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Cornus rex-populi
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18 avril 2017

Musée des arts anciens de Bruxelles : une œuvre, un jour (19)

Albrecht Bouts. Actif à Louvain à partir de 1473-1549.Volets d’un triptyque. Donateurs présentés par saint Jacques le Majeur et sainte Barbe.

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Goswijn van der Weyden. Bruxelles vers 1465 – Anvers ? après 1538. Portraits de François Colibrant, secrétaire de la ville d’Anvers de 1510 à 1520, et de son épouse Lysbeth Biers. Le peintre est le petit-fils de Rogier !

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8 avril 2017

Musée des arts anciens de Bruxelles : une œuvre, un jour (7)

Le dernier vrai van der Weyden. C’est aussi un tableau de très grande qualité dont certains aspects rappellent La descente de croix, exposée au musée du Prado à Madrid, considéré comme le chef d’œuvre absolu du peintre et dont j’ai vu des gros plans remarquables sur un grand beau livre. Hélas, mes photos ne rendent pas hommage à l’œuvre toujours à cause de vitres stupides et d’éclairages malaisés. Sinon, un départ progressif se fait jour vers le pays natal du chancelier ayant commandé Le Jugement dernier du même auteur.

Rogier van der Weyden. Tournai 1399/1400 – Bruxelles 1464. La pietà. B70001

 

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28 mars 2017

Musée des arts anciens de Bruxelles : une œuvre, un jour (1)

Il n’y a pas que Magritte : dans la vie et à Bruxelles. Il y aussi le Musée d’art ancien (entre autres). C’est là où nous sommes allés l’après-midi, sans pour autant avoir le temps de faire le tour de la question.

Et on commence avec du solide. En tout cas, moi jaime beaucoup.

Maître de Moulins (Jean Hey ?). Actif en France entre 1480 et 1500. Vierge à l’enfant adorée par les anges.

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Jean Hey. Ecce homo. 1494.

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11 mars 2017

Palais des beaux-arts de Lille : une œuvre, un jour (34)

Voici les dernières peintures de la période.

Joos van Cleve (d’après). Vers 1485 – Anvers, 1540-41. La Vierge allaitant l’Enfant. Huile sur bois.

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Allemagne ou anciens Pays-Bas. Vers 1520-1530. L’Adoration des bergers – L’Adoration des Mages. Huile sur bois.

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Une dernière pour Calyste.

Allemagne ou anciens Pays-Bas. Vers 1520-1530. L’Anonciation. Huile sur bois.

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Lucas Cranach l’Ancien (entourage de). Vers 1540. La Dérision du Christ. Huile sur bois (chêne). [Un de mes préférés]

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Maître de la vie de Marie. Vers 1480. Calvaire avec donateur. Huile et feuille d’or sur bois (chêne).

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Maître de la Passion Lyversberg. Cologne, vers 1470. La Vierge en gloire au milieu des apôtres. Huile et feuille d’or sur bois (chêne).

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12 novembre 2016

Voyage d'automne (3)

Le lendemain, ravitaillement à Baye, pour de l’andouille au lard du même nom et du chouchen artisanal, excellent et assez bon marché (on trouve beaucoup de choses pas terribles ou alors assez chères). Voilà des choses pour lesquelles Fromfrom a scandaleusement attendu jusque-là avant de me les faire découvrir pour de vrai.

Puis, passage traditionnel à la pointe de Trévignon à Trégunc.

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Puis avant de retourner au château ducal, nous passons à Nizon (Pont-Aven) et ô miracle, l’église est ouverte, après s’y être cassé le nez durant des années. C’est une petite église, mais dans laquelle on trouve de nombreuses statues anciennes (probablement en grande partie du XVIe s.), dont un saint Sébastien et une piéta que Gauguin avait retranscrit en « christ vert ».

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28 décembre 2016

Bruit, Saint-Sabin et chirats

Depuis fin octobre, notre voiture fait du bruit, comme si la roue avant droite était prête à prendre la tangente au prochain virage. Mais non, seulement c’est pénible ce bruit à chaque chaos de la route. Je n’étais pas inquiet, d’autant qu’en novembre, lorsque j’ai changé les roues pour chausser les pneus hiver, j’ai opéré un certain nombre de vérifications : tout était bien ancré. Mais vendredi, nous sommes quand même allés voir ce qu’il en était chez le garagiste qui nous avait vendu la voiture. Après deux phases de tests sur la route, le diagnostic tombe, on peut revenir le lundi en début d’après-midi, il aura la pièce défectueuse et fera la réparation. Il faut quand même savoir que pour changer la pièce en question, il faut  retirer le pare-brise pour y accéder : une forme d’aberration (je précise que le garagiste n’est pas du style à raconter des sornettes). Mais avant la fin de l’après-midi, le patron m’appelle pour me dire que la pièce, une fois changée, la voiture fait toujours du bruit et qu’il est nécessaire de mener d’autres tests le lendemain. Mardi (hier), il me rappelle pour me dire qu’ils ont enfin trouvé d’où venait le problème (élément d’amortisseur) et garde la voiture une journée supplémentaire. Je m’attends aujourd’hui à une note salée.

Cela ne nous a pas empêché hier d’aller nous balader dans le Pilat. A part quelques vieux restes de tas en bord de route, pas du tout de neige au sommet, ce qui est rarissime en cette saison, même si cela devient de plus en plus fréquent.

Les pics des Trois dents près du col de l’Œillon.

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Le Mont Blanc, fidèle à lui-même, se situe à environ 180 km de là (je précise que la focale de l’objectif est de 200 mm, soit 320 mm en équivalent 24 × 36 et qu’il n’y a pas eu de recadrage).

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A peine plus bas que le col de l’Œillon, se trouve la « fameuse » chapelle Saint-Sabin. J’avais cherché à y aller à plusieurs reprises, la première fois, je n’avais pas compris que l’on ne pouvait pas y accéder en voiture et la seconde fois, il y avait trop de neige pour y aller avec de simples chaussures. Dans cette chapelle, étaient organisées des pèlerinages (toujours d’ailleurs, le lundi de Pentecôte). La légende dit, entre bien d’autres choses, que saint Sabin aurait converti Ponce Pilate (après qu’il avait été chassé de Palestine, car c’est ici qu’il aurait fini ses jours et aurait donné son nom au massif). Au début du XXe s., la réputation était encore vive. Mon grand-père avait accompagné ici à pied un de ses voisins (vérification faite, près de 30 km, environ 7 h de marche, uniquement pour l’aller). On y faisait bénir de l’herbe de Saint-Sabin qui n’est autre qu’une alchémille. J’ignore l’identité précise de l’espèce, mais contrairement à ce qu’affirment plusieurs sites internet et surtout les panneaux d’information sur place, il ne peut pas s’agir d’Alchemilla alpina L. (Alchémille des Alpes), absente du Pilat. Cela m’agace de lire des erreurs sur des panneaux officiels, car cela me laisse penser que tout ce qui est écrit est susceptible d’être du « vaguement de l’à peu près ». A noter que mon grand-père, au moins agnostique, avait conservé un bouquet de l’herbe dans l’étable pendant excessivement longtemps. L’édifice en lui-même, n’a rien d’inoubliable en dehors de son cadre exceptionnel (que la photo traduit bien mal, j’y suis arrivé trop tard car le soleil se cachait déjà et ce n’est pas la bonne saison). Si les informations sont exactes, l’édifice existait déjà en 1317 et a été reconstruit en 1683.

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Quelques petits chirats (amoncellements) de pierres, formation géologique et géomorphologique assez rare dans le monde (Pilat, Vivarais, Apalaches), constitués de blocs granitiques pauvres en micas, localisés près des sommets et qui correspondent à des sortes de moraines d’érosion par les glaciers du Quaternaire. Ce ne sont pas là les plus beaux chirats du coin, loin s’en faut.

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Quelques monts du massif dans la brume.

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Le soleil vient de se coucher quand nous prenons le chemin du retour.

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2 janvier 2017

Fromfromgâteau de jour de l'An

C’était pour ce premier janvier en dessert de midi, c’est-à-dire peu avant seize heures, avec mes parents, oncle et tante et ma petite cousine, arrivée pour le dessert.

Pour le plat de résistance, Fromfrom avait fait une poularde (fournisseur paysan habituel) au vin jaune et aux morilles. Le Vin jaune, on se l’est mis dans le cornet et la sauce a été faite avec un autre vin d’Arbois plus « ordinaire » (si on peut dire) fait du même cépage Savagnin. Curieusement, mon oncle a apprécié le Vin jaune (un des vins qui fait pourtant le moins l’unanimité parmi les amateurs).

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26 décembre 2016

Petite balade la veille de Noël

Samedi matin, passage au marché des producteurs pour récupérer la dinde commandée, des saucisses pour la chair. De retour à la maison, je pare la dinde, Fromfrom mélange la chair avec des châtaignes et embosse le tout dans la bête. Je me livre ensuite à de la haute couture pour refermer le tout de manière hermétique.

Dans l’après-midi, nous décidons d’aller à Riverie (Rhône), un village médiéval (ancien siège d’une baronnie) que nous n’avion pas visité l’an dernier (voir ici) pour cause de cheville en vrac. Ce n’est pas loin de la maison. En redescendant (oui parce que Riverie est en altitude – plus de 700 m), nous déposons l’oiseau garni chez ma cousine, prêt pour la cuisson le lendemain, car nous fêterons Noël chez eux.

 

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24 novembre 2016

Voyage d'automne (6 et fin)

Nous sommes ensuite partis quelques jours pour la Bourgogne. Là-bas, aucune visite particulière. Pour moi, quelques balades au Buisson Girod, au bois de la Grand Meureille, dans le pré de l’étang et le pré sous l’étang, à la lisière du bois de la Tommère… Une seule visite fut fructueuse (il faut le dire vite) en cèpes. D’autres champignons étaient là.

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16 novembre 2016

Voyage d'automne (5)

En soirée, après un nouveau ravitaillement à Pont-Aven, nous allons au port de Rosbras à Riec-sur-Belon.

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Puis à Kerfany à Moëlan-sur-Mer, où je découvre mer et ciel d’une pâleur jaunâtre qui finissent par devenir un peu plus orangés. J’avoue cependant que sur certaines photos, j’ai effectué un léger post-traitement afin d’accentuer la couleur rouge (mais pas de manière excessive cependant).

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14 novembre 2016

Voyage d'automne (4)

L’après-midi, il était question d’aller visiter le musée de Pont-Aven dont la réouverture est assez récente, après trois années de travaux. Ce musée, qui a doublé de surface d’exposition, est bien sûr consacré à la peinture, notamment à « l’école de Pont-Aven », en particulier au synthétisme vers la fin du XIXe s essentiellement. On nous apprend d’ailleurs dans le musée qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une école. La figure de proue de cette « école » n’est autre que Paul Gauguin. Nous n’avons pas pu visiter l’exposition temporaire qui n’ouvrait ses portes que le lendemain de notre visite. C’est un musée correctement aménagé, avec des tableaux bien éclairés dans l’ensemble. Je n’ai bien sûr photographié que ce qui m’attirait, pour diverses raisons. Voici après redressement et recadrage, l’échantillon récolté.

 

André Jolly (1882-1969). Le Four. 1909. Huile sur toile.

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André Jolly (1882-1969). Neige. 1906. Huile sur toile.

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Wladyslaw Slewinski (1856-1918). Nature morte aux pommes et au chandelier. v. 1897. Huile sur toile.

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Maurice Denis (1870-1943). Hommage à Notre-Dame du Folgoat. 1921. Huile sur carton.

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Émile Bernard (1868-1941). L’Annonciation. 1899. Lithographie rehaussée d’aquarelle.

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Émile Bernard (1868-1941). Saint Georges. Lithographie.

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Paul Sérusier (1864-1927). Le Feu dehors ou Mammen. 1893. Huile sur toile.

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Paul Sérusier (1864-1927). Portrait de Marie Lagadu. 1889. Huile sur toile.

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Pierre Girieud (1875-1948). Hommage à Gauguin. 1906. Huile sur toile.

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Armand Seguin (1869-1903). Nu de la Comtesse d’Hauteroche. 1896. Huile sur toile.

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Paul Gauguin (1848-1903). Village breton sous la neige. v.1894. Huile sur toile.

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Paul Gauguin (1848-1903). Les Drames de la mer, Bretagne. 1889. Zincographie sur papier jaune.

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Anonyme. Porte d’atelier (trois panneaux). Le Ramassage du goémon ; L’Aven ; Le Port de Pont-Aven, vu du quai. v. 1890-1895. Huile sur bois.

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Hermanus-Franciscus Van den Anker (1832-1883). Portrait de Marie-Anne Herlédan (1815-1889). v. 1885. Huile sur toile.

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Hermanus-Franciscus Van den Anker (1832-1883) & Fernand Quignon (1854-1941). Enseigne de la Pension Gloanec. v. 1880. Huile sur bois.

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Gustave Loiseau (1865-1935). L’Hôtel Julia à Pont-Aven. 1928. Huile sur toile.

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Marie Luplau (1848-18925). Le Bois d’Amour à Pont-Aven. 1883.

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Anonyme. Le Port de Pont-Aven. v. 1880. Huile sur toile.

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13 juillet 2016

Avis de vacances

Ce soir, je suis en vacances et nous partons bientôt. Nous allons faire un voyage extra-bourguignon (comme quoi, le Bourgexit, ça existe déjà). En voici cinq étapes (sans doute pas simple, mais comme il y a toutes les vacances, ça devrait aller).

1) Un vieux rêve de mon enfance que de voir cette ville. On m’en a dit beaucoup de mal : « surfait », « décevant », « décor en carton-pâte »…

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2) Ce n’est pas un rêve d’enfance et cette grande ville pourtant très prisée ne m’attirerait pas plus que cela si ce n’était quelques édifices remarquables et quelques autres bricoles non négligeables.

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3) Bon, là c’est en montagne (quel scoop) et à côté d’un site plus connu.

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4) Pour cette ville, Karagar n’est pas étranger à cette étape.

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5) Et pour cette commune, Karagar et Plume sont à la fois coupables chacun de leur côté.

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6 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (6)

Après Rouen, cap au sud pour enfin rejoindre la vallée de la Loire. Arrêt prévu à Vouvray pour un ravitaillement en vin du même nom car on connaît là d’autres expressions du cépage Chenin que ce que l’on a en Anjou, notamment avec les Coteaux du Layon. Ici, le breuvage se fait sec, demi-sec et moelleux (et à bulles, mais ça, ce n’est pas ma passion).

Le château d’Amboise, je l’avais visité lorsque j’étais enfant avec mes parents. Depuis que j’ai fait mes études en Touraine, je suis passé devant des tas de fois. Pour moi, ce château de la Loire est un de ceux qui me plaît le plus. Pourtant, je n’étais jamais retourné le visiter. La guide que nous avons eue était très pédagogue et dotée d’un humour subtil, même s’il fallait sans doute être doté d’un certain bagage culturel pour tout capter. Bref, cela a été un réel plaisir. Ma visite de la fin des années 1970 ne m’avait laissé aucun souvenir des intérieurs à part l’évocation de la pendaison des huguenots aux grilles du balcon (qui n’a pas été évoquée cette fois-ci). Ce qui m’avait plu également, c’était les tours cavalières. Voici donc ce château qui de médiéval gothique du XVe s. va évoluer vers la Renaissance. Il ne reste hélas qu’une petite partie du palais initial.

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Un banc dahut.

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Fenêtre gothique.

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Fenêtre Renaissance.

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La chapelle Saint-Hubert où Lénoard de Vinci serait enterré.

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La salle du Conseil.

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L’héritier de la couronne britannique

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Un siège Renaissance.

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J’avais aussi dans l’idée d’aller visiter le Clos-Lucé tout proche où résida Léonard de Vinci (entre autres), mais alors atteint d'un mal aux cervicales assez féroce (qui fut très tenace durant une semaine) et notre fatigue générale nous en empêchèrent.

16 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (8)

Petits compléments pour le château de Blois.

Quelques intérieurs.

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Et à présent quelques œuvres, avec pour commencer, de quoi enrichir la collection plumesque (désolé Calyste, tu n’as pas été gâté cette fois).

France. Saint Sébastien. Provient d’une chapelle de la Sarthe. XVIe s.

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France. Piéta. Provient d’une chapelle de la Sarthe. XVIe s.

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Théodore Gechter. François Ier à la chasse. 1843. Bronze.

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Jean Cousin le fils (v. 1522-v. 1594). L’enlèvement d’Europe. Huile sur bois.

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Portrait d’Henri II

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Portrait d’Henri III

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D’après François Clouet (v. 1515-1572). Marie Stuart, reine d’Écosse et de France (1542-1587). Huile sur bois.

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Cornelis Van Cleve (1520-1567). Vierge à l’Enfant. v. 1550. Huile sur bois.

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Jean-Auguste-Dominique Ingres. La Madone aux candélabres. 1817. Huile sur toile.

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Marie-Philippe Coupin de La Couperie. Valentine de Milan au tombeau de son époux Louis d’Orléans. Salon de 1822. Huile sur toile.

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Jean-Baptiste Jules Trayer. Trois femmes cousant. 1858. Huile sur bois.

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Vue du château, l’église Saint-Nicolas de Blois de style roman (nous ne l’avons pas visitée).

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14 mai 2016

Périple médio-ligérien et éduen (7)

A défaut de visiter, j’aurais voulu voir d’un peu plus près, toujours à Amboise, mais à l’écart, la pagode de Chanteloup, une tour de fantaisie du jardin du château du même nom du XVIIIe s., détruit à l’époque napoléonienne. Mais cela allait fermer et lentrée est assez hors de prix compte tenu de lintérêt que nous pouvions y porter.

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Le lendemain, le château de Blois était au menu de la matinée. Ce n’était pas ma première visite puisque j’y étais allé avec mes parents dans les années 1990. Quand on connaît un peu l’histoire et le récit des Rois maudits, on ne peut pas louper la problématique du massacre de la Saint-Barthélemy et le coup de l’assassinat du duc de Guise (« plus grand mort que vivant »). Je ne donne pas davantage d’explications, Calyste l’ayant fait l’été dernier (voir ici).

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La marquise se prend pour une souveraine.

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Le roi, lui, retrouve enfin son trône. Il manque cependant la couronne (entre autres).

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Gaston d’Orléans.

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27 février 2016

Musée des thermes et de l'hôtel de Cluny (5 et fin)

Annonciation. Atelier colonais (?). v. 1450.

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Annonciation. Rhin supérieur. v. 1440-1450.

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Chevalier agenouillé. Alsace, atelier de Peter Hemmel. v. 1483.

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Minucchio da Sienna. Rose d’or. Rose : Avignon, 1330 ; noeud filigramé : 3e ¼ du XIIIe s. Or, argent, verre coloré. Commandée par le pape Jean XXII et offerte à Rodolphe de Nidau. Trésor de la cathédrale de Bâle. Évidemment, la photo a été prise à travers une vitre. Je ne suis néanmoins pas mécontent du résultat.

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Statue-reliquaire. Sainte Anne trinitaire. Ingolstadt, 1472. Argent repoussé, gravé, partiellement doré et peint.

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Lando di Stefano ? Saint Jean Baptiste. Sienne, v. 1370-1390. Noyer polychrome.

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Groupe d’applique. Ariane. Constantinople, début du VIe s. Ivoire d’éléphant.

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Cercle du peintre Colyn de Coter (patrons). Tenture de Chœur. Scènes de la légende de saint Etienne. Bruxelles v. 1500. Tapisserie : laine et soie.

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Tenture de la vie de la Vierge. Annonciation. Offerte par le chancelier Léon à la cathédrale de Bayeux en 1499. Tapisserie : laine et soie.

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La visite est terminée. Je précise qu’il s’agit là que d’un tout petit aperçu de ce que l’on peut voir dans ce musée, avec toutefois les déception dont j’ai pu parler, dont certaines, espérons le, seront probablement réglées quand la rénovation sera aboutie.

23 janvier 2016

Séjour armorico-ligérien 2015-2016 (10)

A peine arrivés à la base ligéro-ripagérienne, nous réalisons une lessive et en allant étendre le linge dans le jardin ensoleillé, je saute comme un cabri éléphant et vlan, paf, boom, mon pied mord sur une dalle de travers et c’est l’entorse. Je ne suis pas allé voir un médecin, je me suis contenté de pommade, tout en limitant mes déplacements. Impossible dans ces circonstances de circuler en ville ou d’aller au musée, comme cela aurait pu l’être avec Calyste à la confluence sauconno-rhodanienne. Pas de « grande » visite au programme, donc. Et le Pilat sans la moindre neige même à son plus haut sommet a été également en grande partie délaissé.

Direction Veauche (plaine du Forez) pour voir l’église Saint-Pancrace, qui fut un temps une priorale dépendant de l’abbaye d’Ainay de Lyon. Il semblerait que les premiers vestiges de cette église remontent à l’époque carolingienne. Hélas, nous n’avons pu entrer dans l’édifice, uniquement ouvert à l’occasion des offices.

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Nous étions un peu énervés par ce principe de laisser les édifices si durablement fermés et nous sommes allés un peu plus au nord, sur le rebord oriental dominant la plaine du Forez. La commune abrite la source d’une des eaux pétillantes les plus connues : Badoit.

La mairie (fin du XIXe s.).

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L’église (XVe s.) et la Vierge au pilier (début du XVIe s.).

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Nous passons par la cité des chapeaux de feutre (Chazelles-sur-Lyon) et par Saint-Symphorien-sur-Coise dont nous ne cherchons même pas à aller nous casser une nouvelle fois le nez devant la porte toujours fermée de l’église (voir ici).

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Nous décidons de passer par le signal de Saint-André-la-Côte, un des plus hauts sommets des monts du Lyonnais et où je ne me souviens pas d’être déjà allé. Depuis le parking, pas question d’aller au panorama du sommet pour cause de cheville. Mais nous trouvons un autre endroit un peu plus bas pour observer la vue sur une partie de l’agglomération lyonnaise et surtout les Alpes et le Mont-Blanc.

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Après cela, retour par des villages a priori plus connues de moi dont Riverie dont je ne connais cependant pas le centre médiéval (nous n’irons pas non plus car c’est désormais fermé à la circulation automobile). Nous rentrons ensuite en passant sur les terres des mes grands-parents maternels. Je me suis tant promené dans ces lieux quand j’étais gamin, que je suis toujours ému de voir les endroits qui sont restés à peu près en l’état.

24 janvier 2016

Un lundi que je redoutais

Lundi matin, mon premier rendez-vous était une réunion de recadrage d’un salarié. En effet, en décembre, son chef d’Amiens, excédé à la fois par la très mauvaise conduite d’un important projet et par son comportement « de gamin », il avait fini par l’engueuler violemment, puis sur mes conseils à lui faire une lettre de recadrage, qu’il n’a pas acceptée. Ce salarié s’est fait assister par un délégué du personnel, qui lui possède un vrai talent, réussissant presque à retourner la situation en mettant l’accusateur à la place de l’accusé. Le chef d’antenne a très mal vécu cette période, car ayant de bons rapports avec ses subordonnés et voulant privilégier l’efficacité pour le rendu du projet, il n’avait pas voulu s’attaquer à son collaborateur pour ne pas le perturber avant le rendu effectif. La réunion de lundi était donc minée. J’avais donc en face de moi le salarié, le délégué du personnel, le chef d’antenne et la directrice administrative. En tant que chef de service, j’avais déjà recadré très sèchement un salarié, mais cela n’avait pas fait de bruit, même si lui m’en avait beaucoup voulu après ça (mais bon, que peut-on faire avec des dingues ?). Là, le salarié n’est pas dingue, il a juste un côté enfant gâté auquel on n’a jamais fait de reproches. Et puis sans doute le sentiment que le fait de travailler dans une association, avec des gentils copains qui passent tout. Après avoir planté le décor, la réunion bien que très tendue, s’est finalement bien passée puisque le salarié a fini par reconnaître la totalité de ses torts, y compris son comportement (manque de respect vis-à-vis de certaines personnes avec l’alibi de l’humour) et le chef a pu dire la raison de sa colère accumulée et qui avait explosé. Je pense que l’affaire est résolue, du moins pour l’instant.


Ensuite, c’était la réunion mensuelle de coordination avec les chefs. Là, c’était la récréation, d’autant qu’il n’y avait pas motif à engueulades, comme la plupart du temps, heureusement. Nous avons avalé nos sandwichs entre les diverses prises de parole.


En début d’après-midi, premier entretien d’évaluation avec la chef de Rouen. Là aussi, je n’avais pas que des choses agréables à dire. Quand je suis passé en mode reproches, elle s’est figée, a rougi et je l’ai vue au bord des larmes. Je l’avais déjà largement perturbée lorsque je m’étais sérieusement accrochée avec elle début décembre. Elle est très émotive et prend tout pour elle, même ce dont elle n’est pour rien, ce qui fait qu’elle vit très mal les choses qui ne vont pas. C’est dingue. Elle manque de rigueur « administrative » et d’organisation (ce qui agace tout le monde), ce n’est pas la plus brillante des botanistes, mais elle a beaucoup de talents par ailleurs, notamment pour aller conclure des projets avec différents partenaires. Donc, c’est un très bon élément. J’ai donc décidé de lui demander de faire des points réguliers par téléphone pour la suivre de plus près. Elle doit considérer que c’est une forme d’ingérance, mais c’est la seule solution que j’ai trouvée pour l’instant pour l’aider. A voir à l’usage…


Après ça, c’était l’heure d’aller au à la galette et aux vœux avec l’ensemble des salariés. J’ai dû me fendre d’un petit « discours » pour remercier l’ensemble du personnel pour les réalisations 2015 (je l’avais déjà fait par écrit), nos difficultés financières pour 2016 et néanmoins notre optimisme. C’est à ce moment là qu’est arrivée notre présidente par intérim. Elle a dit un petit mot également, pour la forme, mais elle n’était pas bien à l’aise. Elle a pris un peu peur quand on lui a dit qu’on avait contracté un prêt de 100 000 € à la banque pour payer les charges en janvier et que j’avais signé en son nom. Évidemment, c’est un problème de trésorerie car nous avons de nombreux débiteurs à commencer par l’État et les collectivités territoriales qui ne paient pas ce qu’ils doivent. Ça et l’Europe qui ne paie rien en avance fragilisent des structures comme la nôtre, sommes leurs « banques », ce qui est un véritable scandale, quand on connaît la vulnérabilité du tissu associatif. Les vraies banques, elles, ne nous font pas de crédit à taux zéro et profitent allègrement du système. Heureusement que notre banque nous fait confiance.


Après avoir avalé ma part et bu ma coupe de bulles, je suis retourné avec le chef d’Amiens pour son entretien. Là, je n’avais pas de reproches à faire, mais juste à dialoguer. Ouf.


A 18 h 45, sans avoir totalement terminé, il était temps pour moi de me rendre aux vœux du maire de B. à la salle des fêtes de la ville où j’étais annoncé. J’ai décidé d’y aller, non pas pour l’intérêt que je porte à ce genre d’exercice (c’était ma première fois, y compris à titre personnel), mais pour faire de la « relation publique ». A l’heure dite, la salle était déjà pleine à craquer. Je passe sur la rétrospective de l’année, les associations mises en avant, sur les médailles de la ville remises à trois personnes, sur le discours du maire en images, en partie sécuritaire, paternaliste et réactionnaire (mais pas que, heureusement). L’éloge de Miss Flandre de venue Miss Nord-Pas-de-Calais et finalement Miss France est resté en définitive assez sobre, mais cela fait déjà des mois qu’il bassine tout le monde avec ça. On sait ce que je pense de cette vente télévisuelle de viande noyautée par de vieux gros salopiauds. Presque deux heures plus tard, je pouvais aller saluer mon conseiller municipal préféré membre de notre conseil d’administration, ce qui m’a permis de saluer le maire (bof, pas chaleureux le type, mais bon, il avait beaucoup de chats à fouetter), et deux nouvelles conseillères régionales fraichement élues, et même de discuter un peu avec l’une d’elles qui devrait entrer dans notre conseil d’administration, la décision devant se prendre prochainement au sein de l’assemblée régionale. Sur le ton de l’humour, elle aurait voulu que l’ancienne présidente, désormais à la retraite, fût élue à vie, mais elle, elle s’y voit mal. Moi, si. Nous verrons bien. Il y avait plein d’autres maires et élus de Flandre dans la salle. Après avoir bu un jus d’orange, j’ai dû me faufiler avec grandes difficultés pour sortir de la salle.


Étonnamment, en rejoignant Fromfrom, je n’étais même pas été fatigué par ma journée. Deux amaryllis photographiés il y a peu pour conclure.

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23 février 2014

Vers la fin de l'hiver ?

Le week-end a été plus clément que ce que j’attendais, en particulier samedi. J’en ai profité pour tailler les rosiers. Pour l’instant, pas trop dégâts cette année contrairement aux trois années précédentes où j’avais même dû déplorer un décès chez les porteurs de cynorhodons. Des fortes gelées sont encore possibles, mais il serait étonnant que l’on descende aux environs de – 10 °C. En attendant, les Pelargonium que j’ai laissé dehors devant et derrière la maison ne souffrent pas trop, même si rien n’est gagné.

Ce n’est pas le printemps, mais on s’en approche parfois. Les pollinisateurs ont du courage.

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16 février 2014

Concours de dendrologie corticole

Il s’agit plus exactement de reconnaître les essences qui correspondent à cette petite suite de photos d’écorces. Quelques indices toutefois avant de se lancer :

  • ces photos ont été prises en forêt aujourd’hui à quelques kilomètres de la maison à peine,
  • toutes les espèces considérées ont un feuillage caduc,
  • deux espèces ne sont pas indigènes de la région dont une ne l’est pas d’Europe,
  • certaines sont très faciles à trouver, d’autres moins.

1 - Quercus robur L. (Chêne pédonculé)

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2 - Betula pendula Roth (Bouleau verruqueux)

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3 - Robinia pseudoacacia L. (Robinier)

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4 - Fagus sylvatica L. (Hêtre)

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5 - Prunus avium L. (Merisier)

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6 - Castanea sativa Miller (Châtaignier)

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7 - Larix decidua Mill. (Mélèze d’Europe)

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8 - Carpinus betulus L. (Charme)

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5 mars 2014

Brèves cornusiennes (21)

Mon histoire de chats d’hier soir m’a remis en mémoire cette nuit un événement vieux de presque 33 ans. Nous en avons parlé pour les fêtes avec mes parents, car j’avais en partie oublié. Le 24 mai 1981, époque à laquelle je faisais encore semblant d’y croire, nous fêtions à la maison ma première communion avec une bonne partie de la famille. Mes cousins, mes oncles et tantes et mon grand-oncle et ma grand-tante du Morvan, mon grand-père maternel et mes deux grands-mères. Bref, c’était la fête, le jour-même où décédait un voisin, probablement âgé de moins de 40 ans, victime d’un cancer. Quelques jours plus tard son chat, encore jeune et en bonne santé se laissa mourir.


Tout cela n’est pas très drôle, alors je change de sujet.

Le bouquet de dimanche.

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Les bouquets du jardin.

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Les bugnes, millésime 2014, de lundi soir.

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7 mars 2014

Arras (2)

Voici la première partie de ce que j’ai photographié au rez-de-chaussée du musée, avec des œuvres du Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle, surtout des sculptures.

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Volets du tryptique de Nicaise Ladam (Pays-Bas du Nord, XVIe s.)

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Miracle de la sainte Chandelle (début du XVIIe s.)

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Dormition de la Vierge (1452)

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Anges dit d’Humbert (Nord de la France, XIIIe s.)

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Dalle funéraire de Fraumauld, évêque d’Arras (1183)

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6 mars 2014

Arras (1)

Mercredi, nous sommes donc allés à Arras. Personne n’a tenté un pronostic.

  • le célèbre révolutionnaire qui y est né est Maximilien Robespierre,
  • le célèbre peintre qui y a eu un atelier est Camille Corot (c’est même quelques-unes de ses œuvres qui avaient motivé d’aller visiter le musée),
  • le même Vauban y a sévi.

Le musée des Beaux-arts de la ville est installé dans l’abbaye Saint-Vaast, dont les bâtiments visibles aujourd’hui sont de l’époque classique (l’abbaye initiale remontait au VIIe s.). Il s’agissait a priori du plus grand ensemble monastique de l’époque classique, au moins en France. D’ailleurs, il n’y a pas que le musée, qui est installé ici, il y a aussi, la médiathèque, la police et bien d’autres locaux. La cathédrale actuelle est en fait l’abbatiale.

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Une des fameuses places et le beffroi.

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5 mars 2014

Ypres

La réponse au concours d’hier était bien Ypres (Ieper) en Flandre belge :

  • gaz moutarde (ypérite), de triste mémoire, employé ici à outrance (pour le reste, la référence à Dijon est évidente),
  • on précipitait des chats (des peluches à présent) depuis le beffroi lors de la fête des chats qui a lieu tous les trois ans en mai,
  • Vauban y a construit des remparts (je pense que ce n’était pas exactement un indice, car Vauban a sévi partout, surtout dans le coin).

La photo montrait une sorte d’espace (ancien cloître dirait-on, où on a disposé des vestiges) qui correspond au musée lapidaire de la cathédrale. Rappelons qu’il ne restait plus grand-chose debout dans la ville après la Première Guerre mondiale.

Fromfrom, au temps des dinosaures où elle écrivait encore, avait publié une note en 2007 avec quelques-unes de mes photos. Il ne faisait pas très beau ce jour-là. L’année suivante, nous y avions emmené mes parents et j’avais publié ceci. Je n’avais pas montré de vue intérieure de la cathédrale Saint-Martin. On y trouve notamment des retables du XXe siècle.

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La fameuse halle aux draps et son beffroi, flanquée de la mairie qui paraît ridiculement petite. La halle accueille, entre autres, un musée réputé, notamment sur la Première guerre mondiale. Nous irons peut-être un jour, mais là je dois dire, que cela ne me dit rien.

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Sur la place, quelques bricoles (en mélange, quelques photos inédites de 2008).

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En rentrant, passage près du mont des Cats (ça, c’est pour Karagar), pour voir le moulin de Boeschèpe, que je n’avais jamais vu, contrairement à Fromfrom qui y avait déjà emmené ses élèves.

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3 mars 2014

Piscine de Roubaix

Cela faisait des années que je souhaitais y aller, surtout pour l’architecture intérieure. Mais c’est aussi et surtout un musée depuis le début des années 2000 (la piscine a été fermée en 1985 pour des raisons de sécurité). Construite dans un style art déco par l’architecte Albert Baert à la demande du maire à partir du début des années 1920, elle fut mise en service dix ans plus tard. Elle devait être « la plus belle de France ». Ce maire, Jean-Baptiste Lebas, n’était pas n’importe qui vu toutes les réalisations sociales mises en place à Roubaix à cette époque. Mais ce fut aussi un ministre, notamment du Front populaire, mort en déportation en 1944 qui fait qu’on connaît le nom, au moins par des noms de rues (j’avoue ma grave méconnaissance, mais il n’est peut-être pas trop tard pour s’améliorer).

Ce n’était pas notre motivation première, mais nous avons néanmoins profité de l’ouverture gratuite du premier dimanche du mois pour nous rendre à ce que s’appelle aussi le Musée d’art et d’industrie André-Diligent. Il y avait beaucoup de monde, ce qui m’a étonné. J’ai été aussi surpris par l’importance des collections. Le nombre d’œuvres exposées est absolument impressionnant, sans parler de la qualité et le prix des œuvres (pas mal d’artistes très connus ou de premier plan). Les œuvres sont des XIXe s. et plutôt de la première moitié du XXe s.

Roubaix, dont on connaît le passé industriel majeur, et pas que dans l’industrie textile, n’est pas une ville très attirante en dehors de certains monuments et bâtiments. En face de la piscine, ce que j’ai d’abord pris pour la mairie, est École nationale supérieure des arts et industries textiles, toujours une école d’ingénieurs, mais plus du tout dans le domaine textile.

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L’extérieur de la piscine ne paie pas forcément de mine.

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A l’intérieur, la céramique règne en maître à peu près partout, à commencer par les innombrables cabines de douches.

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Aux « rayons » objets et sculptures, des choses sympas, parfois étonnantes.

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Un Picasso (on reconnaît, mais ce n’est pas ma tasse de thé – bien sûr c’est une assiette !)

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Je préfère largement ce « poisson » de Niki de Saint Phalle. Je m’aperçois que en parlant de cette artiste que je n’ai jamais parlé ni montré de la fontaine de Château-Chinon dont je ne possède que des photos argentiques.

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Un buste de Jean-Baptiste Carpeaux du jeune fils de Napoléon III, très réussi à mon goût (mieux sans doute que l’œuvre originale de chair).

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Un tronc darbre sculpté.

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J’ai immédiatement reconnu ce buste de Rodin, à cause sans doute des similitudes de traits des personnages des Bourgeois de Calais.

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Marbre et pierre bleue (célèbre pierre de l’Avesnois) pour ce buste.

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Un vitrail.

 

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Et quelques peintures (sans aucune retouche).

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Cornus rex-populi
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