La colère part en bulles
Après le retour de notre voyage voiturer il y a quinze jours, j’ai été pris dans un tourbillon au boulot. Un nouveau record du nombre de courriers électroniques à traiter. Parmi ces derniers, l’émergence d’un nouveau concept : après les urgences, les urgences « flash » qu’on me demandait alors que j’étais en vacances et prié de traiter toute affaire cessante en rentrant. Evidemment, ce n’est pas quelque chose que mes supérieurs me réclament ni même un commanditaire, non juste notre fédération. Bon, je m’y suis plié… Et puis il y a eu le coup de nos collègues Anglais du Kent. Cela a été un cirque pas possible. Comme tout projet européen d’envergure, nos comptes doivent être certifiés, ce qui a été fait en temps et en heure. Mais le contrôleur anglais voulait contrôler le contrôle, ce qui nous a donné un boulot monstrueux non prévu (pas tellement à moi, mais à notre comptable, alors qu’il est déjà surchargé). Un peu comme si un médecin faisait une ordonnance au patient et que pharmacien ne voulait pas délivrer les médicaments sans avoir examiné le patient.
En terme de contrôle, j’ai dû me mettre sur un poste de SIG (système d’information géographique) pour regarder la qualité du travail du prestataire de la Région. Après avoir eu pas mal de difficultés avant de trouver un ordinateur et un logiciel en ordre de bataille, je n’ai cessé de rouspéter, ronchonner, me scandaliser devant le peu de rigueur du travail effectué. On ne demande pas aux gens d’être des spécialistes de la végétation régionale, mais je me suis aperçu avec amertume que des choses évidentes ne le sont pas pour tout le monde. Bref, j’ai pu constater un certain manque de culture générale en écologie, culture qui aurait dû être maîtrisée. Et pourtant, je n’ai jamais été consulté pour que je donne mon avis ou les orientations dans la façon d’interpréter les végétations. Une certaine colère, donc, que j’ai dû néanmoins contenir lors de notre réunion de validation de vendredi (une réunion où j’avais prévenu tout le monde que je ne validerai rien). Inutile de dire que je n’ai pas fini de passer pour l’emmerdeur de service. Mais cela suffit aussi de voir écrire et d’entendre dire qu’ils sont les meilleurs et les plus jolis et de nous servir un travail qui n’est qu’un vulgaire brouillon.
En parlant de brouillon, cela me rappelle qu’avant les vacances, j’avais reçu un message d’un type qui se dit travailler pour un organisme que je connais et qui dit qu’il a synthétisé mon travail et que je dois le relire, le contrôler et qu’il ne faut pas que je tienne trop compte de la forme. Une véritable ineptie : le type en à peine plus d’une page a réécrit un résumé de mon intervention dans un colloque (alors que j’en avais déjà rédigé deux auparavant). Et évidemment, ce nouveau résumé très mauvais sur le fond et la forme, voire limite pas français. De plus, vue la suffisance du message du type, je ne lui ai pas répondu et s’il ose me relancer, je vais l’envoyer balader comme rarement je l’ai fait jusqu’à présent. Je précise que le type en question n’avait qu’à copier/coller un de mes résumés et de le reformuler pour y ajouter deux-trois trucs que j’avais mis dans ma présentation (qui n’avait rien d’obscur ou d’hermétique).
Bon, on pourrait penser que je suis en colère en ce dimanche soir. Mais non, ce n’est pas le cas. Mardi, c’était l’anniversaire fromfromien qui a va avoir désormais un nombre de printemps alti-ligérien. Ce n’est que ce soir que nous avons débouché une bouteille de bulles (l’autre jour, on avait été presque plus raisonnables). Vous savez quoi ? Je l’aime ma Fromfrom !

Quelques jonquilles égayent l’intérieur.

Mais à l’extérieur, les jonquilles sauvages éduennes ont répondu présent après leur deuxième année de plantation (l’an dernier, c’était décevant).




























































































































































































































































































