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Cornus rex-populi
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10 septembre 2014

Château de la semaine

Quel est ce château ? Voici quelques indices :

  • le nom du château se rapporte au nom d’une commune voisine ;
  • ce château français est très anglais (sans parler de l’architecture) ;
  • l’édifice initial remonte au XIIe s., mais a fait l’objet d’une restauration/reconstruction récente ;
  • il a servi de décor à un film césarisé et oscarisé.

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6 septembre 2014

Semaine aoûtienne (8) : une grève d'étang

Ce mois d’août n’ayant pas été particulièrement chaud, je craignais que les végétations tardi-estivales ne se soient pas énormément développées, mais la. Je veux parler des végétations des grèves d’étiage. Celles de la Loire sont incomparables, uniques, mais ce sont celles d’un étang tout proche dont je voulais retrouver quelques plantes et les photographier. Il y a deux types de végétations de grèves autour de cet étang, même si elles sont localement très intriquées : celles dominées par des plantes vivaces et celles se caractérisant par des plantes annuelles.

Parmi les premières, au sein des grèves les plus élevées topographiquement, des communautés fortement dominées par Littorella uniflora (L.) Ascherson (Littorelle), cette « herbe » protégée au niveau national, qui n’a rien d’une graminée, mais appartient à la famille des plantains (Plantaginacées), surmontées par Mentha arvensis L. (Menthe des champs) et Persicaria amphibia (L.) Gray (Renouée amphibie).

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Ces végétations forment çà et là des faciès dominés par Gratiola officinalis L. (Gratiole officinale), également protégée partout en France. Les individus n’étant pas en fleur, j’ai mis une photo prise dans les Maures, certes un peu surexposée.

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A des niveaux un peu plus bas, on trouve une communauté où se développe une plante souvent vivace, mais adoptant parfois un comportement d’annuelle : Eleocharis acicularis (L.) Roemer & Schultes (Eléocharis aiguille). Il s’agit d’une espèce rare.

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Parmi les végétations strictement annuelles cette fois et généralement les plus proches des basses eaux, on peut observer Eleocharis ovata (Roth) Roemer & Schultes (Eléocharis ovoïde). Cette espèce est plus rare et fragile que la précédente, car strictement inféodée au grèves dont les sols et les eaux d’exondation sont oligotrophes.

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Ou bien Corrigiola littoralis L. (Corrigiole des rives), une espèce atypique de la famille des Caryophyllacées qui se caractérise par des plantes aux feuilles opposées. On apprend ça aux « bébés » botanistes. Et là, les feuilles sont alternes. Bizarrement, elle pousse aussi sur des sables relativement secs des grèves de la Loire.

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Gypsophila muralis L. (Gypsophile des moissons). Espèce curieuse également, puisqu’elle affectionne les sols cultivés, les sols secs à peu près naturels ou anthropiques (murs notamment) que les grèves franchement humides comme c’est le cas ici.

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Il y a aussi des choses pouvant un peu rappeler des « basses vaseuses » ligériennes (une terminologie cornusienne de 1998, devenue assez populaire depuis) dans lesquelles peuvent se développer Bidens tripartita L. (Bident triparti), à peine en fleur à ce moment-là. Cette fois, l’espèce est plus fréquente et aime bien les vases riches en nutriments.

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5 septembre 2014

Semaine aoûtienne (7) : du Mâconnais à Montcenis

Au retour de Saint-Point, il fut question de s’attarder pour découvrir d’autres édifices.

D’abord un petit arrêt à l’église Saint-Marcel de Cluny. L’ensemble chœur et clocher sont romans (XIIe s.), la flèche du clocher en briques est du XVe s. et la nef plafonnée est du XVIIe s. selon Eduard.

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En écrivant cela, je m’aperçois que si j’ai déjà évoqué et montré quelques photos de l’abbaye de Cluny III, je n’avais pas consacré de note à cet édifice majeur, du moins le peu qui en reste. Il faudra quand même que je montre quelques photos de notre visite de 2006.

Le deuxième édifice est le château du Gros-Chigy, situé sur la commune de Saint-André-le-Désert, qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Le château, qui ne se visite pas, semble être en partie, le siège d’une exploitation agricole. Les premières pierres de l’édifice semblent remonter au XIIe s. et il y a eu plusieurs destructions partielles, reconstructions et ajouts jusqu’au XIXe s. Nous avons été agréablement surpris de trouver un tel château.

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L’église du village n’était pas si proche que ça. Il s’agit de l’église Saint-André. Encore un édifice roman, du moins le chœur, le transept et le clocher, toujours selon Eduard.

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Nous avançons un peu pour aller voir une autre église romane, perdue dans un hameau un peu isolé de Saint-Marcelin-de-Cray. Il s’agit de l’église Saint-Paul de Cray (XI-XIIe s.). Son crépissage extérieur récent est un peu refroidissant au premier abord. A lintéieur, des peintures murales (ou des fresques ?) restaurées au début des années 1990.

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A présent, on voit décidément des cloches partout.

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J’avais repéré une construction au loin que je souhaitais découvrir. C’est ainsi que nous sommes passés par hasard devant la curieuse église Saint-Martin de Charmoy. Toujours et encore selon Eduard, le chœur et le clocher seraient du XIe s., la nef datant du XIXe s.

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Un peu plus loin, à l’écart du village, la Tour du Bost, l’édifice que je voulais voir. Mais il se faisait tard et nous n’avons pas approfondi la visite. En fait, nous avons raté l’accès (les panneaux avaient été volontairement masqués). Il semblerait que ce donjon, aujourd’hui isolé près d’une ferme, daterait des (XIIe)-XIVe s. A détailler lors d’une prochaine visite. En attendant, cette horrible photo à contre-jour.

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Puis, nous avons regagné Montcenis et la maison.

22 août 2014

Des oubliées du juillet bourguignon

Lors d’un précédent passage à Meursault (voir ici), nous n’avions pas trouvé la léproserie, alors même que nous n’en connaissions pas l’adresse et qu’aucun panneau n’en indiquait l’emplacement. Plus tard, nous l’avions découverte par hasard, sans nous y arrêter. Nous y sommes passés en juillet. La restauration est toujours en cours. La chapelle est du XIIe s. et a été construite à la demande d’un duc de Bourgogne (première maison capétienne).

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Et la chapelle de Repas à Auxy, dont je n’ai pas réussi à trouver des informations sur son origine et sa construction.

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16 août 2014

Musée-château de Boulogne-sur-Mer (3/3)

Suite et fin de la visite au musée.

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Tête de Vierge, XIVe s. (cathédrale de Cambrai).

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Tête de saint Pierre, XVIe s. (cathédrale de Cambrai).

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Diverses statues (XV et XVIe siècles).

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Épi de faitage en terre cuite (XVe s.).

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Linteau de porte en chêne sculpté (XVe s.).

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Au descend dans les « caves » du château avec diverses œuvres gallo-romaines. La dernière photo, je l’ai presque volée, car les gardiens nous mettait à la porte. La visite a donc été tronquée car le musée fermait à 17 h 30.

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Borne milliaire.

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En sortant du château.

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L’ex cathédrale, même si ce n’est pas ma tasse de thé, reste impressionnante avec son dôme en cours de restauration qui culmine à 100 m. Nous n’avons pas eu le temps de nous attarder, car nous devions honorer un rendez-vous. Les photos ont été prises avant et après la visite du musée, donc avant et après la pluie.

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5 octobre 2014

Aire-sur-la-Lys

Je montre ici presque toujours les photos d’édifices que j’ai pris quelques heures, jours ou semaines plus tôt. Pourtant, il y a quelques exceptions et il y a quelques bricoles qui sont passées entre les mailles du filet. Parmi les oubliées, Aire-sur-la-Lys dont les photos remontent au mois de mai 2008. Actuellement, le bourg compte un peu moins de 10 000 habitants, mais possède un riche passé historique et architectural. Grâce à ses fortifications, Aire a résisté aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Après avoir appartenu au comté de Flandre puis au comté d’Artois, elle a appartenu au duché de Bourgogne, avant de passer tantôt entre les mains espagnoles tantôt aux mains françaises et même hollandaises, et définitivement françaises à partir de 1713.

La visite du centre-ville s’était faite à l’occasion d’une fête dans les rues et beaucoup de photos réalisées n’étaient pas extraordinaires, notamment celles du baillage. Du coup, les seules dont je dispose ne montrent que l’hôtel de ville qui date de la première moitié du XVIIIe siècle…

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… et la collégiale Saint-Pierre, construite entre 1492 et 1634. La ville accueillait depuis le XIe siècle, un chapitre de chanoine, précédemment installés dans l’église romane qui a précédé cette collégiale. La nef atteint 20 m de haut, la tour 65 m, la longueur totale de l’édifice, 105 m.

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2 octobre 2014

Concours d'octobre

1) Quelle est cette chose subaquatique ? [le monstre du Loch Ness est moins exotique]

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2) Qu’est-ce que c’est ? [ce n’est pas du pipeau]

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3) Quelle maladie cet oiseau a-t-il ? [aussi maladroit qu’une poule d’eau]

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4) Dans quelle ville se trouve cet édifice ? [il ne faut pas penser à la ville, mais plutôt à la vaste région naturelle située au sud]

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5) A quel édifice appartient cette tour ? [quitte à avoir l’air bête, j’ai l’impression de ne jamais en avoir parlé]

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26 juillet 2014

Vacances en Bourgogne du sud (1) : Paray-le-Monial

Rien de particulier à dire pour le voyage aller qui s’est passé comme une lettre à la poste. Il nous fallut quand même 2-3 jours pour émerger tant Fromfrom et moi étions fatigués au début de ces vacances. Il ne faisait pas très beau non plus, mais le mauvais temps s’est hélas prolongé au-delà de notre nécessité de repos.

Le mardi, à l’occasion d’une petite éclaircie, nous décidons d’aller nous balader.

Tout près de notre résidence ducale, je souhaite m’arrêter voir d’un peu plus près de l’église de Saint-Émiland, largement romane. Ce n’est pas un édifice majeur, mais on passe toujours devant sans jamais nous arrêter. Hélas, elle était fermée (comme souvent semble-t-il).

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Nous avions découvert la basilique de Paray-le-Monial il y a huit ans (voir ici). Fromfrom y avait été éblouie. J’attends de mon côté que l’on applique enfin un éclaircissement aux voûtes de Saint-Lazare d’Autun. On pourrait s’inspirer (sans copier).

L’extérieur, le long de la Bourbince.

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Le narthex

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L’intérieur.

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Il y a huit ans, l’intérieur de l’édifice avait été restauré depuis peu. Cette fois, nous nous sommes aperçus qu’il avait certainement eu quelques fuites dans la croisée.

 

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Le cloître et les portails latéraux.

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26 septembre 2014

Dimanche patrimonial (3/3) : Wimereux et Colembert

Puis, nous poussâmes jusqu’à Wimereux pour voir les maisons colorées en front de mer.

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Au retour, à l’intérieur des terres, je voulus voir le « Versailles du Boulonnais » à Colembert du dernier quart du XVIIIe siècle, mais il commençait à se faire tard, et la vue sur le chateau était à l’opposé de ce que je m’imaginais (doù lhorrible lumière). A l’occasion des journées du patrimoine, il était exceptionnellement ouvert, mais l’heure trop tardive ne nous permettait plus d’aller le voir de plus près.

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29 mai 2014

Entre Alsace et Maures (16) : abbaye du Thoronet

Nous avons mis le cap au sud pour les Maures. Nous sommes arrivés à l’abbaye du Thoronet dans laprès-midi. J’enfoncerai une porte ouverte en disant qu’il s’agit d’une abbaye romane cistercienne du XIIe siècle. Voilà qui complète utilement la vue que nous avions de la (relativement) proche abbaye de Sénanque vue il y a près de deux ans. L’eau qui alimentait l’abbaye depuis sa création a disparu il y a plusieurs décennies à cause des travaux dans l’ancienne mine de bauxite située à proximité, en détournant les « veines » d’eaux phréatiques.

L’édifice fait partie du domaine de l’État. Cela a pour conséquence que les guides-conférenciers soient généralement de qualité, réellement cultivés et intéressants. Je veux dire par là que dans de tels cas, nous n’avons jamais eu de mauvaise surprise, alors que dans d’autres monuments privés ou appartenant à des collectivités territoriales, on sait combien on peut être déçu de la qualité des guides. Alors que nous commençons à bien connaître l’organisation des abbayes, en particulier cisterciennes, nous ne nous sommes pas ennuyés lors de la visite, car le « discours » avait des clés d’entrée relativement originales et nous avons même appris des choses. Mieux encore, la guide a chanté dans l’abbatiale pour nous montrer la qualité plus qu’exceptionnelle de l’acoustique pour le chant (pas forcément bonne pour la parole ordinaire puisqu’un son émis se prolonge 12 secondes plus tard), notamment de style grégorien ou apparenté. Elle a en effet chanté une séquence d’Hildegard von Bingen (1098-1179). De quoi avoir des frissons. Des recherches poussées ont été menées sur l’acoustique du lieu. Les investigations indiquent une « courbe presque parfaite », faisant du Thoronet un des trois meilleurs édifices mondiaux connus pour ce type d’acoustique, avec le Taj Mahal et le baptistère Saint-Jean de Pise.

Arrivée à l’abbaye et extérieurs.

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Le cellier.

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Le cloître.

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Le lavatorium.

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La salle capitulaire.

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La langue sous la pomme de pain à l’entrée de la salle capitulaire.

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Le dortoir des moines.

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L’abbatiale, avec des sculptures récentes.

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Un iris pour terminer.

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23 septembre 2014

Dimanche patrimonial (1/3) : Chateau d'Hardelot

Au début du mois, alors que j’accompagnais un collègue, nous étions passés près du château d’Hardelot à Condette (Pas-de-Calais, tout près de la côte au sud de Boulogne-sur-Mer) en faisant des investigations sur la végétation dans la réserve naturelle régionale toute proche (voir le château de la semaine). Je connaissais l’existence de cet édifice depuis un certain temps, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’aller le visiter. Je fais un rapide l’historique. La première « place forte » remonte au XIIe s., le château fort au XIIIe s., renforcé au XVe s. Il devient domaine royal sous Louis XI. Il est en grande partie détruit au XVIIe s. Il est vendu comme bien national en 1791. A partir du milieu du XIXe s., le château fut la propriété de plusieurs Anglais et il fut rebâti dans un style néo-Tudor (le sens m’échappe un peu, dès lors que le style Tudor est déjà complexe à saisir). Il fut même le centre d’une station balnéaire à partir de 1898. En 1934, il devient la propriété d’un curé radiesthésiste. Il revient à la commune en 1986 et à partir de 2001, la mérule menaçant, le Conseil général en reprend la gestion. Après une première phase de travaux, le château devient en 2009 le centre culturel de l’Entente cordiale. De nouveaux travaux ont été achevés en 2014 (mais ce n’est pas fini, des choses sont encore à venir).

A l’occasion de ce dimanche « patrimonial », nous sommes allés le visiter (mais il est ouvert toute l’année et gratuitement). Nous y avons même perdu, puisqu’en dehors des journées du patrimoine, on peut avoir droit, le dimanche à des visites guidées gratuites. Nous avons néanmoins pu avoir la chance d’accéder aux intérieurs, car nous étions arrivés suffisamment tôt car le nombre de visiteurs est limité à 19.

Que retenir ? Un château très « anglais » dans l’allure générale, un aspect très neuf qui peut surprendre, mais qui n’est pas déplaisant non plus. Et les intérieurs sont très « cosy ». On a l’impression de remonter dans le temps et de se retrouver dans un château qui serait resté figé dans le passé, dans un état neuf. Les jardins sont aussi « Tudor » paraît-il. Nous avons vu qu’un certain nombre d’ifs et surtout de buis, probablement plantés depuis peu, étaient sub-claquants, voire complètement claqués.

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21 juillet 2014

Aperçus de vacances

Nous avons donc passé les quinze derniers jours dans la « nouvelle » capitale éduenne, complètement coupés du monde internautique.

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Pas de véritable concours cette fois. De façon presque aléatoire, quelques images pour illustrer notre séjour. J’ai quand même mis des numéros si certains voulaient quand même jouer.

1) Nous sommes allés vérifier si le lion était mort ce soir, mais il nous a tiré la langue.

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2) Un vin plus pesant que le plomb y coule depuis l’Antiquité.

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3) Hêtre ou ne pas être à l’ancienne capitale éduenne.

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4) Cache-cache avec digue one sur le canal central.

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5) Y paray que les sangliers volants, ça n’existe pas. En voicy pourtant la preuve.

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6) Pierre qui roule ne bresse pas daim.

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7) Le fourneau de la rue lie le vin.

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8) Supplice de miroir en eaux troubles.

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Je passe lire et commenter les blogs amis dans les jours qui viennent. Visiblement, y a du boulot. Bises à toutes et à tous.

20 septembre 2014

Bouquet tardi-estival

Pour commencer, quelques espèces botaniques du jardin des plantes médicinales du boulot. La première espèce a été prise début août, alors que les autres datent de fin août à maintenant.

Tamarix ramosissima Ledeb. (Tamaris très ramifié)

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Viola tricolor L. (Pensée sauvage)

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Calendula officinalis L. (Souci officinal)

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Cimifuga racemosa (L.) Nutt. (Bugbane). Une plante de la famille des Ranunculaceae, parfois classée parmi les Actaea.

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Anemone hupehensis (Lemoine) Lemoine (Anémone du Japon)

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Ensuite, à la maison, on commence par une botanique et on termine avec des choses un peu plus « bricolées », dont des classiques déjà vues. Je précise pour Plume que les derniers Gladiolus se terminent seulement en ce moment.

Rudbeckia fulgida Aiton (Rudbeckie limineuse)

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La même variété que ci-dessus mais « piolée »

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Trois roses du même rosier le même jour à trois stades différents.

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Et pour finir, le bouquet final dessert de dimanche dernier : le Saint-Honoré fromfromien aux fraises.

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15 septembre 2014

Louvre-Lens estival (2)

Nous passons ensuite aux guerres de conquête du XIXe siècle.

Claude Bonnefond, Officier grec blessé (1826), huile sur toile.

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Eugène Delacroix, Tête de vieille femme grecque, étude pour Les Massacres de Scio (salon de 1824), huile sur toile.

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Horace Vernet, Combat de Somah (1839), huile sur toile.

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Paul Jamin, La mort du prince impérial (1882), huile sur toile. Caricatural, mais pas moche de mon point de vue.

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La guerre de Crimée, région qui résonne hélas toujours aujourd’hui avec les histoires poutino-ukrainiennes.

Horace Vernet, La prise de la tour de Malakoff (1858), huile sur toile. Une toile qui vient du musée Rolin d’Autun (je m’en rends compte seulement en écrivant ces lignes).

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Jules Rigo, Le général Canrobert venant visiter une tranchée pendant le siège de Sébastopol (hiver 1854-1855), huile sur toile.

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La guerre franco-prussienne.

Alphonse de Neuville, Bivouac devant le Bourget, après le combat du 21 décembre (1870), huile sur toile.

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Alphonse de Neuville, La dernière cartouche (salon de 1873), huile sur toile.

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Émile Betsellère, L’Oublié (1872), huile sur toile. Les organisateurs de l’exposition ont eu la bonne idée de mettre en vedette cette œuvre comme affiche de l’exposition. Ce soldat français blessé qui tente de se redresser sur un champ de bataille déserté m’a énormément ému. Bien sûr, il faut l’avoir vu de près, mais ces contrastes de lumière et d’obscurité, de vie certes précaire et de mort omniprésente (il ferme aussi les yeux), cette jeunesse, cette force déchue, cette souffrance stoïque dans la neige et le froid. Et malgré tout cela, une vraie beauté qui s’accroche au jeune homme blessé… Tout cela ne donne qu’une envie : lui porter secours en l’aidant à se relever au plus vite et l’emmener au chaud et en sécurité avec nous. En dehors des horreurs photographiées ou filmées de la Seconde guerre mondiale qui figurent plus loin dans l’exposition et pour d’autres raisons évidentes, c’est l’œuvre qui m’a le plus touché.

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Édouard Detaille, Le rêve (1888), huile sur toile. Les soldats français dorment 17 ans après la défaite de Sedan et rêvent de victoires passées (dans le ciel). Mais dorment-ils ou sont-ils de futurs tués ? Le tableau, très grand, est assez troublant.

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Narcisse Chaillou, Le dépeceur de rats (1870), lithographie.

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La Grande Guerre.

Marcel Gromaire, La Guerre (1825), huile sur toile.

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Max Pechstein, Somme-Schlacht [Bataille de la Somme] (1917), deux eaux-fortes sur papier.

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Max Beckmann, Société (1916), pointe sèche, papier de cuve.

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Félix Valloton, Les barbelés [série « Cest la guerre ! » III] (1916), xylographie. Jai hésité, mais je regrette de navoir pas photographié toute la série (et pas que pour Plume).

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14 septembre 2014

Louvre-Lens estival (1)

Mes parents avaient manifesté l’intérêt d’aller au Louvre-Lens, et en ce qui me concerne, j’étais assez intéressé pour aller voir l’exposition temporaire « Les désastres de la guerre. 1800-2014 ». Les deux fois précédentes où nous y étions allés, il y avait quand même énormément de monde. C’est pourquoi, il me paraissait indispensable d’y aller à l’ouverture, à 10 heures. Nous fûmes néanmoins surpris de constater que le « petit » parking était presque désert. Il faut croire qu’il y a moins de monde le samedi, qu’il n’y a pas tous ces cars de troupeaux de vieux en vadrouille organisée et que le reste du gros de la population aoûtienne est encore en vacances dans le sud ou vient plus tard. D’ailleurs, le musée a commencé à se peupler plus tard, sans toutefois atteindre les foules autrefois constatées.

Nous commençons par visiter l’exposition temporaire et nous avons bien fait. En effet, si les œuvres exposées montrent d’abord des choses assez « lointaines » dans le sens où on ne voit ni la mort de près, ni les souffrances (avec de notables exceptions comme celles de Goya, entre autres), l’affaire se corse de plus en plus, devient très proche de nous dans le temps ou l’espace, très familière. Nous sommes ressortis un peu secoués.

D’abord une série consacrée aux guerres napoléoniennes. Nous sommes accueillis par la seule œuvre faisant véritablement l’éloge de la guerre et la propagande du futur empereur, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard peint par Jacques-Louis David entre 1800 et1803. Je n’ai pu photographier l’œuvre dans l’entrée, faute à de très vilains reflets. Je craignais le pire pour la suite, mais dans l’ensemble, il n’en fut rien.

Joseph Ferdinand Boissard de Boisdenier, Épisode de la retraite de Moscou (1835), huile sur toile.

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Théodore Géricault, Le factionnaire suisse du Louvre (début du XIXe s.), lithographie.

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Théodore Géricault, Retour de Russie (1818), lithographie.

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Francisco de Goya, Scène de la guerre d’Espagne (1808), huile sur toile.

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Yan Pei-Ming, Exécution, après Goya (2008), huile sur toile. Cela fait un drôle d’effet de voir ce tableau après avoir vu le précédent.

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Francisco de Goya, Les Désastres de la guerre (1810-1815), 2 des 15 eaux-fortes.

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Bernard-Édouard Swebach, Retraite de Russie (1838), huile sur toile.

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Hans Hartung, T1921-2, T1922-1 (1921-1922), 2 huiles sur carton. Encore le thème cher à Goya.

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Charles Meynier, Napoléon Ier visitant le camp de bataille d’Eylau, le 9 février 1807 (1807), huile sur toile.

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Jean-Antoine-Siméon Fort, Combat d’Eylau le 7 février 1807 ; attaque du cimetière (salon de 1836), aquarelle sur papier.

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Pinchas Burstein dit Maryan, Personnage [Napoléon] (1973), crayon de couleur sur papier fort.

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Jean-Louis-Ernest Meissonier, Le voyageur (vers 1890), bronze.

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Hippolyte (dit Paul) Delaroche, Napoléon à Fontainebleau, le 31 mars 1814 (1840), huile sur toile.

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Caricature contre Napoléon Ier : L’Empereur pêchant à la ligne un cadavre (XIXe s.), eau-forte.

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8 septembre 2014

Semaine aoûtienne (9 et fin) : brève escapade dans le Morvan

C’est le dernier jour de vacances avant la voyage de retour. J’ai envie d’aller au lac des Settons (le deuxième plus grand lac morvandiau). Hélas, il ne faisait pas très beau. Néanmoins, malgré un été pourri, il y avait pas mal de monde au tour du lac ce dimanche après-midi où quelques courageux se risquaient à la baignade. En réalité, cest un très beau lac situé à près de 600 m daltitude, comme létang du dragon terrassé.

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Nous ne nous sommes pas attardés. Nous avons regagné la vallée du Ternin, une des plus belles rivières morvandelles, confluant dans l’Arroux à Autun. Mais avant, nous avons fait une courte halte devant le château (ne se visite pas) de Chissey-en-Morvan, commune dans laquelle une branche dérivée de ma famille paternelle a habité (habite encore ?). Selon Ouiqui, le château aurait été construit entre le (XIIe) XIIIe et le XVIIIe siècle.

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Après être passé sur les lieux de l’enfance de ma grand-mère, nous avons recherché un angle inédit pour photographier la ville d’Autun et de la ville haute en particulier la cathédrale et la tour des Ursulines (XIIe s.), reste du château de Riveau. Hélas, cela n’a pas été une réussite puisque j’ai dû me contenter, à une exception près, d’angles de vue déjà vus sur ces pages.

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5 juin 2014

Entre Alsace et Maures (23 et fin) : fin de séjour

En remontant la vallée du Rhône, nous décidons, cette fois, de nous arrêter à Montélimar, nous pour acheter du nougat. Nous espérions aussi découvrir une ville sympa, mais hélas, nous n’y avons rien vu de spécialement intéressant, étant entendu aussi que nous n’avons fait que passer.

Puis ce fut le retour au pays de l’étang du dragon terrassé.

Le lendemain matin, par temps plombé.

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Cela s’améliore un peu le soir.

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Le lendemain matin, franc soleil.

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Et c’est ainsi que se termine cette session.

3 juin 2014

Entre Alsace et Maures (21) : Chartreuse de la Verne

Le lendemain, il était question de visiter la chartreuse de la Verne, perdue dans la montagne, mais toujours sur la commune de Collobrières. La fondation remonte au XIIe s. et la première église (reconstruite depuis) était romane. Elle accueille actuellement des moniales de Bethléem. Hélas, comme l’abbaye n’ouvrait ses portes qu’à onze heures, nous avons renoncé, car cela nous aurait un peu trop retardé à notre goût. Nous nous sommes contentés de la découvrir à pied depuis l’extérieur. Nous n’avons vu quasiment personne, sauf au moment de repartir, où un troupeau de randonneurs du 1er mai a débarqué sur le parking visiteurs à l’écart de la chartreuse.

Depuis le sentier d’arrivée (approximativement nord-ouest).

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Depuis la plateforme d’entrée.

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Depuis un chemin (approximativement sud-est).

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Encore quelques fleurs.

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Et un Quercus suber L. (Chêne-liège) remarquable au sein de la forêt.

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2 juin 2014

Entre Alsace et Maures (20) : Roquebrune-sur-Argens, petit concentré de la Loire ?

L’après-midi, nous nous approchons un peu plus des rochers.

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Une tête de chien ou une tête de lionne ?

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Quelle magnifique autoroute (cela valait le coup de grimper jusque là !

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Cytinus hypocistis (L.) L. (Cytinelle). La même espèce parasite que celle rencontrée la veille, mais présentant une couleur différente.

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Cistus monspeliensis L. (Ciste de Montpellier)

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Ornithopus pinnatus (Mill.) Druce (Pied d’oiseau penné)

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Ornithopus compressus L. (Pied d'oiseau comprimé), espèce qui affectionne les pelouses sèches sableuses dominées par des plantes annuelles le long de la Loire.

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Lupinus angustifolius subsp. reticulatus (Desv.) Arcangeli (Lupin réticulé), qui pousse sur les « dunes » sableuses de la Loire. Avec les quelques exemples distillés çà et là, Cette fois, je crois avoir fait la démonstration, s’il en était encore besoin, que la Loire est méditerranéenne, entre bien d’autres choses...

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Trifolium stellatum L. (Trèfle étoilé)

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Parentucellia viscosa (L.) Caruel (Eufragie visceuse)

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Lotus angustissimus L. (Lotier aigu)

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Rubus canescens DC. (Ronce grisâtre)

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Serapias lingua L. (Sérapias-langue)

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Orlaya platycarpos W.D.J.Koch (Orlaya de Koch)

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Biscutella cichoriifolia Loisel. (Lunetière à feuilles de chicorée)

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Encore un « figuier de Barbarie », qui atteint jusqu’à un mètre de haut ici.

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Jacobaea maritima (L.) Pelser & Meijden (Cinéraire maritime)

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Asplenium obovatum subsp. billotii (F.W.Schultz) O.Bolòs, Vigo, Massales & Ninot (Asplénium de Billot)

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Serapias strictiflora Welw. ex Da Veiga (Sérapias à fleurs raides). Nous avons vu au moins cinq espèces de Sérapias, ce qui est assez extraordinaire, même pour un orchidophile à mon avis.

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Lathyrus clymenum L. (Gesse pourpre)

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Carex flacca subsp. serrulata (Biv.) Greuter (Lâîche à épis rougeâtres)

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Briza maxima L. (Grande amourette)

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Tout nétait pas très photogénique ni beau et j’arrête la les supplices. Cest presque fini pour la flore.

1 septembre 2014

Semaine aoûtienne (5) : musée Rolin (seconde partie)

La suite de la visite du musée Rolin (on passe à l’étage).

Flandres (XVe s.), Mise au Tombeau, huile sur bois.

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Attribué à Colyn de Cotter (XVe s.), Panneau de polyptyque : Mise au Tombeau, huile sur bois.

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Pays-Bas du Nord (fin XVe s.), Volet de retable : le Christ descendant aux limbes des Enfers, huile sur bois.

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Brabant (XVe s.), Couronnement de la Vierge, noyer polychrome. On peut voir le photographe grâce au reflets dans la vitrine.

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Maître du triptyque d’Autun (Grégoire Guérard ?), Triptyque de l’Eucharistie (1515), huile sur bois. Assis devant pour contempler cette peinture, Fromfrom me commente les scènes et les personnages. Cela attire lattention de la gardienne qui linterpelle et du coup, nous fait remarquer certains détails comme la présence d'un chat présent dans lombre sous la table (près du pied droit de Jésus, à peine visible) et certaines expressions comme « c’est une autre paire de manches » puisque qu’on voit le personnage masculin sur la quatrième photo, qui a des manches en plus enroulées sur l’épaule et ligaturées.

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Dans l’ensemble des trois pièces dont elle a la responsabilité, la gardienne (qui doit par ailleurs s’emmerder comme un rat mort), nous fait remarquer quelques autres bricoles intéressantes. Elle est un peu dépitée de voir que les guides touristiques (ceux des voyages organisés) ne s’intéressent qu’au fameux triptyque précédent, comme une vedette qui écrase tout. Pourtant, ces salles comportent bien d’autres merveilles. Nous avons même discuté un moment avec elle. Elle a eu le temps de nous raconter un peu sa vie et son travail lors de la fermeture du musée en hiver. Cela tranche avec le gardien que nous avions croisé au même endroit il y a huit ans, qui trouvait scandaleux la somme qui avait été dépensée pour l’achat d’une statue médiévale, et qui ne semblait pas intéressé le moins du monde par les objets qu’il gardiennait.

Claus de Werve (XVe s.), Saint-Évêque : portrait présumé de Jean Rolin, calcaire polychrome et doré.

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Bourgogne (XVe s.), Tableau funéraire de Jean Drouhot, huile sur bois.

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Claus de Werve (XVe s.), Vierge à l’enfant (dite Vierge d’Autun ou Vierge Bulliot), calcaire polychrome. Sans doute une des sculptures que je préfère.

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Maître de Moulins [Jean Hey ?] (v. 1480), La Nativité au cardinal Jean Rolin, huile sur bois.

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Attribué à Antoine le Moiturier (Bourgogne, XVe s.), Saint Jean-Baptiste, calcaire autrefois polychrome (ancien jubé de la cathédrale).

 

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Attribué à Antoine le Moiturier (Bourgogne, XVe s.), Sainte Barbe, calcaire autrefois polychrome (ancien jubé de la cathédrale).

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Attribué à Jean de la Huerta (XVe s.), Vierge à l’enfant, albâtre.

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Ensemble de sculptures du XVe s. (ou périodes proches).

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Il y avait donc aussi une exposition temporaire intitulée « De Goya à Delacroix : les relations artistiques de la famille Guillemardet ». Selon le site : « L'occasion de découvrir la fulgurante ascension d'un médecin bourguignon, Ferdinand-Pierre Guillemardet, qui, après avoir été maire d'Autun et député, sera ambassadeur de France en Espagne. Il sera alors peint par Goya.  Il achètera aussi une série des célèbres "Caprices"du peintre espagnol. Nouant des liens d'amitié avec la famille Delacroix, les Guillemardet affichent un destin hors du commun. ». Le musée Rolin profite en effet dun partenariat privilégié avec le musée du Louvre, mais la provenance des œuvres est bien plus large que ça. En toute honnêteté, à part quelques-unes d’entre -elles, je ne suis pas tombé raide d’admiration devant cette exposition. Même si j’ai vu et appris quelques bricoles intéressantes, nous n’avons pas approfondi la chose avec Fromfrom. Peut-être n’étions-nous pas motivés outre mesure par le sujet.

École Jacques-Louis David (1794), Portrait de Ferdinand-Pierre Guillemardet, huile sur toile.

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Eugène Delacroix (1835), Portrait de Félix Guillemardet, huile sur toile. Delacroix fut proche de la famille Guillemardet, en particulier de Félix.

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Eugène Delacroix (v. 1816), Autoportrait, huile sur toile.

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Jaime beaucoup ces portraits de Delacroix

Un portrait de Dominique Ingres. Je ne sais pas de qui.

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Il y avait pas mal dœuvres de Goya, essentiellement des gravures sous vitrine. Je n’ai pas du tout accroché.

D’après François Chauveau (XVIIe s.), L’enlèvement d’Europe, grand plat à décor à istoriato, faïence de Nevers.

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Nous quittons l’exposition temporaire, pour revenir à la collection permanente (XVIIe – XXe siècles).

Plat décoratif : Suzane et les vieillards, faïence d’Italie (Abruzzes), XVIIIe s.

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Attribué à Aniello Falcone (XVIIe s.), Le martyre de saint Sébastien, huile sur cuivre. Plume me pardonnera la qualité, mais il était impossible d’éviter davantage les reflets.

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Attribué à Mathieu Le Nain (XVIIe s.), L’Annonciation, huile sur toile. Pour Calyste et les autres.

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Georges Becker (XIXe s.), Portrait de Renée Peltier, huile sur toile.

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André Sureda, Les derviches turcs tournant, 1930, huile sur toile.

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Je vous passe les œuvres contemporaines exposées au dernier étage qui n’étaient pas photographiables et qui n’avaient pas d’intérêt à mes yeux. L’entrée au musée nous permettait d’aller au cellier du chapitre (XIVe s. mais non photographié car dans l’obscurité) où était diffusé un film en trois dimensions sur le grand tympan de la cathédrale de Gislebertus.

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Nous pénétrons d’abord par erreur dans la cour de la Maîtrise.

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Angle inédit pour la tour Saint-Léger du palais épiscopal (XIIe-XIIIe s.).

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Vestiges d’une chapelle de l’ancienne cathédrale Saint-Nazaire. Cet édifice a une existence attestée depuis au moins 532. Elle a été détruite en 731 par les Sarrazins, puis reconstruite peu après, mais sans jamais être achevée. Un texte d’archive de Rouen du XVIIIe s. affirme sans rire que si elle avait été terminée, elle aurait été une des plus belles cathédrales de France. Elle est finalement démolie en 1783 (elle menaçait ruine depuis un moment déjà). La ville a donc eu deux cathédrales officielles durant sept siècles.

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Autres bâtiments autour de l’ancien ensemble cathédral Saint-Nazaire.

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31 août 2014

Semaine aoûtienne (4) : musée Rolin (première partie)

Le mardi matin fut consacré à un nouveau passage de la débroussailleuse le long de l’étang. Cette fois, à l’aide d’une lame de scie, je me suis attaqué à la coupe de gros « buissons » aux tiges jusqu’à un diamètre équivalent à celui d’une bouteille. C’est sans doute ce qui a engendré deux jours plus tard mon mal de dos. Je suis une petite nature, je n’ai pas l’habitude de bosser dans la nature avec cet engin, mais il faut dire que j’ai un peu forcé en levant un peu trop les bras pour élaguer. Définitivement, je préfère la tronçonneuse.

Cette semaine de vacances était vraiment détestable. Nous n’avons jamais eu plus d’une demi-journée sans pluie. Comme en juillet, aucun problème pour trouver des girolles. A défaut de les trouver dans les bois (je ne connais pas de coins suffisamment riches), on en trouve sur le marché, dorigine locale, à prix abordable. Pourquoi dès lors s’en priver ?

Pas évident d’aller à la pêche ou se promener dans la nature sans risquer une saucée. Nous avons décidé d’aller au musée Rolin d’Autun qui proposait une exposition temporaire que j’évoquerais plus tard. La dernière fois que nous étions passés dans ce musée, c’était en mai 2006, lors du premier passage de Fromfrom dans la ville (note de février 2007 ici). Il y a eu quelques changements depuis.

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Statuette d’Abondance (fin IIe - début IIIe s.), bronze fondu en creux.

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Buste (Haut Moyen Âge – XIe s. ?), calcaire.

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Stèle funéraire : stèle dite du cordonnier (époque gallo-romaine), grès.

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Médaillon central de la mosaïque de Bellérophon : Bellérophon monté sur Pégase, terrassant la chimère (IIe, XIXe, XXe et XXIe siècles), calcaires polychromes, schiste et grès. Voilà une œuvre assez monumentale (plus de 3 m de diamètre) qui ne figurait pas au musée lors de notre précédente visite au musée. Elle a finalement été entièrement restaurée.

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D’autres mosaïques gallo-romaines.

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Gislebertus, La Tentation d’Ève (XIIe s.), la très fameuse sculpture d’un ancien linteau de la cathédrale Saint-Lazare.

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Gislebertus, Jeune homme encapuchonné [fragment de la résurrection de saint Lazare] (vers 1140), calcaire.

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Gislebertus, Assomption de la Vierge (XIIe s.), calcaire.

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Saint-Pierre, Géométrie, Astronomie (XIIe s.), calcaire.

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Sculptures encadrant l’ancien tombeau de saint Lazare (XIIe s.), avec saint André, sainte Marthe et sainte Marie-Madeleine, calcaire.

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A suivre…

29 août 2014

Semaine aoûtienne (3) : sur les contreforts occidentaux de la côte chalonnaise

Le dimanche, nous partons en compagnie de mes parents dans le nord-ouest du Mâconnais, notamment pour aller chercher du vin blanc. Nous tombons sur un des « contributeurs » de la coopérative (habituellement, nous traitons avec des vendeuses, compétentes par ailleurs, contrairement à d’autres maisons). Celui-ci a voulu nous faire goûter davantage de vins que nous l’aurions espéré. J’ai trouvé que l’une des cuvées qui autrefois m’enthousiasmait, était moins plaisante, plus raide, plus acide. Le vigneron a fini par se ranger à mon idée et nous sommes tombés d’accord pour dire que la cuvée de base était supérieure. Bien sûr, l’effet millésime joue à plein et c’est tant mieux. Mon père, lui, s’accommodait fort bien des cuvées les plus prestigieuses et nous ne pouvions que lui donner raison. Le vigneron a fini par nous resservir plusieurs fois (Fromfrom beaucoup moins, il fallait conduire) et la conversation fut très plaisante.

Au retour, le premier arrêt, sur les contreforts occidentaux de la côte chalonnaise, fut pour Saint-Gengoux-le-National. L’église Saint-Gengoux possède un clocher du XIIe s., sauf la flèche ajoutée de Viollet-le-Duc. La tour à côté date du XVIe s. et a été construite pour accéder aux cloches et sans doute pour surveiller les alentours.

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Quelques maisons dont celle avec la haute échauguette du XVIe s. appartient à la maison des Concurés (presbytère). Pour la maison blanche, je n’ai trouvé aucune information malgré ses curieuses colonnes engagées sculptées proéminentes.

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Et le donjon, ce qui reste de l’ancien château du XIIIe s. Au pied, un grand lavoir du XIXe s.

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La seconde étape est à Bissy-sur-Fley afin de découvrir le château de Pontus de Tyard qui nous avait fait de l’œil lors de précédents passages. Pontus de Tyard fut un poète de la Pléiade. Le château initial date du XIIe s., mais il semblerait que seuls des éléments des XVe et XVIe siècles soient visibles aujourd’hui. Le château est animé et restauré par une association.

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Un peu en dessous, l’église Notre-Dame-de-la-Nativité des XI-XIIe siècles. La satue de la Vierge est du XVe s.

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Le clocher va donner de la voix. Non ?

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Si !

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Le village tout proche de Germagny accueille la petite église de l’Assomption (XIIe s.) qui était fermée.

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A peine plus loin, nous terminons la visite par un arrêt à Saint-Micaud, également connu pour son menhir monumental, où l’on trouve l’église Saint-Michel (actuellement Saint-Pierre). Le clocher et la première travée du chœur sont du XIIe s., la seconde du XIVe s. La statue de saint Jean-Baptiste est du XVIe s.

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1 juin 2014

Entre Alsace et Maures (19) : Roquebrune-sur-Argens

Le lendemain, nous nous rendons pas très loin d’où nous étions la veille, du côté de Roquebrune-sur-Argens. Les roches locales datent du Primaire. Les grès rouges en sont issus, d’où le nom de la commune, probablement. Je n’en connais pas la nature chimique.

Nous avons été guidés par un des meilleurs, voire le meilleur botaniste régional, et en tout cas co-auteur d’une flore qui aurait dû être publiée à la charnière 2013-2014 et qui n’est pas encore sortie. L’éditeur nous a même écrit il y a deux mois pour nous dire que nous l’aurions un mois après. A l’heure où j’écris, nous n’en avons pas encore vu la couleur. En tout cas, le botaniste en question, très sympathique, travaille dans l’organisme homologue au mien pour la région. Précision supplémentaire : la session de six jours (nous avons participé à deux) était organisée par mon directeur qui connaît bien la flore locale parce qu’il a habité dans le coin (au sens large) pas mal de temps et parce qu’il y passe une grande partie de ses vacances. C’est une forme de collectionneur : il cherche et photographie depuis des décennies les plantes les plus rares de la flore de France, ce qui est d’une aide précieuse.

Le matin, nous nous attardons le long d’un ruisseau temporaire s’écoulant sur d’énormes dalles rocheuses.

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Serapias vomeracea (Burm.f.) Briq. (Sérapias à labelle allongé)

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Allium roseum L. (Ail rosé)

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Linum bienne Miller (Lin à feuilles étroites)

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Linaria pelliceriana (L.) Miller (Linaire de Pélissier)

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Cyperus reflexus Vahl (Souchet réfléchi), une sorte de papyrus.

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Rhagadiolus edulis Gaertn. (Rhagodiole comestible)

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Viola roccabrunensis M.Espeut (Pensée de Roquebrune), espèce de description très récente (2004) et très proche de la banale Viola arvensis Murray (Pensée des champs). D’ailleurs, la plupart des botanistes n’y avait pas prêté attention quand ils l’ont vu dans un premier temps. Les photos sont particulièrement ratées.

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Aristolochia rotunda L. (Aristoloche à feuilles rondes)

 

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Isolepis cernua (Vahl) Roem. & Schult. (Scirpe penché)

 

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Callitriche stagnalis Scop. (Callitriche des eaux stagnantes)

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Montia arvensis Wallr. (Montie à fruits cartilagineux)

 

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Sedum caespitosum (Cav.) DC. (Orpin gazonnant) aux tiges stériles et fertiles différentes.

 

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Ranunculus paludosus Poiret (Renoncule à feuilles de cerfeuil), espèce des lieux assez humides dans le coin et des zones plus sèches le long de la Loire.

 

 

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Anogramma leptophylla (L.) Link (Anogramma à feuilles minces)

 

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Sedum dasyphyllum L. (Orpin à feuilles épaisses)

 

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Celtis australis L. (Micocoulier de Provence), espèce déjà rencontrée à l’état subspontané le long de la Loire.

 

Ceaus0001

 

20 août 2014

Brèves cornusiennes (28)

La fin des vacances et la reprise du boulot s’est douloureusement déroulée avec un mal de dos. Cela va beaucoup mieux depuis ce matin, mais je ne crie pas encore victoire, car j’avais déjà eu une rémission. Il faut dire que j’ai dû un peu trop forcer en débroussaillant…


La semaine de vacances n’a pas été belle (jamais plus d’une demi-journée de suite de temps correct), mais c’était un peu partout pareil. Ce ne fut cependant pas des vacances gâchées, nous en avons profité autrement.


Beaucoup plus intéressant que ce qui précède, hier, c’était ça :

Pr0001

Une bonne occasion pour boire une bouteille de Condrieu (oui, du Viognier, si le chevalier Lancelot venait à passer dans le coin).

31 mai 2014

Entre Alsace et Maures (18) : Loire-Bretagne ?

L’après-midi, nous abandonnons Fromfrom et nous covoiturons pour aller un peu plus loin.

Je précise que j’ai raté énormément de photo. Il y avait beaucoup de vent qui rendait la mise au point très délicate et en plus, beaucoup de photos sont surexposées. Je n’ai hélas pas eu le loisir de prendre un peu plus mon temps pour faire les photos pour ne pas perdre de vue le groupe (j’ai sans doute voulu prendre trop de plantes en photo).

Encore Cistus albidus L. (Ciste blanchâtre) et Lavandula stoechas L. (Lavande à toupet).

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Urospermum dalechampii (L.) Scop. ex F.W.Schmidt (Urosperme de Daléchamps)

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Cistus ladanifer L. (Ciste à gomme), sans doute très planté, mais rarissime dans la nature.

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Cilad0002

Centaurium maritimum (L.) Fritsch (Petite-centaurée maritime)

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Cemar0002

Neatostema apulum (L.) I.M.Johnst. (Grémil des Pouilles)

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Neapu0002

Prangos trifida (Mill.) Herrnst. & Heyn [= Cachrys trifida Mill.] (Amarinthe trifide), particulièrement rare.

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Euphorbia characias L. (Euphorbe characias)

Eucar0001

Eucar0002

Sedum sediforme (Jacq.) Pau (Orpin de Nice)

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Un « figuier de Barbarie » (Opuntia sp.).

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Galactites tomentosus Moench [= Galactites elegans (All.) Soldano] (Chardon laiteux)

 

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Scorpiurus subvillosus L. (Chenillette poilue)

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Orobanche gracilis Sm. (Orobanche grêle), une autre parasite.

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Scirpoides holoschoenus (L.) Sojak (Scirpe jonc), dont javais découvert, il y a longtemps, une station le long de la Loire.

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Linaria supina (L.) Chaz. (Linaire couchée), également répandue dans la vallée de la Loire.

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Lisup0002

Une sorte de Marsilea quadrifolia L. (Marsilée à quatre feuilles), encore une « fougère » un peu mythique pour moi (elle semble avoir complètement et définitivement disparu de la vallée de la Loire). Mais il sagit en réalité de Marsilea drummondii A. Braun, espèce exotique prétendument envahissante.

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Bituminaria bituminosa (L.) C.H.Stirt. [= Psoralea bituminosa L.] (Psoralée à odeur de bitume), qui a vraiment une odeur qui rappelle le bitume (plante entière).

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Paragymnopteris marantae (L.) K.H.Shing [= Notholaena marantae (L.) Desv.] (Doradille de Maranta), une rare fougère qui ressemble à une fougère cette fois.

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Melica ciliata L. (Mélique ciliée)

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Melica minuta L. (Mélique pyramidale)

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Lathyrus angulatus L. (Gesse à graines anguleuses)

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Myrtus communis L. (Myrte commun) dont nous avons dégusté une excellente liqueur le lendemain.

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Arbutus unedo L. (Arbousier)

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A ce moment là, je me demande si je ne suis pas tombé dans un trou noir spatio-temporel qui m’aurait amené en Bretagne.

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Crassula vaillantii (Willd.) Roth (Crassule de Vaillant)

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Daphne gnidium L. (Daphné garou), qui à l’état végétatif rappelle une euphorbe.

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Misopates orontium (L.) Rafin. (Muflier des champs)

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En rentrant à l’hôtel, nous repassons par la montagne, où nous trouvons de belles populations d’Asphodelus ramosus L. (Asphodèle à petits fruits).

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