Louis XIII. Je passe sur l’historique du château et ses propriétaires successifs, présenté par le châtelain lui-même, du même âge que mon père et qui a toujours vécu ici. Cet homme ne roule visiblement pas sur l’or et on a bien vu qu’il peine à entretenir le château (un grand pan du mur d’enceinte s’est écroulé il y a 2-3 ans et une chapelle mériterait d’être restaurée). Et il ne peut pas compter sur les visiteurs, sans doute très peu nombreux, pour espérer tirer un revenu décent (nous étions les seuls à cette heure et s’il y a eu 10 visiteurs dans la journée, il aura pu s’estimer heureux). Cette relative « pauvreté » contrastera violemment avec un autre château visité la même semaine et dont je parlerai dans une note ultérieure. Je n’ai pas de photos prises de la cour ni des intérieurs, car j’ai respecté l’interdiction à la lettre.

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21 juin 2015

Mai septentrional 2015 (14)

La visite se poursuit aux XIX-XXe s.

Hugo Frederik Salmson (Stokholm, 1843-Lund, Suède, 1894). La visite chez la fermière. On dirait presque une photo.

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Emile Claus (Vive-Saint-Éloi, Belgique, 1849-Astene, Belgique, 1924). Les patineurs (1891).

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Emile Claus (Vive-Saint-Éloi, Belgique, 1849-Astene, Belgique, 1924). Portrait de l’artiste Anna de Weert (1899).

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Jenny Montigny (Gand, 1875- Laethem-Saint-Martin, Belgique, 1937). Le jardinier.

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Henri Evenepoel (Nice, 1872-Paris, 1899). L’Espagnol à Paris. Le peintre Francesco Iturrino (1899).

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Emile Claus (Vive-Saint-Éloi, Belgique, 1849-Astene, Belgique, 1924). Journée ensoleillée (1899).

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Anders Zorn (Mora, Suède, 1860-1920). Avec sa mère (1895).

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Leon Frederic (Bruxelles, 1856-Shaerbeek, Belgique, 1940). Le repas des funérailles (1886).

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Deux sculptures pour lesquelles je nai rien relevé.

 

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Alfred Stevens (Bruxelles, 1823- Paris, 1906). Marie Madeleine (1887).

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Jules Joseph Lefebvre (Tournan, 1834-Paris, 1912). L’esclave au plateau de fruits (1874).

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Franz Verhas (Termonde, Belgique, 1832-Bruxelles, 1894). Le lion (1874).

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Jan Franz Verhas (Termonde, Belgique, 1834-Shaerbeek, Belgique, 1896). Le maître peintre (1874). On notera la boite de tapioca qui sert de pot à crayons et pinceaux.

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Léon Lhermitte (Mont-Saint-Père, 1844-Paris, 1925). L’aïeule.

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Theo van Rysselberghe (Gand, 1862-Saint-Clair, France, 1926). La vallée de la Sambre (1890).

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Theo van Rysselberghe (Gand, 1862-Saint-Clair, France, 1926). Boucherie au Maroc (1882).

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James Ensor (Ostende, 160-1949). Les bains à Ostende (1890).

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Theo van Rysselberghe (Gand, 1862-Saint-Clair, France, 1926). La lecture par Emile Verhaeren (1903). A noter qu’entre autres célébrités, André Gide est celui qui se tient la tête.

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Henri Lebasque (Champigné, 1865-Cannet, 1937). Le diabolo (1907).

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Henri Martin (Toulouse, 1860-Labastide-du-Vert, 1943). Vue de Labastide-du-Vert (1910).

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Jean Louis Forain (Reims, 1852-Paris, 1931). Danseuses. Le bonhomme me rappelle un personnage dans Tintin.

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Valentin de Zubiaurre (Madrid, 1879-1963). Fête paysanne.

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Ettore Tito (Castellammare di Stabia, Italie, 1859-Venise, 1937). Le plateau d’Asiagio (1894).

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Charles Cottet (Le Puy, 1863-Paris, 1925). Deuil à Ouessant (1903). Quand Fromfrom, en avance sur moi a vu ce tableau et m’en a parlé, j’ai pensé à ce vieux film en noir et blanc que Plume nous avait montré et où il était question de naufrage.

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Auguste Lévêque (Nivelles, 1866-Bruxelles, 1921). La fin de Sodome. Plâtre. Œuvre monumentale intégrée au mur du musée.

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Jef Lambeaux (Anvers, 1852-Bruxelles, 1908). Blessé à mort. Bronze.

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Jef Lambeaux (Anvers, 1852-Bruxelles, 1908). Ugolin et ses fils. Bronze.

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17 juin 2015

Mai septentrional 2015 (13)

La visite se poursuit (ça avance tout doucement).

François-Joseph Navez (Charleroi, 1787-Bruxelles, 1869). La sainte Véronique de Binasco (1816).

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François-Joseph Navez (Charleroi, 1787-Bruxelles, 1869). La nymphe Salmacis et Hermaphrodite (1829).

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Fanny Paelinck-Horgnies (Regensburg, Allemagne, 1805-?). La sainte Cécile (1829).

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Joseph François Ducq (Ledegem, Belgique, 1762-Bruges, 1829). Portrait de Colette Versavel, femme du médecin Isaac Joseph de Meyer (1822).

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Pieter Jan van Reysschoot (Gand, 1702-1772). L’abattage du cerf (1743).

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Pays-Bas méridionaux (v. 1800). Portrait d’une artiste-peintre (autoportrait ?). Même en 1800, cétait pas courant, une femme peintre. Dailleurs, on ne sait pas qui cest. Plume nous avait fait une série sur les femmes peintres, non ?

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Louis Gallait (Tournai, 1810-Bruxelles, 1887). Famille juive accusée de recel d’objets religieux et torturée par les membres de la Sainte Inquisition. Il s’agit d’un tableau que je ne trouve pas beau et la photo ne rend pas, mais le sujet est intéressant.

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Eugène Fromentin (La Rochelle, 1820-1876). Cavaliers marocains à l’entrée des gorges de la Chiffra. On notera les coups de pinceau qui représentent les chevaux et cavaliers.

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Théodore Géricault (Rouen, 1791-Paris, 1824). Portrait d’un cleptomane (v. 1820-1824). Il me rappelle quelquun, mais qui ? Un acteur ?

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Pieter van Hanselaere (Gand, 1786-1862). Autoportrait (1817). Un portrait qui me rappelle des personnages de nouvelles de Maupassant, je ne sais pas pourquoi.

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Charles de Groux (Comines, France, 1825-Bruxelles, 1870). L’expulsion.

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Pierre François de Noter (Malines, 1779-Gand, 1842). Paysage d’hiver à Gand (1838). Voici donc la neige (certes il y en a peu) promise à Plume, qui n’est pas sans rappeler celle de Bruges - Flori Van Acker (1893). Le Meebrug à Bruges sous la neige (voir ici), mais que je préférais à celui-ci. Voir la voie d’eau gelée, cela n’arrive plus guère de notre temps.

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Henri Leys (Anvers, 1815-1869). La visite d’Albrecht Dürer à Anvers en 1520 (1855).

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Henri Leys (Anvers, 1815-1869). Promenade hors les murs (1854).

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Ferdinand I de Braekeleer (Anvers, 1792-1883). La chauve-souris (1860). En fait elles sont deux. Personnellement, j’ai eu du mal à voir la seconde.

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Joseph Geirnaert (Eeklo, Belgique, 1791-Gand, 1859). Vente après une saisie judiciaire (1835).

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Alfred Verwee (Bruxelles, 1838-1895). Combat entre deux jeunes taureaux (1883).

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César de Cock (Gand, 1823-1904). Paysage des environs de Gasny (Normandie).

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Jean-Baptiste Camille Corot (Paris, 1796-1875). La carrière de Chaise-Marie à Fontainebleau. Ce n’est pas le plus intéressant des tableaux du peintre, mais mon intérêt pour les paysages du peintre…

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Théodore Rousseau (Paris, 1812-Barbizon, 1867). La carrière (v. 1827). Inachevé visiblement. Peu dissociable du peintre précédent et du suivant.

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Eugène Boudin (Honfleur, 1824-Deauville, 1898). Vaches en pâture.

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A suivre…

31 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (13)

Bien que j’en eusse entendu parler de longue date, je n’avais jamais eu la volonté affirmée de me rendre dans au musée lapidaire Saint-Nicolas d’Autun, qui abrite principalement des éléments architecturaux, des décors, des statues, des stèles (…) de la ville gallo-romaine (Ier au IVe s.). A noter que ces éléments ne figurent pas au musée principal de la ville (musée Rolin) car certains sont probablement trop imposants et surtout bien trop nombreux. L’entrée est libre et nous n’avons vu personne, même si le gardien qui réside sur place n’était pas loin.

Une partie de la collection se situe à l’intérieur d’une chapelle romane (XI-XIIe s.) résiduelle d’un ancien hôpital. A côté, dans une sorte de « cloître », sont abrités d’autres éléments (dont une partie des très nombreuses stèles).

A noter que la visite s’est faite en l’absence de la duchesse mère, car elle n’était pas prévue au programme initial.

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30 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (12)

Le premier château bourguignon que visita Fromfrom fut celui de La Rochepot en juillet 2006 (voir ici). C’est sans doute pour cette raison qu’elle voulut y emmener sa mère. Dans ma note de 2006, je n’avais pas précisé que le château actuel est pour l’essentiel une restauration, une reconstitution, une reconstruction de l’édifice en ruine après la Révolution, réalisée par le fils du Président de la République Sadi Carnot (durant 25 ans, fin XIXe – début XXe s.) sur la base de ce qu’il fut au XVe s. (l’édifice remonte au XIIIe s., faisant suite lui-même à un autre château du XIe s.). Le château appartient toujours à la famille, mais lors de cette visite, on ne nous a pas dit que le château avait été mis en vente depuis trois ans. Cette reconstruction ne nuit pas à l’atmosphère générale qui règne dans ce château. Il ressemble donc au château de Philippe Pot, chambellan des ducs Philippe le Bon (qui le fait chevalier de la Toison d’Or) puis de Charles le Téméraire, puis premier conseiller du roi Louis XI et Gouverneur du duché de Bourgogne (voir l’original de son tombeau au Louvre ici et la copie au château de Châteauneuf-en-Auxois ici). A noter que c’est la famille Pot qui a donné le nom à la commune, puisqu’auparavant, elle se nommait La Roche Nolay, en référence à la voisine Nolay. On ne peut rien photographier des intérieurs accessibles en visite guidée, en particulier la cuisine qui vaut néanmoins le coup. Le puits, de 72 m de profondeur avait été creusé dans la roche et avait été entièrement comblé de pierres et d’éléments détruits du château après la Révolution, ce qui fut aussi une chance pour la restauration. Il fallut plusieurs années pour tout récupérer.

Les deux premières photos datent d’avril 2014.

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Et j’en profite pour montrer l’église du village (Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois priorale Saint-Georges), jamais montrée. Il s’agit d’un édifice roman (XIIe s.). La première photo est de ce mois de juillet (vue depuis le château), les autres sont d’avril 2014, mais nous n’avions pu pénétrer à l’intérieur à l’époque.

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14 juin 2015

Mai septentrional 2015 (12)

La visite se poursuit (on n’avance pas beaucoup dans le temps).

Pieter II Brueghel (Bruxelles, 1564-Anvers 1638). L’avocat du village (1621). Notons que nous avions vu une copie de ce tableau à Bruges (voir ici). Il y a des différences entre les deux (posture des personnages notamment) et les couleurs de la copie sont plus contrastées. Je préfère loriginal.

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Pieter II Brueghel (Bruxelles, 1564-Anvers 1638). La danse de noces en plein air.

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Pieter II Brueghel (Bruxelles, 1564-Anvers 1638). Le repas de noces dans la grange.

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Monogrammist DR (Pays-Bas méridionaux). Le portement de croix (1591).

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Marinus van Reymerswale (Reimerswaal, Pays-Bas, 1490/1495-Goes, Pays-Bas, 1546/1556). L’avocat du village (1536).

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Roelant Savery (Courtrai, 1576-Utrecht, 1639). Paysage paradisiaque avec animaux.

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Pieter Boel (Anvers, 1622-Paris, 1674). Nature morte au hibou et trophée de chasse (1650). Sauf que le hibou ressemble fort à une chouette effraie…

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Paul de Vos (Hulst, Pays-Bas, 1595-Anvers, 1678). Chasse au renard.

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Lodwijk de Vadder (Bruxelles, 1605-1655). La forêt de Soignes avec des marchands forains. Un très grand tableau qui nous a ébloui par sa lumière (falaise jaunâtre), ce qui ne rend pas sur la photo.

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Adriaen van Utrecht (Anvers, 1599-1652). Étalage d’un poissonnier.

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Atelier de Lucas van Valckenborch (Malines, 1535-Francfort-sur-le-Main, 1597). La fille de cuisine.

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Theodoor Rombouts (Anvers, 1597-1637). Allégorie des cinq sens.

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Aelbert van der Schoor (Utrecht, v. 1593-Utrecht ? v. 1672). Allégorie de l’odorat.

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Pieter de Bloot (Rotterdam, 1601-1658). Paysage à la ferme.

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27 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (10)

La visite du musée des beaux arts du palais des ducs de Dijon touche à sa fin. Voici à présent quelques peintures italiennes des XVe et XVIe s.

Jacopo Bassano (1574). Le martyre de saint Sébastien. Huile sur toile. Désolé Plume, tu auras été moins gâtée que Calyste cette fois.

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Maître de la Conversation de Santo Spirito (1er ¼ du XVIe s.). La Vierge et l’enfant entre deux anges. Huile sur bois.

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Zanobi di Machiavelli (1473). La Vierge et l’enfant entre deux anges. Huile sur bois.

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Leonardo Boldrini (v. 1475). Saint Libéral (?). Bois.

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Francesco Franciabigio (1510). La Vierge et l’enfant avec saint Jean-Baptiste. Huile sur bois.

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Et voici une « étude comparative ».

Vera Pagava (1982 ?). Cathédrale de Semur-en-Auxois. Huile sur toile.

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Ce qui est en principe représenté n’a jamais été une cathédrale. Il s’agit d’une église, très intéressante, certes. Voici ce que j’en disais ici et voici une photo pour comparer.

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26 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (9)

On poursuit la visite du musée des beaux-arts du le palais des ducs de Dijon. On change d’art (sculpure) et de période (de la fin du XVIIIe s. au XXe s.).

Pierre Petitot (1786). Gladiateur combattant. D’après la statue antique de la collection Borghèse. Marbre.

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François Rude (œuvre achevée par son élève, Paul Cabet, salon de 1857). L’Amour dominateur du monde. Marbre.

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Charles-Alexandre Renaud (1779). Apollon du Belvédère. D’après la statue antique du musée du Vatican. Marbre.

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Antoine-Henri Bertrand (1786). L’Amour. D’après le torse antique de L’Amour du musée du Vatican. Marbre.

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François Rude (d’après le modèle du salon de 1831). Jeune pêcheur napolitain jouant avec une tortue. Bronze.

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Quatre « rediffusions » à présent.

Hubert Yencesse (1943). Diane au rocher. Bronze.

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Auguste Rodin (d’après le modèle du salon de 1877). L’Âge d’Airain. Bronze. On remarquera le faux appui du coude.

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Auguste Rodin (?). La Toilette de Vénus. Bronze.

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24 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (8)

Dijon, en tant que capitale bourguignonne depuis l’époque des derniers quatre ducs Valois, a été également mis au programme, en particulier le musée des beaux arts installés dans le palais des ducs. S’il ne devait y avoir que cela à retenir d’eux, reconnaissons tout de même à l’ancien maire et à l’avant dernier et actuel maire, de maintenir la gratuité d’accès aux musées municipaux de Dijon.

On pourra aller voir les photos des deux précédentes visites de 2008 (ici) et de 2014 (). On pourra également constater l’amélioration constante de la qualité des photos. La première amélioration est surtout due à la restauration des salles avec un meilleur éclairage car l’appareil avait peu changé, la seconde et présente amélioration par le changement d’appareil. Je précise enfin que sur les photos qui suivent, j’ai uniquement corrigé la géométrie ou recadré les images, sans aucune intervention sur la colorimétrie ou le contraste. Calyste pourra constater qu’il est pas mal servi par le nombre d’Annonciation ou d’anges de l’Annonciation. Toutes ces peintures sont des XV ou XVIe siècles.

 

Bourgogne (1430-1440). Calvaire au moine chartreux. Huile sur bois.

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Champagne (début du XVIe s.). Retable de Clairvaux. Huile sur bois transposée sur toile.

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Attribué à Jörg Breu le Vieux (1475-1537). La Nativité. Huile sur bois transposée sur toile.

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Attribué à Jörg Breu le Vieux (1475-1537). L’Annonciation. Huile sur bois transposée sur toile.

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Languedoc (début du XVIe s.). Sainte Marguerite et sainte Madeleine. Huile sur bois.

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Pedro Garcia de Benabarre (1455-1476). Saint Michel et sainte Eulalie. Huile sur bois.

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Flandre (milieu du XVe s.). L’Annonciation. Vitrail en grisaille, jaune d’argent.

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Suisse (v. 1450). Saint Etienne, saint Blaise, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et le donateur, Pierre Rup, citoyen et marchand de Genève. Bois.

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Bavière (v. 1460). Ange de l’Annonciation. Bois.

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Maître actif à Würzburg, Franconie (v. 1475). Saint Jacques. Bois.

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Alsace (XVe s.). La Visitation & Ange de l’Annonciation. Huile sur bois.

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Rhin supérieur (début du XVIe s.). L’Annonciation. Bois.

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Maître à l’œillet de Baden (fin XVe-début XVIe s.). Détail du Retable de la passion. Bois.

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Maître à l’œillet de Baden (fin XVe-début XVIe s.). Saint Fridolin, abbé de Säckingen, accompagné du mort qu’il a ressuscité & Saint Otmar, abbé de Saint-Gall. Tempera sur bois.

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Vrancke van der Stockt (1420-1495). L’Annonciation. Huile sur bois.

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Goswijn van der Weyden [petit-fils de Rogier] (1465-1535). Triptyque de la Crucifixion. Huile sur bois.

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Jan Provost (1465-1529). Vierge de pitié. Huile sur bois.

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Anonyme des anciens Pays-Bas (fin du XVe s.). La Vierge allaitant l’enfant & Saint Luc peignant la Vierge. Huile sur bois.

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13 juin 2015

Mai septentrional 2015 (11)

On poursuit la visite du musée des beaux arts de Gand.

Rafaël Coxcie (Malines, 1542-Bruxelles, 1616). Le Jugement dernier (1588-1589). Il sagit dun tableau monumental. Jai dû corriger nettement la perspective. Cest la première fois que je me livre à une telle retouche. Certains hommes semblent avoir des muscles en trop, et ce n'est pas à cause de la retouche.

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Maarten van Heemskerck (Heemskerck, Pays-Bas, 1498-Haarlem, Pays-Bas, 1574). L’Homme de douleur (1532). La musculature semble plus réaliste et la partie intime, non diabolique, est délicatement suggérée.

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Maarten van Heemskerck (Heemskerck, Pays-Bas, 1498-Haarlem, Pays-Bas, 1574). Le Calvaire (1543). Y en a un qui a un sparadrap sur la tête !

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Peter Paul Rubens (Siegen, Allemagne, 1577-Anvers, 1640). Saint François d’Assise recevant les stigmates (1635).

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Gaspar de Crayer (Anvers, 1584-Gand, 1669). Le couronnement de sainte Rosalie (1644).

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Gerard Seghers (Anvers, 1591-1651). L’Ange avertit Jospeh en songe.

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Maître Denim (nord de l’Italie, 1650-1700). Repas frugal.

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Atelier d’Alessandro Magnasco (Gênes, 1667-Paris 1749). Moines en prière. Je trouve que ce tableau est en avance sur son temps.

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Jean-Baptiste de Champaigne (Bruxelles, 1631-Paris 1681). Le repas à Emmaüs (1664).

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Cornelis de Vos (Hulst, Pays-Bas, 1584/1585-Anvers 1651). Le Christ et la Samaritaine (v. 1630-1635).

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Jan Boeckhorst (Rees, Münster, Allemagne, v. 1604-Anvers 1668). Apollon et Python (v. 1660).

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Maerten de Vos (Anvers 1532-1603). La famille de sainte Anne (1585).

 

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19 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (4)

Et un petit complément aux Hospices de Beaune.

Tenture saint Éloi, début du XVIe s., tapisserie (laine) de Flandre.

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Parement de l’autel de l’Agneau Mystique, 1462-1470, tapisserie (laine).

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Tenture saint Antoine, 3e ¼ du XVe s., tapisserie (laine, argent, or). La fameuse « Seulle étoile », une autre façon de fêter aujourd’hui nos neuf ans de mariage (civil) et de vie commune !

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14 mai 2015

Vacances de mai 2015 (1)

Nous sommes donc partis le jour du 1er mai. La veille au soir seulement, nous avions vu que nous avions des interdictions de stationnement dans notre rue, en prévision du « vide-grenier » qui s’y fait depuis trois ans. Seulement cette fois, nous n’avions pas été informés suffisamment à l’avance par un papier de la mairie dans nos boîtes. En clair, nous aurions tout aussi bien pu partir en vacances (période de vacances scolaires) quelques jours plus tôt et retrouver en rentrant notre seconde voiture à la fourrière. Très sympa ! Oui, car l’interdiction courait de 6 heures du matin à 19 heures. Donc, pour pouvoir charger la voiture le matin de notre départ, nous sommes partis avant 6 heures en nous levant à 4 heures. Des vendeurs étaient déjà en train d’attendre pour s’installer quand je suis sorti dans la rue à 5 h 20. Ce genre de pratiques m’agace au plus haut point parce que des tas de pseudos « vide-greniers » s’effectuent successivement dans tous les quartiers, dans toutes les rues de la ville entre mai et septembre. C’est du grand n’importe quoi quand on voit cet acharnement pour vendre les pires merdouilles (et je ne parle pas de la cervelle de certains vendeurs). Cela relève plus de la psychiatrie à grande échelle que d’autre chose, le tout sous la « protection » de la mairie. Je ne compte pas le nombre de fois où le dimanche matin je me retrouve avec des rues barrées, toutes sur mon chemin. Si j’étais maire, inutile de dire que tout cela serait purement et définitivement supprimé ! Oui, je suis parfois enragé. Non, je sais je ne serai jamais maire, j’ai des âmes de dictateur parfois. D’accord pour quelques vides greniers ou autres braderies, mais pas ces tas de conneries inqualifiables !

Il ne pleuvait pas en partant, mais nous avons trouvé la pluie en Champagne et elle ne nous a pas quittée jusqu’à notre destination finale. Pluie mouillante et pratiquement sans arrêt en Burgondie le vendredi, le samedi et le dimanche matin. J’en ai profité pour me reposer un peu, pour faire du tri – et il y en avait grand besoin – sur l’ordinateur de mon ancien directeur. J’y ai passé au moins huit heures pleines.

Le dimanche après-midi, profitant d’une éclaircie, je suis allé nettoyer la grille du déversoir de l’étang du dragon terrassé. La photo montre la scène après le nettoyage, mais on voit nettement que les deux tuyaux de 300 mm de diamètre n’étaient pas loin d’être en charge.

Finalement, cela n’est pas allé plus loin grâce au nettoyage de la grille et parce la pluie a cessé. Si la grille n’est pas nettoyée suffisamment tôt, il y a submersion des points bas de la digue. Cela fait longtemps que cela n’est pas arrivé. En aval, le bouillon.

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Et puis il y a eu cette rencontre avec cet oiseau que je n’avais jamais vu là. Certes, je ne suis pas piafologue, même amateur, mais je suis quand même observateur et j’ai pu faire quelques photos qui me permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un Chevalier guignette, Actitis hypoleucos Linnaeus, 1758.

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Sur la chaussée de l’étang, respectivement Ajuga reptans L. (Bugle rampante), Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais), Polygala vulgaris L. (Polygala commun), Luzula campestris (Ehrh.) Lej. (Luzule champêtre), Lathyrus linifolius subsp. montanus (Bernh.) Bässler (Gesse des montagnes) [nomenclature à revoir semble-t-il – 2 photos], Polygonatum multiflorum (L.) All. (Sceau de Salomon multiflore), pas moins « géant » que celui de Karagar et Orchis mascula (L.) L. (Orchis mâle), tordu, lui. Ce sont quasiment mes premières macrophotos effectuées avec le nouvel appareil. Je ne maîtrise pas encore très bien la fonction « live view » avec lobjectif macro, alors j'ai eu du déchet.

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Et la pluie revenant, j’ai dû rentrer.

26 avril 2015

Reims 2006 (1)

Je me suis rendu compte que je n’avais pas montré un échantillon très important des photos que j’avais prises à Reims lors de notre visite en mars 2006 (voir cependant l’article principal ici – je me rends compte que je n’écrirai plus de la même façon aujourd’hui).

La cathédrale ne m’était alors pas inconnue puisque je l’avais vue avec mes parents au début des années 1980. J’avais été ébloui par l’édifice, davantage que par celle de Strasbourg, vue à l’occasion des mêmes vacances. Il faut dire qu’à l’époque, ces deux édifices étaient les seules cathédrales gothiques que j’avais vues.

Je n’en dis pas plus, place aux photos de l’extérieur, de jour.  Je reste très attaché aux sculptures des portails qui me sont très familières, dont l’Ange au sourire n’est qu’un exemple.

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La suite sera au prochain épisode.

Fromfrom (en vacances) est partie ce soir pour un enregistrement champignonesque demain. D’habitude, c’est moi qui la laisse toute seule quand je pars en déplacement professionnel. Cela m’a fait un drôle d’effet de la voir partir seule en train.

7 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (2)

Parmi les incontournables bourguignons figurent les Hospices de Beaune. Nous ne pouvions pas y échapper. S’il n’y avait pas eu la chaleur accablante (sans doute toute relative pour des Méridionaux), cela aurait été un plaisir. Beaucoup de monde, mais pas la foule que l’on peut y rencontrer certains jours. Personnellement, ce qui m’attire le plus, c’est la cour intérieure avec les ailes à l’architecture flamande et aux tuiles vernissées si connues, la salle des Pôvres (dans laquelle il y a toujours trop de monde) et le Polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden, lequel était moins pris d’assaut que la dernière fois où nous étions allés le voir (ici).

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Je rappelle que le bâtisseur des Hospices de Beaune, avec son épouse Guigone de Salins, n’est autre que le chancelier Nicolas Rolin (1376-1462) à l’époque du duc Philippe le Bon. A l’époque, on peut considérer grossièrement qu’un poste de chancelier équivalait à celui de Premier ministre. Cet autunois était par ailleurs immensément riche. Lors de notre précédente visite, Fromfrom et moi, pas encore mariés, fîment notre la devise des deux époux bâtisseurs : « Seulle étoile » ou « Ceule étoile » qui figurent  les murs ou sur les tomettes au sol.

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D’autres photos du Polyptyque plus tard.

1 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (1)

La duchesse mère nous ayant accompagné jusque chez la sœur et émule de Rome, il était question de faire un petit tour de la ville. Je me suis pas mal retenu pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo, tant j’en possède déjà une collection significative. Au programme :

  • les remparts médiévaux
  • le théâtre romain intra muros
  • la porte romaine Saint-André, la plus complète, mais également la plus restaurée
  • la porte romaine d’Arroux, la plus épurée
  • la cathédrale Saint-Lazare, forcément avec son tympan, ses chapiteaux et autres bricoles que je ne présente plus

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  • le temple dit de Janus, avec de nouveaux chantiers de fouille à proximité (ça, c’est sympa)

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  • le grand séminaire d’Autun (XVIIe s.), le plus grand de France à l’époque, actuellement lycée miltaire, et qui fut aussi petit séminaire, hôpital, prison et école de cavalerie

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  • les remparts romains auxquels s’accole la tour des Ursulines (XIIe s.), vestige du château Riveau
  • la pierre ou pyramide gallo-romaine de Couhard dont la dégradation est repartie (il y avait eu un mieux significatif suite à des travaux dans les années 1990). Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne fait pas un minimum d’entretien courant pour éviter les dégradations, en empêchant par exemple les arbres de pousser sur les flancs. A côté, un jardin bio (permaculture) pédagogique. Je n’ai pas aimé l’image véhiculée par ce jardin : pas trop mal pour son organisation et son agencement, mais malgré les nombreux panneaux en faisant la promotion et annonçant nombre de stages de jardinage, un état d’entretien lamentable. Pourtant, le jardin est assez récent et la plupart des massifs sont gravement envahis de Convolvulus arvensis L. (Liseron des champs). Il ne faut pas être un grand jardinier pour savoir que c’est une catastrophe, à la fois pour espérer quelque chose du potager et pour l’image calamiteuse donnée au bio et aux bénévoles de l’association qui immanquablement vont passer pour des branquignoles, des rigolos, des écolobobos… La sécheresse de cette année n’explique pas le problème, il y a là un grave déficit d’entretien et en voyant cela, aucun discours bio ne peut être crédible. Si j’étais eux, la seule solution serait de ne surtout plus communiquer sur ce jardin et de remédier de manière musclée au problème, ce qui ne sera pas facile, j’en conviens, vue l’intensité du problème. Le désastre constaté n’est pas arrivé en quelques semaines, il devait déjà largement préexister l’an dernier.

 

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10 juillet 2015

Brèves cornusiennes (47)

La duchesse mère est arrivée hier en vue de nous accompagner au siège historique d’un autre duché. Ce soir, nous avons appris que sa maison avait été cambriolée pendant la journée. Apparemment, pas de vol significatif (cest déjà ça), mais le traumatisme est là. Elle voulait retourner chez elle, mais le gendarme qu’elle a eue au téléphone a dit que cela ne servirait à rien. Le fils aîné est là-bas, mais elle se fait du mauvais sang pour lui. Il faut dire qu’il a tellement peu l’habitude de se démerder par lui-même… Je ne ferais pas davantage de commentaire.


Après les tentatives de déstabilisation scandaleuses, le retour à l’absolutisme était plus que nécessaire. Voilà donc, une production piergillienne mise de côté pour le meilleur et surtout pour le pire !

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12 avril 2015

Brèves cornusiennes (41)

L’ancien maire de Tours (1995-2014), Jean Germain s’est suicidé mardi, en marge d’une affaire judiciaire sur des « mariages chinois ». Pour ma part, j’ai pensé aux cas Pierre Bérégovoy et Roger Salengro, même si cela n’a rien à voir. En 1995, il avait succédé au maire précédent (1959-1995) qui n’était autre que Jean Royer (décédé en 2011), qui fut également ministre sous Pompidou, candidat aux élections présidentielles en 1974, gardien du temple de l’ordre moral typique de la vieille droite réactionnaire et accessoirement président de l’ex Établissement public de la Loire et de ses affluents (EPALA), qui voulait bétonner tout le fleuve et ses affluents, dans l’espoir vain de lutter contre les crues. En 1995, je m’étais réjoui de la défaite de ce maire « historique », ce qui avait aussi permis de mieux déployer la politique de l’État sur le bassin de la Loire, politique assez exemplaire et unique en France, mais qui s’est largement essoufflée depuis le milieu des années 2000.

Jean Germain (socialiste) était quelqu’un de beaucoup plus consensuel et de discret, parfois moqué, sans doute au moins en partie injustement. C’est moins connu, mais en tant qu’universitaire (juriste), il avait été président de l’Université de Tours lorsque j’étais arrivé dans la ville en 1990. Contrairement à ses successeurs à la présidence (un en particulier grâce auquel j’avais pu déposer mon sujet de thèse), je ne l’ai jamais rencontré. En tant que maire, je ne l’ai jamais croisé non plus.


Même si d’un point de vue contractuel, mon ancien directeur est en poste jusqu’à la fin du mois, concrètement, il n’aura travaillé que trois jours dans le mois et son dernier jour, c’était jeudi. Il a fait le tri dans ses affaires. Il n’a pas touché à ce que son prédécesseur avait laissé.

De mon côté, j’ai commencé à faire du tri dans le bureau que j’occupe depuis 11 ans, avant de procéder à la migration. Bien que je fasse régulièrement du tri dans mes affaires, je m’aperçois que l’on accumule quand même pas mal de papiers et de documents. Peu méritent pourtant d’être conservés. En définitive, entre les papiers de deux anciens directeurs et les miens, il y aura bien de quoi faire un beau voyage à la déchèterie.

Par ailleurs, je vais en profiter pour faire évacuer les « archives » d’une ancienne collègue que la directrice « scientifique » devait trier depuis des années et qu’elle n’a jamais trié comme je l’avais dit dès le départ. A propos de cette directrice, je remarque depuis plusieurs semaines, les opérations de charme auprès de certaines personnes avec lesquelles elle s’est prise de bec ces derniers mois, c’est-à-dire un collègue d’Amiens et moi (elle a dû comprendre que je soutiendrai ce collègue d’Amiens). Est-ce nous qui sommes plus que vaccinés vis-à-vis de ses tentatives de manipulation ? Tenterait-elle de s’amender ? Je n’y crois guère, même si à force de lui tenir l’épine au rein, j’ai réussi avec un collègue à lui faire rendre un rapport pile à l’heure (je crois que cela ne lui était pour ainsi dire jamais arrivé). Ou tout simplement, n’est-elle plus guère douée pour la manipulation, d’autant que toutes les ficelles ont déjà été utilisées et sont désormais éraillées.

Je vais effectivement changer de bureau, dans un autre bâtiment. Je me demande si je ne rejouerai pas le coup de l’ex patron de la cégéthé ou du président de Radio France. Plus sérieusement, c’est un bureau plus grand qui autorise des réunions jusqu’à six personnes et il est situé à côté de celui de « mon » assistante. Comme je vais être plus isolé qu’avant, je crains de perdre un peu en convivialité et de contact avec les scientifiques de terrain. Ce n’est pas une découverte, mais c’est peut-être aussi un des inconvénients de la fonction. Je n’ai pas l’intention de modifier mon comportement. Sauf cas exceptionnel, en tant que chef de service, j’ai toujours laissé respirer les gens, laissé faire les gens à leur façon, laissé libre leur organisation (sauf si cela posait des problèmes). Bien sûr, il y avait un cadre et à de rarissimes exceptions, cela a toujours magnifiquement bien fonctionné. J’avais comme voisin de bureau jusque là, un chef de service scientifique homologue. Pour simplifier, lui s’occupait des inventaires et de la conservation et moi des expertises, bien qu’il y avait déjà beaucoup de transversal entre services. Il ne pratique pas le même « management » que le mien, mais son équipe est aussi largement autonome. Il va reprendre une grosse partie de mes anciennes attributions de chef. Je n’ai pas de remplaçant, alors il va reprendre la responsabilité de mon équipe pour le reste de l’année (après, elle sera allégée), même si je vais l’aider un peu. Autrement dit, pour ceux qui n’auraient pas compris : je ne servais à rien et je ne faisais rien puisqu’on pourra se passer très facilement de moi. Bon, ça c’était pour me flageller, mais ce n’est fort heureusement pas complètement la réalité. Je vais surtout conserver plusieurs missions « en direct » et j’espère continuer dans les années qui viennent. J’étais aussi parfois en appui avec mon ancien directeur, lui n’étant pas toujours aussi scientifique ou technique que moi. Enfin, il va y avoir certains allègements, ce qui n’est peut-être pas une mauvaise chose si l’on veut survivre en 2016 en réaffectant certains crédits non consommés (j’espère néanmoins que d’un point de vue comptable, ce sera jouable – on me dit que oui en respectant une règle du jeu claire).


Trêve de choses trop sérieuses, et direction les fleurs du jardin.

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22 juin 2015

Mai septentrional 2015 (15 et fin)

Voici enfin le dernier épisode de la visite de ce musée. Je précise que je suis loin d’avoir tout photographié puisque des œuvres qui me plaisaient pourtant, brillaient vraiment trop, d’autres étaient trop sombres ou encore ne m’intéressent pas du tout. Certaines ont le vice de cumuler les handicaps comme les toiles de Gustave Courbet qui nous sont apparues excessivement sombres et donc malheureusement sans intérêt, et c’est dans ce même état que nous avons vu ses œuvres dans plusieurs musées, de sorte que cela nous apparaît à présent comme une marque de fabrique du peintre. En réalité,  je viens de lire que c’est la technique du peintre qui est en cause : ses tableaux s’assombrissent au fil du temps, ce qui remet d’ailleurs en cause la conservation d’une bonne part de son œuvre. Donc pas de Courbet ici, mais d’autres choses. Je pense d’ailleurs que c’est la dernière fois où je m’occuperai à améliorer autant de photos et à les renseigner, tant cela m’a pris du temps pour ce seul musée. Je continuerai de le faire, mais à des doses bien plus modestes.

René Ménard (Paris, 1862-1930). Le printemps.

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Jacques de Lalaing (Londres, 1858-Bruxelles, 1917). Le génie de la mort. Bronze.

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George Minne (Gand, 1866-Laethem-Saint-Martin, 1941). La fontaine des agenouillés. Les jeunes gens (v. 1905). La vasque (v. 1927-1930), copie. Plâtre.

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Constantin Meunier (Bruxelles, 1831-1905). Le fils prodigue ou La réconciliation. Bronze.

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Constantin Meunier (Bruxelles, 1831-1905). Ecce homo. Bronze.

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Émile-Antoine Bourdelle (Montauban, 1861-Le Vésinet, 1929). Buste du docteur Koeberlé. Bronze.

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Auguste Rodin (Paris, 1840-Meudon, 1917). Tête de Pierre de Wissant. Bronze. Et son moulage.

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George Minne (Gand, 1866-Laethem-Saint-Martin, 1941). Le maçon (1897). Bois (chêne visiblement).

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Edward Atkinson Hornel (Bacchus Marsh, Australie, 1864-Kirkcudbright, Grande Bretagne, 1933). Idylle printanière (1905).

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Ernest Wijnants (Malines, 1878-1964). L’écho. Bois.

 

 

Edgard Tytgat (Bruxelles, 1879-Woluwe-Saint-Lambert, 1957). Invitation au paradis (1922).

 

Gustave van de Woestyne (Gand, 1881-Uccle, 1947). Le Christ dans le désert (1939). Contre toute attente, jaime bien celui-ci et le suivant.

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Gustave van de Woestyne (Gand, 1881-Uccle, 1947). Le Christ montrant ses plaies (1921).

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Oskar Kokoschka (Pöchlarn, Autriche, 1886-Montreux, 1980). Portrait du docteur Ludwig Adler (1914).

 

 

Max Ernst (Brühl, Allemagne, 1891-Paris, 1976). Végétation (1925). Pour les couleurs, pas pour le reste.

 

 

Frits can den Berghe (Gand, 1883-1939). Le monstre (1928). Pourquoi ai-je photographié ça ?

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René Magritte (Lessines, 1898-Bruxelles, 1967). Perspective II. Le balcon de Manet (1950).

 

Victor Servranckx (Diegem, Belgique, 1897-Vilvorde, Belgique, 1965). Port – Opus 2 (1926).

 

Georges Vantongerloo (Anvers, 1886-Paris, 1965). Étude n° III. Bon, ça, cest juste pour rire, parce que franchement, en mappliquant, jaurais pu faire mieux.

 

Albert Carel Willink (Amsterdam, 1900-1983). L’équilibre des forces (1963).

 

Theophile Lybaert (Gand, 1848-1927). Femme en prière (étude).

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Fin.

7 avril 2015

Paris joyeux (5)

Parce qu’on nous avait brisé dans notre élan la veille (en fait non, on s’était laissé faire de bonne grâce et on a vu qu’on y a gagné largement), on n’allait quand même pas rater la chose le dimanche matin. En réalité, il y a quand même eu débat puisqu’il fut quand même question d’aller tôt à Notre-Dame, mais dimanche matin de Rameaux oblige, je pensais qu’on ne pourrait pas circuler à notre guise, même en y allant de bonne heure, encore accentuée par le passage à l’heure d’été.

Nous sommes donc allés au Palais Garnier, non pas pour assister à un opéra, mais juste pour visister, rapidement. Il y avait quand même énormément de monde. Je ne me livre à aucune explication, je me contente de montrer des photos. Seule exception : j’apprends à l’instant que dans la grande salle à l’italienne, la peinture d’origine de la coupole du plafond due à Jules Lenepveu existe toujours, recouverte par un accrochage sous-jacent de l’œuvre actuelle de Marc Chagall. Par conséquent, la peinture initiale est conservée. Cependant, je pense que ce que nous voyons à l’heure actuelle (conçu en 1964 si j’en crois Ouiqui) est autrement plus intéressant. Le lustre est à l’image de la pièce : monumental avec 8 m de haut et pesant 7 à 8 tonnes.

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Ce n’est pas tout à fait le type d’architecture, ni le décor qui me séduisent le plus, mais il faut reconnaître que c’est assez typique du temps du Second Empire et qu’on a voulu par là en mettre plein la vue. A défaut de s’en émouvoir pour de vrai jusqu’au bout, au moins c’est agréable à regarder. Le foisonnement donne néanmoins le sentiment d’être un diabétique devant une centurie de desserts.

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C’est vraiment la marquise de Fromulus qui descend les escaliers de l’opéra après avoir brisé le cristal du lustre qui s’est écrasé à terre. Heureusement, on ne déplore aucun blessé, mais il a fallu faire vite pour reprendre la Bentley impériale et gagner la gare du Nord, pour rejoindre Vladimir et Karagar.

1 avril 2015

Paris joyeux (2)

Nous arrivons à Paris le samedi en milieu de matinée. Direction l’Île de la Cité par le métro dont la station se trouve dans un cylindre de plaques dacier rivetées plus ou moins étanches vis-à-vis de la nappe alluviale de la Seine.

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Lors d’une précédente visite dans le coin en octobre 2006, alors que Fromfrom gueuletonnait participait à une réunion avec ses collègues d’une association dont elle était encore la représentante officielle pour la Bretagne, j’avais visité la cathédrale Notre-Dame, vu diverses choses et repéré l’édifice devant lequel la queue impressionnante m’avait dissuadé. Cette fois, nous n’avons pas hésité, même si la queue était aussi présente, même si le temps peu propice en avait peut-être dissuadé quelques-uns. Je veux bien sûr parler de la Sainte-Chapelle.

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Au départ, je ne souhaitais pas l’emporter du tout, mais l’ayant conservé dans la poche (une vieille habitude, j’emporte toujours un couteau de poche sur le terrain et même au travail pour manger à la « cafète », car je suis un peu maniaque sur la qualité de coupe), je décidais toutefois de le mettre dans une poche de notre sac de voyage. Erreur : nous nous trouvons au sein du palais de justice et même si les portes ne doivent pas être exactement des passoirs, il y a du Vigipirate renforcé dans l’air et le passage au rayons X (ou équivalent) n’a pas eu de pitié puisque le préposé a repéré immédiatement le canif et même le modèle. Nous avons donc été retardé, car pas moyen de mettre l’objet en garde le temps de la visite et il a fallu le mettre en consignes au café-restaurant de l’autre côté de la rue moyennant un euro. Nous avons quand même pu visiter l’édifice presque normalement.

De l’extérieur, on voit bien qu’il y a beaucoup de verrières, mais aussi de respectables contreforts.

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La chapelle inférieure, avec une réplique de la statue de saint Louis.

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J’ai eu beau voir à d’assez nombreuses reprises des photos ou des images télévisées de l’édifice (images néanmoins non revues récemment), j’ai été frappé par le ratio pierre/vitraux (dorigine - XIIIe s.), bien plus impressionnants que je ne me l’imaginais. En dehors de la voûte et du toit, il y a autant de surfaces de verrières que dans une serre ! Il ne faisait pas beau, alors cela ne brillait pas de mille feux à l’intérieur, mais c’était déjà sacrément impressionnant. Seul bémol dans cet édifice gothique, que je pourrais qualifier d’« optimal » (Karagar excusera ce raccourci fort peu explicatif), c’était le monde noir qu’il y avait là-dedans et le brouhaha engendré. Ce n’est pas ainsi qu’on pouvait avoir un peu d’intimité.

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