Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Cornus rex-populi
Publicité
Archives
9 novembre 2011

Vacances de Toussaint 2011 (3)

Dimanche 30 octobre

Nous avions appris que le lac du barrage de Pannecière-Chaumard, établi sur l’Yonne morvandelle, était en fin de vidange et que du poisson était vendu près du mur du barrage. Il s’agit du plus grand plan d’eau du Morvan et probablement de Bourgogne (520 ha). Le barrage a été construit dans les années 1930 consécutivement à la crue de la Seine de 1910. Il régule donc les débits de la Seine, avant même la construction des grands lacs de Champagne dans les années 1960-80. La vidange, initiée depuis des mois est donc achevée. Des travaux sont prévus entre cette fin d’année et l’automne 2012, où l’ouvrage sera remis en eau progressivement.

Mon père voulait aller voir si on pouvait trouver du Sandre qu’il aurait congelé en prévision des fêtes de fin d’année. Nous voilà donc partis. Nous profitons bien des couleurs automnales morvandelles.

B0001

B0002

B0003



Peu après Château-Chinon, nous faisons connaissance avec l’une des queues du lac au fond duquel existent encore çà et là des vestiges de pierres dont ce pont.

B0004

B0005



Plus en aval, il existe encore les vestiges des ligneux de l’ancienne ripisylve de l’Yonne.

B0006

B0007

B0008

B0009

B0010



Il fait beau et il y a de nombreux curieux et promeneurs aux abords du lac ou même dans le lac vide. Sur la route du barrage, nous nous engageons au feu vert (passage alterné). Parvenus aux 2/3 du barrage, la circulation est bloquée. Une voiture (une seule) en sens inverse et à peine engagée nous empêche de passer. L’automobiliste en question, sûr de son bon droit, prétend être passé au vert et ne veut pas reculer de 10-15 m pour laisser passer les voitures en sens inverse (dont nous) et menace d’appeler la gendarmerie pour « prouver » qu'il a raison. Nous sommes à peu près la 7 ou 8e voiture, mais bientôt, c’est 10, 15, 20, 30… voitures qui ont tort contre un seul homme et qui devraient, pour les plus avancées, reculer sur 800 m pour que Monsieur passe (je ne vous raconte pas le bordel quand on connaît la configuration des lieux). On pensait qu’on serait obligé d’en passer par là, mais au bout d’un quart d’heure, Monsieur a quand même daigné reculer, sans doute après quelque négociation diplomatique miraculeusement talentueuse. Je n’ai pas vu qui était le « forcené », mais vu son entêtement, je ne vois pas comment il ne pourrait pas s’agir d’un Morvandiau, à moins qu’il ne s’agisse d’un Breton (je ne vois pas d’autre explication). Du coup, j’ai pu prendre en photo ce que l’on voyait du mur, en particulier l’aéroglisseur qui avait servi à la pêche des poissons au filet.

B0011

B0012

B0013

 

Du coup, vu l’encombrement et l’impossibilité de stationner à une distance raisonnable du lieu de vente de poissons, nous avons renoncé et nous avons poursuivi notre chemin. Nous avons eu d’autres points de vue sur le lac.

B0014

B0015



D’autres couleurs presque insaisissables nous saluaient partout dans les forêts morvandelles.

B0016

B0017

B0018

B0019



Et puis ces vues sur une « pub » que je connais depuis au moins 30 ans, à la gloire d’un célèbre pépiniériste de plants forestiers qui a écrit son nom avec des mélèzes au sein d’une plantation d’épicéas ou de Sapin de Douglas.

B0020

B0021

Publicité
7 mai 2011

Vacances pascales 2011 (3)

Nous fûmes accueillis comme d’habitude de façon princière par Yann-Marc’hkar et Volaskell. Quant à Bis-cotto, il n’était pas là pour nous saluer, il avait préféré aller déguster son repas chez Madame Croquettesdeluxe.

Puis, à peine le temps de débarquer, il nous fallait faire une première visite des jardins.

Après une bonne nuit, le lendemain, Torzh nous rejoignit vers onze heures pour aller déjeuner au port voisin. La marquise de Fromulus ne put s’empêcher de déguster un décapode, ce qui fit traîner le repas en longueur. Néanmoins, nous eûmes le temps d’aller visiter l’usine gallo-romaine de garum (pour simplifier : poissons ou morceaux de poissons [notamment des sardines] salés, fermentés et condimentés) à Douarnenez, le tout dans un cadre sacrément sympa et sous le soleil.

 

UGRGD0001

 

UGRGD0002

 

UGRGD0003

 

UGRGD0004

 

UGRGD0005

 

UGRGD0006

 

UGRGD0007

 

UGRGD0008

 

Torzh me tend de nouveau de piège d’Allium triquetrum L. (Ail à tige triquètre), une plante exotique d’origine méditerranéenne en train de se répandre rapidement en Bretagne.

 

UGRGD0009

 

UGRGD0010

 

 

Le soir, nous rejoignons le jardin du château de Botyen.

 

JB0001

 

JB0002

 

JB0003

 

JB0004

 

JB0005

 

JB0006

 

JB0009

 

JB0010

 

 

JB0011

 

JB0012

 

JB0013

 

JB0014

 

JB0015

 

JB0016

 

JB0017

 

Une cérémonie fut consacrée au Baptême de Fromfromgirl.

 

JB0007

 

JB0008

 

BFFG0001

 

Le dessert fut préparé par la marquise. Le maître de maison avait voulu voir la recette du Kouign reproduite sous ses yeux. Hélas, la pâte avait été un peu trop aplatie et le Kouign avait acquis un peu trop de « krasitude », mais les châtelains ne lui en voulurent pas d’avoir essayé de les empoisonner.

8 mars 2012

Abbaye de Valloires

Piergil ayant éventé l’affaire, je suis donc amené à dire où nous étions hier après-midi. Le fait est que ce n’était pas l’endroit où j’avais forcément envie de me rendre en priorité, mais il s’agit d’une des rares abbayes que l’on peut visiter à cette saison, les autres qui nous attendent n’ouvrent généralement qu’à partir du mois d’avril. Nous sommes donc allés à l’abbaye de Valloires qui se trouve dans le département de la Somme, mais à proximité immédiate du Pas-de-Calais puisque c’est le fleuve Authie qui constitue l’ancienne frontière de la Flandre. Il s’agit en réalité d’une ancienne abbaye cistercienne rebâtie au XVIIIe siècle, rachetée en 1922 par une infirmière qui transforma l’édifice en préventorium. Actuellement, l’abbaye est dirigée par une association qui accueille des enfants retirés à leur famille, mais également une hôtellerie. Les jardins, paraît-il fameux, ont quant à eux, été cédés au Conseil général depuis peu. Bien que l’entrée soit gratuite en cette saison, nous ne les avons pas visités à cause du temps détestable et parce qu’il faut bien l’avouer, la saison ne s’y prête pas encore. Le plus gros des arbres contre le mur est de l’abbaye est un poirier de 250 ans. La poire est l’emblème de l’abbaye, on la retrouve un peu partout. Le style cistercien se retrouve encore dans la salle capitulaire rebâtie et qui sert désormais de salle de restauration. L’abbatiale est nettement plus petite que celle du XIIe siècle et arbore un style baroque-rococo. En général, je n’aime pas énormément ce style à l’intérieur d’une église, mais là je n’ai pas détesté l’ensemble. Les statues suspendues sous la voûte sont en papier mâché et étaient initialement polychromes. Le fait qu’elles aient été recouvertes d’un badigeon blanc les a miraculeusement conservées. Et puis les orgues et les grilles ne sont pas mal non plus.

VS0001

VS0002

VS0003

VS0004

VS0005

VS0006

VS0007

VS0008

VS0009

VS0010

 

Nous avons terminé notre après-midi par un café-chocolat-thé au Crotoy en baie de Somme. Rien de très spectaculaire malgré mes efforts vains pour faire des photos correctes.

VS0011

VS0012

27 septembre 2011

Presque rien sur pas grand chose (10)

Deuxième jour sur trois d’une formation à Lille. Cette fois, c’est plus sympa que ma formation précédente car elle se fait près de la gare et je peux m’y rendre en train. Du coup, pas de bouchon, pas d’énervement. En plus, les stagiaires sont sympas et s’intéressent au boulot des autres.


Samedi, une lettre du Conseil général m’informe que suite à mon accident du 3 février, j’ai endommagé la route départementale, que ma responsabilité est entièrement engagée et que je dois payer 2 637,18 € TTC. Pas moins. Et évidemment, le numéro de mon immatriculation mentionné dans le document joint est erroné, il s’agit de celui du camion qui m’a envoyé dans le décor. Inutile de dire que cela m’a fait bouillir qu’on veuille me faire passer à la caisse alors que j’ai été victime. Hier, je n’ai pas pu les appeler, car ma formation lilloise ne m’en offre pas le loisir. Donc Fromfrom a appelé ce matin. Cela devrait s’arranger. Si cela n’était pas le cas, je crois que certains vont entendre causer du pays. D’ailleurs, j’ai l’impression que l’on a voulu me coller sur le dos d’autres dégradations antérieures. 


Mais pourquoi certains adeptes de « smartphone » passent-ils le plus clair de leur temps à le consulter de manière compulsive, bafouant la politesse la plus élémentaire quand on s’adresse à eux. Et ce que l’on peut faire avec ces engins et tout le bla-bla commercial qui tourne autour me casse les pieds. Je n’ai rien contre ces objets, mais j’en veux beaucoup à ceux qui tentent de ringardiser ceux qui n’ont qu’un simple portable (ou pire, ceux qui n’en ont pas du tout). Tout cela me semble plutôt un magnifique piège à fric et un moyen d’asservissement volontaire. Et que dire de tous ces gamins ou ados qui en abusent, ne dorment plus la nuit mais en classe ? Et bien sûr, tous ces parents qui ne sont pas fichus de leur en confisquer l’usage, alors même qu’ils n'aurait même pas dû le leur offrir...


On ne se laisse pas abattre. Il y a une quinzaine, Fromfrom faisait une tarte aux pommes, toute simple, mais qui avoisinait la perfection.

Tarte_pomme0001

Ce week-end, elle récidivait avec une amandine aux poires, un peu fendue, mais délicieuse, avec sa dose de « williamine » artisanale.

Tarte_poire0001

Quant à moi, j’en suis à ma troisième belle récolte de doucette (mâche) à grosses graines. Et il en reste. Je n’imaginais pas que j’aurais des résultats aussi spectaculaires vu le peu de surface disponible.

Doucette0001

18 février 2012

Souvenirs de neige

A la suite de Calyste qui a soufflé l’idée, voici quelques souvenirs en lien avec la neige.

Pas de date précise à donner sur l’arrivée de la neige dans ma vie d’autant que je l’ai côtoyée depuis toujours, à des degrés divers.

D’abord des souvenirs d’enfance :

  • des souvenirs de glisse en luge avec mes parents, surtout mon père ;
  • des souvenirs de la neige que j’attendais longtemps et qui avait du mal à arriver. La période où elle était la plus probable et la plus durable, c’était aux alentours des vacances de février, qui à l’époque ne duraient qu’une semaine. Une fois, elle était tombée alors que je n’étais pas à l’école parce que j’avais pris la grippe ;
  • une année, après déjà une ou deux averses de neige alors que le soleil était revenu, ma grand-mère paternelle avait dit : « le soleil prépare une nouvelle averse de neige », ce qui s’était avéré exact alors qu’à l’époque, on n’avait pas une météo précise ;
  • des souvenirs de luge avec mes parents et des amis dans les prairies de mon oncle et sur les pentes du Pilat ;
  • mes débuts à ski, qui ne furent que des débuts. J’avais des skis en bois d’occasion. Je n’étais pas doué, mais je glissais et je me cassais la gueule immanquablement, sans que cela ne me décourage. On ne peut pas dire que cela me passionnait outre mesure, mais ce que je trouvais vraiment pénible, c’était de remonter la pente en marchant en canard ou en crabe sans déchausser les skis bien entendu. Si je déchaussais, c’était la galère pour les remettre d’autant que ce n’était pas des attaches rapides. Plus tard, j’utiliserai (peu) ceux que ma mère avait achetés et qui étaient bien plus modernes : le seul souci est qu’ils n’avaient pas de sangle de retenue, ce qui fait qu’un ski au moins se faisait régulièrement la malle en dévalant la pente jusqu’en bas. Je me souviens aussi que sur un chemin du Pilat faisant office de piste de ski de fond très fréquentée un dimanche après-midi, j’étais passé devant tout le monde à tout allure sans tomber ni rien. Je retiens que ces skieurs de fond étaient parfaitement ridicules avec leur skis étroits et le fait que leurs chaussures n’étaient ancrées qu’à l’avant ;
  • les chutes de neige visiblement plus abondantes et une neige qui durait plus longtemps à la fin des années 1970 et jusqu’au milieu des années 1980. Cela nous permettait, mes cousins et moi, de faire des parties de luge effrénées le mercredi après-midi ou le week-end dans les prairies familiales. Nous construisions même des tremplins en neige pour faire décoller la luge, ou bien nous allions sur des zones avec de fortes ruptures de pente. Résultats : vitesses extraordinaires de la luge parentale (qui était de qualité et dont je fartais les patins), passage forcé dans des ronciers, déchirage dans les fils barbelés, chutes plus ou moins contrôlées dans des chemins creux, luge qui nous échappait malgré la sangle de retenue. Bref, tout un tas de choses de brutes extraordinaires qui nous incitaient à recommencer puisqu’on ne se faisait jamais mal (je me demande encore par quel miracle) ;

Il y eut cette importante chute de neige en novembre 1983. Le soir, en rentrant du collège, il pleuvait, mais à la lueur des lampadaires électriques, je vis des flocons fondus. Peu de temps après mon arrivée à la maison, cela sonne à la porte, ma mère va ouvrir, c’était une connaissance qui apportait des papiers pour mes parents. Il neige à flocons normaux. Le Monsieur repart pas plus de 10 minutes plus tard et là, il tombe d’énormes flocons plus gros que des pièces de 5 F et qui commencent à tenir sur la route. Le lendemain matin, entre 30 en 40 cm de neige épouvantablement lourde, collante et humide, des tas de fils électriques arrachés, plus d’électricité dans plein d’endroits. Je vais quand même au collège (c’est un samedi matin). Je n’avais pas trouvé anormal d’aller à l’école ce jour-là (mes parents ne m’en avaient pas dissuadés. Je tombe sur le concierge du collège qui dit aux quelques rares élèves présents qu’il n’y a pas de cours (forcément, profs et élèves motorisés n’avaient pas pu venir alors que moi, je n’avais que 2 km à pied).

Plus tard pendant les années lycée, dans les années 1986-87, un épisode neigeux avec une neige qui avait longtemps tenu à cause du froid et d’une neige très pauvre en humidité (sur les routes, elle tenait malgré le salage). C’est dans ces années là qu’avec mon cousin, nous avions construit un igloo en creusant un immense tas de neige entassé par un chasse neige. Un tas de neige qui avait mis un bon mois à disparaître.

Les chutes de neige tourangelles au début des années 1990 que je trouvais squelettiques.

La grosse frayeur que je me suis faite en voiture dans la seconde moitié des années 1990 en partant tôt un matin depuis le Morvan pour rejoindre la moyenne vallée de la Loire. Dans la descente de Château-Chinon, je freine (à peine) et je pars en luge vers la gauche alors qu’une voiture monte en face. Cette dernière arrivera à m’éviter et je retrouve une seconde de l’adhérence et me voilà ramené immédiatement à droite (mes roues étaient braquées à l’inverse de là où me dirigeait ma glissade). En définitive, aucun dégât.

La Loire sous la neige, notamment dans la plaine du Forez.

Les restes de neige des sommets vosgiens en juillet 2000 à l’occasion d’une session de botanique alsacienne.

La neige qui était tombée la nuit à Autun fin novembre 2005 alors que je devais aller faire une présentation à Moulins. Pas de problème, 20 cm ne posent pas de problèmes là-bas, même sans équipement. J’en parlais le soir même depuis ma chambre d’hôtel au téléphone à Fromfrom. Le lendemain soir, en rentrant à Autun, il y avait 30 cm de neige, 50 cm le lendemain matin.

La première virée avec Fromfrom sur les sommets enneigés du Pilat en décembre 2005. Le visage Fromfromien illuminé par la neige. L’opération neige à Pilat est régulièrement renouvelée chaque année.

La neige retrouvée au Crêt de l’Œillon en avril 2007 alors que les cerisiers étaient en fleurs et qu’il faisait chaud chez mes parents.

La neige, somme toute assez peu abondante dans nos terres actuelles, mais précoces en novembre 2010.

Voilà quelques souvenirs, mais je suis très loin d’être exhaustif.

T0001

Publicité
15 février 2012

Autour de la Saint-Valentin 2012

Lundi matin, j’apprends qu’une collègue est partie le dimanche après-midi pour aller « faire le point sur sa vie » et qu’elle ne vient pas travailler de la semaine. Le collègue qui me l’apprend (en plus du courriel envoyé directement) me surprend. Je sais que le collègue est très proche d’elle et il est à moitié décomposé, essayant de masquer son malaise derrière des sourires qu’il peine néanmoins à maintenir plus d’une fraction de seconde. J’essaye de l’appeler sur son portable en vain. Je suis inquiet : chat échaudé craint l’eau tiède et même l’eau froide. J’apprendrai ce matin qu’il n’y a pas de souci à se faire, du moins pour l’instant.

Lundi soir, départ pour le Kent avec la voiture de la Région. Passage du tunnel et arrivée à l’hôtel de Maidstone vers 21 heures (heure française). Nous ne sommes pas descendus dans un hôtel pourri. Le dîner sur place s’avère très bon. Décidément, c’est toujours plutôt de bonnes surprises même s’il est vrai que là aussi, ce n’est pas vraiment bon marché.

Le lendemain départ assez tardif (si on se réfère à l’heure française) pour le lieu de réunion. Il y a des travaux et impossible de trouver un parking sans payer même si nous trouverons quand même un moyen de rentrer par effraction dans les parkings de ce que l’on peut considérer comme l’équivalent local du Conseil régional. La réunion est assez scientifique. En fin de matinée (en fait très tard pour nous), on nous demande de voter pour 13 « candidats » (qui sont en fait des options retenues pour un travail à lancer) avec 20 grains de haricots, le tout avec quelques règles supplémentaires dont je vous passe les détails. Je suis toujours surpris par les méthodes anglaises, mais ça pour le coup, j’en ai pris de la graine !

Retour en France sans encombre. On me laisse à ma voiture au travail vers 19h30. Juste le temps de prendre en passant un bouquet avant de venir l’offrir à Miss Fromfrom. De son côté, elle a su concocter des trucs pas mal du tout, aussi bons que beaux.

SV0001

SV0002

11 février 2012

Œuvre maîtresse fromfromienne

J’avais exprimé le vœu, il y a bien longtemps, pour que Fromfrom montre son œuvre maîtresse au point de croix. Après des centaines, pour ne pas dire plus d’un millier d’heures de travail, certes étalées sur des années, la belle avait achevé l’œuvre au début de l’été 2010. Mais qu’en fit-elle ? Rien. Elle se contenta de montrer l’ouvrage aux uns et aux autres. Mais cela ne ressemblait pas à grand-chose : un torchon chiffonné, certes luxueux. Après avoir pas mal pleuré (je parle de moi), elle décidait enfin au début de l’été 2011 de faire encadrer le torchon. Je pense qu’elle rechignait à le faire, pensant que l’encadrement lui coûterait une fortune, mais ce ne fut pas le cas. Seulement, quand Fromfrom récupéra son œuvre au cours de l’été, on s’aperçut que le travail avait été massacré : la partie brodée avait été masquée sur près de deux centimètres sur les quatre côtés. Bref, retour à l’envoyeur. La broderie fut récupérée en bon état aux environs de la rentrée de septembre. Depuis, la duchesse de Fromulus n’a pas trouvé le moyen de faire une note sur le sujet. C’est donc votre humble serviteur qui s’y colle, alors que l’œuvre trône désormais en bonne place dans la salle à manger. Je précise que la partie brodée fait 45 × 35 cm. Ayant vu faire la chose, je considère que c’est un véritable exploit qu’elle a accompli là, d’autant que la finesse du tramé est extrême. Depuis, elle a fait deux autres broderies en point de croix et en a commencé une autre, lesquelles sont toutes nettement plus simples. Et depuis septembre (elle n’en a scandaleusement pas parlé non plus), elle s’est mise à la dentelle à l’école dentellière de B. où elle se rend chaque jeudi soir. C’est de la folie furieuse ! Je n’aurais pas le millionième de la patience qu’elle peut avoir.

Voici donc l’œuvre maîtresse que l’on pourrait appeler « Les fées des quatre saisons ».

PDC0001

PDC0002

PDC0003

PDC0004

PDC0005

5 février 2012

Semaine glacée

Températures de la semaine :

  • lundi matin : – 1 °C
  • mardi matin : – 2 °C
  • mercredi matin : – 4 °C
  • jeudi matin : – 7 °C
  • vendredi matin : – 9 à – 10 °C
  • samedi matin : – 10 à – 11 °C mais vers 18 heures, 0 °C et il est tombé 3-4 cm de neige
  • ce dimanche matin : – 7 °C seulement

Un des ronds-points-fontaines de la ville pris en photo ce matin en allant chez le boulanger.

Font0001

Font0002

Font0003

 

Mardi matin, je suis allé dans un des lieux depuis lesquels on a vu des journalistes parler cette semaine (en lien avec l’actuelle vague de froid). Où étais-je donc ? J’avais simplement une réunion au sein du « dispatching » de RTE (Réseau de transport d’électricité), non pas pour tenter de trouver une solution aux éventuelles coupures d’électricité en Bretagne ou dans l’extrême sud-est de la France, mais pour le futur lancement d’une étude écologique sur l’emprise des pylônes et des lignes électriques. Pour rentrer là-dedans, il faut montrer patte blanche, car il y a des risques d’attaques terroristes dans un tel lieu. La salle de réunion touchait la pièce où l’on voit plein d’écrans et des murs d’images avec le réseau électrique principal. Les vitres de notre salle de réunion étaient à l’épreuve des balles. Ce qui est curieux, c’est le fait que ce « dispatching » se situe en pleine ville. J’étais persuadé qu’il était quelque peu isolé et proche de lignes à hautes tension.

4 septembre 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (4)

Entre Fromfrom et moi, notre décision de vivre ensemble a pour ainsi dire été concomitante avec celle de nous marier. Dans les premiers jours de mars 2006, Fromfrom m’avait en effet annoncé sa volonté de venir vivre avec moi, avec tous les bouleversements que cela imposait, surtout pour elle et son travail dont elle devait démissionner, sans certitude de retrouver du travail dans les contrées septentrionales. Il s’agissait donc d’un pari sur l’avenir. Cette annonce était accompagnée d’une demande en PACS, que je me suis empressé de refuser… pour lui proposer directement le mariage. Fromfrom n’osait pas « m’imposer » ce choix, qui moi me ravissait. C’est ce que nous ferons le 19 août de la même année à la mairie. Nous faisions un autre sacré pari, car nous n’avions eu que peu l’occasion de vivre ensemble auparavant : quelques petites semaines à peine en comptant toutes les vacances depuis Noël 2005. Bref, rien du tout. A y regarder de plus près, je n’avais personnellement aucune forme d’appréhension (inconscience ?) et nous commencions je pense à fort bien nous connaître compte tenu de nos longs échanges épistolaires et audio-vidéo via « aime-esse-haine ».

Après cinq ans de vie commune constante, hormis quelques petites infidélités de ma part (ces infidélités se résument au découchage de quelques nuits tous les ans, afin de mener à bien des missions sur le terrain ou assurer des réunions parisiennes ou autres), je dois dire que le bilan est très positif. Nous avons certes beaucoup de chance, mais notre couple a très bien résisté (si tant est qu’il eût été menacé) aux trois premières années et au quinquennat, sachant que nous avons bel et bien signé un contrat à vie entre nous. Que dire de plus ? Que c’est quelqu’un de formidable et que je l’aime !

Donc, ce 19 août, nous fêtions bien nos premiers cinq ans en compagnie de mes parents. Pour l’occasion, Fromfrom avait fait un gâteau inédit : une sorte de Saint-Honoré à la crème pâtissière, à la chantilly, aux mirabelles et aux fraises du jardin épigées et hypogées !

SH0001

 

Et puisque nous y sommes, je copie l’idée karagarienne de florilège dans un autre domaine, avec cette avalanche (non exhaustive) de desserts fromfromiens (rediffusions et inédits).

Dessert0001

Dessert0002

Dessert0003

Dessert0004

Dessert0005

Dessert0006

Dessert0007

Dessert0008

Dessert0009

Dessert0010

Dessert0011

Dessert0012

Dessert0013

Dessert0015

dessert20001

Dessert0014

4 septembre 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (3)

Le jeudi matin, un petit ravitaillement à Cornusodunum. On remarquera la restauration encore très visible effectuée par Viollet-le-Duc sur la porte Saint-André. Les résultats de ces travaux, qui devaient affreusement jurer à l’époque, avait valu une très mauvaise réputation à l’architecte. Et même encore il y a peu, j’ai entendu des choses peu aimables à son sujet.

 Cornusodumum0001

Cornusodumum0002

Cornusodumum0003

Cornusodumum0004

 

L’après-midi, nous nous sommes décidés pour aller voir le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône , deuxième ville de Bourgogne par la population. Ce musée est bien sûr consacré à la photographie, puisque Niepce était natif d’un tout petit peu plus au sud et qu’il a longtemps habité ici. Le musée est gratuit (rare pour être souligné) et les photos étaient autorisées, mais je ne m’y suis pas risqué car cela n’aurait rien donné. Ce musée a beaucoup de charme parce ce qu’il présente notamment les débuts de la photographie, amplement expliqués par des vidéos. Dans les films présentés, on a l’impression de s’immerger à la même époque que Niepce et d’adopter les mêmes types de raisonnements et de batailler à faire progresser la technique… Il y a aussi des expositions de photos que j’ai modérément aimé (anciens albums de famille) ou carrément détesté (j’en ai oublié le thème tellement c’était con), ce qui amoindri, à mon goût, l’intérêt du musée. Autre chose à laquelle je m’attendais et que je n’ai pas trouvée : l’évolution des techniques des origines à nos jours (appareils, pellicules, capteurs…) qui est à peine abordée.

 

Après le musée, j’avais prévu d’aller voir la troisième ancienne cathédrale du diocèse, dédiée, comme à Mâcon, à Saint-Vincent. Contrairement à Mâcon, il existe ici un vrai centre, avec de sympathiques rues piétonnes et de splendides maisons médiévales à colombages. Et on a vraiment l’impression d’être bien accueillis. La cathédrale, est elle un mélange de styles allant du roman de la fin XI-XIIe s., au gothique des XIII-XVIe s. et néogothique (façade récemment restaurée). Pas de grande émotion en découvrant cet édifice, même si son côté composite a quelque chose d’attachant. Les chapiteaux sont sympas, même si je n’ai pas eu la patience de beaucoup les photographier, d’autant que la lumière était peu propice, surtout sans trépied. Nous avons néanmoins été frustrés de ne pas pouvoir visiter le cloître, fermé pour d’obscures raisons.

 

Chalon0001

Chalon0002

Chalon0003

Chalon0004

Chalon0005

Chalon0006

Chalon0007

Chalon0008

Chalon0009

Chalon0010

Chalon0011

Chalon0012

Chalon0014

Chalon0015

 

Après avoir bu un coup sur la terrasse devant le parvis de la cathédrale (ben oui, il faisait vraiment chaud), nous avons quitté la ville pour gagner un des villages majeurs de la côte chalonnaise : Buxy. Sur cette partie du vignoble bourguignon, Mercurey était sans doute le plus connu. Seulement, depuis quelques années (une bonne quinzaine ?), certaines appellations ont eu le vent en poupe comme Rully, Givry et Montagny. Longtemps d’abord raisonnable, les prix de ces très bons vins se sont envolés de façon tout à fait déraisonnable. Je pense qu’il y a là un effet de mode que je n’arrive pas trop à m’expliquer, avec lequel j’ai beaucoup de mal. Restent bien sûr l’église des XII-XVIe et XIXe s., et la tour Rouge, vestiges des remparts médiévaux, ainsi que de belles demeures derrière l’église.

 Buxy0001

Buxy0002

Buxy0003

Buxy0004

Buxy0005

Buxy0006

Buxy0007

Buxy0008

Buxy0009

Buxy0010

Buxy0011

 

Puis nous sommes rentrés. Malgré l’heure relativement tardive, je suis allé me baigner, pour la première fois de l’année, dans l’eau sainte du dragon terrassé.

Buxy0012

 Buxy0013

Buxy0014

14 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (5 et fin)

Vendredi 30 décembre

Dans l’après-midi, nous sommes partis à l’aventure. Première étape : la boucherie-charcuterie-devenue en plus traiteur-boulangerie-pâtisserie et où nous avions trouvé de bons saucissons début mars à un prix raisonnable. Évidemment, c’était à prévoir, cet établissement bénéficie d’une réputation extraordinaire (justifiée) et s’est beaucoup développé depuis une vingtaine d’années. Là, il y avait une débauche de mets plus appétissants les uns que les autres pour le réveillon du lendemain. Pas moins de 15 personnes servaient les clients et la queue était vraiment très impressionnante. Les saucissons étaient relégués dans un coin. Il faut croire que cette charcuterie ne fait pas partie des menus de fêtes.

Sous la pluie, nous sommes ensuite montés à l’assaut des pentes du Pilat. Saint GPS nous a conduit dans deux impasses. La neige s’est mise à tomber aux alentours de 800 m d’altitude et à tenir au sol à 850 m. Vers 900-950 m, Fromfrom m’a laissé le volant, parce que cela commençait à s’accumuler sur la route. Ceci dit, les risques de dérapage non contrôlé étaient limités puisque nous sommes équipés de pneus hiver. Nous sommes donc parvenus sans encombre au col de la Croix de Cha[u]bouret (1201 m). La question de la poursuite de l’ascension s’est ensuite posée. Mais comme nous ne risquions pas grand-chose, nous avons poursuivi jusqu’à la Jasserie (là où Karagar avait vu une porte des étoiles il y a deux ans) en passant par le sommet du parcours ( 1380 m) tout près du point culminant du Pilat (Crêt de la Perdrix, 1432 m). Mais cette fois, la première fois depuis une quinzaine d’années, nous avons trouvé porte close à la Jasserie. Et il n’y avait personne à l’exception de deux voitures dont les occupants étaient partis faire de la luge. Pourquoi cette fermeture ? Préparaient-ils le réveillon du lendemain ?

J0001

J0002

Nous sommes redescendus, la limite pluie-neige aussi (vers 650 m). Nous sommes ensuite allés acheter les ingrédients du dessert réveillonnesque fromfromien.

 

Samedi 31 décembre

Dès le matin, Fromfrom avait commencé à préparer le dessert et elle y a passé une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. Il convient de souligner que le résultat est objectivement une des plus belles réussites de Fromfrom et si l’on en juge que le caractère esthétique, le plus beau gâteau fromfromien de tous les temps. La photo ne rend pas forcément compte des détails.

G0001

Dimanche 1er janvier 2012

Mes oncle et tante (qui habitent la commune voisine) étaient invités  par mes parents. Ce fut notre dernier repas de fête.

 

Lundi 2 janvier

Nous sommes partis avant 10 heures. Nous avons ainsi évité les ralentissements lors du pic des retours massifs en région parisienne.

12 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (4)

Jeudi 29 décembre

L’idée avait été évoquée depuis plusieurs jours, mais je ne situais pas précisément sur la carte. Il était question d’aller visiter l’abbatiale de Cruas. En même temps, Cruas ce n’est pas loin, c’est en Ardèche, toute proche. Sauf que sans avoir consulté de carte préalablement, je m’en étais remis au jugement optimiste de mon père. En réalité, Cruas se situe au sud de Valence, non loin de Montélimar.

En dehors de l’abbatiale, Cruas est connue pour sa centrale nucléaire (passons) et plus anciennement pour sa cimenterie à deux pas du village en bord de route (une horreur quand on songe aux impacts environnementaux et paysagers).

CruasCPNE0001

CruasCPNE0002

CruasCim0001

 

Nous avons effectué le tour de l’abbatiale, fermée.

CruasAx0001

CruasAx0002

CruasAx0003

CruasAx0004

CruasAx0005

CruasAx0006

CruasAx0007

CruasAx0008

CruasAx0009

CruasAx0010

 

Mais comme indiqué sur la porte, nous sommes allés à l’office de tourisme, juste à côté, qui nous a proposé une visite guidée quelques minutes plus tard. La jeune femme toussait comme une crevée, mais nous avons pu tout voir (nous deux seulement) dans d’excellentes conditions, me laissant le temps de prendre des photos. D’entrée de jeu, elle nous a dit qu’elle pouvait se tromper car elle ne connaissait pas bien les détails sur l’édifice, mais elle a fait un effort pour répondre à toutes nos questions et nous a montré à peu près tout ce qu’il y avait à voir. Il faut préciser que le lumière a été allumée en entrant, et cette lumière est assez bien disposée, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Heureusement d’ailleurs, car l’édifice est extrêmement sombre : seules quelques rares « meurtrières » hautes côté sud. L’entrée de l’édifice, surmontée d’une chapelle.

CruasAi0001

CruasAi0002

CruasAi0004

CruasAi0025

CruasAi0028

 

La tribune du milieu du XIIe siècle qui a été dégagée (depuis quelques dizaines d’années à peine si je me souviens bien). Cette zone basse était en effet remblayée par des alluvions solidifiées apportées au cours du temps par les crues d’un affluent du Rhône qui débouche à cet endroit. Le plus extraordinaire, c’est que les chapiteaux sont dans un état de conservation extraordinaire et il n’y a eu aucune restauration mais juste un nettoyage à l’éponge. Les coups de ciseaux du sculpteur paraissent dater d’hier sur certains chapiteaux. On remarquera le voûtement qui annonce semble-t-il, de plus en plus l’approche gothique.

CruasAi0003

CruasAi0005

CruasAi0006

CruasAi0007

CruasAi0008

CruasAi0009

CruasAi0010

CruasAi0011

 

Après, ce fut le tour de la crypte, plus ancienne puisqu’elle date du milieu du XIe siècle. Elle aussi, était comblée par des alluvions. Le voûtement est lui aussi spécial. De belles choses aussi sur les chapiteaux, en particulier le formidable « Orant » qui nous a fasciné.

CruasAi0013

CruasAi0014

CruasAi0015

CruasAi0016

CruasAi0017

CruasAi0018

CruasAi0019

CruasAi0021

 

Et puis le chœur dans lequel il y a aussi une mosaïque, quelques autres chapiteaux, l’autel en marbre dont on a restauré les pieds avec du plexiglas (j’ai trouvé ça pas mal).

CruasAi0022

CruasAi0023

CruasAi0026

CruasAi0027

CruasAi0029

CruasAi0030

CruasAi0024

 

Après la visite, nous sommes montés dans la ville haute et avons fait un saut sous le donjon.

CruasDonj0002

CruasDonj0003

CruasDonj0004

CruasDonj0006

 

Au revoir, Cruas.

CruasDonj0008

 

Nous sommes ensuite passés près de Valence, pour rendre une visite surprise à mon oncle et ma tante que nous n’avions pas revus depuis deux ans.

8 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (3)

Lundi 26 & mardi 27 décembre

Rien de bien flamboyant à raconter pour ces journées là, à part le fait que nous nous sommes escrimés à trouver un « guide du routard » pour la région lyonnaise, alors que visiblement, cela n’existe pas (il en existe juste un pour la ville de Lyon).

 

Mercredi 28 décembre

Comme Calyste m’avait appâté dans sa note du 18 octobre 2010, j’ai décidé que l’abbaye de Charlieu (partie septentrionale du département de la Loire, tout près de la Saône-et-Loire) ferait bien l’objet du menu de l’après-midi, en plus de quelques autres bricoles…

Lorsque nous arrivons à destination, je rentre le premier. Le « guichetier » m’annonce qu’il n’y as pas de visite guidée et qu’on ne peut payer la visite qu’en espèce, les comptes étant désormais clôturés, mode imposée par l’actuel propriétaire (depuis juillet 2010), le Conseil général de la Loire. Nous nous sommes débrouillés seuls, mais nous n’avons pas eu accès à une salle dont Calyste avait fait des photos (l’étage de l’église). Et en revoyant les photos de Calyste, je m’aperçois que nous avons bêtement loupé le splendide extérieur du portail principal (je m’en veux, même si à notre décharge, le dépliant donné à l’entrée omettait scandaleusement d’en parler, vu qu’il est librement visible de l’extérieur). Il reste que nous avons vu pas mal de choses quand même. Un superbe narthex avec quelques cannelures très clunisiennes, de superbes sculptures.

Charlieu0001

Charlieu0002

Charlieu0003

Charlieu0004

Charlieu0005

Charlieu0006

Charlieu0007

Charlieu0008

Charlieu0009

Charlieu0010

Charlieu0011

Charlieu0012



Le cloître est un des plus émouvants que je connaisse (trois côtés très bien conservés, sauf les sculptures).

Charlieu0013

Charlieu0014

Charlieu0015

Charlieu0016



Et puis la salle capitulaire, avec en son centre, une rareté : un pilier avec pupitre intégré en pierre.

Charlieu0017

Charlieu0018

Charlieu0020

Charlieu0021

Charlieu0022

Charlieu0023



Une chapelle et quelques extérieurs.

Charlieu0024

Charlieu0025

Charlieu0026

Charlieu0027

Charlieu0028

Charlieu0029

Charlieu0030

Charlieu0031



Après ça, nous sommes allés aux abords du barrage de Villerest, qui fige la Loire sur une retenue d’environ 30 km. Un ouvrage qui a pour objectif d’écrêter les crues de la Loire amont. Sous l’impulsion de l’EPALA (Établissement public de la Loire et de ses affluents, actuellement Établissement public Loire), il a été mis en service dans la première moitié des années 1980. Il en profite pour produire un peu d’électricité, mais surtout, il est susceptible de réduire les pointes de crue de la Loire (en période de crue, il est capable de stocker au moins deux fois le volume déjà emmagasiné) et il assure, avec la retenue de Naussac, le soutien des étiages estivaux, pour les 4 centrales nucléaires situées en aval. Bien évidemment, tout cela ne concourt pas à l’expression de la dynamique fluviale « naturelle » en réduisant fortement les crues et les étiages. Heureusement, les affluents bourguignons issus du Morvan et de la Nièvre et surtout le très respectable Allier limitent notablement cette artificialisation du régime hydrologique.

Vill-barr0001

Vill-barr0002

Vill-barr0003



Perché sur le coteau de la rive ouest, le village de Villerest est intéressant, par ses maisons médiévales à pans de bois (pas de photos) et par ses remparts.

Vill-remparts0001

Vill-remparts0002



Puis, nous avons filé à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire quelques kilomètres au sud de là. En haut du village, une première église.

Saint-Maurice haut0001



A flanc de coteau, le village médiéval, avec l’église et ses peintures murales.

Saint-Maurice bas0001

Saint-Maurice bas0002



Encore la retenue ligérienne et un gros zoom sur une curieuse batisse sur le coteau d’en face.

Vill-rete0001

Vill-rete0002



Et le village et son donjon sous la lumière du soleil déjà couché.

Saint-Maurice donjon0001

Saint-Maurice donjon0002

Saint-Maurice donjon0003

Saint-Maurice donjon0004

Saint-Maurice donjon0005

8 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (2)

Samedi 24 décembre

Le matin, tour sur le petit marché du samedi pour récupérer les dindes de Noël chez le paysan volailler, des endives et autres légumes et des fruits chez le paysan primeur. L’après-midi, Fromfrom commence sa bûche, encore une innovation, mais il lui manque l’outillage spécifique pour confectionner des copeaux de chocolat. Nous partons donc à la recherche des ustensiles adéquats à Saint-Chamond, mais ce sont des choses pas toujours évidentes à trouver. Nous stationnons devant l’église Saint-Pierre.

St-Ch0001

St-Ch0002



Pendant ce temps, ma mère s’est affairée à préparer les dindes coupées en morceau pour une recette au Riesling. Peu après notre retour, je me suis affairé à l’ouverture des huîtres.

hui0001



Fromfrom en a fait cuire les deux tiers avec sa recette habituelle au vin blanc, aux échalotes et à la crème. Après, nous avons réveillonné. Je ne donnerai pas le menu ni les vins pour ne pas que l’on m’accuse de destruction de clavier pour cause de bavage. Je précise juste que le viognier acheté la veille n’a pas été consommé, nous le gardons pour plus tard, par exemple quand Lancelot viendra nous voir… Je ne montre que le dessert fromfromien, une bûche chocolatée au chocolat avec du chocolat (ce sont les restes, respectables, qui ont été phtotographiés).

Buche0001

 

Dimanche 25 décembre

Il avait été décidé il n’y a pas si longtemps que le repas de Noël se ferait à la ferme de mon cousin au lieu du rendez-vous habituel chez ma cousine. Comme chaque année, chacun se charge d’un plat. Comme d’habitude, ce qui échoyait à mes parents, c’était la viande (la fameuse dinde au Riesling). En entrée ma cousine avait fait des huîtres cuites, mais selon une autre recette que celle de Fromfrom. Le vin de l’apéritif fut excellent, mais celui des huîtres fut un Riesling qui « ravalait » sérieusement. Je précise, afin que l’on n’aille pas dire que je suis un infâme goujat, que ce n’est pas moi le premier qui ai lancé que le vin était « tordu », mais on a attendu mon diagnostic avant de le retirer de la table. Devant ça, mon cousin déboucha, en secours, un chardonnay de Montbrison. Et là, je l’avoue, c’est moi qui ai fait un procès en sorcellerie : le chardonnay se montra d’une platitude absolue (évidemment, a-t-on idée d’aller planter du chardonnay à Montbrison – c’est faire insulte à ce cépage qui donne tellement, ailleurs, des choses honnêtes à exceptionnelles). Nous nous sommes rabattus sur du Coteaux du Layon de l’apéritif. Pour la viande, ce fut notre magnum de Hautes-Côtes de Beaune (je le gardais, mais Fromfrom et moi, qui sommes pourtant gourmands, n’avions jamais osé nous y attaquer).

Avant le dessert, Fromfrom et moi sommes allés promener le chien sur le chemin des anciennes vignes de mon grand-père et de mon oncle, transformées en « usine à œufs ». Autrement dit, un poulailler abritant 3000 poules pondeuses bio. Évidemment, elles ont de la place et je n’ai rien contre cet élevage. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler, mais je n’ai pas vu d’un très bon œil la disparition de la vigne et de la cerisaie (les derniers arbres sont en train de mourir à cause des fientes volaillères). Et puis, ce fameux mur de pierres sèches, on n’en devine désormais que les fondations. A part ça, je ne ressens plus beaucoup d’amertume (de la nostalgie, toujours). J’ai fini par m’en détacher, par faire mon deuil.

Voici une première photo sur laquelle on voit la ferme de mes grands-parents (à gauche, les deux grands bâtiments jumeaux, ferme complètement fermée avec cour intérieure). Les autres bâtiments visibles sur la photo ne sont pas la propriété actuelle de mon cousin, à l’exception du poulailler à l’extrême droite.

Ch0001



Et voici le poulailler en entier. Les vignes de mon grand-père étaient sous le poulailler, derrière et sur la droite. Ces photos, avec la précédente, ont été prises il y a deux ans d’assez loin depuis une colline et ne rendent pas bien compte de la profondeur de champ et de la taille des éléments (les bâtiments sont plus éloignés les uns des autres qu’il n’y paraît).

Ch0002

 

Cette fois-ci, des photos montrant la colline d’en face, et notamment un gros hameau situé dans le département voisin, le Rhône. La petite rivière au fond de la vallée forme la frontière. Gamin, avec mon cousin, j’y avais fait une belle découverte d’écrevisses indigènes.

Ch0003

Ch0004

Ch0005

4 janvier 2012

Vacances de fin d'année 2011 (1)

Jeudi 22 décembre

Nous sommes partis avec notre carrosse vers 9 heures. Nous n’avons pas eu mauvais temps pour rouler. Nous avons trouvé quelques résidus de neige du côté du plateau de Langres (vous savez, l’endroit où la Seine ne prend pas sa source). Juste quelques petits ralentissements avant le tunnel sous Fourvière et de Chasse-sur-Rhône – Givors. A peine arrivés à bon port, la gorge fromfromienne étant encore en feu, nous téléphonons à Madame la docteur, médecin de mes parents, qui remplace celle que j’avais connue gamin et qui vient d’être remplacée. Rendez-vous est pris dans la foulée.

 

Vendredi 23 décembre

Le matin avec mon père, nous sommes descendus au marché (oui, nous descendons, car la place du marché se trouve sur la place près de la mairie, entre la rivière couverte et l’ancien canal dont leur existence plus perceptible depuis longtemps, sauf quand on est fin observateur. L’objectif principal était de trouver du boudin noir chez un des fournisseurs « classiques » de saucisses, saucissons et autres pâtés. Puis, mon père ayant repéré un producteur de fruits de mer de Bouzigues qui vient spécialement vendre sa production sur les marchés du coin, nous sommes allés voir s’il avait des huîtres. Et c’était effectivement le cas, et à un prix très raisonnable. Nous avait-on pas promis il y a tout juste un an que la maladie de l’huître creuse entraînerait une grande pénurie et une flambée des prix ? Les prix ont très certainement augmenté, de façon substantielle, mais on est bien loin de la pénurie. Encore un effet d’annonce journalistique, d’autant que cette année, je n’ai entendu aucun reportage nous expliquer les suites de cette maladie (je rappelle au passage qu’il était encore question de changer d’espèce d’huître creuse dans les élevages car l’épidémie était irréversible et condamnait à terme tous les individus).

L’après-midi, décision fut prise d’aller assister à une visite guidée à la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez (dont j’ai déjà parlé ici). Nous y étions allés déjà deux fois avec Fromfrom, mais à chaque fois, nous avions découvert un grave déficit d’informations sur place et les portes de l’église closes. Cette fois, nous sommes arrivés juste à temps pour la seule visite guidée de 15 heures. La visite nous a permis de rentrer dans la cuisine, dont la cheminée faisait pas moins de 8 mètres de largeur, ainsi que dans la cellule d’un père chartreux, cellules qui avaient la particularité d’être assez vastes et sans doute assez confortable pour l’époque (XIIIe s.). Après la Révolution, l’abbaye a été vendue en lots et achetée par des habitants de la région. Actuellement, fait rare, la quasi-totalité les bâtiments de l’abbaye sont des habitations dont les plus récentes sont du XVIIe siècle.

SCEJ0001

SCEJ0002

SCEJ0004

 

SCEJ0003

SCEJ0005

SCEJ20001

SCEJ0007

SCEJ0008

SCEJ0009



Nous avons pu aller aussi dans les restes du chœur de l’ancienne abbatiale gothique dans laquelle il reste surtout des peintures murales dont l’expression « réaliste » indique la transition avec la Renaissance.

SCEJ0010

SCEJ0012



Sinon, rien de particulièrement remarquable dans ces restes. L’église paroissiale actuelle a été abbatiale pendant quelques décennies avant la Révolution. A l’intérieur, nous remarquons quelques miséricordes des stalles, mais le visiteur lambda se pressait essentiellement pour aller voir la crèche, en l’occurrence une vaste « exposition » de plusieurs centaines de santons, avec sons, lumières et animations d’automates. Une réalisation assez exceptionnelle dont la mise en fonction pour 5 minutes était « facturée » 2 euros. J’ai voulu prendre des photos, mais hélas, je n’en ai pris qu’une, car je me suis vite fait attraper, sans doute par le concepteur. Je n’avais en effet pas remarqué qu’il était interdit de prendre des photos, d’autant que lui devait vendre ses photos. Cette interruption ne m’a pas fait énormément plaisir. Il n’est pas anormal que le concepteur se rémunère un peu de ses efforts, car je pense que c’est une vraie réussite, mais de là à jouer à ce point la carte des marchands du temple… Car je dois préciser que dans le cloître, on a toute une série de panneaux qui glorifient cette crèche et son concepteur et le « victimisent » parce qu’il n’avait pas pu l’installer l’an dernier pour d’obscures raisons.

SCEJ0013

SCEJ0014

SCEJ0015

Au total, une visite guidée pas très enthousiaste, pour ne pas dire en pilote automatique et blasée



Après cela, nous sommes montés (de façon motorisée) sur quelques crêtes peu élevées du Pilat, avant de gagner la vallée du Rhône à Condrieu. J’avais dans la vague idée d’acheter du vrai vin à base de viognier. Le comble, c’est que j’ai sciemment voulu aller dans un supermarché. J’ai bien sûr trouvé du viognier local, scandaleusement mélangé dans le rayon « vallée du Rhône » avec un viognier des coteaux de l’Ardèche (demi-mal), mais surtout avec un viognier languedocien (ça, cela méritait au moins le bûcher pour le responsable du rayon).

30 août 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (2)

Le mercredi, le temps paraissant favorable, nous mettons le cap, en compagnie de mes parents, vers la forêt de Tronçais. C’est bien évidemment une forêt dont je connais l’existence depuis très longtemps. Je l’avais même traversé un soir à la tombée de la nuit lors de l’un de mes voyages transversaux Touraine-Bourgogne dans la seconde moitié des années 1990. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de m’y arrêter pour de vrai. Cette forêt est connue pour ses chênes.

 

Minute culturelle scientifique

Il est utile de préciser qu’il s’agit de Quercus petraea (Mattus.) Lieblein, le Chêne sessile ou Chêne rouvre. Il faut éviter cette deuxième appellation car elle est fortement ambiguë puisque l’épithète du nom scientifique évoque une espèce distincte : Quercus robur L. (Chêne pédonculé). D’anciens noms scientifiques comme Quercus sessiliflora Salisb. et Quercus pedunculata Ehrh. auraient levé l’ambigüité, mais le code de nomenclature a des lois pas toujours accessibles au sens commun. J’ai déjà entendu des scientifiques se tromper dans les appellations de ces espèces, en particulier chez les forestiers qui continuent de parler de rouvre. Ces deux espèces comptent des individus à la morphologie intermédiaire et peuvent s’hybrider (Quercus ×rosacea Bechst.). Toutefois, ils possèdent une écologie différente. Le Chêne sessile possède une écologie plus restreinte car il ne tolère pas bien l’engorgement (l’humidité excessive plus ou moins asphyxiante) des sols et se plait davantage au sein de la matrice forestière (évite les lisières où les conditions du milieu sont changeantes et parfois précaires). En revanche, il craint moins les carences (relatives) en eau que le Chêne pédonculé. Dans le cadre de la préparation aux changements climatiques, les forestiers privilégient souvent en France le Chêne sessile du fait de la diminution attendue des précipitations. Cependant, dans certaines régions, la dégradation de certains sols, les tassements, les défrichages excessifs et répétés, ont fait que le Chêne sessile a été substitué par du Chêne pédonculé, davantage plastique écologiquement et susceptible de « se réfugier » dans les haies et le bocage.

La forêt de Tronçais, du moins via le prisme de mes quelques observations, loin d’être exhaustives, mais au moins représentatives des sites visités, présente des communautés acidiphiles sur des sols relativement filtrants. Le climat océanique y est probablement très atténué, ce qui se traduit par des précipitations relativement modestes (≤ 800 mm/an). Ceci explique que Fagus sylvatica L. (Hêtre commun) soit assez peu représenté au sein de cette forêt et ne semble pas y être dans les meilleures conditions.

 

Nous passons par Lurcy-Lévis et nous nous arrêtons devant l’église (xii-xiiie s., remaniée) qui m’a intriguée par son clocher couvert de bois, aperçu de loin. Et pour la charpente, ils n’ont pas dû être embêtés pour trouver du bois.

Lurcy-Lévis0001

 

Lurcy-Lévis0002

 

Lurcy-Lévis0003

 

Lurcy-Lévis0004

 

Lurcy-Lévis0005

 

Lurcy-Lévis0006

 

Lurcy-Lévis0007

 

Initialement, j’aurais souhaité me renseigner auprès du CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) local, mais nous sommes arrivés là-bas à midi une et les locaux étaient fermés. Il en était de même un peu plus loin à l’office de tourisme. Nous avons donc compté uniquement sur les indications de deux cartes aux 1/200 000 et 1/100 000 et sur les panneaux (pas toujours bien) implantés sur place. Alors qu’il était temps de manger, à part un pauvre bar casse-croûte, pas grand chose d’ouvert. Nous avons finalement opté pour un sympathique hôtel-restaurant dont nous n’avions pas détecté l’entrée au premier passage. Le tout était très bon.

 

Finalement, l’après-midi, nous nous sommes attaqués à la fameuse futaie Colbert. A l’époque de ce dernier, il y eut une « régénération » de la futaie, mais on conserva néanmoins des arbres déjà âgés de 50 à 150 ans. Vérification faite, il ne reste qu’à peine plus de 10 ha de cette futaie (de nouveau « régénérée » depuis peu), ce qui fait assez peu. Les panneaux explicatifs sont à cet égard assez mal faits (ou trop anciens) car ils laissent penser que la futaie est plus vaste que la réalité actuelle, sauf à considérer que la partie « régénérée » en fait encore partie, ce qui est une vaste fumisterie. Il n’en demeure pas moins qu’il existe là des arbres de plus de 4 ou 5 m de circonférence et dépassant (dépassaient ?) largement les 40 m de haut.

Futaie Colbert0001

 

Futaie Colbert0002

 

Futaie Colbert0003

 

 

Futaie Colbert0004

 

Futaie Colbert0005

 

Futaie Colbert0006

 

Futaie Colbert0007

 

Sinon, nous sommes allés voir quelques-uns des autres chênes remarquables isolés dans la forêt dont l’âge varie entre 300 et plus de 400 ans.

Les Jumeaux, sénescents (ils sont issus d’une même cépée). Pour l’échelle, remarquez légèrement en retrait, la dame assise à gauche.

Jumeaux0001

 

La Sentinelle, un des plus vieux avec 431 printemps et le plus gros (plus de 6 m de circonférence). Il est aussi sénescent.

Sentinelle0001

 

Le très connu Chêne carré, une anomalie conservée par les forestiers au cours des siècles. Il n’est pas dans un très bel état sanitaire.

Carré0001

 

Carré0002

 

Et voici le Stebbing, sans doute le plus majestueux, en parfait état sanitaire, dépassant les 40 m, au fût droit très long, à la ramure extraordinaire.

Stebbing0001

 

Stebbing0002

 

Stebbing0003

 

Stebbing0004

 

Stebbing0005

 

Nous avons craint l’orage, mais nous y avons échappé de justesse. Nous avons néanmoins été poursuivis par la foudre sur la route du retour.

21 décembre 2011

Vive les vacances !

Encore la mairie d’H., photographiée un dimanche matin avant le passage au ravitailleur de pain et de croissants.

H0001



Voilà qui est fait : je suis en vacances. Comme souvent, les vacances ne marquent pas pour moi une fin en soi, un aboutissement, car l’aventure continue après les vacances, comme si de rien n’était. Une forme d’éternel recommencement où rien n’est jamais fini, jamais acquis. Non, mon histoire professionnelle ne bégaye pas dans le vrai sens du terme. Mais j’ai quand même l’impression que si, elle se répète, d’autant que j’ai la fâcheuse habitude de me souvenir ce que tout le monde oublie. Or, cela risque de ne pas s’améliorer puisqu’en 2012, cela fera dix ans que je sévis dans la même structure. J’espère néanmoins ne pas devenir complètement un fossile, même si mes passages répétés au Muséum national d’histoire naturelle ne vont pas m’y aider !

Très content de passer cette fin d’année le plus clair de mon temps avec mon amour de Fromfrom, dans la vallée du Gier de mon enfance, enchâssée entre Pilat et monts du Lyonnais.

Et ce soir, pour fêter les vacances, Fromfrom avait mis les petits plats dans les grands. Nous avons commencé léger pour nous habituer, mais la belle avait quand même concocté un nouveau dessert chocolaté et caramelisé.

H0002

Bonnes fêtes à tous !

11 décembre 2011

Saleté de violette

Comme suite à la vidéo mise en lien dans la note précédente, je ne compte pas faire un article détaillé sur la Violette de Rouen, mais je voulais surtout montrer mon indignation dans ce qui est présenté dans ce reportage de Thé-Effe-Un et la réalité des faits qui ne sont bien entendu pas abordés.

Vh10001

D’abord, cette violette, ou plus précisément, cette pensée, a été décrite par Lamarck d’où son nom scientifique valide actuel, Viola hispida Lam. Le caractère poilu de l’espèce est indiqué par l’épithète spécifique. Un des synonymes à rejeter – Viola rothomagensis Desf. – indique la localité de Rouen. Il s’agit en effet d’une espèce endémique et même une micro-endémique, voire une paléo-endémique (aire de distribution très localisée et l’ayant été de longue date). Vraisemblablement autrefois plus étendue dans la vallée de la Seine (exclusivement sur des éboulis crayeux des coteaux du fleuve), elle se limite aujourd’hui à 2-3 communes en amont de Rouen. Cette espèce est protégée au niveau national et inscrite à l’annexe II de la Directive européenne « Habitats-Faune-Flore ». Elle est en danger critique d’extinction, le niveau le plus grave selon l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Cette plante est proche de la Violette de Cry (Viola cryana Gillot), une autre micro-endémique aujourd’hui définitivement et complètement disparue et qui poussait en Bourgogne (Cry près de Tonnerre dans l’Yonne) dans des contextes écologiques tout à fait similaires. Si mes souvenirs sont bons, l’espèce a disparu notamment à cause d’une carrière dans les années 1970. Il n’existe pas d’individus dans des jardins conservatoires, ni des graines dans des congélateurs, mais juste des planches d’herbiers.

Vh10002

Ces espèces sont exclusivement liées à la présence d’éboulis calcaires. Et la présence de ces éboulis est conditionnée par l’existence d’un coteau calcaire (crayeux) dans le quel vient taper un cours d’eau qui en déstabilise le pied, provoquant des éboulements suffisamment réguliers. Par ailleurs, ces éboulis sont favorisés par les alternances gel/dégel qui fragmentent ces éboulis et les déstabilisent davantage.

Depuis longtemps déjà en vallée de la Seine, cette dynamique naturelle a été mise à mal : protection des berges de la Seine, urbanisation, construction de chemins et de routes, qui n’ont fait qu’apporter des éléments de stabilisation à ces coteaux. Que se passe-t-il si on stabilise les éboulis ? Je ne suis pas spécialiste de l’espèce (contrairement à certains de mes collègues), mais je peux néanmoins avancer que la stabilisation n’est sans doute pas très favorable au cycle biologique de l’espèce, et notamment l’exposition des graines dans un substrat instable, probablement favorable à leur germination. Ensuite et surtout, la stabilisation favorise les espèces non ou moins spécialisées dont certaines ont un fort pouvoir de colonisation et contribuent elles-mêmes à stabiliser le substrat (graminées rhizomateuses ou cespiteuses notamment). Une stabilisation temporaire n’est pas rédhibitoire si elle n’est pas généralisée et si elle est compensée par de nouvelles déstabilisations où les violettes présentes à côté peuvent recoloniser l’espace. Longtemps, les effets de la stabilisation et de l’artificialisation progressive des substrats de la Violette de Rouen ont été partiellement compensés par le pastoralisme extensif (essentiellement des moutons) : le pâturage créait des discontinuités, des écorchages dans le tapis végétal, voire favorisait les éboulis. Tout cela a disparu depuis plusieurs décennies (en dehors des sites gérés par des gestionnaires de milieux naturels où, localement des moutons ont pu être réintroduits).

Vh10003

Que se passe-t-il aujourd’hui avec la Violette de Rouen ? L’aire qu’elle occupe ne cesse de jouer à la peau de chagrin et ses effectifs sont en chute libre. D’abord parce que les zones qui lui sont favorables ont été grignotées de façon inexorable (sauf peut-être depuis une dizaine d’années) et sans doute parce que les populations font l’objet d’une dépression génétique (consanguinité). Une autre hypothèse pourrait être un début des effet des changements climatiques qui engendrent moins de séquences gel/dégel et favorisent par ailleurs les espèces compétitrices.

Depuis une bonne dizaine d’années, des opérations de sauvegarde, de restauration écologique et de recherches scientifiques ont été mises en œuvre. Cela a conduit à quelques résultats positifs, mais à rien de spectaculaire. On peut aujourd’hui considérer que l’espèce est perfusée et aurait disparu si on n’était pas intervenu. Je crains que si des résultats plus probants ne sont pas obtenus très prochainement, les interventions pourront être considérées comme du jardinage, ad vitam aeternam. Mais quid de la naturalité ? Quelle différence avec notre jardin conservatoire, à part le fait de protéger un site ? Des sites, des stations à protéger de façon stricte, entendons-nous bien, mais je ne suis pas très optimiste.

Alors quand mes collègues et moi découvrons ce reportage de Thé-Effe-Un, nous sommes pour le moins furieux. Ce reportage est d’un poujadisme baveux de la pire espèce, ce style de reportages et les idées prônées et portées par le présentateur du journal me donnent de l’urticaire géant. Il présente la seule alternative Violette contre destruction de maison et expropriation, ce qui est profondément malhonnête pour les raisons suivantes :

  • d’un point de vue juridique, la Violette de Rouen est strictement protégée par des textes nationaux et internationaux. On pourra me répondre que l’État s’est régulièrement assis sur ces textes en accordant des dérogations de destruction d’espèces protégées. Mais là, il s’agit d’une micro-endémique et est concernée par la Directive européenne « Habitats-Faune-Flore », alors les autorités étatiques ne se sont pas autorisées à faire n’importe quoi ;
  • personne ne s’est interrogé sur l’alternative route contre pas de route du tout, dans une agglomération déjà énormément pourvue de voies de communication dans tous les sens. N’y a-t-il pas d’autres alternatives, y compris d’autres moyens de communication complémentaires ou la requalification des voies existantes ?
  • est-on allé demander si les autres tracés de la route (y compris celui qui détruisait la violette) n’allaient pas détruire d’autres maisons, déranger au moins autant de monde, abîmer au moins pareillement le paysage ? A-t-on interrogé les habitants qui sont très contents que la route ne passe pas par chez eux ?

Les journalistes qui ont pondu ou mis à l’antenne ce reportage sont-ils des professionnels ou des « bavassous » du café du commerce ? Je n’ai pour ma part aucun doute. Les autorités locales, depuis les mairies jusqu’aux services de l’État connaissent parfaitement la problématique liée à l’espèce (les a-t-on interviewé ?), mais on ne dit rien des enjeux majeurs liés à la conservation de cette espèce. On se contente d’aller interroger des gens directement touchés par le passage d’une future route (et on peut comprendre leur réaction, syndrome « NIMBY » classique). On ne dit même pas quand auraient lieu les travaux, où en est la procédure ? On ne dit pas non plus que les expropriés ne vont pas se retrouver sous les ponts. On ne voit les choses par le petit bout de la lorgnette et de façon nécessairement volontaire. Il ne s’agit donc que de la désinformation, d’une pure manipulation, ce qui est une honte.

En extrapolant à peine, on peut considérer que les « informations » données par ce journal ne sont qu’une vaste suite de manipulations juxtaposées. Cela fait bien au moins une quinzaine d’années que je ne regarde plus les journaux télévisés de cette chaîne (sauf accident). Je connaissais la médiocrité du niveau d’investigation et le poujadisme bas gamme du présentateur vedette. Je pensais que les journaux de la télévision publique n’étaient pas reluisants, mais quand je vois ça (et tout ou presque est du même niveau), cela me rend extrêmement amer et agressif.

Je ne parle pas du niveau des commentaires de la vidéo. Si on ne leur a pas expliqué, ils ne peuvent pas savoir. Après, il y a ceux qui ont bien compris et ceux qui ne comprendront jamais...

11 août 2011

Vacances juilletistes 2011 (5 et fin)

De retour en terre de dragon terrassé, nous avons accueilli avec mes parents, un couple (lui était un ancien collègue de mon père). Cela faisait plus de vingt ans que je ne les avais pas revus. Et pourtant, il fut un temps où gamin, nous allions régulièrement faire du ski et de la luge dans le Pilat. Plus tard, ils étaient venus à la pêche à A. Leur fille aînée m’a toujours plus ou moins suivi et a même a été une fois dans ma classe au collège. Cependant, nous n’avions rien à nous dire. Elle était d’ailleurs assez réservée et faisait plutôt moins de flammes que moi en classe (alors que je n’étais moi-même pas un foudre de guerre).

 

Comme il n’est pas forcément très bien équipé ni un pêcheur confirmé, je lui ai monté une ligne pour pêcher la friture (gardons, rotengle), et la réussite fut immédiate. Tel le héron de la fable, je dédaigne généralement le menu fretin pour m’attaquer au gros, à commencer par la carpe. Cette année, cela a beaucoup mordu, mais en mon absence. Je précise que je ne surveille pas toujours bien mes cannes à carpe parce que je rentre souvent à la maison pour faire autre chose en attendant, sachant qu’en principe, le meilleur moment pour prendre une carpe là-bas, c’est le soir après 18-19 heures jusqu’à la tombée de la nuit. Mais cette fois, cela s’est mis à mordre à n’importe quel moment de la journée et les dégâts ont été terrible : fil fusillé, bas de lignes arrachés du fait des obstacles permettant aux Cyprinus carpio de s’échapper… Mais j’ai persévéré et j’ai réussi à en prendre une belle d’une bonne dizaine de kilo en allant la recueillir en barque. Nous l’avons cuisinée en meurette. Le lendemain, ce fut brochet au beurre blanc.

Comme il ne faisait pas très beau, nous sommes allés faire un tour de la ville qu’ils ne connaissaient pas beaucoup (ou avaient quelque peu oublié). Je n’ai donc pas joué complètement mon rôle de guide pour touriste japonais, mais nous avons quand même fait le tour des principales curiosités de la ville. Nous avons commencé par la cathédrale où se déroulait une répétition de musique chorale dans le cadre du festival « Musique en Morvan ». Nous n’avions qu’une envie, y rester tellement cette répétition nous prenait.

Au0002

 

Nous avons quand même vu la cathédrale en coup de vent, mais pas la salle capitulaire et les chapiteaux originels du chœur, désormais fermée le matin.

Au0001

 

Nous continuons notre tour de la ville, avec notamment le temple « de Janus ».

Au0003

 

Au0004

 

Au0005

 

Puis depuis Couhard (village de la commune à flanc de versant où se trouve une ancienne pyramide gallo-romaine), vue sur l’école militaire (grand séminaire à l’origine).

Au0006

 

Pendant que nos visiteurs découvrent la pyramide, nous nous rendons à l’église de Couhard qui est exceptionnellement ouverte. A l’intérieur, des statues que je ne soupçonnais pas. Et à l’extérieur, une autre qui pourrait être plus moche.

Au0007

 

Au0008

 

Au0009

 

Au0010

 

Le lendemain, nous nous rendons à l’église de Ternant (pas très loin dans la Nièvre) pour y voir deux retables flamands : celui de la Vierge et celui de la Passion. Les deux sont sous verre. Si le premier était à peu près photographiable, c’était impossible pour le second à cause d’épouvantables reflets.

T0001

 

T0002

 

T0003

 

T0004

 

Sur le chemin du retour, nous cherchons un temple orthodoxe, mais nous ne le trouvons pas puisqu’il doit se situer dans des habitations de particuliers, pas très loin du signal d’Uchon, avec ses fameux rochers du Carnaval que de trop nombreux visiteurs et la pluie m’empêcheront de photographier correctement.

U0001

 

U0002

 

U0003

 

U0004

11 novembre 2011

Vacances de Toussaint 2011 (4)

Lundi 31 octobre

L’après-midi, puisque Fromfrom n’a pas d’idée de balade, j’improvise un petit circuit qui devait précéder une visite de « ravitaillement ». Pas très loin de la maison, je me sens obligé de prendre quelques photos supplémentaires.

VSB0001

VSB0002



Nous retournons au prieuré du Val Saint-Benoît dont j’avais déjà parlé ici, ce qui a fait baver beaucoup d’encre indigeste, encore récemment (il faut croire qu’il n’y a pas que sur l’islam qu’on n’a pas le droit de plaisanter, même si, je l’avoue, il ne s’agit pas du tout des mêmes proportions). Le soleil était caché. Devant ses difficultés, j’ai aidé une moniale à faire passer par la porte une énorme branche de charme avec ses feuilles jaunies et qu’elle a ensuite disposé prés de l’autel. Je n’osais lui parler alors je n’ai pas ouvert la bouche, ce qui ne l’a pas empêchée de me remercier.

VSB0003

VSB0004

VSB0005

VSB20001



Puis nous sommes repartis à l’instant où le soleil sortait de sa cachette.

VSB0007



Nous sommes ensuite allés à Chagny pour voir l’église Saint-Martin (XI-XVIIe s.) que nous n’avions vue que de l’extérieur. Il y a le clocher roman que l’on ne peut voir quasiment que sous un seul angle. L’intérieur nous est apparu sombre et inhabituel, lourd et assez peu gracieux.

Clu0001

Clu0002

Clu0003

Clu0004

Clu0005

Clu0006



Puis direction Santenay. En cherchant un accès au Mont de Cène, nous découvrons l’église romane (XIIIe s.) de Santenay-le-Haut, récemment restaurée. Elle n’est pas ouverte ce jour de la semaine en cette saison.

SLH0001

SLH0003

SLH0004

SLH0005

SLH0006



Puis nous trouvons enfin le moyen d’accéder au fameux Mont de Cène qui domine Santenay et les Maranges, colline autrement appelée « Montagne des trois croix », probablement à cause du calvaire des à son sommet qui est un exemple de laideur. J’étais déjà venu par un autre chemin sur ce mont à l’occasion d’une sortie géologico-paléonto-botanique (il s’agit d’un site remarquable géré à des fins écologiques).

[pas de photo du mont puisque nous étions dessus]

MDC0001

MDC0002

MDC0003

MDC0005



On y rencontre encore quelques fleurs.

Erigeron acer L. (Vergerette âcre)

MDC0007



La commune Mycelis muralis (L.) Dumort. (Laitue des murailles)

MDC0006



Hippocrepis comosa L. (Hippocrépide en ombelle)

MDC0008



La Fromfrom au soleil couchant (espèce rare à conserver aimer précieusement).

MDC0009



Nous sommes ensuite allés nous ravitailler en Crémant rosé et pour récupérer la commande d’un collègue.

5 novembre 2011

Vacances de Toussaint 2011 (2)

Dimanche 23 octobre

Afin de remonter le poisson sur la chaussée, nous utilisons des seaux et de grandes bassines, ce qui oblige à déplacer des poids assez importants à l’occasion de multiples allers-retours. C’est la raison pour laquelle nous avions installé des escaliers avec des rondins de bois. Nous les avons donc restaurés une nouvelle fois.

 

Lundi 24 octobre

La vidange se poursuit.

230001

 

Mardi 25 octobre

La vidange se poursuit. Nous allons à Beaune dans une boutique de vêtements découverte l’an dernier où Fromfrom avait trouvé son bonheur. Cette fois aussi, elle y a trouvé de belles choses. Puis nous allons jusqu’à Chalon-sur-Saône pour acheter de nouveaux waders (bottes-salopette étanche) indispensables pour les opérations prévues le samedi.

 

Mercredi 26 octobre

La vidange se poursuit.

260001

260004

260005

260006

260007

Un niveau d'eau équivalent à ceux des sécherresses de 1976 (je m'en souviens parfaitement à cet endroit précis) et de 2003.

260008

260009

260010

260011

 

Jeudi 27 octobre

La vidange se poursuit. En fin de matinée, je remarque une forme bizarre qui émerge à peine de l’eau et de la vase. En début d’après-midi, le niveau d’eau ayant encore baissé, je découvre deux sacs à main lestés de cailloux, avec portefeuilles, papiers d’identité, cartes bancaires, téléphone portable et appareil photo. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, des amis nous ayant rejoints me font remarquer la présence de trois autres sacs à main et le soir à la tombée de la nuit, j’en repêche deux autres.

Les piquets en fer à T apparaissent clairement.



 

270001

270002

Je constate l'importance des colonies gélatineuses de Pectinatella magnifica (Leidy, 1851), une espèce de Bryozoaire aquatique nouvellement apparue en France et en Bourgogne qui a profité de la douceur de l'automne.

270003

270004

270005

270006

270007

 

Vendredi 28 octobre

Le matin, je désenvase un huitième sac à main. Plutôt que d’emporter les sacs à la gendarmerie comme je l’avais envisagé initialement, j’appelle les gendarmes qui acceptent de se déplacer (« ça vaut le coup me dit-on »), mais c’est mon père qui les recevra, car Fromfrom et moi avions une course à faire en ville. L’après-midi, je donne un dernier coup de pelle décisif avant de tout refermer pour maintenir le poisson avec une quantité d’eau suffisante en attendant le lendemain.

280001

280002

280003

 

Samedi 29 octobre : jour J

Levé à 5h30, j’ouvre la pelle à 6h45 afin de vider les derniers mètres-cubes avant l’arrivée des « pêcheurs-trieurs » prévue à 8h00. Je suis dans les temps, j’attends juste que le jour soit plus clairement établi.

Nous mettons en place une bouteille d’oxygène avec six départs et six diffuseurs afin de maintenir les poissons en forme après le tri (ils en auront bien besoin si on ne veut pas aboutir à des catastrophes d’autant qu’il ne fait pas froid, ce qui n’est guère favorable à de forts taux d’oxygène naturellement dissous dans l’eau).

290001



Quand tout le monde est prêt, je descends dans la pêcherie et le festival peut commencer. Je récupère le poisson à l’épuisette que je dépose sur la table de tri. Gardons, rotengles, perches communes, tanches, carpes et brochets arrivent et gagnent ensuite leurs bassins respectifs. Les perches arc-en-ciel sont elles éliminées.

2900001

290002

290003

290005

290006

290007

290008

 

Nous avons le temps de nous accorder une pause casse-croûte vers 10h30. A l’amont, dans le fond de l’étang, des carpes ont décidé de s’envaser ou de remonter le courant. Elles en seront extirpées manu militari.

290009

290010

29-20001

290011

290012

La pelle est extraite de ses glissières afin d’en remplacer les boulons de fixation.

290013

 

290014

290015

290016



La pelle remise en place, on referme et je colmate avec la terre glaise que mon père avait récupérée. On complètera le colmatage par un godet de vieux fumier.

29-20002

29-20003



Le repas des pêcheurs a lieu à la maison et l’après-midi, le niveau étant (lentement) remonté dans l’étang, on va relâcher les poissons dans leur milieu d’origine. Nous ne conservons simplement quatre brochets et les grosses perches communes. A ce titre, le nombre total de brochets est décevant (trop de gourmands, braconnage ?).

 29-30001

29-30002

29-30003

Notons cependant l'existence de quelques carpes exceptionnelles (les plus âgées ont 28 ans), parmi lesquelles cette magnifique Tarte aux pommes, qui dépasse largement les 15 kg et qui ferait rêver certains carpistes (valeur estimée dans le microcosme carpiste comprise entre 300 et 500 € mais que je refuse de vendre car j'y suis attaché).

CTAP0001

Nous rangeons ensuite tout le matériel (ce n’est pas une mince affaire). Fromfrom, principale photographe, remonte à la maison non sans avoir fait ces beaux clichés.

29-30004

29-30005



La nuit, allongée d’une heure ne fut pas de trop pour réduire la fatigue de ce jour J.

2 novembre 2011

Vacances de Toussaint 2011 (1)

Samedi 22 octobre

Nous nous levons à 5 heures. Mon ancien collègue et ami (D.), arrivé depuis moins de deux jours est encore là. Il était venu en train pour assister le vendredi à une réunion d’experts sur le nouveau catalogue de la flore septentrionale (il fut un des artisans principaux des inventaires). Nous emmenons D. à la gare d’H. et nous partons pour A. à 7 heures.

Aparté n° 1 : la notion de spécialiste me semble complètement usée. Il y a quelques semaines, lors d’une réunion d’un groupe scientifique, nous nous interrogions sur le « niveau » que devait avoir un écrit sur la tra*me ver*te et ble*ue, en particulier des fiches descriptives des milieux naturels régionaux et à qui s’adresseraient ces documents. Il me fut répondu par les services de l’État que cela s’adresserait à des spécialistes en citant quelques exemples de techniciens de collectivités en « environnement et aménagement du territoire » (pour simplifier). J’ai répondu que pour moi, il ne s’agissait pas de spécialistes, mais de généralistes. Et on m’a répondu, qu’il fallait les considérer comme des spécialistes et que les scientifiques qui étaient au tour de la table étaient des spécialistes experts. Je l’ai admis par convention mais je n’ai pas été convaincu.

Nous arrivons à A. peu après 13h30. Après avoir débarqué les bagages, bu un café, je vais chercher les voisins et amis pour qu’ils emmènent le matériel à l’étang à l’aide d’un tracteur et d’une remorque :

  •  un plancher pour disposer au fond de la pêcherie ;
  • une grille pour empêcher que les poissons ne s’enfuient en fin de pêche ;
  • une table de tri (artisanale) du poisson ;
  • de grosses bottes de paille et un film plastique pour confectionner deux bassins pour conserver les poissons ;
  • des futs de 200 litres et des grands baquets pour stocker et transporter les poissons ;
  • une motopompe pour remplir les bassins et les futs ;
  • des outils divers et variés pour lever la pelle, etc.

 

On l’aura compris, il faut une sacrée logistique pour envisager la vidange et la pêche d’un étang de cette surface, d’autant que le « jeu », dans notre conception actuelle, consiste à faire le tri des poissons, éliminer les indésirables (Perche soleil) et les gros Brochets et de relâcher tout le reste immédiatement après. Je reviendrai plus tard sur les détails des opérations.

Aparté n° 2 : la pelle est la vanne de fond de l’étang qui a en gros une forme de pelle coulissante de haut en bas comme une guillotine.

Aparté n° 3 : l’étang est régulièrement vidangé pour le poisson. La production piscicole n’est ici pas extraordinaire compte tenu de la relative pauvreté des eaux en minéraux et nutriments. La productivité pourrait être améliorée avec des engrais et autres amendements, mais mes parents n’avaient pas les moyens et lors de mes études dans le domaine de la flotte et les milieux naturels, j’ai pris conscience qu’il fallait conserver l’étang en l’état et tant pis pour la croissance des poissons.

Aparté n° 4 : dans la seconde partie des années 1960 et au début des années 1970, mon père avait cependant voulu faire un peu de production piscicole (pas avant car l’étang avait des fuites importantes qui avaient nécessité de lourdes réparations). Au début des années 1970, il avait donc fait empoissonner l’étang par un pisciculteur et en octobre 1974 ou 1975 (bien que très jeune à l’époque, je me souviens bien de l’événement, mais pas de l’année et mes parents encore moins). Mon père s’attendait à une pêche assez miraculeuse et comme la vente de poissons sur la chaussée (sur la digue) ne suffirait pas à épuiser le stock, le pisciculteur emmènerait le reste. Quand l’étang fut vide, force fut de constater qu’il n’y avait presque plus de poissons dans l’étang. Il avait été braconné, passé au peigne fin. D’après le pisciculteur, c’était l’œuvre de professionnels très bien équipés, notamment avec des filets, un camion et tout ce qu’il faut. Mon père était vert de rage. Du coup, il avait décidé d’équiper l’étang d’un puissant dispositif anti-braconnage : 150 piquets en fer à T et plusieurs kilomètres de fil barbelé, le tout invisible lorsque l’étang est plein. Il avait cependant prévu une zone dépourvue d’engins de guerre pour pouvoir pêcher à la ligne en paix et se baigner tranquillement. Au début des années 1980, un ami a « repêché » un morceau de filet complètement décomposé, montrant que le dispositif avait fonctionné. En 1988, lorsque j’ai convaincu mon père de vidanger à nouveau, les fils barbelés avaient tous disparu (corrosion). Nous avons pu vendre un peu de poissons, mais ce fut la dernière fois où il y a eu vente de poissons aux particuliers. Lors des vidanges suivantes (1993, 1997, 2004), nous nous sommes contentés de remettre le poisson à l’eau.

 

Une fois les principaux équipements installés, j’ai levé la pelle. La vidange, a pu commencer. Celle-ci dure en général une petite semaine, mais tout dépend des sorties et des arrivées d’eau. Tout est donc une question de dosage de l’ouverture de la pelle et de surveillance des niveaux.

 

En images (photos fromfromiennes pour l'essentiel) :

L’aval de l’étang avant de lever la pelle, avec au premier plan, la pêcherie.

PESG0001

Nettoyage sommaire préalable de la pêcherie avant d’installer le plancher et la grille.

 PESG0002

Des bidons, bassines, plancher, table de triage…

 PESG0005

Les grosses bottes de paille pour confectionner des bassins (idée cornusienne piquée à un marchand de truites), avec un film plastique. On remplit le tout avec une motopompe antédiluvienne qui fuit comme un panier.

 PESG0003

PESG0004

PESG0006

PESG0007

PESG0008

PESG0009

Le plancher et la grille sont en place.

 PESG0010

Je lève la pelle (non sans mal).

 PESG0011

Cela commence à « cracher » à l’arrière. Une rivière temporaire renaît (dernière photo prise deux jours plus tard).

PESG0012

PESG0013

PESG0014

20 décembre 2010

Vengeance karagarienne

Ce n’est pas qu’il faille réhabiliter la loi du talion, mais quand même !

Hier après-midi, contrairement aux annonces qui nous promettaient que nous serions épargnés, il s’est remis à neiger sur la pergola.

NH0002

Monsieur le Faux Golden Gate, du haut de son pot, ne s’en émeut guère.

NH0003

Alors que Son Excellence Sneezy se fait oublier son manteau blanc.

NH0004

Le dimanche soir, le canard était toujours là.

NH0001_1

Dedans, il faut si doux qu’on en profite pour fleurir.

NH0005

Et ce matin, côté boulot, on s’en donnait à cœur joie.

BL20001

BL20002

BL20003

BL20004

BL20006

BL20007

BL20008

BL20009

BL20010

BL20012

BL20013

BL20014

BL20015

18 septembre 2011

Un dimanche de septembre

A la suite de la note précédente, commençons par une petite devinette fromfromienne.

La famille SAHAIREDOUSE a trois fils. Quels sont leurs prénoms ?

 


 

Sinon, quelques nouvelles du jardin (photos prises durant les quinze derniers jours).

Une vue générale.

J10001

Les Pelargonium en début de nouvelles explosions blanches.

J10002

Un autre Pelargonium.

J20003

Quelques bricoles.

J10003

J10004

J20002

J20004

J20005

Des glaïeuls pour Calyste (entre autres).

J10005

J20006

Pour le Lis tigre (Tigridia pavonia), en réalité une Iridaceae comme les glaïeuls, j'ai bien failli ne pas réussir à en prendre un en photo tant la fleur est éphémère.

J20001

Le Cosmos chocolat (Cosmos atrosanguineus) tant par la couleur que par l’odeur. De quoi rendre folle Fromfrom.

J30001

4 septembre 2011

Vacances aoûtiennes 2011 (5 et fin)

On ne dira pas que je ne fais pas de notes. Voici la troisième de la journée. Ne pas oublier d’aller faire un tour chez Fromfrom (très rapide, parce qu’il ne faut pas pousser non plus) pour le scoop promis.

 

Fromfrom s’étonne toujours que je prenne aussi souvent des photos de l’étang, alors que je n’ai pas moi-même l’impression d’abuser, bien au contraire.

SG0001

 

A l’étang du dragon terrassé, ma pêche active préférée est la pêche au lancer, essentiellement destinée à capturer le brochet. Je pêche exclusivement aux leurres (cuillères tournantes, poissons nageurs divers) car je n’aime pas beaucoup pratiquer la pêche au poisson mort manié. Je ne la trouve pas assez aristocratique à mon goût, car manquant de « netteté ». Pour la même raison, je refuse obstinément l’utilisation de bas de lignes (avançons) en tresse d’acier parce que je considère cela détestable dans la présentation et la qualité de l’action de pêche, car bien entendu, ces avançons ont leur vertu pour éviter l’érosion du fil par les 700 dents d’Esox lucius. Toutefois, mon expérience prime et je peux largement m’en passer via d’autres artifices que je ne développerai pas ici. Pour d’autres raisons, je refuse de façon catégorique depuis près de 20 ans, de pêcher au vif car je trouve la technique assez meurtrière, même s’il existe des manières de rendre l’exercice moins meurtrier. En effet, la pêche au vif, même avec de gros vifs, n’empêche pas la capture de petits brochets qui ont vocation d’être remis à l’eau. Or, au vif, les brochets capturés sont dans un sale état, ce qui rend souvent problématique leur survie. Rien de tel quand je pêche au lancer avec des leurres.

Après deux assez courtes séances au lancer dans la semaine, non pas infructueuses, mais n’ayant rapporté que deux poissons de moins de 50 cm aussitôt relâchés, j’attaque en barque, mes coins favoris. Je commence par des emplacements à l’ombre des arbres (il est 17 heures environ). J’attrape d’abord une perche de taille modeste. Puis, je « balaye » une zone. Au bout de quelques lancers à peine, je ressens une forte traction d’une puissance inouïe. Je me dis que le brochet que je viens de piquer doit vraiment être énorme, mais quelque chose ne colle pas. La puissance est là, incontestablement, mais tout cela manque singulièrement de vitesse. Le poisson tient le fond, mais où sont les « rushs » fulgurants habituels, les sauts ? Je réalise soudain que j’ai capturé « par accident » une carpe. Elle m’emmène au large. J’ai longtemps cru que le combat n’irait pas jusqu’au bout, par crainte que le poisson ne rompe le fil. Finalement, à force de courage et de ruse, je finis par mettre la carpe dans l’épuisette. Elle était prise par la nageoire caudale. Sur la photo suivante, j’ai disposé mon couteau (21,8 cm de long)  afin d’avoir les proportions. Je ne l’ai pas pesée car je l’ai remise à l’eau immédiatement, mais elle devait bien peser 12 kg au bas mot.

 SG0002

Puis, ce fut un premier brochet qui se sacrifia. Puis, moins de dix minutes plus tard, un second qui se suicida. Deux adolescents d’un peu moins de 60 cm que je m’appliquerai quelques minutes plus tard à préparer (filets) pour de futurs beurres blancs. Puis, je suis allé me baigner pour la troisième et dernière fois.

 SG0004

SG0005

 

SG0006

Le lendemain, nous rentrions chez nous sans encombre. Ce fut un bien délicieux séjour, marqué cette fois par une vraie période de beau temps chaud.

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité