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Cornus rex-populi
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18 avril 2010

Vacances plâtrières

Depuis l’an dernier, nous avions programmé de « refaire » deux de nos trois chambres. Mais avant cela, il nous fallait changer les fenêtres, qui étaient dans un piteux état. Celles-ci ont été changées début mars. Deux des fabricants que nous avions contacté nous avaient proposé de remplacer nos fenêtres de bois à deux battants par des meurtrières à un battant (parce qu’il fallait de la place pour loger le volet en dessous sans reprendre le caisson de l’ancien volet, non isolé. Nous avons finalement opté pour le fabricant qui nous proposait de reprendre les anciens caissons de volet, en les isolant de l’intérieur et qui nous montait de vraies fenêtres. Mais lors du montage, les ouvriers ont constaté qu’aucun isolant ne pouvait être disposé dans le caisson car le volet roulant occupait tout le volume disponible. C’est alors que le roi Cornus a fait marcher son pois chiche qui lui sert de cervelle. Il avait déjà imaginé une forme d’isolation des chambres. Le même isolant pouvait très bien être utilisé pour l’isolation entre le caisson et la chambre puisque la position du battant de la fenêtre le permettait.

Après le week-end de Pâques, nous avons donc mis en œuvre ce que j’avais imaginé. Mais ce fut un véritable calvaire, comme le décrit Fromfrom dans sa note d’aujourd’hui (eh oui !).

En plus de l’isolation et de la décoration de notre chambre et de la chambre d’amis, nous avons renforcé l’isolation au niveau de la cage d’escaliers (en plus d’avoir étanché la tabatière de toit, ce qui fut assez périlleux), de mon bureau (fausse fenêtre et toit lumineux en polycarbonates), décapage de terrasse, réparation de lit et autres « menus » travaux.

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Voici notre chambre avant les travaux (je précise que cette photo a été prise alors que les anciens propriétaires l’occupaient encore). A part les objets et accessoires pas du tout de notre goût, cette chambre n’était pas forcément moche. Hélas, débarrassée de ses meubles, une petite partie de la misère est apparue : papier peint totalement cloqué (comme dans toutes les pièces, à des degrés divers), extrêmement mal posé et ne passant jamais derrière les armoires ou autres meubles imposants. Je n’avais donc jamais photographiée notre chambre.

Voici donc maintenant notre chambre après les travaux décrits (avec papier peint intissé et toile de verre peinte). On remarquera le relatif dépouillement, mais il manque quand même des rideaux.

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La chambre d’amis, jaune pétant avant travaux. C’est Lancelot qui m’avait poussé à la prendre en photo. Cela paraît beaucoup mieux en photo que cela n’était en réalité.

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Et voici à quoi nous arrivons après travaux : toile de verre peinte en « ciel de parme » et nouveau plafond. Cela change radicalement. Nous avons exhumé des emplacements de lampes que nous avons dotés de deux appliques. Le radiateur jaune reste là comme vestige (comme dans notre chambre, je n’ai pas voulu repeindre, car c’est particulièrement pénible et parce qu’il faut une peinture spéciale).

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Pour plus de détails, voir chez Fromfrom.

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15 mars 2010

L'âge de la Loire

Pour cause de lundi aujourd’hui, nous avions ouvert les premières hostilités vendredi soir. Mais hier matin, il y eut ceci.

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Pour commencer, Madame Sept-hampes.

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Puis Madame Marguerite et ses copines.

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Au Pliocène la Loire, a changé plusieurs fois son cours aux environs d’Orléans, se jetant dans la Seine (à moins que cela ne soit l’inverse), avant de rejoindre son cours actuel au Pliocène supérieur (Voir Loire_Plioc_ne). Grâce aux datations au Carbone 14, il a été possible de retracer l’âge du cours actuel du fleuve avec une grande précision. Bien sûr, rien n’aurait été possible sans la découverte d’un fossile qui avait dérivé le long des côtes armoricaines actuelles. Cette vue indique la direction suivie : A420005. La belle n’est pas mal conservée pour ses 1,8 millions d’années : A420006.

29 janvier 2010

Hercule Poirot vous révèle tout

Moi, Hercule Poirot, je vous ai réuni ce soir pour tout vous révéler, et ce grâce à ma vieille complice Miss Marple.

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Pour rappel, on s’interrogeait sur la véritable identité de Piergil. Certain, fort imprudemment, avait imaginé ici que Piergil n’était autre que KarregWenn. Quelle erreur en effet. Car, grâce à notre paparazzi de Balaf-gala, nous avons pu obtenir une photo en exclusivité mondiale. On y voit KarregWenn qui s’était déguisée en Hercule Poirot (certainement pour me tourner en ridicule) en compagnie de Karagar, lui-même grimé en Capitaine Hastings. Eh bien, moi, l’immense Hercule Poirot, je puis vous affirmer ce soir et de façon définitive que Piergil n’est autre que Karagar. Bien sûr, on me rétorquera que Karagar n’aurait pas commis une erreur de style aussi grossière dans le découpage de la maquette. Mais justement, le sournois Karagar avait pensé à ça pour détourner les soupçons et tenter d’assassiner une nouvelle fois Hercule Poirot avec la complicité bienveillante de KarregWenn. Mais les voici définitivement démasqués. Et si vous n’avez rien compris, ne vous inquiétez pas, c’est normal, vous n’avez pas l’intelligence supérieure d’Hercule Poirot.

Messieurs Calyste et Lancelot sont-ils satisfaits ?

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10 janvier 2010

Chronique des vacances de fin d'année (5 et fin)

Jeudi 31 décembre

Décision avait été prise d’aller voir le musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal, et surtout les fouilles, que nous n’avions pu voir il y a deux ans. Parce que le jeudi, c’est gratuit, c’est cette date que nous avions retenue. Nous sommes arrivés sur place à 14 heures quand on nous a annoncé à l’accueil que le musée fermait trente minutes plus tard et que les extérieurs étaient déjà inaccessibles. Nous avons donc poussé mes parents au pas de charge parmi les fabuleuses mosaïques, toujours non photographiables. D’ailleurs, à ce titre, c’est du vrai n’importe quoi, parce que je ne vois pas en quoi ça pose problème. Même si on avait l’idée saugrenue d’utiliser un flash, cela n’abîmerait rien. Peut-être veulent-ils se garder l’exclusivité des photos qu’ils vendent à l’accueil ? Seulement, là aussi, on n’y trouve que quelques minables cartes postales car les seules photos valables proposées à la vente ne concernent que des mosaïques d’autres sites.

Comme nous ne savions pas où aller, nous avons repris le volant et en longeant le fabuleux vignoble des Côtes du Rhône septentrionales surplombant la rive droite du Rhône aux confins des départements de la Loire, du Rhône et de l’Ardèche, nous avons fait une halte à Condrieu pour acheter une bouteille de Condrieu pour le repas du soir, en accompagnement d’un ris de veau, lui aussi exceptionnel. J’avais déjà bu une fois un tel vin blanc issu de cet extraordinaire cépage Viognier, mais dans une autre appellation voisine. Dommage que cela soit si cher. Je précise que d’autres vins français sont faits à partir de ce même cépage, dans le Midi de la France, mais on est très très loin d’arriver à ce que l’on peut avoir ici.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers ce que l’on peut considérer comme un de nos lieux de pèlerinage : le sommet du Pilat, avec l’incontournable Jasserie qui n’a été reliée au réseau électrique qu’au printemps 2009. Mais sans neige ou presque, et ça c’est rare à cette période de l’année.

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En revenant dans la ville, quelques jeux avec l’éclairage urbain, automobiliste et lunaire.

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Vendredi 1er janvier

Nous avons bien passés le cap de la nouvelle année.

Le lendemain, nous avions improvisé un repas chez mes autres oncle et tante près de Valence. Nous avions préparé un cuissot de chevreuil qui marinait déjà depuis deux jours, ainsi que des productions locales (bon jésus que mon père avait cuit et rosette). Fromfrom et moi nous sommes chargés de faire les finitions d’une partie du repas. Le plus âgé de mes cousins, qui était là lui aussi avec sa compagne, m’a encore impressionné par sa voracité, notamment carnassière (je ne suis pourtant pas un nain de ce côté là, mais lui me surclasse allègrement). Il m’incombait également la responsabilité du choix et de la préparation des vins. Parmi les plus fameux, un Latricières-Chambertin, grand cru de Gevrey-Chambertin de 1995. Extraordinaire avec le fromage bien entendu, même si ma mémoire conserve une préférence pour le Charmes-Chambertin, de la même année, du même propriétaire et également dégusté au même endroit quelques années plus tôt. A coup sûr, un des meilleurs vins rouge de Bourgogne, c’est-à-dire du monde (il faut que cela soit dit et entendu une bonne fois pour toutes !). Inutile de dire que c’est un vrai cadeau que ma tante nous a fait (dont je suis sans doute le premier bénéficiaire) puisque j’ai pu goûter à l’ensemble de ses bouteilles qu’elle avait achetées il y a plus de douze ans.

Samedi 2 janvier

Après un repas qui bien que plus sobre, ne déméritait pas par rapport aux précédents, nous sommes allés nous balader dans les monts du Lyonnais. A altitude équivalente, on y voyait davantage des restes de neige qu’au Pilat. Mais on a vu que sur les sommets de ce dernier où nous étions deux jours plus tôt, il avait neigé la nuit.

Dimanche 3 janvier

Retour sans encombres dans nos terres septentrionales.

20 août 2009

Artifices

Cette année, point de feux d’artifices en terres éduennes puisque le 14 juillet, nous étions dans les contrées de Cornouaille dans le duché occidental. Qui plus est, il paraissait difficile de faire mieux que l’an dernier tant le feu tiré sur le lac était réussi.

Le 13 juillet, pour cause de bras en compote, nous avions réussi, sans s’être levé à la pique du jour, à consulter le médecin de la cité des peintres, à nous rendre aux urgences de K’, à dujarrieriser S., à faire les courses pour le barbecue d’E. (ce dernier, petit frère de S., d’un an mon cadet, était en congés mais ne sait pas comment est fait un supermarché ni comment on s’y prend pour faire cuire un œuf – je vous assure que je n’exagère pas) et nous avions tout fini pour 12h30. Qui a dit que les urgences étaient prises d’assaut ? Nos nombreuses expériences prouvent le contraire (bon, je blague, nous avons eu de la chance dans nos malheurs, enfin surtout ceux de S.).

L’après-midi, comme E. avait décidé que lors du barbecue du soir, la conversation (ès mécanique et tractoresque) de ses amis ne nous intéresserait pas, nous sommes partis en balade en compagnie de la duchesse mère.

En effet, il me fallait aller voir l’église de Locmaria à K qu’on avait négligé de m’emmener voir parce qu’on était persuadé me l’avoir montré depuis longtemps.

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Après ça, comme c’est juste à côté, visite obligée dans les magasins d’usine des faïences de K pour lesquelles nous avons un intérêt plus que certain. Nous n’avons cependant rien acheté. Ceci dit, avec l’arrivée hier de la duchesse mère dans nos possessions flamandes, notre collection sans être très fournie, s’est néanmoins délicieusement enrichie.

Revenons au 13 juillet. Finalement, même si je la connais assez peu et qu’elle se pare trop d’habits touristiques, je trouve quand même un sacré charme à la ville de Concarneau. Nous y sommes donc allés, notamment pour y dîner. J’ai quasiment décidé du restaurant et en tout cas de son emplacement qui devait être à une distance respectable des différents stands musicaux. Hélas, nous avions à peine commencé de manger que nous fûmes rattrapés par une abondante troupe de musiciens de rue et qui nous a joué une musique de carnaval brésilien. Rien à dire s’ils n’avaient fait que passer, mais ils sont restés plantés là pendant près d’une demi-heure : décidément trop fort et épouvantablement répétitif. Lorsqu’ils se sont tus (sans doute tous morts d’épuisement), nous avons enfin pu déguster nos gambas grillés.

A la nuit presque tombante, le feu d’artifice s’annonçait, mais pour cause de dujarrierisation, nous avons préféré fuir vers l’est. Nous nous sommes donc retrouvés à la célèbre Pointe de Trévignon où le feu n’était annoncé que le lendemain. De là, nous pûmes observer, de loin, le feu concarnois et d’autres artifices côtiers dont plusieurs sur les Glénan (je précise qu’en réalité, il faisait beaucoup plus noir que ce que les photos semblent montrer).

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22 décembre 2009

Dactylorhize de Noël

Curieusement, depuis que je suis passé au numérique, je n’ai que peu fait de photos de conifères. Pas de sapin de Noël, mais en lieu et place une orchidée du genre Dactylorhiza dont je renonce à donner un nom d’espèce, tant ce genre est capricieux à déterminer.

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Joyeuses fêtes à toutes et à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures extraordinaires.

6 septembre 2009

Amiens la nuit

Hier, le but n’était pas d’aller voir ça. Encore que...

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Nous étions pressés de dîner dans l’un des restaurants les plus proches. Le repas a été une agréable surprise, tant au niveau de la qualité des plats que de celle du service. Depuis notre mariage, je n’avais pas vu un serveur aussi attentif et efficace. Combien de fois a-t-il monté et descendu les escaliers en colimaçon pour venir servir les clients de la salle du bas ? Une centaine de fois ? Savoir qu’il fait ça tous les jours et deux fois par jour… S. n’ose imaginer.

A 21h30, nous sommes allés nous mettre en place, muni du trépied (impensable autrement) pour voir ça, tout en passant par dessus les têtes de la foule.

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Ou même ça.

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Mais plus encore, le but de notre voyage.

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J’aurais voulu que ça dure toute la nuit. Malheureusement, cela dure moins d’une heure, ce qui mine de rien, est insuffisant pour tout détailler et prendre des photos.

Puis nous sommes rentrés dans notre petite chambre d’hôtel, comme des grands.

22 août 2009

Pluie joyeuse

Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet… En fait, pour cause de dujarrierisation, une infirmière fut mise à la disposition de S. (la semaine suivante, c’est moi qui fit avantageusement office d’infirmière). Après la phase d’entretien de S. et le repas, une visite à dame K pouvait s’envisager. Vers le milieu de l’après-midi, nous nous sommes donc retrouvés à Dz où nous pûmes cueillir dame K au passage qui nous emmena à la Pointe du Millier que nous avions négligée un certain 26 décembre. Notre guide ayant des dons de voyante bien connus, elle nous annonça avec une précision minutée le temps qu’il allait faire durant l’après-midi : vent et grosse pluie. Toutefois, ne craignant rien, nous débarquâmes bientôt sur place et nous entamâmes aussitôt une petite promenade, pensant bien entendu défier, repousser les nuages et la pluie. Hélas, arrivés aux environs du bâtiment que l’on peut observer sur la première photo, une perfide petite pluie aux gouttes acérées vint se venger de notre outrecuidance.

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Nous dûmes rebrousser chemin et partir, en riant, se sécher jusque dans le donjon karregwennien devant un salutaire café. La châtelaine nous fit aussi découvrir à ce moment là, en grand format, ses extraordinaires photos ouessantines et le premier épisode du Mystère d’Oxymoor qui nous plongea dans des éclats de rire soupçonneux. Après avoir séché nos frimousses (et le reste), le soleil revenu, direction la crêperie préférée de dame K, hélas pleine à craquer. Nous descendons donc dans un petit resto sur le port où nous fut servi une délicieuse marmite de poissons de fruit de mer. Dame K a quand même le chic de nous emmener dans les bons endroits. Merci.

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8 décembre 2009

Illuminations du 8 décembre

Calystee évoquait il y a peu les illuminations lyonnaises, ce qui n’a été pas sans m’émouvoir. Jusqu’à l’âge de 19 ans, j’habitais à 35 km de Lyon. Tous les 8 décembre, il était d’usage de disposer des bougies (lumignons) sur les rebords de fenêtres ou sur les balcons. Les bougies se vendaient à cette occasion dans les commerces, type chauffe-plat, mais d’un modèle spécifique un peu plus gros, souvent crénelé. On les mettait dans des verres de cuisine ou dans des verres colorés spécifiques. Tous les voisins faisaient de même. Ma mère continue de perpétuer cette tradition. Ces illuminations se veulent être un hommage à la Vierge qui aurait protégé la ville de Lyon lors d’une épidémie de la peste au Moyen-Âge. Bien entendu, je n’ai jamais vécu ça comme une manifestation religieuse, mais cela avait un vrai caractère festif. Il nous arrivait d’aller nous promener dans notre petite ville car tous les commerçants faisaient des efforts particuliers dans leurs vitrines qui s’animaient de diverses façons, et pourtant il n’y avait rien à vendre, du moins à cette occasion. Calystee dit que la tradition des lumignons se perd, ce qui est dommage. Je ne suis jamais allé à Lyon le 8 décembre, mais j’ai l’impression que c’est devenu une façon de vendre la ville à nombre de visiteurs, ce qui me semble bien éloigné des préoccupations initiales, puisque la fête populaire et relativement bon marché c’est transformée en une profusion de moyens spectaculaires et donc coûteux. Même le nom a changé, on parle désormais de « fête des lumières » au lieu d’« illuminations ». Certes, ça doit être beau et spectaculaire, mais où est la modestie et le désintéressement de l’intention initiale ?

Alors ce soir, j’ai voulu fêter mon 8 décembre. Ici brûle une partie de notre trésor de guerre.

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10 novembre 2008

De deux choses Lune

Ce soir, nous sommes de sortie. Rien d’exceptionnel, mais pour surveiller mes très nombreux lecteurs, je vous mets cette lune :

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Cette photo a été prise au petit matin nocturne le jour du changement d’heure (hiver). J’avoue ne pas être mécontent du cliché même s’il y a un énorme défaut : reflet du croissant que je n’ai pas été en mesure d’éviter.

12 décembre 2008

Illuminations givrées

Certain(e)s pourront à loisir dire que je suis givré, ce qui est sans doute vrai…

Ce matin, je voulais photographier l’hôtel de ville illuminé de B. (évidemment, il faut imaginer le scintillement).

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Plus tard, j’en ai profité pour tirer le portrait givré de quelques presque cadavres botaniques. C’était la première journée de la saison où il n’a pas cessé de geler.

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10 mai 2009

Côté salon, côté jardin

Après les travaux, voici ce que ça donne dans l’ensemble salon et salle à manger.

La première photo du salon donne l’impression de petitesse. Et pourtant, la hauteur sous plafond dépasse les 3 m. Le salon est de couleur « abricotier », c’est-à-dire inchangée par rapport aux travaux de septembre. La cheminée n’a pas été modifiée. En revanche, le lustre avait déjà bien vécu et réclamait un remplaçant, choisi par S.

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Côté salle à manger, le blanc des murs laisse la place à un blanc écru. Cela ne frappe pas aux yeux, tout comme certains revêtements muraux qui ont été revisités par nos soins. Le lustre, lui aussi a été changé. Et bien sûr, le clou du spectacle : les rideaux, complètement différents de l’intérieur par rapport à l’extérieur. Ils font l’admiration de toute la ville !

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Côté jardin cette fois. Le potager produit salades et radis, hélas en trop petites quantités, mais je ne vous raconte pas…

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Deux vues d’ensemble : ça commence à ressembler à un jardin.

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Atchoum, lui continue de nous enchanter.

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Les jardinières aussi, même si nous attendons beaucoup mieux de leur part.

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L’Ancolie des Alpes prend de l’ampleur.

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14 janvier 2009

Pointe de Penharn

Lors de la soirée capiste noëlienne, nous fûmes par notre simple venue surprise, un événement en soi. Inutile de dire que nous fûmes plus qu’enchantés de cette invitation, même si une des convives eut du mal en se remettre de la mise en scène. Nous fûmes accueillis tels des rois. Le rituel des cadeaux autour de l’arbre de Noël caducifolié qui manqua à plusieurs reprises de perdre ses boules par la faute des derniers arrivants. Nous aurons l’occasion plus tard de reparler de ce que le père Noël nous avait apporté. Outre les qualités innombrables de l’ensemble des participants à la soirée, je retiendrai leurs qualités cuisinières (il n’y avait guère que nous qui n’avaient pas apporté notre contribution). L’entrée non lamellibranche m’était inconnue et fut une heureuse surprise (samoussas). La viande, un canard à l’orange fut sans doute une réponse à un message subliminal : j’en avais terriblement envie ; la présentation des oranges sous forme de sauce fut une agréable réussite. Quant aux légumes, ils furent tout simplement d’une incroyable et exceptionnelle saveur. Enfin, la bûche vint couronner le tout avec une garniture inédite avec entre autres, des oranges confites maison (ça aussi, ça me préoccupe).

Le lendemain, après d’interminables discussions qui firent mine de passer en cinq minutes, un programme de visite paysager et patrimonial avait été imaginé. La matinée était déjà bien avancée lorsque nous eûmes le loisir d’aller découvrir le motif de cette note. Dans un premier temps, le vent qui ne devait guère dépasser 2 °C n’eut curieusement aucune prise sur moi, mais au retour des rochers, alors que notre guide essayait de prendre le large, la marche forcée pour tenter de le rattraper eut pour conséquence de me trouer les oreilles…

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2 janvier 2009

Bonne année 2009

Nous voilà rentrés de notre périple britto-ligérien, deux jours plus tôt que prévu au départ. Avant de conter quelques-uns des épisodes les plus marquants du voyage et de ses étapes, je souhaite saluer tous les lecteurs qui s’attardent sur ces pages. Je suis toujours assez maladroit pour le faire, mais je tiens aussi, avec une émotion encore contenue par certaines pudeurs difficilement dépassables, à souhaiter à mes amis, à nos amis, une excellente année 2009, et en tout cas la meilleure possible, avec plein de petits moments magiques ou inattendus.

En attendant, voici quelques lumières nocturnes automobiles et citadines : quand le laid, le polluant devient presque sympa grâce au temps de pose de l’appareil photo.

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18 mars 2009

Rare floraison

Hier, un collègue me donne un coup de fil. Il a à me montrer une plante (cultivée à des fins conservatoires) qui appartient à un genre dont je n’ai jamais vu aucune espèce dans la nature ou dans un jardin. Il faut dire que toutes les espèces sont globalement très rares en France. Ces plantes, de taille modeste et précoces en saison sont, qui plus est, assez capricieuses et peuvent passer inaperçue en s’abstenant de fleurir pendant plusieurs années. Voilà ce que cela donne en photo (un seul individu en fleur).

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Qui a une idée sur l’identité de cette chose ? Celles et ceux qui ne trouveront pas auront un gage !

Et puis, en rentrant, le soleil m’a salué entre deux tours.

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14 février 2009

Énigme du samedi matin

Avant-hier, en recherchant des photos prises dans le cadre du travail, je suis tombé sur une macrophotographie de cette plante. Elle est très commune dans le Finistère (beaucoup moins dans d'autres régions), même si elle a tendance à régresser. On la trouve dans des zones humides ou suintantes, dans des milieux oligotrophes de tourbières, des zones paratourbeuses, des dépressions dunaires, voire au niveau de certaines falaises. Mais quelle est cette plante ?

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3 février 2009

De clocher en fleurs

Ce soir en rentrant de B., Maître Cornus, ne reculant devant aucun sacrifice, a voulu photographier, dans le froid du grand Nord, le clocher illuminé de notre bonne ville d’H. (la flèche, rappelons-le, a été reconstruite à la fin du XXe siècle).

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En rentrant dans son palais fleuri, Maître Cornus a été accueilli par sa princesse et par ça (des amaryllis blancs, rappelons-le, il n’y en a plus en Belgique) [la photo a été prise de jour ce week-end].

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1 février 2009

Vieux chêne sous la neige

Juste une photo d’un chêne de Saint-Georges sous la neige. Bien sûr, il ne s’agit pas de n’importe quel chêne, même si je ne lui ai pas donné de nom, mais je le connais de façon presque intime. Dans ces branches rustiques et tourmentées naît une force toute puissante. Il semblerait que j’ai réussi à capter une infime partie de cette force et je sais la restituer quand il le faut.

Demain, on nous annonce de la neige. Elle a d’ailleurs commencé à tomber faiblement ce soir.

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25 août 2008

Mission extrême occidentale

La veille, Maître Karagar m’avait confié une mission de la plus haute importance et c’est avec application que je décidai de l’accomplir à peine débarqué sur l’île. Le récit de ce périple extrême occidental sera conté plus tard, mais il me plaît de montrer ceci en avant-première :

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Ou ceci ?

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Je n’avais pas de longues vues, ni carte ni boussole, alors comme les conditions atmosphériques n’étaient pas non plus optimales, je fus dans le doute. La première photo prise ne me satisfaisait pas car mon œil cornusien, après grossissement voyait ceci :

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Il y avait donc une erreur quelque part, il s’agissait d’une « simple » balise. L’autre œil cornusien (oui, quel scoop, j’ai deux yeux), qui ne manque pas de ressource, tout bien pesé a pu voir ceci :

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Voilà, la mission Ar Maen était enfin accomplie. Le résultat n’est sans doute pas à hauteur de celle que l’on aurait pu espérer, mais ce n’est pas sans émotion que je m’en suis acquittée.

20 janvier 2009

De ciels en clochers

De la fenêtre de la cuisine de la maison de mes parents, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ce ciel en photo, malgré la pollution visuelle conférée par ces poteaux et fils électriques et téléphoniques.

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L’essentiel de mon enfance s’est déroulée sous le regard de ces deux clochers visibles depuis la fenêtre nord de la maison (grossissements forts ici). Deux villages qui ont pas mal grossi ces 30 dernières années. Le second, est celui de la commune de naissance de ma mère, même si elle habitait à l’écart, dans la campagne profonde.

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10 janvier 2009

Saint-Corentin et le triomphe du soleil

La veille de Noël, du fait d’un beau soleil enfin retrouvé, j’exige d’aller voir Saint-Corentin, complètement à nu depuis peu. Je découvre les portails pour la première fois. Mais bien sûr, nous ne nous contenterons pas de ça.

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Au retour, une nouvelle exigence s’impose à moi : aller voir un coucher de soleil sur la mer. La Pointe de Trévignon est retenue. Devant le soleil subsiste quand même les Glénan dont le narcisse me fait un nouvel appel.

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Un dernier petit hommage final à l’église de Nizon et à son calvaire (je précise qu’il faisait beaucoup plus noir que ce que les photos, prises au trépied avec une forte sensibilité et de longues poses, laissent croire).

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8 janvier 2009

Pointes nord-occidentales

Après les couleurs éclatantes du jubé de la note précédente, voici des photos aux couleurs beaucoup moins chatoyantes.

Après avoir laissé la presqu’île de Plougastel sur notre gauche, avec la promesse d’y faire une incursion spéciale à une meilleure saison, nous abordons Brest. Pas grand chose à en dire. Je n’y étais pas encore allé et il faut bien dire que S. n’avait pas trop insisté pour que nous nous y rendions rapidement. Il faut dire que la météo rendait sans doute plus grise encore cette cité d’aspect austère. La grisaille ne nous quittera pas, alors même que nous apprendrons plus tard que le Finistère sud que nous avions quitté peu avant, avait décidé de se parer d’un beau soleil. Passage en coup de vent donc à Brest près du château et au sein de quelques rues que S. aimait à arpenter du temps de ses années estudiantines et d’aumônerie.

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Nous mettons le cap sur la Pointe Saint-Mathieu. Là-bas, contrairement à Brest, la grisaille ne nuit pas trop au paysage et à la découverte, elle serait même peut-être un atout en donnant un mystère supplémentaire à cette église en ruine. Oui, j’ai beaucoup aimé, ce n’est rien de le dire. En voyant cela, je réitère mon indignation au sujet de la chapelle de Trébalay : quelle connerie d’être aller lui remettre un toit sur la tête.

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Dans le café-hôtel-restaurant tout proche, nous avalons une boisson chaude. Nous constatons avec stupeur qu’aucune carte postale du cru n’est exposée, puis nous rigolons des photos du coin, dont certaines ont surtout un intérêt quoique banal, pour leurs cadres. Nous filons enfin à la Pointe de Corsen. Rien d’exceptionnel si ce n’est qu’elle est la plus occidentale des terres continentales et marque la limite entre la Manche et l’Atlantique. Il s’agirait donc également la limite nord-orientale de la Mer d’Iroise.

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6 janvier 2009

Saint-Fiacre du Faouët, le retour

J’étais déjà allé voir, avec la plus charmante des compagnies, la chapelle Saint-Fiacre qui m’avait fort impressionnée en ce beau mois de juin 2006. La première photo est celle prise en décembre. La deuxième est la même image éclaircie et avec les couleurs renforcées. La troisième a été prise, avec un angle un peu différent, en juin 2006.

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Malgré une météo peu favorable, nous y allons, et chance incroyable, nous trouvons la porte ouverte. Je peux donc à loisir, selon les instructions de S., photographier au trépied, cet incroyable jubé.

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14 décembre 2008

Tiny

En visionnant mes photos, je suis tombé là dessus. Je me suis dit que cela ne serait pas complètement moche de montrer le chien (Madame Tiny) de mes parents en train de faire des conneries. Un croisé fox-terrier à la réputation peu commode. On demande souvent à mon père : « il est méchant ? ». Il n’en est rien. Pour leur ancien chien, on ne leur demandait jamais et pourtant, il avait une taille trois fois supérieure. Les toutous, aussi sympas soient-ils ne sont jamais inoffensifs, surtout avec les jeunes enfants. Les gens ont trop tendance à l’oublier. Combien de drames pourraient être ainsi évités.

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20 juin 2008

Propriétaires !

Ce soir, nous avons mis un point final à la procédure d’acquisition de notre nouveau logis : joyeuse « cérémonie » de signatures chez le notaire et remise des clés. Nous sommes désormais propriétaires, état dont nous ignorions tout jusqu’à présent et que nous avions encore du mal à concevoir il y a encore quelques mois. Notre approche en vue de l’achat a été globalement assez pragmatique eu égard à nos possibilités financières. Durant toute la démarche, nous n’avons pas voulu nous enthousiasmer trop vite afin d’éviter les éventuelles déconvenues ultérieures. Mais ce soir, c’est avec beaucoup de lucidité que nous voyons les choses. Nous attendons le week-end pour le fêter dignement. En attendant, voici une photo de le la première fleur de la seconde floraison de l’orchidée de mars 2007. Nul doute qu’elle saura se plaire dans la nouvelle maison.

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Cornus rex-populi
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