Vacances de juillet 2012 (6) : mémoire de crue et traversée du désert
A Vaison-la-Romaine, nous commençons la visite par la cathédrale. Une petite cathédrale romane. Miraculeusement, nous avons eu accès libre au cloître alors que nous pensions que l’entrée était payante.


















Comme nous n’avons pas énormément de temps, nous n’avons pas choisi de visiter les vestiges gallo-romains. Néanmoins, je pensais que nous pourrions librement voir le théâtre antique. Eh bien non, ce dernier est bouclé derrière des clôtures infranchissables et on ne peut le voir qu’en payant sa contribution. Une nouvelle fois, je trouve cela parfaitement scandaleux. Ici, on est aussi con qu’à Vienne ou à Orange au contraire de Lyon ou d’Autun. Et que l’on n’aille pas me dire que c’est parce que l’on y donne des spectacles, cet argument n’étant absolument pas recevable. Je ne parle pas des équipements des spectacles en question qui à Vienne comme ici enlaidit considérablement le paysage architectural.





Nous nous rendons ensuite près du fameux pont romain sur l’Ouvèze dont j’avais appris l’existence sur les écrans de télévision en septembre 1992 lors de l’inondation meurtrière. Moi qui à l’époque entamait des études sur les corridors fluviaux et alors qu’à notre programme, nous avions des cours en hydrologie et en hydraulique fluviales, j’avais été profondément marqué par l’événement ainsi que par l’incompétence meurtrière des élus (et secondairement de fonctionnaires de l’État) qui avaient autorisé des constructions en zone inondable à forts risques. Ils s’étaient défendus en disant qu’ils ne savaient pas, et qu’ « on n’avait jamais vu ça », ce qui est évidemment faux. Et bien sûr, ils n’ont pas été inquiétés. Et depuis, les conneries continuent ailleurs en France même si çà et là, des progrès ont été faits. Il n’en reste pas moins que lorsque l’on se trouve sur ce pont, on reste très impressionné par le niveau qu’à atteint la crue en question. On a du mal à y croire et à la limite, on peut comprendre l’inconséquence des élus de l’époque.




Nous grimpons ensuite sur la ville haute.





Nous partons ensuite en direction de Die. Nous avons en effet reçu une commande de Clairette de la coopérative. Mais avant cela, nous avons transité dans des endroits où le bon Dieu n’était jamais passé. Nous avons même cru un instant que nous ne pourrions pas manger à midi tellement les campagnes étaient désertes sur la petite route de montagne que nous avions prise sur plusieurs dizaines de kilomètres. Nous n’avons d’ailleurs croisé personne.



Nous avons quand même atterri au bien nommé village de Saint-Nazaire-du-Désert et où nous avons pu casser la croûte. Un curieux campanile sur l’église.


En aval, la rivière n’est pas moche et attire les vacanciers.




