Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Cornus rex-populi
Publicité
Archives
22 novembre 2010

Devoirs de vacances

Durant mes vacances ma formation dans l’Hérault (dont le lieu a été choisi rien que pour aller embêter Lancelot et Tinours), petites devinettes en 4 parties avec indices.

1) Fille de pousse de genêt.

10001

2) Sur la route.

20001

3) Georges a éclipsé Martin

30001

4) C’est Arsène qui a fait ça ?

40001

D’ici mon retour, pas de bêtises. Et puis, comme Fromfrom va se morfondre, je compte sur vous pour la harceler. Elle a des devoirs : une histoire de Violette à finir et une note. Voilà bonne semaine.

Publicité
14 février 2011

Sixième Saint-Valentin

Samedi matin, nous en étions là de notre bouquet de jonquilles. Certes, il s’agit d’une variété précoce, mais d’autres sont en pleine préparation pour la suite.

SV0001

Ce soir, petit détour par la Belgique pour trouver des fleurs. Nous n’avions certes pas besoin d’attendre la Saint-Valentin pour ça, mais c’était une bonne excuse (Calyste ne devrait pas me démentir). Arrivé à la porte de la maison, je sonne comme tous les soirs pour que la belle vienne m’ouvrir. Et là, on met un long moment à venir m’accueillir, qui plus est dans l’obscurité. Et je découvre ça.

SV0002

SV0003

Ce n’était pas une surprise totale, mais c’était drôlement bien réussi, en particulier le repas succulent préparé par Valentine Fromfrom !

Bonne soirée à tous les amoureux, passés, actuels ou potentiels, et de toutes obédiences !

6 février 2011

Presque rien sur pas grand chose (3)

On va commencer par une devinette : quel est l’objet ci-dessous ? Indice : je l’ai fabriqué moi-même sur mesure, il y a deux portes munies de charnières et c’est prêt à affronter les intempéries (oui, la lasure a fait des coulures et je n’ai pas choisi la couleur, j’ai utilisé des vieux pots).

IMG_0005

Sinon, au jardin, seuls deux Perce-neige sont apparus depuis une semaine.

IMG_0001

Le plus joyeux reste la Rose de Noël dont les fleurs se redressent et s’épanouissent enfin.

IMG_0002

IMG_0003

Mais je surveille quelques Jonquilles afin de battre cette année tous mes concurrents pour leur précocité. Et là, ce n’est plus qu’une question de jours. Qui dit mieux ?

IMG_0004

23 janvier 2011

Presque rien sur pas grand chose (2)

Dimanche dernier, Schnockbull a frappé à l’instant même où Lancelot a entamé sa conversation épistolaire avec moi : la hampe florale de droite de l’amaryllis (Hippeastrum Herb.) a cassé net. Soyons honnête, Lancelot ne porte pas la poisse, c’est le propre poids des fleurs qui est à l’origine du drame. Heureusement, nous avons pu mettre en vase.

Ama0001

Ama0002


Sinon, j’avais promis une revue de coiffure. Tout d’abord avant les vacances de Noël, j’ai reçu ça en cadeau. A noter que le pompon est réglable et peut se porter en bandoulière ou de façon sommitale.

Bonnet0001

Bonnet0002

Puis, père Noël oblige, il fallait bien en passer par là. Fromfrom s’est remise à l’ouvrage. Version bicolore bi-pompon.

Bonnet0003

16 janvier 2011

De 2010 à 2011 (partie 6 - fin)

Le vendredi 31 décembre, nous avons remangé des escargots préparés par nos soins, accompagnés par un Vin jaune que nous avions (non, ce n’est pas une hérésie) et mangé un cuissot de sanglier bourguignon, accompagné par la première moitié d’un pari perdu par Fromfrom, c’est-à-dire un extraordinaire Mazoyères-Chambertin grand cru de 1999 dont je vais me souvenir longtemps.

L’après-midi, nous sommes « montés » à la ferme de mes grands-parents maternels, aujourd’hui occupée par mon cousin. Puis nous avons poursuivi notre chemin sur les sommets jusqu’aux environs de Lamure (commune de Larajasse). Les congères dessinaient encore les limites des champs, pâtures et autres prairies.

Le soir, j’ai ouvert les huitres. Je ne suis pas très doué pour ça, mais je ne me suis pas trop mal débrouillé. Certaines ont été dégustées crues et les autres ont été cuites au four selon la recette fromfomienne mise au point un an plus tôt (Fromfrom n’aime pas les huitres crues). Il y a avait aussi des crevettes et du saumon fumé. On a mangé tout ça avec un Chassagne-Montrachet premier cru 2006 qui m’avait été offert (cela fait partie des plus belles expressions, certes nombreuses, du cépage Chardonnay). Et après minuit, nous avons terminé au Champagne d’Aÿ pour faire glisser la buche fromfromienne à la clémentine, qui elle aussi, avait été testée un an plus tôt. Cela donne ça.

Buche0001

Le Jour de l’an 2011, oncle, tante et cousin sont invités. Je me suis chargé du brochet au beurre blanc à la mode de l’Étang du Dragon Terrassé (voir ici). Il était accompagné d’un Riesling 2003 qui fut apprécié (je me méfiais, car je n’étais pas sûr qu’il serait à la hauteur). Ensuite, il y eut le sanglier de la veille (c’est meilleur réchauffé) accompagné d’un Beaune premier cru 2003 des Hospices de Dijon acquis en face des Hospices de Beaune. Le fromage fut accompagné par la seconde moitié du pari perdu par Fromfrom, c’est-à-dire un Latricières-Chambertin grand cru de 2002. Bien sûr, avec de telles bouteilles, je goute toujours en débouchant (une bonne heure avant) et je n’étais pas spécialement emballé par ce dernier vin, pourtant prestigieux. Mais je devais avoir la bouche pâteuse, car une heure plus tard avec le fromage, il se révéla à sa juste valeur. Certains vins paraissent décevants quand ils viennent d’être ouverts, mais l’aération, modérée pour celui-là, et surtout le mets d’accompagnement (un fromage suffisamment corsé), révèlent leurs vrais atouts.

Le lendemain matin, dimanche 2 janvier, il nous fallait rentrer. Nous avions pris une bonne marge en emmenant la duchesse mère à la gare de la Part-Dieu, qui est finalement partie avec un retard de dix minutes peu après 9h30. Puis nous avons pris le tunnel de Fourvière sans le moindre souci. Nous apprendrons par la suite que moins d’une heure plus tard, tout était bloqué autour de Lyon. Nous sommes rentrés à la maison sans le moindre ralentissement, sauf au péage de l’A 6 de Villefranche-sur-Saône.

Publicité
15 janvier 2011

De 2010 à 2011 (partie 5)

Le mercredi 29 décembre, nous sommes retournés au musée du chapeau (voir ici) de Chazelles-sur-Lyon (dans la Loire mais à deux pas du Rhône) car cela intéressait la duchesse mère. Fromfrom en a profité pour se donner le tournis dans les virages des monts du Lyonnais.

Le jeudi 30 décembre, nous sommes partis à Vienne (Isère) pour y revoir la primatiale Saint-Maurice (voir ici). Je ne referai pas le couplet sur les éléments semblant avoir été empruntés au style clunysien.

Viencath0001

Viencath0002

Viencath0003

Viencath0004

Viencath0005

Viencath0006

Viencath0007

Viencath0008

Viencath0009

Viencath0010

Viencath0011

Viencath0012

Viencath0013

Viencath0014

Viencath0015

Viencath0017

Viencath0018

Viencath0019

Viencath0020

Viencath0021

Viencath0022

Viencath0023

Le but était aussi de permettre à la duchesse mère et à ma mère (qui faisait cette fois partie du voyage) d’aller voir de l’autre côté du fleuve (département du Rhône cette fois), le musée archéologique de Saint-Romain-en-Gal dont j’avais déjà vanté les extraordinaires mosaïques, hélas non photographiables (voir ici). Pendant ce temps là, Fromfrom et moi sommes allés à la découverte des vestiges du site remis à jour lors des fouilles (nous n’avions pas eu le temps d’aller voir ça les premières fois). Nous avons été impressionnés par la taille du site, sa richesse, son intérêt, si bien que nous n’avons pas eu le temps de tout voir (alors que nous y sommes restés plus d’une heure et demie). Le mieux serait d’y retourner au printemps, quand les fontaines fonctionnent, les bassins sont en eau et les fleurs doivent s’y épanouir.

SReG0001

SReG0002

SReG0003

SReG0004

SReG0005

Pas moins d’une quarantaine de latrines trônaient là.

SReG0006

SReG0007

SReG0008

SReG0009

SReG0010

Un peu de chauffage central par ce temps...

SReG0011

SReG0012

SReG0013

SReG0014

SReG0015

SReG0016

15 janvier 2011

De 2010 à 2011 (partie 4)

Le mardi 28 décembre, nous ne pouvions entreprendre la visite d’un musée pour cause de fermeture hebdomadaire habituelle. Alors, j’avais repéré quelques bricoles dans la plaine du Forez que je ne connaissais pas ou fort peu. J’ai donc décidé de me lancer à l’assaut de Champdieu, juste au nord de Montbrison et de son église paraît-il intéressante.

Arrivés sur place, cette église romane fortifiée est une excellente surprise. Un premier tour à l’extérieur.

Chd10001

Chd10002

Chd10003

Chd10004

Chd10005

Chd10006

Chd10007

Chd10008

Chd10009

Chd10010

Chd10011

Puis on rentre voir à l’intérieur. On peut à loisir, allumer ou éteindre l’éclairage de l’église (pas de minuterie). Au bout d’un moment, j’allume.

Chd20001

Chd20002

Chd20003

Chd20004

Chd20005

Chd20006

Chd20007

Puis, on s’enfonce dans la crypte (allumage par minuterie cette fois) qui ne possède pas moins de 18 piliers. Après les photos, je commence à chanter un puissant « Minuit chrétiens » alors que mes deux co-voiturières regagnent la surface en laissant la porte ouverte. Pendant que nous étions en bas une sorte de grenouille de bénitier était venue s’asseoir en haut de nef. Quand, j’ai refait surface, j’ai vu une tête qui n’était pas prête à m’applaudir.

Chd30001

Chd30002

Chd30003

Chd30004

Chd30005

En ressortant de l’église, j’ai éteint la lumière à la grenouille. Non mais ! Pendant ce temps là, le soleil était revenu (ce qui prouve bien que j’avais bien chanté). Nouvelle série, avec aussi la vue générale.

Chd40001

Chd40002

Chd40003

Chd40004

Chd40005

Chd40006

Chd40007

Chd40008

Chd40009

Nous traversons ensuite Montbrison. C’est seulement la seconde fois que je passe dans cette sous-préfecture de la Loire, connue aussi, comme d’autres villes foréziennes, pour sa fourme (Ambert n’est pas loin). La première fois que j’étais passé là, c’était en septembre 1994, alors que le Conseil général organisait une sorte de forum à destination des jeunes chômeurs bac + 2 et plus. Compte tenu de ma spécialité « eau » de l’époque et faute de mieux, je me souviens que j’avais rencontré un patron d’une petite entreprise qui s’occupait plus ou moins d’hydraulique agricole. Le type semblait aussi embêté que moi pour me parler du boulot de son entreprise car manifestement, je n’étais pas vraiment ce qu’il cherchait et moi non plus, ce n’était pas mon truc. Enfin, il m’avait donné quelques adresses un peu plus en accord avec ce que je recherchais. Ceci dit, quelques jours plus tard, je soutenais mon mémoire de Maîtrise de sciences et techniques et surtout je partais faire mon service militaire à Belfort.

Après Montbrison, nous sommes allés voir de plus près le faux Mont Saint-Michel (voir ici), en particulier l’église prieurale romane sommitale de Saint-Romain-le-Puy. Sur les pentes du volcan, on a depuis peu, replanté de la vigne, dont l’encépagement est, semble-t-il, essentiellement du… Viognier (Lancelot, je n’y suis pour rien, mais il est vrai que le berceau de prestige du cépage n’est pas bien loin). Pour rentrer dans l’église, ce n’est pas très simple (réserver une visite de groupe).

SRLP0001

SRLP0002

SRLP0003

SRLP0004

SRLP0005

SRLP0006

SRLP0007

SRLP0008

SRLP0009

SRLP0010

SRLP0011

SRLP0012

10 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (6)

Le jeudi 28 octobre, filet et épaule de chevreuil au vin blanc, néanmoins accompagné par un Santenay 1er cru de 2007.

Le vendredi 29 octobre, marché à Autun. Achat de « marrons » de Saint-Léger-sous-Beuvray, de Girolles (Cantharellus cibarius Fr. : Fr.) et de Chanterelles en tube (Cantharellus tubiformis Fr. : Fr.) françaises, ces dernières à un prix très abordable. Le lendemain, je trouverais, près de l’étang, un seul et unique Cèpe de bordeaux (Boletus edulis Bull. : Fr.).

St_G0001

St_G0002

St_G0003

St_G0004

 

Après un crumble aux pommes fromfromien, nous partons l’après-midi pour Beaune pour une visite que nous avions ratée en mai.

Tout d’abord, visite aux environs de Nolay, célèbre pour ses halles du XIVe siècle (photos de 2006).

Nol0001

Nol0002

Nol0003

Pas de nouvelle visite des halles, mais nous sommes allés voir le Bout du monde de la Reculée de Vauchignon, autrement dit une sorte de cirque au pied d’une falaise calcaire où déboule une petite cascade aux eaux incrustantes. J’avais découvert ça en 2001 il me semble lors d’une visite avec des collègues naturalistes.

Vauch0001

Vauch0002

Vauch0003

Vauch0004

Vauch0005

Vauch0006

Vauch0007

Vauch0008

Vauch0009

 

Clin d’œil en passant au château de La Rochepot.

LRP0001

 

Puis, donc, l’objet de la visite au marché aux vins que j’avais fréquenté à la fin des années 1980 et au début des années 1990. C’est juste à côté des célèbres Hospices, dans des bâtiments partiellement médiévaux, avec une chapelle… Cela a bien changé par rapport à mes anciennes visites. Il n’y a plus qu’une quinzaine de vins en dégustation, là où il y en avait une cinquantaine. Mais du coup, les « petits » Beaujolais et Bourgognes n’ont plus leur place. Toutefois, tout n’est pas super top, mais au moins on goûte et on sait ce qu’on achète. On craquera pour trois belles bouteilles, dont un Pommard 2001 parce qu’il me plaisait et parce que mon père a longtemps été fan de ce cru.

B_mav0001

B_mav0002

B_mav0003

B_mav0004

 

Au retour de Beaune, le village de Monthélie (encore un truc qui se laisse boire), qui m’avait tapé dans l’œil à l’aller, fait l’objet de prises de vue presque acrobatique au soleil couchant.

Month0001

Month0002

10 janvier 2011

De 2010 à 2011 (partie 2)

Le lendemain de Noël, avec le beau temps retrouvé l’après-midi, nous nous rendons sur les traces que la duchesse mère avait laissées il y a une quinzaine d’années. Il faut dire qu’en même temps, c’est un pèlerinage que nous nous accordons tous les ans à cette période (voir ici, , là-bas et par-là). Je veux parler de notre virée dans le Pilat, celui au pied duquel je suis né, même s’il penche, sur cette partie là, sur le bassin du Rhône.

Nous progressons au dessus de 700 m d’altitude grâce aux pneus neige (les équipements étaient obligatoires à partir d’un certain niveau). Dans la montée, nous croisâmes en sens inverse une voiture roulant en marche arrière. A peine croyable, le type semblait parti pour faire des kilomètres en dévalant la pente ainsi (un véritable danger public quand on sait la précarité des trajectoires sur la neige, même lorsqu’on a des équipements spéciaux et qu’on est prudent). Nous voilà près des Trois dents. On y voit bien la vallée du Rhône, le fleuve lui-même.

Pil_CO0001

Etonnement : j’arrive à photographier la centrale nucléaire de Saint-Alban-du-Rhône – Saint-Maurice l’Exil (Isère) que j’avais visitée lorsque j’étais au collège alors qu’elle était encore en construction.

Pil_CO0002

Moins étonnant, nous distinguons la chaîne alpine, ce qui stupéfia néanmoins la duchesse mère.

Pil_CO0003

Et sa majesté le Mont-Blanc.

Pil_CO0004

Nous grimpons jusqu’au col du Crêt de l’Œillon. Et là, rebelote, nous croisons une voiture qui tracte au bout d’une longue corde, une vague luge en plastique avec un adolescent attardé dessus. Là encore, il n’en aurait guère fallu pour que la luge double son tracteur et vienne se réceptionner sous les roues du véhicule venant en sens inverse. Quelle bande d’abrutis ! Sinon, on pouvait voir ce genre de choses.

Pil_CO0005

Pil_CO0006

Pil_CO0007

Pil_CO0008

Pil_CO0009

Pil_CO0010

Pil_CO0011

Pil_CO0012

Pil_CO0013

Pil_CO0014

Pil_CO0015

Après un long détour (ce serait beaucoup plus court à pied), nous poursuivons notre promenade en direction du point culminant du Pilat, le Crêt de la Perdrix où une forme de lande trône à 1432 m d’altitude.

Pil_CPJ0001

Pil_CPJ0002

Pil_CPJ0003

Pil_CPJ0004

Voici « l’ustensile » dont se souvenait bien la duchesse mère, devant la Jasserie, juste en dessous du crêt. Nous y prenons un rafraichissement échauffement car dehors la température culmine elle aussi à – 9 °C, alors qu’il n’est pas encore 17 heures.

Pil_CPJ0005

Alors que la nuit est déjà tombée, nous nous rendons ensuite au Bessat, petit village faisant office de station de ski. Là aussi, la duchesse mère y avait quelques souvenirs. Nous faisons demi-tour, est après un nouveau passage à la Croix de Chabouret (ou Chaubouret et non chaud bourré), nous descendons vers La Valla-en-Gier d’où ma grand-mère maternelle était originaire, d’une ferme isolée à faire peur où mon arrière-grand-père faisait du « vin d’airelles », en fait une piquette à base de myrtilles. Mes arrière-grands-parents s’étaient ensuite installés dans un village beaucoup plus « civilisé », plus proche de la ville.

En conclusion, Dieu créa Le Bessat, le Pilat et La Valla !

8 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (4)

Brionnais (3/4)

Nous remontons vers le nord-ouest vers Semur-en-Brionnais, lieu de naissance du fameux saint Hugues (1024-1109), un des grands abbés de Cluny (initiateur de Cluny III). Le château Saint-Hugues est édifié à partir du Xe s.

SeB0001

L’église (XIIe s.) est assez extraordinaire. Son clocher nous a déjà agréablement surpris. L’intérieur, est lui très clunisien, avec la classique élévation à trois niveau avec un beau faux triforium (ici, il est « creux », contrairement à Saint-Lazare d’Autun), des pilastres cannelés et une voûte en berceau brisé. Nous ne nous attendions pas vraiment à ça. Belle surprise, donc, mais nous ne sommes pas dépaysés. Nous n’avons pas le temps de nous attarder ni de photographier le reste du village, mais c’est d’une incroyable richesse, un vrai joyau architectural qui méritera forcément une nouvelle visite. Il existe également une congrégation de religieuses qui occupent de vastes bâtiments.

SeB0002

SeB0003

SeB0004

SeB0005

SeB0006

SeB0007

SeB0008

SeB0009

SeB0010

SeB0011

SeB0012

SeB0013

SeB0014

SeB0015

SeB0016

SeB0017

SeB0018

SeB0019

SeB0020

SeB0021

SeB0022

SeB0023

Nous mettons ensuite le cap sur La Clayette (prononcer La Clète, comme l’avait très justement rappelé Calyste). Sur le chemin, nous traversons Saint-Christophe-en-Brionnais, très connu pour son marché du mercredi aux bovins charolais, d’importance supra-régionale (existe depuis la fin du Moyen-Âge). Très étonnant de voir ça dans une commune de moins de 500 habitants. Nous avons vu en passant un nombre incalculable de camions bétaillères. Cela doit valoir le coup d’œil, mais nous n’avions pas le temps de nous attarder. Le Château de La Clayette ne se visite pas. La partie la plus à droite sur les premières photos est du XIXe s. et n’est pas la plus intéressante.

LC0001

LC0002

LC0003

LC0004

LC0005

Nous nous dépêchons ensuite vers le château de Drée (commune de Curbigny) dont Calyste avait également parlé. Hélas, scandale, le château est fermé le mercredi, contrairement à ce que disait le Routard ! Restent le pigeonnier, la prison et quelques autres vues extérieures.

CdD0001

CdD0002

CdD0003

CdD0004

CdD0005

CdD0006

CdD0007

CdD0008

En quittant les lieux, pour gagner du temps, nous boudons Saint-Germain-en-Brionnais dont Calyste nous avait montré des images. Sur le chemin, nous sommes néanmoins happés par le panneau menant, bien des kilomètres plus tard, vers la chapelle romane de Saint-Prix. Rien d’exceptionnel (nous n’avons pu entrer).

SP0001

SP0002

19 mai 2010

Résulats du grand concours de mai en images

Voici les résultats du concours ou plutôt une illustration partielle de notre viaduc ascensionnel.

1) Où est-ce ?

Indice : je me tâte si je vous le dis.

Il s’agit effectivement du château de Clos-Vougeot. Il s’agissait du domaine viticole de l’Abbaye de Cîteaux (à partir du XIIe s.). Depuis 1944, c’est la propriété de la célèbre Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Le clos, classé grand cru Clos-de-Vougeot occupe 50 ha et concerne près d’une centaine de propriétaires !

10001

10002

10003

10004

10005

10006

10007

10008

10009

10010

10011

2) Quel est cet édifice (détails extérieur et intérieur) ?

Indice : on ne va pas en faire un livre supplémentaire.

Il s’agit de l’abbatiale romane de La Charité-sur-Loire (Nièvre), la fille aînée de Cluny.

20001

20002

20003

20004

20005

20006

20007

20008

20009

20010

20011

20012

20013

20014

20015

20016

20017

20018

20019

20020

20021

20022

20022

20023

20024

20025

20026

20027

20028

20029

20030

20031

3) Où se trouve ce lieu ?

Indice : je ne me fais pas de mouron.

La Loire, bien sûr, un peu en aval de La Charité-sur-Loire. On voit perché sur la rive droite, le château de Mouron.

30001

30002

30005

30004

30003

4) Quel est cet oiseau ?

Indice : hirondelle géante.

Il s’agit de la Sterne pierregarin (Sterna hirundo Linneus, 1758). Les photos ont été prises en aval du pont de la Charité-sur-Loire où on en voyait plusieurs dizaines pêcher de petits insectes ou poissons à la surface de l’eau. Cette espèce reste fort rare, au moins à l’intérieur des terres, y compris sur la Loire. Mais n’en déplaise à Dame K., on trouve aussi de la Sterne naine sur la Loire.

40001

40002

40003

40004

5) Quelle est cette curieuse forêt ?

Indice : restons polis.

Il s’agit des organes mâles d’une mousse, Polytrichum commune L. ex Hedw. (Polytric commun) que l’on rencontre, entre autres, aux abords des tourbières acides.

50003

50002

50001

6) Quelles sont ces fleurs ?

Indice : toujours polis pour faire la fête.

Il s’agissait tout simplement du Polygala vulgaris L. (Polygala commun) de la famille des Polygalaceae, qui se développe ici au sein de pelouses acidiclines.

60001

60002

7) A qui appartient ces choses globuleuses ?

Indice : atlantico-montagnarde.

Bien sûr, des fleurs de Vaccinium myrtillus L. (Myrtille).

70001

70002

8) Et cette chose là ?

Indice : bonne nuit les petits.

C’était les extrémités femelles de l’inflorescence de Sanguisorba minor Scop. (Petite pimprenelle). Les parties mâles (étamines) surgissent ensuite sur les glomérules inférieures.

80001

80002

9) Et ce machin qui se mange, c’est quoi ?

Indice : mince, Calystee a trouvé l'essentiel, mais quel est le nom précis ?

Il s’agissait d’une spécialité dijonnaise de pain d’épice, appelée « glacé mince ». J’étais très heureux d’en retrouver lors de notre passage à Beaune. Cela faisait bien plus de 20 ans que je n’en avais pas mangé. Ma grand-mère paternelle en achetait ou en faisait acheter régulièrement à Autun et j’adorais ça (toujours d’ailleurs). On n’en trouve plus à Autun et cela apparaît désormais « presque comme » un produit de luxe.

90001

30 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (3 et fin)

Après la matinée à la cathédrale de Chartres, direction la vallée de la Seine haut-normande. Nous faisons l’économie du repas de midi (nous avions largement profité du petit-déjeuner). Nous finissons par arriver sur mes terres d’élection (que j’ai parcourues surtout entre 2003 et 2006). Nous passons à Gaillon où je suis dans l’impossibilité de faire une photo valable du château. Arrivés sous Château Gaillard, nous allons prendre une crêpe et une bolée de cidre (eh oui) au Petit Andely où se trouve une église gothique.

Arrivés près du donjon de la forteresse de Château Gaillard (en travaux), une affiche nous annonce que durant ces quelques jours, l’accès est fermé pour des raisons de sécurité (accueil d’enfants). Là, ça mérite des claques, car nous avions pris le soin de vérifier les conditions d’accès sur internet et rien n’indiquait des restrictions d’accès. Voilà ce que nous avons vu.

LA0001

LA0002

LA0003

LA0004

LA0005

LA0006

LA0007

LA0008

LA0009

Puis, nous descendons quelques boucles de la Seine et nous faisons un crochet par Louviers pour y voir l’église à la tombée de la nuit. A l’intérieur, des travaux interdisent de voir la voûte de la nef.

Louv0001

Louv0002

Louv0003

Louv0004

Louv0005

Louv0006

Louv0007

Louv0008

Louv0009

Louv0010

Puis, nous gagnons notre hôtel (c’est beaucoup moins « standing » que la veille, mais je connais l’établissement pour l’avoir beaucoup fréquenté lorsque j’étais en déplacement dans le coin). Je précise que cet établissement n’est pas la prison de Val-de-Reuil. Un peu fatigués, nous irons manger dans un établissement de chaine au nom de bison. Qu’en dire ? Service nul et rapport qualité/prix pas terrible. Là aussi, cela change avec le dîner de la veille. Nous rentrons nous coucher. Fromfrom s’endort rapidement alors que je regarde un film de science-fiction, Clones, où la quasi-totalité de la population utilise des robots de substitution.

Le lendemain (samedi 13 novembre), nous glissons en aval de Rouen, nous prenons une première fois le bac pour traverser la Seine. Nous mettons d’abord au programme l’abbaye de Saint-Martin de Boscherville. Malheureusement, elle n’ouvre qu’en début d’après-midi (ça, on n’avait pas fait gaffe). Peu importe, on peut quand même visiter l’abbatiale romane du XIIe s. Dotée de larges ouvertures, la voûte était en bois. Elle fut remplacée par un voûtement gothique au XIIIe s.

SMBe0001

SMBe0002

SMBe0003

SMBe0004

SMBe0005

SMBe0006

SMBe0007

SMBe0008

SMBi0001

SMBi0002

SMBi0003

SMBi0004

SMBi0005

SMBi0006

SMBi0007

SMBi0008

SMBi0009

SMBi0010

SMBi0011

SMBi0012

SMBi0013

SMBi0014

SMBi0015

SMBi0016

SMBi0017

SMBi0018

SMBi0019

Il n’y plus ciel ni terre, alors nous gagnons l’abbaye de Jumièges. Mais c’est déjà l’heure d’aller manger. Les premiers restaurants ne nous conviennent pas (trop cher ou pas terrible), alors nous allons un peu à l’écart et là nous entrons dans une auberge qui se révèlera une excellente surprise (elle se trouve en bord de Seine au bac de Jumièges). Un repas à la fois copieux, entièrement maison, copieux et pas très cher. Cela nous fera largement le dîner de la veille (pratiquement pour le même prix, nous avons pris dix fois plus de plaisir).

Puis, sous une pluie incessante, nous sommes allés visiter l’abbaye de Jumièges. L’édifice actuel est principalement roman, mais elle aussi en travaux (quatrième édifice du week-end en travaux !). Il s’agit de l’édifice roman normand qui avait la plus haute voûte dans la nef (25 m), sachant que la plus haute nef romane fut celle de Cluny III (30 m). C’est vrai que c’est une ruine, ce qui n’est pas un problème en soi. Si seulement il n’avait pas plu !

Jum0001

Jum0002

Jum0003

Jum0004

Jum0005

Jum0006

Jum0007

Jum0008

Jum0009

Jum0010

Nous sommes ensuite rentrés dans nos terres flamandes.

15 octobre 2010

Indication mycologique

A la suite du commentaire de KarregWenn, je reviens sur ma récolte de champignons. Normalement, aucun ne doit être toxique, mais personnellement, je ne suis pas du genre joueur. Je suis sûr de l’identité des n° 3, 4 et 5 même si je ne mangerais que le n° 5 pour une plus grande sécurité encore et sans doute par goût.

N° 1 : Russula sp. (Russule) :

CCHR0001

CCHR0002

N° 2 : Russula cf. brunneoviolacea Crawshay (Russule brun violacé ?) :

CCHR0003

CCHR0004

N° 3 : Amanita rubescens (Pers. : Fr) S.F. Gray (Amanite rougissante, Golmotte) :

CCHR0005

N° 4 : Amanita citrina (Sch.) S.F. Gray (Amanite citrine) :

CCHR0006

N° 5 : Xerocomus badius (Fr. : Fr.) Gilbert = Boletus badius (Fr.) Fr. (Bolet bai) :

CCHR0007

Et je n’ai pas précisé que j’avais récolté ces champignons pour une raison très simple. Alors que je devais qualifier les caractéristiques écologiques d’une végétation forestière, j’ai constaté que les plantes herbacées que j’avais à ma disposition étaient rares ou discriminaient bien mal les conditions du milieu. Les champignons m’ont donc permis de confirmer que j’étais en présence d’une forêt acidiphile basale du Quercion roboris Malcuit 1929.

21 novembre 2010

Week-end de la Saint-Martin (2)

Le vendredi 12 novembre au matin, nous faisons presque la grasse matinée. Nous nous retrouvons au petit-déjeuner peu après 9 heures. Et là, festival de bonnes choses. Là encore, beaucoup de choses faites maison. Outre les viennoiseries, salade de fruits de saison et un fabuleux jambon cru avec son os et coupé sur place avec un couteau. Le meilleur jambon depuis celui que faisait un ami (c’est dire qu’il était vraiment méritant de me rappeler de si bons souvenirs).

Puis, nous nous rendons à la cathédrale. Il ne pleuvait plus depuis quelques heures, mais cela n’a guère duré.

Voici donc les photos de Notre-Dame de Chartres. Inutile de vous dire qu’elles ne sont pas tout à fait à la hauteur de mes espérances, voire carrément décevantes. A la prise de vue, j’ai dû pas mal jouer sur certains paramètres manuels afin d’éclaircir la situation. Malgré tout, j’ai dû faire ici, pour quatre photos, quelques ajustements de lumière et de contraste. La cathédrale est en travaux, notamment la façade ouest et le chœur. Le portail nord a été récemment restauré.

ChCatext0001

ChCatext0002

ChCatext0003

ChCatext0004

ChCatext0005

ChCatext0006

ChCatext0007

ChCatext0008

ChCatext0009

ChCatext0010

ChCatext0011

ChCatext0012

ChCatext0013

ChCatext0014

ChCatext0015

ChCatext0016

ChCatext0017

ChCatext0018

ChCatext0019

ChCatext0020

ChCatext0021

ChCatext0022

ChCatext0023

ChCatext0024

ChCatext0025

ChCatext0026

ChCatext0027

ChCatext0028

ChCatext0029

ChCatext0030

ChCatext0031

Et à l’intérieur, la partie haute du chœur a été nettoyée et restaurée (les vitraux nettoyés). Si nous avons bien compris, toute la cathédrale doit être ainsi traitée : rendez-vous après 2014. Je crois que c’est une excellente nouvelle. A l’issue de cette opération, ça va péter là dedans, d’autant que cette opération éclaircira notablement les vitraux. Je ne présente pas l’intérêt des vitraux, majoritairement du XIIIe siècle. Ceux de la façade sont du XIIe siècle (pratiquement non visibles pour cause de travaux). Il en existe aussi quelques-uns des XV-XVIe siècles jusqu’au XXe siècle.

ChCatin0014

ChCatin0016

ChCatin0015

ChCatin0022

ChCatin0023

ChCatin0024

ChCatin0025

ChCatin0010

ChCatin0008

ChCatin0004

ChCatin0001

ChCatin0002

ChCatin0003

ChCatin0006

ChCatin0007

ChCatin0011

ChCatin0012

ChCatin0005

ChCatin0009

ChCatin0017

ChCatin0018

ChCatin0019

ChCatin0020

ChCatin0021

ChCatin0026

ChCatin0027

ChCatin0028

ChCatin0029

ChCatin0030

ChCatin0031

ChCatin0032

ChCatin0033

ChCatin0034

Il va de soi que d’autres visites seront nécessaires, par exemple en 2015.

11 octobre 2010

Couleurs d'automne floristiques et mycologiques

Il y a un peu plus de trois semaines, le jardin des plantes médicinales (pas le nôtre, celui du boulot) ne s’est pas encore paré des vraies couleurs de l’automne.

JPM0001

JPM0002

JPM0003

JPM0004

JPM0005

JPM0006

JPM0007

JPM0008

JPM0009

JPM0010

Depuis quinze jours, les roses de notre jardin, elles, commencent à se faire de la peine.

Rosa0001

Dans la forêt près de chez nous, j’en suis réduit à récolter des champignons pour mieux identifier la végétation. Connaissez-vous ces champignons ? (Vus comme ça, je ne sais en reconnaître à coup sûr que 3 espèces sur les 5).

MYC0001

En ce moment, dans le jardin, d’autres attraits sont toujours d’actualité, en attendant le blanchiment des scaroles.

STJ0001

28 août 2010

Vacances aoûtiennes 2010 (1)

La semaine de vacances aoûtiennes devait être à nouveau bretonne.

Le dimanche 15 août fut consacré au repos et l’après-midi, à une visite à V., ma belle-sœur. J’y suis allé à reculons, mais je me suis détendu. Nous eûmes quand même droit à la litanie de toutes les bêtises qui lui arrivent à son boulot (aide aux personnes à domicile). C’est vrai que dans ce milieu, il se passe des choses pas très brillantes et V. semble avoir une attitude, une éthique très professionnelles qui tranchent avec la majorité des autres salariées, ce qui ne lui vaut pas que des amitiés.

Le lundi 16 fut consacré, lui, à un repas familial avec V., ses deux filles aînées et la Duchesse mère. Ce repas fut pris dans le bar-brasserie où les deux filles travaillent en ce moment. Rien à redire, c’était bon et il faisait beau sur la terrasse ombragée. Après le café, V. ne voulut pas nous accompagner pour une promenade côtière (mais pourquoi donc, c’était l’occasion rêvée de conclure agréablement l’après-midi). Alors V. a raccompagné sa mère à la maison, et de notre côté, nous sommes allés faire un petit tour. Nous avons commencé par visiter une exposition de peinture dans une chapelle restaurée de l’Anse de Kerseau, juste en face de Concarneau.

AK0001

Nous avons naturellement poursuivi vers la Pointe du Cabellou, où j’ai déterminé Spergularia rupicola Lebel ex Le Jol. (Spergulaire des rochers), qui n’est d’ailleurs pas une rareté en Bretagne.

PC0001

PC0002

PC0003

PC0004

Nous sommes ensuite passés à la Pointe de la Jument (à Trégunc), où je m’étais déjà rendu seul en 2006 (voir ici).

Après la Pointe de Trévignon, où je ne compte plus les visites (voir ici et ), l’île Raguenez à Névez, qui a son charme.

IR0001

IR0002

IR0003

IR0004

IR0005

IR0006

Nous avons trouvoé qu’il y avait encore beaucoup de monde sur les plages alors qu’il était bien plus de 17 heures. « Ma » plage de Port Manec’h, je l’ai découverte pour ma part en août 2008 (voir ici). On dit que c’est un endroit chic et cela se voit parfois chez les gens, mais on ne se sent pas mal à l’aise. Les deux précédentes années, il n’y avait pas foule, mais cette fois, il y avait vraiment beaucoup de monde. Nous eûmes quelques difficultés à entrer dans l’eau, mais une fois dedans, je n’étais pas pressé d’en ressortir. Deux autres personnes seulement se baignaient, les autres rentraient en bateau à voile, en planche à voile ou en bateau pneumatique. Ici, les eaux sont réputées froides car nous sommes juste dans l’embouchure de l’Aven et du Belon, mais la plage est assez bien abritée du vent. Et le contexte, l’ambiance magique dans laquelle j’ai découvert cette plage font qu’elle m'est très chère.

8 août 2010

Vacances juilletistes 2010 (4)

Durant le séjour éduen, j’eus l’occasion à de multiples reprises de me baigner dans les eaux saintes. Pas de photos cette année, mais celles de l’an dernier ne trahissent pas le principe qu’il y faisait chaud.

CRP0001

CRP0002

Le 21 juillet, décision fut prise d’aller visiter non pas un, mais deux châteaux dans l’Yonne. Cela faisait déjà longtemps que je voulais y aller, mais l’éloignement et leur position trop proche du chemin du retour m’avaient fait hésiter. Nous y sommes allés avec mes parents.

Au premier (château de Tanlay), mes parents n’assistèrent pas à la visite car ils l’avaient faite l’an dernier. A vrai dire, il pleuvait (eh oui Lancelot, je le concède, cela gâche un peu les photos). Nous fûmes accueillis par la guide qui allait commencer la visite juste à l’instant où nous arrivions. Cette guide était une pièce à elle seule. Elle s’exprimait avec un langage d’une préciosité incroyable, à un point qu’on aurait dit qu’elle jouait un rôle. Mais non, c’était son parler aristocratique habituel. Pas sûr que l’on puisse trouver actuellement des comédiens qui font ça si bien. Franchement, je n’avais jamais entendu un truc pareil et cela a duré une bonne heure. Je pensais que les gens parlant ainsi d’une façon aussi prononcée étaient morts. Elle ne dépareillait pas dans le décor, mais parfois certaines de ses expressions et surtout de ses remarques que seuls S. et moi entendirent nous invitèrent à penser en rigolant à moitié que la guillotine révolutionnaire n’avait pas fini le boulot.

Tan0001

Tan0002

Tan0003

Tan0004

Tan0005

Tan0006

Tan0007

Tan0008

Tan0009

Les photos étaient interdites, sauf dans les pièces dépourvues de meubles (meubles, peintures très nombreux et absolument extraordinaires, dans un très bel état de conservation). Les visiteurs furents quand même autorisés à photographier la salle voutée, la galerie avec trompe-l’œil, et la tour dans laquelle le propriétaire du château, protestant à l’époque des guerres de religion, fit réaliser cette peinture de plafond (inachevée pour cause de fuite) où les protestants ont le beau rôle.

Tan0010

Tan0011

Tan0012

Tan0013

Tan0014

Tan0015

Tan0016

Non loin de là, Ancy-le-Franc. Un château qui appartient désormais à une société d’investissement américaine. Là encore, point de photos à l’intérieur, mais des pièces richement décorée et presque aussi bien meublées qu’à Tanlay. Cette fois, nous eûmes droit à un guide « normal » et plutôt agréable.

ALF0001

ALF0002

ALF0003

ALF0004

ALF0005

ALF0006

ALF0007

Autre gros regret de ces visites : pas assez le temps de rester dans les pièces pour détailler les objets. Vraiment, les visistes guidées vont beaucoup, beaucoup trop vite.

Nous avons rejoint notre port d’attache en passant de nouveau par le Morvan, mais par une route inconnue de moi, ce qui nous permit de repérer de futures destinations de visites.

7 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (3)

Brionnais (2/4)

Nous mettons ensuite le cap sur Marcigny. L’église d’origine médiévale n’y est pas très intéressante (nombreux remaniements et ajouts et partie romane en assez mauvais état), mais quelques maisons à colombages et la Tour du Moulin, du XVe s., anciennes fortifications du prieuré, édifié sur ordre du duc Jean Sans Peur. Les gibbosités sont assez curieuses (j’ai souvenir d’en avoir déjà vu sur un autre édifice, mais je ne me souviens plus où).

Mar0001

Mar0002

Mar0003

Mar0004

Mar0005

Nous continuons vers le sud en remontant la Loire. Nous faisons une courte halte à l’église de Saint-Martin-du-Lac (XIe s.).

SMDL0001

Nous continuons sur Iguerande, dont les bords de Loire sont le lieu de halte ou de pique-nique habituel de mes parents. Cette commune est la dernière de Saône-et-Loire et a marqué une frontière depuis l’époque gauloise : limite d’influence des Éduens, puis de la cité gallo-romaine d’Augustodunum (Autun), puis du diocèse de cette même ville. L’église (XI-XIIe s.) repose sur un promontoire rocheux et domine la vallée de la Loire. Le côté sud présente de puissants et surdimensionnés contreforts.

Igu0001

Igu0002

Igu0003

Igu0004

Igu0005

Igu0006

Igu0007

Igu0008

Igu0009

Igu0010

Igu0011

Igu0012

Igu0013

Igu0014

Igu0015

Igu0016

BSM0017

Igu0018

Igu0019

Nous poursuivons notre circuit vers Saint-Julien-de-Jonzy. Seuls le clocher et la façade sont romanes (XIIe s.). Un petit côté clunisien dans le clocher (décor cannelé des pilastres). Le linteau du tympan représente la Cène, ce qui n’est pas très commun. Les révolutionnaires ont cassé les têtes, sauf celle de Judas, mais la position de ce dernier est curieuse selon Fromfrom.

SJDJ0001

SJDJ0002

SJDJ0003

SJDJ0004

SJDJ0005

SJDJ0006

7 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (2)

Brionnais (1/4) [je découpe pour éviter l’overdose]

Le mercredi 27 octobre, le régime fut tout autre. Lors de sa visite récente dans le Brionnais, Calyste m’avait rappelé l’intérêt majeur de cette petite région naturelle pour la richesse de son patrimoine. Outre des paysages qui n’ont rien d’affreux, un certain nombre de châteaux, le Brionnais est réputé pour la richesse des édifices romans, dont certains sont d’essence ou d’inspiration clunisienne et d’autres y échappent totalement. On pourra aller voir des détails et précisions sur les édifices brionnais chez notre ami Eduard (Bourgogne Romane). Compte tenu du « gros morceau » que cela représente pour voir ça sur une seule journée et de l’éloignement relatif par rapport à notre camp de base éduen, j’avais longtemps reculé l’échéance de cette visite, que j’envisageais pourtant depuis une dizaine d’années.

Le Brionnais est donc cette région du sud-ouest de la Saône-et-Loire, globalement délimitée au nord par le Charolais, à l’est par les monts du Beaujolais, au sud par le département de la Loire (encore que l’on pourrait y voir une prolongation dans ce département avec Charlieu et Pouilly-sous-Charlieu) et à l’ouest par la Loire (le fleuve). Je connaissais donc les bords de Loire pour les avoir longtemps fréquenté : un des chemins (désormais le seul) que mes parents empruntaient lorsqu’ils se déplaçaient entre leurs domiciles ripagérien et autunois, mais également un coin que j’ai fréquenté, lors de mes pérégrinations de ma thèse (et même bien avant) aux abords de Digoin.

Nous avions donc décidé de nous y rendre le mercredi, afin d’échapper aux grèves éventuelles et à la fermeture classique des musées le mardi. Nous avions l’intention de visiter le château de Drée et le Routard 2010 nous confirmait bien que la fermeture hebdomadaire était bien le mardi. Enfin, ce jour avait été sélectionné parce qu’on était sûr qu’on aurait du beau temps. Nous avions l’intention de déjeuner rapidement dans un restaurant, mais une erreur de sortie (encore) nous a un peu retardé dans notre programme très chargé, alors on a décidera de se contenter d’un vague truc acheté dans une boulangerie.

A seigneur tout honneur, nous commençons la visite par l’église d’Anzy-le-Duc (XI-XIIe s.), en fait une prieurale bénédictine issus de l’abbaye Saint-Martin d’Autun (aujourd’hui disparue). Le clocher octogonal à trois étages m’avait toujours attiré sur les images. Mais il y a bien d’autres choses, comme les modillons à l’extérieur, la crypte, les chapiteaux…

ALD0001

ALD0002

ALD0003

ALD0004

ALD0005

ALD0006

ALD0007

ALD0008

ALD0010

ALD0011

ALD0012

ALD0013

ALD0014

ALD0015

ALD0016

ALD0017

ALD0018

ALD0019

ALD0020

ALD0021

ALD0022

ALD0023

ALD0024

ALD0025

ALD0026

ALD0027

ALD0028

ALD0029

ALD0030

ALD0031

ALD0032

ALD0033

ALD0034

ALD0035

ALD0036

ALD0037

ALD0038

ALD0039

ALD0040

ALD0041

ALD0042

ALD0043

ALD0044

6 novembre 2010

Vacances de Toussaint du quarantenaire (1)

Le samedi 23 octobre, nous avons donc mis le cap sur la Bourgogne. Voyage en voiture en toute tranquillité. Aux abords de Beaune, distraits, nous manquons la sortie de l’autoroute. Nous sortons donc au nord de Chalon-sur-Saône. Nous trouvons facilement du carburant dans une grande surface pour nous ravitailler (il n’y avait même pas la queue, qui a parlé de pénurie ?). Sur notre chemin, non loin de là trône Mercurey. Je décide (ce n’était pas prématuré, ni même prémédité) de faire une halte au caveau auquel nous allions avec mes parents quand j’étais gamin. Cela a un peu changé, le vin en bouteille et la dégustation ne se fait plus au même endroit (depuis une bonne quinzaine d’années). Et là, c’est pas comme à l’essence, il y a la queue, mais il n’y pas de pénurie non plus. On goûte d’abord du deux sortes de Mercurey 2008 dont un que je trouve quelque peu fermé. Et puis du 2009, et là nous sommes séduits (une très bonne année qui vient d’être mise en bouteille). Pour le même vin, le surcoût est quand même de 3 € entre 2008 et 2009 (ramené à 2 € parce que c’est les soldes en ce moment). Je trouve qu’ils poussent un peu trop, mais bon, on en prend et on repart.

Puis, après avoir admiré au passage une nouvelle fois le château de Marguerite de Bourgogne, nous arrivons à bon port.

Le lendemain dimanche, repos, loisirs et oisiveté. Au menu de midi, pâté de campagne avec Hautes-Côtes-de-Beaune blanc et canard sauvage avec un Maranges 1er Cru (il faut y aller doucement pour commencer).

Le lundi, quelques achats, recherche de chrysanthème, repos, loisirs, oisiveté, lapin de garenne arrosé de vin d’Arbois et madeleines fromfromiennes. L’après-midi, recherche active et assez décevante de champignons. Je n’ai trouvé qu’un peu de Bolet orangé (Leccinum aurantiacum (Bull.) S.F. Gray) et de Pied-de-Mouton (Hydnum repandum L. : Fr.)

Chrys0001

Chrys0002

Le soir, visite classique à Cheilly-les-Maranges pour ravitaillement en rouges (mon père s’était occupé du blanc quelques semaines plus tôt). Là, pas encore de 2009 en bouteilles, on attend mi novembre pour s’y mettre. Mais il y a des choses toujours excellentes à boire en 2007 et 2008. Depuis peu, on s’est modernisé, on a mis en place un mini caveau au lieu du simple tonneau-table. On est modeste dans cette maison et pourtant, on y fait parmi les meilleurs vins des appellations considérées (et les prix sont plus bas qu’ailleurs). Bref, en plus des dégustations toujours très généreuses (c’est ça la vraie Bourgogne), on discute, on s’amuse, et on parle du vin simplement (pas de la poésie idiote de pseudo intellos du vin). On repart en laissant le volant à Fromfrom (forcément, mais mon père aurait pu s’y coller).

Le mardi, repos, loisirs, oisiveté et vin d’Arbois (encore, mais pas le même). Et surtout tête de veau, la première depuis mon enfance. Même la langue n’a rien d’extraordinaire, la mayonnaise restant le meilleur ingrédient.

13 juin 2010

D'un 13 juin au matin

J’en ai déjà parlé au moins 36 000 fois, je n’aime pas le foot en tant qu’activité sportive (comme la quasi-totalité des sports de balle), et cela a toujours été ainsi. Je suis encore plus allergique à l’usage qui en est fait sur les plans mercantiles et médiatiques, voire politiques. Tout cela m’exaspère à un point et il est franchement difficile d’y échapper. Et s’il n’y avait que ça qui m’énervait…


Depuis des années, on fait tout pour déshabiller les services publics, l’école, la sécurité sociale et on les retrouve actuellement en déficit. On accélère le processus de l’école (et de l’université) à deux vitesses avec des classes à plus de 30 élèves, en supprimant des enseignants spécialisés, en diminuant le taux d’encadrement, en paupérisant l’école publique en général pour faire des « pôles d’excellence » pour les nantis tandis que le tout venant ira à la fac normale sans moyens. Tout va très bien. La SNCF ? Ah bon, c’est encore un service public ? Étrange conception, notamment quand on regarde l’évolution de la politique TGV. La sécurité sociale. Un trou abyssal. Mais pourquoi tant d’exonérations, pourquoi autant de personnes qui échappent aux montants dus de cotisations ? Pourquoi tant de ponts d’or aux firmes pharmaceutiques qui n’ont rien à proposer en échange ? Le déficit, la dette de l’État ? Qui l’a creusé sinon les cadeaux distribués à tours de bras aux nantis depuis des décennies ? Pourquoi 37 milliards d’euros/an (hors salaires) à la défense nationale ? Si on enlevait 30 ou 35 milliards, ce serait encore pas mal, non ? Rien qu’avec ça, y aurait pas moyen de boucher une bonne partie des déficits ? Alors qu’on arrête de nous bassiner avec ces conneries. Les solutions existent, mais il faut bien assurer la retraite de Ser*ge Das*sault et compagnie. Et ces pauvres anciens PDG, hauts fonctionnaires et autres sénateurs, comment pourront-ils faire avec une misérable retraite à moins de 9500 € par mois ?


Lundi, je reçois un nouveau salarié. Contrairement au précédent, il ne connaît pas la maison, ne connaît pas la région et possède encore moins d’expérience. Ça va encore être du sport. En revanche, le premier m’étonne positivement. Avec lui, inutile de répéter deux fois la même chose et je m’étonne de ne pas être obligé de lui expliquer des choses puisqu’il les sait déjà. Et ça, c’est vachement reposant et cela m’évite de m’inquiéter.


Sinon, voici des nouvelles récentes du jardin après la pluie.

FDJ0001

FDJ0002

FDJ0003

FDJ0004

FDJ0005

FDJ0006

FDJ0007

FDJ0008

FDJ0009

22 février 2010

Périple hivernal en Bretagne (2)

Après une première journée consacrée à un peu de repos, de ravitaillements, à une première vraie visite à la duchesse-mère et à la réalisation d’une petite bêtise* nous avions décidé de nous rendre à Océanopolis (« aquarium de Brest »).

* Une bêtise à plusieurs titres. D’abord, on s’efforce de ne pas cultiver ces choses en pot et c’était pourtant notre volonté. Mais surtout, Maître Karagarhodo nous révélera plus tard que ce qu’on nous avait vendu n’était pas un Rhododendron scyphocallix (taxinomie et nomenclature incertaine), mais un hybride ‘Golden gate’. Mais en principe, cela ne remet pas en question l’intérêt de notre acquisition.

R0001

Océanopolis ressemble pour une large part à Nausicaa dont j’avais parlé ici. On trouve dans ce genre d’endroit des discours pédagogiques et scientifiques déjà largement connus, mais ce n’était pas là le but de notre visite, ni même de savoir reconnaître les espèces présentées. Non, l’objectif était bien de divertir nos yeux avec des formes toujours insolites et des couleurs improbables. Les photos avec flash étaient interdites, mais cela n’a pas empêché nombre de visiteurs d’y recourir fréquemment et même d’en abuser, sans compter que le résultat devait être horrible. Beaucoup de mes photos ne sont pas extraordinaires (prises à la volée dans des conditions pas toujours évidentes), mais en voici quand même quelques-unes qui peuvent passer.

O0001

O0002

O0003

O0004

O0005

O0006

O0007

O0008

O0009

O0010

O0011

O0012

O0013

O0014

O0015

O0016

O0017

O0018

O0019

O0020

O0021

O0022

O0023

O0024

O0025

O0026

O0027

O0028

O0029

O0030

O0031

O0032

O0033

O0034

O0035

O0036

O0037

O0038

O0039

O0040

O0041

Au retour, nous n’avons raté le coucher de soleil maritime, mais nous avons pu, dans un certain confort, capturer cette ombre chinoise. Il était temps de rejoindre notre hôte afin que Fromfrom puisse honorer son contrat crêpier.

CM0001

12 octobre 2010

Soleil embrumé

Ce matin, un départ pour une réunion dans l'Artois occidentalo-méridional. Un moment coincé à une intersection, j'ai fait mon Cornus et j'ai dégainé pour un truc que j'ai pensé moins moche que d'habitude. Pas le temps ensuite de capturer d'autres choses dans la boîte noire car la réunion a duré plus que de raison et qu'il m'a fallu plus de deux heures pour rentrer à mon port d'attache professionnel.

SOL0001

SOL0002

16 janvier 2010

Jaune fromfromo-cornusien

Lancelot s’étant mis au jaune, nous avons aussi fait le tour de la maison.

Tout d’abord la nappe de la table de la salle à manger, qui demande d’ailleurs une remplaçante qui ne sera pas jaune.

J0001

Le panier à salade centrifuge.

J0002

Une pomme et une poupée de maïs. La première a déjà été engloutie, la seconde en attente d’être plantée au printemps.

J0003

Un bouquet de mimosa sur le déclin.

J0004

Evidemment, le Vin jaune. C’est bon, Lancelot, c’est à la même latitude que la Bourgogne !

J0005

Notre incontournable chambre jaune, réservée aux amis. Désolé, Karagar, il faudra t’y faire. Mais je te rassure, cela ne restera pas toujours ainsi car cela méritera des travaux et franchement, ça ne me plaît pas beaucoup.

J0006

Deux livres à couverture entièrement jaune. J’y peux rien, ça concerne le monde végétal.

J0007

Et rien que pour Lancelot, même si ce n’est pas complètement jaune.

J0008

Et enfin, un cadeau de Madame K qui se trouve dans notre chambre, mais que j’ai exposé à la lumière du soleil.

J0009

20 septembre 2010

Patrimoines

Voici quelques considérations rapides et sans prétention visant à rapprocher différentes notions patrimoniales.

La notion de patrimoine artistique, singulièrement architectural est quelque chose qui semble assez clair et identifié pour une large part de la population. Cette notion se retrouve bien entendu pour le patrimoine naturel, mais c’est une idée beaucoup moins admise.

Si on fait référence aux paysages, cela parle assez même si énormément de subjectivité, d’idées fausses viennent se greffer. Un des biographes de Balzac n’a-t-il pas été dire il y a quelques années que la vallée de l’Indre n’avait pas changé depuis le temps où l’auteur du « Lys dans la vallée » s’y promenait du côté de Saché ? Une vaste foutaise puisque la plaine alluviale de l’Indre s’est transformée depuis en vastes champs de peupliers. On me rétorquera que le patrimoine architectural n’est pas non plus épargné, voire encore plus sujet aux fausses interprétations et à la subjectivité.

Si on fait référence à la flore, à la faune ou à la fonge, il est à présent admis qu’il y a du patrimoine qu’il convient de préserver. Il existe même des conservatoires*botaniques ! Mais là encore, beaucoup de confusions, y compris chez certains professionnels de l’environnement. Certains de ces derniers n’hésiteraient pas à réintroduire ou à cultiver des plantes menacées d’extinction en pensant faire une bonne action, ignorant tout des problématiques d’identité populationnelle, d’écotypes, de pollution génétique, etc. Un peu comme si on allait retoucher les représentations pariétales de Lascaux avec de la peinture acrylique. Bien sûr, je ne parle pas des abrutis qui se moquent éperdument des petites plantouzes ou des sales bestioles ; certains, encore très nombreux, n’hésitent pas à les détruire volontairement.

Chez les plantes (et les animaux), le patrimoine s’évalue essentiellement en fonction du niveau de menace qui pèsent sur elles (intègre notamment la rareté et l’historique de la dynamique des populations). Et on ne prend en compte que les espèces indigènes ou assimilées (en particulier les plantes introduites ou qui se sont répandues avant les années 1500).

La notion de patrimoine s’applique également aux communautés végétales (notion proche de celle d’habitats et de taille intermédiaire entre les individus végétaux et les paysages) et a même été institutionnalisée par les autorités européennes.

Normalement, vis-à-vis de la conservation, la notion de patrimoine ne devrait pas intégrer le caractère esthétique d’un édifice, d’une sculpture ou d’une plante. Il faut s’y résoudre et c’est parfois difficile à admettre. Voici quelques exemples :

Le centre du Havre, en particulier l’hôtel de ville, j’ai déjà eu l’occasion de le dire, n’est pas ma tasse de thé, mais est représentatif, typique d’un style, d’une période particulière (après guerre) et mérite sans doute sa mise à l’honneur par l’UNESCO et sa conservation.

La plante répondant au doux nom de Liparis loselii (L.) Rich. (Liparis de Loesel) fait partie des orchidées les moins photogéniques (encore que ?), mais est très menacée et s’est beaucoup raréfiée en France et en Europe.

Ll0001

Ll0002

Les orchidophiles voudraient protéger toutes les orchidées. Il est vrai que certaines d’entre elles sont belles, mais ne sont pas menacées, comme Ophrys apifera Huds. (Ophrys abeille) dans le nord de la France (photo ici sous la pluie).

Oa0001

Les chapelles finistériennes, c’est bien. Mais dépenser de l’énergie et de l’argent pour remettre un toit à la chapelle de Trébalay, l’approche patrimoniale ne le justifiait pas. En effet, cette chapelle n’avait pas un caractère spécifique ou unique justifiant sa sauvegarde. Il existe des tonnes d’autres édifices similaires et des tonnes d’édifices plus intéressants qui justifieraient qu’on s’en préoccupe davantage. De plus, esthétiquement, l’ancienne ruine avait un charme, maintenant rompu. Je ne parle même pas des ifs que l’on a scandaleusement massacrés lors de la « restauration ».

Avant :

CT0001

Après :

CT0002

Enfin, avec un collègue et S., nous sommes tombés d’accord pour considérer que dans de nombreuses régions ou terroirs, il y avait souvent une certaine corrélation entre la richesse et l’originalité du patrimoine naturel et celles du patrimoine architectural, grandes villes exclues. Avant d’ériger ce constat en loi, saurions-nous trouver des contre-exemples à cette affirmation ?

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité