Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Cornus rex-populi
Publicité
Archives
3 septembre 2018

Discrétion (1/2)

Une note en deux épisodes écrite depuis un moment mais que je nai jamais publiée.

Bien qu’il puisse m’arriver d’avoir des moments où je m’exprime avec véhémence et sonorité, je n’ai jamais été quelqu’un de singulièrement expansif. On peut analyser de manière un peu plus détaillée le phénomène, sans toutefois remonter trop loin dans le passé.

Il y a quelques années à peine, une ancienne collègue de Fromfrom m’avait qualifié d’introverti. Je dois dire que je ne m’en étais pas offusqué pour plusieurs raisons.

D’abord, le qualificatif m’avait fait rire, au moins intérieurement, vu que finalement elle me connaissait bien peu et n’avait aucune idée précise de mon vécu antérieur (et même actuel). Elle prétendait m’avoir « évalué » alors que je m’étais pour ainsi dire livré qu’avec une grande parcimonie. J’imagine que je voyais plus clair en elle (je n’en avais rien dit et il ne me serait pas venu à l’idée de le faire, même si on me l’avait demandé) que ce qu’elle imaginait détecter en moi.

Ensuite, il n’en reste pas moins que pense qu’une partie de moi-même est ainsi faite. Une forme de timidité naturelle séjourne toujours en moi et je ne sais pas toujours quoi dire en général aux personnes que je ne connais pas ou peu. Avec ces personnes, je n’engage pas spontanément des conversations au hasard. Dans les « interstices » des réunions publiques auxquelles je participe, je ne vais pas discuter facilement avec des personnes que je ne connais pas ou peu. Il m’arrive encore de participer à des réunions dans lesquelles je connais peu de monde (cela devient rare, c’est vrai). Ceci étant dit, avec les personnes que je connais, je discute bien volontiers. Je vais régulièrement contre ma nature car bien souvent, je préfèrerais m’abstenir d’aller dans certaines réunions, notamment celles où il y a beaucoup d’élus ou des représentants d’institutions diverses. Je ne parle même pas des grandes messes faites de palabres inutiles que je tente d’esquiver du mieux que je peux. De quoi passer pour un vieil ours…

Cependant, je ne me sens pas fondamentalement introverti si on regarde les faits : j’arrive à travailler normalement (voire bien plus que normalement) avec tout le monde tant à l’interne qu’à l’externe et je n’ai jamais eu de retour négatif à ce sujet. Le poste que j’occupe et le précédent ne font pas partie de ceux que l’on confie à des personnes inaptes à communiquer ou réputées introverties. Je me considère comme plutôt « sociable » et même bavard. On m’a reproché plus d’une fois d’être bavard dans le sens où je tourne très souvent autour du pot, je ne vais pas tout de suite à l’essentiel. J’avoue que c’est clairement un défaut, mais qu’en cas de nécessité, il m’arrive d’être beaucoup plus laconique (je n’aime pas trop l’être).

Dans une conversation, quand les sujets ne m’intéressent pas où pour lesquels je n’ai aucune compétence, je ne dis rien ou presque. Je laisse les gens s’exprimer à leur guise. Sauf à être dans la provocation gratuite ou pour mettre un piquant humoristique, je n’ai alors pas à m’exprimer. Mais ceci n’est nullement de l’introversion, c’est évident.

Si on me prête parfois un caractère que je n’ai pas, cela ne me dérange pas outre mesure (sauf quand cela me porte préjudice). Je m’en amuse même quelque peu, car quand on ne parle pas, on peut d’autant plus observer, ce qui est parfois riche d’enseignements. Et parfois, en contexte hostile, il vaut mieux ne pas trop parler et ne pas dire ce que l’on pense (ce qui m’arrive souvent ces dernières années et c’est la seule stratégie à adopter, car hélas professionnellement, je ne m’exprime pas en mon nom propre). D’ailleurs, même quand je ne m’exprime pas, on me prête des intentions…

En définitive, je cultive aussi parfois une certaine forme de mutisme, ce qui m’évite de me découvrir trop facilement et qui me permet d’être plus difficile à cerner vis-à-vis de certains de mes interlocuteurs (toujours en contexte au moins potentiellement hostile).

Publicité
2 avril 2018

Brèves cornusiennes du lundi 2 avril 2018

Mon père aurait dû être opéré du genou (pose de prothèse) mercredi dernier. Tout était OK, l’intervention allait démarrer, mais peu avant le chirurgien a refusé d’intervenir car mon père possédait de légères éraflures sur le tibia car quelques jours plus tôt, le chien l’avait griffé de manière superficielle et malgré la désinfection immédiate, cela n’avait pas suffi. Et le chirurgien n’a pas voulu prendre de risque et il a eu raison.

Je précise que le chien n’est pas enragé ni qu’il est croisé avec un chat, c’est juste que mon père soigne des plaies liées à une forme de cancer aux mamelles et qui ne guérissent plus malgré deux interventions chirurgicales l’été dernier. Dommage, parce que la chienne sous médicaments, se porte plutôt bien, mais peu probable que cela dure des mois maintenant.

Pour mon père, c’est con, c’est reporté pour mi-mai et surtout parce qu’il avait tout préparé avec sa sœur et tout le monde, car ma mère n’est plus en mesure de conduire (et pour faire les courses… elle a eu 83 ans dimanche dernier). Il sera immobilisé un bon mois : une semaine d’hôpital et trois semaines d’établissement de convalescence spéciale.


Demain, après un petit « discours » pour faire plaisir à ma présidente devant des professionnels régionaux du tourisme qui vont se réunir dans notre auditorium (ils devraient être plus de 150), je pars avec des collègues pour Besançon où vont se tenir les deuxièmes rencontres de nos structures homologues (pas loin de 200 personnes attendues en tout). Donc absent jusqu’à vendredi soir.

3 novembre 2017

Excalibur

Je n’en avais rien dit, mais cela fera bientôt deux semaines que nous sommes au domaine du Dragon terrassé. Pour faire quoi ? A part pour prendre de nouvelles vacances, pour vidanger l’étang, comme nous l’avions fait il y a six ans : voir ici et . Cette année, pour stocker provisoirement le poisson, nous avions opté pour des piscines gonflables. Nous avions tout bien organisé. A l’ouverture de la vanne (appelée pelle – voir ici), tout se passe bien, la vidange commence… Mais le mardi midi, quand je désire ouvrir davantage la pelle pour augmenter le débit d’évacuation tout dégénère : plus moyen d’ouvrir plus. On utilise un cric : rien n’y fait, la vidange continue à débit réduit. Le lendemain, décision est prise de louer une pompe (la plus grosse du magasin et qui débite théoriquement 138 m3/h que nous n’aurons que le lendemain). Effectivement, la pompe accélère un peu la baisse du niveau dans l’étang, mais de manière insuffisante, même en faisant tourner la pompe tard dans la soirée et tôt le matin. Nous décidons de décaler la pêche du samedi au mercredi suivant (jour de la Toussaint). Même en bon Shadok, je n’espérais pas assécher l’étang avec la pompe, mais quand le niveau serait suffisamment bas, j’espérais pouvoir décoincer la pelle avec une barre à mine, muni de mes waders (bottes qui montent jusqu’à la poitrine). Mais le niveau ne descendait pas suffisamment vite. Quitte à tout casser, décision est prise d’essayer de soulever la tige de la pelle à l’aide de la fourche-godet d’un gros tracteur. Résultat : une chaine de liaison cassée et la pelle toujours gelée comme l’épée Excalibur. Le même soir, le voisin-ami, qui travaille dans une entreprise de travaux publics, a la possibilité d’apporter un tractopelle pour essayer de décoincer la chose : nous faisons l’hypothèse que le mur s’est partiellement effondré devant la pelle et que des pierres la coincent. Il gratte devant (en plongeant allègrement le bras de l’engin dans l’eau), tire dessus : aucun résultat, Excalibur résiste toujours. Le lendemain, le voisin retourne à son affaire dès 6 h 30. Avec mon père, nous allons acheter dans un magasin agricole dès 8 heures une manille de plusieurs tonnes de résistance pour adapter une nouvelle chaine sur l’anneau de la pelle. Au retour, nouvelles tentatives en soulevant à la pelle mécanique par à-coups. Rien ne va bien. Nous pensons que nous ne pourrons pas faire l’économie de lourdes réparations, donc il faut tirer quitte à endommager le système de vidange. Nous pensons à une nouvelle option quand comme par miracle, Excalibur s’arrache partiellement sous le godet du tractopelle. Nous ouvrons à fond, mais nous n’osons pas refermer, de peur de tout coincer à nouveau. La vidange va donc très vite, trop vite. Dans le milieu de l’après-midi, décision est prise de pêcher le lendemain (le dimanche), quitte à ce que ce que nous le fassions l’après-midi. Nous pêchons normalement le matin, mais là je ne contrôle rien du débit. Une nuit blanche. Je m’aperçois qu’il n’y a plus d’eau à 3 heures du matin. J’essaye de maintenir un semblant d’eau. J’avais annoncé aux voisins-amis une pêche l’après-midi, mais nous devons procéder aux manœuvres vers 8 heures. Moi, j’ai paniqué toute la nuit (et les jours précédents). Le stress me permet de te tenir toute la journée. Les « carpistes » (gestionnaires d’un étang de pêche commerciale à la carpe) de nouveau avertis, arrivent vers 9 heures pour récupérer les carpes dont nous ne voulons plus. Il n’y a plus les quelques grosses carpes que nous avions en 2011 (celles de 18-20-22 kg) : je pense qu’elles sont mortes de vieillesse, car elles auraient eu exactement 34 ans, ce qui est déjà un âge canonique. Ils récupèrent néanmoins une trentaine de pièces de 8 à 14 kg, hélas sans grande valeur commerciale. De l’autre côté, récupération des brochets (5 gros seulement), des gardons et rotengles (et hybrides des deux) et quelques tanches. Élimination des perches-soleils et des perches communes. Nous étions en effectifs assez réduits pour la pêche car de décommandes en reports et avec cette pêche finalement réalisée en urgence, certains n’ont pas pu venir, notamment mon cousin de la Loire et sa compagne. Toutefois, vers 14 h 30, tout est terminé : nouvelle pelle colmatée (à l’argile), poissons remis dans l’eau. Mais pourquoi donc Excalibur ne voulait pas s’arracher ? Parce qu’un des trois boulons de liaison pelle-tige s’était curieusement débloqué (du fait de la corrosion de l’acier) et coinçait Excalibur (et comme mon père avait remis de plus gros boulons de haute qualité il y a six ans, la chose était particulièrement solide). Bref, beaucoup d’énervements, beaucoup de panique/stress. J’ai pu dormir normalement la nuit suivante, mais en gagnant des courbatures… Le jour de la Toussaint, nous avons organisé un repas pour remercier les pêcheurs et autres aides. Et c’était mon anniversaire…

6 juin 2017

Trois charades pour la Pentecôte : les réponses !

Comme Calyste n’a pas trouvé, que personne d’autre ne s’est risqué à tenter une réponse et que la Pentecôte est bel est bien passée avec le retour de la pluie cette nuit, voici les réponses. Fromfrom, la traîtresse, s’est permise de me dire qu’il était impossible de trouver les réponses à mes charades, ce à quoi je réponds que c’est un peu Paris-l’Hôpital qui se moque de La Charité-sur-Loire. Car ses propres charades (à portes ou à tiroirs) sont bien plus difficiles que ce qu’elle veut bien nous faire croire. Je veux bien cependant confesser que mon esprit a parfois été tordu, y compris pour le choix des photos pour pas que Karagar soit avantagé. Mais le prince hyperatlantique n’a pas voulu s’y risquer ou ne dort plus depuis ! J

Premier endroit

Mon premier est rempli d’érythrocytes. => = hématies = globules rouges : SANG

Mon second est un faux iris riverain. => Iris faux-acore = Iris des marais, symbole du LYS royal

Mon tout permet d’y voir cette expression bourguignonne qui n’a pas échappée à Fromfrom. => photo au niveau du lavabo de la cathédrale de SENLIS.

 

Deuxième endroit

Mon premier n’est pas que cultivé. => CHAMP

Mon deuxième est une maison bretonne. => TY

Mon troisième est la dernière syllabe d’une possession lamartinienne. => Milly (-Lamartine) : LLY

Mon tout permet d’y voir ceci, autrement dis un paradis fromfromien. => photo d’une des chaumières du hameau du parc du château de CHANTILLY, qui aurait servi de modèle au hameau de la reine du parc du château de Versailles.

 

Troisième endroit

Mon premier n’est pas moche. => BEAU

Mon second est la dernière syllabe du contraire d’une hêtraie. => Le « contraire » du hêtre, c’est l’avoir, donc d’une hêtraie, une « avais » : VAIS.

Mon tout permet d’y voir cette Annonciation qui n’a pas échappée à Fromfrom. => Photo d’un détail d’un des vitraux de la cathédrale de BEAUVAIS.

25 mars 2017

Erreur bientôt corrigée

Voici une note que j’avais écrite en janvier, mais que je n’avais pas publiée. L’énervement étant passé, je la publie quand même, moyennant quelques ajustements.

Début 2015 est arrivée au boulot une nouvelle personne (pour remplacer la précédente partie dans le Gard) dont la fonction était double : « gestionnaire du personnel » (chargée d’établir les bulletins de paie et tout ce qui gravite autour de ça) et aide comptable (instruction des factures émises ou reçues…). La personne qui assurait précédemment ces fonctions était rigoureuse et efficace et s’était rapidement formée sur ce qu’elle ne connaissait pas. Il s’est vite avéré que l’actuelle était molle, indolente et surtout d’une rigueur peu orthodoxe sur le volet comptabilité, raison pour laquelle elle avait été envoyée en formation. Nous avions noté peu d’améliorations en comptabilité, un certain je-m’en-foutisme face aux récriminations du chef comptable, mais aussi de plus en plus de plaintes de la part des salariés à propos de leur compteurs de jours fériés ou de RTT. Deux jours avant Noël, elle avait demandé à la directrice financière une augmentation, alors que le chef comptable notait de plus en en plus d’irrégularités, des retards dans le travail, des pauses qui s’éternisaient, du travail laissé en plan. Elle se plaignait du chef comptable, disant qu’il la fliquait, mais n’avait jamais tenté de s’en expliquer avec lui. Nous savions que les deux ne s’appréciaient pas, que la rigueur du chef comptable s’accommodait mal de la « poésie » de la dame. Elle l’a fait passer pour un psychorigide. Soyons honnête, il l’est, mais c’est aussi consubstantiel à sa fonction et à sa personnalité, et en réalité indispensable pour son boulot, très complémentaire avec la directrice financière. Et en définitive, c’est un champion dans son travail et on peut comprendre qu’il puisse en avoir marre de découvrir des erreurs et autres errements. Quand ma directrice financière m’avait dit ça, j’en avais été ahuri : comment peut-on réclamer une augmentation de salaire substantielle alors qu’on ne fait pas son travail correctement ? Autrement dit : « payez-moi davantage pour que je fasse mon travail correctement et que je ne fasse plus d’erreurs ». Pour moi, il était inacceptable de renverser à ce point la situation et c’était surtout injuste vis-à-vis de l’ensemble des autres salariés, auxquels on peut demander beaucoup par ailleurs et qui ne sont pas forcément merveilleusement bien payés. Comme il était évident qu’elle s’en irait tôt ou tard, nous nous sommes faits à l’idée d’une rupture conventionnelle de contrat d’ici fin mars (nous y sommes), pour au moins assurer un minimum de choses pour organiser les relais en comptabilité et pour la paie. Le travail sera à terme assuré par des salariés actuels en temps partiel. On verra bien, mais c’est aussi de bon augure par rapport à la baisse annoncée de notre budget.

Et puis un vendredi, alors que la salariée en question n’était pas là (pur hasard), ma directrice financière a mis son nez dans les compteurs de congés et de RTT et s’est aperçue de nombreuses erreurs. Elle a commencé par moi : un report d’heures de RTT 2015-2016 qui passe de 45 à 54, des salariés à temps partiel qui ont droit à plus de congés que ceux à temps plein, des 108 qui se transforment en 180, sans que cela inquiète la salariée le moins du monde. Du coup, on s’est lancé dans une vérification systématique tant il y a des erreurs. Notre commissaire aux comptes va faire des sauts au plafond. Les salariés risquaient de faire la gueule quand ils allaient découvrir les erreurs en leur défaveur, mais on les a rapidement avertis. On a eu très peur, mais les dégâts sont heureusement limités. Globalement, on a finalement constaté autant d’erreurs dans un sens que dans un autre, sauf pour les femmes de ménage qu’elle a systématiquement défavorisé, sans doute parce qu’elle ne les apprécie pas (ça, c’est vraiment scandaleux). On ne va pas la regretter, celle-là. Et pour notre pomme, erreur manifeste d’embauche, même s’il est parfois difficile de se rendre compte de ces choses là en entretien.

Conclusion : on ne la remplace pas, on redéploye son boulot sur trois postes existants dont on augmente le temps de travail de temps partiel (50 à 80 % pour l’une et de 90 à 100 % pour les deux autres), avec à la clé une augmentation de la productivité et une petite économie. Si on avait été large financièrement, on aurait peut-être procédé autrement, mais là, c’est compliqué avec les baisses de subventions (injustes la plupart du temps) que nous subissons.

Karagar va pouvoir redire que c’est affreux, que je n’ai à mes côtés qu’un ramassis de nuls ou je ne sais quoi encore. Bon, il faut dire que je ne parle que des personnes ou des choses qui posent problème et pas de tout ce qui se passe bien et il est vrai avec la cinquantaine de personnes qui composent les effectifs, il y a des tas de gens qui présentent des aspects très positifs. Et dans la tempête dans laquelle nous sommes, je trouve qu’on s’en sort bien. On vient d’embaucher deux botanistes en CDD pour le reste de l’année (dont une ex stagiaire et ex service civique chez nous). Ce n’est pas le Pérou, les perspectives sont très incertaines, mais pour un débutant, il me semble que c’est pas mal.

Publicité
23 mars 2017

Musée Magritte à Bruxelles (5)

Le Retour. 1940. Une œuvre ou issue d’une série d’œuvres très connue(s) je pense (enfin je parle pour moi au moins). Dommage, ça brille encore un peu.

 

Les Compagnons de la peur. 1942.

 

L’Île au trésor. 1942.

 

La Cinquième Saison. 1943.

 

L’Incendie. 1943. Les feuilles deviennent des arbres.

 

Les Mille et une Nuits. 1946. Un tableau qui me rapelle ceux dautres auteurs...

7 novembre 2016

Brèves cornusiennes (64)

Une collègue (la responsable de l’antenne de Rouen) est en arrêt maladie depuis le 14 octobre jusqu’au 20 novembre. Il y a lieu de penser que l’arrêt ira plus loin que ça car elle est en dépression. Elle a eu tendance à nous (la « vraie » direction) mettre un peu tout sur le dos. On ne lui ferait pas confiance, on ne serait pas conscient de son travail, j’en passe et des meilleurs. Force est de constater qu’elle n’a pas complètement tort, mais elle a tout fait pour en arriver là. Elle a de gros problèmes et ressemble énormément à la « fausse » directrice « scientifique » dont j’ai déjà parlé ici à maintes reprises, que j’ai réussi, elle, à neutraliser en grande partie. Le problème de la collègue normande, c’est qu’elle est responsable d’une équipe et des relations avec les partenaires scientifiques et financiers, et le tout à trois heures et demi de route. Je ne détaille pas, mais je suis sacrément emmerdé car je crains qu’il n’y ait pas de vraie solution.


La bêtise et la médiocrité règnent largement parmi les élus en charge de la biodiversité à la Région de la France d’en Haut. Je pensais que les choses allaient s’améliorer avec la découverte des dossiers, mais il n’en est rien pour l’instant. Le souci, c’est que lorsqu’à défaut d’être un élu éclairé, on n’a pas la lumière à tous les étages, on prend le risque d’éteindre la lumière à tous les acteurs de la biodiversité en ne les finançant plus. Il est question de réduire de près de 60 % les financements dans notre domaine d’ici la fin du mandat ! Nous, nous serons encore financés, mais combien allons nous perdre ?


Fromfrom est partie hier soir en Bretagne dans les Côtes-d’Armor, notamment avec ses élèves. Au programme notamment : Paimpol, Saint-Malo, l’Île-de-Bréhat.

17 novembre 2016

Harcèlement ?

(bronchite + angine(s) => antibiotiques + corticoïdes à urticaire géant persistant + arrêt des deuxièmes antibiotiques + encore beaucoup plus de corticoïdes + antihistaminiques => continuation masquée de l’angine => troisièmes antibiotiques + encore des corticoïdes) × (paracétamol OU aspirine OU ibuprofène / mal au dos concomitant en suivant) => reprise de travail compliquée + céphalées sporadiques => (paracétamol OU ibuprofène) + pas envie de retourner chez le médecin pour la énième fois => laisser trainer les céphalées sporadiques + conneries s’amplifiant au boulot => céphalées plus intenses s’accompagnant de légers vertiges => retour chez le médecin diagnostiquant de nouveau de la surtension malgré le traitement en place => traitement complémentaire => franchement, j’en ai marre.

Bon, l’impact de la fatigue générée, je n’y crois pas des masses, celui des corticoïdes a été évoqué par le médecin, tout comme celui des conneries au travail.

La collègue qui termine sa sixième semaine d’arrêt pour cause de dépression « à cause de sa direction » dit à son médecin qu’on la maltraite, raconte à qui veut l’entendre combien nous sommes détestables, qu’on lui en veut et je ne sais quelles âneries scandaleuses. Elle nous met sur le dos ses problèmes familiaux et tout. On ne peut pas lui parler sérieusement sans que cela dégénère. De plus, en son absence, on s’aperçoit de l’étendue des problèmes qu’elle occasionne et ses manquements. Du coup, les raisons pour lesquelles nous nous sommes mis en rogne contre elle n’étaient que la partie émergée de l’iceberg, ce qui énerve encore plus. Je me suis convaincu que si à son retour (si elle revient), elle ne change pas radicalement d’attitude et de manière de travailler, je ne vois pas comment nous pourrions la penser loyale et lui faire confiance. Je précise que son attitude n’est pas inadéquate qu’avec la direction, mais avec l’ensemble des personnes avec lesquelles elle travaille, en dehors des copinages avec ses collègues de Rouen auxquels elle a su monter un écran de fumée.

Comme cela ne suffisait pas, hier j’ai dû recadrer sérieusement, l’autre directrice qui repartait dans des délires. Elle m’a écrit que mes avertissements (factuels, neutres mais certes incisifs) s’apparentaient à du « harcèlement » (c’est elle qui a mis des guillemets) et que je la démoralisais. Bien sûr, je n’ai rien cédé et une réunion urgente a été faite dans la foulée où j’ai pu, devant témoins, la mettre en face de ses contradictions. Bon, sur ce front-là, c’est calmé pour le moment. Enfin j’espère.

Me voilà catalogué. Cochez la (les) case(s) correspondante(s) : Maltraitance Harcèlement Démoralisation

Qui aurait dit ça de moi ? Honnêtement, il y a de quoi s’interroger sur soi-même. Les vrais harceleurs n’ont peut-être pas conscience d’harceler les autres ? Je pense plus fondamentalement que les personnes en question n’occupent pas le poste qu’ils devraient (ce n’est pas une découverte) et que dès qu’on tente de les recadrer, ils manipulent la réalité et finalement jouent aux victimes façon Caliméro en rejetant leurs propres insuffisances sur les autres. Et d’un autre côté, je ne peux pas leur laisser intoxiquer l’ensemble de l’équipe et mettre à mal la réputation de la structure, ce qui arriverait très vite on laissait faire.

Bon, pour n’affoler personne, je vais plutôt bien, même si je crains que le CA de demain ne soit sportif.

26 décembre 2016

Menu de Noël

Calyste ayant demandé des nouvelles de la dinde (non, ce n’est pas de Fromfrom dont je parle fjogsfsdfdnxxxzz !!!! :-)), je vous raconte le menu du jour de Noël chez ma cousine. Je passe sous silence le menu du réveillon domestique, même si cétait bon aussi). Donc, cela se faisait chez et en compagnie de ma cousine, de son mari, de ses deux enfants, de son frère (mon cousin) et sa compagne, de sa fille , de leurs parents (mes oncle et tante) et de mes parents. Cela faisait donc 13 convives. Fromfrom a donc exigé de rajouter un œuf dans un coquetier, puisqu’elle n’est pas superstitieuse car cela porte malheur ! :-)

Pré-entrée apéritive avec un Tariquet Premières grives. Je cite ce vin parce que j’en connaissais le nom sans en avoir bu jusque-là – c’est un blanc moelleux dont m’avait parlé un collègue qui n’a pas pour habitude de boire de la mauvaise vinasse – et surtout parce que ce n’est pas mauvais et c’est abordable. Je précise aussi que dans la famille présentée plus haut, on aime bien le vin, mais en dehors de mon père et de Fromfrom (je l’ai bien élevée :-)), on ne s’y connaît pas des masses.

Le plat suivant était à base de coquilles Saint-Jacques et d’endives délicatement amères, arrosées de Gewurztraminer issu de la branche alsacienne de la famille du mari de ma cousine.

Le plat de résistance était d’essence cornusienne puisqu’il s’agissait de la dinde déjà évoquée, arrosée de Hautes-Côtes de Beaune très vives. Un peu trop de cuisson sur les parties les plus fines de la bête, mais le reste n’était pas sec comme on aurait pu le craindre. Le tout était accompagné de châtaignes supplémentaires, de pommes dauphines de la cousine, de fagots de haricots verts de ma tante (il paraît que c’est complètement « has been » cette présentation). Puis fromage, puis trois desserts maison (bûche roulée au chocolat dominant, autre gâteau au chocolat et tiramisu à l’ananas), lesquels accompagnés (on m’a demandé de choisir) de Clairette de Die (là, Plume et Karagar sont en train de s’étrangler, mais ce n’est pas grave, ça ne fait même pas mal :-).

21 décembre 2016

Brèves cornusiennes (67)

Juste cette photo (pas la meilleure techniquement, mais elle m’a fait rire) du 3 décembre où un collègue était en train d’expliquer quelque chose au public. Ce n’est pas un concours, mais sauriez-vous dire de quoi il s’agit ?


Je suis en vacances depuis hier soir et nous sommes arrivés ce soir en terres (li)gériennes.

18 décembre 2016

Brèves cornusiennes (66)

Depuis samedi (il y a huit jours), mes parents ne se sentaient pas bien en forme, en particulier mon père qui voyait arriver une bronchite, phénomène confirmé le lendemain. Pas de souci, ils avaient déjà rendez-vous chez le médecin le lundi pour le renouvellement de leurs ordonnances. Mon père s’est vu prescrire un traitement de cheval par piqûres d’antibiotiques, et ma mère, fidèle à sa réputation, a minimisé son affection et le médecin ne l’a pas plus ausculté que cela.

La nuit suivante, ma mère ayant toussé sans arrêt, mon père lui a sérieusement forcé la main pour qu’elle retourne chez le médecin le lendemain, ce qui fut fait. Antibiotiques par voie orale. Dans l’après-midi de mardi, alors qu’elle était seule dans la cuisine, elle est semble-t-il tombée de sa chaise. Mon père l’a retrouvée sans connaissance au sol. Elle est finalement revenue à elle, sans savoir ce qu’elle faisait là. Mon père n’a trouvé personne pour aider à la relever car elle en était incapable. Cela ne m’étonne pas car l’été dernier, elle est tombée après avoir trébuché et le relevage avait été tout un poème alors qu’elle n’était pas malade ni sonnée par un évanouissement. Résultat mon père a appelé les pompiers qui l’ont embarquée aux urgences, où elle a passé 5-6 heures sur un brancard avant d’être prise en charge, puis a été hospitalisée. Résultat des courses : suspicion de grippe (confirmée depuis, alors qu’elle avait été vaccinée depuis suffisamment longtemps), quelque chose aux poumons (je n’ai pas réussi à savoir quoi, mais visiblement, cela n’a pas l’air grave et c’est sûrement lié à une infection secondaire genre bronchite vu que mon père est atteint). Elle a aussi eu droit à un appareil enregistreur pour le cœur sur 24 heures, mais on n’a pas encore les résultats du dépouillage des données recueillies. A priori, elle a encore un examen à subir et devrait ressortir mardi. Elle a quand même trouvé le moyen de me dire hier qu’elle n’était pas malade. Incorrigible !

Cette histoire, finalement sans conséquences graves (du moins pour l’instant), n’est qu’un élément « mineur » de ce que je redoute depuis longtemps. Mes parents sont âgés. Ma mère aura 82 ans en mars, mon père en a eu 80 en septembre et ils sont désormais fragiles. Mon père admet plus clairement son état. Il prend beaucoup sur lui pour aller voir ma mère alors que sa bronchite est carabinée. Et moi, inutile, situé à plus de 750 km de là…


Vendredi, en fin de matinée, nous (ma présidente, ma directrice financière et moi) avions rendez-vous avec le maire de B. qui veut nous sucrer/réduire nos subventions. L’ayant croisé par deux fois, l’homme manque totalement de chaleur humaine et de charisme. Ce ne serait pas problématique si en plus il ne menait pas une politique réactionnaire en cassant tout ce qu’ont fait ses prédécesseurs. En vue des élections municipales de 2014, un de nos administrateurs, simple élu municipal retraité, avait poussé l’actuel maire à se présenter contre le maire sortant qui apparaissait particulièrement léthargique. Ancien médecin urgentiste, ayant longtemps œuvré comme pompier de la ville et actuellement toujours médecin de ville, il avait demandé à mon actuelle présidente de le rejoindre sur sa liste. La liste prétendument apolitique, mais en réalité bien à droite et très réactionnaire à certains égards, a été élue un peu contre toute attente. Ma présidente était donc devenue adjointe, avant d’être élue vice-présidente à la communauté de communes. Elle a donc voulu avancer en tant qu’élue communautaire et s’est émancipée de la frilosité du maire qui se replie sur lui-même. Au tournant de 2015-2016, elle s’est finalement retrouvée en opposition avec lui dès qu’elle prenait une position à la communauté de communes. Ayant été élue conseillère régionale, elle a prétexté un travail supplémentaire (ce qui est vrai) pour démissionner de son mandat d’adjointe avant qu’il ne la vire. Elle est donc désormais simple conseillère municipale, mais il n’empêche qu’il ne peut plus la blairer, alors qu’en toute honnêteté, elle fait bien avancer les dossiers, va de l’avant… D’ailleurs, on est très content de l’avoir comme présidente car elle est moderne et dynamique. Elle considère que le maire n’agit pas différemment que s’il appartenait au fro*nt na*tio*nal. Issue du parti héritier du gaullisme, elle n’aime visiblement pas les dérives droitières en général.

Pour en revenir à notre rendez-vous, j’ai eu personnellement très peur au début avec les arguments avancés par le maire. Mais nous l’avons contré sur tous les points. Stratégiquement, notre présidente en a dit le moins possible. Nous craignions une réaction violente de sa part (il en est capable, paraît-il), mais il n’en a rien été. Quand j’ai annoncé dans le détail que nous allons organiser un colloque international en septembre 2017, je l’ai vu changer. Il nous a même proposé de demander une subvention exceptionnelle pour l’événement. Nous n’en revenons pas. Je pense que ce type, au-delà de ses idées toutes faites, doit avoir un entourage en partie composé de personnes incompétentes qui lui ont raconté des blagues sur notre compte et qu’en plus, il doit être en partie pas mal influençable. Espérons qu’il se tienne à ses promesses de vendredi, mais c’est quand même une bonne nouvelle.

12 décembre 2016

Brèves cornusiennes (65)

En ce moment, le navire dont je suis le capitaine prend l’eau de toutes parts sur le plan financier pour 2017. C’est vraiment compliqué, plus que cela ne l’a jamais été. Toutefois j’ai appris ce matin que la plus grosse avarie, sans être étanchée, serait finalement moins grave que ce qui était à craindre. En ce moment, il faut savoir se contenter de moins mauvaises nouvelles à la place de très mauvaises nouvelles.


La collègue normande qui a fait son « burn out », qui avait repris en mi-temps thérapeutique depuis fin novembre vient d’être reconduit avec ce temps partiel jusqu’au 20 janvier. Je ne sais pas comment je vais me dépatouiller de la chose : comment lui dire les choses telles qu’elles sont et qui devront impérativement être améliorées sans la brusquer ou me faire accuser de harcèlement. J’ose espérer que sa psychothérapie l’aidera à lui faire comprendre.


Le botaniste – ph*yto*soc*iolo*gue que j’avais plus ou moins remplacé en arrivant dans le Nord (lui était parti dans le Massif central) est décédé d’un cancer après plusieurs années de lutte. Je l’avais connu assez rapidement. Il était à peine plus âgé que moi. Il était doux, sympathique, assez discret mais très compétent. Cela fait un drôle d’effet.

3 novembre 2016

Châtaignes

Pour respecter une promesse faite à Calyste.

Durant toute mon enfance, j’ai ramassé des châtaignes sur la propriété initiale de mes grands-parents maternels. Cela se trouvait (trouve toujours) assez loin de la ferme, dans un ensemble de parcelles appelé « Les Envers » car cela se trouve sur un versant exposé au nord. Il y avait là un important verger de pommiers « grand vent » (et quelques poiriers – les autres arbres fruitiers étaient ailleurs) qu’avait planté mon grand-père. Ce verger a complètement disparu depuis. Et, le long du chemin, trois énormes châtaigniers, qui devaient avoir au minimum 150 ans (voire bien davantage). A noter qu’ils ne sont pas tous morts à l’instant où j’écris ces lignes. Ces châtaigniers étaient des cultivars donc greffés, offrant des châtaignes plus grosses à beaucoup plus grosses que les sauvages. Parmi ces châtaigniers, il y avait le « Saint-Michel » car ses fruits se récoltaient à partir de la fête du saint le 29 septembre. Il s’agit donc d’une variété précoce et c’est sans doute cet arbre qui offrait les plus grosses châtaignes. Comme les arbres étaient gigantesques, ils donnaient d’énormes quantités de fruits et nous en ramassions vraiment des dizaines de kilogrammes sous chaque arbre. Nous allions les ramasser, souvent en compagnie de mes cousins (encore que pas systématiquement) avec mes parents (assez rarement), avec ma tante, mais également avec ma grand-mère et surtout avec une vieille amie (une veille fille) de la famille, que nous considérions comme faisant partie intégrante de notre famille, à la manière d’une grand-tante (elle avait à peu près le même âge que mes grands-parents) et je m’entendais fort bien avec elle. A la saison des châtaignes, elle venait systématiquement habiter quelques jours chez mes grands-parents (elle venait aussi parfois à la maison chez mes parents). Au cours d’une saison, entre fin septembre et peu de temps avant la Toussaint, il n’était pas rare que nous allions 5-6 fois l’an ramasser des châtaignes (sans compter les fois où ma tante et mon oncle y allaient seuls) et il est vrai que nous en ramassions beaucoup et c’était toujours avec un très grand plaisir. Je n’ai jamais craint de me piquer avec les peillons (non local des bogues). A l’époque (années 1970 et peu après le milieu des années 1980), elles se conservaient assez bien. Bien sûr, on en trouvait de véreuses, mais rien à voir avec ce qu’on trouve aujourd’hui où on est incapable de les conserver convenablement plus de 15 jours (je dis ça sans avoir recours à des méthodes particulières de conservation bien sûr). J’ai tendance à attribuer cela (simple hypothèse) notamment aux changements climatiques qui favoriseraient de manière indirecte certains insectes.

Cette année, nous en avons ramassé quelques-unes dans le jardin et le chemin creux du château de la duchesse mère, mais également au bout de la digue de l’étang du dragon terrassé, sous un châtaignier planté il y a pile dix ans et acquis par l’intermédiaire de l’ex pépiniériste de frère de Fromfrom. C’était pour ainsi dire la vraie première récolte substantielle. On est cependant très loin des géants de mon enfance.

14 octobre 2016

Brèves cornusiennes (63)

Vendredi dernier, nous avions notre CA au boulot. Le représentant du effe-haine s’est opposé à notre souhait d’évoluer en structure publique. Je précise qu’il n’y a pas la lumière à tous les étages. C’est la première fois depuis que l’association existe qu’il y a une opposition frontale. Bon, il n’y a pas la majorité, mais cela m’a bien énervé, et quelques autres administrateurs aussi. Cet andouille se permet aussi de faire des photos (y compris ma trombine) pendant la séance et de les mettre immédiatement sur face de bouc avec un commentaire à la con.


Depuis le 25 septembre, je suis allé pas moins de six fois chez le médecin, la dernière fois hier matin. La veille au soir et la nuit précédente avaient été les pires côté démangeaisons violentes et brûlures. J’ai pris au moins cinq douches froides, y compris en pleine nuit (il y a sûrement pire, mais c’est franchement désagréable, surtout que l’effet est de courte durée et quen réalisté, rien n’est efficace).

Je suis donc de nouveau piqué par l’infirmière avec corticoïdes et antihistaminiques. Cela me soulage pas mal pour l’instant. Mon visage a fini par rougir aussi comme tout le reste, pire qu’un alcoolique. J’ai été arrêté pour deux jours. J’espère être opérationnel lundi et mardi avant quelques vacances.

6 octobre 2016

Décidément...

Mercredi 21 septembre au soir : premiers picotements à la gorge, signe annonciateur d’un rhume.

Nuit de jeudi 22 à vendredi 23 septembre : forts maux de gorge, alors que je suis dans ma chambre d’hôtel surclimatisée à Montreuil et dont la fenêtre ne s’ouvre pas. Une odeur âcre de produits d’entretien dont on ne  peut pas se défaire. Je ne retournerai pas dans cet hôtel la prochaine fois (mais il n’y aura sans doute pas de prochaine fois).

Samedi 24 et dimanche 25 septembre : une forme de bronchite m’assaille.

Lundi 25 septembre matin : cela ne va pas mieux, c’est même pire et je suis très fatigué. Je prends rendez-vous chez le médecin. Dans la journée, je guide une réunion importante au travail, avec visite de l’ensemble de nos installations.

Lundi 25 septembre à 19 heures : je suis chez le médecin. Bilan des courses : antibiotiques et corticoïdes.

Mardi 26 septembre : deux réunions lilloises où je suis attendu et où je parle beaucoup, mais j’ai une quasi-extinction de voix (la première fois que cela m’arrive).

Mercredi 27 septembre : grosse fatigue, je prends mon après-midi en RTT.

Jeudi 28 septembre : toujours très difficile. Le soir, je fais une présentation aux élus avec une voix d’outre-tombe (j’en ai déjà parlé).

Vendredi 29, samedi 30 septembre : toujours fatigué et pas remis, mon traitement s’achève.

Dimanche 1er octobre au soir : je ne vais pas mieux, je ne me sens pas capable d’aller à Saint-Brieuc (j’en ai déjà parlé).

Lundi 2 octobre : je pense que cela va passer, mais ma situation ne s’améliore guère. Je m’autodiagnostique une angine résiduelle mais bien active.

Mardi 3 octobre : je prends un deuxième rendez-vous chez mon médecin et je m’y rends dans l’après-midi. Prescription de nouveaux antibiotiques et autres antalgiques.

Mercredi 4 octobre : je veux prendre mon après-midi en RTT, mais j’ai oublié que j’avais une réunion téléphonique avec mes homologues nationaux en début d’après-midi. Qu’importe, je ferais ça depuis la maison. Après la réunion deux heures plus tard, alors que Fromfrom est partie faire des courses, je pense aller faire une sieste, je découvre que je commence à avoir des réactions cutanées intenses. Je m’autopronostique une allergie à l’antibiotique. Il ne manquait plus que ça. Rendez-vous en urgence chez le médecin remplaçant au mien qui ne travaille pas le mercredi après-midi. Résultat, c’est bien ça, arrêt immédiat de l’antibiotique (vu après coup sur la notice, des réactions allergiques généralisée avec cet antibiotique sont rarissimes), rétablissement des corticoïdes à la fois pour combattre le mal initial et l’allergie et prescription d’antihistaminiques.

Ce jeudi 5 octobre au matin : j’ai mal dormi, je suis devenu rouge  comme une tomate et constellé de petits points sauf sur le visage et les mains. Mais mon mal initial va mieux. J’espère qu’il n’y aura pas de nouvelle rechute.

3 octobre 2016

Finalement

1)      Je n’ai pas rencontré la Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité la semaine dernière. Disons, que je n’ai pas voulu bouleverser mon emploi du temps.

2)      A l’instant où je publie ces lignes, je devrais être à Saint-Brieuc pour un colloque de ph*yt*os*oci*olo*gie (Calyste, il faudra que j’explique un peu mieux ce que c’est que cette bête) vu que je ne me sens pas en très grande forme, pourtant après une douzaine de jours de crève. Du coup, j’ai trouvé un jeune salarié motivé pour me remplacer. Enfin quand je dis me remplacer… :-)

3)      En bon geek, je me suis équipé d’un smartphone (et Fromfrom aussi). Qui l’eût cru ? En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, mon père en est un peu (beaucoup la cause), car il souhaite remplacer ses deux lignes fixes par un portable, tout en ayant la possibilité d’aller sur l’internet. Du coup, on aura tous le même.

1 octobre 2016

Brèves cornusiennes (62)

Au printemps après trois ans d’arrêt, mon collègue normand, victime d’un cancer, a été déclaré invalide de niveau 2 par la Sécurité sociale puis inapte au travail par la médecine du travail. Nous avions procédé à son licenciement (qu’on se rassure, c’est la procédure normale et il n’a pas été lésé). Après avoir passé un beau printemps et une bonne partie de l’été pour profiter de la vie, il a été rattrapé par la maladie avec des métastases dans le cerveau (alors que son cancer ne devait pas faire de métastases à cet endroit). Coup dur, car nous étions nombreux à penser que sa maladie rentrait dans la catégorie des affections chroniques, l’obligeant cependant à des traitements réguliers et sérieux à l’hôpital. Il vient de se payer quatre semaines d’hôpital avec des traitements de choc. Il est chez lui à présent, mais va y retourner. Personnellement, cela m’a fait un choc et certains collègues ont eu du mal à bosser. J’espère que cela va aller… Je l’ai eu au téléphone cette semaine. Il a des séquelles qui se résorbent lentement et il a retrouvé le moral.


J’ai passé deux jours à Paris et Montreuil la semaine dernière pour des réunions avec mes homologues nationaux et quelques administrateurs de notre fédération nationale, laquelle est appelée à disparaître à la création l’année prochaine de l’Age*nce fran*çaise de la bi*odi*versité prévue dans la loi de reconquête de la bi*odi*versité votée définitivement en juillet (4e passage à l’Assemblée nationale !) et validée peu après par le Conseil constitutionnel. Nous nous sommes battus en vain pour empêcher cette dissolution annoncée qui nous fait perdre encore un peu plus de notre indépendance et surtout qui va noyer l’équipe de l’ex fédération au sein d’un mammouth incontrôlable et désincarné. Compliqué dès lors de préparer sa propre disparition, même si nous allons encore négocier quelques compensations, même si nous ne sommes pas en position de force. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’État organise notre mise sous tutelle, alors même qu’il finance bien moins de la moitié de notre financement global (moins de 20 % pour ce qui nous concerne nous et parfois quelques années, moins de 10 % !). Il faut dire qu’il lorgne sur notre trésor de guerre : nos données qu’il voudrait récupérer à son compte et sans en rendre compte, alors même qu’il y a des droits sur ces données et un cadre réglementaire national et international. Il finira par l’emporter via une forme de chantage. Je précise que nous ne gardons pas nos données dans notre coin, nous les diffusons largement selon des protocoles précis et dans le respect des règles.


Ces deux jours parisiens ont été le début d’un rhume qui a dégénéré. Dix jours que cela dure et ce n’est pas fini malgré la prescription antibiotique de lundi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été accroché ainsi. La journée de mardi a été la plus difficile car j’avais deux réunions dans la journée où je me suis largement exprimé alors que je n’avais plus de voix (la première fois que cela m’arrive à ce point). Jeudi soir, je m’exprimais  aussi (merci le micro) au Conseil communautaire de la Communauté de communes dont le siège est dans notre ville, afin de récupérer enfin une subvention promise. Un an que nous étions sur le coup et beaucoup de réunions, écrits et palabres. Finalement, subvention votée à l’unanimité (plus de 80 votants). Ouf ! On a quand même bénéficié de l’aide de plusieurs élus. Le point positif, c’est qu’on ne devra pas recommencer tout à fait le même cinéma dans les années qui viennent car on sera déjà inscrit dans le paysage.


Je change de sujet, pour parler de choses plus joyeuses. Je n’en avais pas fait état jusque-là, mais le 19 août, nous avons célébré nos dix ans de meilleur et de pire (incontestablement, le meilleur l’a très très largement emporté). Inutile de dire que nous n’avons pas senti le temps passer.


A propos de mariage, un ami et ex collègue (parti déjà depuis 2004), après avoir vécu 5-6 ans avec une Allemande installée en France depuis très longtemps (et charmante au demeurant), avec enfants et divorcée, avait décidé de le quitter, car tombée amoureuse d’une vieille connaissance. Lui, qui n’avait pas venu arriver le truc, a retrouvé une vieille copine d’enfance, aux États-Unis, dans les Appalaches. Elle travaille à l’Université. Ils vont se marier là-bas en petit comité la semaine prochaine. Ils comptent rester là-bas encore cinq ans avant de revenir en France. L’an prochain, ils comptent faire une fête en France. Cela me rappelle notre mariage en deux temps.

9 septembre 2016

Brèves cornusiennes (61)

Mercredi de la semaine dernière avait lieu une réunion « politique » importante pour parler de notre programme d’activités régional avec le Délé*gué à l’environn*ement et à la biodiversité de la Ré*gion Hau*ts-d*e-Fra*nce, autrement dit un con*seiller ré*gio*nal qui n’a pas le grade de vice-président, mais qui s’en rapproche. C’est aussi un ch*as*seur, également membre de notre CA. Ce type n’est pas quelqu’un de brillant. Le budget de l’environnement-biodiversité doit baisser de 57 % d’ici la fin du mandat (autrement dit une purge). Il a accepté la chose sans chercher à défendre une autre option. Facile de mettre sur le dos de l’environnement les déficits budgétaires généraux, alors même que l’environnement-biodiversité représente presque rien dans le budget en question. D’autres associations ou structures sont déjà fortement touchées dès 2016 (nos budgets ont été maintenus intégralement pour notre part), je crains des resserrements de ceinture dès 2017. Bon, il dit nous soutenir, faire ce qu’il peut, mais je ne lui fais pas confiance, même si je pense qu’intrinsèquement, ce n’est pas un homme fondamentalement mauvais, contrairement à certains des siens. Dommage que notre présidente était partie au moment où il a parlé de budget (il faut dire que la réunion avait largement débordé – pas de mon fait – et qu’elle avait dû partir).

Ma directrice administrative et financière était très préoccupée par cette réunion. Personnellement, cela n’était pas tellement le cas. En y repensant, je trouve que je suis très calme et assez peu perturbé par de telles réunions. C’est assez inespéré. Je pensais qu’en devenant directeur, j’aurais une tendance bien plus aiguë au stress. Je ne dis pas que je ne suis jamais stressé ni que rien ne me préoccupe, bien au contraire, mais je trouve que je m’en sors plutôt bien (il faut que je touche du bois car j’espère bien qu’immédiatement après avoir écrit ça, il n’en sera pas autrement). C’est donc une bonne chose, à la fois pour moi et pour les autres, car rien ne serait pire que ce stress contamine les autres.

En définitive, malgré ce que j’ai écrit plus haut, la réunion s’est bien passée, même s’il y a eu des passages difficiles à négocier. J’avais convié cinq « chefs » qui m’ont heureusement épaulé. Plusieurs ont été ravis d’être invités à cette réunion « politique » d’un genre nouveau par rapport à ce qui se passait auparavant (nous ne rencontrions que des techniciens). Et contre toute attente, alors que je me sens toujours assez moyen à mauvais en réunion, un collègue m’a félicité (je précise qu’il n’est pas du tout adepte de la flagornerie). Ce qui laisse penser, s’il en était encore besoin, que bien souvent, on ne renvoie pas l’image que l’on croit. Dans un autre ordre d’idée, on m’a déjà fait remonter l’idée que dans certaines réunions, j’étais assez dur, voire difficile à interrompre. C’est assez incompréhensible, parce que j’ai la notoire impression, la plupart du temps, d’être assez concis, au contraire de beaucoup d’autres personnes qui se perdent en verbiages et considérations inutiles (et je ne parle pas même pas des politiques).

3 juillet 2016

Mes stagiaires

Je ne compte pas les stagiaires que j’ai co-encadré ni les étudiants que j’ai « accompagnés » sur des projets particuliers, notamment lorsque je travaillais dans la vallée de la Loire. Je ne parle que des étudiants qui ont fait 5-6 mois de stage avec moi depuis que je suis dans le Nord.

Mon premier stagiaire, je l’ai eu en 2004. D’ailleurs, c’était une stagiaire (master 2 de Lille). Je l’avais sélectionnée après un entretien, mais elle partait avec l’avantage d’avoir réalisé un stage l’année précédente sur un sujet très différent avec un autre de mes collègues. Mon stage consistait à travailler sur la végétation des terrasses de la Seine. J’avais défini un stage très ambitieux, sans doute trop. C’est là que j’ai commencé à comprendre (seulement commencé, parce que je suis long) que tout le monde n’est pas à mon image et n’a pas la même approche que moi. Alors évidemment, elle n’était pas parvenue là où j’espérais qu’elle arrivât. A la soutenance lilloise, je l’avais accompagnée, pensant qu’il y aurait des critiques, connaissant les insuffisances de son travail et qu’il faudrait cependant la défendre. Mais non, elle fut encensée par le jury. Comme quoi, il faut croire qu’elle était somme toute assez brillante. Elle n’a d’ailleurs guère tardé à trouver un emploi.

L’année suivante, je recrutais un stagiaire pour compléter le travail de la stagiaire précédente, sur un sujet un peu différent, toujours avec l’idée de parvenir à répondre au moins à mes objectifs initiaux, décidément trop ambitieux. Il était en master 1 (Besançon) et un peu plus « gamin ». Mais il s’en est bien tiré aussi. Je l’avais juste réprimandé sèchement quand je me fus aperçus qu’il avait envoyé à son tuteur universitaire un rapport de stage provisoire, truffé de fautes d’orthographe, lui disant que si j’avais reçu un tel torchon, j’aurais été très énervé. Mais le tuteur ne fit aucune remontrance : soit il n’avait pas lu le document (mon hypothèse la plus probable) ou alors il était vacciné de voir de telles horreurs. Son rapport définitif fut bien meilleur, mais je ne pus aller à sa soutenance. L’année suivante, il fit un stage au Pays de Galles sur les falaises maritimes. Et l’année suivante, je le recommandais chaudement à l’université de Brest pour qu’il fasse une thèse, qu’il a brillamment soutenue depuis (sujet sur les pelouses piétinées des pointes et caps bretons). Il est même maître de conférences là-bas. Je dois dire que je suis assez fier de lui avoir mis le pied à l’étrier, d’autant que ses progrès avaient été fulgurants.

L’année suivante, il me fallait un stagiaire plus « basique », pour mettre en œuvre un plan que j’avais déterminé l’année précédente. Mon directeur de l’époque me dit que compte tenu de la relative simplicité de la chose, je n’avais qu’à prendre une de ses deux stagiaires qu’il avait eues l’année précédente sur un stage de courte durée sur les haies flamandes. Donc, je l’ai recrutée sur mon stage (pour elle, ce stage n’était pas obligatoire, car elle était en attente entre son master 1 et son master 2). Que n’avais-je pas fait là ? Il me semble en avoir déjà parlé. Elle devait travailler sur les végétations aquatiques de l’estuaire dynamique de la Seine. Le terrain, elle ne le faisait pas tout à fait seule, mais avait été encadré par un collègue normand et pas moi-même. Je lui avais juste confié à faire seule du travail prémâché. Mais elle a mis un temps infini à le faire. Pensez, il faisait toujours trop chaud, trop froid, trop de vent, trop humide, trop de moustiques, horreur des araignées. Une catastrophe ambulante. En même, je pense à Fromfrom, mais elle a eu la bonne idée de ne pas choisir un métier problématique, notamment sur le point arachnologique. La cerise sur le gâteau fut atteint à l’occasion d’une mission annexe sur une rivière normande, je lui demandais de retourner chercher un objet dans la voiture à quelques centaines de mètres de là, alors que mon collègue et moi continuions nos mesures dans le lit de la rivière. Lorsqu’elle s’en revint, alors qu’elle avait traversé un bras de la rivière et qu’il la voyait, l’air empruntée (comme d’habitude) chercher quelque chose dans le fond de la rivière, mon collègue me glissa discrètement : « Ne me dis pas qu’elle a… ». Qu’elle avait trouvé une plante ? Non, c’était impossible, elle était trop nulle (oui, une vraie bille en botanique, même Plume ou Fromfrom sont de loin plus douées :-)). Non, elle avait fait tomber la clé de la voiture dans la rivière (mais ne savais pas bien où ! Vue la profondeur pas considérable, mais pas négligeable non plus et le fond assez encombré, je me voyais déjà à récupérer un double de cette clé par des voies compliquées. Mais ce jour là, Dieu est apparu, se matérialisant en un grand-père accompagné de ses petits enfants, qui de la rive, vit briller la clé au soleil. Et même la télécommande fonctionnait encore ! Elle ne finit pas son travail de stage, ce qui ne manqua pas de m’agacer encore. Le jour où elle devait nous quitter, je la convoquai dans mon bureau pour lui dire des choses, pensant lui rendre service. Je lui dis que dans le cadre d’un futur emploi, elle ne devait pas chercher à faire un travail impliquant du terrain dans la nature, ni faire de la botanique. L’année suivante, vu son « beau » CV avec ses stages chez nous, la structure amie qui l’avait prise en stage sans se poser de questions, ne put que s’en mordre les doigts. Et le pompon, c’était un stage de terrain ET de botanique ! J’en ris encore, mais ce n’était pas le cas à l’époque.

L’année suivante, pour faire un bilan sur les suivis écologiques, je pris un stagiaire de master 2 (Lille) que j’avais choisi bien comme il faut, bien qu’il fût quelque peu transparent et un peu désinvolte par certains côtés. Bref, il avait fait le boulot, le minimum syndical, sans briller. Il ne m’a pas laissé un souvenir très précis sauf un : celui de sa volonté de fonder une famille puisqu’il avait terminé ses études. En effet, peu de temps après, il me confia par courriel qu’il était père. Je n’étais pas allé à sa soutenance, ce qui en dit long sur mon intérêt limité pour la personne.

L’année suivante, je pris une élève ingénieure de Rennes, pour un stage sur les changements climatique à l’échelle de l’estuaire de la Seine (dans le cadre d’une expertise pluridisciplinaire). Ce stage fut une réussite. C’était une bosseuse très sérieuse et le résultat fut à la hauteur des attentes. Il y eut juste un détail qui me chiffonna : un côté un petit peu têtu (non, elle n’était pas bretonne mais parisienne :-)). J’allai à la soutenance à Rennes, d’autant que cela me permettant de retrouver un professeur qui avait été un des rapporteurs de ma thèse et avec lequel j’entretenais de bonnes relations (à présent il a une santé fragile et je le vois moins).

Je n’ai plus repris de stagiaire depuis. D’un parce que j’estime que c’est beaucoup de boulot pour assurer l’encadrement si on veut le faire correctement, comme il se doit. De deux, il faut des sujets qui s’y prêtent et de trois, j’engageais plutôt mes collègues à en prendre, pour se dégager des marges de manœuvre.

22 juin 2016

Véganisme

Jusqu’à il y encore a un mois, je ne connaissais pas le mot, pas plus que l’idéologie. Or, concours de circonstances, il y a quelques semaines, j’appris qu’un journaliste voulant s’adonner à un concours de pâtisserie, se disait végan en s’interdisant crème, beurre et œufs. Admettons. Il a vite été éliminé du concours parce que les substituts qu’il utilisait étaient loin d’être convaincants sur le plan gustatif ou pour la tenue des gâteaux. Mais je pensais qu’il s’agissait simplement d’un vague synonyme de végétalien. Mais la semaine dernière dans une émission radiophonique surtout et accessoirement cette semaine au journal télévisé, je suis presque tombé de mon fauteuil en entendant à quel point cette idéologie était excessivement absurde. Je ne parle pas des opérations musclées de quelques excités. Je ne parle pas non plus d’un végétarisme un peu extrême qui pourrait s’appuyer sur des préoccupations liées à la santé ou à une forme d’hygiénisme. Je parle plutôt des excès qui n’autorisent strictement aucune forme d’utilisation des animaux : miel, cuir, laine, produits dérivés de l’industrie cosmétique… Aucune forme d’élevage, y compris ce que je pourrais appeler « le bio triple AAA » sont inacceptables à leurs yeux. Et les propos de ces idéologues sont parfois d’une violence extrême. Je n’ai rien entendu en revanche au sujet des bactéries, des champignons, des acariens... Pour les plantes, en revanche, pas de commentaire. Si je m’imagine qu’ils sont partisans de l’agriculture biologique (je n’en sais rien, mais disons que cela serait à mon sens un minimum), cela ne les dérange visiblement pas de manger des graines, des fruits, des légumes, des fibres végétales ni de s’en vêtir pour ces dernières. Ben voyons ! Facile de se préoccuper des plus fines pailles animales dans l’œil en feignant d’ignorer les énormes poutres végétales. Car oui, sans végétal en plus de tout le reste, il ne leur resterait que les cailloux à sucer ou à prendre des substituts alimentaires issus des laboratoires. Comme le ridicule ne tue pas, afin de remplacer le cuir des chaussures par exemple, on utilise sans sourciller des chaussures en matière synthétique, autrement dit en plastique dérivé du pétrole. Certes, le pétrole est issu principalement de très anciennes matières végétales, mais y participent aussi quelques restes d’organismes que l’on peut incontestablement rapporter au règne animal.

J’ignore pourquoi cette idéologie surgit à ce point dans les médias en ce moment. Peut-être parce que quelques vedettes internationales s’adonnent à de telles inepties ? En tout cas, ces conneries m’ont encore énervé car je ne vois pas pour ma part où se trouve là-dedans une vraie approche environnementaliste globale et intelligente.

2 avril 2016

Poissons avariés

Je ne me livre pas tous les ans à l’exercice du poisson d’avril. Il m’est arrivé de tomber dans le panneau chez Karagar, mais les années où j’ai été inspiré, cela a parfois marché du tonnerre de dieu. Les ingrédients sont toujours les mêmes : il faut que cela soit crédible donc plausible, il faut que certaines ficelles soient grosses, sinon ce n’est pas drôle

  • en 2009 avec mon histoire de description d’une nouvelle espèce ;
  • en 2011 avec un avis de fermeture du blog ;
  • en 2013 avec le faux accident de Fromfrom. Cette fois-ci, nous avions réellement pensé que cela ne tromperait personne plus d’une seconde. J’avais été personnellement été gêné d’avouer que c’était pour de faux. Toutefois, Fromfrom a interdiction de se casser quelque chose ou de se faire une entorse, ce qu’elle respecte bien et ça, c’est la bonne nouvelle.
16 février 2016

C comme... (8)

CHAR n. m.

Charrette.

 

CHAREIRE n. f.

  1. Chemin (à char).
  2. Rue.

Remarque : entendu que dans le sens 1.

 

CHARPISSER v. tr.

Piétiner.

Remarque : entendu dans le sens de mettre en lambeaux, mais pas forcément en piétinant.

 

CHASIÈRE n. f.

Cage grillagée où l’on fait sécher les fromages.

Remarque : en particulier des rigottes, bien entendu.

 

CHAUCHER v. tr.

Tasser, fouler.

 

CHENEAU n. f.

Chéneau.

 

CHENILLE n. f.

Personne qui cherche noise, personne agaçante.

Remarque : surtout entendu pour de jeunes personnes, en particulier pour des enfants qui font des bêtises.

 

CHIÉE n. f.

Chiure

Remarque : entendu au pluriel sans le « é », pour les chiures de mouches.

 

CHIRAT n. m.

Tas de pierres.

Remarque : à l’état naturel, désigne les tas de pierres des versants hauts du Pilat, issus de l’érosion engendrée par le gel. Il s’agit d’une particularité géologique très rare (que l’on ne retrouve que dans les Appalaches, dit-on).

 

CHOUGNER v. intr.

  1. Pleurnicher.
  2. Manger peu et en plusieurs fois.

 

CIGOGNER v. tr.

Manœuvrer sans délicatesse.

 

CLOSSE n. f.

  1. Poule couveuse.
  2. Mère poule

Remarque : entendu surtout pour désigner des vieilles poules (vieille closse).

 

COCU n. m.

Primevère.

Remarque : désignait uniquement Primula veris L. (Coucou, Primevère officinale) et pas Primula vulgaris Hudson (Primevère acaule).

16 février 2016

C comme... (7)

CARUCHE n. f.

  1. Grosse motte de terre.
  2. Rayon de miel qu’on extrayait des anciennes ruches rondes.

Remarque : je ne connais que dans le sens 1, sous-entendu de la mauvaise terre.

 

CASSE n. f.

Poêle à frire.

 

CASSOT n. m.

Casserole.

 

CATI adj.

  1. Ridé desséché (en parlant d’un fruit, d’un légume).
  2. Ridé, vieilli (en parlant d’une personne).

Remarque : on n’est pas loin de décati.

 

CATON n. m.

Grumeau, aggrégat.

 

CAYE n. f.

Truie.

CAYON n. m.

  1. Cochon.
  2. Raie de labour tordue.

Remarque : je ne connais que dans le sens 1.

 

CEMPOTE n. f.

Tonneau de 110 litres.

 

CHAGNISSON n. f.

Séneçon.

Remarque : pas n’importe lequel, Senecio vulgaris L. (Séneçon commun), plante annuelle adventice des champs cultivés que l’on ramassait pour donner à manger aux lapins. Dans ma famille, on dit CHÊNISSON.

 

CHALLIERS n. m. pl.

Terrasses soutenues par des murs de pierre dans un terrain en pente.

 

CHAMP (ALLER EN -) loc. verb.

Mener paître.

Remarque : ma mère, qui est beaucoup allée en champ étant jeune (avec sa sœur cadette), le faisait la plupart du temps dans des pâtures non clôturées, ce qui impliquait une surveillance permanente, et comme mes grands-parents possédait à la fois des vaches, des brebis et des chèvres, ce n’était pas évident, surtout avec ces dernières.

 

CHANE n. f.

  1. (pl.) Fleurs du vin.
  2. Une petite quantité en parlant d’une boisson.

Remarque : entendu que dans le sens 1.

 

CHAPI n. m.

Hangar, généralement non fermé sur un côté.

 

CHAPOTER v. tr.

  1. Couper en menus morceaux.
  2. Hacher (en parlant de la grêle).

Remarque : entendu dans aucun des deux sens, mais dans le sens de taper, par exemple avec un marteau.

15 février 2016

C comme... (6)

D’abord deux mots oubliés lors des épisodes précédents car listés à part parmi les « mots très peu vivants ».

BARIANT n. m.

Personne très forte.

 

BAVOU n. m.

  1. Bavette.
  2. Personne qui parle pour ne rien dire.

 

CABELOT n. m.

Tabouret sur lequel on s’assied pour traire.

Remarque : ce que j’ai vu était un robuste tabouret en bois à trois pieds.

 

CABOCHON adj. et n. m.

Entêté.

 

CABORNE n. f.

Petite grotte, excavation.

Remarque : entendu aussi comme terrier (lapin de garenne). Entendu aussi le verbe ENCABORNER (S’) [optionnellement pronominal], non repris dans le dictionnaire.

 

CACABOSON (À -) loc. adv.

En position accroupie. Syn. CACASSON (À -)

 

CAFI adj.

Rempli, en abondance.

 

CAFURON n. m.

  1. Petite fenêtre.
  2. Alcôve, réduit.

Remarque : je ne connais que dans le sens 1.

 

CAISSE (ÊTRE EN -) loc. verb.

Être en arrêt de travail pour cause de maladie.

Remarque : je pensais jusque là que c’était de l’argot.

 

CANCAREILLER v. intr.

Caqueter.

 

CANE n. f.

Callosité, durillon.

Remarque : pour les pieds, voire les mains.

 

CAQUER v. intr.

Remarque : pas la peine que je donne la définition.

 

CARAVIRER v. tr.

Remuer, mettre en désordre en brassant.

Remarque : verbe très utilisé.

 

CARCASSER v. intr.

Tousser sans fin.

 

CAROTTE n. f.

  1. Betterave fourragère.
  2. « Carotte rouge » : betterave rouge.

Remarque : uniquement entendu dans le sens 2, le mot betterave n’étant jamais utilisé. La vraie carotte (Daucus carota L.) est appelée RACINE et surtout POSTONADE par mon grand-père qui n’en raffolait pas.

18 février 2016

C comme... (9)

COINDURE n. f. (ou CUNDURE, QUINDURE)

  1. Matière grasse que l’on met dans la soupe.
  2. Assaisonnement de la salade.

Remarque : entendu prononcé uniquement comme « quindure » dans deux sens : le premier comme matière grasse pour faire cuire n’importe quel plat, le second au sujet du fumier, de l’amendement dans un jardin, une terre cultivée.

 

COMPRENOTTE n. f.

Jugement, bon sens.

 

CONFLE n. f. (ou GONFLE)

Vessie des animaux.

Remarque : entendu dans la seconde graphie et surtout pour désigner la vessie de porc que l’on peut utiliser pour faire un second bon jésus.

 

CONNAÎTRE v. tr.

  1. Reconnaître.
  2. (v. pr.) se connaître : garder sa lucidité (en parlant de quelqu’un qui va mourir).

Remarque : entendu dans le sens 1, ainsi que dans un autre sens dans l’expression « ça s’y connaît » : on voit la différence, souvent pour qualifier une amélioration après une intervention.

 

CONSCRIT n. m.

Grappe de raisin encore verte au moment de la vendange.

 

COQUELLE n. f.

Casserole ou cocotte en fonte.

Remarque : un mot que je pensais du français courant.

 

CORÉE n. f.

Poumon du porc.

 

CORGNOLE n. f.

Gorge.

 

CORGNOLON n. m.

Larynx.

Remarque : comprend à mon sens aussi l’œsophage.

 

CORNET n. m.

Tuyau de poêle.

Remarque : un mot que je pensais du français courant.

 

COUASSOU n. m.

  1. Dernier né.
  2. Le plut petit d’une famille ou le plus chétif d’une portée.

 

COUÈVE n. m.

Balai.

 

COUFLE adj.

Qui a trop mangé ou trop bu.

 

COUP (TOUT PAR UN -) loc. adv.

Tout d’un coup.

 

COURATE n. f.

  1. Personne qui ne reste pas en place.
  2. Femme peu sérieuse.
  3. Ouvrier qui bâcle son travail.

 

COURATER v. intr.

Se déplacer souvent.

 

COURSIÈRE n. f.

Raccourci.

Remarque : entendu que pour des chemins de terre que l’on utilise en marchant ou à traction animale.

 

CREVER v. intr.

S’éteindre (en parlant du feu).

 

CUCHON n. m.

Tas, amoncellement.

Remarque : entendu pour désigner une grande quantité amoncelée.

 

CURER v. tr.

Enlever le fumier, faire la litière.

Remarque : je pense avoir plus entendu ce mot dans le Morvan que dans le Lyonnais.

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité