Vacances de Toussaint 2011 (3)
Dimanche 30 octobre
Nous avions appris que le lac du barrage de Pannecière-Chaumard, établi sur l’Yonne morvandelle, était en fin de vidange et que du poisson était vendu près du mur du barrage. Il s’agit du plus grand plan d’eau du Morvan et probablement de Bourgogne (520 ha). Le barrage a été construit dans les années 1930 consécutivement à la crue de la Seine de 1910. Il régule donc les débits de la Seine, avant même la construction des grands lacs de Champagne dans les années 1960-80. La vidange, initiée depuis des mois est donc achevée. Des travaux sont prévus entre cette fin d’année et l’automne 2012, où l’ouvrage sera remis en eau progressivement.
Mon père voulait aller voir si on pouvait trouver du Sandre qu’il aurait congelé en prévision des fêtes de fin d’année. Nous voilà donc partis. Nous profitons bien des couleurs automnales morvandelles.



Peu après Château-Chinon, nous faisons connaissance avec l’une des queues du lac au fond duquel existent encore çà et là des vestiges de pierres dont ce pont.

Plus en aval, il existe encore les vestiges des ligneux de l’ancienne ripisylve de l’Yonne.



Il fait beau et il y a de nombreux curieux et promeneurs aux abords du lac ou même dans le lac vide. Sur la route du barrage, nous nous engageons au feu vert (passage alterné). Parvenus aux 2/3 du barrage, la circulation est bloquée. Une voiture (une seule) en sens inverse et à peine engagée nous empêche de passer. L’automobiliste en question, sûr de son bon droit, prétend être passé au vert et ne veut pas reculer de 10-15 m pour laisser passer les voitures en sens inverse (dont nous) et menace d’appeler la gendarmerie pour « prouver » qu'il a raison. Nous sommes à peu près la 7 ou 8e voiture, mais bientôt, c’est 10, 15, 20, 30… voitures qui ont tort contre un seul homme et qui devraient, pour les plus avancées, reculer sur 800 m pour que Monsieur passe (je ne vous raconte pas le bordel quand on connaît la configuration des lieux). On pensait qu’on serait obligé d’en passer par là, mais au bout d’un quart d’heure, Monsieur a quand même daigné reculer, sans doute après quelque négociation diplomatique miraculeusement talentueuse. Je n’ai pas vu qui était le « forcené », mais vu son entêtement, je ne vois pas comment il ne pourrait pas s’agir d’un Morvandiau, à moins qu’il ne s’agisse d’un Breton (je ne vois pas d’autre explication). Du coup, j’ai pu prendre en photo ce que l’on voyait du mur, en particulier l’aéroglisseur qui avait servi à la pêche des poissons au filet.


Du coup, vu l’encombrement et l’impossibilité de stationner à une distance raisonnable du lieu de vente de poissons, nous avons renoncé et nous avons poursuivi notre chemin. Nous avons eu d’autres points de vue sur le lac.

D’autres couleurs presque insaisissables nous saluaient partout dans les forêts morvandelles.




Et puis ces vues sur une « pub » que je connais depuis au moins 30 ans, à la gloire d’un célèbre pépiniériste de plants forestiers qui a écrit son nom avec des mélèzes au sein d’une plantation d’épicéas ou de Sapin de Douglas.
























































































































































































































































































































































