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Cornus rex-populi
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10 octobre 2016

Pages aoûtiennes (5)

Nous décidons de consacrer l’après-midi à plusieurs sites et édifices de l’Auxois que nous ne connaissons pas pour de vrai.

Sur le chemin, mon œil est attiré par une curieuse église devant laquelle on ne passe pas en général. Il s’agit d’une église fortifiée du XIVe s. située à Manlay, déjà en Côte-d’Or. Je me demande comment elle avait pu m’échapper jusque-là.

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Nous avons poursuivi vers Mont-Saint-Jean, village médiéval, bien pourvu en maisons des XVe et XVIe s., avec fortifications, château (premières pierres de 924, sinon XIIe et XVe s.) et église (ancienne chapelle du château du XIIe s.). Hélas, tout était fermé.

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Nous poursuivons vers Saint-Thibault et son église prieurale, étonnante avec son portail (XIIIe s.) et surtout son chœur gothique (XIVe s.), plus haut que le clocher et qui n’a pas grand-chose à envier à une cathédrale. Une surprise assez extraordinaire. A noter également, le retable en bois (XIVe s.) sur la vie de saint Thibault, un gisant (XIIIe s.), des statues polychromes, un crucifix probablement de la fin du Moyen Âge.

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Nous poursuivons sur la butte de Thil (commune de Vic-sous-Thil), avec sa ruine de château du XIIIe s. (premières pierres du Xe s.) et sa collégiale gothique du XIVe s., visitable qu’en certaines circonstances. Nous avons donc profité de la visite du château habité par un original artiste.

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8 octobre 2016

Pages aoûtiennes (4)

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Petite visite à la cathédrale Saint-Lazare d’Autun pour aller voir le résultat de la restauration d’une chapelle. Hélas, on ne peut encore pas tout voir. Puis, visite à la salle capitulaire, c’est-à-dire l’ancienne bibliothèque du chapitre où sont installés vingt-trois chapiteaux et deux corbeaux après la restauration du transept et ses abords vers 1865. Ces chapiteaux sont bien entendu de Gislebertus et de ses disciples, exécutés entre 1125 et 1135. Voici une revue exhaustive des chapiteaux historiés.

 

La Mort de Caïn

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La pendaison de Judas

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Dieu interrogeant Caïn

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La Fuite en Égypte

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Le Sommeil des Mages

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Les Mages devant Hérode

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L’Adoration des Mages

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Deux Vertus et deux Vices

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Présentation d’une église

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Hippogriffe

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L’oiseau tricéphale

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Basilic

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Combat d’un pygmée et d’une grue

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L’ânesse de Balaam

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7 août 2016

Juillet butineur (4)

Il était temps d’aller voir ce qu’il en était d’un breuvage, que je ne pensais pas aussi proche de Carcassonne. Mais chemin faisant, nous voyons un panneau qui m’intrigue. Rapide coup d’œil dans le guide. Eh oui, nous décidons d’aller visiter, d’autant que nous avons le temps. Nous allons donc voir l’abbaye de Saint-Hilaire. Ce n’est qu’à cette occasion que je me suis souvenu de la visite karagarienne (j’avais le son mais plus du tout l’image, donc ce fut une vraie découverte) : voir ici. Le son, c’était bien entendu la Blanquette de Limoux dont les premières bulles mondiales ont vu le jour ici en 1531. Les photos et commentaires de Karagar sont excellents. Je propose quand même quelques-unes de mes moins mauvaises photos. A noter qu’on pouvait voir dans une pièce une excellente vidéo (40 min) sur les plafonds peints de la région et qui ne devait pas exister du temps du passage de Karagar. A noter aussi que comme nous étions les seuls visiteurs à ce moment-là, j’ai chanté dans la magnifique chaire du réfectoire, lequel a été refait en 2005-2006 de manière moderne, ce que j’ai plutôt bien aimé ; l’acoustique est excellente.

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Photo fromfromienne de la chaire.

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Puis, nous avons poursuivi jusqu’à Limoux puisque c’était notre destination initiale, pour aller déguster des choses et acheter quelques bouteilles. A cette occasion, je me suis aperçu que jusque-là, je n’avais dégusté des Blanquette de Limoux, que selon la méthode traditionnelle, autrement dit, façon Champagne, et non selon la méthode ancestrale, autrement dit, façon Clairette de Die, c’est-à-dire pour dire vite, avec une « simple » fermentation peu poussée (6-7 °) au cours de laquelle tout le sucre du raisin n’est pas consommé, d’où des vins sucrés et fruités. Cette méthode ancestrale la rapproche beaucoup de la Clairette de Die, mais avec des goûts bien différents, du fait du cépage (Mauzac contre Muscat car les meilleures Clairettes, selon moi ne contiennent que peu voire pas du tout de cépage Clairette) et probablement du terroir. La méthode traditionnelle, rapproche le vin des crémants et champagne. Il existe d’ailleurs un Crémant de Limoux à base de Chardonnay faisant le bonheur notamment des Champagnes et Crémants de Bourgogne blancs de blancs. J’arrête là, mais on aura bien compris, qu’il y a énormément de diversité dans les vins de Limoux et encore, je ne parle pas des vins tranquilles et encore je ne parle pas des autres couleurs, mais nous n’avons pas goûté. Je suis donc obligé de reconnaître que dans le coin, il y a ici des vins pour contenter à peu près tout le monde. Si je mets de côté un Corbières bu à Carcassonne, je constate que nous avons bu là les meilleurs vins locaux parmi ceux dégustés dans les restaurants au cours de notre périple. L’honneur bourguignon et des vallées du Rhône et de la Loire est donc sauf :-).

A suivre…

6 août 2016

Juillet butineur (3)

Nous attendons 10 heures que le château comtal ouvre enfin pour aller le visiter, mais il y a déjà la queue à la fois parce qu’il y a déjà beaucoup de monde et parce que Vigipirate oblige il n’y a pas un mais deux contrôles (équivalents) des sacs. Une telle façon de procéder est à mon sens bien peu efficace, d’autant qu’il n’y a eu aucun contrôle du contenu des vêtements ni détecteur. Mais bon…

 

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La cathédrale vue de haut.

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On rentre à l’intérieur.

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Saint André. Pierre, XVIe s. Prov. Salsigne (Aude).

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Vierge à l’enfant. Pierre, XVIe s. Prov. église Saint-Nazaire de Carcassonne.

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Vierge au sourire, XIVe s.

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Calvaire en grès polychrome, fin du XVe s. Prov. cimetière de Villandière près de Carcassonne.

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Clef de voûte ornée de saint Pierre et de saint Paul. Grès, XIVe s. Prov. chapelle des Cordeliers de Carcassonne.

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Clef de voûte ornée de saint Louis. Grès, fin du XIIIe s. Prov. église des Jacobins de Carcassonne.

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Depuis les hauts du château, l’église Saint-Gimer aux pieds orientaux de la cité. Elle est due à Viollet-le-Duc, en remplacement d’un ancien édifice du XVIIe s.

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L’église Saint-Vincent, édifice gothique dans la ville basse, que nous n’avons pas eu le temps d’aller visiter. En observant l’horizon, je pensais que ma photo était bancale, mais vérifications faites, elle ne penche pas.

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Il était temps daller se restaurer pour manger un cassoulet dans un restaurant réservé le matin même(pas celui que lon aperçoit sur la photo)  via notre guide habituel qui ne nous a jamais déçu. Un filet de vinaigre maison dans lassiette pour faire dégérer. En tout cas, cela donne un goût particulier et franchement, cétait excellent. Sans doute mon meilleur cassoulet. Nous avons mangé sous une sorte de tonnelle à vigne vierge. Le seul hic était que le Parthenocissus était partiellement malade et les parasols de substitution avaient du mal à suivre pour cette journée parmi les plus bouillantes, mais patron et serveurs nous avaient déménagé. A recommander, donc.

A suivre...

20 septembre 2016

Pages aoûtiennes (1)

Cela ne va pas être une surprise, mais j’avais décidé de mettre quelques bricoles au menu du trajet aller aoûtien en Bourgogne. Le premier plat était donc la cathédrale de Noyon dans le nord-est de l’Oise. Cette cathédrale gothique (gothique débutant puisque commencée avant le milieu du XIIe s.), j’en connaissais l’existence et l’intérêt depuis quelques années et Karagar en avait parlé ici (je croyais que c’était plus ancien que cela). Donc, je n’en dis pas davantage, tout est dit chez Karagar. J’ajoute juste que j’ai aimé cette cathédrale, pourtant à l’abord rude (phénomène amplifié par le temps gris). Fromfrom a été moins enthousiaste au départ sans doute par la rudesse, mais en fin de visite de l’intérieur, a considéré bien plus positivement l’édifice.  Nous, nous n’avons pas eu accès à la salle capitulaire. Voici mes photos.

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Peinture murale du XVIe s. : L’apparition de Jésus à Marie-Madeleine.

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Un saint Éloi tout neuf (2015).

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4 août 2016

Juillet butineur (2)

Nous rentrons dans la cité de Carcassonne peu après 8 heures. Durant une bonne heure encore, les camionnettes, livreurs et autres s’en donnent à cœur joie pour ravitailler commerces, hôtels et restaurants, car bientôt ils ne pourront pas circuler. Car en effet, à cette heure-là, il y a encore peu de visiteurs dans les rues.

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Nous allons visiter l’ancienne cathédrale Saint-Nazaire (la nouvelle se trouve dans la ville basse Saint-Louis, que nous n’irons pas visiter). C’est une cathédrale construite entre le IXe s. et le XIVe s., mais les éléments actuellement les plus anciens remontent au XIe s. Il s’agit donc d’un édifice d’apparence générale gothique, mais encore avec beaucoup d’éléments romans (nef, sculptures conservées çà et là notamment). A noter que contrairement à la grande majorité des églises, il faisait une chaleur assez étouffante à l’intérieur, même si nous y passions lors des jours les plus chauds de l’année. J’ai trouvé que c’était un édifice intéressant, mais qui ne m’a pas enthousiasmé outre mesure.

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A suivre…

1 août 2016

Juillet butineur (1)

Le soir du 14 juillet, en regardant la retransmission du « Concert de Paris » suivi des feux d’artifices à la Tour Eiffel, que nous avions bien appréciés (en dehors du présentateur), j’avais eu une pensée personnelle au sujet du terrorisme face au public rassemblé ici pour cet événement. Mais la coupe d’Europe s’étant achevée sans problème majeur, le président s’étant prononcé le jour même pour la fin de l’état d’urgence, on baignait dans un certain enthousiasme. Quelle ne fut pas ma surprise quand le lendemain matin, en allumant la radio, j’ai su que l’attentat à Nice avait fait tous ces morts, de sorte que dans un premier temps, je ne pouvais penser que l’acte terroriste s’était déroulé en France. Dur retour à la réalité.

 

Après une escale technique, nous partons donc le lundi pour Carcassonne. Notre GPS qui avait déjà tendance à tomber en carafe, tombe définitivement le rideau et à Clermont-Ferrand où nous tentons de trouver un commerce pour lui trouver un remplaçant. A cause de l’engin tombé dans le coma trop tard ou trop tôt, je me retrouve embarqué dans de vieilles rues étroites, tellement étroites (avec aucune mention indiquant cette étroitesse) que je finis par ne plus pouvoir avancer sauf à prévoir l’ablation totale des rétroviseurs. Je recule donc et j’emboutis le pare-chocs arrière contre des buttes-roues. Très très cher le GPS. Du coup, choqués par l’événement, nous n’irons pas visiter la cathédrale noire comme nous l’avions imaginé un instant.

Nous prenons ensuite l’autoroute A75 qui nous emmène, entre autres, au pont de Millau. Un bel ouvrage d’art comme on dit, mais assez peu impressionnant comparativement au pont de Normandie, sans doute à cause d’un tablier plan et du fait d’une vallée dont on perçoit peu le fond.

Nous arrivons finalement à l’hôtel de Carcassonne, mais nous n’avons envie que de manger, de nous reposer et de nous remettre des chaleurs auxquelles nous ne sommes pas familiers.

Le lendemain, nous nous levons tôt pour pouvoir aborder la cité avant les plus importants flux de touristes. Nous faisons le tour externe de l’enceinte.

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A suivre...

6 septembre 2016

Juillet butineur (14)

Ma tante, la sœur de mon père dont le mari (mon parrain) est décédé l’hiver dernier, ayant appris que nous devions aller dans le sud (elle habite près de Valence), elle souhaitait qu’on passe la voir. Cette étape ne faisait pas partie du parcours optimisé que j’avais imaginé. Or CERTAIN(S) ayant vendu la mèche, s’étai(en)t laissé(s) aller à penser que nous pourrions faire une halte là-bas. Tant que je n’ai pas arrêté une décision, je suis ouvert à toutes les suggestions (les bonnes suggestions, cela va sans dire). Quand il s’agit de faire de la cartographie vacancière, je ne puis compter sur Fromfrom, qui il est vrai, me fais une confiance totale sur les lieux à aller voir. Donc, quand le parcours est arrêté, les hôtels ou autres hébergements sont réservés dans la foulée, et comme nous ne nous y prenons pas énormément en avance, on ne peut pas toujours aller exactement là où nous aurions voulu, mais dans l’ensemble, on s’en tire plutôt bien. Donc, quand ON m’a presque mis devant le fait accompli d’aller voir ma tante après Conques et qu’ON ne s’imaginait pas du tout quelle distance et surtout quel temps de parcours il y a entre Conques et Valence (cinq heures de route au bas mot), cela m’a mis, je l’avoue, dans une vraie colère. Une telle réaction me rapproche énormément d’un des traits de caractère de mon grand-père maternel et je n’en ai pris réellement conscience que depuis sept ans. Mais il faut savoir que comme mon grand-père, après avoir déclenché tempête, orage et foudre, je sais aussi me rallier à la majorité et j’ai fini par considérer que c’était une bonne idée d’aller voir ma tante. Qu’on n’aille néanmoins pas penser que je ne fais que « gueuler » pour la forme et que je finis toujours par tout accepter, d’autant qu’il faut savoir survivre à l’orage initial, ce qui est parfois difficile pour Fromfrom (je lui demande de nouveau pardon).

Nous sommes donc allés voir ma tante, finissant le parcours entre Montélimar et Valence sous un orage. Et j’ai même conduit un peu sans douleur significative au genou.

Nous fûmes accueillis comme des princes par ma tante. Il faut dire que la tradition familiale n’y est pas pour rien : il vaut mieux trop que limite (pas assez n’est même pas imaginable). Je ne vais pas raconter le menu des deux repas, mais plutôt celui de la visite du dimanche matin à Valence, organisée par ma tante. Cela l’avait occupée pas mal et c’était une bonne chose, ne serait-ce que pour rassasier son hyperactivité.

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L’église Saint-Jean-Baptiste et son clocher néo-roman du XIXe s.

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Porte Saint-Ruf (XVIIe s.), correspondant au portail d’une ancienne abbatiale.

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Le Pendentif, à côté de la cathédrale, est un monument funéraire de la Renaissance. Pas moyen d’y pénétrer.

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La cathédrale Saint-Apollinaire dont les premières pierres remontent au XIe s. J’ai surtout été intéressé par le chevet. L’intérieur ne m’a pas intéressé le moins du monde.

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La Maison mauresque (XIXe s.) en béton moulé.

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L’édifice qui a fait l’unanimité a été incontestablement la Maison des Têtes, ancien hôtel particulier, de styles gothique et Renaissance (autour des années 1530).

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A suivre.

28 août 2016

Juillet butineur (12)

Après la visite de la cathédrale Sainte-Cécile, il était temps d’aller déjeuner. La pluie de la nuit et du matin ne laissait pas imaginer que nous pourrions prendre autant de plaisir sur la terrasse ombragée d’un remarquable restaurant, situé dans la rue faisant face à la tour de la cathédrale. Fromfrom a pris du foie gras en entrée (pas moi, ferais-je remarquer à Calyste, du moins pas cette fois).

Comme notre après-midi était à peine entamé, nous avons décidé d’aller à Rodez, non pas pour aller visiter le musée Pierre Soulages (il semble omniprésent dans le coin et je constate que je suis un des rares à considérer que le talent artiste de ce type est très largement usurpé), mais pour aller visiter la cathédrale Notre-Dame. Je ne savais pas alors que Calyste irait après nous (voir ici). Je n’ai pas été fabuleusement enthousiasmé par l’édifice. Il faut dire qu’après Albi, la relative austérité qui règne ici tranche beaucoup. Cependant, sans Calyste, je n’aurais pas sui que la pierre était rose.

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Des vitraux modernes, qui ne m’ont pas déplu outre mesure, contrairement à Fromfrom.

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Calyste n’avait pas dit s’il avait visité l’intérieur de la cathédrale et s’il avait vu cette Annonciation.

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Près du chevet, la maison de Benoît (XVe et XVIe s.) dont Calyste nous avait également montré un cliché.

 

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26 août 2016

Juillet butineur (11)

Le lendemain, nous sommes à Albi. L’objectif fixé est de visiter la cathédrale Sainte-Cécile. Karagar l’a comparée il y a peu à une centrale nucléaire, mais je ne suis pas d’accord. Peut-être n’a-t-il pas comme moi, eu l’honneur de visiter de centrale nucléaire en construction ou être passé des tas de fois devant de tels installations ! Non, rien ne ressemble autant à une cathédrale (d’Albi) qu’un silo à grain ! Il est vrai que nous n’avons pas été extatiques par ces vues extérieures de cet édifice gothique initié au XIIIe s. (et achevé au XVe s.), mais pour ce qui me concerne, j’aime bien ce massif de briques. La porte méridionale est en travaux. Pas de façade occidentale puisqu’à la place on y trouve cette solide tour.

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Nous sommes ensuite passés par les salles du trésor dans lesquelles se trouve une magnifique exposition relative à la Mappa mundi d’Albi,autrement dit, une représentation globale du monde (voir notamment ici). Elle daterait du VIIIe s. (dans un manuscrit de cette époque) et serait la première représentation connue du monde à l’exclusion de tablettes mésopotamiennes et babyloniennes. L’ouvrage se trouvait autrefois à la bibliothèque du chapitre, mais est à présent conservé à la bibliothèque communale. Les représentations géographiques, des îles (…) peuvent porter à sourire, mais cela reste émouvant. Sinon, quelques œuvres sculptées ou peintes.

Tête de femme. XVe s. Pierre blanche polychrome. Église Saint-Salvy d’Albi.

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Piétà. XVe s. Pierre blanche polychrome. Église Saint-Salvy d’Albi.

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Karsten Van Limbos. v.1530. La sainte famille. Huile sur panneau de chêne.

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L’intérieur de la cathédrale tranche radicalement avec la sobriété extérieure. Bien sûr, toutes ces peintures murales et des voûtes en sont la cause. Je ne parle pas de fresques, même si certaines documentations utilisent le mot, mais comme hélas, beaucoup d’auteurs d’ouvrages touristiques semblent scandaleusement ignorer le véritable sens du mot, comme j’ai pu le constater trop souvent. Donc, je ne sais pas ce qu’il en est, mais rien n’interdit de penser qu’il puisse y en avoir de véritables dans le lot. Les surfaces sont absolument considérables (plus de 18 000 m² dit-on). Ce qui frappe aussi, c’est la conservation du splendide jubé (contrairement à une grande majorité d’églises et cathédrales), de sorte que l’autel ne se trouve pas dans le chœur, ni à la croisée de transept (pas de transept), mais à l’occident. Évidemment, une telle « désorientation » est relativement récente. On a cependant percé le mur ouest pour ouvrir une chapelle dans la tour-clocher et on a détruit à cette occasion une partie de l’œuvre picturale du Jugement dernier, située sous les orgues, lesquelles me sont apparues comme particulièrement gigantesques. Le buffet est de taille semblable à celle qu’elles possédaient à la construction (début XVIe s.) et en faisait semble-t-il, les plus grandes orgues de la chrétienté). Les stalles sont absolument remarquables. Elles sont particulièrement décorées, sculptées, peintes… Elles ne me font cependant pas oublier celles d’Amiens, certes monochromes, mais dont la facture me semble indépassable. Je ne vous cache pas que j’ai été séduit par cette visite à l’intérieur, même si le nombre très important de visiteurs a réduit le plaisir.

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29 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (11)

Nous sommes en terres éduennes, plus précisément au domaine du Dragon terrassé. Pour mémoire (c’est important de le rappeler car le temps a passé depuis), nous sommes mi-avril. C’est encore le temps de photographier des chatons.

Carpinus betulus L. (Charme)

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Salix cinerea L. (Saule cendré)

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Et des violettes. La classique et abondante Viola riviniana Reichenb. (Violette de Rivin).

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La plus rare Viola palustris L. (Violette des marais).

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Le classique Primula veris L. (Coucou, Primevère officinale).

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Dans le bois, la plupart des individus de Narcissus pseudonarcissus L. (Jonquille) ont passé l’optimum de la floraison, mais le bois reste jaune.

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Dans les espaces davantage éclairés, les jonquilles sont moins avancées.

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Dans le même bois, mais dans les lieux plus humides, l’incontournable Caltha palustris L. (Populage des marais) qui prend le relais des jonquilles dans les jaunes.

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22 août 2016

Juillet butineur (9)

L’étape suivante, pyrénéenne, n’était pas le cirque de Gavarnie, mais juste à côté, le cirque de Troumouse, moins connu, moins fréquenté par les touristes. Un circuit, trouvé sur l’internet avait été envisagé afin de permettre un parcours supportable pour Fromfom. Nous sommes partis de l’hôtel (près de Luz-Saint-Sauveur) peu après neuf heures, mais sur la route, alors que nous n’avions probablement pas encore atteint l’altitude de 1000 m, je n’ai pu m’empêcher de demander à Fromfrom de faire une halte floristique sur la berme. Dans le lot, des plantes communes pour le coin et quelques espèces que je ne connaissais pas. Pour la suite, je ne donne presque aucun nom parce que je nai pas pu les déterminer sur place (pas de flore, pas de récolte possible et pas encore eu le temps détudier les possibles espèces à chaque fois daprès mes photos, même si bien sûr, il y a aussi des espèces que je connais fort bien).

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Nous continuons la grimpette en voiture.

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Et voici les montagnes entourant le cirque. L’Espagne se trouve sur la crête des montagnes du fond.

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La marquise, malgré les plaintes et les grincements, fera le tour complet, plus complexe qu’imaginé au départ et non balisé (une fois arrivés aux lacs, la quasi-totalité des promeneurs se contentaient de revenir par le même chemin). De fait, c’est moi en escaladant des rochers, à la recherche notamment de Rhododendron ferrugineum L. (Rhododendron ferrugineux) encore en fleurs, qui me suis fait très mal à un genou, à tel point qu’à un moment, je me suis demandé si j’arriverais à regagner le parking. La réponse fut positive et même si je fus ennuyé quelques jours, la blessure n’eut pas de conséquences médicales.

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Sur le circuit, quelques autres fleurs, bien entendu.

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A suivre...

25 mai 2016

Lunettes !

Des lunettes, je ne connais jusqu’à présent que celles protégeant du soleil, accessoire dont je ne peux plus me passer durant le printemps-été depuis une vingtaine d’années.

Comme je l’avais évoqué, je ressentais une petite gêne à la lecture des petits caractères en mauvaises conditions de lumière ou sur des écrans. D’où l’ophtalmo et donc les lunettes pour voir de près et à mi-distance (verres progressifs partiels).

Voilà ce que cela donne dans le soleil vespéral.

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Et même s’il n’y avait pas de séance de lecture ni interview, la Karagar’attitude ;-)

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10 août 2016

Juillet butineur (7)

Voici à présent l’intérieur de la basilique Saint-Sernin. Il y a de l’élan dans tout ça. A préciser que la crypte est sur deux étages et on était réellement bien dans la plus profonde, parce qu’en haut la chaleur régnait quand même pas mal.

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Après ça, il était presque le temps de songer à trouver un établissement pour déjeuner. Vive le guide, mais plusieurs établissements sont fermés ou complets. On trouve dans une ruelle non loin du Capitole un restaurant argentin (une première) qui a la taille d’un abribus dixit le guide (d’ailleurs, c’était presque ça). Une bonne surprise au rayon bon marché avec un jeune patron on ne peut plus sympa. D’ailleurs, voici la place du Capitole. Vraiment, avec ce que j’en avais lu en bien, je ne suis guère enthousiasmé. Le marché était encore là en début d’après-midi. Cela m’a confirmé, peut-être à tort, que nous faisons bien de limiter nos visites qu’à de rares édifices dans de telles grandes villes.

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A suivre…

22 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (10)

Après Cheverny, nous traversons une grosse partie de la Sologne en direction du Cher pour nous rendre sur la colline de la capitale de ce que je considère comme appartenant à la meilleure expression du Sauvignon blanc. Tout le monde aura reconnu que je parlais bien sûr de Sancerre (même Plume ;-)). Nous sommes samedi soir et avant de nous rendre dans notre hôtel, je veux vérifier que la cave des vignerons n’est pas fermée le lendemain. Précaution judicieuse, car la cave était effectivement fermée le lendemain et il était moins une pour nous approvisionner.

Le soir, nous allons dîner dans une ferme-auberge des bords de la Loire. Pour nous y rendre, nous empruntons des chemins assez labyrinthiques de la plaine alluviale, autrefois familiers et aujourd’hui en partie oubliés. Honnêtement, j’ai un petit peu la nostalgie de cette période où j’allais en exploration dans la vallée de la Loire. La cuisine était presque exclusivement composée de plats à base de canard (tout comme la déco), dans un cadre rustique à souhait. Nous étions les premiers clients et dans ce lieu loin de tout, nous avons craint un instant que nous serions les seuls. Mais l’adresse semble bien connue et la salle fut bientôt pleine. Nous avons bien mangé (comme tous les soirs d’ailleurs depuis le début de notre périple).

Le lendemain, avant d’aller flâner sur les bords de Loire, je souhaite aller voir l’église de Saint-Satur, qui est en réalité une abbatiale Saint-Guinefort, d’une ancienne abbaye de l’ordre de saint Augustin. Le premier couvent date du Ve s. Il y eut plusieurs abbatiales romanes avant que le style ne se fasse davantage gothique (XIIIe s.), mais il est difficile de s’y retrouver tant il y a eu des destructions et reconstructions dont la dernière remonte au XVIIIe s.

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Puis, nous passons sur la rive bourguignonne de la Loire. Nous saluons le château de Tracy-sur-Loire (qui ne se visite pas).

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Nous trouvons un petit coin de « pelouse sèche inondable », appellation toute personnelle comme souvent, mais qui étonne souvent mes interlocuteurs. Je me désole encore une fois que dans une réserve naturelle nationale, on puisse voir autant de déchets, de chemins parasites et autres trucs moches. A mon sens, on se soucie avant tout des oiseaux des grèves et on néglige le reste et surtout on ne fait pas la police. Certes, la réserve est grande et on ne peut pas être partout, mais cela m’énerve quand même de voir que la situation dans une réserve n’est pas exemplaire. Je fais quelques photos, dont cette Scorpionne ou Oreille de souris, que j’ai un temps soupçonné être Myosotis stricta Link ex Roemer & Schultes (Myosotis raide), mais qui n’est peut-être qu’un Myosotis ramosissima Rochel (Myosotis rameux). La photo présente la plante au grossissement maximum possible de l’objectif macro (sans recadrage), ce qui signifie qu’en réalité, la hauteur de la photo est d’environ 36 mm, ce qui permet d’imaginer la petite taille des fleurs.

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Nous passons ensuite à la cave de Pouilly-sur-Loire, pour quérir du Pouilly-Fumé, une sorte d’équivalent bourguignon du Sancerre.

Puis, nous avons naturellement poursuivi jusqu’à La Charité-sur-Loire, avec mon point de vue favori sur la ville.

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Avec, bien entendu, la prieurale clunisienne Notre-Dame dont j’avais déjà évoqué ici.

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Puis, nous gagnons le cœur du pays éduens, non sans être passé par Prémery (Nièvre) et son château des évêques de Nevers (XVIe s. et remaniements ultérieurs).

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6 mars 2016

En prime

Voici l’image d’origine du Sacré-Cœur et la première publiée hier, avec le redressement des perspectives qui tue.

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Il y a des cas où il n’y a pas eu de redressement ou de « déredressement » des perspectives (gare du Nord).

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Comme le train que nous devions prendre pour rentrer à H. depuis Lille avait été scandaleusement annulé sans explications ni excuses, nous sommes allés prendre un verre à côté en attendant. Et les jets d’eau devant la gare ont été pris avec une pose de 10 s à F/22.

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27 avril 2016

Périple médio-ligérien et éduen (3)

Cathédrale de Rouen (A)

Après la Somme occidentale, la Seine-Maritime avec Rouen et sa cathédrale que je n’avais pas revue de près depuis près de dix ans (déjà !). A l’époque, Fromfrom m’avait accompagné dans un déplacement professionnel (voir les photos ici). La note ne le dit pas, mais le peu de photos publiées de l’intérieur ne sont pas de moi mais de Fromfrom, car elle avait pu aller visiter le lendemain, contrairement à moi, car j’étais en séminaire. Et du coup, jusqu’à ce mois d’avril 2016, je n’étais jamais entré dans l’édifice.

D’abord l’extérieur. Toujours aussi impressionné par la hauteur de la flèche en fonte et par la monumentalité de la façade occidentale et sa richesse sculptée.

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22 avril 2016

Périple médio-ligérien et éduen (1)

Sur la route de la Loire tourangelle orientale et blésoise, un premier arrêt dans la Somme à Rue pour aller voir la Chapelle du Saint-Esprit. J’avais déjà entendu parler de cet édifice, mais j’avais un peu oublié, avant de le redécouvrir en préparant un peu notre périple.

En arrivant dans cette petite bourgade arrière littorale qui dépasse de peu les 3000 habitants, nous tombons d’abord sur cela :

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Cet édifice du XVIe s., la chapelle de l’hospice, n’est évidemment pas la chapelle qui nous a fait faire un détour.  Ni ce beffroi, originellement du XIIIe s. reconstruit à la fin du XVe s.

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Mais cette merveilleuse chapelle gothique construite au XVe s. (et début du XVIe s.) à la période où la région était bourguignonne, notamment lors du « règne » du duc Philippe le Bon, avant qu’elle ne revienne au royaume de France, d’où la statue de Louis XI. Cette chapelle devait permettre aux pèlerins de mieux honorer une pseudo-relique de la croix du christ, alors que l’église, à peine plus ancienne apparaissait trop petite en la circonstance. Cette église initiale a été détruite dans la première moitié du XIXe s et reconstruite en style néo-classique peu après. La seule partie intéressante est donc la chapelle, d’ailleurs à présent complètement isolée de l’église et on ne peut pas entrer librement dans le « chœur ». Cela a été une très bonne et agréable surprise, surtout pour Fromfrom qui ne savait pas exactement ce que nous allions voir.

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20 juillet 2016

Vacances méridionales (1)

En avant première mondiale, fraichement démoulées du capteur de l’appareil, deux photos.

1) Carcassonne (la cité)

C’était hier (mardi). Il faisait chaud, mais nous avons commencé notre balade assez tôt le matin et nous avons bien fait. En revanche, cette photo a été faite en fin d’après-midi, avant de nous diriger vers la ville rose.

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2) Toulouse (la basilique Saint-Sernin

C’était aujourd’hui (mercredi). La chaleur a été tamponnée par un voile nuageux, sauf ce matin pour cette photo.

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17 avril 2016

Grand concours d'avril

Voici donc le grand concours d’avril, qui devrait se révéler plus simple que la dernière fois. Vous devriez tout trouver, notamment avec les indices.

1) Sur les pas de l’ennemi juré de Charles le Téméraire. Somme toute, dans quelle rue est-ce ?

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2) Encore pour voir où nous en sommes. Pas très loin du 1, assurément.

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3) Qui eût cru qu’elle y fût cuite ?

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4) Léonard y fut-il ?

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5) A faire hurler celui du 8.

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6) Sans la Loire, ne pas confondre avec la cité du plateau de Langres.

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7) Les mauvaises langues disent que Jack y séjourna.

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8) Fromfrom y brisa son premier lustre de cristal en poussant son contre-ut.

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9 juin 2016

Périple médio-ligérien et éduen (12)

Il est quand même temps que j’évoque ma visite à ma cathédrale Saint-Lazare, afin d’y faire des vues à l’UGA (ultra grand angle), dont certaines sont assez laides, et afin de voir où en sont les travaux. Je ne rêve que d’une chose, c’est qu’ils rénovent enfin les voûtes de la nef et des bas-côtés (pour ces dernières, ça tombe en brioche), mais ils en sont encore à rénover les chapelles latérales… Et ils ont retiré les statues de Pierre Jeannin et de son épouse, le temps des travaux et j’ai cru comprendre, qu’elles ne reprendraient pas la même place.

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J’avais remarqué un monument, mais ne l’avais pas vu de près. Eh oui, une œuvre (2009) du sculpteur autunois André Chambrion qui en a fait don à la ville. La photo n’est pas extraordinaire, mais je ne déteste pas complètement.

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4 juin 2016

Dérives de l'actualité

Je commente peu l’actualité sur ces pages. Ces pages reflètent donc assez mal combien il marrive denrager, de me trouver scandalisé, outré, dépité par un nombre incalculable de choses et par le traitement médiatique (journalistique ?) qui en est fait dans les « grands médias », la plupart du temps bas de gamme et pourtant déversé au « grand public », que l’on manipule et infantilise par des avalanches de médiocrités, avec la bénédiction des décideurs politiques dominants. On me dira qu’il y a d’autres moyens de s’informer ou que l’on peut tout couper et aller se coucher, mais cela ne résout pas le problème sur le fond et de manière globale. Mais venons-en à quelques actualités.


Tout d’abord, l’affaire Benzema-Deschamps-Cantona. J’ai beau ne pas m’intéresser au football et même à détester tout ce qui y est attaché, au point que j’ai des envies de génocides envers tous ceux qui pratiquent ou évoquent couramment ce sport cette activité avilissante. Mais, je n’ai pu y échapper, puisque l’affaire s’est invitée ailleurs que dans les rubriques, sports, scandales financiers ou encore judiciaires des journaux. Prétendre que Benzema (et toute une clique de joueurs longue comme les bras) est un abruti n’est pas un jugement de valeur, c’est un fait incontestable et il est en soi scandaleux que lui et ses nombreux semblables aient pu faire une carrière dans le football. Mais on me dira qu’il a du talent. On me dira également que d’aussi riches que lui sont également des abrutis dans les domaines de la politique, des affaires, de l’administration ou autres. Cela n’excuse rien. Cantona est aussi assez limité et ça on dirait que beaucoup l’avaient oublié. Deschamps ne brille sans doute pas tout à fait par son esprit, mais il semble faire convenablement son boulot. On l’accuse de racisme. C’est hallucinant, car rien ne permettait de le penser et les meilleurs observateurs démentent cette affirmation pour le moins incongrue. Attention, je ne dispose pas plus dinfos que tout le monde, mais le premier jouant le racisme à lenvers pour se dédouaner des ses propres infamies mexaspère.

Si un recruteur comme moi choisissait de ne pas embaucher une personne d’origine africaine ou autre, serais-je considéré comme raciste ? Sans doute suis-je raciste (je le suis probablement, comme tous ceux qui ne se croient pas à l’abri de ce sentiment), mais je suis surtout sensible à d’autres arguments comme les compétences, lesquelles ne se résument pas aux seules aptitudes scientifiques ou techniques, mais aussi aux capacités à travailler en équipe, à respecter les consignes, à vivre en intelligence avec les autres… J’ai été il y a peu confronté à un tel dilemme où nous avions le choix entre un candidat un cran au dessus sur le plan scientifique, mais qui ne semblait pas bien saisir le reste du quotidien d’un professionnel. Sommes-nous (oui, je ne décide pas seul) des racistes si nous avons retenu un autre candidat ? On me dira que ce genre de chose est hors sujet si je précise que les deux candidats étaient équivalents sur leur origine, ce qui limite fortement ma pseudo-démonstration. J’ai cependant été une fois confronté, il y a plus de dix ans, à un candidat noir de peau que nous navions pas retenu, selon les critères vus plus haut. Je dois dire que je ne connais aucun botaniste noir en France. Jen connais en revanche un dorigine algérienne et qui travaille en France.

Par ailleures, si l’on devait faire le « portrait robot » d’un botaniste en France, il serait blanc, parfois originaire d’un pays européen voisin et ce serait un homme. Les femmes ne doivent pas représenter plus de 25 % des effectifs, dans le meilleur des cas, et souvent bien moins. En plus dêtre raciste, suis-je sexiste ? Mais là, je me suis beaucoup éloigné de mon sujet initial.


Au sujet des crues dans le Loiret et la région parisienne. Une fois encore, ce qui se passe était hautement prévisible : les services compétents (?) ne pouvaient pas ignorer un instant ce qui pourrait arriver, ou alors eux aussi sont des abrutis, ce qui n’est peut-être pas complètement à exclure. Enfin, il existe quand même beaucoup de gens compétents et il n’est pas besoin d’être doté d’un cerveau exceptionnel pour comprendre les grandes lignes du problème. La seule question étant de savoir quand cela arriverait et éventuellement l’importance que cela prendrait. Je suis donc stupéfait, comme toujours, par le « j’avais jamais vu ça » régulièrement relayé par les journalistes. Et qui pour dénoncer vertement l’urbanisation dans les zones inondables ? Personne, la plupart du temps.

Depuis que l’on a accès aux cartes géologiques, dont on dispose pour la France entière (à part quelques exceptions) depuis des décennies, on ne peut ignorer les risques. Aujourd’hui, il suffit de se rendre sur le site du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) ou sur celui du Géoportail de l’IGN pour consulter ces cartes au 1/50 000 et de voir si la zone où on habite est occupée par des alluvions modernes (Fz) ou autres alluvions. Si cette formation géologique se situe au niveau d’habitations, on est absolument sûr qu’un jour, cela sera inondé. Si on faisait cet exercice (rien de plus simple à l’heure actuelle et je ne peux pas imaginer que les services de l’État et surtout les assureurs ne l’aient pas fait), on se rendrait compte des millions d’habitations concernées, sans parler des installations diverses plus ou moins sensibles.

Bien sûr, ce que je dis pourrait être considéré comme simpliste, car cela ne tient pas compte de tous les ouvrages qui protègent des inondations (jusqu’à ce qu’ils les aggravent quand ils cèdent, ce qui ne manque jamais d’arriver), ou encore les ponts, les effets d’entonnoirs de rugosité hydraulique et plein dautres phénomènes et artéfacts. Bien sûr, une même crue peut provoquer une inondation de 10 cm d’eau sans courant ou exposer une habitation sous plus de 2 m d’eau avec des vitesses qui dépassent largement 1 m/s. Donc, effectivement, des études hydrauliques sont nécessaires et elles sont souvent faites de manière honnête. D’ailleurs, sur le Loing, on peut consulter des cartes liées au risque inondation, tout comme sur la Seine et nombre de ses autres affluents (je ne suis pas allé vérifier, même si je pense que l’information reste très largement déficiente sur le sujet car sans doute un peu trop réservée aux initiés).

Puisqu’on en est aux dérives, en voici une autre. Sait-on que le Loing, dont on a beaucoup parlé cette semaine, prend sa source tout près du cours de la Loire, avant que cette dernière n’amorce son grand coude vers l’ouest, qui est à son faîte à Orléans (partie du cours du fleuve la plus septentrionale). La Loire a grosso-modo « emprunté » le cours du Loing dans la période comprise entre il y a 5 et 2,5 millions d’années avant d’aller se jeter dans la Seine. Après, cela, elle est revenue dans le cours qu’on lui connait aujourd’hui. La très grande proximité entre le fleuve et la bordure de son bassin explique le phénomène, facilité à l’époque par les mouvements assez importants des socles géologiques. Par ailleurs, il faut savoir que le canal du Loing permettait, surtout jusqu’au XIXe s. de faire circuler les nombreuses marchandises qui remontaient ou descendaient la Loire, vers Paris. Ce que je dis s’illustre aisément sur les figures suivantes.

Ouiquipédia, auteur supposé : MatthiasKabel

France

 

Ouiquipédia, auteur : Kmusser

BV

 

Ouiquipédia, auteur : Mat147

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Schéma d’évolution du réseau hydrographique de la Loire au Pliocène (d’après Mac*aire, 1983, modifié par Cornus rex-populi, 2002).

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5 avril 2016

Vue de fleurs

Je suis en vacances ce soir. Comme j’ai l’impression (plus qu’une impression en fait) de ne plus y voir aussi bien qu’avant, notamment pour lire certains caractères petits et mal éclairés, j’ai pris un rendez-vous chez le médecin des yeux il y a deux mois et c’est demain que j’ai mon rendez-vous lillois. Bon que cela soit clair, je vois encore très bien, mais quand on a eu lhabitude davoir une très bonne vue, ça ennuie quand même...

En attendant, voici quelques fleurs.

Des sauvages.

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Une horticole choisie pour son harmonie de couleur avec les briques.

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28 mars 2016

Hospice Comtesse

Hier, nous avons souhaité nous rendre à l’Hospice Comtesse à Lille. De l’hôpital initial du XIIIe s., il ne reste rien. L’essentiel des bâtiments actuels datent du XVe s., plus largement du XVIIe s., voire du début du XVIIIe s. L’édifice initial avait été bâti à la demande de Jeanne de Flandre ou Jeanne de Hainaut ou Jeanne de Constantinople et donc comtesse de Flandre. Il s’agit actuellement d’un musée de la Ville de Lille qui accueille principalement des œuvres des XVIIe et XVIIIe s., principalement de la peinture, des meubles, de la sculpture et des objets artisanaux divers. J’avais oublié mon appareil photo, toutefois, cela n’a pas été un regret considérable. En effet, si les extérieurs de l’édifice, en particulier la cour intérieure sont jolis, tout comme quelques intérieurs, les œuvres, en particulier les peintures sont excessivement mal mises en valeur. Je n’ai jamais vu pire en termes d’éclairage. Tout brillait affreusement ou était fort mal disposé. Bref, même sans une volonté de photographe, il était parfois bien difficile de contempler les œuvres de manière acceptable. C’est quand même très dommage. La cour et la chapelle sont librement accessibles. La salle des malades correspond à la nef de la chapelle  et la chapelle proprement dite correspond au chœur (un peu comme à Beaune). La nef est complètement dépouillée et j’imagine qu’elle doit servir de salle pour les expositions temporaires ? En revanche, pas moyen de franchir la clôture de chœur pour observer la nef plus facilement.

Voici donc, une fois n’est pas coutume, des photos issues de Ouiqui dont l’auteur est Velvet.

Dans la rue de la Monnaie.

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La salle des malades.

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La chapelle.

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La cour intérieure.

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La cuisine.

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15 mars 2016

Bonjour la France d’en bas !

La présidence de ce qui fut pourtant une partie des « Pays-Bas bourguignons » s’est mise à péter plus haut que son c. en voulant regarder tout le monde de haut. Bon, je ne vais pas épiloguer sur le sujet, mais c’est quand même très con comme nom de nouvelle région peuplée d’autistes.

Voilà plutôt quelques fleurs.

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