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Cornus rex-populi
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9 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (4) : couleurs d’automne (B)

Comme tous les ans, sont organisés au boulot deux concours des plus gros légumes : un pour la tomate (la variété change tous les ans – les plants sont fournis), un pour la carotte (toujours la même vieille variété locale de Tilques). Cette année, pour les tomates, je n’ai pas fait des flammes, mais je suis quand même arrivé 4e ou 5e. Pour les carottes, comme tous les ans depuis 5 ans, je délocalise dans le jardin du domaine du dragon terrassé. En fonction du temps, des circonstances et du fait que mes parents y sont ou non pour les arroser, les carottes poussent plus ou moins. Cette année, je pensais avoir assez bien réussi, mais comme les compétiteurs sont féroces, notamment parmi les « vrais » jardiniers, je pensais encore me faire largement devancer. En fait, je n’avais pas bien pris conscience de la taille effective de ma championne, du moins jusquà ce matin, où je lai pesée pour savoir si dans mon peloton de tête, c’était bien elle qui avait le maillot jaune. J’étais assez confiant pour monter sur le podium. Et ce soir, lors de la pesée officielle, les jardiniers trustant habituellement les premières places ayant déjà pesé leurs progénitures, on m’appelle pour peser mon bébé. Le résultat est sans appel : 1300 g. La concurrence, qui peine à atteindre le kilogramme, est laminée. C’est drôle, certains des compétiteurs ont fait mine de rien, mais les connaissant, ça a dû prodigieusement les emmerder. Car eux jouent pour gagner. Moi aussi, mais je me moque de perdre, l’important étant de participer. Et puis même les derniers gagnent un lot parmi plantes, bulbes, petit matériel. Et puis cest normal que le directeur ait la plus grande carotte ! Non ?

Voilà le lot parmi les plus grosses, sur les terres qui les ont vues pousser, le lendemain de leur arrachage.

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Voilà la gagnante seule, prise ce soir à la maison à l’issue de la cérémonie.

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9 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (3) : couleurs d’automne (A)

Mon père avait fait une belle moisson de Cèpes de Bourgogne* (Boletus edulis Bull.) 10-20 jours plus tôt dans les coins que j’avais découverts il y a plus de 20 ans. Il les avait congelés parce que ma mère en mange peu et lui n’en supporte pas plus d’une cuillérée à soupe. Il n’y était pas retourné depuis une semaine (son genou lui a dit non). Je n’étais pas très optimiste, mais j’en ai fait une belle récolte (2 bons kilos après tri et « épluchage »), même si des vieux sont restés pour la pluie de spores.

* de Bourgogne, parce qu’on est en Bourgogne, que je sache !

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16 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (4)

Le guide papier l’avait promis : la vue matinale depuis le clocher de l’église était exceptionnelle pour découvrir la cour intérieure Renaissance du château de Josselin. La promesse était d’autant plus alléchante que le château est fermé en pareille saison. Seulement voilà, personne n’a cru bon d’avertir que le clocher ne serait pas ouvert aux visiteurs en cette période. D’ailleurs, c’était fermé, sans le commencement d’un début d’explication sur place sur les jours et horaires d’ouverture. De telles pratiques ne plaident guère en la faveur de l’intelligence des responsables locaux. Je suis un peu en colère, mais le temps maussade me rassure un peu. Par dépit, nous visitons l’église, la basilique Notre-Dame du Roncier. Les premiers éléments de cette église remontent au XIIe s. (dans le chœur ?), la majeure partie est des XIIIe au XVe s. et le clocher a été reconstruit au XVIIIe s. Je n’ai pas été fabuleusement enthousiasmé par cet édifice et ce n’était d’ailleurs pas le but de notre présence ici. A noter que certaines gargouilles sont dotées de fouilles, comme on la déjà vu plusieurs fois en Bretagne.

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Les rues et maisons proches de l’église.

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La partie davantage médiévale (XVe s.) du château peut se découvrir depuis les rives de l’Oust.

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Nous partons enfin pour la Lande à genêt où un excellent pot-au-feu materno-ducal nous attendait. A noter quand même que dans ce pays malfamé, les indigènes sauvages et incorrigibles commencent la « dégustation » du plat en buvant le bouillon. On croirait rêver.

5 novembre 2015

Quatre fois Troyes

Avant de venir à Troyes, j’avais également repéré l’église Saint-Nizier, mais celle-ci a fermé fin septembre et semble être en travaux. Cette église du XVIe s. possède certes une couverture de toit en partie bourguignonne, mais c’est plutôt l’architecture du chœur qui avait attiré mon œil, même si je ne pouvais trop en juger.

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Voici la photo wikipédienne (DXR).

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A l’extérieur, plusieurs statues de sculpteurs locaux dont celle-ci : Pierre-Charles Simart (1806-1857), Oreste réfugié à l’autel de Palais (1838). Cette sculpture fut considérée comme l’une des plus belles de son temps.

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13 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (2)

En sortant de Coutances, nous tombons sur un panneau indiquant une vieille église. Comme nous ne sommes pas spécialement pressés, que c’est tout proche et que le nom ne me paraît pas inconnu, nous y allons. Il s’agit de l’église Sainte-Hélène d’Orval, également dans la Manche. L’édifice date des XIe s. (nef et sans soute la crypte ?), XIIe s. (clocher et voûte de bois de la nef) et XVe s. (chœur et chapelles refaits, tourelle…). Le clocher fait office, dans sa partie inférieure, de tour lanterne. Vue de loin, cette église n’est pas sans rappeler certains édifices romans bourguignons, mais cela n’a rien à voir, à commencer par cette tour-clocher. Et j’aime bien son apparence « rustique » et les ouvertures fines du clocher.

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3 novembre 2015

Trois fois Troyes

Nous poursuivons la visite avec la cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul, autre édifice gothique. Parmi les choses les plus remarquables, notons les nefs latérales, au nombre de deux de chaque côté, bien plus basses que la nef principale et d’égales hauteurs, contrairement à Bourges. La façade occidentale est très travaillée et rappelle aussi un peu Bourges, cependant en modèle réduit et avec seulement trois portails au lieu de cinq. Dans la nef principale et le chœur, le triforium n’est pas aveugle, il est muni de fenêtres, mais il m’a été impossible de voir si ces fenêtres étaient sur le même plan, dans la continuité des fenêtres supérieures ou s’il y avait un décalage. Enfin, certains vitraux médiévaux ne sont pas non plus sans rappeler ceux de Bourges, là aussi en bien moins spectaculaires.

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1 novembre 2015

Une fois Troyes

Seul puis avec Fromfrom, je suis passé à côté sur l’autoroute des dizaines de fois depuis douze ans, sans jamais avoir l’idée de m’y arrêter. Il faut dire que cette ville séquanienne ne m’attirait guère, car je n’avais jamais entendu parler ni vu d’images d’elle. Je ne connaissais juste sa situation et le « fameux » (3 × 7) - 1 = 20 [Troyes Foix Sète Autun]. Je veux bien sûr parler du chef-lieu de l’Aube. Sur l’internet, j’avais repéré la cathédrale et quelques autres églises qui me paraissaient intéressantes. J’avais également noté l’adresse d’un restaurant a priori assez bon marché et bon. Hélas pour ce dernier, je ne sais pas dans quelle bulle d’espace-temps je suis tombé, car bien qu’ayant noté précisément l’adresse de l’établissement, nous ne l’avons jamais trouvé, alors même que nous avions trouvé un stationnement tout près. Je me suis réellement demandé où j’avais pu me planter. Nous sommes donc allés dans un autre établissement qui paraissait sympa, au rez-de-chaussée d’une maison à pans de bois. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris par le nombre très important de ces maisons dans une grosse partie du centre historique. Le restaurant n’était pas mal, sans plus. Nous avons bu du cidre du pays d’Othe. Cette région naturelle à cheval entre l’Aube et l’Yonne. Sa géologie est caractérisée par un substratum calcaire, mais contrairement à la Champagne, elle est recouverte par d’épaisses couches argileuses (dont argiles à silex donc acides). Ces caractéristiques génèrent des paysages davantage forestiers au sein desquels les grandes cultures sont moins présentes, où l’élevage et les vergers de pommiers à cidre ont leur place. Hélas, au moins pour la bouteille que nous avons bue, ce cidre n’est pas inoubliable, n’arrivant pas à la cheville des cidres normands et bretons. Cela me fait penser que je n’ai jamais parlé de ces derniers cidres. J’ai bu d’excellents cidres normands, plus ou moins industriels ou très artisanaux, tous très bons. J’ai également bu pas mal de cidres bretons et je pense que la diversité des goûts est bien plus étendue. Je les ai tous appréciés, certes à des degrés divers.

Nous avons ensuite parcouru la ville. D’abord la basilique Saint-Urbain, de lancien troyen devenu le pape Urbain IV au XIIIe s. et ayant fait construire cet édifice gothique. On peut constater que malgré le temps assez plombé, l’intérieur est très éclairé par de vastes ouvertures dont les verrières ne sont pas entièrement colorées. J’ai aussi bien aimé l’extérieur, la façade occidentale avec cette triple ouverture centrale, les côtés, le chevet, relativement simple mais très ornementé, les portails sud et nord, à peu près identiques et eux assez complexes, les ouvertures basses de l’abside magnifiquement « doublées ». Le tympan central, également du XIIIe s.est en revanche un petit peu décevant, notamment quand on le compare avec ceux d’autres édifices de la même période ou antérieurs, notamment en Bourgogne. Il n’en demeure pas moins que nous avons beaucoup aimé cette église.

La première photo est trafiquée (assemblage vertical) car je n’avais ni assez de recul ni d’objectif ultra grand angle.

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Et puis il y a quelques sculptures intéressantes.

Saint Roch (pierre polychrome, XVIe s.)

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Saint Odilon de Cluny (XIVe s.)

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Vierge à l’Enfant (XVe ou XVIe s.)

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Éducation de la Vierge (XVIe s.)

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8 décembre 2015

Réponses aux devinettes et 8 décembre

Dimanche, nous étions, avec Fromfrom, au musée des beaux-arts de Valenciennes. Nous avions une peinture d’Antoine Watteau et une sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux, artistes célèbres bien représentés au Louvre et tous les deux natifs de Valenciennes. Le musée, après un an de travaux, a rouvert ses portes en octobre. Jy reviendrai.

Lundi, j’étais avec tous mes collègues de travail, au Louvre-Lens. Une journée pas comme les autres dont j’aurais l’occasion de reparler.

Ce soir, Fromfrom n’as pas oublié le 8 décembre, car elle avait allumé les bougies avant mon retour à la maison, ce qui m’a fait doublement plaisir. Et même triplement plaisir, avec une forme de partage de la tradition avec l’ami Calyste.

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22 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (6)

La colline éternelle de Vézelay où trône la basilique Sainte-Marie-Madeleine paraît être également un des « hauts-lieux » en Bourgogne. Après s’être renseigné par téléphone à l’office de tourisme au sujet de la problématique des personnes ayant du mal à se déplacer, nous avons appris que l’on pouvait monter en haut en voiture. Une fois sur place, on a voulu nous barrer l’accès, non pas pour des raisons que l’on aurait pu craindre, mais parce qu’un tournage était en cours de « Des racines et des ailes ». Nous sommes quand même parvenus en haut et visiblement tout le monde peut y aller. Par ailleurs, il existe aussi une navette depuis le bas, ce dont on ne nous avait pas parlé.

Notre dernier passage remontait déjà à juillet 2013 (voir ici). Depuis, il y a eu une campagne de restauration qui vient de s’achever. Cela a notamment concerné des toitures du chevet et la crypte (dégagement du sol, restauration des peintures sur les voutes et des reliquaires et de leur « niche »). Cette fois-ci, je poste moins de photos.

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Nous sommes allés pour la première fois au musée de l’œuvre de Viollet-le-Duc (les heures d’ouverture ne le rende pas toujours facile d’accès) qui présente les œuvres originales déposées lors du chantier de restauration de l’architecte alors âgé de 26 ans (1840) ! On remarquera d’évidentes similitudes avec les sculptures des chapiteaux de la cathédrale d’Autun, en particulier les drapés, certaines attitudes de personnages et la représentation des démons. Ceci est mon interprétation grossière très personnelle et n’a évidemment rien de scientifique.

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29 novembre 2015

Histoires de lits

Cet article ne vise pas à l’exhaustivité, tant il y aurait pourtant à dire.

Il me semble avoir déjà évoqué cette première anecdote. En septembre 1999, je décide de partir quelques jours pour faire des relevés phy*to*sociologiques sur les bords de la Loire, à une vingtaine de kilomètres en aval d’Orléans. Afin de réaliser des relevés sur un îlot et les grèves associées, je franchis un riot (un petit bras de 3 m de large que je qualifierais d’au moins de tertiaire), dans lequel la profondeur n’excède pas 15 cm. Au retour, je franchis le riot, une dizaine de mètres plus en amont qu’à l’aller. Pas de souci, ce n’est pas profond du tout, mais là, gloups, je m’enfonce jusqu’à la ceinture. Je finis par me sortir des sables mouvants vaseux, à vrai dire assez facilement. J’en profite pour dire que les bancs de sable de la Loire moyenne sont beaucoup plus stables et moins mouvants qu’on ne le dit trop souvent. Je ne veux pas dire qu’il n’y a aucun danger, mais pour qui sait « sentir » un peu les choses, les risques sont tout de même bien limités. En revanche, ce qui peut être coton voire dangereux, c’est de vouloir grimper, dans le sens du courant, sur un front de grève, car le sable (ou le fin gravier) y est en perpétuel mouvement et n’assure aucune forme de stabilité  et de cohésion (on pédale dans la semoule).

Mais le but n’était pas là de raconter le lit de la Loire, mon ancienne amante de sable et d’eau, mais de vous conter la suite après mon magnifique « gaugeage ». N’ayant, par amateurisme, emporté qu’un seul pantalon pour ma petite expédition et voulant cependant être présentable le soir à l’hôtel et surtout à mon rendez-vous du lendemain en Loire nivernaise, je décide d’aller acheter un pantalon dans le supermarché le plus proche. Je m’habille pour cela d’un magnifique pantalon de style k-way de couleur kaki. Une fois l’achat effectué, ayant déjà perdu beaucoup de temps, je me mets en quête d’un hôtel. Le premier affiche complet. Idem dans un établissement de la commune voisine, dans lequel les employés me disent que tous les hôtels sont complets à Orléans et aux environs en raison du congrès national des pompiers qui a lieu à Orléans. Alors au sud ouest d’Orléans, je décide de passer en Sologne, au sud. Mais là aussi, c’est complet à La Ferté-Saint-Aubin, chez les sœurs Tatin de Lamotte-Beuvron… Je décide alors de m’enfoncer dans la Sologne profonde, plus au sud et plus à l’est. La nuit commence à tomber et c’est du côté d’Aubigny-sur-Nère (plus très sûr que cela soit dans cette commune, mais en tout cas, ce n’est pas loin), que je trouve une chambre dans un hôtel du centre-village, dans une maison dont les souvenirs m’indiquent qu’elle était à pans de bois. Ma chambre trônait au second étage, au bout d’un escalier de bois tortueux. Les murs étaient bleu turquoise pisseux à la mode des années 1950 sur lesquels je vis ensuite de magnifiques écailles « croûte-lève » plâtreuses blanches. Et surtout le lit, très confortable, du style dont le sommier à ressorts à boudins s’enfonce d’au moins 20 cm quand on se couche dessus et dont le très épais matelas permet de compter très exactement le nombre qui viennent chatouiller les côtes, parce qu’il est bien entendu impossible de dormir dans de telles conditions (et je ne parle pas des grincements). Bref, un hôtel infréquentable.

Ma deuxième anecdote n’est pas vraiment nouvelle non plus. Elle remonte au matin de notre premier mariage en août 2006. J’avais installé le lit quelques jours plus tôt : bois de lit, sommier à lattes retenu aux quatre angles et deux pieds télescopiques en pastique, au centre. J’avais trouvé ces pieds un peu bizarres, mais après tout, le plastique, ça peut être solide. A vrai dire, il existe aussi des bois de lit équipés de traverses qui rendent de tels pieds superfétatoires. Mais là, point de traverses. Nous avons bien dormi toute la nuit, mais le lendemain matin, en plein exercice physique pour tester la solidité du lit (oui oui) et avec nos poids plume, nous nous sommes retrouvés effondrés au milieu. Une première réparation de fortune a consisté à placer une caisse dessous dont la hauteur correspondait exactement. La seconde réparation a consisté à doter le sommier de pieds maison sur mesure, avec de très grosses tiges filetées. De l’indestructible. Je me souviens de l’étonnement des déménageurs en 2008 en voyant mon montage. Le bois de lit, comme les autres meubles achetés à l’occasion, avaient été marchandés chez Con*for*ama. Ce n’était pas le plus bas de gamme, mais pas du haut de gamme non plus, on peut s’en douter. Et bien que le style nous plût, il possédait, en plus de l’absence de traverses, deux autres défauts liés. Au pied du lit, une bordure comprimait le matelas (quand il était neuf) et à la tête, le même type de bordure saillante a rencontré nos têtes à plusieurs reprises.

Fin septembre, constatant déjà de longue date un certain affaissement du matelas, nous décidons d’aller voir dans un magasin spécialisé à H. Là, le patron nous fait essayer une demi-douzaine de matelas, presque tous à ressorts (il y a d’excellents matelas à ressorts modernes). De retour à la maison, je suis inquiet à cause de la grande épaisseur de ces matelas. Celui que nous préférons fait 27 cm et il y a encore plus épais. Cela ne convient pas à notre bois de lit, même en abaissant au maximum le support de sommier. Et puis je constate que les lattes ne sont pas toutes au milieu de leur forme côté bandage. La semaine suivante, nous décidons d’aller dans la commune voisine où se trouve un autre magasin qui, renseignements pris, fabrique sur place matelas et sommiers, et même, nous l’apprendrons plus tard des bois de lit. Nous pensions que ce fabricant artisanal était hors de prix. Ce n’est évidemment pas du premier prix, mais tout bien pesé, c’était bien moins cher que nous l’imaginions au départ. Du coup, nous nous sommes payé le luxe de tout changer, selon nos goûts. Il paraît que les montants de lit au pied sont largement passés de mode, mais nous, on préfère en avoir un, alors nous l’avons eu. Nous avons été livrés mi-novembre. L’avant-veille, je démonte, seul, l’ensemble de l’ancien lit. Après avoir retiré le matelas, dans le peu d’espace qui s’offre à moi, me voilà déséquilibré et je tombe sur le sommier, passant royalement à travers, plusieurs lattes déboitées et une cassée et le matelas en profitant pour me choir dessus. J’appelle Fromfrom, je lui crie de me venir en aide. Un instant paniquée, elle finit par éclater de rire en me voyant en fâcheuse posture, parce que je n’ai bien sûr pas eu la moindre blessure dans la chute. Voilà ce que donne le nouveau lit.

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18 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (10) : entre Loire et Allier (E)

Enfin, direction plus au sud, toujours entre Loire et Allier, pour Saint-Pierre-le-Moûtier avec son église du XIIe s. Elle a subi d’importants remaniements au cours du temps. Le tympan du portail septentrional (XII-XIIIe s.) mériterait d’être restauré/nettoyé. Cette église est une ancienne priorale bénédictine qui dépendait d l’abbaye Saint-Martin d’Autun, pourtant distante de plus de 100 km.

Ce qui surprend le plus dans cette église, c’est l’ampleur, l’impression d’élévation de la nef et les chapiteaux sur deux niveaux, en particulier tout en haut, à la naissance de la voûte. A noter aussi les orgues qui n’en sont pas (trompe-l'œil).

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15 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (9) : entre Loire et Allier (D)

Voici à présent les éléments non officiellement prévus du programme de l’après-midi, mais qui ne déméritent pas, je pense, comme on va pouvoir le constater.

En bonus, nous voulions voir le château de Meauce (les éléments les plus anciens sembleraient remonter ay XIIIe s.), qui se trouve aux confins de la commune où s’établit la célèbre gare de Saincaize. « Saincaize, Sancaize, deux minutes d’arrêt », en fait une gare en pleine cambrousse, à l’écart de Nevers, sur la ligne Tours-Lyon. A mon père qui était parti, à la gare locale, il y a de cela 25 ans, m’acheter un billet ou se renseigner sur les horaires des trains, avait demandé ce qu’était Saincaize (sous-entendu, où cela se trouvait), on avait fini par lui dire, après beaucoup d’hésitations, que c’était une gare, ce à quoi il avait répondu qu’il se doutait bien qu’il ne s’agissait pas d’un aéroport. Quand on se rappelle de cette anecdote, j’en suis encore mort de rire (il m’en faut peu, mais la façon dont mon père l’avait racontée...). Mais nous n’avons vu du château qu’une lointaine silhouette. En cherchant en vain un chemin vaguement carrossable pour nous rapprocher, nous sommes tombés, pas tout à fait par inadvertance, sur l’Allier.

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Pas très loin, se trouvaient de jeunes pêcheurs à la ligne. Bien avant de les voir, mon oreille fut avertie par les cris caractéristiques des grues cendrées en migration.

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Nous nous trouvions en pleine nature, juste en face du château d’Apremont-sur-Allier, qui lui n’a plus la bonne idée de se situer en Bourgogne, mais en région Centre-Val-de-Loire (Cher). Ce n’était pas une vraie surprise, mais ce n’était néanmoins pas prévu. Nous annexerons le Berry une autre fois, mais en attendant, une photo vraiment pas terrible car on ne pouvait pratiquement pas faire un pire contre-jour.

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Faute de temps, nous ne sommes pas allés voir l’église de Mars-sur-Allier, mais celle de Saint-Parize-le-Châtel. L’édifice épigé n’est pas inoubliable (reconstruction globale ou presque, au XIXe s.).

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Mais la partie hypogée (crypte romane du XIe ou XIIe s.) nous a semblé assez extraordinaire, notamment pour ses chapiteaux à hauteur d’homme.

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Un Sciapode barbu. J’ai découvert le terme, même si je connaissais « scia », ombre et « pode », pied, du nom d’un peuple fantastique dont les individus possèdent une seule jambe et dont le pied surdimensionné leur permet de se mettre à l’ombre. J’avais déjà vu des Sciapodes ailleurs, sans savoir à quoi cela correspondait au juste.

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Un acrobate.

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Un centaure archer qui blesse un cerf.

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Un hibou de plus près.

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Des animaux musiciens, avec un singe aux cordes, un animal un peu hybride entre le porc et l’âne (et non un porc, contrairement à ce qu’affirme certains documents) à la harpe, un serpent, une autre inquiétante créature.

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Une sirène à queue double, que l’on retrouve sur d’autres édifices comme à Vézelay.

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Un homme barbu qui tourne la cuillère dans une marmite.

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D’autres représentations sur les chapiteaux.

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20 octobre 2015

Cravatage

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Chose promise, chose due. Voici donc ma collection de cravates.

Voici la première que j’ai achetée au début des années 1990. Car oui, j’en avais mis avant cela. D’abord pour jouer : une vieille qui avait appartenue à mon père, noire avec des entrelacs argentés et une à un de mes grands-oncles qu’il ne mettait plus non plus, grise et très moche à mon goût. Et puis il y eut cette cravate rouge en tricot de laine avec un golfeur dessus. Cela relevait davantage de la chaussette que de la cravate.

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Après, je ne sais plus trop l’ordre précis dans lequel je les ai achetées. Celle-ci, c’était pour le mariage d’un ami (le premier mariage auquel j’ai assisté).

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Celle-ci, pour notre mariage civil.

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Celle-ci pour notre mariage religieux (c’est une lavallière).

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Les autres, pour des occasions diverses ou même pour aucune occasion particulière. Finalement, cela en fait 16. Je dois dire que celles que je mets encore représentent moins de la moitié des effectifs.

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En définitive, par pure curiosité, dites-moi lesquelles vous trouvez les plus moches et les moins moches.

11 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (6) : entre Loire et Allier (A)

J’avais décidé de consacrer une demi-journée au Nivernais, en particulier dans cette zone entre Loire et Allier au sud de la fameuse confluence.

Sur la route, nous décidons de nous arrêter dans le Bazois, à Rouy. Alors que j’étais encore étudiant dans la première moitié des années 1990, j’étais tombé nez à nez avec un collègue de promo dans une petite gare de la région. J’avais appris à cette occasion qu’il avait de la famille dans le coin (lui, venait de la région parisienne). Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il me demanda si le fromage « Rouy » provenait de ce village nivernais. Ma réponse fut bien entendu négative. Je viens néanmoins de me renseigner sur ce fromage industriel, certes de couleur rousse, mais qui vient du nom de son concepteur côte-d’orien au début du XXe s. Entre nous, cela fait bien au moins une éternité que je n’ai ni vu ni mangé un morceau de ce fromage et cela ne me manque pas. Le nom de cette commune m’évoque aussi Georges Rouy, un des plus grands botanistes français de la fin du XIXe s et du début du XXe s., auteur d’une imposante flore, mais semble-t-il très peu connu du « grand public ». En même temps, sauf erreur de ma part, je dois dire qu’aucun botaniste vaguement contemporain n’est connu du public en question. Mais là n’était pas la question.

L’église Saint-Germain-dAuxerre de Rouy est une ancienne priorale clunisienne romane (XIIe s.) qui dépendait de La Charité-sur-Loire. Le cul-de-four de l’abside est occupé par les restes d’une fresque gothique selon Eduard.

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21 septembre 2015

Modeste patrimoine

Ce week-end, affaibli par un terrible mal de gorge annonçant un rhume, j’ai très mal dormi et j’étais très fatigué pour espérer profiter des journées du patrimoine à la hauteur de ce que j’aurais espéré. Dimanche, nous sommes juste allés visiter de l’église du village voisin de Sercus, laquelle est toujours fermée. Lorsque nous sommes arrivés, la guide (d’une association locale) était en train de faire visite à un prêtre (pas celui de la paroisse locale visiblement). La dame, qui frisait les 70 ans, montrait sa profonde connaissance de lédifice, ou plutôt recrachait tout ce qu’elle savait. A la fin, nous nous sommes aperçus que son but était de faire l’étalage de toutes ses connaissances, mais pas forcément de manière pertinente. Fromfrom a d’ailleurs pu la prendre aussi en défaut de raconter des âneries à propos de saint Érasme, mais elle n’était pas en mesure d’entendre autre chose que sa propre parole. Bref, une idiote borgne qui s’écoute parler et veut à tout prix briller au royaume des aveugles.

Il ne s’agit pas d’un édifice spectaculaire, mais on trouve là, une église dont le chœur et le clocher sont romans (XIIe s.) en pierre calcaire clair. Le reste, type hallekerque est du XVIe s. et du XIXe s.

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16 septembre 2015

Brèves cornusiennes (50)

Après mon mal de dos aux lombaires il y a une quinzaine de jours, qui s’était calmé au bout de quelques jours, il y eut une accalmie de quatre jours avant que je ne subisse un assaut du torticolis cette fois, m’obligeant à consulter le médecin il y a neuf jours. J’ai eu droit pour la première fois de ma vie, contrairement à Fromfrom, coutumière de l’accessoire, à une minerve (enfin, un collier cervical en mousse, pas un engin à la Erich von Stroheim dans La grande illusion) que j’ai portée en journée durant deux jours et trois autres jours uniquement pour conduire. Et quelques médicaments évidemment et des séances chez le kiné, que je ne ferai pas toute, vu qu’il y a eu retour à la normale en ce début de semaine.


A propos des aristoloches, dont j’ai dit il y a peu chez Karagar que les fleurs de ses ressemblaient. Les Aristolochiaceae n’ont évidemment rien à voir avec Lobelia tupa L. qui appartient aux Campanulaceae. D’abord deux espèces strictement méditerrannéennes, vues et déjà montrées ici l’an dernier dans les Maures : Aristolochia pistolochia L. (Aristoloche pistoloche) et Aristolochia rotunda L. (Aristoloche à feuilles rondes).

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Autre espèce, davantage répandue en France, Aristolochia clematitis L. (Aristoloche clématite), qui en dehors de la région méditerranéenne a surtout tendance à se cantonner le long des grands fleuves. C’est une tarte à la crème des bords de Loire. Je pensais l’avoir déjà montrée.

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8 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (2)

Ce mois est un peu celui des fêtes et anniversaires.

Nous avons fini le mois dernier (le soir d’Halloween) avec le passage effectif de Fromfrom à « Questions pour un super champignon ». Elle a tout gagné avec une relative facilité dans les trois premières phases du jeu. Quand elle s’est retrouvée face au super champion qui revenait pour une quatrième victoire, elle a incroyablement patiné, allant jusqu’à un différentiel de score de 11 points (13-2), sachant que la partie se joue en 21 points. Mais elle ne s’est pas laissée démonter et a engrangé des points, faisant douter son adversaire, en allant même jusqu’à le déconcentrer. Elle lui est allègrement repassée devant et a remporté la partie. Vu de son fauteuil, la chose paraît banale, mais en réalité, c’est extrêmement difficile. Cela nécessite de connaître les réponses à des choses dont personnellement j’ignore l’existence ou encore dans le jeu, dappuyer sur le champignon avant même d’avoir la réponse, le temps que cela vienne sur la langue.

Le second épisode était diffusé hier. En tant que super championne, elle ne jouait que dans le face à face final. Jouant de malchance, elle a perdu face à une dame qui n’est pas mauvaise bien sûr, mais n’a pas le talent de Fromfrom (on l’a bien vue dans les premières phases du jeu où elle n’avait pas particulièrement brillé). Bref, Fromfrom a gagné un beau lot de consolation.

Le 31, après avoir regardé « Questions pour un super champignon », nous avons dégusté avec mes parents et une amie, mon gâteau d’anniversaire avec un jour d’avance car nous devions être sur la route le lendemain.

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Mardi, c’étaient nos huit ans de mariage breton, jeudi la fête fromfromienne.

Et dans trois jours, pour la Saint-Martin, on fêtera les dix ans de notre rencontre en vrai.

7 novembre 2015

Le Loiret n'est pas en Bourgogne (1)

J’avais envie de me rendre à Beaune pour deux raisons.

La première était de me rendre au musée des beaux-arts que nous ne connaissions pas. On est très loin d’y retrouver le nombre et la qualité de ce que l’on trouve au musée Rolin d’Autun, mais cela valait quand même largement le coup d’y aller.

Pour ma collection personnelle, un Corot pour commencer. Le reste est un peu dans le désordre. Le petit musée est à peine mieux ordonné sur le plan chronologique.

Jean-Baptiste-Camille Corot. La cueillette (v. 1843). Huile sur carton marouflé sur toile.

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Édouard-Jérôme Paupion. Grand-mère (v. 1884). Huile sur toile.

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Michel Couqueberg. Chat (2000). Bronze, patine « palissandre ».

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Borne finagère (?) avec l’effigie d’un Chartreux (XIVe ou XVe s.). Bas relief en calcaire local.

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Voici à présent représentés trois édifices de Beaune. A noter que le toits des Hospices avaient perdu un temps leurs tuiles polychromes, revenues quelques années plus tard.

Félix-Jules Naigeon (Beaune, 1855-1904). Le beffroi (fin XIXe s.). Huile sur bois.

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Louis Émile Pinel de Grandchamp. Cour de l’Hôtel-Dieu (1887). Huile sur toile.

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Albert Sandier. Abside de la collégiale Notre-Dame sous la neige (av. 1893). Huile sur toile.

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Tête de roi (XIIIe - début XIVe s.). Pierre.

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Saint Jacques (XIIIe - début XIVe s.). Pierre.

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École flamande. Lucrèce se donnant la mort (début du XVIe s.). Huile sur bois.

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Attribué à Jean Raoux. La liseuse (v. 1716-28). Huile sur bois.

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École bourguignonne. Vierge à l’enfant (XIIe s.). Bois anciennement polychrome, environs de Nolay.

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Atelier de Brueghel de Velours. 1) Allégorie de l’air, 2) Allégorie de la terre, 3) Allégorie de l’eau, 4) Allégorie du feu (1ère moitié du XVIIe s.). Huiles sur bois transposées sur toile.

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Jérôme Francken II dit le Jeune. Sainte Élisabeth de Hongrie soignant les malades (1er quart du XVIIe s.). Huile sur bois.

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École crétoise. La Croix vivante (XVIe s.). Huile sur bois.

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École flamande. Scènes de la passion : Christ aux outrages et portement de croix, Christ aux enfers et déposition de croix (du du XVe s. - début du XVIe s.). Huile sur bois.

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Stèle funéraire gallo-romaine. Hermès tricéphale. Haut-relief en calcaire (Beaune, Côte-d’Or).

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Stèle funéraire gallo-romaine. Couple en pied. Haut-relief mutilé en deux morceaux, en calcaire oolithique à grains serrés (Bouilland, Côte-d’Or).

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Stèle funéraire gallo-romaine. Forgeron (IIe s. ap. J.-C.). Haut-relief en calcaire tendre.

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Outre le passage dans la boutique où la marquise a ses habitudes, ma seconde raison (oui, j’avais cité deux raisons pour notre venue à Beaune) était d’aller au marché aux vins, c’est-à-dire une établissement, entièrement rénové où nous pouvons déguster, moyennant finances (en augmentation sensible), des crus « ordinaires » jusqu’à des premiers et grands crus. A l’occasion de mon futur anniversaire, le but non dissimulé était aussi d’acheter quelques rares bouteilles, en sachant exactement ce que l’on acquière. D’ailleurs, nous avons été très déçus par un Chambertin de 2004, raison pour laquelle le maître de cérémonie nous a fait goûter deux autres vins non prévus au programme. Car il y avait aussi de très bonnes choses, que lon se rassure.

6 novembre 2015

Cinq fois Troyes

L’église Sainte-Madeleine est, dit-on, la plus ancienne de Troyes. Il s’agit de la reconstruction (1200) en style gothique naissant, d’un édifice antérieur. Mais vers 1500, le chœur est rénové et on ajoute le jubé, autrefois polychrome, qui fait la réputation de cette église.

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Outre les vitraux, on notera également le Saint Sébastien, œuvre tardive de l’atelier du Maître de Chaource (XVIe s.).

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13 septembre 2015

Compléments aoûtiens (4 et fin)

Cette note reste dans la série des « Compléments aoûtiens », car les photos ont été prises à cette occasion, mais elle risque de n’intéresser que moi. On pourra constater que si j’aime bien être à la page, je ne déteste pas le « rétro ». 

Quand on pêche au lancer, en particulier aux leurres lestés, les poissons carnassiers (le brochet, le sandre, la truite…), le matériel a son importance. La canne à anneaux d’abord, qui doit être équilibrée, de longueur appropriée, suffisamment nerveuse sans être trop raide, d’action correcte (de pointe, semi-parabolique ou parabolique à la manière des queues vaches – une horreur), de puissance adéquate (capacité en grammes minimum et maximum à propulser des poids), tout en étant relativement légère. Il fut un temps où de telles cannes étaient en bambou refendu (aujourd’hui pratiquement introuvables sauf pour les cannes à mouche, hors de prix et nécessitant des conditions de stockage et d’entretien rigoureuses). Puis il y eut des cannes en métal, courte ou dont le scion était un fleuret, avec le « nerf » que cela suppose, la fibre de verre seule ou en mélange avec des alliages d’aluminium. La fibre de verre pleine, c’est lourd, alors on a en a fabriqué des cannes davantage sophistiquées, plus ou moins creuses dans ce matériau ou en association avec des fibres phénoliques. J’ai commencé à pêcher au lancer très jeune (avant l’âge de 7 ans) avec des cannes en fibres de verre. Adolescent, mon père m’avait acheté une canne dont le matériau était en partie en fibre de carbone (le carbone pur était inabordable), canne que je possède toujours et est encore en bon état, même si je ne m’en sers plus guère. J’avais ensuite acheté une canne plus longue et plus puissante, mais quelques années après, lors d’une « bataille », j’en avais brisé le scion, que j’avais remplacé par un scion un peu plus court. Un jour que mon père me l’avait empruntée, elle finit sa vie dans un tour d’adresse de portière de voiture. Depuis, j’ai une remplaçante en fibre de carbone haute résistance, très légère, d’action impeccable, sans doute la canne idéale quand je l’utilise à l’étang du dragon terrassé.

Mais il y a aussi les moulinets. Sans doute plus encore que la canne, le moulinet utilisé pour la pêche des carnassiers au lancer, ne supporte pas énormément la médiocrité. Depuis les années 1960, mon père utilisait des moulinets de la marque Mitchell, marque française qui produisait à Cluses en Haute-Savoie (lien avec l’industrie horlogère).

La première photo montre un Mitchell 300, sans manivelle ni bobine (mais il pourrait être facilement remis en état de marche). Le carter est ovoïde (une forme typique de la marque). Ce moulinet a été commercialisé pour la première fois en 1948 et le sera pendant 50 ans ! Au fil des années, des améliorations ont été progressivement apportées. Ainsi, on peut dater les moulinets en fonction de quelques détails mécaniques ou esthétiques. Celui-ci est des années 1960. Il a servi jusque dans les années 1990.

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Le Mitchell 350, récupérant 75 cm de fil à chaque tour de manivelle au lieu de 60 pour le 300, est exactement de la même taille. Celui-ci date des années 1970, avec une manivelle échangée dans les années 1980. Il s’agit d’un moulinet que j’ai beaucoup utilisé pour la pêche au lancer depuis les années 1970 jusqu’à la fin des années 1980. Mon père et moi avons utilisé deux autres modèles identiques ou presque, pour d’autres pêches (carpe, brochet au vif, truite). Deux de ces moulinets sont encore parfaitement fonctionnels.

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Voici le Mitchell 300 Pro, dans son édition spéciale « Anniversary Edition » (pour fêter les 50 ans passés du modèle 300), apogée de ce moulinet français, déjà pourtant complètement désuet à sa sortie (1989) et quand je l’ai acheté au début des années 1990. Outre la poignée en bois qui signait les modèles « pro « de la marque à l’époque, il dispose d’un anti-retour plus performant et silencieux, d’un roulement à aiguilles et surtout d’engrenages en bronze (au lieu de ceux en alliage aluminium utilisés dans les modèles ordinaires), gage de solidité supérieure. Et bien que qualifié de « 300 », il récupère comme un 350. Il s’agit d’un excellent moulinet que j’ai encore utilisé il y a peu pour la pêche de la carpe, bien qu’il soit en théorie sous-dimensionné pour capturer des poissons de plus de 10 kg. Je pense qu’actuellement, un tel moulinet ne doit être utilisé que par de vieux pêcheurs ou être en boîte ou en vitrine chez des collectionneurs (c’est en effet un objet de collection).

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Voici à présent un moulinet, toujours 100 % français, conçu dans les années 1980 et acheté autour de l’année 1989-90. Il s’agit du Mitchell 5540 RD Pro « full control ». La poignée en bois signe une version pro et donc des pignons et axes en bronze. Le carter n’est plus ovoïde et la matière n’est plus en aluminium ou alliage d’aluminium, mais totalement en graphite. Le frein n’est plus sur l’avant (bobine), mais à l’arrière (molette). Enfin, une gâchette, le « full control » fait son apparition : il s’agit d’un frein additionnel permettant de contrôler la tension du fil lorsqu’un poisson est ferré. Il s’agissait d’une importante innovation à l’époque, mais qui l’est moins à présent avec les progrès accomplis depuis sur les freins. J’ai utilisé ce moulinet pour la pêche au lancé de manière assez intensive et il reste tout à fait opérationnel.

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Un autre « full control », le 5570 RD, bien plus gros que le précédent (et bien plus lourd) pour la pêche à la carpe, acheté en 1988. Bien que n’appartenant pas à la série « pro », il est aussi doté d’engrenages en laiton. C’est un véritable treuil, increvable. Pas de pêche au lancer avec cet engin, sauf à pêcher de gros saumons avec une canne adéquate.

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Je reviens un petit peu en arrière avec ce Mitchell 306 A (modernisation du 306 tout court), qui est presque de la taille du précédent. Une sorte de gros 300, mais dont la conception est un peu moins ancienne (les engrenages ne sont pas les mêmes et pas disposés de la même manière). Celui-ci date des années 1980, mais je ne l’ai acheté d’occasion que l’an dernier pour pêcher la carpe. Pour que j’achète un objet de près 20 ans, il fallait que je sois sûr de mon coup, mais son état est quasi celui d’un neuf. Je pense être une des rares personnes qui achètent de tels engins pour en faire autre chose qu’une collection.

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Avec ce moulinet, on fait un pas dans les années 2000, époque à laquelle la marque Mitchell est 100 % américaine et les moulinets produits en Chine (les précédents venaient tous de Cluses). Il s’agit du 306 X, sorte de réminiscence sans doute pour les faux nostalgiques du 306 (A). Pas de carter ovoïde, mais frein à l’avant sur bobine enveloppante. Un bon moulinet doté de plusieurs roulements à billes, mais sans doute pas aussi increvable que le 306 d’origine. Je pêche la carpe avec.

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Enfin, voici le 300 X Gold. Entre la couleur, le nom trahit la version haut de gamme du 300 X, plus haut de gamme que le « pro » et le 300 X tout court. Il est doté de la poignée en bois, de 10 roulements à billes, mais ne comporte pas de pignons en bronze ou en laiton. Pour cette production chinoise, on n’est pas dans la qualité accessible et à toute épreuve que pouvait offrir un 300 Pro des années 1980, mais davantage dans la cosmétique, même si depuis que je l’utilise à la pêche au lancer, il est d’une incroyable douceur de fonctionnement. Toutefois, si je l’utilisais davantage et le maltraitais un peu, il aurait sans doute souffert. Un peu la conséquence des productions à obsolescence programmée. Actuellement, pour trouver la vraie qualité haut de gamme, il faut se tourner vers des productions japonaises « high tech » hors de prix. Et plus aucun moulinet de série n’est produit en France.

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2 novembre 2015

Deux fois Troyes

Poursuivons avec quelques édifices civils.

D’abord l’Hôtel Juvénal-des-Ursins, d’origine médiévale dont la reconstruction visible aujourd’hui est de style Renaissance (XVIe s.).

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La Maison du Boulanger avec la Tourelle des Orfèvres, première maison à pans de bois (d’une longue série) restaurée au XXe s.

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D’autres maisons à pans de bois au fil des rues. On voit aussi l’église Saint-Pantaléon.

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Une grille très louis-quatorzienne.

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Des œuvres contemporaines au-dessus d’un canal (lié à la Marne ?).

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La maison d’un Lyonnais que je croyais être né à Lyon.

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8 septembre 2015

Compléments aoûtiens (1)

Lors de notre second et plus court séjour bourguignon, nous sommes arrivés au beau milieu d’un important épisode pluvieux qui a mis un terme aux très grosses chaleurs estivales.

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Le ciel s’est amélioré, le matin.

 

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Au crépuscule.

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Le soleil revenu, le dragon de l’étang ne m’a pas résisté. C’était une vengeance de ma déconvenue du mois de mai. Cela faisait bien longtemps que je n’avais fait une aussi belle prise dans ces eaux : la bestiole mesurait 77 cm de long pour 3 kg environ.

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2 septembre 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (14 et fin)

Le musée Rolin n’est pas un inconnu sur ces pages puisqu’il a fait l’objet de plusieurs notes en 2007 (visite en 2006 ici) et en 2014 (ici et ).

Voici quelques nouveautés (non photographiées, non montrées jusque là ou sorties exceptionnellement des réserves).

Autun, faubourg d’Arroux. Buste de dieu ou d’athlète. Copie d’après une œuvre de Lysippe (IVe s. av. J.-C.). Marbre

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Bourgogne (XVIe s.). Nessus enlevant Déjanire. Bois (chêne) autrefois polychrome. Issu d’une poutre d’une maison de la ville.

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Bourgogne (XVIe s.). Hercule. Bois (chêne) autrefois polychrome. Issu d’une poutre d’une maison de la ville.

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Louis Charlot. Paysage de printemps à Uchon (1905). Huile sur carton.

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Louis Charlot. Paysage d’hiver Uchon (1905). Huile sur carton.

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L’église dUchon, pour rappel (je nai pas de vue du village équivalente).

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Louis de Monard (1873-1939). La jument au caveçon. Plâtre patiné.

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Viennent ensuite quelques rediffusions (nouvelles photos cependant).

Gislebertus (XIIe s.). La Tentation d’Ève.

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Claus de Werve (XVe s.). Vierge à l’enfant (dite Vierge d’Autun ou Vierge Bulliot). Calcaire polychrome.

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Attribué à Jean de la Huerta (XVe s.). Vierge à l’enfant. Albâtre.

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Maître de Moulins [Jean Hey ?] (v. 1480). La Nativité au cardinal Jean Rolin. Huile sur bois.

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Enfin, rien à voir, mais jouxtant le musée, l’ancienne prison de la ville, en service jusque dans les années 1950. Une prison circulaire du XIXe s. assez unique en son genre. Je pense qu’elle est en cours de restauration (ce nest pas le vrai toit que lon oberve sur la photo) et devrait être à terme incluse dans le musée, avec le palais de justice.

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C’est ainsi que se termine la visite en images du voyage bourguignon de la duchesse mère. J’ai l’impression qu’elle n’a pas totalement détesté ce qu’elle a vu.

29 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (11)

Avant de quitter la capitale bourguignonne, une petite visite à l’église Notre-Dame de Dijon (je la montrais déjà ici). Fromfrom n’était guère enthousiaste face à cet édifice gothique du XIIIe s. Personnellement, je l’aime bien. D’abord, la façade occidentale, avec ses 51 fausses gargouilles que l’on n’arrive pas à compter (les sculptures actuelles ne sont généralement pas celles d’origine mais refaites au XIXe s.). J’aime bien aussi le porche qui forme une sorte de narthex. Les sculptures du tympan et des portails ont été détruites pendant la Révolution. L’intérieur est celui que pourrait offrir une petite cathédrale. Pas de grande émotion, mais pas non plus le désintérêt dont fait preuve Fromfrom, certes aussi fatiguée par les piétinements au musée. Mon intention est néanmoins attirée par la tour lanterne avec ses hautes fenêtres et son triforium, mais également par le triforium de l’abside, éclairé par des vitraux ronds. Enfin, je note la présence d’une tapisserie « Terribilis » dont je ne connaîtrais la signification qu’après coup. Elle a été réalisée après la Seconde Guerre mondiale, suite à la libération de Dijon le 11 septembre 1944, après des prières de l’évêque de Dijon en cette église, comme ce fut le cas le 11 septembre 1513 avec la levée du siège de Dijon par les armées suisses. Une tapisserie, réalisée en 1515, avait déjà commémoré ce premier événement.

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27 mai 2015

Mai septentrional 2015 (3)

Quelques nouvelles « plantanières ».

Les iris du boulot se portent bien.

Iris pseudacorus L. (Iris faux-acore)

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Iris albicans Lange (Iris blanchissant)

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Iris hollandais de la maison.

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Finalement, Sneezy II n’a peut-être pas complètement terminé son règne même s’il me semble mal en point. Les inflorescences sont assez réduites, mais il faut dire qu’elles sont (trop) nombreuses.

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Monsieur Tige est bien plus tonitruant.

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Une petite progression de la floraison de la clématite. Certains des mes collègues n’ont pas voulu croire que les fleurs atteignaient 20 cm de diamètre. Non seulement, c’est le cas, mais c’est même assez largement dépassé.

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