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Cornus rex-populi
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8 mai 2013

Vacances armoricaines avrilesques 2013 (5 et fin)

De retour de Perros-Guirec, passage éclair par Morlaix pour boire un verre à une terrasse près de l’église.

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Et nouveau franchissement des Monts d’Arrée enfin sous le soleil.

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Le lac de Saint-Michel, ses abords et sa centrale nucléaire (Brennilis) en devenir.

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La chapelle Saint-Michel-de-Brasparts sur son mont.

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Le lendemain, nous sommes allés au musée bigouden de Pont-l’Abbé. On nous y explique, entre autres, l’histoire de la fameuse coiffe, phénomène qui au-delà du cliché plus qu’éculé, reste à mes yeux assez incroyable.

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Destination ensuite le Guilvinec pour y voir rentrer les bateaux, notamment langoustiniers, aux alentours de 17 heures. Mon père qui avait raté ça il y a cinq ans et demi (pour cause de grève – celle où un pêcheur perché avait interpellé l’ancien Président), a été ravi de voir ça. C’est vrai, que les bateaux font un peu la course pour rentrer. En revanche, à moins d’aller à la criée, il n’est absolument pas intéressant d’aller acheter ses langoustines aux poissonneries du port. C’est une véritable arnaque. On ne s’est pas fait avoir.

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Enfin, après le repas, direction la Pointe de Trévignon pour le coucher de soleil.

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Le lendemain, sur invitation de la duchesse mère, retour à Pont-Aven pour un restaurant toujours aussi bon (c’était notre troisième visite). Après le repas, des larmes fromfromiennes : la déprime habituelle en quittant sa mère qu’elle ne reverra pas avant les vacances d’été.

Le soir, invitation du Seigneur de Karagar en son château, qui nous avait réservé un menu d’hôtes de marque. C’est tout juste si je ne me suis pas pris pour le comte Pornus. Visite guidée dans le jardin et ses différentes annexes. Je constate que nombre de plantes exotiques se portent fort bien, paraissant singulièrement en avance sur la flore indigène ou spontanée. Le menu, en partie plumien, était excellent. Le dessert, une belle innovation. Pas que belle, d’ailleurs, surtout exquise. Je constate avec gourmandise que les desserts kararagiens sont à chaque nouvelle visite, des nouveautés fort réussies. Nous aurions bien causé toute la nuit, mais il a fallu que nous rentrions car le lendemain, nous devions rendre les clés du gîtesdans les temps et il nous fallait quand même un peu dormir.

Dîtes, les amis, en particuliers les Bretons, quand est-ce que vous venez nous voir dans notre Septentrion ? Vous nous manquez tant...

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27 février 2013

Énigme du 27 février

Quand je souhaite faire deviner le nom ou le lieu où j’ai pu photographier des édifices, singulièrement s’ils sont gothiques, je me retrouve face à un choix cornélien, pour ne pas dire cornusien. Soit je montre des choses relativement caractéristiques qu’un honnête individu pourra reconnaître, ou non, avec plus ou moins de bonheur, soit je montre des choses qui me paraissent, à moi, moins évidentes, pour tenir compte de Karagar. Hélas, c’est à chaque fois la même musique : Karagar trouve toujours. Bien sûr, j’aurais pu penser montrer quelques détails insignifiants pour piéger Maître Karagar, mais malgré mes efforts, je n’ai pas encore l’esprit assez tordu pour ça. Et du coup, on ne trouverait plus aucun reste d’intérêt à ce que je montre.

Donc, cette fois, je montre la photo pour Karagar (cela reste facile pour lui je pense) :

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Et les personnes normales peuvent regarder ceci : indice pour personnes normales

Et pour Dame Plume, un autre indice : indice pour personnes super-normales

5 mai 2013

Vacances armoricaines avrilesques 2013 (3)

Parmi les passages obligés, il y avait les enclos paroissiaux du centre Finistère (découverts en ce qui me concerne en juin 2006 : voir ici). C’est le mardi que nous y sommes allés. A l’aller, pas moyen de voir les paysages des monts d’Arrée à la manière des corbeaux qui volent à l’envers pour ne pas voir la misère qui se trouve en dessous car comme d’habitude il y avait du brouillard.

Nous avons commencé par Pleyben.

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Puis nous sommes arrivés sur les terres bien connues de Guimiliau (voir ici) où Fromfrom a sa table toujours réservée et qui ne manque pas à chaque fois de faire des discours interminables avec le chef, sa mère et toute la famille aux fourneaux ou au service. Reconnaissons honnêtement qu’on y mange bien des choses relativement simples, originales et généreuses (une adresse toujours à recommander qui est d’ailleurs de plus en plus saluée par les guides).

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Ce fut ensuite le tour de Saint-Thégonnec.

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Et enfin, Lampaul-Guimiliau.

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7 avril 2013

Karagar me donne du souci

Karagar semble avoir un souci qui pousse de façon spontanée à subspontanée dans son jardin. Son cœur (ensemble des fleurs tubulées) me paraissait trop sombre pour être Calendula arvensis L. (Souci des champs), mais c’est peut-être quand même cette espèce ? Voici deux photos de l’espèce issue de la nature. S’il s’agit bien de cette espèce, cela serait probablement un joli scoop car en principe cette espèce est rarissime en Finistère, même si elle est citée dans le cap Sizun (mais plutôt à Plogoff). Il s’agit d’une espèce commensale des cultures ou des bords de chemins, à affinités méditerranéennes.

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20 janvier 2013

Pour que Dame Plume monte le chauffage

Un froid de canard ?

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Peu avant que nous nous levions ce matin vers 7h30, il neigeait de nouveau. De petits flocons, pas beaucoup à la fois, mais sans arrêt. Vers 8h30, aucune rue de la ville n’était déneigée et à l’heure où j’écris, aucune saleuse n’est passée dans notre rue. Personnellement, cela me dérange nullement, mais si cela continue ainsi, nul doute que demain, il y aura de l’absentéisme dans les entreprises, les écoles ou autres. Je dis cela parce que je constate que dès qu’il y a 3 cm de neige, les « ch’tis » commencent à paniquer. Alors là, je vous laisse imaginer.

En attendant des nouvelles plus fraîches, des photos d’hier matin, prises dans la forêt domaniale « annexe » près de chez nous.

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19 janvier 2013

Neige jardinière

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Il a encore neigé cette nuit. Pas énormément, mais encore de la neige bien poudreuse, qui ne permet pas de faire facilement un bonhomme de neige (je sais, je viens d’essayer). On note désormais un minimum de 10 cm  (12 cm en moyenne ?) de neige. Cela ferait beaucoup plus si l’on comptait les trois épisodes neigeux précédents depuis une semaine, mais cela s’est tassé entre temps.

Voici donc quelques photos jardinières (au travail hier après-midi et il y a moins de 30 minutes au jardin). Oui, il y a une « bouteille » sur la terrasse, en fait un mathusalem récupéré à la poubelle à verre et qui pourrait un jour faire l’objet d’une quelconque décoration. Un voit aussi l’azalée japonaise et le successeur de Sneezy recouvert d’un blanc manteau.

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15 janvier 2013

Journée blanche

Ce matin, j’avais une réunion à la ville du cristal du même nom (à 20 min de la maison vers l’ouest). Pas de problème pour circuler avec la voiture de service. Nous sommes sortis de réunion à plus de 13 heures. Pour une fois, je pensais pouvoir déjeuner avec Fromfrom. Mais non, il était bien trop tard. La neige fondait. Après avoir mangé, je suis arrivé sur mon lieu de travail. Il y avait davantage de neige et elle ne fondait pas du tout.

[Spécial Caly : à partir de la ligne dhorizon, cest la Belgique]

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Je suis arrivé en retard à mon entretien des 100 000 km annuel d’évaluation. Pas de souci, tout va bien. Sauf que nous n’aurons pas un centime d’augmentation cette année, et l’employeur n’est pas en cause. Le désaccord au niveau national entre les syndicats et les « patrons » (convention collective) s’est soldé par une stagnation de la valeur du point alors qu’au minimum, on attendait une augmentation de la valeur du point correspondant à peu près à l’inflation (environ 1,5 %). A suivre, car il ne se passera rien avant mars. Enfin, je ne vais pas me plaindre, j’ai la « chance » de travailler.

Et ce soir en rentrant, il neigeait de nouveau un peu.

[Re Spécial Caly : on annonce – 7 °C demain à Lille, j’ai donc rentré le Camellia qui était couvert de neige sur la photo d’hier].

14 janvier 2013

Galette enneigée

Madame la marquise de Fromulus a été piquée par la belle réussite de Madame la Plume, avec sa galette. Du coup, elle qui ne faisait jusqu’à présent des galettes qu’avec des pâtes feuilletées du commerce (des bonnes, mais tout de même), s’est elle-même lancée dans le feuilletage. Et c’est incontestablement une belle et bonne réussite. Avec le surplus de pâte, elle nous a même fait des feuilletés au fromage de l’apéritif d’hier midi. Et la galette, nous l’avons finie ce soir.

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Et ce soir en rentrant du boulot, la neige s’est mise à tomber dru : une bonne huitaine de centimètres au moment où j’écris ces lignes. Pauvre Camellia.

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24 février 2013

Presque rien sur pas grand chose (31)

L’an dernier, je disais chez Calyste, qui nous parlait du sien, que j’aimerais bien posséder un fauteuil Voltaire. Il est vrai que je trouve ces fauteuils particulièrement élégants et que nous avons besoin d’autres fauteuils que les deux acquis l’an dernier. Seulement, ce n’est pas évident. Nous avons trop traîné pour faire nos achats et du coup, on a tendance à ne plus trouver que des choses hors de prix ou qui ne nous conviennent pas pour les couleurs. En explorant les magasins et les sites internet, nous avons appris des tas de choses sur ces fauteuils. Nous cherchons des fauteuils d’appoint, mais quand même pas des sièges au travers desquels nous passerons à la seconde utilisation. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge.


Demain, ce sera mon seul jour de travail pour la semaine. Je me serais bien passé d’y aller, d’autant que j’ai suffisamment de RTT à solder. Mais il faut, entre autres, que je termine mes interventions pour la conférence de clôture en Angleterre, prévue lundi dans huit jours. Du coup, je vais travailler sans filet, mais cela ne me fait pas peur.


Madame la Marquise de Fromulus a sa bière, c’est de notoriété publique pour certains, mais cela mérite d’être illustré pour d’autres.

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3 janvier 2013

Récit des vacances 2012-2013 (2)

Ce qui est écrit à propos du 24 décembre, je ne l’écrirais déjà plus comme cela aujourd’hui, mais comme cela a été écrit dans la foulée, je laisse ainsi.

Lundi 24 décembre

Le matin, nous allons dans deux magasins pour acheter deux bricoles comme cadeaux pour mes parents. Puis, nous allons à la pêche aux huîtres devant la charcuterie-traiteur la plus réputée du coin. Des huîtres vendues par un producteur de l’étang de Thau que nous avions déjà appréciées l’an dernier.

Vers la fin du repas de réveillon, à la suite de je ne sais quelle conversation, la duchesse mère évoque la problématique de l’agriculture biologique, en faisant mine de la dénigrer, sans doute par méconnaissance. Après plusieurs tentatives pour rétablir la vérité, y compris de la part de Fromfrom, elle s’est enfoncée dans les idées toutes faites généralement véhiculées par les personnes qui dénigrent le bio. Cela m’a mis hors de moi, et au fur et à mesure que les arguments étaient avancés, je les ai violemment combattus. La duchesse mère ignore à quel point ce genre de choses est sensible chez moi, d’autant que cela fait des années que je suis en guerre contre l’agriculture productiviste et ses représentants malhonnêtes qui possèdent un pouvoir énorme et inadmissible, singulièrement dans le Nord de la France. Mon énervement, ma virulence, mon intransigeance ont provoqué un véritable malaise, et je me suis fait engueuler par Fromfrom et ma mère. Personne n’a compris les raisons profondes de ma colère, qui n’était pas l’expression d’une simple sensibilité ou d’une opinion, mais des arguments évidemment et fortement étayés scientifiquement. Mais je n’ai pas pu avancer d’argument sans qu’il soit immédiatement contrecarré par une contrevérité éculée. Ma mère, Fromfrom ont voulu que je m’excuse pour mon comportement auprès de la duchesse mère. Il en est évidemment hors de question. On ne s’excuse pas d’avoir raison. Et puis il ne faut pas me chercher. Cela a provoqué des larmes difficilement consolables chez Fromfrom qui est hypersensible à ce genre de choses. Personnellement, cela ne me dérange pas de hausser le ton et d’être extrêmement désagréable quand je suis sûr de mes arguments. Je considère que mes « adversaires » doivent soit se ranger à mes arguments, soit avoir des contre-arguments recevables, sinon ils subissent mes foudres. Je tiens à préciser que je suis loin d’être sourd au débat (j’en suis même friand), mais à condition bien sûr que l’on ne déroule pas les poncifs habituels. Dans certains cas, je me tais, parce que je ne suis pas sûr que cela ne se finira pas en eau de boudin, soit parce que je suis fatigué, soit parce que je ne maîtrise pas suffisamment le sujet, soit encore parce que je sais le débat perdu d’avance (cas où personne n’en tire profit). L’ex compagne de mon cousin est adepte des sciences occultes et autres fadaises pseudo-scientifiques. Dès que je l’ai connue il y a une bonne quinzaine d’années, j’ai croisé le fer avec elle, mais elle abandonnait très vite. Depuis, elle s’est enfermée dans des certitudes, court les séminaires, parfois à la limite du sectarisme. Depuis que Fromfrom la connaît, elle a déjà déroulé ses arguments, que je n’ai même pas cherché à discuter. Il y a des cas désespérés. Débattre, oui, mais avec des gens qui sont en capacité de réfléchir et qui sont respectables. La mère de Fromfrom en fait évidemment partie. Mais Fromfrom a toujours autant de mal à comprendre la différence entre un débat sur un sujet précis et un combat stérile de personnes qui se détesteraient. Je suis excessivement rarement confronté à la seconde option. Ce cas ne concerne qu’une seule et unique personne que j’ai traitée ouvertement de raciste en public (ce n’était pas le seul compliment que je lui ai fait). Parmi ses amis (je ne suis pas de ses amis, mais ses amis sont mes amis), personne ne lui avait jamais dit ça. Cela n’a servi à rien, le bonhomme, pas foncièrement méchant pour autant, est toujours aussi con.

 

Mardi 25 décembre

L’épisode de la veille, qui pour moi aurait dû rester un non événement, a été oublié. Je n’envisageais pas qu’il en fût autrement. Le repas de Noël, comme souvent, avait lieu chez ma cousine. Il est toujours agréable de s’y retrouver. C’est la seule occasion de voir mes cousins et leurs parents. Comme de coutume, chaque famille invitée s’occupe d’un plat et une fois encore, ce fut la viande pour mon père : cuissot de sanglier. La mère du compagnon de ma cousine, que je connais peu, s’est un peu vantée des ses « exploits » en pâtisserie. Elle refuse de donner certaines de ses recettes, y compris à sa belle-fille. A quoi cela rime-t-il, alors même qu’elle avoue elle-même en piquer une bonne partie sur internet ? Fromfrom m’a fait justement remarquer que l’un de ses desserts n’avait rien de spécialement original puisque Fromfrom l’avait mis en œuvre la première fois et de manière plus réussie, à l’occasion de mon anniversaire. Moi, je dis qu’il ne faut pas énerver Fromfrom, elle pourrait se venger.

 

Mercredi 26 décembre

Avec Fromfrom, nous avons déjeuné assez tôt pour nous rendre à Lyon pour 13 heures devant l’entrée des musées des Tissus et des Arts décoratifs. Nous avions en effet défini un rendez-vous avec l’ami Calyste. Je m’étais dit que ce serait une idée de se voir enfin à Lyon, en profitant de la visite d’un édifice ou d’un musée. Comme Fromfrom peine encore à marcher, l’endroit était idéal par rapport au parking de Perrache. Bien que ne l’ayant vu que très partiellement il y a longtemps sur une photo assez ancienne, j’ai immédiatement reconnu Calyste. J’avais dit au téléphone que je porterai, comme souvent, un chapeau de feutre, mais il faisait tellement beau et bon, que je suis venu sans. Mais il n’a eu aucune peine à nous reconnaître, vu que nos portraits sont réguliers sur le blog. Petite vue sur le Rhône avant d’entrer au musée (notez bien que Calyste habite dans cette direction).

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La partie Arts décoratifs du musée n’est pas inoubliable, à part quelques meubles assez sobres et des ustensiles modernes d’argenterie qui valent de coup d’œil dans une salle et une vitrine très particulières. La partie Tissus est plus intéressante. Elle débute par des pièces de l’Égypte copte, se poursuit par la Perse, la Turquie ottomane, l’Asie, le Moyen Âge, la Renaissance… Je remarque Bien sûr, la soierie lyonnaise n’est pas oubliée, jusqu’à nos jours. Nous avons par ailleurs été assez intrigués par une exposition temporaire « Lyon et Dragons – Dessicateurs de la Condition des Soies », et en particulier par de magnifiques plaques émaillées qui formaient des cylindres pour le dispositif complexe de pesée de la soie. En effet, cette dernière se gorge facilement d’humidité et les tisseurs lyonnais avaient intérêt à n’acheter que la matière sèche. Avec Calyste, nous déplorons de ne pas être autorisés à photographier. Et en ce qui me concerne, mon appareil manquant singulièrement de discrétion, je ne pouvais guère m’autoriser une photo « volée ».

Avec Calyste, nous nous félicitons de nous rencontrer enfin. Cela doit faire pas loin de quatre ans que je visite régulièrement le blog de Calyste et à peine moins longtemps que je l’envahis de mes commentaires. Calyste est également un lecteur fidèle de ce blog. Cette longue période de prise de connaissance par blogs interposés a sans doute fait que nous ne sommes assez fidèles à l’image que nous donnons de nous-mêmes. Il faut dire que d’un côté comme de l’autre, nous ne travestissons pas la réalité. Après un petit coup à la terrasse d’un café (oui, une terrasse non chauffée, un lendemain de Noël), nous nous quittons à regret, en espérant vivement nous revoir à d’autres occasions. Calyste, il est très chouette !

12 février 2013

Rex-Populi Ier

Comme « Ratzy » va démissionner prochainement, je souhaiterais vivement le remplacer. Il n’aura échappé à personne que je ne suis pas cardinal (à mon grand regret) ni même prêtre, et ça c’est déjà un sérieux handicap. Ceci dit, cela n’est visiblement pas une obligation absolue pour être éligible. Alors, je pensais faire acte de candidature, mais visiblement, cela ne se fait pas (sous peine d’excommunication, au moins concernant les cardinaux). Comment faire, alors ? Comment pourrais-je dès lors respecter mes engagements auprès de Dame Plume ? Impossible que j’y renonce. Tant pis, je vais quand même envoyer ma lettre de candidature au Vatican : je ne suis pas cardinal et je ne crains pas l’excommunication.

Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je n’attends pas Piergil pour mettre en image le fantasme inavouable de Plume. Laquelle préférez-vous ?

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7 février 2013

Cours d'architecture

Afin d’étudier les processus sylvigénétiques, en particulier les successions végétales qui s’opèrent dans les forêts, on peut être amené à utiliser la méthode architecturale qui se révèle riche d’enseignements, même si elle peut s’avérer lourde à mettre en œuvre. Cette méthode consiste notamment à cartographier précisément tous les arbres et les arbustes sur une parcelle de terrain bien délimitée. Beaucoup de mesures sont nécessaires et cela peut être très long, surtout lorsque l’on met seul la chose en œuvre. On utilise des décamètres, un dendromètre (appareil permettant une triangulation autorisant la mesure de la hauteur des arbres). On mesure tout cela et on dessine en plan et de profil les arbres et les arbustes. Comme c’est très chargé, on fait deux dessins avec deux groupes d’arbres et d’arbustes : les arbres du passé (d’une hauteur inférieure à 100 fois le diamètre du tronc), les arbres potentiels (d’une hauteur supérieure à 100 fois le diamètre du tronc), les arbres du passé se trouvant entre les deux et sont mis avec les arbres du passé.

Sur ces figures dessinées à la main, le profil architectural représente au total un rectangle de 20 m × 50 m.

Arbres du présent et du passé :

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Arbres potentiels :

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Les lettres correspondent à :

Ap : Acer platanoides L. (Érable plane)

Cm : Crataegus monogyna Jacq. (Aubépine monogyne)

Cs : Cornus sanguinea L. (Cornouiller sanguin)

Fe : Fraxinus excelsior L. (Frêne commun)

Qr : Quercus robur L. (Chêne pédonculé)

Sn : Sambucus nigra L. (Sureau noir)

Um : Ulmus minor Miller (Orme champêtre)

En noir : Hedera helix L. (Lierre)

Tout le monde, l’aura deviné, il s’agit évidemment d’une forêt alluviale de bois durs des bords de Loire du côté du Bec d’Allier (près de Nevers). Quels enseignements peut on en tirer ?

  • âge du profil : 100 ans pour les chênes
  • 38 espèces dont 16 ligneuses
  • grande densité d’arbres (1800 tiges/ha) liée à la richesse du substrat (herbacées nitrophiles)
  • arbres du présent (39 %), arbres du passé (13 %), arbres potentiels (48 %)
  • abondance des semis d’arbres : faible inondabilité (environ 1 semaine tous les 4-5 ans en moyenne)
  • grande abondance d’Ulmus minor liée au substrat sableux dont le port arbustif est imposé par la graphiose
  • arbres du présent et du passé :
    • ensemble structurel supérieur :ensemble structurel inférieur : 
      • couronnes larges et symétriques â pas de concurrence â issu d’une pâture et de coupes de bois
      • grands Quercus robur : phase de sénescence précoce â souffrance physiologique (alimentation en eau) â abaissement du toit de la nappe alluviale (incision du lit d’environ 1,5 m)
      • abondance d’Ulmus minor
    • arbres potentiels :
      • dominés par Ulmus minor, Fraxinus excelsior et quelques grands Quercus robur
      • présence de lianes : Hedera helix et Clematis vitalba
    • juxtaposition de plusieurs petites éco-unités :
      • en phase d’aggradation (croissance)
      • en phase de sénescence précoce (Quercus robur)
  • conclusion : en l’état, c’est mal barré pour cette forêt à court-moyen terme !

Je n’ai pas évoqué précisément les plantes herbacées qui ont un rôle non négligeable dans l’édifice… Je n’ai pas parlé non plus du modèle architectural individuel des arbres (ce n’était pas la question). Mais on voit déjà, grâce à la méthode architecturale, un certain nombre de conclusions s’imposer. J’avoue aussi qu’un expert bien au fait de ces concepts aurait pu faire le même diagnostic en quelques minutes sur le terrain (au lieu d’une grosse semaine en tout de travail ici).

16 décembre 2012

Teolenn 2008

Un souvenir drôle sur les galets de Teolenn. C’était au mois d’août 2008. Que le temps passe vite. Que cela fait du bien de voir ça. Je précise que nous étions deux personnes « sérieuses » qui étions là pour relever le niveau. Evidemment, j’ai mis un voile pudique car la marquise de Fromulus avait un peu trop pris ses aises devant l’objectif.

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5 août 2012

Vacances de juillet 2012 (3) : ascension du Ventoux

Le vendredi, nous avons entamé notre migration provençale. L’an dernier, nous avions apprécié la chaleur avignonnaise, à une période où l’été, comme cette année en cette première quinzaine de juillet, ne s’était pas encore invité. Je ne suis personnellement pas beaucoup tenté, pour ne pas dire à certains égards, carrément allergique, par le littoral méditerranéen encombré de vacanciers (j’ai eu des échantillons dans mon enfance). Et même dans les milieux naturels et les paysages les plus intéressants a priori, je ne crois pas que cela soit la meilleure période pour les découvrir. Mais de cette Provence de « l’arrière-pays », montrée jadis par Karagar, nous en avions goûté pour de vrai un échantillon très sympathique dans les Alpilles. Et puis il y avait ce Mont Ventoux qui nous avait fait de l’œil et il était indispensable que nous l’inscrivions à notre tableau de chasse. D’une part, simplement pour les paysages qui l’entourent, mais aussi par la qualité des milieux naturels et de la flore remarquable qui s’y trouve (convergences climatiques méditerranéennes, montagnardes, continentales…). Je le dis tout net : j’ai trouvé que l’ensemble dépassait largement mes espérances et j’ai été ravi à tous les points de vue et je pense que Fromfrom ne me démentira pas.

Bêtement, je m’étais dit qu’en partant un vendredi en milieu de matinée, nous n’aurions pas de difficulté particulière sur la route. Grave erreur, les autoroutes autour de Lyon étaient largement saturées. Quels sont ces gens qui prennent des vacances ou des RTT le vendredi ? La carte et le GPS nous ont permis d’éviter le pire. En reprenant l’autoroute au sud de Vienne, la situation ne s’était guère améliorée. Nous avons perdu une heure supplémentaire pour rejoindre la sortie de Bollène. Autre bêtise, j’avais mis longtemps à me décider sur le parcours que nous ferions exactement pendant ces 3-4 jours, ce qui fait que je n’avais réservé l’hébergement qu’une petite semaine avant. Par ailleurs, j’avais à ma disposition un très vieux Routard de 2011 et parmi les adresses retenues par le guide, plusieurs ne répondaient pas au téléphone (à des heures tout à fait honnêtes) ou bien étaient fermées pour travaux (eh oui !) et d’autres enfin étaient complètes (là, rien à redire). Enfin, j’ai quand même trouvé des choses qui convenaient, même si la première nuit était dans un hôtel assez cher alors que nous en avions la plus petite chambre (franchement, cela ne valait pas trop le coup ni le coût même si le cadre et l’accueil étaient sympas et malgré les ratés du petit déjeuner du lendemain, mais comme ce fut dans la bonne humeur, nous passons). Nous avons fait un petit détour par Gigondas et les dentelles de Montmirail et nous sommes donc arrivés à Malaucène. Nous avons délicieusement dîné dans le restaurant sous l’église (à recommander).

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Le jour du 14 juillet, nous ne sommes pas restés dans notre lit douillet même si la musique qui marche au pas, ça ne nous regarde pas non plus. Vers 9h15 nous entamons l’ascension du Ventoux. Nous ne sommes pas les seuls. A cette heure, seuls les cyclistes sont à l’œuvre, certains en redescendent déjà (plus tard, les voitures se feront plus nombreuses et surtout les motos dont le bruit est des plus désagréables). A notre premier arrêt pour (voir la première plante en photo dans la note suivante), nous tombons, dans un virage à mi-ombre, sur un abricotier fructifère. Dégustation. Nous mettrons la matinée pour grimper en voiture jusqu’aux environs de 1200 m. Il est vrai qu’il faut s’arrêter sans cesse pour admirer le paysage et voir les plantes dont je détermine quelques exemplaires sur place – il faut dire que je suis un vrai néophyte en flore méditerranéenne, donc c’est long. Mais de toute manière, le sommet était dans la brume, alors nous n’avons rien perdu. Nous redescendons (10-15 min seulement) pour manger au pied. Restaurant choisi au hasard et ce ne fut pas une mauvaise surprise.

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Nous remontons. Cette fois, le sommet s’est éclairci. Le voile nuageux et le vent frais me feront commettre l’erreur de ne pas appliquer de crème solaire et, vlan, coup de soleil.

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Puis nous sommes redescendus en passant par Sault, au sud-est du Ventoux et où l’on cultive de la lavande. De la lavande « vraie » qui concerne en réalité déjà deux espèces que l’on retrouve à l’état sauvage : Lavandula angustifolia Mill. (Lavande officinale) en photo dans la note suivante, à feuilles vertes étroites et Lanvandula latifolia Medik (Lavande à larges feuilles) aux feuilles grises tomenteuses et dont l’odeur est davantage camphrée. A Sault, la première y est assurément cultivée (floraison plus précoce et plus sombre dans les bleu-violet). On y trouve également du Lavandin, hybride des deux précédentes : Lavandula ×intermedia Emeric ex Loisel., dont la floraison est un peu plus tardive. Dans ce secteur, après avoir beaucoup régressé, la culture de la lavande semble s’être redéveloppée depuis les années 1990. La dame du gîte près de Gordes (dans les 70 ans) nous dira que dans sa jeunesse, elle avait pas mal travaillé dans les champs de lavande où tout se faisait encore à la main. Quant au gîte par lui-même, nous ne pouvons que le recommander pour son prix très abordable, surtout dans le contexte local, pour la tranquillité et le côté sympa du coin et pour la simplicité et la gentillesse de l’accueil.

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29 septembre 2012

Entre séminaire et neige

Mardi après-midi, séminaire au siège de Région. 120 personnes dans la salle. On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde. Je ne suis pas très rassuré pour faire ma présentation. D’abord, je n’ai pas répété, ensuite j’ai des choses à dire qui ne sont pas évidentes à faire passer vis-à-vis d’un public peu spécialiste et surtout je n’ai pas d’écran de contrôle de mon diaporama (enfin, je vois vaguement quelque chose sur l’écran de côté moyennant un torticolis). Cela s’est néanmoins bien passé même si j’ai légèrement dépassé le temps qui m’était alloué. Dans ma présentation, j’ai parlé de « bricolage », ce qui a fait sursauté le vice-président de la Région (je ne l’ai pas vu, on m’a raconté après). Évidemment, il s’agit quand même d’un bricolage à 1 million d’euros financé pour moitié par la Région. Ma tête de mort N a eu beaucoup de succès : elle était là pour dire qu’on peut bricoler des données, mais que tout le monde n’est pas en mesure de les interpréter intelligemment. Je venais justement d’apprendre que le service communication de la Région commençait à diffuser des chiffres, à peine sortis des ordinateurs, dont il ne maîtrisait absolument pas le sens. Après la première série de présentations, séance de questions auxquelles j’ai répondu en monopolisant le micro (personne ne voulait répondre).

 

Mercredi, lever à 3 heures du matin pour prendre le train à 4h48. Au lieu de faire mon sac, j’étais allé me coucher plus tôt la veille au soir. Je suis arrivé à presque 11 heures à Chambéry. J’ai retrouvé des têtes connues dans une salle de réunion à la périphérie de la ville. Après la fin de la réunion après 17 heures, départ pour le gîte qui doit nous accueillir. Je monte dans la voiture du collègue alpin. Au fur et à mesure que nous progressons, la pluie devient plus intense. Nous arrivons enfin au gîte, en fait un chalet de pierre et de bois dans la campagne presque profonde à 1000 m d’altitude. Là-bas, nous attend un joli groupe de chercheurs principalement de l’I*R*S*T*E*A (ex C*E*M*A*G*R*E*F) et de l’I*G*N. Nous sommes une bonne trentaine de personnes à assister à une réunion entre 19h15 et 20h30. Après quoi, un bon repas maison. En revanche, logistiquement, ce n’était pas le pied au niveau couchage, du moins pour ceux qui comme moi, se sont retrouvés dans le dortoir des combles avec matelas en 70 posés à même le sol et quasiment à touche-touche. Et surtout une chaleur épouvantable, un bon ronfleur et une belle nuit de sommeil de moins de 3 heures. Eh bien sûr, vu le nombre de personnes, pas le temps de passer par la salle de bains, d’autant que nous avons levé le camp avant 8 heures. Il avait plu durant la première partie de la nuit, mais quand l’un me dit qu’il a neigé, je ne le prends pas au sérieux. Mais en m’approchant de la porte vitrée, je vois le ciel bleu et le manteau blanc qui enveloppe les sommets. Nous sommes au nord du massif de Belledonne.

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Nous apprenons que la maîtresse de maison (la mère ou la belle-mère du jeune propriétaire ?) est bretonne. Une Finistérienne de Plougastel et des Monts d’Arrée qui se trouve ici depuis assez peu de temps. Elle se dit oppressée par la montagne et la mer lui manque. Elle ne semble pas être très sensible à nos arguments sur le caractère préservé des paysages.

Nous partons ensuite en voiture. Après un arrêt à basse altitude (plus de 800 m quand même), nous montons à travers une route forestière montagnarde jusqu’à 1500 m. Nous trouvons la neige sur le chemin. Là, nous continuons à pied sous le soleil. Au final, nous arriverons à près de 2000 m d’altitude. Une montée difficile pour les mollets et surtout pour mes poumons, surtout au dessus de 1700 m. Mais dans l’ensemble, cela s’est très bien passé, car comme on aurait pu le craindre avec la neige, cela ne glissait pratiquement pas, y compris en redescendant. Les organisateurs nous avaient bien prévenus, il fallait se munir de vêtements de pluie et de chaussures de randonnée étanches. Et qu’avons-nous vu ? Deux personnes en baskets, en particulier un dont le dessus de ses chaussures s’est déchiré dès que nous avons rencontré les premiers cailloux. Résultat, il a été trempé par la neige fondante. Pas mal quand nous étions en plein vent sur la crête où les plus hautes plantes peinent à atteindre 20 cm de hauteur.

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L’Alnus alnobetula subsp. alnobetula Ehrh. [= Alnus viridis (Chaix) DC.] (Aulne vert) apparaît dès l’étage montagnard, mais devient surtout caractéristique dans l’étage subalpin. Cet arbuste ploie sous la neige jusqu’à être complètement plaqué au sol. Il arrive néanmoins que le ressort se libère soudainement, ce qui peut déclencher des avalanches.

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Dans l’étage subalpin supérieur et de façon plus caractéristique à l’étage alpin, on rencontre les fameuses landes alpines. Outre le Rhododendron ferrugineum L. (Rhododendron ferrugineux), nous avons été gâtés en Ericacées, puisque nous avons également vu : Calluna vulgaris (L.) Hull (Callune), Vaccinium myrtillus L. (Myrtille), Vaccinium uliginosum L. (Airelle des marais), Vaccinium vitis-idaea L. (Airelle rouge), Kalmia procumbens (L.) Gift, Kron & P.F.Stevens [= Loiseleuria procumbens (L.) Desv.] (Azalée des Alpes).

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Les commentaires des régionaux de l’étape, souvent très pédagogiques, ont été très intéressants, même si tout cela n’est guère transposable dans nos régions de plaines et collines. Nous sommes redescendus sans problème et sommes mêmes arrivés une heure avant le départ de mon train à Chambéry. Je suis arrivé à bon port à minuit et demi, soit avec plus de 10 minutes d’avance sur l’horaire prévu (bus depuis Lille). Il faut dire qu’à de pareilles heures, il n’y a pas beaucoup de bouchons.

9 septembre 2012

Pour réparer un oubli : le Mont Saint-Vincent

Grâce à Calyste, je me suis rendu compte que, curieusement, je nen avais jamais véritablement parlé.

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Le Mont Saint-Vincent (nom aussi de la commune) se situe dans le haut Charolais. Il fait partie de ces reliefs qui permettent de relier le Massif central proprement dit à la partie la plus septentrionale de l’ensemble hercynien qu’est le Morvan. Le relief est bien là puisque le village, ancienne baronnie médiévale se situe autour de 600 m d’altitude. Cela fait très longtemps que je connais ce village puisque c’était un des passages évidents pour relier la cité éduenne au Mâconnais par la route, notamment quand mes parents allaient se ravitailler en vin du sud (de la Bourgogne). Les photos datent de 2008 et 2009.

De la haut, paysage typique du coin.

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Et bien sûr, l’église de la toute fin du XIe siècle, qui faisait partie d’un ancien prieuré clunisien. Elle a perdu son clocher à la Révolution. Intrinsèquement, cela ne fait pas partie de mes édifices préférés, mais il se dégage là-haut, une atmosphère généralement très austère dans un village soumis à tous les vents et à toutes les intempéries (ce que les photos ne traduisent pas, dautant que le village na pas été pris en photo). Très peu peuplé, ce mont ressemble à un village fantôme. Cela passe en été, mais l’automne ou l’hiver, cela paraît bien désolé. Et en fait, c’est ça qui me plaît.

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4 janvier 2013

Récit des vacances 2012-2013 (3)

Jeudi 27 décembre

L’après-midi, nous nous rendons, Fromfrom, la duchesse mère et moi au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne. Un musée que je ne connaissais pas et qui vaut le coup, d’autant plus qu’il est complémentaire du musée des Tissus de Lyon. En effet, il existe là plusieurs métiers à tisser anciens fonctionnels pour la confection de rubans (ou de lacets), spécialité de la région. Nous avons même eu droit à une démonstration. Cela vaut vraiment le coup de voir ça. Le musée regroupe la plus grande collection mondiale de rubans : on compte en millions d’échantillons, collection qui continue à s’étoffer (ben oui) grâce aux productions contemporaines de la région. Le musée comporte également deux niveaux consacrés aux gloires industrielles locales : les armes de guerre ou de chasse et les cycles (n’oublions pas non plus la célèbre Manufrance). Là au moins, on est moins idiot, on a le droit de faire des photos (sauf dans la vaste exposition temporaire consacrée aux jeans et qui ne mintéressait pas du tout).

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Voici la machine que nous avons vu fonctionner pour de vrai :

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Et qui fait ces rubans :

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Le (ou un des) vrai(s) fusil(s) de Louis XIV :

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Les dessicateurs pour la soie, proches de ceux vus la veille à Lyon (ici dans une pièce plongée dans lobscurité et sans explications) :

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Vendredi 28 décembre

Après être allé très tôt sur le marché avec mon père, je me rends chez le médecin (je dois être atteint d’un genre d’angine et je n’ai pas envie que cela dégénère en cette période de fêtes). Je peine sérieusement à reconnaître le (la) médecin qui me suivait quand j’avais entre 10 et 20 ans. Il faut dire qu’elle a pris de l’âge et que de mon côté, je n’étais pas particulièrement assidu à l’époque. Actuellement, ce n’est plus elle le médecin titulaire du cabinet, mais une jeune qui s’est installée depuis peu, l’ancienne continuant d’assurer les remplacements. Quand je dis « de l’âge », « ancienne », ce n’est pas une croulante non plus.

 

Samedi 29 décembre

Je suis allé chercher des tirages de certaines photos de notre mariage religieux, car mes parents n’en avaient, curieusement pas encore eues. Je suis allé dans la boutique dans laquelle on m’avait acheté mon premier appareil photo vers la fin des années 1980. Cet appareil était assez rudimentaire (compact d’entrée de gamme 24×36 à objectif fixe), mais était quand même meilleur que le vieux Kodak Instamatic de mes parents (à photos carrées) qui avait fini par rendre l’âme.

L’après-midi, un peu dans le cirage, j’ai fait une petite sieste pendant que Fromfrom et sa mère allaient faire quelques courses. Puis, je suis allé tailler trois des quatre cerisiers avec mon père. Les plus anciens, je les avais plantés en 1988-89 et sont maintenant extrêmement imposants, surtout celui de la variété ‘Van’ (comme la pointe du même nom), qui « saisonne » pas mal, mais qui offre dans les grandes années, des fruits assez extraordinaires.

1 septembre 2012

Porte de frigo fromfromo-cornusien

J’avais demandé à Calyste de nous montrer sa porte de réfrigérateur qu’il avait évoquée dans une note. Il s’est exécuté et j’avais dit que je ferais de même. Voici donc, brut de capteur numérique (tant pis pour la marque). Certains remarqueront que le calepin de prise de notes de courses est en anglais (cadeau de nos collègues du Kent), mais les plus initiés reconnaîtront un fameux personnage du présentoir à bitrak.

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2 janvier 2013

Récit des vacances 2012-2013 (1)

Voici le premier épisode du récit de ces vacances du tournant 2012-2013, écrit au jour le jour, en léger différé.

 

Vendredi 21 décembre

Le voyage se passe bien avec la duchesse mère. Un petit bouchon traditionnel quand même au sud de Lyon. Nous ne sommes pas arrivés que le téléphone fromfromien sonne. Au bout du fil, l’ex mari de la sœur de Fromfrom. Son ex femme a été emmenée aux urgences (hémorragie). Nous apprendrons un peu plus tard par la plus grande de nos nièces qu’elle est passée vraiment très près de la fin du monde. En plus de ses problèmes d’addictions, cela faisait des mois, des années qu’elle ne se soignait pas et cela a failli lui être fatal. Pas moins de 4 litres de sang lui ont été nécessaires. A priori, elle est sortie d’affaire.

 

Samedi 22 décembre

Nous avons des détails sur l’état de santé de la sœur de Fromfrom. La duchesse mère espère que cet accident lui fera prendre conscience de la situation (j’ai eu l’occasion de parler de cette « situation » il y a quelques mois). Personnellement, je ne suis pas du style à faire preuve d’autant d’optimisme. Mais je pense que la duchesse mère a quelque part l’obligation de voir les choses positivement. Elle se traîne un boulet depuis environ deux ans, c’est-à-dire depuis le décès du mari de sa sœur aînée. Cette dernière, qui était déjà une personnalité peu attachante (elle s’engueule presque avec tout le monde dans la famille et est avare au dernier degré), a eu l’araignée qui a mis les pattes au plafond. Sénilité, Alzheimer ? Peu importe, mais elle a un comportement dangereux pour elle et les autres. La duchesse mère, qui habite à 100 km de chez elle, est allée s’en occuper à de multiples reprises et part en général pour plusieurs jours (jusqu’à plus d’une semaine) en logeant chez elle. Elle est obligée d’emporter de quoi manger et de faire le ménage si elle ne veut pas s’empoisonner (je n’exagère pas en disant ça). La vieille, elle, n’est pas malade (au sens physiologique), elle doit être immunisée. Elle a une autre sœur qui habite juste à côté (à 10 m), mais elle et son mari n’ont pas été fichus de voir la gravité de son état, tout comme le reste de toute la famille qui soit joue la politique de l’autruche, soit refuse de s’en occuper vu qu’ils étaient, à juste titre, brouillés avec la vieille. Tout cela pour dire qu’il y a deux jours, après une énième connerie de la vieille, un médecin (pas le sien, un autre qui a pu mesurer pour de vrai la gravité du problème) l’a envoyé à l’hôpital en indiquant qu’elle devait désormais être admise dans un établissement spécialisé. La duchesse mère avait déjà dit que c’était la solution depuis un an, mais le reste de la famille ne le souhaitait pas, ne se rendant pas compte de la gravité de la situation (quand on vit avec elle jour et nuit, c’est pourtant évident). Et le médecin traitant est aussi coupable de s’être fait manipuler par la vieille et de ne pas avoir vu la gravité de la situation. La vieille a un ange gardien. Normalement, elle aurait pu s’empoissonner, se casser une jambe ou d’autres choses plus graves, mettre le feu à sa maison, provoquer plusieurs accidents de la circulation… Mais finalement, rien d’aussi grave, et physiquement, elle se porte plutôt bien. Elle doit ressortir de l’hôpital le 26 décembre et la famille est priée de s’en occuper 24 h/24 en attendant qu’une place se libère dans un établissement spécialisé. Là, les frères et sœurs, en se relayant auprès d’elle, vont être obligés de se rendre compte de la situation et accepter ce que la duchesse mère avait dit depuis longtemps. Suite au prochain épisode.

 

Dimanche 23 décembre

L’après-midi, nous sommes allés nous promener dans le Pilat et nous avons même emprunté une route où je n’avais pas le souvenir d’être passé. Nous sommes allés jusqu’à la Jasserie (fermée jusquà Noël), encore bien enneigée depuis les importantes chutes de neige d’il y a quinze jours. Il ne fait pas froid, mais les quantités sont tellement importantes, que la fonte reste assez lente.

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20 décembre 2012

Dernière

 

 

 

J’ai passé la journée dans un des temples de l’ichtyologie… Où ça ? Qu’est-ce qu’il est encore en train de raconter le Cornus ? Ben, j’étais juste allé à une réunion au Mus*éum nati*onal d’His*toire nat*urelle : un comité de pilotage national (le deuxième) où on m’invite pour mes beaux yeux certaines de mes connaissances sur le sujet. J’ai retrouvé là-bas un de mes rapporteurs de thèse de Rennes que j’aime bien revoir… Bon, ils n’ont pas été déçus de m’avoir invité, car j’ai mis les pieds dans le plat comme je ne l’avais pas encore fait en telles circonstances. Une des personnes invitées, qui n’y connaît pas grand-chose sur la flore et la végétation, s’invite pour sa « hauteur de vue » (c’est elle qui le dit et je trouve ça déjà limite insultant, vu que plusieurs autres experts ont sûrement au moins la même « hauteur de vue »). Et puis, comme elle ne doute de rien, elle a osé me provoquer. Elle ne s’attendait sans doute pas à ma réaction, extrêmement virulente par rapport à un « truc » qu’elle a pondu il y a quatre ans et qui a force de loi (au sens strict), alors que c’est nullissime scientifiquement, inutilisable et en réalité, incite à la destruction les zo*nes hu*mides que le texte est censé protéger. Tellement nul qu’avec le Ministère, on a été obligé de concevoir un « pansement » pour compenser. Elle voilà qu’elle remet son « truc » sur le tapis en le présentant comme quelque chose de formidable. Si elle n’avait jamais entendu dire que son « truc » était nul de chez nul (je pense que beaucoup n’osent pas le dire), elle l’aura entendu aujourd’hui. En plus, je ne parle pas de son attitude dogmatique sur des concepts scientifiques qu’elle ne comprend pas (et qu’elle ne comprendra jamais, le cas est désespéré). Du coup, elle n’a plus rien dit, et ne voulait pas revenir l’après-midi parce que je lui avais volé dans les plumes. Bon, sinon, à part ça, cela s’est bien passé et je sais qu’on me réinvitera parce qu’en disant bien les choses sans tabous, on fait quand même avancer le schmilblick.


Comme il s’agit de la dernière note de l’année (oui oui) et que je ne veux pas rester sur l’énervement précédent (je me suis bien trop énervé ces derniers temps), mais au contraire je veux préparer le terrain aux vacances, je vais présenter quelques plantes fleuries qui ont coloré notre intérieur entre début novembre et aujourd’hui (les photos ne sont pas très bonnes, mais toujours faites de nuit à main levée).

Chrysanthème (évidemment).

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Un « jasmin » grimpant en pot pour avoir fini dixième (sur quinze environ) au concours carotte au boulot. Un peu vexé quand même de ne pas avoir fait mieux, alors que mes carottes étaient déjà très chouettes. Mais quand la gagnante dépasse 1,2 kg, on peut pas lutter.

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Une azalée indienne pour être arrivé septième au concours tomate (et là pour le coup, je ne pensais pas faire si bien).

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Des « amaryllis » blanc verdâtre du marché dominical.

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Un lys du marché dominical.

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Des « amaryllis » rouges du marché de ce dernier dimanche et qui s’ouvrent tout juste.

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Bonnes fêtes à tous !

 

 

 

23 août 2012

Vacances de juillet 2012 (7 et fin) : quelques églises du sud de la côte de Beaune et du Charolais septentrional

Fromfrom avait décidé d’aller faire les soldes dans un magasin de Beaune où elle a pris ses marques (un miracle, elle ne rentre jamais bredouille). Affaires faites, nous complétons nos emplettes de glacés-minces et d’une bouteille de vin (une seule suffira, ce n’est pas un vin de soif). Nous décidons de passer par les églises médiévales sur le chemin du retour au sud de la Côte de Beaune. D’abord avec Monthélie dont l’accès à l’intérieur nous est interdit par une grille.

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Si Monthélie est surtout connu pour son vin rouge (certes pas mon préféré), Meursault fait partie des noms de Bourgognes blancs les plus célèbres (et parmi mes préférés, hélas souvent trop chers). On connaît sans doute moins l’église, qui n’est certainement pas la plus inoubliable et l’hôtel de ville.

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Auxey-Duresses n’est pas forcément le plus réputé des villages de la Côte de Beaune, mais ce cru ne démérite pas. L’église est regardable.

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La chapelle du Petit Auxey n’est pas répertoriée mais est probablement médiévale et vaut le coup d’œil en passant.

 

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En passant, réparation d’un oubli. D’abord un édifice près de Montceau-les-Mines, c’est-à-dire pratiquement dans le Charolais septentrional. Voici donc l’église de Gourdon, dont j’avais entendu parler chez Eduard mais dont je n’avais retenu que le nom (et encore ma mémoire flanche parfois) et pas du tout le lieu où cela se situait. Il s’agit à vrai dire d’un édifice trop mal connu et qui vaut effectivement le détour. Nous l’avons donc découvert tout à fait par hasard sur le chemin du retour d’Azé. Il se faisait tard, alors nous n’avons pas suffisamment approfondi la visite (en particulier, mes photos de chapiteaux prises à main levée sont presque toutes ratées).

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Puis, au passage, vue sur le château de Marigny qui ne se visite pas.

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21 août 2012

Vacances de juillet 2012 (5) : résurgence et lavande monacale

Voici avec un retard certain la suite du récit subjectif et incomplet de nos vacances de juillet. J’ai mis à profit ces vacances aoûtiennes pour le terminer et trier les dernières photos.

 

Le dimanche matin, nous passons en coup de vent à Gordes.

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Puis nous nous dirigeons vers le proche ancien village des Bories, en espérant le voir de loin même si nous n’ignorons pas que l’entrée n’est pas libre. Seulement, rien à faire, on ne voit rien. Dommage, alors nous repartons puisque la plus grande résurgence d’Europe nous attend : la Sorgue qui jaillit à Fontaine-de-Vaucluse. Nous arrivons suffisamment tôt pour ne pas être encore totalement noyés dans le flux de touristes. Les commerçants de toutes natures n’ont pas encore installé tous leurs stands qui jalonnent une bonne partie du parcours menant à la résurgence. Je n’ose imaginer la foule qu’il doit y avoir en milieu d’après-midi.

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Nous traînons dans le centre, mais rien ne nous convient et c’est encore trop tôt pour déjeuner. Alors nous sortons et allons nous perdre dans la campagne où nous trouvons un petit restaurant qui ne paie pas de mine, à l’ombre des pins. Après le repas, pas gastronomique mais correct, nous nous rendons sur notre objectif suivant : l’abbaye de Sénanque. Un édifice cistercien actuellement occupé par moins de dix moines issus de l’abbaye de Fréjus. Nous avons fort bien fait de ne pas venir le matin (nous sommes dimanche et il n’y a pas de visite guidée pour cause d’office). En ce tout début d’après-midi, il y a déjà pas mal de monde qui se fait photographier dans les champs de lavande devant l’abbaye. En ressortant, nous constaterons que le parking pourtant déjà très grand, sera complet et que des files de voitures stationnent en dehors du domaine le long des routes. C’est à peine croyable. C’est la première fois que je vois une abbaye cistercienne attirer autant de monde. Est-ce le décor de lavande, le fait qu’il y ait autant de touristes dans la région à cette période où le fait qu’il y ait des moines ?

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La visite terminée, nous passons par Murs.

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Puis par Roussillon où nous ne faisons pas halte pour voir les ocres rouges.

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Nous mettons le cap sur Vaison-la-Romaine en repassant par Sault et en contournant le Ventoux par l’est. Ce faisant, nous faisons plusieurs incursions dans la Drôme.

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Nous arrivons à notre chambre d’hôtes dont les patrons sont quelque peu « bohême ». Nous ne sommes guère surpris puisque le Routard nous en avait avertis. Notre chambre est vraiment sympa. Le petit-déjeuner du lendemain ne le sera pas moins (nombreuses confitures, différents gâteaux ou tartes, le tout façonné par la maîtresse de maison).

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8 décembre 2012

8 décembre : illuminons-nous

Il fallait bien fêter les illuminations du 8 décembre. Nous le faisions systématiquement quand j’étais gamin en mettant des bougies dans des verres sur les fenêtres ou sur la rampe du balcon. Ma mère continue cette « tradition » aujourd’hui. Ici, en Flandre, cela ne se fait pas. Sacrilège, profanation, j’ai allumé les quelques 43 bougies, des veilleuses aux neuvaines, résultat des pillages fromfromocornusiens.

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3 décembre 2012

Presque rien sur pas grand chose (26)

L’an dernier, à l’occasion d’un repas au restaurant avec des collègues, Fromfrom avait été séduite par les propos érudits et baignés de tolérance d’un chercheur algérien (professeur d’université en botanique) qui vient tous les ans nous rendre visite au travail afin d’effectuer des recherches dans notre bibliothèque à rayonnement international. Et vendredi soir, nous l’avons reçu à la maison pour poursuivre des discussions très intéressantes. Nous sommes d’ailleurs invités à nous rendre là-bas dès le printemps. Cela me tente bien un peu, mais je ne suis pas sûr d’être encore tout à fait prêt pour cette « aventure ».


Hier, j’ai arraché deux rosiers. Le premier est un rosier tige de type pleureur à petites fleurs blanches, très florifère de variété ‘white dorothy’ que j’avais planté début 2011. Je trouve qu’il est trop encombrant et me semble trop sensible à l’oïdium.

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Le second est un rosier grimpant à grandes fleurs, de la variété ‘André Le Nôtre’, initialement planté en novembre 2008. Il a tendance à produire beaucoup de « bois » et peu de fleurs. Cela s’explique sans doute par l’exposition et le sol qui ne lui sont sans doute pas suffisamment favorables.

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(photos internet)

Ce matin, j’ai proposé dans un courriel (avec les mêmes photos) à tous les salariés de mon boulot, de donner les deux rosiers. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que mes plants ont eu un succès fou, puisqu’on était presque prêt à se battre pour les obtenir. Bon, il est vrai que les photos présentaient bien. Pour le rosier tige, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, mais pour le grimpant, il ne peut y avoir que des progrès (nombre de fleurs) dans son nouvel emplacement.

 

Du coup, à la place, j'ai replanté respectivement un Piscali et un Black Baccara

N1

N2

(photos internet)


Demain direction le Kent, sans doute pour mon avant dernière réunion là-bas, la dernière du projet étant prévue début mars.

14 mars 2012

Louvre (3)

Le premier jour, nous avons commencé la visite par les antiquités égyptiennes, qui selon Fromfrom, seraient plus fournies qu’autrefois. Au Louvre, les photos sont autorisées (sans flash) pour les salles d’exposition permanente (interdites pour les expositions temporaires). J’ai donc fait pas mal de photos. J’étais cependant limité dans mon art par les reflets fréquents sur les peintures qui brillent de façon excessive. Et bien sûr, je n’ai pas utilisé de trépied et l’appareil et l’objectif ne sont pas de prime jeunesse (cela ne permet pas de photographier en haute sensibilité comme pour les appareils plus récents). La mission devient quasiment impossible lorsque les peintures sont protégées par une vitre, tout comme les sculptures ou les objets disposés dans des vitrines. Je m’y suis quand même essayé quelquefois lorsque la situation n’était pas trop affreuse. Pour cette série, tout comme pour les suivantes, il ne faut pas attendre de moi des explications, je ne suis pas en mesure de le faire et je n’ai pas envie de me transformer en plateforme virtuelle du musée du Louvre. On ne verra donc là que quelques « bricoles » qui m’ont plu dans l’instant et qui ne ressortaient pas trop mal. On remarquera qu’il y a peu de monde dans certaines salles, ce qui relève quand même du domaine de la chance. Une chance, qui ne se représentera hélas pas toujours.

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Cornus rex-populi
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