Pérégrinations dans la région de Vézelay et d’Avallon (2/3)
Après la visite du château de Bazoches, direction le tombeau de Vauban dont l’intérêt est largement surfait et ne mérite pas, à notre avis de s’y attarder. Mais le vrai second objectif de l’après-midi consistait à aller voir l’église gothique de Saint-Père-sous-Vézelay, certes beaucoup moins connue que la voisine qui la domine en haut de la colline : la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay (voir ici). A maintes reprises, en se rendant à Vézelay, nous fûmes éblouis par la beauté de cette église alors que nous empruntions la rue étroite en baïonnette. Mais faute de temps, nous ne y arrêtâmes jamais. Mais en 2006, en compagnie de S., je m’entendis dire : « nous n’avons pas le temps de nous arrêter, mais nous reviendrons ». S. avait oublié jusqu’à l’existence de cette église. Il faut dire que j’ai eu un peu tendance à lui montrer pas mal de choses et avec sa propension légendaire à se repérer très aisément sur une carte (sic), elle manifeste certaines difficultés à localiser les lieux les uns par rapport aux autres. Bref, lorsque nous fûmes sur place, la mémoire lui revint. Je suis très accro du narthex.
Au moment de pénétrer à l’intérieur, une dame en sortit et déclara : « l’intérieur est beaucoup moins beau que l’extérieur ». A peine trois secondes plus tard S. et moi aurions voulu protester contre le verdict de la dame.
Après l’église de Saint-Père-sous-Vézelay, retout en arrière à Pierre-Perthuis pour y voir les deux ponts sur la Cure, une des plus intéressantes rivières issue du Morvan et affluent de l’Yonne. Le petit pont le plus ancien a presque une allure médiévale mais ne daterait que du XVIIIe siècle. Après avoir écouté chanter la rivière (l’eau ne manquait pas), mon œil fut attiré par un pêcheur de truite à l’utra-léger (ou à la mouche, je ne sais plus). Quelque chose ne collait pas : tout pêcheur sait que l’on ne traque pas la belle mouchetée aux abords des lieux aussi fréquentés. Quelques minutes plus tard, j’en eus le cœur net : le pêcheur semblait être un « jeune » retraité. Il s’en allait à l’heure où tout pêcheur raisonnable arrive pour tenter le coup du soir. Il était endimanché avec ces waders (bottes-pantalon de pêche) flambants neufs, avec un matériel dernier cri. Nul doute que ce pêcheur là n’aura rien pris, ni ce jour-là, ni les jours qui suivirent.
Enfin, un petit détour pour aller voir la fameuse pierre percée de Pierre-Perhuis (non prise en photo pour cause de mauvaise lumière) et découverte presque inattendue de Dianthus carthusianorum L. (Oeillet des Chartreux) et surtout de Scilla autumnalis L. (Scille d'automne). Malgré les caractéristiques climatiques de l’été 2007, rien d’anormal, cette dernière espèce se développe toujours à partir du mois d’août.
































































































































































































































































































































