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Cornus rex-populi
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2 mars 2014

Nom d'une pipe !

La duchesse mère de Bretagne est arrivée en Flandre jeudi après-midi. Au lieu de la recueillir, on l’aurait bien remise dans le train car elle n’a fait que nous apporter la pluie, mais c’était sans compter sans ma générosité extrême : lui permettre d’avoir l’honneur de fréquenter un être au génie sans égal tel que moi.

A part ça, comme j’ai beaucoup travaillé, je dois prendre des RTT auxquels j’ai droit, j’ai pu m’accorder, presque à la dernière minute, une semaine de congés. Nous allons en profiter pour visiter quelques bricoles. La première hier avec le musée des Beaux-arts de Saint-Omer, installé dans l’hôtel Sandelin (XVIIIe s.).

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On y découvre quelques pièces issues de la cathédrale et des nombreux autres édifices religieux anciens de la ville. Les statues en bois, notamment du XVIe siècle, sont assez nombreuses, même si elles sont de qualité inégale (je ne parle pas de l’état de conservation, plutôt bon). Peu de photos, car les vitrines les empêchent.

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Les peintures ne nous ont pas emballés, même si quelques-unes nous ont amusés. Quelques autres étaient assez belles mais étaient mal éclairées.

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Il y a aussi une importante collection de faïences locales et européennes, plus ou moins belles.

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Celle-ci est un égouttoir à fraises :

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Saint-Omer se centre sur un marais assez exceptionnel : l’Audomarois. Il est installé dans une cuvette, est partiellement tourbeux, mais baigné par des eaux alcalines. Ce fut (et reste pour partie) une importante zone de maraîchage. Il s’agit d’une importante zone naturelle tant pour les oiseaux que pour la flore hygrophile, notamment pour les plantes extrêmement rares qu’il abrite, reconnue par plusieurs conventions internationales. Cela n’empêche pas les locaux de faire n’importe quoi en termes d’aménagement et de gestion, souvent en toute impunité. Je ne m’étends pas sur le sujet, cela n’est pas la question. C’était surtout pour dire qu’on a cultivé là, surtout au XVIII-XIXe siècles, du tabac, que l’on fumait dans des pipes en terre cuite et en faïence, fabriquées à Saint-Omer et qui était plus ou moins distribuées ailleurs en France. Il y a au musée une importante collection, avec des formes et des couleurs innombrables. L’émergence des cigares et des cigarettes dès le début du XIXe siècle sonnèrent progressivement le glas du tabac à pipe et la fabrication s’est éteinte.

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Enfin, une exposition temporaire sur les Étrusques fort peu mise en valeur, très mal éclairée, mal expliquée et d’un intérêt malheureusement limité. Rien à voir avec l’exposition sur les mêmes Étrusques qui est en train de se terminer au Louvre-Lens à laquelle je ne sais pas encore si nous irons.

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8 décembre 2013

Voici Gala France dimanche

Une autre note pour la soirée, pour ne pas rester sur certains aspects de la précédente. Vous y verrez Mister Karagar photographié dans un quotidien breton, à l’occasion d’un imposant article lui aussi en breton. Heureusement qu’on a notre espionne qui veille là-bas pour nous concocter une revue de presse digne de ce nom au sujet des faits et gestes de la jet set d’Armorique occidentale.

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21 décembre 2013

A l'an que vient !

On n’est pas loin de partir. Comme nous ne serons pas reliés à la toile d’araignée, je resterai silencieux sur ces pages. Une fin d’année très bizarre pour moi qui finit avec beaucoup d’incertitudes professionnelles. Pas forcément une mauvaise année devant moi, mais encore plus de mal que d’habitude à se projeter, ce qui n’est pas toujours évident. J’ai néanmoins la chance de travailler avec des collègues globalement agréables, ce qui est déjà une chance rare.

Une petite photo montrant une certaine destination habituelle à cette période de l’année et pour vous souhaiter une très belle fin d’année festive ou au moins agréable. Merci à vous tous chers amis et commentateurs.

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1 avril 2013

Plus de peur que de mal

Ce matin, en ce lundi de Pâques, nous avions décidé de nous rendre au carnaval d’été (faut le dire vite) de Cassel (c’est tout près de la maison). Nous étions là-bas bien avant midi, afin de trouver une place de parking pas trop éloignée du centre. Nous avons trouvé à nous garer près de l’église, et nous avons pu aller déjeuner à l’auberge que nous avions expérimentée le lendemain de notre mariage civil en 2006. Les propriétaires ont changé depuis peu, alors nous espérions juste que nous ne passerions pas toute l’après-midi à attendre les plats comme cela avait été le cas à l’époque. Nous avons pris un menu tout simple et tout s’est passé vite et bien. Nous étions donc sur place pour le défilé de 14h30. Nous nous sommes donc installés sur le perron de l’hôtel de ville afin de mieux voir ce qui se passait sur la place.

 

Hélas, j’ai voulu aller me placer dans la rue pour faire des photos plus sympas et Fromfrom m’a suivi et en descendant les escaliers en pavés (pas en très bon état, il faut le dire), ce qui devait arriver est arrivé : Fromfrom est tombée et a débaroulé 3-4 marches. J’ai néanmoins réussi à la remettre débout et à l’extirper de la foule. Un Monsieur, la soixantaine, m’a aidé à l’emmener à la voiture, et nous avons fini aux urgences d’H. Nous craignions une fracture de la cheville gauche et du poignet droit. La belle est passée à la radio dans tous les sens. J’ai vu le coup, qu’ils allaient la garder pour la nuit. Miracle de Pâques ou quoi, elle ne s’en tire qu’avec des entorses. La minerve, le genou (abîmé avant la rentrée de septembre) et l’épaule, ce n’est heureusement que du très provisoire. Bref, plus de peur que de mal. Mais du coup, elle a gagné les quinze jours qui nous séparent des vacances. Jespère néanmoins que nos vacances en Bretagne ne seront pas compromises. Une fois, nest pas coutume, voici léclopée en image, parce que cela paraît très impressionnant.

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5 novembre 2013

Triangle de la Toussaint 2013 (1)

Au printemps 2012, nous avions longtemps hésité entre la visite des châteaux-forts de Fougères (voir ici) et de Vitré (Ille-et-Vilaine). Comme nous avions choisi le premier, nous nous devions d’aller voir le second. Pour cela, nous étions parti la veille, avec une escale technique pour la nuit à Honfleur (et aussi pour ménager l’épaule encore incertaine). Nous sommes arrivés sur place dans la matinée. L’édifice accueille la mairie accessible par le pont-levis et on peut naturellement le découvrir depuis la cour intérieure sans s’acquitter d’un droit d’entrée. Le ticket permettait néanmoins de découvrir la partie musée et l’intérieur de certaines tours, mais également d’écouter la visite guidée. Cette dernière, assurée uniquement en extérieur s’est révélée très intéressante malgré les difficultés d’élocution du guide. Cet homme avait des difficultés pour formuler ses phrases ou trouver ses mots, mais il faisait des efforts louables. Je préfère nettement cela aux visites guidées creuses sans contenu historique, architectural ou artistique en général comme cela nous est arrivé plusieurs fois, la palme revenant à la visite du château de Sully (voir ici). A noter, l’ajout extérieur d’une chapelle en tuffeau blanc sculpté de style Renaissance et récemment restauré.

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Quelques rues et maisons de la ville.

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Après le repas, nous ne pouvions pas ne pas aller voir l’église gothique (XV-XVIe s.) Notre-Dame qui paraissait prometteuse et qui le fut effectivement, plus que nous ne l’imaginions. Parmi les choses les plus spectaculaires et atypiques, on note la monumentalité de la façade méridionale, son caractère très ouvragé, sa chaire à prêcher. La façade occidentale ne démérite pourtant pas totalement si l’on exclut l’entrée de « style classique né-antique » qui personnellement me déplaît (comme partout où on voit ce genre de choses). L’intérieur est également plaisant, avec une nef principale voûtée de bois peint et des collatéraux voûtés en pierres.

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Et grande nouveauté, les quatre photos suivantes sont de Madame Fromfrom.

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10 novembre 2013

Triangle de la Toussaint 2013 (2)

Avant de poursuivre le récit, il me faut satisfaire la curiosité géométrique de Madame Plume. Voilà donc le triangle en question, dessiné entre notre domicile, le point le plus à l’ouest où nous sommes allés et le port d’attache éduen. Plume sera déçue de constater que ce triangle n’a aucune propriété remarquable, il est assez quelconque, même si ses sommets sont beaucoup plus intéressants, eux.

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Depuis plusieurs mois, la duchesse mère devait se faire mettre une articulation neuve pour son second genou à la polyclinique de Quimper. Après Vitré et un passage rapide à notre hôtel, nous sommes arrivés sur place vers 18 heures. A l’accueil, on nous donne le numéro de sa chambre, sachant qu’elle « devait » être opérée depuis le matin. Nous nous rendons à l’endroit indiqué et à l’ouverture de la porte de la chambre en question, on ne voit qu’une personne qui ne semble pas être la mère de Fromfrom. On apprend vite qu’elle n’est pas encore revenue du bloc opératoire où elle n’était allée que sur le coup de midi. Et effectivement, au même instant, le personnel s’apprête à la ramener dans sa chambre. Nous la verrons, mais nous ne nous attarderons pas parce qu’elle était très fatiguée et parce qu’elle devait subir d’autres soins.

Le lendemain en début d’après-midi, nous avons la surprise de voir au chevet de la duchesse mère, le « jeune » frère de Fromfrom (depuis qu’il a coupé sa moustache « barbante », ça lui a donné un sacré coup de vieux) et la plus grande de mes nièces, qui du coup, donne de bons coups de main à sa grand-mère (elle n’habite pas loin, plus encore par rapport au centre de rééducation où la duchesse mère s’en rendue une semaine après l’hospitalisation). La morphine a eu cette fois des effets secondaires (ce n’était pas le cas à la précédente opération) en provoquant des vomissements. Depuis, cela va bien sûr aller de mieux en mieux et elle est donc à Concarneau depuis presque dix jours à l’instant où j’écris.

Auparavant, un petit repas sur le port de Douarnenez avec notre très chère Plume. Le restaurant où Plume voulait nous emmener était fermé, alors nous nous sommes rabattus sur un tout petit établissement, certes pas tout à fait gastronomique, mais là n’était pas l’essentiel… J’ai tenté ma première photo de paysage avec le nouvel appareil lilliputien de Fromfrom. Je me suis surpris à porter l’appareil à mon œil, oubliant l’espace d’une fraction de seconde qu’il n’y avait pas de visée réflex.

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Le soir, nous nous rendons dans notre « hôtel karagarien du bout du monde » où Plume nous rejoint bientôt. Le jardin est encore riche en couleurs et de nouvelles formes, parfois très exotiques, s’épanouissent. Karagar et Plume avaient confectionné le menu. Comme d’habitude, c’était très bon. Les amuse-bouches dont Plume s’est faite une spécialité unique. Le plus remarquable, c’est que Fromfrom a mangé et trouvé bonne l’excellente moussaka, elle qui n’aime pas les aubergines. Encore un truc que la marquise n’aime soi-disant pas et qu’elle finit par manger et par aimer. La forêt noire, très particulière, sans cerises et sans farine. Cela n’existe pas ? C’était tellement immangeable que tout le monde en a pris deux fois. On a même vu le coup où Vladimir ne pourrait même pas goûter aux restes.

Le lendemain, avant notre départ pour Nantes, Karagar nous emmène voir « sa » mer qui commençait tout juste à s’agiter un peu.

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17 novembre 2013

Triangle de la Toussaint 2013 (5)

Je sais depuis pas mal de temps déjà qu’un musée est consacré au sculpteur dans sa ville natale, mais cela m’avait longtemps laissé assez indifférent. Mais en visitant en 2008 le musée des beaux-arts de Dijon (voir ici), j’étais véritablement tombé sous le charme de ses œuvres exposées. Je parle donc de François Pompon et du musée communal de Saulieu qui n’est pas consacré uniquement au sculpteur.

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La cour du musée avec des sculptures mises en scènes dont ignorons l’auteur (on est sûrement bigleux).

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Stèles funéraires romaines.

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Sculptures médiévales en bois.

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Et d’autres plus récentes.

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Des sculptures contemporaines qui peuvent rappeler Pompon, au moins par le sujet.

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Une sculpture à la manière de Pompon de son ours blanc qui devient noir et anguleux ici.

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Et des œuvres de l’auteur (la plupart originales).

Le curé de Saulieu.

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Cosette (abominable contre-jour).

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Sainte Catherine.

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Et les œuvres animalières auxquelles on est davantage habitué.

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Dans la ville, le grand Taureau de bronze, œuvre posthume, installé depuis 1949, a été déménagé depuis quelques années.

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Et, depuis l’automne 2012, une nouveauté : une copie du célèbre ours blanc.

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30 septembre 2013

De champignons en châteaux

Samedi, je me suis levé de bonne heure (soit un petit peu plus tôt que d’habitude le week-end), car j’avais l’intention d’aller rechercher des champignons dans un endroit repéré il y a deux ans et où je savais qu’il y poussait des bolets (diverses espèces). Hélas, il n’y avait rien parmi cette famille de champignons et pas grand-chose dans l’ensemble. Il faut dire que la forêt est très fréquentée (trop fréquentée, générant pas mal de tassements des sols et de nombreux déchets) et que je n’étais pas le premier à battre le bois malgré l’heure précoce. Il faut dire aussi que des arbres ont été abattus, ce qui a un effet à double tranchant sur les quantités de champignons susceptibles d’y pousser. Je pense néanmoins que dans cette forêt, c’était encore un peu tôt ou bien qu’ils ne pousseront que peu cette année ?

J’ai pensé à Plume en trouvant Macrolepiota procera (Scop.:Fr.)Singer (Coulemelle, Lépiote élevée), mais ce qui m’a frappé, c’est l’endroit où je l’ai trouvé : en pleine forêt et plutôt sombre, ce qui est curieux. Du coup, devant cette bizarrerie, ce doute et ne voulant pas prendre de risque, je n’en ai pas ramassé et je n’ai donc pas goûté la recette plumesque. Mais objectivement, il n’y a pas de doute, c’était bien cette espèce.

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Il y avait aussi un jeune individu d’Amanita citrina (Sch.)S.F.Gray (Amanite citrine).

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Lycoperdon perlatum Pers.:Pers. (Vesce de loup perlée)

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Et autres bricoles indéterminées (jai eu du mal à prendre des photos correctes car il faisait particulièrement sombre).

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Sur le retour, je vois cette tour. Je n’ai trouvé aucune information précise, il semblerait qu’il s’agisse d’un ancien château d’eau (Arques, Pas-de-Calais).

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Pas très loin, le château (du moins ce qu’il en reste) de Philippe de Commynes. En fait, ce château de Renescure (Nord) est plus ancien puisqu’il a été construit initialement au XIIe s., puis reconstruit en 1436 par Colard II de la Clyte, bailli de Flandre et chevalier de la Toison d’or. Le fils de Colard II de la Clyte, Philippe de Commynes est né en 1447 et deviendra chambellan du duc de Bourgogne, Charles de Téméraire, avant de passer à l’ennemi Louis XI. La tour du château de Renescure a été restaurée au début des années 1970 et est devenue la mairie de la commune. Sur la porte monumentale existe toujours une niche ornée de l’écu de la famille de la Clyde porté par deux anges.

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22 septembre 2013

Grand concours du permier jour de l'automne

A) Qu’est-ce ?

Indice n° 1 : c’est rare.

Indice n° 2 : mon grand-père en aurait peut-être fait un arrêt cardiaque avant l’heure.

Indice n° 3 : photos prises hier.

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B) Où est-ce ?

Indice n° 1 : photo anté-cornuso-fromfromienne (pour la date).

Indice n° 2 : c’est atypique.

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C) Où est-ce ?

Indice : facile, la photo date de cet été.

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D) Quelle est cette espèce ?

Indice : a un lien avec A.

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E) Où est-ce ?

Indice : les photos datent du jour du « tombage » dans les pommes de Fromfrom précédent l’entrée dans la salle d’examen pour sa première inscription au concours écrit de professeur des écoles.

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F) En ce jour précis, à quel événement de type mondial se réfère cette image ?

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24 novembre 2013

Un château peut en cacher un autre

Lors des journées du patrimoine, nous avions découvert deux châteaux dans l’Artois, pas très loin d’ici. Encore plus près, car tous situés à moins de 25 km de la maison, voici ces trois édifices qui ne sont pas inintéressants, tous inscrits récemment (2005) à l’inventaire des monuments historiques. Ils sont pourtant bien peu mis en valeur du point de vue touristique, puisqu’on en parle assez peu localement et que l’accès n’y est, semble-t-il, pas libre. Dans le premier, nous avons profité de portes temporairement (et accidentellement ?) ouvertes pour en faire le tour, et pour les autres, nous avons fait comme nous avons pu. Voici quelques photos prises il y a quinze jours.

Le château de Cré*mi*nil (Estrée-Blanche) dont le début de la construction remonte à la première moitié du XVe s., même si on connaît lexistence de bâtiments antérieurs. Les cadrages photographiques sont trop serrés, mais il nétait pas possible de faire autrement. Par sa situation, la pierre, la forme générale, il y a bien un certain air de parenté avec le château d’Olhain.

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Le long de la même rivière, à moins de 700 m de là, le château de Lie*tt*res. Il a été initialement construit à la fin du XVe s. La partie qui donne sur la cour, que je n’ai pas vue, semble d’époque classique.

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On change de matériau de construction avec le manoir*ferme de la Bes*bre (Wi*tt*ern*esse). L’édifice actuel remonte aux XVIII-XIXe s.

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12 novembre 2013

Triangle de la Toussaint 2013 (4)

J’avais très envie de retourner voir l’église de Tournus – je veux dire l’abbatiale Saint-Philibert, celle d’un ancien monastère bénédictin – surtout depuis qu’Eduard avait parlé ici d’une mosaïque que je n’avais jamais vue jusque là. Et puis il s’agit là d’un édifice monumental majeur à une échelle qui dépasse la seule Bourgogne. Le temps était un peu brouillé, mais nous avons eu quand même quelques tranches de soleil.

Je pensais avoir déjà montré beaucoup de photos de cet édifice aux débuts de ce blog, mais il n’en n’est rien, je n’avais montré que peu de photos. J’aurais pu réutiliser d’anciennes photos dont certaines sont parfois meilleures, mais je ne souhaite montrer que celles de cette année.

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Le narthex.

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L’église proprement dite.

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Les fameuses mosaïques romanes du XIIe s. (tout ce qui est visible et en bon état de conservation se résume en quatre photos).

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La crypte (et son puits).

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La chapelle à l’étage du narthex

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Une vierge à l’enfant du XIIe s.

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Le chauffoir de l’abbaye contient quelques sculptures de l’église et de l’abbaye.

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Le cloître, n’est hélas plus complet et librement accessible au public en permanence.

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11 novembre 2013

Triangle de la Toussaint 2013 (3)

Nous voulions visiter la cathédrale de Nantes. J’en avais raté la visite voici dix ans lors de mon dernier passage dans le centre de cette ville estuaro-ligérienne. En effet, j’y étais pour le travail et mes collègues n’étaient pas beaucoup branchés pour aller la voir, alors même que nous avions mangé un des soirs à deux pas. A cette occasion, nous avions quand même pu faire le tour du château des ducs, mais uniquement de l’extérieur, ce qui représente un intérêt limité.

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes est très belle de mon point de vue. Pas tellement pour l’extérieur, bien que quelques détails de la façade soient assez beaux sous une lumière déclinante, mais surtout par l’intérieur. Les piliers sont à la base en roche éruptive (granite ?) sur quelques mètres, puis le tuffeau blanc prend le relais. Ces piliers s’élancent jusqu’à la voûte et culminent ici à 37,5 m, ce qui suggère un fort élancement vertical, une belle pureté sobre. Le triforium, inhabituellement décoré, apport lui une fantaisie qui tranche avec le reste. A voir également, le tombeau duc de Bretagne François II et de Marguerite de Foix, parents de la fameuse Anne de Bretagne. En revanche, pour des raisons que nous ignorons, nous navons pas pu avoir accès aux cryptes (il paraît quil y en a deux).

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Avant d’aller de trouver un endroit pour dîner, petit passage par le château des ducs de Bretagne.

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Et une tour anciennement célèbre pour le petit beurre Lu.

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7 septembre 2013

Brèves cornusiennes (10)

Un collègue s’est fait prendre par son chef en train de faire de la perruque. C’est même plus que de la perruque puisqu’il travaillait sur ses heures de boulot normales, en utilisant les « outils » du travail pour faire une autre activité rémunérée en tant qu’auto-entrepreneur dans le même secteur d’activité. Il s’est fait prendre car dans sa bêtise, il ne se cachait pas le moins du monde et parce que son chef constatait qu’il n’avançait pas sur les dossiers sur lesquels il était devait bosser. Personnellement, cela ne me plaît pas, surtout quand on connaît l’état d’esprit de l’individu qui consiste notamment à attendre systématiquement des autres sans jamais rien rendre en retour. Que l’on ne s’y trompe pas, je ne suis pas en train de dire que l’on ne peut pas du tout faire des choses personnelles ponctuelles, ce qui est d’ailleurs toléré par la direction. C’est une affaire de mesure. Mais de là à ne pas faire son boulot pour faire une autre activité intéressée et concurrente, il y a une limite. Il n’avait même pas conscience du problème.


Au début de l’été, j’ai été indirectement interpelé par l’Éco*lo*gue de la Mai*rie de Lil*le au sujet d’un problème de cartographie des milieux « naturels », sachant que sans avoir réalisé nous-mêmes la cartographie régionale des habitats, nous avions passablement participé à en définir certains « contours ». Ainsi, on s’affole à Lille parce la carte résultante, réalisée principalement par photo-interprétation, ne rend pas compte de la réalité de terrain. Nous savons très bien qu’il peut y avoir des erreurs et nous ne sommes pas spécialement surpris des différences qui sont inévitables, erreurs et différences que nous nous sommes acharnés à réduire autant que possible en fonction de nos moyens. Mais on s’affole à Lille, alors la Région me dépêche pour aller voir ce qu’il en est dans le détail. C’est vendredi matin que j’avais rendez-vous sur place. Je ne connaissais pas mon interlocuteur, sauf de l’avoir vu à la télévision. J’avais oublié une de ses particularités physiques, à savoir une fine tresse de barbe qui débute entre le menton et le cou et s’allonge, à la fois raide et flexueuse, sur plus de 35 cm de longueur. C’est complètement idiot, je devrais m’en moquer littéralement, d’autant que ce n’est pas spécialement laid (ce n’est pas beau non plus, que l’on ne s’y trompe pas), mais on a toujours l’impression qu’il va se la coincer quelque part, de sorte que je n’avais qu’une envie : lui la couper ! Enfin, là n’était pas la raison de ma visite. Je me suis rapidement rendu compte que les maux que l’on attribuait à la cartographie régionale n’étaient pas aussi nombreux que cela, ou alors concernaient d’autres cartes pour lesquelles nous n’avions aucune forme de responsabilité. Je pensais que nous irions nous rendre compte des problèmes sur le terrain, mais il n’en a rien été. Je me suis surtout rendu compte qu’à Lille, ils s’étaient fait balader par un bureau d’étude et qu’ils auraient été bien inspirés de nous demander assistance pour l’établissement de leur cahier des charges. Je ne vais pas dire que je me suis déplacé pour rien, mais je me rends compte que certaines personnes fonctionnent beaucoup trop en vase clos (par souci d’indépendance ou esprit électron libre de quelques personnes ?) et ne se renseignent pas autour d’eux pour blinder leur démarche sur les plans technique et scientifique. C’est pour le moins crétin de voir toujours les mêmes erreurs se reproduire un peu partout. Et ce d’autant plus que Lille n’est pas une sombre commune isolée, perdue au milieu de nulle part et ravitaillée par les corbeaux.


J’ai commencé à répondre à un appel d’offres pour un déplacement d’espèce protégée dans le cadre de travaux pour la réalisation d’un raccordement de route. Je connais un peu (voire pas mal) le contexte et j’ai pu constater, une fois de plus, que le cahier des charges a été fait pas un incompétent notoire. Rien n’était clair, pour ne pas dire que beaucoup de choses étaient obscures. Pourquoi l’imparfait ? Parce que j’ai mis mon grain de sel en posant toute une série de questions (l’équivalent d’une page A4) sur la plateforme internet. En général, on répond sous 48 heures maxi, mais là il a fallu 7 jours. Ben oui, entre autres multiples bévues, on avait carrément oublié de dire que le lieu d’intervention se faisait sur les sols parmi les plus pollués aux métaux lourds de la région (de France ?), ce qui nécessite de sacrées protections. Du coup, j’imagine que j’ai dû mettre un sacré bordel. Cela va peut-être me valoir de nouveaux « amis ».


J’ai retrouvé la Bentley de Fromulus. La preuve en image.

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4 novembre 2013

Retour de vacances en concours

Il y a là des choses assez faciles et d’autres un peu plus difficiles à trouver.

1) Dans quelle ville peut-on voir cet édifice ?

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2) Dans quelle ville Cornus a-t-il osé toucher ce curieux animal ?

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3) Dans quel édifice peut-on observer cette mosaïque ?

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4) Où se trouve Fromfrom ?

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5) Sur quel édifice peut-on observer une telle chose ?

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2 août 2013

Juillet estival 2013 (5)

Sans faire de grasse matinée (inconcevable de toute manière à mon niveau), nous mettons le cap vers Nîmes. Nous descendons la vallée de la Durance, ce qui me rappelle mes études marseillaises puisqu’en 1997, alors que j’étais déjà en stage sur la Loire, j’avais dû retourner une semaine en séminaire à la cité phocéenne. Lors de cette semaine, nous avions « visité » la Durance jusqu’au pied au barrage de Serre-Ponçon, tout en admirant les ouvrages hydro-électriques, les canaux et la faune aquatique. La flore, j’avais été le seul à m’en soucier (les hydrobiologistes sont en général de piètres observateurs de la flore).

En fin de matinée, nous sommes arrivés à Nîmes, sous un cagnard pas possible. Je ne pensais pas que nous mettrions autant de temps à trouver une place dans le parking souterrain, pourtant non complet et dans lequel j’ai bien cru que j’allais entrer en ébullition dans tous les sens du terme. Bref, nous avons enfin fini par trouver de la place (des places pour voiture qui conviendrait bien en largeur pour des motos).

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J’avais repéré, face aux arènes (mieux que cela, ce n’est pas possible), un restaurant qui m’avait séduit en lisant le guide. Nous serons récompensés puisque le déjeuner en terrasse s’avérera une très belle surprise pour un prix très compétitif (combien de fois avons-nous mangé de la grosse cavalerie pour le même prix ?).

Puis, sous un soleil de plomb, nous avons contourné les arènes et accédé à la maison carrée. Nous avons failli mourir de chaud.

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Puis ce fut une visite rapide à la cathédrale romane, qui vaut surtout pour les sculptures de la façade et sa nef, non pas pour sa beauté, mais pour sa fraîcheur relative.

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Retour aux arènes, avec un petit passage au bar avant la visite.

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Magnanimes, nous sommes enfin allés voir la tour Magne sans pour autant y monter.

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La visite de la cité nîmoise a été trop rapide à mon goût, mais nous n’en pouvions plus de cette chaleur étouffante. Et puis nous avions beaucoup mieux à faire : honorer une vieille promesse et mettre le cap sur la capitale de l’Hérault.

Nous sommes arrivés chez Lancelot et Tinours peu après 18 heures. Sans être fraîche, l’atmosphère était beaucoup plus respirable qu’à Nîmes. Nous avons été accueillis là-bas comme des princes. Après un petit rafraichissement bienvenu, nous avons fait le tour du propriétaire en intérieur et dans le jardin. Il y avait là un petit écrin qui convenait fort bien à notre genre de beauté. Et puis surtout, le fait d’être invité et de se sentir chez soi est un luxe qu’on ne peut pas se permettre partout. Car évidemment, c’est bien ce qui s’est passé : le lendemain, nous n’avions pas vraiment envie de partir avec nos papotages infinis. Vu avec le recul et sachant ce qui allait se passer le lendemain au mariage, nous serions bien restés au moins un jour de plus pour abuser de l’hospitalité lanceloto-tinoursienne.

Car il faut parler à présent du repas. D’abord de ravissants et rafraichissants amuse-bouches concoctés avec le plus grand soin (depuis, Fromfrom a déjà piqué l’idée de certains d’entre eux), arrosés d’un Viognier du cru ! D’abord, je m’y attendais, c’était une promesse de longue date. J’aurais été déçu si Viognier il n’y avait point eu. Alors là que dire ? Dire la vérité vraie ou être sur la ligne d’une mauvaise foi confirmée ? Voici le verdict (tremble Lancelot) : le vin était excellent et en accord avec ce que nous dégustions. Un vin qui n’a certes pas la richesse, la complexité des Condrieu (évidemment, à ce moment là, on est alors dans le haut de gamme et c’est logique quand le vin est réussi), mais ce Viognier, très heureusement porté sur le fruit et du reste assez caractéristique du cépage, dépasse largement les productions « ordinaires » de certains coteaux ardéchois que j’avais eu l’occasion de goûter jusque-là (des productions au demeurant honnêtes et pimpantes par leur nez floral, mais parfois trop brutes ou trop portées sur une minéralité mal assumée). En bref, j’aurais bien descendu en flamme le Viognier du chevalier juste pour rire et avoir raison, mais force est de reconnaître qu’en toute rigueur, je suis obligé de lui donner une bonne note.

Après ça, et ce fut l’entrée, qui en réalité aurait pu largement être le plat de résistance, mais on avait décidé de nous gâter. Une spécialité lancelotienne délicieuse et que nous tenterons de reproduire à l’occasion. Ce fut du Picpoul (c’est aussi un cépage, mais cette fois méconnu de ma part) qui nous fut servi. Un vin inhabituel, sur lequel je ne suis pas en mesure de formuler un avis circonstancié en dehors du fait qu’il se laissait boire sans souci.

On s’était encore affairé pas mal en cuisine et ce fut une des spécialités de Tinours qui nous fut véhiculée. Oui, il s’agissait du plat de résistance (on a compris qu’après coup pourquoi il ne fallait pas forcer sur le plat précédent). Je ne dirai pas de quoi il s’agissait, mais pour ce qui nous concerne, cela nous a rapidement fait oublier la dernière fois où nous en avions mangé. Là, c’était excellent.

Puis, ce fut le dessert maison et l’après dessert, avec dégustation de sorbets maison aromatisés, dont un à la lavande que j’ai bien aimé.

Nous n’avons pas senti le temps passer. Le lendemain, nous nous sommes levés alors que Tinours partait au boulot. Nous avons alors pris notre premier petit déjeuner dehors de l’année sur la terrasse : un luxe total. Et comme dit précédemment, nous nous sentions tellement en bonne compagnie que nous y serions encore. Merci beaucoup Lancelot et Tinours pour ces sympathiques soirée et matinée. Vous n’avez pas fini d’être emmerdés, car on retournera vous voir, c’est sûr. Mais bon, faudra quand même aussi d’abord venir voir la grisaille septentrionale et le froid par 30 °C.

5 septembre 2013

Août estival (5 et fin)

Le samedi, nous étions invités à manger un sanglier à la broche à l’occasion d’un anniversaire. Quand on nous prend par les sentiments, il n’est guère possible de refuser… Seule ombre au tableau pour cette grosse semaine de vacances aoûtiennes, mon père qui était malade, et avait conséquemment une humeur de chien. Du coup, on n’a pas pu couper les bûches pour les poêles (il n’aurait pas voulu que je m’en occupe seul).

Nous sommes donc rentrés le dimanche. En arrivant à la maison, nous avons eu du mal à atteindre la jardin car j’avais fermé une des portes à clé sans me souvenir où j’avais caché ladite clé (ramollissement cérébral en vue). Nous y sommes néanmoins arrivés. Nous attendaient notamment quelques tomates mûres et des fleurs comme celles-ci. Les glaïeuls du jardin ne sont pas très beaux cette année et ça m’énerve. Alors, je me suis détournés deux grâce à un bouquet du marché de dimanche.

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4 août 2013

Juillet estival 2013 (8)

Nous avons passé pas mal de temps à glandouiller pendant ces vacances où la chaleur était bien au rendez-vous. Au programme, siestes, pêches aux lignes (pluriel de pêche à la ligne), barbecues, baignades… Mais nous avons quand même voulu retourner sur un des hauts lieux majeurs que j’avais fait découvrir à Fromfrom lors de son premier séjour en Bourgogne en avril-mai 2006. Il y avait beaucoup de monde, ce qui gâche un peu cette impression que le site nous appartient lorsque l’on est pratiquement les seuls à déambuler dans la nef. J’en ai profité pour photographier un grand nombre de chapiteaux, ce qui n’était guère possible avec mes anciens appareils. Voici donc la colline éternelle de Vézelay et sa basilique Sainte-Marie-Madeleine qu’il est bien sûr inutile de présenter.

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Quand je pense que ma grand-tante, alors femme de gendarme, a côtoyé ici des artistes de premier plan qui créchaient là ou étaient de passage. Elle n’a jamais rien compris des rencontres qu’elle a pu y faire. Je pense que comme ma grand-mère paternelle, elle n’avait pas dû aller à l’école après ses douze ans et jusqu’à son décès en 2007 à l’âge de 97 ans, en dehors des journaux, elle ne lisait jamais de livres, contrairement à mes grands-mères pourtant à peine plus âgées. Elle n’était pas inculte pour autant, notamment vers la fin de sa vie, mais avant, pendant et après la guerre, elle et son mari n’avaient guère brillé par leur intelligence. La gendarmerie… Le qu’en dira-t-on… L’obéissance, qui était d’ailleurs imposée aux épouses, d’autant qu’à tout moment il pouvait y avoir une inspection dans le logement à la caserne. Ils avaient eux aussi participé à dénigrer ma grand-mère divorcée (quelle horreur !) et ses enfants restés avec elle. Ils ont hélas perdu leur fils unique dans un accident de la route alors qu’il n’avait pas vingt ans. C’est malheureux à dire, mais ce drame les a rendu moins cons. La société avait évolué et lui n’a pas fait de vieux os dans la gendarmerie (il est parti bien avant le temps de service normal, effondré, ce qui n’a d’ailleurs pas contribué à lui offrir une grosse retraite). Ils se sont fortement rapprochés de ma grand-mère, de son nouveau mari et de leurs enfants. Difficile pour moi d’imaginer que ces deux vieux charmants et d’une gentillesse extrême, avaient eu une autre vie avant.

Bon, j’en reviens au sujet principal. D’abord l’extérieur.

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Le narthex et ses différentes composantes.

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Et la nef et le chœur.

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Et les autres chapiteaux du vaisseau principal (si on a résisté jusque là, on ne succombera pas par overdose).

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Les lecteurs survivants goûteront un peu de l’eau des Fontaines salées (commune voisine de Saint-Père [-sous-Vézelay]). Ces fontaines ont été exploitées dès le Néolithique puis les Gallo-romains y avaient installé des thermes. Le site n’a été redécouvert que dans les années 1930. L’eau y est un peu salée et légèrement radioactive. Nous l’avons goûtée et nous avons brillé toute la nuit suivante. Le gardien du site a été très sympa. Il donnait pas mal d’explications aux gens, mais je pense que j’ai dû piquer sa curiosité quand je lui ai donné le nom d’une des plantes aquatiques qui poussait dans l’un des puits. Le plus émouvant dans l’histoire est que ces puits sont toujours busés par des tronçons de chênes évidés, intacts, qui datent de 2200 à 2300 ans av. J.-C.

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4 août 2013

Juillet estival 2013 (7)

Un matin, alors que je m’apprête à aller me laver en haut*, j’aperçois un individu le long de l’étang. Je ne suis pas surpris car je suis au courant qu’un naturaliste réalise une étude de la flore, entre autres, dans mon fief. Il a notamment pour objectif de reconduire les inventaires que j’avais réalisés et publiés il y a quinze ans (ben oui, déjà), notamment pour étudier les évolutions. Il travaille au Muséum d’histoire naturelle de la ville dont je connais bien le conservateur. Après la toilette, je suis allé à sa rencontre. Je m’attendais à rencontrer un jeune de 25 ou 30 ans maximum, mais je suis tombé sur un homme qui affichait bien une décennie de plus. A priori, c’est plutôt un piafologue. Après les présentations d’usage (il n’était nullement surpris de me voir puisqu’il savait que je serais dans le secteur), nous dérivons naturellement sur la flore. Pensant qu’il avait un niveau professionnel, j’évoque assez rapidement des sujets intéressants de mon point de vue, donc un peu complexes quand même. Mais il me dit que « les graminées et lui… ». En effet, je me rends compte qu’il ne connaît pas les plus communes (sachant qu’il y a quand même près de 50 espèces de cette famille sur le site !). En revanche, il me dit qu’il s’est mis aux Carex, ce qui est un effort louable, sauf qu’à mon avis, il n’a pas encore vu la moitié des espèces présentes. Bon, je trouve ça très bien d’avoir la chance et le temps de se former sur le sujet, sachant qu’il peut se permettre de repasser sur le terrain tous les quinze jours, ce qui est impossible dans un « vrai » cadre professionnel. Mes collègues n’ont malheureusement pas le loisir de se permettre de telles choses, mais il est vrai aussi que leurs compétences les autorisent à déterminer des espèces au stade plantule ou à l’état de squelette (les débutants en sont toujours décontenancés). Je me suis aussi rendu compte que mon botaniste en herbe ne cherchait pas forcément les plantes là où il fallait. C’est hélas assez symptomatique du pur floristicien qui ne carbure pas à l’écologie. Enfin, il s’y mettra.

(cliquer pour agrandir le panorama)

 

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*Je précise que le château éduen se compose de deux bâtiments. Initialement, il s’agissait d’un côté de l’habitation d’un charron et de l’autre d’une écurie surmontée d’un grenier à foin. Le premier bâtiment, je l’ai toujours connu comme maison d’habitation avec anciennement d’un côté la cuisine-séjour et la chambre de l’autre, séparée par une cloison. Actuellement, il n’y a plus qu’une seule pièce, mais il y a une cloison mobile qui permet aussi de séparer, le soir venu, ce qui devient notre chambre via un « BZ » de qualité. Cette maison avait été rénovée en premier par mes parents (il y avait eu de sacrés défauts d’entretien avant que mon père en devienne propriétaire). Le second bâtiment a longtemps servi de remise qui faute de moyens avait fini par être soumise à toutes les intempéries (toiture d’ardoises complètement mortes). A la fin des années 1970, mes parents ont voulu en faire quelque chose de plus sympa. On a mis une grosse quinzaine d’années à en faire quelque chose de correct (travaux auxquels j’ai pris part), en surélevant un peu l’étage et en l’aménageant en chambre(s) avec des vrais WC et une salle d’eau (auparavant, il n’y avait qu’une cabane au fond du jardin et l’évier de la cuisine). Mes parents couchent en haut. Ce n’est pas d’un grand confort, mais à la belle saison, c’est sympa. Et même en hiver, quand on a l’habitude du chauffage au bois, ce n’est pas si mal.

17 mars 2013

Anniversaires

Quelques fleurs, bien sûr.

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Avant midi, petit tour dans le jardin pour faire une évaluation avant la pose ultérieure de nouvelles bordures.

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Puis il était temps de nous rendre au château.

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Nous fûmes fort bien reçus, comme cela se fait dans les vraies grandes maisons. Nous n’y avons pas mangé des treuffes. La marquise était aux anges. De mon côté, j’ai été frappé d’émotion. Pas uniquement par l’excellence des mets, pas seulement par le soyeux des nectars, mais surtout par l’émerveillement de voir la marquise en proie à des bouffées de bonheur. Que peut-on voir, que peut-on vivre de plus ravissant ?

A la fin du repas, profitant d’une accalmie des chutes d’eaux météoriques, nous avons fait un petit tour dans le parc.

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Début mars, cela faisait sept ans que la marquise, toute chancelante, toute hésitante, m’avait fait part, à Laon, de son souhait de venir vivre avec moi, décidant de laisser derrière elle sa chère Bretagne. Elle abandonnait une situation stable pour une aventure qui n’avait rien d’évidente. Rien n’est jamais complètement satisfaisant à tous les étages, mais c’est une aventure finalement gagnante à bien des égards et que j’ai la chance de partager. Comment peut-on ne pas l’aimer ?

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10 décembre 2012

Presque rien sur pas grand chose (27)

Ce soir, en sortant du boulot, je fonce dans une grande surface de bricolage pour acheter une nouvelle vanne thermostatique pour un de nos radiateurs (c’est la septième qui nous lâche depuis que nous avons acheté la maison, mais elles sont aussi très vieilles). La caissière, alors qu’elle ne m’a pas encore rendu la monnaie dit « votre code postal ? », avec un ton mal poli. Je m’y attendais, j’avais entendu la question au client précédent. Et comme ce genre de question m’agace au plus haut point, surtout quand il s’agit de commerce et que l’on n’y met pas les formes, j’ai répondu poliment « je ne souhaite pas vous répondre ». Et ça, c’est parce que j’étais bien luné, parce que cela aurait mérité un « cela ne vous regarde pas » ou un « quelle remise vous me faites contre ce renseignement ? ». La caissière n’a pas insisté. Elle avait intérêt.


Comme j’avais eu l’occasion de le dire ici, j’avais perdu (pas pour tout le monde, assurément) mon alliance dans un hôtel quand nous étions allés au Louvre début mars. Bien sûr, elle ne m’a pas été restituée depuis. C’était un achat effectué en juin 2006 à Lorient, deux bons mois avant notre mariage civil. Il y a un peu plus de quinze jours, en prévision de Noël, lorsque nous sommes allés nous renseigner sur les modèles disponibles et les prix, je n’en suis pas revenu. C’est que depuis, le prix de l’or s’est envolé. Le prix « presque » abordable il y a six ans et demi atteint désormais des sommets. Cela peut paraître très mesquin de dire cela, mais je crois qu’à qualité équivalente, le prix a pour ainsi dire doublé. Cependant, sans que cela soit une nécessité vitale, je dois dire que mon alliance me manquait vraiment à certains moments. C’est idiot, mais c’était comme si je ne pouvais plus affirmer clairement mon union avec ma Fromfrom. Il faut bien que l’on sache que je n’ai pas cessé de l’aimer et que je ne peux pas m’en passer. Je ne sais pas si les autres sont sensibles à ça, mais depuis que je suis marié, il m’arrive d’y être attentif, notamment lorsque je vais en réunion avec des gens que je connais peu. C’est sans doute ridicule, mais je me sentais « nu ». Voilà que la chose est réparée. Il faut dire en plus que cela ne me déplaît pas, d’autant qu’il s’agit de ma seule « ornementation ».

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5 janvier 2013

Récit des vacances 2012-2013 (4 et fin)

Dimanche 30 décembre

Nous voulions visiter la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château, en particulier sa bibliothèque, sa crypte et ses célèbres « momies ». Hélas, tout était scandaleusement fermé. Nous n’étions pas les seuls à nous étonner de cette fermeture, d’autres visiteurs en étaient également agacés.

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Au dernier plan (pourtant nous en sommes loin), le sommet encore blanc du Pilat. Au fait, nous avons appris qu'une légende dit que le mot Pilat viendrait de Ponce Pilate, exilé à Vienne (non loin de là) se serait jeté au saut du Gier (cascade de la rivière pas très loin de la source et du sommet). On trouve aussi la trace de la mort de Ponce Pilate qui se serait jeté dans le Rhône. Et tout cas, on ne connaît pas la vraie origine du Pilat et le guide vert est un peu gonflé de parler de ça aussi facilement.

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Encore au dernier plan (à droite), le mont Mézenc (dire Mézin).

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Du coup, pour revenir, passage au barrage de Grangent sur la Loire. Il n’y avait pas beaucoup de débit, puisque les vannes principales ne « donnaient » pas.

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Il y a en aval quelque chose dencore « sauvage » de la Loire.

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Nous rentrons en passant par La Fouillouse, Saint-Bonnet-les-Oules et Saint-Héand, trois communes auxquelles nous nous étions intéressés en cours de géologie au collège. La géologie a été la première science naturelle à laquelle je me suis intéressée, certes de façon bien modeste. Je me souviens bien de la prof que j’avais à l’époque et j’ai découvert le jour des résultats du bac, que c’est elle qui avait corrigé les copies du bac (elle travaillait à Saint-Étienne et n’était venue enseigner que ponctuellement une année dans mon collège). Avec cette prof, nous avions fait une sortie en car dans ces coins là qu’elle devait bien connaître. Une bonne prof, assurément, apte à faire naître des vocations.

Coucher de soleil arboré à Saint-Bonnet-les-Oules.

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Lundi 31 décembre

Le matin, j’ai préparé la dinde du jour de l’an (ben oui, pourquoi la faire bêtement pour Noël) qui venait du paysan attitré et que j’ai farcie à ma façon et délicatement recousue bien comme il faut avant de l’emballer entièrement dans de la barde (comme ça, elle ne sèche pas du tout). L’après-midi, beau temps aidant, j’aurais voulu aller me balader quelque part, mais Fromfrom avait son dessert à préparer, mais également le plat de « résistance » du soir dont j’avais décidé comment il devait être (et j’ai obtenu pleinement satisfaction). Finalement, je me suis reposé.

Pas très longtemps avant minuit, le dessert fromfromien : mousse de mandarine sur croustillant dentellier chocolaté, avec sa chantilly maison siphonnée (comme nous).

 

Mardi 1er janvier

Nous avons passé le matin en préparatifs. Nous recevions mes oncle et tante (sœur de ma mère). Pas de problème. Et j’ai débouché pas mal de bouteilles, le point culminant ayant été un « petit » Corton. Nous avons joué aux cartes, comme le jour de Noël, mais j’ai eu moins de chance, sans pour autant démériter. C’est à peu près la seule période de l’année où je joue à la belotte. Ma mère a eu une chance insolente.

 

Mercredi 2 janvier

Nous sommes partis de RdG vers 9 heures et nous sommes rentrés à bon port vers 16h30 : comme une lettre à la poste.

30 juillet 2012

Vacances de juillet 2012 (2) : des grottes pour se mettre au chaud pour l'hiver

Durant le plus clair du temps de la première semaine, il n’y a pas eu que du mauvais temps. Alors, j’ai pu faire quelques balades locales. Le plus fort de café, c’est que j’ai découvert une nouvelle espèce sur un secteur de quelques dizaines d’hectares où je connais pourtant personnellement chaque brin d’herbe. En plus, il s’agit d’une banalité, paradoxalement à tendance calcicole : Trifolium medium L. (Trèfle moyen).

 

Lotus corniculatus L. (Lotier corniculé)

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Achillea millefolium L. (Achillée millefeuille)

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Genista tinctoria L. (Genêt des teinturiers)

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Trifolium medium L. (Trèfle moyen)

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Melampyrum pratense L. (Mélampyre des prés)

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Malva moschata L. (Mauve musquée)

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Sphagnum sp. (sphaigne)

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Dactylorhiza cf. maculata (L.) Soo (Orchis à feuilles tachetées)

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Prunella vulgaris L. (Brunelle commune)

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Puis profitant de l’occasion d’aller nous ravitailler en vin blanc du mâconnais septentrional, nous sommes allés visiter la grotte d’Azé pour nous réchauffer à 12 °C. Les grottes inférieures abritent une rivière souterraine, qui était restée inaccessible aux mammifères jusqu’au XXe siècle à cause du siphon devant l’entrée où s’écoule la résurgence (première photo - l'eau est trouble du fait d’une séchersse vieille de plus de 12 heures).

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La grotte supérieure a été au contraire fortement habitée par toutes sortes de mammifères et d’hommes d’espèces différentes depuis Homo erectus. On y a trouvé des centaines d’ours des cavernes (de diverses espèces) qui se sont entassés là au fil du temps.

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C’est déjà très intéressant, mais on a aussi trouvé un lion des cavernes, et ça c’est encore plus rare.

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6 juillet 2012

On n'est pas parti, mais ça ne va pas bien tarder

Ce soir, j’ai repiqué de toutes jeunes salades qui tétaient encore leur mère jusque là. Comme souvent avant un départ estival, j’ai coupé toutes les fleurs écloses ou qui étaient susceptibles d’éclore dans les jours qui viennent. Objectif : ne pas épuiser les plantes en notre absence et susciter la survenue de nouveaux boutons floraux pour notre retour. Digitales, Coreopsis, dahlias, Pelargonium, lys (pour eux, c’est foutu sauf les plus tardifs bien entendu), rosiers ont subi la loi du sécateur. Le rosier tige pleureur préparait pourtant une floraison plus que spectaculaire, mais il a fallu sévir.

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Et ‘Rose Gaujard’ s’est montrée plus à notre goût que je ne l’imaginais.

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Bonnes vacances pour ceux qui y sont déjà ou qui y seront prochainement.

21 novembre 2012

Pour faire suite à une note chez Calyste sur les iris

En France, en dehors des zones méditerranéennes et montagneuses, on reconnaît deux espèces d’iris assez différentes.

Iris pseudacorus L. (Iris faux-acore ou Iris des marais) est un iris à fleurs jaunes que l’on rencontre sur les berges de cours d’eau ou de plans d’eau ou encore dans des zones marécageuses. Il s’agit d’une espèce commune un peu partout. Néanmoins, quand on se promène à la bonne saison dans les stations où elle abonde (peuplements souvent assez denses car l’espèce est adepte de la multiplication végétative), je trouve que cela donne un cachet particulièrement flatteur au paysage.

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Iris foetidissima L. (Iris fétide) est une espèce forestière ou d’ourlets forestiers à tendance calcicole, de taille plus modeste que la précédente et aux fleurs pâles plus petites (les plantes fleurissent même assez peu). Les feuilles possèdent une odeur fétide expliquant son nom. Elle est absente sur les sols clairement acides.

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13 novembre 2012

Abbaye de Cîteaux

Durant cette semaine de vacances, nous n’avons pas énormément bougé, mais nous avons quand même pu nous rendre à l’abbaye de Cîteaux, la maison mère de l’ordre. Elle accueille de nouveau des moines depuis la fin du XIXe siècle. Ils sont actuellement une trentaine moines de l’ordre cistercien de la stricte observance (trappistes). Leur revenu principal est assuré par la vente du fromage de l’abbaye. Ils résident dans un vaste bâtiment du XVIIIe siècle. L’église, elle, est récente et ne vaut pas le détour. Reste quelques rares bâtiments qui ont échappés à la Révolution, dont la fameuse bibliothèque, avec en bas, la galerie qui constituait l’essentiel d’un des côtés de l’un des trois cloîtres de l’abbaye.

La visite fut assurée par un guide qui fut tout à fait à la hauteur de nos attentes. A force de visiter des abbayes cisterciennes, on connaît par cœur une partie non négligeable de ce qu’on nous raconte en général, mai là, nous n’avons pas trop eu cette impression. En revanche, comme ce qui nous avait été raconté à l’abbaye Saint-Maurice de Clohars-Carnoët, on nous a dit que le nom Cîteaux viendrait que le lieu aurait été humide et qu’il y avait des roseaux appelés « cistels » en terminologie latine. Et du coup, personnellement, je ne comprends pas. L’ancien nom de genre du roseau est Arundo et l’actuel nom du roseau commun est Phragmites australis (Cav.) Steudel. Le dictionnaire latin tourne aussi autour d’Arundo et de ses dérivés et Phragmites concernerait la racine du roseau. Et rien ne colle quand on essaye de voir à quoi correspondrait un dérivé de « cistel ». Alors les latinistes et autres érudits ont-ils une explication à cette blague ?

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Et cette dernière : qui saura me dire comment se nomme ce char à grandes roues devant lequel se trouve Fromfrom ?

 

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