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Cornus rex-populi
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18 février 2024

De 2023 à 2024 (5)

Voici à présent une revue assez exhaustive des vitraux du XIIIe s. tous photographiés en entier… et avec quelques gros plans. Comme on le verra, j’ai orthorectifié (redressement vertical et horizontal) la totalité des photos, ce qui reste assez long malgré la puissance du logiciel car les automatismes sont systématiquement déficients sur de telles photos.

Le Jugement dernier.

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La Passion.

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L’Apocalypse.

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La légende de saint Thomas.

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Le patriarche Joseph

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Le fils prodigue.

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Le bon samaritain.

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L’invention des reliques de saint Étienne.

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Lazare et le mauvais riche.

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30 janvier 2024

De 2023 à 2024 (3)

Deux jours après Noël, nous nous rendons dans le cap karagaro-vladimirien qui était encore sous le vent (pas une forte tempête, mais quand même un joli vent). Hélas, Plume ne put pas nous rejoindre. Nous fûmes accueillis comme des rois, comme d’habitude, avec des innovations culinaires fort réussies. Dans l’après-midi, le vent s’était un peu calmé et on nous emmena sur la commune plus à l’ouest, c’est-à-dire Plogoff, l’extrême occidentale avant l’Île de Sein. Ce fut donc d’abord Pors [Porzh] Loubous. Karagar avait pressenti que les vagues devaient être jolies et puissantes et cela fut effectivement bien le cas. Perdu dans ses pensées, Karagar oublia cependant de prendre son appareil, alors il m’emprunta la mien quelques instants. Je dois dire que j’ai fait énormément de photos, mais beaucoup étaient sans intérêt, mais j’ai assez facilement reconnu celles de Karagar (ce sont les 6e et 7e de cette série) car elles sont plus spécialement dédiées aux rouleaux et je dois dire qu’il a raison, c’est très joli. Notez par ailleurs que ce petit port-abri a sa digue détériorée, en attente de réparations. Nous sommes restés à des distances de sécurité importantes (il y avait d’ailleurs des barrières). En revanche, nous avons bien profité des embruns (l’appareil pas pratiquement pas en dehors du verre antérieur de l’objectif).

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Après, ça, nous avançons encore un peu plus à l’ouest en passant par le parking de la pointe du Raz, au Port de Bestrée, encore un port-abri, typique du sud du cap (on ne retrouve pas de tels ports en dehors du cap nous a dit Karagar). Et là, une configuration un peu différente mais très sympa également.

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Retour à la maison pour un café, puis à la nuit tombée, on nous guide au port d’Audierne, illuminé par des phares colorés qui changent de couleur avec le temps. Sur la place où était installé les « boutiques » du marché de Noël, les gaules ont été rangées depuis trois jours et il n’y a avait plus foule, Noël étant passé. Karagar a également dit que les illuminations étaient moins spectaculaires que les années précédentes. Sur les façades, on reconnaît en partie les mêmes étoiles que celles vues à Concarneau.

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On se quitte à grand regret une nouvelle fois. Fromfrom est toujours émue de voir la mer, sa mère et les amis ainsi. Personnellement, j’ai moins de souvenirs, mais c’est vrai que l’on ne peut certainement pas rester insensible à ces puissances paysagères maritimes en mouvement, familiales et amicales. Regret clair de ne pas être là plus souvent, mais immense plaisir de revenir. Et merci à Vladimir et Karagar pour cet accueil chaleureux ! Le lendemain matin après un dernier salut à la lande à genêt, nous mettrons le cap sur Bourges, façon de couper un peu la longueur de la diagonale qui devait nous mener dans la Loire à RDG.

22 octobre 2022

C'est fini, enfin presque...

Tout ce qui avait été prévu dans les épisodes précédent a été réalisé et les travaux ont été terminés lundi. Au total, cinq semaines de travail et un jour. Mais comme je l’ai dit, ils étaient bien souvent sur plusieurs chantiers à la fois, du moins certains jours et à part un jour (ou deux ?), ils n’étaient que deux, alors que je sais que sur certains chantiers analogues, ils peuvent être 5-6. La voisine de la maison de droite (une évaporée de la cervelle) s’est permis de me dire peu avant la fin des travaux que « c’était long » et qu’« ils prenaient bien la pause ». Je n’ai rien répondu car « j’parle pas aux cons, ça les instruit ». Oui, ils ont pris des pauses, et alors, c’est elle qui les paye ? Elle sait que ce n’est pas un métier facile, par tous les temps ou presque et qu’on ne peut pas être tous les jours à fond ?

Sinon, comme convenu à part, une épaisse couche de laine de verre a été mise sur le plancher du grenier et de la mousse type polyuréthane a été posée entre les chevrons sur les parois subverticales de part et d’autre des chiens assis. Ce ne sera pas le Pérou, mais c’est quand même de nature à améliorer l’isolation de manière significative.

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Il reste la lucarne des escaliers à habiller à l’intérieur… et le devis pour la seconde tranche des travaux sur l’extension de notre maison (cuisine, salle de bain, WC, bureaux, pseudo-véranda) dont le toit est actuellement en grande partie composé de vulgaires tôles ondulées et de plaques de polycarbonate pour la lumière. Là aussi, on compte améliorer l’isolation. Nous craignons que la facture soit singulièrement salée.

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14 mars 2020

Le Doubs à l'envers !

Le 11 novembre dernier, je publiais une photo de notre sortie de la veille à l’aquarium Nausicaa à Boulogne-sur-Mer, en promettant de montrer les autres photos plus tard et puis j’ai oublié (voir ici). Et hasard des circonstances, j’y repense seulement à présent, aussi pour parler d’anniversaire, celui de Fromfrom cette fois.

Nous devions aller au restaurant en ce dimanche midi, mais tout a été finalement annulé pour des raisons liées au Betacoronavirus SRAS-CoV-2 (oui, c’est ça son vrai nom d’espèce si j’ai bien compris la systématique). Du coup, on n’aura pas grand-chose à croquer, mais on va se débrouiller.

Voici donc les photos promises.

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6 avril 2014

Dessert du jour

La taille des fraises laisse penser qu’il s’agit là d’une tartelette améliorée. En fait, c’est une grande tarte avec de bonnes grosses fraises.

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La recette n’est pas ici. A la place, c’est régime ravioli.

Pour ma part, j’abandonne demain ma bien aimée Fromfrom pour la semaine. Comme déjà annoncé, je pars en forêt nivernaise où je pourrai, je l’espère, saluer la Loire en passant.

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25 août 2013

Août estival (2)

Le matin, la brume s’étire sur l’étang du dragon terrassé, selon l’expression karagarienne (d’ailleurs, il existe un vrai étang du Dragon pas très loin et que j’ai eu l’occasion de voir – pas du genre inoubliable –  lors d’une opération très spéciale au début des années 1980).

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Dans la presse locale, on parle d’une exposition à la roseraie communale de La Celle-en-Morvan (commune où résidèrent quelques-uns de mes ancêtres paternels). J’en avais parlé ici en 2008 et je déplorais alors l’extrême mocheté des rosiers. Cette fois-ci, les rosiers avaient une bien meilleure allure (il y a dû y avoir une sérieuse reprise en main depuis 2008). En revanche, ce qui pêche, c’est la quasi-absence d’étiquetage des variétés, ce qui me semble être un défaut dans un jardin de ce type. L’exposition dans les locaux communaux, concernait quasiment que de la peinture, dont une majorité de croûtes (selon nous). L’article dans le journal laissait penser que le niveau serait plus relevé. Pas de photos des tableaux, juste le portrait de quelques roses.


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Direction ensuite le bourg désolé de Roussillon-en-Morvan, puis les abords de la Canche, charmante rivière morvandelle affluente d’un affluent (la Celle, celle de La Celle-en-Morvan*) d’un affluent (lArroux) de la Loire, hélas handicapée par une artificialisation non négligeable : elle est retenue par un barrage qui lui pique une partie de son eau pour la mener plus bas pour se faire turbiner via une conduite forcée. L’ouvrage date d’après la Première Guerre mondiale et fonctionne toujours.
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* Cest un arrière-grand-oncle qui fit modifier le nom de Selle en Celle alors quil était maire de la commune dans les années 1950-60, parce qu'il en avait marre quon raille le nom de la commune. Pourtant, il semblerait que létymologie du nom imposait bien un C.

17 février 2024

Brèves cornusiennes du samedi 17 février 2024

J’ai appris cette semaine le décès à Mayotte d’un ancien directeur scientifique de mon établissement, parti un peu plus d’un an avant que je n’y arrive. Il avait été en poste ensuite à La Réunion et dans le Massif central avant de travailler en indépendant depuis 2014 principalement dans l’océan Indien. Autant il fut un très grand scientifique (bo*tan*iste, p*hy*to*sociologue de terrain et théoricien) doué de qualité hors normes, autant il s’est avéré un piètre gestionnaire de dossiers et de ressources humaines notamment chez nous et comme directeur général de l’établissement altiligérien. Il a fallu des années dans les deux établissements pour rétablir la situation, avec beaucoup de victimes collatérales. Et évidemment, les hommages taisent cet aspect. Il n’en demeure pas moins qu’il reste cruel de disparaître ainsi à 68 ans (choc septique) alors qu’il participait la veille à une réunion officielle et après une chute quelques jours plus tôt. Seulement, il maltraitait son corps (grave problème cardiovasculaire il y a une dizaine d’années), travaillait trop avec des journées interminables et des séances de nuit. Il laisse néanmoins un grand vide scientifique, surtout dans les îles françaises de l’océan Indien.


Dimanche dernier, c’était bugnes pour le millésime 2024 dont ont profité les collègues (ils réclament).

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6 février 2024

De 2023 à 2024 (4)

Nous arrivons à l’hôtel dans la périphérie de Bourges pas très tard. J’avais dans l’idée d’aller faire un tour en ville à la nuit tombée, mais nous sommes fatigués et nous n’en ferons rien. Le lendemain, objectif unique : aller voir la cathédrale Saint-Étienne. J’y suis passé dès mon adolescence, et deux fois avec Fromfrom ; la première en 2007 ici et la deuxième en 2015 dans quatre épisodes sur cinq (2/5, 3/5, 4/5 et 5/5). Cette fois, la façade était en travaux, alors je la passe sous silence sans photos générales.

Voici donc pour commencer des photos de l’extérieur.

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28 janvier 2024

De 2023 à 2024 (2)

Après le repas de midi de Noël, nous allons faire notre petit tour traditionnel à la pointe de Trévignon (Trégunc). Pas simple globalement de faire des photos car il y a souvent des averses.

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Nous passons par le port de Port Manec’h (en été, nous allons à la plage du même nom) où se trouve un château-hôtel.

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Le lendemain soir, nous nous rendons à la ville close de Concarneau alors qu’il fait encore jour. Nous espérions y acheter des sardines dans une boutique où nous étions allés plusieurs fois, mais après avoir tourné en rond, nous avons dû nous rendre à l’évidence : elle a fermé ! C’est assez curieux car en général, dans de tels endroits, le commerce fonctionne bien. Cela fait sans doute plusieurs années que cela a fermé, car le plus souvent, nous allons à la boutique de Pont-Aven. Après un instant café, nous rentrons de nuit. Des projections colorées se font sur les remparts, mais celles-ci sont en réalité animée, alors lors d’une pose longue liée au peu de lumière, cela ne fige pas l’image et on ne voit rien. Il faut monter dans les ISO pour voir quelque chose.

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5 janvier 2014

De 2013 à 2014 (0) : grand concours

Tout d’abord, avant de commencer cette série, je présente tous mes vœux pour une très belle année 2014 à vous tous, familiers ou de passage sur ces pages. Que la santé soit avec vous, ou qu’au moins vous alliez mieux. Et qu’ensuite le bonheur vous inonde (sans mauvais jeu de mot sur ce qui se passe en Bretagne), que de beaux projets se développent harmonieusement, qu’ils soient minuscules ou grandioses. Bises à vous tous.

Je précise à nouveau que notre connexion internet ne fonctionne pas plus que quelques dizaines de secondes d’affilée dans le meilleur des cas. Nous allons bien. Ne pas s’affoler si on ne répond pas.

 

Comme à l’habitude, il s’agit de deviner ce qui figure sur les photos ci-dessous. Calyste connaît sûrement plusieurs voire la totalité de ces choses.

1) Où se trouve cet église ? [Indice : on y trouve du nouveau que je n’apprécie guère]

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2) Quel est ce village ? [Indice : l’eau y coule à flot]

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3) De quel siècle (à un siècle près) date cette église ? [Indice : tout n’y est pas doré, là-bas]

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4) Où se trouve ce coteau ? [Indice : il y aurait de quoi agacer un certain chevalier]

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5) Quel est ce château ? [Indice : de Vienne à Milan, mais pas à Sète]

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6) Où se trouve ce cloître ? [Indice : comme à Rome]

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7) Qui à peint ceci ? [Un indice est-il vraiment nécessaire ?]

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8) A quoi servait ce bidule ? [Indice : il ne s’agit pas d’un cache sexe]

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9 janvier 2014

De 2013 à 2014 (2) : bouchon lyonnais

Lorsque nous descendons dans la région lyonnaise dans les jours qui précèdent Noël, l’expérience nous a montré que nous avions l’assurance de rencontrer des bouchons, au moins aux abords de Lyon. Cette année encore, nous n’avions pas forcément mis toutes les chances de notre côté puisque nous avons décidé de partir le samedi des départs en vacances scolaires. Lors de la première moitié du voyage, rien à signaler sur la radio des informations autoroutières. Tant mieux. Le passage du côté de Reims se passe comme une lettre à la poste depuis quelques années. Rien du côté de Troyes où nous avions été sacrément coincés il y a six ans. Rien non plus du côté du plateau de Langres où nous avions eu de gros problèmes il y a cinq ans après la fermeture de la voie de droite pour cause de dégel provoquant l’exfoliation de la chaussée par plaques bitumineuses. Comme cela arrive souvent, nous craignions d’être coincés du côté de Beaune, d’autant que la promesse était tenue, l’accident et le bouchon étaient finalement annoncés à la radio. Plus guère moyen d’y échapper. Eh bien si, nous sommes passés à travers car les soucis étaient situés juste en amont de la confluence autoroutière. Sur l’autoroute A6 dans la vallée de la Saône, on nous annonce un trafic dense. Qui dit trafic dense, dit impossibilité de rouler à la vitesse maximale autorisée. Cela a nécessité beaucoup de vigilance, mais nous avons finalement très bien roulé.

Cela faisait des années que je voulais m’arrêter voir l’église de Villefranche-sur-Saône, une ville où je n’avais d’ailleurs jamais mis les pieds. Quelle erreur n’avais-je pas fait là ? Prendre le risque de s’arrêter pour se retrouver un peu plus tard dans les bouchons de l’agglomération lyonnaise ? Eh bien non, en repartant de Villefranche, on annonçait à la radio la fin d’un bouchon au tunnel de Fourvière (pas besoin de prendre l’itinéraire du plan B par l’est de l’agglomération). Et en arrivant aux abords immédiats de Lyon, un panneau lumineux nous annonce finalement bien un bouchon. Je décide de poursuivre quand même au lieu de sortir à Écully (c’était la dernière limite pour le plan C par l’ouest de Lyon). Et finalement, cela roule bien sous Fourvière, sous Perrache, sur les quais du Rhône, à Chasse-sur-Rhône et à Givors. Finalement, nous n’aurons même pas eu un début de ralentissement sur l’ensemble du trajet. C’est la première fois que cela arrivait en pareille saison.

Revenons-en quand même à l’église Notre-Dame-des-Marais de Villefranche-sur-Saône, que nous avons découverte éclairée par les derniers rayons du soleil. Une église initialement romane et reconstruite de manière gothique au XVIe s. et récemment restaurée. Une bonne surprise.

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31 août 2013

Août estival (3)

Durant la semaine, nous avions prévu une petite entrevue entre le botaniste néophyte dont j’ai parlé en juillet et le conservateur du Muséum d’histoire naturelle. Je me suis alors souvenu que cela faisait pile 20 ans que je le connaissais, alors que j’y effectuais un stage, alors qu’il n’était pas encore le chef de la boutique. Ils sont arrivés à la maison pile à 14 heures, accompagnés d’un étudiant en licence (j’ai eu du mal à le croire, car il paraissait n’avoir que 16 ans) et du fils du conservateur âgé lui de 13-14 ans tout au plus. Je les ai immédiatement emmené voir certains des joyaux floristiques les plus importants et visibles en cette saison tels que Drosera rotundifolia L. (Rossolis à feuilles rondes), Rhynchospora alba (L.) Vahl (Rhynchospora blanc) [photo], Gentiana pneumonanthe L. (Gentiane pneumonanthe) et des tas de choses que je n’ai pas photographiés cette fois.

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Notre néophyte en botanique n’avait pas vu toutes ces choses là, je m’en doutais. Il ne possède pas (encore) le « nez » pour détecter les choses a priori intéressantes. Et puis nous avons discuté de choses et d’autres, notamment l’évolution des milieux et en particulier la banalisation et l’appauvrissement des systèmes tourbeux (par abandon du pâturage et développement des fourrés pré-forestiers), ce qui n’est pas sans m’inquiéter fortement. Nous avons aussi discuté de la publication d’un de mes articles dans la revue scientifique locale dont j’avais envoyé une version provisoire et incomplète. Après un joli tour, nous sommes revenus boire une bonne bière à la maison, puis ils sont partis, à l’exception du botaniste qui a voulu me montrer les plantes qu’il avait mises en herbier (très bien mises d’ailleurs, mais dont les étiquettes étaient insuffisamment renseignées). J’ai ri intérieurement, car il y a mis des plantes d’une rare banalité. Point positif cependant, tout ce qu’il avait déterminé jusqu’au bout était correct. Pour le reste, je lui ai indiqué ce que je pouvais ou je lui ai donné les indices pour poursuivre. Il y a encore du boulot, mais il devrait s’en sortir.

D’autres photos du site du dragon terrassé.

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Potamogeton natans L. (Potamot nageant)

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Boulaie à sphaignes, avec coussinets de Leucobryum glaucum (Hedw.) Angstr., Polytrichum commune L. ex Hedw.

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Carex nigra (L.) Reichard (Laîche noire)

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Une observation entièrement nouvelle qui correspond à un vaste peuplement de Nitella flexilis (L.) Agardh se situant à une profondeur comprise entre 50 cm et 1 m environ. Cette algue macrophytique n’avait jamais été observée auparavant, malgré de fréquents sondages depuis le milieu des années 1990. Cette végétation, apparemment monospécifique pour l’instant semble se substituer à la parvoroselière amphibie à Equisetum fluviatile L. (Prêle des eaux) qui se développait au même endroit jusqu’en 2004, laquelle a presque disparu suite à la vidange de l’étang cette année-là où il y eut une forte période de gel qui détruisit les rhizomes des prêles.

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Une plante adventice des cultures et exotique dont j’ai demandé à Fromfrom de retenir le nom (et elle y est parvenue, non sans mal) : Galinsoga quadriradiata Ruiz & Pavon (Galinsoga cilié)

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Et puis, rien à voir, quelques fleurs de ma mère.

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28 juillet 2013

Juillet estival 2013 (3)

Le lendemain, nous faisons l’ascension pour de vrai. Fromfrom reste sur le parking près de la voiture. Sur la cinquième photo apparaît le début de notre ascension et sur la sixième, la crête au pied de laquelle nous sommes allés (en fait, elle est beaucoup plus haute et en arrière plan, ce que la photo ne montre pas).

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Les autres emmènent ce qu’il faut pour manger. La montée ne fut pas simple selon certains. Personnellement, je l’ai trouvée assez accessible, mais assez longue, parce que contrairement à ce qui était convenu au départ, tout le monde a voulu admirer et surtout photographier toutes les plantes le long du parcours au lieu de le faire en redescendant. Peu après midi et assez proche du sommet, nous avons pris le casse-croûte, qui fut très léger pour moi parce que curieusement, je n’avais pas faim. Néanmoins, j’étais content : contrairement à ce que je redoutais, je n’étais pas essoufflé, ni n’avais la sensation de manquer d’oxygène, comme cela me l’a fait régulièrement à partir des alentours de 2000 m d’altitude, comme encore l’an dernier au Ventoux ou dans le massif de Belledonne.

En forme de vengeance karagarienne, quelques fleurs que le Maître ne possède pas.

Trifolium alpestre L. (Trèfle alpestre)

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Anthericum liliago L. (Phalangère à fleurs de lis)

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Scutellaria alpina L. (Scutellaire des Alpes)

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Anthylis montana L. (Anthyllis des montagnes)

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Crepis albida Vill. (Crépide blanchâtre)

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Lactuca perennis L. (Laitue vivace)

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Helianthemum apenninum (L.) Miller (Hélianthème blanc)

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Helianthemum oelandicum (L.) Dum.Cours. subsp. incanum (Willk.) G.López (Hélianthème des chiens)

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Linum suffruticosum L. subsp. appressum (Caball.) Rivas Mart. (Lin à feuilles de soude)

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Tragopogon crocifolius L. (Salsifis à feuilles de crocus)

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Hieracium tomentosum L. (Épervière tomenteuse)

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Campanula spicata L. (Campanule en épi)

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Verbascum lychnitis L. (Molène lychnite)

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Cerinthe minor L. subsp. auriculata (Ten.) Rouy (Cérinthe auriculé)

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Artemisia chamaemelifolia Vill. (Armoise à feuilles de camomille)

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Phyteuma betonicifolium Vill. (Raiponce à feuilles de bétoine)

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Sempervivum arachnoideum L. (Joubarbe à toiles d'araignées)

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Silene flos-jovis (L.) Greuter & Burdet (Lychnis fleur de Jupiter)

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Tulipa sylvestris subsp. australis (Link) Pamp. (Tulipe du Midi)

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Gentiana angustifolia Vill. (Gentiane à feuilles étroites)

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Thesium alpinum L. (Thésion des Alpes)

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Globularia cordifolia L. (Globulaire à feuilles cordées)

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Arnica montana L. (Arnica des montagnes)

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Ornithogalum cf. umbellatum L. (Dame-de-onze-heures)

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Stipa eriocaulis Borbás (Stipe à tige laineuse)

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Saxifraga paniculata Mill. (Saxifrage paniculée)

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Dryas octopetala L. (Chênette, Dryade à huit pétales)

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Pedicularis foliosa L. (Pédiculaire feuillée)

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Geranium rivulare Vill. (Géranium blanc)

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Aster alpinus L. (Aster des Alpes)

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Cyanus triumfettii (All.) Á. Löve & D. Löve (Bleuet vivace)

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Laserpitium gallicum L. (Laser de France)

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Sempervivum tectorum L. (Joubarbe des toits)

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Hieracium cymosum L. (Épervière en cyme)

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À un moment donné, l’orage menaçant, nous avons été plusieurs à écouter les voix de la sagesse et à entamer la descente et non s’aventurer sur les crêtes comme certains avaient commencé à le faire, avant d’être avertis, à peu de frais, par le tonnerre et quelques grêlons épars. Certains ont néanmoins été bien mouillés parce qu’ils traînaient en bas de pente.

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Hors programme, en redescendant en voiture, je n’ai pu m’empêcher de photographier entre deux averses, une plante que j’avais cru apercevoir en montant le matin et qui reste unes espèce que je souhaitais voir depuis très longtemps : Digitalis grandiflora Mill. (Digitale à grandes fleurs)

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Le soir, c’était LE repas de session. Les deux soirs précédents, le choix du restaurant avait été interminable car il y a toujours certaines personnes à qui rien ne convient, ce qui m’énerve copieusement. Là, soulagement, pas besoin de se poser d’interminables questions, le président avait heureusement tranché et organisé la chose et cela se passait au restaurant de notre hôtel auquel nous n’avions pas encore goûté. Quelques belles tranches de rigolades, notamment avec notre médecin attitré (à ce propos, la cheville fromfromienne allait déjà mieux).

4 mai 2013

Vacances armoricaines avrilesques 2013 (2)

Parmi les choses qui nous paraissaient incontournables et non connues par mes parents, il y a certains hauts lieux du guidage fromfromien du Morbihan occidental : les chapelles Saint-Fiacre Sainte-Barbe du Faouët et l’église de Kernascléden dont j’avais déjà parlé ici. On ne peut pas dire qu’il faisait beau temps, mais ce n’était pas affreux non plus et cela allait s’améliorer en soirée et les jours suivants.

Saint-Fiacre, j’en avais reparlé ici, avec force images du jubé dont on ne se lasse pas. Voici ici une photo du four à pain.

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Une statue de saint Fiacre lui-même.

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Des cosmonautes avant l’heure sur les vitraux.

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Et quelques sculptures que j’aime toujours autant. Le mariage de la carpe du chien et du lapin.

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Et le soufflage dans la queue du kangourou, animal qui n’avait pourtant pas encore été inventé.

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A Sainte-Barbe, Fromfrom a voulu faire croire à une chapelle troglodytique (les vessies ont été peu longtemps été prises pour des lanternes). En juin 2006, j’avais observé sur le chemin qui y mène une espèce végétale dont la variété observée était autrefois considérée comme endémique de Bretagne. Je ne l’avais pratiquement observée qu’en fruits, mais cette fois, j’ai eu peine à en trouver un individu fleuri (bien trop tôt compte tenu de l’avancement de la végétation). Je parle d’Asphodelus macrocarpus Parl. var. arrondeaui (Lloyd) Z.Diaz & Valdés (Asphodèle d’Arrondeau).

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Quant à la chapelle, elle a fait l’objet de travaux de nettoyage à l’extérieur et le toit de la tour a été refait.

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Direction à présent vers Notre-Dame de Kernascléden où j’ai pu, cette fois, faire de meilleures photos à l’intérieur. De bien belles choses sur les voûtes et les murs (fresques au moins pour ces dernier – Danse macabre).

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15 avril 2013

Presque rien sur pas grand chose (37)

Je suis en vacances depuis vendredi soir pour quinze jours, mais la semaine dernière a été assez difficile. Et puis jeudi, j’interromps mes congés pour une journée parisienne au Muséum. Entre deux, encore quelques bricoles pour le travail. Et quelques menus travaux dans la maison.


Samedi, j’ai passé ma matinée à valider les comptes de l’association pour 2012 dont je suis trésorier, afin de présenter le bilan financier l’après-midi en assemblée générale. J’ai d’ailleurs réussi à faire admettre une augmentation de la cotisation pour ceux qui continueront à recevoir notre revue sous forme papier. Nous sommes depuis plusieurs années dans un déficit structurel d’au moins 1000 €/an en moyenne. Mes chers collègues du conseil d’administration ont mis du temps à l’admettre. Je précise que depuis onze ans que je suis membre de cette association, les cotisations n’ont pas été augmentées d’un centime (et sans doute pas beaucoup avant le passage à l’euro), alors que tout a augmenté par ailleurs. Ce qui coûte le plus cher, c’est l’édition de notre revue et son expédition aux membres. L’association (une vieille dame de 1947) a un magot de guerre, alors elle ne craignait rien à court terme, mais elle a perdu pas mal de membres. Alors nous essayons de la rajeunir. Cela n’a pas été simple, mais il me semble que nous sommes en train d’y arriver et des jeunes adhèrent davantage. J’ai encore passé une partie de mon dimanche et ce lundi matin à mettre à jour les comptes (2013, cette fois ci) et cela reste fastidieux d’encaisser des chèques et de tenir les fichiers à jour avec une rigueur suffisante. Je ne me plains pas, mais disons que depuis cinq ans que je suis trésorier, il m’arrive parfois de me sentir seul devant certaines tâches peu enthousiasmantes. Car j’ai oublié de dire, que je suis plus que trésorier, je fais largement office de secrétaire. Et heureusement que Fromfrom est là et peut m’aider, notamment pour la mise sous enveloppe. Tel que je suis parti, je crois que personne ne voudra prendre la relève de la trésorerie.


Le printemps est enfin arrivé pour de vrai. Hier dimanche ce fut donc la journée la plus douce de l’année. Nous en avons profité pour faire un barbecue à midi (cuisses de poulet moutardées) et un le soir (fausses merguez bio pur porc). Et aujourd’hui, à part la pluie du petit matin, il a fait beau. Que demande le peuple ?

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28 janvier 2013

Première visite au nouveau grand musée régional

Dimanche après-midi, nous sommes donc allés voir la dernière « annexe » du Louvre à Lens. Depuis le temps qu’on en entendait parler dans la région… puisque la Région a mis sérieusement la main à la poche. Pour une première, nous n’avons visité que la partie gratuite, c’est-à-dire la grande galerie (ou galerie du temps), ainsi qu’une la galerie de verre consacrée aux expositions thématiques (sur le temps en ce moment). Nous n’avons pas visité la partie payante consacrée aux expositions temporaires, actuellement axée sur la Renaissance. Je pense que nous irons prochainement.

Dans la grande galerie, nous avons retrouvé quelques « vieilles » connaissances de la maison-mère que j’avais vues pour la première fois au mois de mars 2012. Que dire de plus avant de passer aux images ? Beaucoup de monde. Contrairement à Paris, impossible de prendre des photos de statues sans qu’il y ait du monde dans le champ. Peinture et sculpture sont mélangées de l’Antiquité au début du XXe siècle. Rien sur les murs, toutes les toiles sont accrochées sur des supports recto-verso, et on peut faire 360° autour beaucoup d’œuvres sculptées. Pas mal, sauf la foule qui empêche parfois de voir les étiquettes d’explications. En fait, il faudrait y aller à l’ouverture pour plus de quiétude. Les murs sont eux d’une sobriété étonnante, gris, nus. Cela m’a un peu dérangé. C’est trop froid et irréel.

Voici donc les images réalisées sans trépied et livrées sans recadrage ni retouche.

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13 janvier 2013

Cornus rétro narcissique

 Au lancement de ce blog, je ne voulais pas me montrer en photo, pour respecter un certain anonymat ou plutôt par discrétion. De plus, je savais qu’on m’observait. Pour une raison que j’ignore, on a dû perdre ma trace. Et puis je me suis dit que si certaines personnes trouvaient mon blog, ce ne serait pas non plus une catastrophe absolue. Alors, sans doute encouragé par d’autres qui faisaient de même, j’ai commencé à publier des photos de moi. La première, je pense, fut celle publiée ici (je ne la republierai pas en plus grand car je ne me sens pas l’autorisation de le faire pour la personne à côté de moi). Bien sûr, depuis on m’a vu dans toutes sortes de situations, plus ou moins ridicules.

Lors des dernières vacances de fin d’année, je suis tombé sur des vieilles photos du jeune Cornus, dont certaines que je n’avais pas vues depuis très longtemps ou dont j’avais perdu le souvenir. Voici celles que j’ai pu reproduire. Je n’ai pas les dates exactes, il faut donc se contenter d’approximations.

La première, je dois avoir moins d’un an.

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La seconde, sans doute un an tout juste.

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La troisième, probablement dans les deux ans ou un peu moins (elle n’est pas très nette). En fait cette photo fait partie d’une large série en partie humoristique.

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La quatrième photo, je dois avoir quatre ans. Je m’en souviens très bien, j’étais en moyenne section de maternelle et c’était la première fois que je mettais le doigt dans la peinture et j’ai le souvenir très précis que cela ne me passionnais guère (et je trouvais déjà ça bébé et pas très propre). Et j’ignorais que l’on m’avait pris en photo (photographe professionnel). Cette photo, je l’ai découverte ensuite en plusieurs exemplaire, dont un chez ma grand-mère maternelle. Ridicule.

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Les trois photos suivantes sont des trophées de brochets et datent toutes des années 1980, dans l’ordre chronologique et toutes prises sensiblement au même endroit.

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Cette photo a été prise au collège (sans doute en 1985 ?) par un photographe professionnel et est posée. Je ne l’avais pas vue depuis longtemps. Je faisais encore très gamin.

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Celle-ci remonte à 1993. Je m’y vois moins pire que je ne le pensais. Depuis, cela ne s’est hélas pas amélioré.

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Pourquoi publier de telles photos aujourd’hui ? Par narcissisme, assurément, mais aussi pour qu’on se moque de moi. Car, je vous assure, c’est bien moi à tous les étages.

9 décembre 2012

Trinqueballons dans les bois...

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C’est Karagar qui m’y a fait repenser hier soir avec son diable. La réponse à la question qui se trouvait ici est donc trinqueballe et le verbe associé est naturellement trinqueballer.

Le trinqueballe est une sorte de char à deux roues qui servait (qui peut encore servir) à débarder des grumes en forêt. Celui que nous avons vu à l’abbaye de Cîteaux était particulièrement imposant puisque les roues de bois dépassaient largement les deux mètres de diamètre. Ce terme est utilisé dans le Morvan et en Bourgogne en général, mais on l’entend sans doute ailleurs. Pour ma part, je connais ce mot depuis l’enfance puisque nous utilisions le mot pour désigner d’autres « chars » à deux roues. Inutile de dire que cet engin était extrêmement dangereux quand il était utilisé en descente sur des pentes fortes et qu'il fallait embarrer les roues et conduire les animaux (chevaux, bœufs). Combien de blessés graves, combien de morts revendiquent ces engins ? Quand j’entends certaines personnes, plus ou moins écolos de salon, vanter les mérites tellement extraordinaires du débardage par traction animale (cheval), cela m’agace un peu, car elles n’ont aucune idée des galères qu’il y a derrière. D’autant que les mérites sont assez limités puisqu’il existe aujourd'hui des engins qui ne tassent pas plus les sols forestiers que les animaux (engins relativement légers à gros pneus à basse pression). Alors les chevaux, pourquoi pas, mais de grâce, arrêtons de leur donner toutes les vertus.

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22 août 2012

Vacances de juillet 2012 (6) : mémoire de crue et traversée du désert

A Vaison-la-Romaine, nous commençons la visite par la cathédrale. Une petite cathédrale romane. Miraculeusement, nous avons eu accès libre au cloître alors que nous pensions que l’entrée était payante.

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Comme nous n’avons pas énormément de temps, nous n’avons pas choisi de visiter les vestiges gallo-romains. Néanmoins, je pensais que nous pourrions librement voir le théâtre antique. Eh bien non, ce dernier est bouclé derrière des clôtures infranchissables et on ne peut le voir qu’en payant sa contribution. Une nouvelle fois, je trouve cela parfaitement scandaleux. Ici, on est aussi con qu’à Vienne ou à Orange au contraire de Lyon ou d’Autun. Et que l’on n’aille pas me dire que c’est parce que l’on y donne des spectacles, cet argument n’étant absolument pas recevable. Je ne parle pas des équipements des spectacles en question qui à Vienne comme ici enlaidit considérablement le paysage architectural.

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Nous nous rendons ensuite près du fameux pont romain sur l’Ouvèze dont j’avais appris l’existence sur les écrans de télévision en septembre 1992 lors de l’inondation meurtrière. Moi qui à l’époque entamait des études sur les corridors fluviaux et alors qu’à notre programme, nous avions des cours en hydrologie et en hydraulique fluviales, j’avais été profondément marqué par l’événement ainsi que par l’incompétence meurtrière des élus (et secondairement de fonctionnaires de l’État) qui avaient autorisé des constructions en zone inondable à forts risques. Ils s’étaient défendus en disant qu’ils ne savaient pas, et qu’ « on n’avait jamais vu ça », ce qui est évidemment faux. Et bien sûr, ils n’ont pas été inquiétés. Et depuis, les conneries continuent ailleurs en France même si çà et là, des progrès ont été faits. Il n’en reste pas moins que lorsque l’on se trouve sur ce pont, on reste très impressionné par le niveau qu’à atteint la crue en question. On a du mal à y croire et à la limite, on peut comprendre l’inconséquence des élus de l’époque.

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Nous grimpons ensuite sur la ville haute.

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Nous partons ensuite en direction de Die. Nous avons en effet reçu une commande de Clairette de la coopérative. Mais avant cela, nous avons transité dans des endroits où le bon Dieu n’était jamais passé. Nous avons même cru un instant que nous ne pourrions pas manger à midi tellement les campagnes étaient désertes sur la petite route de montagne que nous avions prise sur plusieurs dizaines de kilomètres. Nous n’avons d’ailleurs croisé personne.

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Nous avons quand même atterri au bien nommé village de Saint-Nazaire-du-Désert et où nous avons pu casser la croûte. Un curieux campanile sur l’église.

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En aval, la rivière n’est pas moche et attire les vacanciers.

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2 décembre 2010

Point sur le temps qu'il fait en direct

Depuis six jours que je suis rentré des terres lancelotiennes, les températures n’ont jamais été positives. Aujourd’hui, elles ont plafonné entre – 3 et – 4 °C. Il a neigeoté une bonne partie de la journée, mais les quantités de neige restent modestes, de l’ordre de 7 cm tout au plus ce soir. Comme souvent, il y en a davantage le long du littoral. Nous sommes donc frustrés, notamment par rapports à nos amis bas-normands et nord-armoricains, même si nous ne leur envions nullement les pannes électriques et les voies de communications bloquées.

Voilà ce que cela donne : photo du jardin prise il y a quelques minutes à peine.

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27 novembre 2010

Voyage formateur et amical

Mon ancien directeur m’avait demandé de trouver une formation qui m’aiderait à être plus efficace à l’oral, à avoir plus d’impact en réunion et à améliorer ma concision. Je suis souvent amené à représenter ma structure dans des réunions où je dois défendre la veuve et l’orphelin des points de vue et des arguments scientifiques dans des contextes variés, mais où la tension, voire les situations de conflit potentiel, larvé ou explicite sont fréquentes. J’avais trouvé une formation qui semblait me correspondre : « gestion de conflit et négociation », organisée à Montpellier. Hélas, mon directeur avait oublié (chose fréquente chez lui) et n’avait pas validé cette formation. Se rendant compte de sa boulette, il me la promit pour 2010, chose que ne fut pas remise en question par le nouveau directeur même si ce dernier n’était pas complètement convaincu de son intérêt pour ce qui me concerne.

C’est donc cette formation que j’ai suivie cette semaine (entre lundi après-midi et vendredi midi). Lorsque j’avais évoqué ici même ou tout à côté, ma participation à ce stage, j’avais bien sûr attiré l’attention de Lancelot. Longtemps, j’ai pensé que la formation aurait lieu dans les locaux habituels de l’organisme de formation, c’est-à-dire pas très loin du centre de Montpellier. Hélas, j’ai appris début novembre que la formation aurait lieu à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale héraultaise, dans un trou perdu au milieu de nulle part comme le dit Lancelot. Le genre d’endroit où le bon dieu n’est jamais passé et où les corbeaux volent à l’envers pour ne pas voir la misère qui est en dessous !

La formation commençait à 14 heures. Mais mon TGV, sans explication convaincante, a déjà eu la mauvaise idée d’arriver près d’une heure en retard à Montpellier en empruntant en partie les voies ferroviaires classiques à partir des environs de Valence. Normalement, depuis la gare, le transport vers le lieu de villégiature était décomposé comme suit : 20 minutes de tramway pour se rendre sur la périphérie nord de l’agglomération, 45 minutes de bus jusqu’à Saint-Martin-de-Londres, puis véhicule particulier affrété depuis la zone de résidence (encore 4,5 km pour y arriver). Dans mon cas, le taxi était une solution plus logique, d’autant qu’il n’y a pas un bus toutes les 10 minutes. Je suis quand même arrivé en retard, mais cela m’a évité la pénible présentation des activités de l’organisme de formation.

Après les présentations de chacun (en fait, A présente B et B présente A) et des attentes de la formation, démarrage de toute une série d’improvisations à caractère théâtral qui m’ont fortement étonnées au moins au départ :

  • passage d’un « flux énergétique » et d’objets virtuels colorés ou non entre les différentes personnes organisées en cercle ;

  • jeu du « killer », toujours au sein d’un cercle (je ne détaille pas, cela n’est guère passionnant) ;

  • mimes libres ou imposés ;

  • improvisations par la parole à deux sur une activité mimée par l’un ;

  • diverses improvisations à caractère plus ou moins théâtral.

Inutile de dire qu’au départ, j’étais en droit de me demander s’il n’y avait pas eu là une erreur d’aiguillage et si on n’avait pas confondu avec un stage de comédie théâtrale. J’ai néanmoins compris pendant et après que ces exercices étaient destinés à nous faire prendre conscience du sens de l’écoute et pour développer nos aptitudes à l’acceptation (de ce que l’autre dit ou fait), etc. Ces séances d’improvisation ont quand même occupé plus d’une journée et demie sur quatre, ce qui, pour moi, était trop, mais pas forcément pour le reste du groupe.

Le lundi soir, apéritif entre stagiaires et formateurs, ce qui eut pour effet d’apprendre à mieux nous connaître et au fil des jours qui suivirent, à souder le groupe à un point à peine croyable. En ce sens, ce fut une réussite et chacun des stagiaires (11 en tout) avait une personnalité attachante. Le premier formateur, salarié de l’organisme de formation était moins présent (sauf les improvisations qu’il a dirigées) n’a pas été la personne que j’ai le plus appréciée (je pense qu’en situation professionnelle, j’aurais dû le recadrer car son côté directif ne m’a guère plu). En revanche, le second formateur, en réalité l’atout principal de cette formation est un travailleur indépendant et psychologue de formation. Et lui, je l’ai beaucoup apprécié, et je sais que cela a été la même chose pour l’ensemble de l’équipe de stagiaires. J’ai bien aimé ses façons de présenter les choses, les mises en situation, sa façon de se mettre en scène, à s’adapter à nous, son humour à toute épreuve et la générosité de son engagement. Bref, un stage très agréable sur le plan humain.

Le mercredi après-midi, notre psychologue a commencé à nous parler des personnages de la Commedia dell’arte, à nous parler de leurs caractéristiques et les liens que l’on pouvait faire chez chacun d’entre nous. Personnellement, je ne connaissais pas vraiment ces choses là, mais je me suis vite aperçu de la puissance que cela pouvait avoir dans la description des rapports professionnels ou privés. Nous devions terminer à 18 heures, mais la séance a continué. Avec Lancelot et TiNours, nous nous étions donné rendez-vous vers 19 heures, alors 10 minutes avant, j’ai dû m’éclipser (la séance s’est terminée à 19h30 !).

Ainsi donc, comme l’a très bien expliqué Lancelot, je l’avais attiré lui et TiNours dans un endroit pratiquement infréquentable. Croyant les voir arriver sur le parking de l’accueil en haut, ils sont arrivés par la route des livraisons dans le bas du hameau. Tous les deux au téléphone portable, j’ai fini par entendre un écho quand je me suis aperçu que quelqu’un me parlait dans la nuit en bas du grand mur de soutènement du parking. Bref, nous nous sommes retrouvés, salués et ni une ni deux, nous sommes partis en direction du restaurant. Je ne vais pas raconter ce que Lancelot a déjà fait mieux que moi. Je vais juste dire que cela m’a fait drôle de voir quelqu’un en vrai après plus d’un an et demi de fréquentation et de commentaires croisés sur nos blogs. Ce n’était pas la première fois que je rencontrais un blogueur, mais les premiers avaient au départ bien d’autres caractéristiques que le fait de bloguer quand je les ai rencontrés. Et même pour Lancelot, il y avait déjà aussi d’autres éléments communs. Ainsi, je connaissais un peu Lancelot et TiNours en image, mais les voir en entier et animés en face de moi, c’était autre chose. Et en plus, il y avait le son ! Lancelot me pardonnera-t-il si je me permets de donner mon impression ? Bon, j’y vais. Fromfrom s’était imaginé quelqu’un avec un accent méditerranéen très prononcé. Suite à son appel quelques jours plus tôt, elle m’avait dit que l’accent y était bien, mais sans excès, ce que je confirmais le mardi soir lors de la confirmation de notre rendez-vous. Très bonne nouvelle aussi : le sourire voire le rire dans la voix. Cela aussi, je m’en doutais. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est aussi l’animation du visage lancelotien et la gestuelle qui ont démontré que l’on ne s’était pas trompé d’adresse. TiNours est lui très différent. Je l’ai vu comme un fort point d’ancrage, très rassurant, exprimant différemment ses émotions. En clair, un Lancelot très enjoué, « bavard » et démonstratif, un TiNours plus discret, souriant et intervenant plus rarement mais concluant souvent avec raison des interventions, moi un peu au milieu de tout cela, le tout dans la joie et la bonne humeur. Je me suis senti très rapidement à l’aise et content de partager ce moment. Bref, comme a dit Lancelot, la rencontre n’a eu qu’un défaut : être trop courte. Mais elle en appellera forcément d’autres et cette fois avec Fromfrom, qui fut bien présente pendant cette soirée.

Pour en revenir à la comédie italienne, j’ai finalement appris que j’étais :

  • Dottore symbolisant la démonstration [organiser, transmettre] : ça, ce n’est pas vraiment un scoop, mais mon physique et ma façon de parler vont aussi dans ce sens ;

  • un côté Capitan symbolisant l’impulsion [entreprendre, foncer] : ma façon de me tenir debout ;

  • un petit côté Prima donna symbolisant l’alliance [unir, harmoniser] : ma voix ;

  • et enfin un fort tropisme vers Arlequin symbolisant la médiation [échanger, socialiser] : ma façon d’entrer dans le jeu, de me lâcher.

En définitive, le formateur m’a plus qualifié comme un Arlequin dominant, ce qui est plutôt une bonne nouvelle et qui démontrerait que j’étais très à l’aise dans le groupe et dans le contexte de coupure dans lequel nous étions (pas de radio, pas de télévision).

J’en reviens à notre lieu d’hébergement qui accueille tout un tas de séminaires, stages et groupes. Lancelot s’en est bien amusé et il n’a pas été le seul. Le premier soir, on nous annonce une réunion de chamanes dans la salle de restaurant, autour de la cheminée, et nous sommes autorisés à y assister à distance. Personnellement, cela ne m’intéressait pas vraiment plus que ça et j’avais une Fromfrom à qui téléphoner. Je ne les ai vus que taper à l’unisson sur des sortes de tambours. Et le lendemain, on m’a rapporté que certains d’entre eux brûlaient quelque chose dans la cheminée (dont un paquet de cigarette pour l’un des intervenants), puis soufflaient et crachaient sur les braises avant de sortir faire un tour dans le froid de la nuit. On m’a aussi rapporté qu’une fois dehors, on en vit tourner en rond longuement autour d’un arbre et un autre en train de simuler un accouplement avec l’arbre. Bon, rien de grave manifestement, mais cela doit faire drôle de voir ça si on n’est pas prévenu. Seul truc qui reste curieux : à table, les chefs ne se mélangeaient pas avec les stagiaires.

Sinon, le centre d’hébergement semble assez spécialisé dans l’accueil ou la publicité de groupes que j’aurais tendance à fuir habituellement (liste non exhaustive) :

  • astrologie, arts énergétiques, Gi Gong, bio-harmonies, géobiologie de l’habitat, quête se sens, psychothérapie multiréférentielle relationnelle ;

  • massages divers et variés : orient et occident, shiatsu, biodynamiques, californiens, biorelease, réflexologie palmaire, biodynamiques, assis, lemniscate, ayurvédique birenda, thaï nuad bo ran, tantra, etc.

Il ne faut pas trop me demander de quoi il s’agit, je n’ai pas tout compris. Sur un des dépliants, il est quand même indiqué qu’il n’y a pas de relations sexuelles prévues dans le stage !

Bon, d’un autre côté, il y a aussi des choses plus rationnelles : les deux derniers jours, il y avait un congrès d’apiculteurs.

Le retour fut aussi assez « sportif » : le formateur psychologue m’a déposé au tramway de Montpellier, ce qui m’a permis de prendre mon TGV dans d’excellentes conditions. Il avait neigé la nuit sur les Cévennes, mais en début d’après-midi, elle n’était plus visible. En revanche, je l’ai vue apparaître dans les Alpes occidentale du sud. Elle n’est apparue au sol qu’au nord de Lyon aux environs de Mâcon. Peu de temps après, on nous annonce un problème avec le train qui s’arrête puis prend une vitesse de micheline en panne. On nous promet 50 minutes de retard, puis 1h20 à Paris. On s’excuse, on se garde bien de passer contrôler les passagers, mais on annonce des distributions d’enveloppes à la descente du train. A la gare, c’est le bordel, je me dirige vers le RER et j’arrive gare du Nord pour mon TGV en direction de Dunkerque. Heureusement, je peux prendre le suivant une heure après celui prévu initialement. Je vais à l’accueil et là, la dame me demande si je n’ai pas fait tamponner mon billet à la gare de Lyon. Là, la moutarde me monte au nez. Personne ne nous a proposé cette solution (car évidemment, chacun sait que quand on arrive dans une gare parisienne, le voyage est terminé et on rentre chez soi). Et quand bien même, ils pourraient eux-mêmes être au courant qu’un train a été très en retard. Ou alors, c’est devenu tellement banal que plus personne ne trouve ça anormal. Bon, la dame de l’accueil me mettra quand même un coup de tampon pour que je puisse continuer mon voyage tranquillement. Et je suis rentré sain et sauf.

Voici quelques images vues depuis notre lieu de villégiature.

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Et la rencontre avec une nouvelle espèce méditerranéenne qui fleurit en octobre-novembre : Bellis sylvestris Cirillo (Pâquerette d’Automne). Outre sa distribution géographique et sa période de floraison, elle se distingue de Bellis sylvestris L. (Pâquerette vivace) par sa taille et son port plus élevé.

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Merci à vous deux, Lancelot et TiNours, qui avez bien agrémenté cette semaine par votre bonne humeur, votre générosité et votre amitié.

12 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (7)

Le dimanche 31 octobre, Fromfrom s’est une nouvelle fois mise en cuisine avec une épaule de sanglier, préalablement marinée trois jours dans une marinade cuite au vin rouge. On l’accompagne d’un Santenay 1er cru 2005 (mieux que bien). L’après-midi, départ pour la visite d’un château que nous avions repéré cet été et qui est ouvert à la visite depuis seulement 5 ans. J’ai nommé Chastellux-sur-Cure (prononcer Châtelu). Nous arrivons à 15h30, la prochaine visite n’a lieu qu’à 16h30 (et ce sera la dernière de l’année si on n’en croit le panneau à l’entrée).

Nous repartons faire un petit circuit en voiture dans les environs. Deux panneaux nous font des promesses bien fades. Le premier, très prétentieux, un « versant de la Cure » (ah oui, mais nous n’avons RIEN vu de spécial, cherchez l’erreur). Le second au sujet d’une « église peinte par Corot » : bêtement, je pense que le peintre y a peint quelque chose à l’intérieur. On ne peut y entrer mais à travers la grille, je n’y vois rien de spécial. A ce moment là, Fromfrom me dit tout naturellement que le panneau devait indiquer que le peintre l’avait représentée sur l’un de ses tableaux. Oui, mais aucun commencement d’explication aux abords de l’église (contrairement à ce que l’on trouve avec Gauguin du côté de Pont-Aven).

Nous sommes de retour juste à l’heure prévue au château pour acheter les billets dans les écuries. Commence alors, un véritable numéro de cirque. Nous ne tardons pas d’apprendre que le vendeur de billets n’est autre que le représentant de la famille de Chastellux qui possède le château depuis une dizaine de siècles. L’aristocrate ne paye pas de mine et ne se prend pas au sérieux. Dans ses explications de l’histoire du château, des phases de construction, devant les portraits de famille, il enchaîne humour, jeux de mots, blagues (pas forcément toutes à la portée du premier visiteur venu). Bref, plus d’une heure à vraiment s’amuser. On aurait peut-être aimé plus de détails sur l’architecture, mais on ne s’est pas ennuyé (tout le contraire du dégoût ressenti lors de la visite du château de Sully ou de la précieuse ridicule guide à Tanlay). Une visiteuse, se croyant subtile, fait des commentaires à voix haute, d'une stupide prétention masquant mal son inculture (ça arrive assez souvent, ces visiteurs qui veulent se la péter alors qu’ils ne font que rapporter les clichés les plus éculés). Et en ressortant un soleil couchant pas mal du tout.

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30 septembre 2009

La route mène aux fleurs

Bien qu'il faille rester restant prudent, je suis satisfait des résultats d'une réunion de cet après-midi : on va peut-être commencer à moins faire n'importe quoi dans la gestion de la végétation des bords de route, et on va peut-être réussir à faire plutôt qu'à simplement communiquer sur du vent. Ce n'est qu'un début, mais ça pourrait à la longue, s'avérer très payant, même si la route est longue. Mais je tiendrai bon.

Autrement, juste ces quelques fleurs « cueillies » ce soir dans notre immense jardin.

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5 décembre 2023

Toussaint 2023 (4-C)

Les autres œuvres à peu près dans l’ordre chronologique.

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Égypte, époque romaine, vers 100-150 ap. J.-C. Masque de momie. Plâtre peint.

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Paris ou Est de la France, vers 1300-1330. Pyxide. Scène de l’enfance du Christ. Ivoire, rehauts de polychromie probablement restaurés au XIXe s. sur les traces des motifs d’origine. Boîte originaire de l’abbaye de Cîteaux ou de la chartreuse de Champmol (Côte-d’Or).

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Jean de Liège, sculpteur actif à Dijon de 1381 à 1403. Dossier de chaire aux armes de Jean sans Peur. 1399-1400. Chêne.

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Jacques de Baerze, sculpteur actif à Termonde à la fin du XIVe s. et Melchior Broederlam, peintre actif à Ypres de 181 à 1410. Retable de la Crucifixion. 1390-1399. Bois doré et polychromé. Au revers. L’Annonciation et La Visitation ; La Présentation au Temple et La Fuite en Égypte.

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Giovanni Di Marco (Florence [Italie], 1385 – 1437). Saint Michel et saint Barthélemy. Vers 1434. Tempera sur bois.

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Bourgogne, première moitié du XVe s. Ange de l’Annonciation. Pierre polychrome.

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Neri di Bicci (Florence [Italie], 1419 – 1491). La Vierge et l’Enfant. Tempera sur bois. Copie d’un relief sculpté dont la polychromie a été réalisé par l’artiste.

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Maître de Flémalle. Probablement un des peintres de l’atelier de Robert Campin, né en 1375 et actif à Tournai entre 1406 et 1444. La Nativité et l’Adoration des bergers. Vers 1430. Huile sur bois.

 

 

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Bourgogne, deuxième quart du XVe s. Vierge à l’Enfant. Pierre polychrome, traces de dorure.

D-23

 

Suisse, vers 1450. Retable de Pierre Rup : Saint Étienne, saint Blaise, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et le donateur Pierre Rup. Huile sur bois.

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Attribué au Maître du retable Lösel, actif entre la Haute-Alsace et la Suisse au milieu du XVe s. Panneau de retable : Le Baptême du Christ. Huile sur bois (épicéa).

D-13

 

Bourgogne, milieu du XVe s. Retable de saint Georges. Huile sur bois transposé sur toile marouflée sur panneau.

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Bourgogne, vers 1440-1450. La présentation au temple. Tempera sur bois. L’intérieur de l’église présentée sur ce tableau est l’église gothique Notre-Dame de Dijon, déjà montrée ici et à suivre.

D-25

 

Maître de l’autel des Augustins de Nuremberg, actif à Nuremberg (Allemagne) à la fin du XVe s. Panneau : Saint Jean l’Évangéliste. Vers 1490. Huile sur bois.

D-12

 

Maître de Saint-Jean-de-Luze, peintre actif en Bourgogne vers 1470. Portrait d’Hugues de Rabutin et Portrait dit de Jeanne de Montagu. Huiles sur bois.

D-16

 

Flandres, XVe s. La Vierge allaitant l’enfant Jésus (copie d’après le Maître de Flémalle ?). Huile sur bois.

 

D-64

 

 

Attribué au Maître de la Déploration de Sarnen. Retable des rois mages (volet latéral droit) : La chevauchée des rois mages. Vers 1475. Huile sur bois.

D-60

 

 

Attribué au Maître de la Déploration de Sarnen. Retable des rois mages (volet latéral gauche) : La Nativité. Vers 1475. Huile sur bois.

D-59

 

Flandres, XVe s. Diptyque : Vierge à l’enfant ; Saint Luc peignant la Vierge. Huile sur bois.

D-65

 

Goswijn van der Weyden (Bruxelles, 1465 – Anvers, après 1538). Triptyque de la Crucifixion (partie centrale). Huile sur bois.

D-17

 

Suisse, fin du XVe s. Deux volets de retable recto-verso. Saint Grégoire et saint Ambroise, saint Jérôme et saint Augustin. Huile sur bois.

D-5

 

Maître des Études de draperies, actif à Strasbourg entre 1470 et 1490. Retable de sainte Marguerite. Arrestation. Flagellation. Attaque du dragon. Immolation. Bain dans l’eau glacée. Décapitation. Vers 1480. Huile sur bois.

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Suisse ou Allemagne du Sud (?), début du XVIe s. Volet de retable : Saint Sébastien. Huile sur bois.

D-11

 

Champagne, début du XVIe s. Retable de Clairvaux : Saint Bernard, Le Baptême du Christ, La Trinité, La Transfiguration, Saint Malachie. Peinture à l’huile sur bois sculpté, doré et polychromé.

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Suisse, 1516. Deux volets de retable : Saint Jérôme, saint Christophe. Huile sur bois.

D-62

 

Maître de la Rédemption du Prado (et son atelier). École des anciens Pays-Bas. Actif vers 1460-1500. L’Annonciation. Vers 1470. Huile sur bois.

D-63

 

Attribué à Jean Provost (Belgique, 1465 – Bruges, 1529). Vierge de pitié. Huile sur bois.

D-15

30 septembre 2023

Bretagne aoûtienne (4)

Le lendemain après-midi, nous partons en direction des terres extrême-occidentales pour retrouver la totalité des acteurs de la guilde (grand) bretonne. Seulement, à bien moins d’une demi-lieue du but et comme nous étions plutôt en avance, la chapelle Saint-Tugen nous fit un appel de l’œil. Nous la connaissons extérieurement depuis longtemps (voir ici), mais nous n’avions jamais pu y entrer (pas le temps ou le plus souvent fermée). Cette fois, elle était ouverte. Cependant, il y avait une sorte de « concert » complètement imprévu et improvisé par une harpiste chanteuse et quelques autres musiciens dont un avec un instrument peu courant (un cor des Alpes). Bon, la chanteuse en français chantait ses propres chansons dont une faisant référence à cette chapelle, mais c’était un peu simpliste. La harpe a été assez peu entendue et ce n’était pas trop mal, même si j’ai cru détecter quelques fausses notes. Mais bon, peu importe, cela faisait une bonne animation, qui toutefois ne m’a pas permis de faire les photos que j’aurais voulu car cela retenait pas mal de personnes à l’intérieur : ceux, rares, qui étaient venus spécialement et surtout les visiteurs de passage qui sans cela, seraient repartis plus vite. Voici néanmoins quelques photos.

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Puis, nous arrivons jusqu’à la demeure karagaro-vladimirienne où Plume nous attend déjà également. Vladimir termine la peinture en bleu d’une porte de la nouvelle chambre à invités et à tondeuses. Puis Karagar veut absolument le montrer une plante recueillie à proximité d’une plage irlandaise, si je me souviens bien. Il s’agit de pieds d’Épiaire des marais (Stachys palustris), mais je dois dire que je n’ai jamais observé l’espèce, assez banale, dans un tel contexte. Ce sont de vieilles photos que je mets.

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Vérification faite à diverses sources françaises, la plante n’est pas réputée résister au sel. Elle est typique des zones humides, des mégaphorbiaies, des fossés un peu ombragés ou non. L’espèce est assez peu présente dans le Finistère sud, raison pour laquelle Karagar ne l’a sans doute pas remarquée. Et il faut dire que le contexte littoral irlandais impose un port râblé. Dans les bois, en contexte moins humide, on a l’Épiaire des bois (Stachys sylvatica) dont les fleurs sont assez ressemblantes (pas les feuilles, plus larges et longuement pétiolées et non allongées et sessiles) ; cette espèce est certainement très fréquente dans les ourlets forestiers finistériens.

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Puis, nous faisons le tour du jardin, toujours intéressant et riche en explications. Le jardin est très opulent cette année, contrairement à l’année de sécheresse de 2022. Après l’apéritif, nous sommes allés dans un établissement inédit à nos papilles (mais pas pour nos hôtes), d’essence (grand) brittophone ! Je me fis remarquer par la serveuse pour mes préférences vinicoles outrageuses mais qui ne déplurent pas trop. Le poisson en particulier m’a laissé un excellent souvenir. Deux seuls scandales quand même à signaler : dune part, mon manque dattention a fait que l’on nous offrit le repas alors que c’est nous qui avions sollicité cette assemblée générale et dautre part, ladite assemblée assortie de jolies tranches de rigolades ne durèrent  hélas pas assez !

Sur le chemin du retour, de nuit, nous nous aperçûmes que les municipalités du cap éteignent l’éclairage public avant 23 heures, y compris dans le centre. D’autres, le font à 23 heures et sans doute ailleurs encore à minuit ? En contexte rural, il semblerait que cette extinction des feux soit la règle dans le coin. C’est bien car dans notre rue à H., c’est entre minuit et 5 heures, mais le centre et certaines rues passantes ne s’éteignent jamais. Bon, c’est déjà mieux qu’avant et qu’ailleurs car par exemple, dans la campagne autunoise et chez mon père à RDG, aucune extinction…

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Cornus rex-populi
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