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Cornus rex-populi
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6 novembre 2012

Grand concours de novembre

1) Quel liquide se trouve dans cette bouteille ? Il s’agit d’une fabrication maison ne contenant pas d’alcool.

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2) Où se trouve chaperon Fromfrom ? C’est sans doute le plus proche menhir du chef-lieu de la Cornusie centrale.

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3) A part le chocolat, quel est le parfum principal de ce gâteau d’anniversaire ? Bien sûr, c’est Fromfrom qui l’a fait.

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4) Quel est cet édifice, où se trouve-t-il ?

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5) Qui a cultivé les plus belles carottes septentrionales en terre éduenne ? Et quelle variété ?

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26 octobre 2012

Pour la Toussaint

Je suis heureux de dire que nous n’allons pas tarder pour partir pour un repos bien mérité.

En attendant, une photo que j’aime bien (je ne sais plus si je l’ai déjà publiée). Il s’agit d’un herbier à Potamogeton polygonifolius Pourret (Potamot à feuilles de renouée) dans un ruisseau de Saint-Georges.

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Bonne continuation ou bonnes vacances à tous.

5 août 2012

Vacances de juillet 2012 (4) : avalanche de fleurs au Ventoux

Un focus sur la flore, parfois assez ordinaire, du moins pour la région, mais qui reste très exotique à mes yeux, mais également de vraies raretés qui profitent de conditions oroméditerranéennes assez exceptionnelles. Je n’ai pour ainsi dire rien ramassé, même en plantes communes, ce qui n’a pas facilité ma tâche pour la détermination, d’autant que pour la région, je me contente des ouvrages que je possède déjà et qui sont anciens, parfois pas mal dépassés pour certains groupes. Avec tout ça, j’ai quand même pu mettre un nom sur la quasi-totalité de ma moisson photographique. Ça a été long, mais voici les résultats.

Catananche caerulea L. (Catananche bleue), une plante que je croyais inféodée aux ourlets forestiers, mais que nous avons trouvé dès le lendemain un petit peu partout.

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Clematis recta L. (Clématite dressée), une clématite méditerranéenne assez répandue.

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Allium flavum L. (Ail jaune), une plante rare des montagnes méditerranéennes que j’avais trouvée par hasard l’an dernier près des gorges de l’Ardèche.

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Sedum sediforme (Jacq.) Pau (Orpin de Nice), visiblement très répandu partout.

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Minuartia capillacea (All.) Graebn. (Minuartie à feuilles capillaires), plutôt rare.

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Centranthus angustifolius (Mill.) DC (Centranthe à feuilles étroites) et Centranthus cf. lecoqii Jord. (Centranthe de Lecoq). Difficile à dire, certaines de mes photos semblentt attribuables à la seconde alors que j’avais déterminé la première in situ.

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Epilobium cf. dodonaei Vill. (Épilobe à feuilles de romarin). A priori, j’ai bien déterminé ça, mais le biotope n’est pas habituel (alluvions), mais ce n’est pas forcément rédhibitoire, car il y a d’autres bizarreries dans le coin.

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Lavandula angustifolia Mill. (Lavande officinale), une des lavandes sauvages. Je me suis aperçu ensuite qu’elles n’étaient pas rares.

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Dianthus cf. sylvestris Wulfen (Œillet des rochers). Là, je suis tombé sur une vraie curiosité. La longueur et les caractéristiques du calice sont très curieuses et malgré tous mes efforts, je ne vois pas ce que cela pourrait être d’autres (pas très rare).

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Campanula cf. scheuchzeri Vill (Campanule de Scheuchzer). Cela, ça doit être ça malgré le « cf. » de précaution parce que je n’ai pas vérifié formellement.

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Digitalis lutea L. (Digitale jaune), pas typiquement méditerranéenne.

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Nepeta nepetella L. (Népéta à feuilles lancéolées), une plante des montagnes à affinités méditerranéennes.

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Campanula trachelium L. (Campanule gantelée), pas typiquement méditerranéenne.

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Carduus medius Gouan (Chardon intermédiaire), montagagnarde caractéristique des Pyrénées et bien représentée sur les pentes du Ventoux.

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Prenanthes purpurea L. (Prénanthe pourpre), une montagnarde pas spécialement méditerranéenne.

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Lilium martagon L. (Lys martagon), une montagnarde pas spécialement méditerranéenne.

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Aquilegia bertolonii Schott (Ancolie de Bertoloni), une grande rareté locale.

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Crepis pygmaea L. (Crépide naine), une autre grande rareté.

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Linaria repens (L.) Miller (Linaire striée), une plante commune dans toute la France.

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Linaria alpina (L.) Mill. (Linaire des Alpes), beaucoup plus rare que la précédente et à affinités méditerranéennes.

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Campanula alpestris All. (Campanule alpestre), rare et typique des éboulis du sommet du Ventoux.

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Papaver aurantiacum Loisel. (Pavot du Ventoux), une rareté typique des éboulis du sommet. Contrairement à ce que laisse penser le nom français indiqué, il ne s’agit pas d’une endémique du coin.

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Galeopsis angustifolia Hoffm. (Galéopsis à feuilles étroites), assez commune en France.

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Ononis cristata Mill. (Ononis du Mont Cenis), rare et bien représentée ici sur les éboulis.

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Antennaria dioica (L.) Gaertn. (Antennaire dioïque), espèce normalement acidiphile et se développe ici sur des éboulis calcaires bruts.

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Oxytropis amethystea Arv.-Touv. (Oxytropis améthyste) et sans doute Oxytropis helvetica Scheele (Oxytropis de Gaudin). Je ne suis pas arrivé à démêler ces deux espèces, rares de toute manière et on ne peut se fier à la couleur. Je pense qu’il y aurait les deux.

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Armeria arenaria (Pers.) Schultes (Armérie faux-plantain), une forme atypique à fleurs blanches. Curieux que je n’ai vu que des blanches.

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Anthyllis vulneraria L. (Vulnéraire) [forme à fleurs pâles]. L’espèce est banale en France, je n’ai pas essayé de trouver la sous-espèce car la plupart ne tiennent plus guère la route sur le plan systématique.

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Thymus cf. serpyllum L. (Serpolet). Le vrai Serpolet n’est pas une espèce commune, contrairement à ce que pensent nombre de botanistes qui le confondent avec d’autres thyms. Là, j’ai fait preuve de prudence.

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Dianthus subacaulis Vill. (Œillet à tiges courtes),  rare et a priori non connue là où je l’ai trouvée sur les éboulis stabilisés.

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Silene vallesia L. (Silène du Valais), une rareté typique du lieu.

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Erysimum sp. (Vélar). Impossible à déterminer parmi nombre d’espèces possible.

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Arenaria aggregata (L.) Loisel. (Sabline agglomérée), une vraie méditerranéenne typique des éboulis.

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Phyteuma orbiculare L. (Raiponce orbiculaire). Il y avait sans doute d’autres raiponces à trouver, mais je ne suis pas tombé sur les plus rares.

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Erigeron glabratus Hoppe & Hornsch. ex Bluff & Fingerh (Vergerette glabre), qui est plutôt une plante alpine, ici sur des éboulis.

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Euphorbia seguieriana Neck subsp. loiseleurii (Rouy) P.Fourn (Euphorbe de Loiseleur), une quasi endémique des éboulis du Ventoux, très éloignée de la sous-espèce type à port dressé, plus grande et bien plus répandue en France.

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Globularia cordifolia L. (Globulaire à feuilles cordées), qui est une montagnarde.

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Saxifraga exarata Vill. (Saxifrage sillonnée), une méditerranéo-montagnarde.

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Iberis candolleana Jordan (Ibéris de Candolle), une grande rareté, quasi endémique des éboulis du sommet du Ventoux

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Alyssum montanum L. (Alysson des montagnes), qui n’est pas le plus rare.

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Allium narcissiflorum Vill. (Ail à fleurs de narcisse), une immense rareté (à peine moins sur d’autres montagnes) sur les éboulis du Ventoux. Une de mes préférées.

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Paronychia cf. kapela (Hacq.) A.Kern. (Paronyque de Kapel), une bien curieuse (bractées membraneuses) plante rare méditerranéo-montagnarde.

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Athamanta cretensis L. (Athamanthe de Crète), une plante à affinités méditerranéennes, ici sur éboulis.

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Eryngium spinalba Vill. (Panicaut épine-blanche), une plante rare alpine que nous n’avons curieusement pas trouvée au sommet, mais largement en dessous de 1000 m d’altitude.

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30 juin 2012

En attendant l'été ?

 

La matinée de ce samedi a été en partie consacrée à mettre de l’ordre dans le jardin où tout se cassait la gueule sur tout le monde. Un jardin qui exhale les parfums d’œillets, de rose et surtout de Lys royal (le lys blanc sur les photos plus bas, les colorés asiatiques étant inodores).

D’abord le très grand pot à Dalhia et Coreopsis que j’avais déjà montré.

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Les Pelargonium zonale sont comme il faut.

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Les Osteospermum ressemblent enfin vaguement à quelque chose (pas moyen de trouver ici des Dimorphotheca dont les capitules restent ouverts le soir comme nous l’a bien montré Karagar).

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Les lys, évidemment.

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Le Tradescantia, discret l’an dernier, déverse ses nombreuses fleurs bleues à trois pétales.

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Une renoncule presque inespérée (rescapée de l’an dernier) se met à fleurir.

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D’autres bricoles.

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La même rose Botero que j’avais montrée il y a huit jours, pleinement épanouie, suivie d’une Papa Meilland et de la première expression boutonnière de la ‘Rose Gaujard’.

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23 mars 2012

Louvre (6)

Le premier jour, nous avons vu une première série de peintures de manière un peu décousue. Les œuvres aperçues vont de la fin de l’époque médiévale jusqu’au XIXe siècle, sans grande cohérence. Nous avons vu beaucoup de choses. J’ai pris des photos sur ce qui me semblait jouable à prendre, mais les résultats ont souvent été décevants. Néanmoins, voici après recadrage et application d’un filtre automatique simple, le résultat que l’on peut obtenir. Les photos sont dans le même ordre que celui de notre découverte. Je connais les titres et les auteurs de quelques unes de ces œuvres, mais je n’ai pas envie d’en dire plus et ce n’est pas ce qui m’intéresse. Outre les problèmes techniques, j’ai retenu celles-là parce qu’elles me plaisaient in situ (pas toujours dans le résultat de la photo, hélas) ou parce que je les connaissais ou encore parce qu’elles possédaient une quelconque curiosité à mes yeux.

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Il y aura une deuxième série de peintures (celles vues le second jour) que je montrerai plus tard.

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3 septembre 2012

Vacances d’août 2012 (3 et fin) : enfin de la chaleur

Heureusement que je n’avais pas mis tous les œufs dans le panier de juillet pour les vacances, puisque le beau temps a presque toujours été au rendez-vous durant des 12 jours aoûtiens. Dès le samedi, je me baignai dans les eaux saintes. Le premier lundi, le soleil peu intense nous a permis de scier le bois pour l’hiver (heureusement, sinon j’aurais étouffé). Un des jours de la semaine, je suis allé à la rencontre de vieilles connaissances, dont certaines parmi les plus prestigieuses m’ont fait honneur.

Je ne parle pas du commun Juncus acutiflorus Ehrh. ex Hoffm. (Jonc à fleurs aiguës)…

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…ni de la banale Succisa pratensis Moench (Succise des prés)…

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… ni même qui se prend pour un pissenlit, Leontodon hispidus L. (Liondent hispide)…

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… mais bien plutôt de la turficole Rhynchospora alba (L.) Vahl (Rhynchospora blanc)…

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… ou de celle, mythique, qui fit surprise dans mon entourage : « Quoi, des gentianes ici ? Bleues ? », la Gentiana pneumonanthe L. (Gentiane pneumonanthe).

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Du temps à prendre son temps et à penser que la canicule, c’est pour les autres et qu’ici, il faut juste très très beau temps. Enfin.

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Et la communion liquide quand l’eau n’est pas bonne, mais chaude à s’y endormir dedans.

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Et sinon, Karagar m’y fait repenser, durant cette période, nous avons fêté, sans tambours ni trompettes, notre sextennat de mariage civil. Mais peu importe, c’est un mandat renouvelable à vie.

 

28 août 2012

Vacances d’août 2012 (2) : sur les traces de Vercingétorix

Le 15 août sur le chemin d’Alésia (Alise-Sainte-Reine), Semur-en-Auxois et ses fortifications. Une petite ville de Côte-d’Or dont je connais le nom depuis très longtemps, puisque un grand-oncle y avait « sévi » comme gendarme avant de revenir dans le « vrai » Morvan.

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L’église de Semur, la collégiale gothique Notre-Dame a été restaurée par Viollet-le-Duc. Elle est assez curieuse car la nef centrale et le chœur paraissent très élevés (21 m) en comparaison avec la largeur de 6,5 m seulement. Malheureusement, la messe du 15 août a duré plus que d’ordinaire et était suivie de plusieurs baptêmes. La visite a donc été plus que tronquée.

 

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Après le restaurant, direction le tout nouveau Centre d’interprétation d’Alésia. A l’extérieur, celui-ci reprend certains éléments de l’ancien archéodrome de Beaune, en particulier le système de doubles fortifications établies par César pour se protéger des assiégés d’Alésia (contrevallation) et des renforts gaulois venus de l’extérieur (circonvallation).

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Comme nous n’avions pas pu les voir lors de notre passage en 2006, nous sommes ensuite allés voir les fouilles de la ville gallo-romaine d’Alésia, non loin de la statue de Vercingétorix commandée par Napoléon III que j’avais montrée ici. Il y aura bientôt ici un musée archéologique.

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24 juin 2012

Quoi que te dit ?

Le texte qui suit n’est bien sûr pas une histoire réelle (ni même un récit intéressant en soi), mais reprend des propos en partie réellement prononcés (rapportés par mon père avec l’accent qui va avec) au début des années 1950 à des endroits qui figurent sur la carte. Le Cépiau est déjà un des « mes » personnages, mais ce texte n’a aucun rapport avec le précédent.

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(Cliquer pour agrandir)

 

Le Cépiau avait péché une partie la matinée le long de la rivière en amont du village. Il était invité par Le Forzin aux Barangers pour manger à midi. Il ne pouvait pas arriver les mains vides, alors il avait emmené une paire de bouteilles qu’ils étaient allés chercher à Beaune avec son vieil ami Robert. Sur le coup de onze heures, la bourriche était presque pleine, alors il obliqua pour rejoindre le ruisseau des Barangers. Au Crôt Saint-Jean, il ne put s’empêcher de tremper du fil. Ce ne fut pas sans malice car en moins de cinq minutes et une piolée royale se retrouva sur la couenne. Puis Le Cépiau traversa le petit bois de fayards pour arriver chez son ami par les dessus. Lorsqu’il arriva Le Forzin était dans le jardin en train de butter les haricots.

Le Cépiau : Salut Forzin, comment que te vai ?

Le Forzin : Bonjour Cépiau, y vai ben. Y voit que t’ai pas peu t’empoaicher de râtisser la riviare en remontant.

Le Cépiau : Qu’est-ce te veux, on se refoait point. Appolle donc La Forzine pour qu’elle mette çai au frais.

Le Forzin appela sa femme qui apparut sur le pas de la porte.

La Forzine : Bonjour Cépiau. Quoi donc que te m’amouène lai ?

Le Cépiau n’était jamais en reste pour faire une bonne blague, alors il tendit la bourriche à la Forzine au lieu des bouteilles.

La Forzine : Oh, Cépiau, que le diable est votre pouchon, votre pouchon est tout.

La Forzine ne détestait pas manger des truites, mais disons qu’elle en avait marre d’éviscérer des poissons à longueur d’année, et comme là comme la bourriche était pleine à craquer... Le Cépiau se ravisa et tendis les bouteilles à son hôte.

Le Cépiau : Quoi que te nous marande donc pour midi Forzine ? Attends, laisse-moi deviner.

Le Cépiau rentra dans la cuisine et s’avança vers cuisinière à bois où glougloutait une vieille marmite en fonte. Il n’eut pas besoin de soulever le couvercle pour découvrir le menu.

Le Cépiau : Ah, du iève. Ah, mon petiot Forzin, je voais, je voais ben qu’y ai pas qu’moai qui chaisse toute l’ainnée.

Le Forzin : Qu’est-ce te veux, encorre aine qu’y voulu se détruire dans un collet. Et pis avec çai, La Forzine nous ai fait des treuffes en piau.

Sur ce les trois s’attablèrent pour l’apéritif en attendant le repas des plus grands filous de la région.

8 mai 2012

Vacances fleuries (1)

 

Après le vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, peu de temps après l’ouverture du bureau de vote, nous mettons cap sur la capitale éduenne. Nous arrivons là-bas vers 15 heures. Temps de pluie et 5 °C. Mes parents sont arrivés peu de temps avant nous. Les maisons (oui, il y a deux bâtiments distincts) sont froids et humides. Heureusement, dans l’un des deux – le plus difficile à réchauffer – l’ancienne voisine et amie a mis en route le chauffage depuis la veille. Il y a en effet fort à faire, mes parents ne sont pas revenus depuis le 11 novembre. Et avec les – 20 °C (voire un peu moins) de cet hiver et ce mois d’avril chaotique, la maison du bas n’est pas réchauffée. On ne tarde pas à nous expliquer que la pluie est arrivée il y a peu. On s’en aperçoit vite, cela ruisselle partout dans les prés. Marche normale en somme. Il n’en reste pas moins qu’en un peu plus d’une semaine sur place, nous connaîtrons encore du froid (non, pas de gel, mais pas si loin), de la flotte, de la flotte et encore de la flotte, mais aussi un gros coup de vent la nuit du samedi 28 au dimanche 29, sans dégât, contrairement à ce qui s’est passé dans le Lyonnais le sud du département de la Loire. Il y a quand même eu une certaine remontée des températures, mais jamais de franc soleil et toujours moins de 24 heures entre deux averses.

Je pensais aider mon père à faire le jardin potager, mais cela a été totalement impossible d’y mettre un pied. J’ai simplement pu faire l’élagage, en particulier du tilleul (mon père venait d’acheter une sorte de « gadget », une tronçonneuse électrique sur manche télescopique qui s’est révélée assez pratique). J’ai fait hurler ma mère car j’ai coupé son forsythia à ras du sol. Cela faisait des années que je lui expliquais en vain qu’elle devait le tailler sévèrement et les pseudo-tailles qu’elle avait pratiquées n’avaient engendré qu’un épouvantable buisson. Malgré mes explications, elle est persuadée qu’elle ne reverra plus son forsythia.

En revenant d’une exploration dans les zones commerciales de Chalon-sur-Saône, nous sommes passés par Givry et surtout par un hameau isolé, Cortiambles, en direction de Jambles. On trouve là une église du XIIe s. en cours de restauration (non visitable).

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Et un lavoir à impluvium.

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La roche calcaire de plusieurs murs présente de jolies marbrures roses.

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Deux jours plus tard, nous nous accordons un petit tour pas très loin de la maison. Les pissenlits sont à leur apogée dans les prairies bocagères.

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Nous gagnons ensuite les abords du château de Brandon que nous ne visiterons pas (mes parents qui l’ont visité n’avaient pas trouvé ça terrible il y a 2-3 ans) et de toute manière, cela n’a pas l’air d’être encore ouvert à la visite.

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Nous rentrons par Saint-Sernin-du-Bois où l’on peut voir l’ancien prieuré qui remonte au XIe s. et son église. La mairie en occupe une partie de l’ancien prieuré depuis 2010 et touche de fait l’église. Le donjon est du XIVe s. Le cimetière semble border le lac, alors qu’il en est à plusieurs dizaines de mètres.

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Le jour de notre départ pour notre étape en Touraine, je vais faire quelques photos d’ourlets ou d’autres végétations assez ordinaires. Je ne manquerai pas de me prendre un « guérot » sur le dos.

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Nous arrivons à l’hôtel de Joué-lès-Tours sous une pluie qui ne fait que redoubler. Le lendemain, le temps ne s’améliorera que pendant la visite des jardins de Villandry. Les photos ne sont pas complètes car à partir de là, ce sont celles qui étaient enregistrées sur la carte mémoire qui est hors d’usage. ]Entre crochets exclusifs, il n’y aura donc pas de photos non plus sur les bords de la Loire et sa flore, rien sur la Pointe de Trévignon, rien sur le phare d’Eckmühl, rien sur les couleurs jardinières volées et rien sur les rafales ca(na)pistes.[. Cétait la quatrième fois que je visitais ce chateau et ses jardins. Le point le plus positif, cest qu'il y a à présent bien plus de choses à découvrir à lintérieur. Et bien sûr les jardins, dont je ne me lasse pas. Beaucoup de jardins à la française sont ennuyueux, mais là, cest autre chose. Et quand on sait quil ny a « que » dix jardiniers... Pas de photo de gros plan, hélas, mais il faut dire que de près, cest aussi « impeccable » que de loin.

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Nous mangeons en bord de Loire dans un des villages où jai passé le plus de temps avant et pendant ma thèse (Bréhémont). Le modeste bistrot-restauraut que je connaissais a changé de propriétaire et sest agrandi. Ce nétait pas mauvais (mais cela aurait pu être mieux si nous avions été aux fourneaux, franchement), mais que lattente fut longue. Jai été un moment persuadé quils étaient parti pêcher le brochet que nous avions commandé. Et la jeune serveuse, pas très douée. Bon, je suis vache, cétait quand même le 1er mai et il ne faudrait pas que mes propos empêchent quelquun daller dans cet établissement qui n'est pas un mauvais établissement. Nous avons lhabitude de manger les meilleurs brochets du monde, alors forcément...

Nous passons en Anjou pour faire un coucou à un ex collègue et ami et nous en profitons pour goûter les tartes et gateaux locaux. Puis nous repartons pour le Plume-ar-lit.

 

11 avril 2012

Belles invasives

Karagar m’a demandé des explications sur les plantes exotiques envahissantes (ou invasives). Je ne donnerai qu’un exemple que je connais plutôt bien (il s’agit d'un exemple précis, mais le raisonnement est facilement extrapolable).

Autrefois, dans les chenaux secondaires de la Loire, les boires et bras morts, on trouvait des communautés végétales et donc des plantes intéressantes et diversifiées. On en connaît grossièrement les espèces citées dans les vieilles flores et les catalogues de plantes, mais on n’a presque jamais la composition floristique précise, ni véritablement une approche quantitative ou semi-quantitative rigoureuse. On est donc obligé de s’en tenir à des hypothèses ou aux témoignages de vieux botanistes. Pour diverses raisons liées à la pollution des eaux et notamment l’enrichissement trophique très excessif des eaux, à la dégradation des conditions hydrogéomorphologiques et sédimentaires du fleuve, ces plantes et végétations se sont beaucoup raréfiées ou ont complètement disparu. Notons, chose aussi paradoxale que les surfaces en eau ont aussi diminué (moins de chenaux, moins de bras morts et boires et plus de variations des niveaux d’eau).

Il en a résulté que les espaces aquatiques d’eaux stagnantes ou peu courantes ont constitué une « niche écologique » vacante du point de vue végétal. Qui en a profité pour exploiter les ressources trophiques ? Dans un premier temps, les algues, qu’elles soient filamenteuses plus ou moins fixées ou encore benthiques, mais également planctoniques, diminuant encore la transparence de l’eau, normalement indispensable à la photosynthèse des plantes aquatiques vasculaires immergées. Et dans un second temps, pour ainsi dire, ces espaces ont pu être colonisés par des plantes vasculaires peu ou pas sensibles à ces conditions trophiques et à leurs effets induits. Cela peut concerner certaines plantes indigènes dans quelques cas, mais parfois des plantes exotiques à fort pouvoir de colonisation. Ainsi, sur la Loire, on a vu exploser dans ces espaces deux espèces de jussies : Ludwigia peploides (Kunth) P.H. Raven et Ludwigia grandiflora (Michaux) Greuter & Burdet (uniquement la seconde sur les photos). C’est pas moche. Notons que ce sont les deux seules espèces végétales interdites à la vente en France, à cause du lobby des marchands de plantes. J’espère que l’on ira un peu plus loin pour les espèces qui posent véritablement problème (il n’y en a pas tant que ça en France).

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Maintenant que ces espèces sont bien installées presque partout sur le cours de la Loire, il est peu probable que l’on puisse les voir régresser même si la qualité de l’eau s’améliorait davantage, tant leurs stratégies de colonisation et de monopolisation des ressources sont efficaces. Encore qu’il ne faille jurer de rien : si la qualité de l’eau devenait très bonne, des plantes aquatiques indigènes pourraient reprendre du poil de la bête et venir concurrencer les belles invasives. Et par ailleurs, les exotiques pourraient voir arriver des prédateurs ou des parasites qui n’existent pas encore aujourd’hui.

On m’a plusieurs fois expliqué qu’à tel endroit, les jussies avaient tout étouffé, qu’il ne restait rien des anciennes populations de plantes indigènes rares. C’est vrai que celles-ci se ont régressé, mais je les ai toujours retrouvées. Pour combien de temps, je ne sais pas. Je ne suis pas en train de dire que les jussies ne sont pas un problème, loin s’en faut, mais dans certains cas, il ne faut pas confondre l’œuf et la poule. Et que n’a-t-on pas agi avant, quand on pouvait encore faire quelque chose ? Durant de longues années, les pouvoirs publics ont parfaitement ignoré le problème, et même une bonne partie du monde scientifique académique. Certains naturalistes tiraient pourtant la sonnette d’alarme depuis longtemps. Encore au milieu des années 1990, tout le monde s’en moquait. J’ai fait moi-même des courriers pour avertir les services des routes pour dire qu’il y avait des remblais de bords de route qui posaient problème avec Reynoutria japonica Houtt. (Renouée du Japon) et on ne m’a accordé aucun crédit ; aujourd’hui, les services des routes me demandent conseil pour faire quelque chose pour lutter contre. En effet, dans la seconde moitié des années 1990, cela a commencé à devenir une préoccupation importante, alors qu’il était bien souvent trop tard et que certaines actions mises en œuvre étaient nécessairement vouées à l’échec. Et parfois, la lutte contre les invasives a justifié tous les excès, même chez certains écolo pour qui la fin justifiaient tous les moyens. Heureusement, ces excès sont aujourd’hui sont largement derrière nous. On progresse tous les jours.

31 mars 2012

Louvre (8)

Au Louvre, certaines cours intérieures ont été couvertes d’un toi de verre et ont été transformées en salles où sont exposées des sculptures. Il en va ainsi pour la cour Marly, avec des sculptures des XVII-XVIIIe siècles essentiellement.

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« Attends que je t’enfourche »

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« T’as pas intérêt à me mordre, sinon je te fais avaler ma canette de Coca »

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« Silence, j’entends une voix de garage »

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« Je te l’avais bien dit que je t’attraperai »

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« C’est pas un minuscule serpent de ton espèce qui va me faire peur »

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« Nous les chevaliers de la Table carrée… »

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Nous avons regagné l’intérieur pour découvrir d’autres sculptures (c’était la fin de la seconde journée, Fromfrom était hallali debout).

« Je vais te dire un secret »

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« Je suis épuisée »

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« Je suis une lumière (une étoile au Michelin) »

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« Le ciel se couvre. Vite, couvrons-nous »

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« J’ai vraiment pas envie de rire »

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« Ben oui, j’ai eu la petite vérole »

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« Zadig et moi ? »

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« Le roseau, ça plie mieux que le chêne »

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« Je ne soufflerai mot au lierre »

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« Ô rage, ô désespoir »

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« C’est un scandale, Rodin a mis son Penseur dans une position plus confortable que la mienne. Ça va encore durer combien de temps comme ça ? »

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« Ça te chatouille ou ça te gratouille ? »

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Bien sûr, il y a eu aussi les sculptures médiévales, même si je m’attendais à en voir davantage.

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Le fameux gisant de Philippe Pot, chambellan des ducs de Bourgogne dont j’avais parlé à l’occasion des images du château de La Rochepot et la copie de l’œuvre visible au château de Châteauneuf-en-Auxois dont je n’avais pas parlé mais qui m’avait tapé dans l’œil. L’original me paraît plus grand et surtout disposé différemment.

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Celui-ci a une tête très autunoise.

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Quelques bas-reliefs aux vives couleurs.

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4 octobre 2011

Nouvelle exhibition

Pour faire plaisir à Dame Plume, je vais sortir des « râleries » et des notes « sérieuses » pour rentrer dans l’exhibitionnisme le plus vil. Il y a de cela trois semaines, c’était les 20 ans. Pas les miens, c’est un peu tard, mais ceux de l’agrément ministériel au boulot. Une journée conviviale a donc été organisée pour l’occasion au cours de laquelle nous sommes allés en forêt et dans les dunes. Là, je sens déjà que les esprits mal tournés sont en train de s’échauffer… Une journée en réalité très détendue et bon enfant où il fait du bien de côtoyer les collègues dans d’autres contextes que celui du boulot habituel, en particulier ceux qui ne sortent jamais de leur bureau.

Voici quelques vues où j’ai été pris en flagrant délit par d’autres photographes.

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Pour photographier ça :

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Pour avoir ça :

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Pour capturer ça :

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Et là parce qu'un petit peu de mycologie ne fait pas de mal à mon auditoire.

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9 août 2011

Vacances juilletistes 2011 (4)

Dès le départ, nous n’avions envisagé qu’un voyage éclair dans la cité des papes. J’avais bien imaginé de nous rendre en Camargue, mais cela n’était pas possible, il faudrait y consacrer un séjour spécifique. De même, j’avais bien envisagé un temps d’aller visiter Lancelot et Tinours, mais outre le fait que je ne les avais pas prévenus de cette vague possibilité, l’aventure aurait été périlleuse en si peu de temps et peu raisonnable. Là aussi, le chevalier et sa région mériteront un voyage spécifique. Néanmoins, j’avais décidé de mettre une étape au menu de notre remontée vers la Bourgogne : le Mont Gerbier-de-Jonc. Et pour y parvenir, une vue ponctuelle sur les gorges de l’Ardèche à Vallon-Pont-d’Arc.

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Dans l’après-midi, nous rejoignons les sources de la Loire par le chemin des écoliers, cherchant presque à nous perdre. A commencer par la cascade du Ray Pic que nous découvrons par hasard.

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Et bien sûr, le Mont Gerbier de Jonc que je n’avais vu qu’une seule fois quand j’étais adolescent. A l’époque, on pouvait librement grimper sur le suc, ce qui n’était guère favorable à la conservation de la flore et de la végétation. En fait, il s’agit d’un site privé, à présent entièrement clôturé et il faut verser son obole en bas pour y accéder à pied, ce que nous n’avons pas fait. Sinon, les marchands du temple sévissent toujours, jusque dans l’ancienne étable d’où coule l’une des sources.

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Puis, nous avons rejoint le pays éduen, non sans connaître des bouchons sur mes terres de naissance.

19 juin 2011

Échanges bilatéraux

Après le week-end de l’Ascension, nous sommes allés en Angleterre (Kent) dans le cadre des échanges transfrontaliers du projet européen auquel je participe depuis 2009. Au programme, visites sur le terrain et réunions. Le lundi après-midi, les représentants des instances régionales et étatiques sont passées nous chercher (un collègue et moi) et nous fûmes sept à mettre le cap sur Canterbury.

Nous sommes arrivés à notre hôtel en fin d’après-midi. Pour la première fois, j’ai dormi dans un lit à colonnes. En fait, de notre groupe, j’avais hérité de la chambre la plus chic et la plus grande.

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Puis, nous avons filé au centre-ville, pour une promenade apéritive. Le temps était un peu gris pour espérer faire des photos intéressantes. J’aurais bien pénétré dans le vaisseau sur les traces d’un certain archevêque, mais personne ne m’aurait suivi et on ne m’aurait pas accordé ce temps. Nous avons quand même dîné au Thomas Becket : très bon sauf le dessert un peu lourd.

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Le lendemain matin, visite de forêts et de pelouses calcicoles. Les Anglais ont aussi voulu nous montrer des plantes rarissimes chez eux. La télévision régionale France 3 nous avait rejoints. L’une des deux journalistes, pleine de bonne de volonté, nous posait des questions à mon collègue et à moi, mais elle se montra d’une rare inculture sur les choses de la nature. Il fallut expliquer des choses (enfoncer des portes ouvertes) devant la caméra. Heureusement, le journaliste qui filmait avait un bien meilleur niveau. Le reportage qui en a résulté n’a pas été nul, mais ne fera pas date.

L’après-midi fut consacrée à une longue réunion au cours de laquelle un botaniste anglais nous fit découvrir une méthode pour suivre certaines végétations à destination des non spécialistes : d’un point de vue rigoureusement scientifique, c’est sans doute discutable mais c’est intéressant. Il faut dire qu’en Angleterre, il y a de nombreuses et puissantes associations de protection de la nature et la plupart du temps, les suivis naturalistes sont effectués par des amateurs éclairés.

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Au repas du soir, une botaniste anglaise me sortit sur la table un échantillon de plante qu’elle voulait que j’identifie. Pour moi, c’était incompréhensible, il s’agissait d’une espèce facile à reconnaître et je pensais qu’elle voulait connaître le nom de la sous-espèce. Mais non. Le lendemain, les discussions porteront sur la place de la botanique dans la recherche universitaire anglaise. Il s’avère qu’en dehors quelques dinosaures, la recherche universitaire en botanique (flore européenne) semble assez sinistrée, à l’instar de ce qui se passe en France. Toutefois, dans notre pays, la connaissance, l’expertise ont peu à peu été transférées dans des organismes comme celui dans lequel je travaille, organismes dont il n’existe pas d’équivalent en Angleterre, ni pratiquement ailleurs en Europe.

 

Le mercredi matin, nous sommes allés sur les vastes étendues de galets de Dungeness (pointe près d’une centrale nucléaire). Ce type de milieu est beaucoup moins bien représenté dans le Nord de la France. Le phare pris ici en photo date des années 1950-60. Il succède à un phare abandonné (encore visible) du début des années 1900 et à un autre semble-t-il disparu qui était encore plus à l’intérieur des terres. Pourquoi ? Parce que la terre s’agrandit sans cesse par des dépôts de galets. Sur les hauts de plages de galets, on rencontre des plantes sympathiques comme le fameux Crambe maritima L. (Chou marin).

 

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Plus à l’intérieur, le substrat est davantage décalcifié et permet l’installation de plantes calcifuges, dont Sedum anglicum Hudson (Orpin anglais) que je n’avais jamais vu.

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Mardi dernier a eu lieu le « retour » sur le terrain sur la côte d’Opale et dans le Boulonnais où nous avons fait découvrir aux Anglais des types de végétations qu’ils ne connaissent peu. Tout d’abord un vaste massif dunaire (il n’y en a pas dans le Kent).

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En revanche, les Anglais ne se sont pas sentis dépaysés sur un de nos coteaux de pelouses calcicoles. Avec le « Versailles » du Boulonnais, appellation pour le moins usurpée.

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L’incontournable Ophrys apifera Hudson (Ophrys abeille).

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Et puis le communal d’Ambleteuse aux végétations psammophiles décalcifiées, avec de belles et abondantes floraisons de Dactylorhiza sp.

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Au final, des échanges qui ne font pas avancer énormément notre travail de fond, mais qui enrichissent clairement nos connaissances mutuelles et nos façons de travailler (et de nous comprendre), même si, de l’aveu même des Anglais, nous avons une approche plus précise et plus scientifique (le poids de l’histoire, de la culture naturaliste très développée en Angleterre et le désengagement de l’État beaucoup plus prononcé qu’en France).

8 août 2011

Vacances juilletistes 2011 (3)

Le lendemain, nous eûmes le temps d’aller visiter le fameux palais des papes dans lequel je me réinstallerai dès que j’aurai été élu. Nous nous sommes bien entendu faufilés sous les gradins amovibles du festival « in ». Nous n’y étions pas tard, peu de temps après l’ouverture matinale, mais il y avait déjà énormément de monde. Le plus agaçant était cet audioguide sous la forme d’un téléphone à l’ancienne. J’aurais nettement préféré une visite guidée, mais cela n’était pas proposé, pour nous, simples mortels. En revanche, des groupes y avaient droit, eux. Et ces groupes nous ont pas mal empoisonné l’existence parce qu’ils occupaient à tour de rôle toute la place, faisaient un bruit infernal et me perturbaient dans mes prises de vue. Nous avons quand même bien apprécié l’ensemble même si certaines salles sont actuellement fermées. A la fin, nous avons quand même dû accélérer quelque peu parce qu’on nous attendait pour déjeuner. 

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En visitant la cuisine haute (qui ressemble beaucoup à celle de l’abbaye de Fontevraud, mais en moins sophistiqué), nous avons appris que lors du couronnement du pape Clément vi (quel brave homme), ce dernier avait organisé un véritable festin au cours duquel furent cuisinés pas moins de 118 bœufs, 1023 moutons, 60 porcs, 1195 oies, 1500 chapons, 7428 poulets… Ce n’est pas tout : il fit bâtir le palais « neuf » (le « vieux » ne datant que de son prédécesseur), il fit réaliser des fresques et autres œuvres sans références religieuses. Il eut également un comportement de galant homme pas très catholique, notamment avec sa favorite, Cécile de Comminges, vicomtesse de Turenne. Il se montra libéral, protégea les juifs, accusés à l’époque d’être responsables de la peste noire. Mais il faut surtout retenir le fait qu’il ne trouvait pas extraordinaires les vins du coin. Il fit donc venir des vins de Saint-Pourçain (nul n’est parfait), mais surtout de Beaune. Il n’était pas Bourguignon mais Corrézien, alors on ne peut l’accuser de rien.

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A la bouteillerie, qu’il fit aménager, j’ai trouvé beaucoup de vins dont les prix sont abordables pour les crus concernés (je me méfie en général des vins de châteaux). Outre une bouteille d’Hermitage blanc, nous avons acquis une bouteille d’une cuvée Clément vi de Châteauneuf-du-Pape car forcément, le vin doit être à l’image de ce pape : Magnifique !

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L’après-midi fut d’abord consacrée à la seconde pièce. Puis, nous rejoignîmes notre carrosse en passant par les jardins « suspendus » au dessus du palais. Nous comptions visiter la cathédrale Notre-Dame des Doms, mais pour une raison inexpliquée, elle était fermée.

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Nous avons rejoint Vladimir et Karagar à Saint-Rémy-de-Provence. Nous avons dîné à une terrasse d’un petit restaurant qui paraissait sympa. Il se trouvait à 20 m de la maison natale de Nostradamus. Comment peut-on me faire ça à moi ? On me demande une fois de plus de choisir le vin. Compte tenu des plats choisis, un rosé pourrait faire l’affaire. Mais comme j’ai la gueule un peu délicate, je crains le pire : je n’ai jamais bu de bon rosé de Provence. Le serveur nous en conseille un, mais n’ose trop s’avancer : le coquin est Breton, on croit rêver. Bref, après avoir consulté le chef, il nous confirme que le rosé qu’il nous conseillait était le meilleur et accessoirement le moins cher. Il s’agissait en réalité d’un Baux-de-Provence bio qui fut apprécié par tout le monde. Devant ce constat, le lendemain, nous sommes allés à la cave d’où sortait le vin, mais ce fut une autre histoire car la bouteille était bientôt au même prix qu’au restaurant. Nous comptions en acheter davantage, mais nous nous sommes contentés de trois bouteilles. Soit le restaurant s’est trompé de 10 € dans son prix de vente, soit on cherche scandaleusement à arnaquer le dégustateur-touriste (et ça, je ne supporte pas).

 

Nous sommes ensuite rentrés aux Baux pour découvrir les rues désertes sous le ciel crépusculaire. Hélas, le ciel s’était fortement ennuagé et nous n’en avons pas profité autant qu’il aurait fallu, d’autant que Fromfrom allait subir une de ses pires crises de mal de dos. J’ai souvent du mal à me rendre compte du calvaire qu’elle doit subir, mal qui s’est amplifié depuis des mois et qui ne trouve pas de solution satisfaisante pour l’instant.

 

Première photo prise le matin :

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A la nuit tombante, plusieurs projections sur des murs aux environs de l’église :

 

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7 août 2011

Vacances juilletistes 2011 (2)

Le principe en avait été acquis depuis la mi-avril. Puisque nous n’étions pas capables de faire une petite cinquantaine de kilomètres pour aller voir une représentation avec Vladimir (Fromfrom s’étant alors sentie obligée de se faire emmener aux urgences le jour même après avoir eu un coup de mou au boulot), il n’était absolument pas gênant d’en faire près de mille pour aller voir deux pièces à Avignon. Contrairement à Madame, je n’avais jamais eu l’occasion de le voir dans ses œuvres. A ce propos, je dois dire que je n’ai pas été déçu. J’ai même été très impressionné et j’ai beaucoup aimé. On retrouve sur scène la générosité, le respect, la gentillesse, le tout dans un jeu talentueux où il s’investit complètement. On se laisse emmener par ses personnages, on oublie qui il est. Puis après une pause ou le réajustement de nos lunettes virtuelles, on retrouve l’ami comme par mégarde. Comment dire ? Je l’ai dit à Fromfrom, comme s’il s’agissait d’une révélation extraordinaire, alors que cela coule de source : Vladimir est un vrai comédien. Cette affirmation qui peut paraître limite idiote, signifie néanmoins beaucoup pour moi, mais je n’essayerai pas d’analyser l’affaire cette fois. Je ne retiens que la corde supplémentaire qui s’accommode si bien avec l’arc de notre faisceau d’amitiés.

 

Après le toujours excellent feu d’artifice augustodunumien du soir de la mauvaise réputation brassensienne, nous mettons cap au sud. Nous avons emmené avec nous le GPS que mon père, pseudo-néo-technophile, vient d’acquérir ; cet engin se révélera plus tard fort utile. Hélas, alors que nous nous apprêtons à prendre l’autoroute, l’entrée est fermée, idem à Tournus (un grave accident a quasiment interrompu la circulation pendant près de quatre heures). Nous réussissons toutefois à prendre l’autoroute du soleil, nous passons Fourvière avec un  vague ralentissement. Compte tenu de la densité de la circulation, nous craignons le pire au sud de Lyon, mais nous dépassons Valence sans problème. Nous décidons de faire escale à Orange pour déjeuner. Nous rentrons dans la ville sans le moindre souci (cela n’a pas l’air immense) et à notre grande surprise, nous trouvons à nous garer immédiatement près du théâtre. Nous sommes immédiatement plongés dans l’été par le chant des cigales qui nous accueille à la terrasse du restaurant, à l’ombre de grands platanes déplumés par une taille exessive. Il ne fait pas immensément chaud, dit-on, mais pour nous, des températures comprises entre 27 et 30 °C sont amplement suffisantes. Après le repas, nous décidons de visiter le théâtre, dans lequel nous avions vu, 3-4 jours plus tôt, une représentation d’Aïda en direct à la télévision. Nous qui ne voulions jeter qu’un œil rapide à l’édifice, le prix des entrées, absolument prohibitif, nous fait reculer. Après Vienne, c’est la deuxième fois où je refuse de payer pour voir un théâtre romain. J’estime qu’il est inadmissible de piéger de la sorte les visiteurs qui veulent juste voir le monument. Je suis très en colère car je ne trouve aucun point de vue depuis lequel on pourrait voir l’intérieur.

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Néanmoins, je repère un touriste, armé d’un appareil photo, qui redescend d’une ruelle, l’air réjoui. Je décide de monter par le même chemin. Fromfrom me suit, mais n’ira pas jusqu’au bout. Après avoir escaladé quelques rochers et slalomé entre des tessons de verre brisé, je parviens à me hisser au sommet du théâtre, au dessus des gradins. Il y a bien un grillage, mais il est bien distendu et il ne fait aucun doute que certaines personnes doivent venir s’installer là lors des spectacles.

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Nous redescendons, puis nous reprenons la route pour les Baux-de-Provence, dans les Alpilles où nous avons réservé un hôtel suite à une excellente indication karagaro-vladimirienne. Mais nous arrivons là-bas en milieu d’après-midi et il y a foule. Nous réussissons à stationner, moyennant finance, dans la descente, mais il nous faut remonter la pente sous le cagnard. Nous parvenons néanmoins à prendre possession de notre chambre (heureusement, le soir, le village se dépeuple et le parking à proximité immédiate de l’hôtel est libre). Notre chambre donne directement sur ça.

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En redescandant, nous croisons des invités à un mariage. Parmi eux, une femme haut perchée ira jusqu’à se déchausser pour mieux marcher pieds nus sur le goudron gravillonné de la route à la limite du point de fusion. Et elle avait encore du chemin à faire. Laplumequivole est battue.

 

Nous nous rendons enfin sur les lieux de notre objectif de voyage : Avignon. Une fois rentre les remparts, nous sommes perturbés par une déviation et notre GPS ne nous aide guère. Nous allons donc tourner en rond dans les ruelles de la ville pendant un gros quart d’heure avant de nous retrouver au parking du palais des papes. En sortant du souterrain, nous tombons nez-à-nez avec le fameux palais (dont la visite était aussi un objectif). Cela paraît presque irréel de se retrouver là aussi facilement, dans une ville assiégée par le festival. Karagar nous rejoint aussitôt, alors que nous commençons à prendre connaissance des spectacles de rue qui nous entourent.

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Dans les heures qui ont suivi, nous avons commencé à prendre un peu la (dé)mesure de ce que représente le festival Off : affiches de spectacles partout, dans tous les sens, jusqu’à des hauteurs record. Il y en a tellement, qu’à la fin, cela devient impossible de les voir. Et puis on passe seul ou en convoi, avec ou sans affichette pour attirer les spectateurs. Et puis il y a le programme de quelques 1160 spectacles, soit l’équivalent de plus de la moitié d’un catalogue de la Redoute.

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Et même si l’on n’est jamais empêché de circuler, cela grouille pas mal dans tous les sens, et tout compte fait, sur notre place de rassemblement, nous aurons un mal fou à trouver à nous placer pour boire un coup, et plus tard, pour manger. Karagar aura néanmoins l’idée de jouer sur le mal de dos fromfromien, hélas bien réel, pour nous imposer une table. En fin de soirée, après que Karagar se fut éclipsé avant la fin du repas afin de réviser ses lumières, nous irons voir le spectacle de Vladimir que nous n’avions pas encore vu. Après le spectacle, les salutations et les rangements ad hoc, nous regagnons notre voiture au palais.

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Nous constatons qu’à minuit et demi, il y a encore énormément de monde dans les rues. Nous constaterons également que cela roule encore beaucoup dans la nuit qui nous emmène aux Baux.

31 juillet 2011

Vacances juilletistes 2011 (1)

La Bourgogne, on le sait, est riche en églises romanes, singulièrement dans sa partie méridionale, c’est-à-dire en Saône-et-Loire. Les styles y sont d’ailleurs assez diversifiés comme on a pu le voir à de multiples reprises sur les pages de ce blog (voir aussi l’inventaire descriptif et illustré chez Eduard). De plus, depuis quelques années, le patrimoine est davantage mis en valeur par de multiples restaurations qui sort nombre d’édifices de l’oubli, par une communication plus poussée qui ne s’attache pas qu’aux vedettes de la région : arrivée de nouveaux panneaux routiers, circuits touristiques, mention dans les guides, etc.

J’ignore le nombre d’églises romanes de la région que j’ai montré sur ces pages et je ne me suis jamais donné pour objectif une quelconque exhaustivité, mais il est vrai que le fait d’en voir beaucoup reste très plaisant.

Je n’avais jamais mis les pieds dans la préfecture, Mâcon, à l’extrême sud (fort mal placée quand on songe à la géométrie du département). Nous y sommes allés le mardi 12 juillet. Première remarque, l’ancienne cathédrale Saint-Vincent est fort mal indiquée dans la ville. Seule l’actuelle cathédrale, du même nom est régulièrement signalée, cette dernière datant de Napoléon Ier et ne possède guère d’intérêt. Signalons qu’il n’y a plus qu’un seul évêque dans le département, basé à Autun, également évêque de Chalon-sur-Saône et de Mâcon.

Mâcon possède quelques rues et édifices intéressants. C’est une ville placée à un endroit stratégique sur les voies de communication majeures (Saône, ex route nationale 6, autoroutes A6 et A40, chemin de fer dont gare TGV) mais qui ne permettent pourtant pas de donner un souffle nouveau à cette ville à laquelle il manque incontestablement quelque chose, à commencer par le sens de l’accueil, chose que nous avons ressentie même si nous n’avons eu que très peu de temps pour l’apprécier réellement. Indubitablement, l’intérêt du Mâconnais est multiple et partout, sauf à Mâcon.

Après avoir habillé la préfecture pour l’été, revenons-en au but de la visite. Le but était limité à l’ancienne cathédrale, en réalité une ruine. Il ne reste actuellement que le narthex et les deux tours de la façade, romans, sauf les parties tout à fait terminales des tours, gothiques. L’entrée se fait actuellement par l’ancien emplacement de la nef, au niveau d’une large baie vitrée. Nous fûmes accueillis de façon fort peu gracieuse par une jeune dame qui nous a demandé notre département de résidence.

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Bref passage devant l’église néo-romane Saint-Pierre.

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Puis nous avons quitté sans regrets cette ville pour aller dans le nord-ouest du Mâconnais. Nous en avons profité pour faire une halte dégustation et ravitaillement à la cave coopérative d’Azé où nous avons pris uniquement du blanc (c’est le principal intérêt à mon goût). Les vins y sont diversifiés et de caractère et les prix y sont raisonnables. La plus belle surprise fut une grande première pour moi en Bourgogne (pas que pour moi, n’en doutons pas, c’est certainement une très grande rareté) : un vendange tardive à base de chardonnay. Un vin moelleux sucré qui vaut le détour. Il n’a pas les mêmes intérêts que certains équivalents d’Alsace, du Jura ou des Coteaux du Layon par exemple, pas les mêmes complexités, il possède néanmoins une vraie originalité avec ce cépage et une certaine longueur en bouche.

 

Nous nous arrêtons ensuite à la chapelle de Domange à Igé où une peintre expose ses œuvres.

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Puis cet au tour de l’église de Blanot, en réalité un ancien prieuré clunisien (enfin, qu’est-ce qui n’est pas clunisien dans le coin ?).

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Un peu plus loin, on n’est plus à proprement parler dans le Mâconnais, nous découvrons l’église d’Ameugny.

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Nous terminons notre visite par l’église fortifiée Saint-Hippolyte. Tant l’endroit semble aujourd’hui complètement perdu en pleine campagne, il est difficile de se rendre compte combien le lieu fut stratégique puisqu’il a attiré de nombreuses convoitises et fait se déplacer jusque là le roi de France et le pape au Moyen-Âge.

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En rentrant, alors que nous avions presque toujours réussi à passer entre les gouttes, nous avons essuyé un orage carabiné aux environs du Creusot.

 

13 janvier 2011

De 2010 à 2011 (partie 3)

Petite parenthèse : il semblerait que lorsque j’ai écrit « Dieu créa Le Bessat, le Pilat et La Valla », tout le monde n’ait pas compris « Dieu créa Le Bessat, le pila et l’avala ».

Le lundi 27 décembre, il convenait de se rendre à Lyon. Pour cela, départ en début d’après-midi, direction le parking de la gare de Perrache, afin de prendre ensuite les transports en commun, patte folle de la duchesse mère oblige et utilisation impérative des ascenseurs (et non des escalateurs) ou exceptionnellement, des escaliers. Ce ne fut pas facile, car nous ne sommes pas des habitués du métro lyonnais. Ce n’était pas loin, mais nous parvenons enfin à la primatiale Saint-Jean, objet principal de la visite. Fromfrom et moi n’en connaissions l’intérieur que de nuit et la duchesse mère ne connaissait d’édifice que la basilique de Fourvière où nous ne voulions pour rien au monde nous y fourvoyer une nouvelle fois (voir ici). La restauration du côté nord est bientôt achevée et celle de la façade occidentale est commencée. Après cela, l’ensemble de l’extérieur aura été rénové.

La première photo date de décembre 2006 et a été prise depuis la colline de Fourvière. Derrière les arbustes, on distingue la primatiale, la Saône. A droite, la place Belcour (presqu’île) avec la roue et à gauche la tour de la Part-Dieu (rive gauche du Rhône).

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Je commence cette fois par la visite par le chevet en allant me positionner loin sur le pont de la Saône, puis nous revenons et nous entrons dans l’édifice. Nous sommes un peu surpris par les vitraux du xive s. dont on avait oublié l’existence.

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Après la visite, pour nous réchauffer, nous nous rendons dans le bar le plus proche du parvis côté nord (« café de la cathédrale ») où on n’est jamais venu nous servir et où on a parfaitement ignoré nos tentatives d’interpellation durant un petit quart d’heure. Résultat, n’y tenant plus et comme personne ne voulait m’écouter, je suis sorti, obligeant mes deux accompagnatrices à faire de même. C’était la seconde fois que ce genre de chose m’arrivait. La première fois, il y avait foule en terrasse et c’était compréhensible, mais là c’était carrément se moquer du monde. Nous sommes donc allés ailleurs.

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Une halte à la Place Belcour s’imposait. Comme en décembre 2006 (voir ici), nous avons décidé de faire un tour de roue. Et cette année, je confirme à Calyste qu’il ne s’agissait pas du même modèle puisque là, les cabines sont fermées et peuvent être chauffées. Pas facile non plus de prendre des photos à travers les vitres plus ou moins propres, réfléchissantes et mouvantes.

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Puis, nous avons regagné Perrache.

Et puis il y a aussi la spectaculaire horloge astronomique, également du xive s. dont nous avons vu sonner les 4 heures de l’après-midi.

4 janvier 2011

Vœux 2011

Voici quelques-uns de mes vœux pour la nouvelle année :

  • que Fromfrom ponde au moins une note mensuelle, enregistre au moins une note de l’Atlante de Lancelot par mois et continue à être ma charmante épouse pour l’éternité.

  • que Karagar ne fasse pas plus de 36 notes sur ses rhododendrons (mais non, il aura le droit d’en faire dix fois plus), continue à croquer de façon très irréaliste et impensable ses amis blogueurs, d’écrire des pièces et autres œuvres qu’il nous expliquera et de nous émerveiller de ses récits de voyages avec Vladimir (que nous embrassons aussi).

  • que KarregWenn trouve le chemin du Nord (mais on l’attendra quand même si elle ne trouve pas la bonne carte ou le GPS adéquat surtout si la retraite ne lui laisse aucun répit), qu’elle obtienne au moins 3 nouveaux prix littéraires et qu’elle connaisse une joie sans cesse renouvelée sans tracasseries administratives.

  • que Balafenn sorte son bouquin insolite (ben oui, ce serait vachement bien) et qu’il trouve la voie qu’il mérite tant.

  • que Lancelot termine son Atlante (ben quoi, je ne force pas la main), continue de proposer ses analyses sensibles inimitables et de nous faire rigoler avec son quotidien éclairé par Tinours (bises à lui).

  • que Calyste parsème toujours son chemin de ses humeurs (et que ce chemin soit toujours plus illuminé).

  • que tous les autres commentateurs réguliers ou non continuent de commenter.

  • que tous les amis de passage soient remerciés et embrassés.

Et si certains s’estiment mal servis, qu’ils me pardonnent, je leur accorde tout ce qu’ils méritent tous forcément. Grosses bises à tous.

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(cliquer pour agrandir).

19 juin 2010

De jeudi à samedi

Jeudi, j’ai accompagné une collègue dans ce coin là (on aura deviné où cela se trouve) :

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Il s’agit de réaliser une étude sur la recolonisation végétale de quelques maigres bordures de falaises enfin abandonnées par l’agriculture (ailleurs, on laboure même dans le vide !). Dans l’ensemble, cette recolonisation semble aller assez vite même si les stigmates des perturbations des cultures intensives ou de l’ancien chemin sont encore bien visibles. Parmi les plantes nouvelles venues les plus intéressantes, on peut citer évidemment Armeria maritima Willd. subsp. maritima (Armérie maritime), mais aussi Anthyllis vulneraria L. (Vulnéraire) représentée par sa sous-espèce vulneraria.

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Dans la bataille, je me suis foulé la cheville, non pas en escaladant la falaise, mais tout bêtement en descendant des escaliers, certes en mauvais état, alors que mon attention était attirée par une observation de ma collègue. Après coup, j’ai quand même continué les prospections. Lorsque nous sommes rentré à notre QG (ma collègue était au volant) et que j’ai dû reprendre ma voiture, j’ai alors compris ma douleur. Rien de gravissime, mais vendredi soir, je suis quand même allé consulter et me voilà attelé pour dix jours. Cela ne m’empêchera pas de retourner sur le terrain la semaine prochaine.

Quoi de neuf dans le jardin ? Les rosiers grimpants ne fleurissent pas autant qu’ils le devraient, il ne fait pas chaud et les petites pluies fines finissent d’assécher le sol. On peut quand même voir ça :

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3 janvier 2010

Bonne année 2010

Cela fera bientôt quatre ans que j’ai commencé à écrire des bêtises sur les blogs et je dois dire que je ne le regrette pas. J’ai d’abord commenté sur un blog ami, avant même de le connaître en tant qu’ami à part entière. J’ai ensuite découvert le blog d’une grande dame, elle aussi avant de la connaître pour de vrai. J’ai fait aussi d’autres rencontres « bloguesques » dont certaines m’ont marquées et continuent pour la plupart de nous accompagner. Et en 2009, j’ai vu apparaître de nouveaux, intéressants et attachants blogueurs dont j’aime lire les écrits et commentaires.

A tous, mais aussi aux fidèles lecteurs, j’adresse mes plus sincères amitiés et je vous souhaite une excellente année 2010. En attendant d’aller vous commenter, vous visiter ou vous répondre, voici ce ciel ligérien du 30 décembre 2009 dont j’aurais l’occasion de reparler.

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13 juillet 2010

Des Nerviens aux Éduens

Dimanche, bravant la chaleur, nous partons en Avesnois, à l’est du département, mais pas pour un clair de lune à Maubeuge. En cours de route, nous faisons une courte halte à Saint-Amand-les-Eaux pour voir la tour de l’ancienne abbatiale (XVIIe s.). Je l’avais vue en 2003 alors qu’elle était dans un état proche de l’effondrement final. Là, nous en sommes à la deuxième grande phase de travaux et on respire. Je trouve que ce n’est pas si mal.

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Je reprends le volant et nous arrivons pour le restaurant où j’ai appris que les vins de Loire n’étaient pas millésimés (!?!?) et qu’il était naturel de mettre du vin rouge dans un seau à glace (re !?!?). Il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on laisse la bouteille à l’air libre. Non content de cela, un autre serveur retirera la bouteille de la table pour aller la replonger dans le seau sur une table à côté. Nouveau cri au secours de ma part, alors le serveur la place en plein soleil. Nouvelle plainte alors que je souhaite garder la bouteille sur la table et on me dit : « c’est nous qui vous servons ». Curieux, alors que la carte des vins avait de l’allure. Le sommelier était-il en vacances ou a-t-il été viré ?

L’après-midi, nous visitons le musée et les vestiges de l’impressionnant forum de Bagacum, capitale des Nerviens en Gaule belgique. On remarquera notamment les extraordinaires arcades du cryptoportique qui soutenait le temple.

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Sur le chemin du retour, la curiosité nous mène vers la Tour du bois, semble-t-il classée monument historique, mais n’avons pas trouvé d’informations à son sujet.

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De retour à la maison, on a pu se rafraîchir à l’ombre des fleurs.

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Demain, dès l’aube, nous partons pour la seconde capitale éduenne, avant de faire une petite incursion dans le territoire allié des Arvernes. Bonnes vacances à ceux qui y sont déjà ou qui y seront dans pas tardant.

17 mai 2010

Grand concours de mai 2010

Bien sûr, avec ce que j’avais dit dans la note précédente, on ne détectera pas de choses très exotiques par rapport au pays éduen, ce qui devrait donc faciliter singulièrement les choses.

1) Où est-ce ?

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2) Quel est cet édifice (détails extérieur et intérieur) ?

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3) Où se trouve ce lieu ?

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4) Quel est cet oiseau ?

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5) Quelle est cette curieuse forêt ?

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6) Quelles sont ces fleurs ?

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7) A qui appartient ces choses globuleuses ?

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8) Et cette chose là ?

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9) Et ce machin qui se mange, c’est quoi ?

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22 avril 2010

Comment font les autres ?

Ce n’est pas nouveau, mais j’ai de plus en plus de peine à surmonter un mal qui m’atteint. D’années en années, je reçois de plus en plus de courriels au travail. Chaque jour de la semaine, il en arrive plusieurs dizaines sur ma boîte. Certes, il y a des messages internes (nous sommes quand même une cinquantaine de salariés) qui ne sont là que pour donner une information succincte, d’autres, toujours internes, plus consistants au sujet de divers projets, nécessitant une lecture attentive et parfois une réponse argumentée. Et puis, il y a des tas de sollicitations externes :

  • une multitude de convocations à des réunions, groupes de travail, commissions plus ou moins officielles (ce n’est pas anormal, nous sommes logiquement convoqués parce qu’on nous demande régulièrement notre avis, on sollicite notre expertise…) ;

  • des rapports et études et toutes sortes de documents sur lesquels on est amené souvent à réagir ;

  • des demandes de renseignements très diverses de la part de partenaires institutionnels (État, administrations diverses, établissements publics, collectivités territoriales, parcs naturels…), de bureaux d’études, de particuliers, d’étudiants dont certains sont exigeants.

Je précise qu’au travail, je ne suis abonné à aucun site ou forum, même professionnel car je ne souhaite pas être inondé de courriels supplémentaires. Je le suis à titre personnel, et encore je suis très loin de tout lire.

Bref, une multitude de messages qui s’accumulent très rapidement. Depuis plusieurs années, j’ai adopté une méthode d’archivage et de classement de ces messages qui me permet de m’y retrouver dans la majorité des cas et je pense être assez bien organisé à ce sujet. Mais ce classement, je le fais manuellement car les sujets sont tellement divers que je ne peux rien automatiser de façon fiable. Revers de la médaille, je passe beaucoup de temps à classer.

Alors, comme je n’y arrive plus (ce n’est pas nouveau), je zappe, je priorise et je ne réponds pas toujours sur des dossiers où j’aurais sans doute pas mal à dire (ou à redire). Je n’ai pas le temps. Cela n’a jamais été plus vrai que cette année où ma charge de travail contient plus de jours que le nombre de jours de travail dans l’année, sans compter le surcroît de travail que m’a apporté un collègue en congé maladie durant presque deux mois et la démission d’un autre collègue et le recrutement d’un(e) autre (à ce propos, ça va encore être du sport pour trouver un remplaçant qu’il faudra sans doute encore former…).

Une autre chose m’énerve profondément quand je réponds à un courriel qui m’a demandé un travail plus ou moins important de recherche ou de rédaction : c’est lorsque l’interlocuteur ne répond rien, ni n’accuse réception de mon message, alors qu’on s’est parfois donné beaucoup de peine et qu’on a apporté une vraie plus-value. Sans réclamer des remerciements, je n’apprécie guère qu’on ne me dise pas si j’ai répondu peu ou prou à la demande. J’ai souvent le sentiment d’être pris pour un vulgaire service de renseignements, alors même que je n’appartiens pas à un service public à proprement parler. Je ne suis pas exigeant, je veux juste un minimum de respect.

Quand viennent les vacances, notamment scolaires, la fréquence des courriels diminue largement, mais à mon retour, je suis néanmoins submergé, ce qui n’est pas sans me stresser. Lundi, ayant été absent durant deux semaines, j’ai trouvé une bonne centaine de messages, en plus de deux autres petites centaines que je n’avais pas pu traiter intégralement durant la semaine précédente pour cause de séminaire et de réunions. Ce matin, j’ai néanmoins réussi à écluser et à « nettoyer » l’ensemble de ma messagerie, mais le mouvement ne s’arrêtera jamais, cela donne le vertige.

Bien sûr, il existe des techniques pour ne pas devenir esclave de sa messagerie, mais aucune n’est vraiment satisfaisante. Et puis, il y a aussi une façon de réagir qui est fonction de sa personnalité et de ce côté là, je dois bien dire qu’en ce qui me concerne, ce n’est pas ça qui m’aide : je n’aime pas laisser les choses en suspens, laisser des gens dans l’embarras. Alors que faire ?

Enfin, je ne perds pas le moral. Ces deux derniers soirs, j’ai pu voir ça, entre autres, dans notre jardin :

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27 mai 2010

Nouvelle visite partielle du jardin

Hier, il a enfin plu, ce qui a permis un très bel arrosage du jardin qui n’était pourtant pas carencé, contrairement aux espaces naturels ou agricoles non irrigués (la règle dans le coin).

Quelques nouvelles du jardin entre la fin de la semaine dernière et hier soir.

J’ai dû éclaircir les salades qui se touchent, le but ultime n’étant toutefois pas de battre des records de taille. Je m’étonne néanmoins de leur aspect impeccable mieux qu’au supermarché en bien meilleur (selon Fromfrom). J’ai juste dû faire un petit traitement anti-limaces (« bio »), sinon, tout aurait disparu.

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Ce qu’est devenu Sneezy.

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La Clématite qui commence à ressembler à une liane.

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Une fleur de Pétunia bleue ?

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Il ne faut pas mettre toutes les fleurs dans le même panier.

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Enfin des œillets qui sentent vraiment bon lorsqu’on prend l’air sur la terrasse.

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Le Camélia continue son chemin.

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Pas de mélancolie chez les Ancolies des Alpes hybrides.

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Et Leucanthemum vulgare Lam. (Marguerite) attire toujours autant mes photos.

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Chez les Iris des bas pays, on commence à se montrer.

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L’Achillée ne me donne pas la jaunisse.

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Comme quoi, on peut en mettre des choses dans un aussi petit jardin ! Et c’est loin d’être fini !

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Cornus rex-populi
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