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Cornus rex-populi
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5 août 2012

Vacances de juillet 2012 (3) : ascension du Ventoux

Le vendredi, nous avons entamé notre migration provençale. L’an dernier, nous avions apprécié la chaleur avignonnaise, à une période où l’été, comme cette année en cette première quinzaine de juillet, ne s’était pas encore invité. Je ne suis personnellement pas beaucoup tenté, pour ne pas dire à certains égards, carrément allergique, par le littoral méditerranéen encombré de vacanciers (j’ai eu des échantillons dans mon enfance). Et même dans les milieux naturels et les paysages les plus intéressants a priori, je ne crois pas que cela soit la meilleure période pour les découvrir. Mais de cette Provence de « l’arrière-pays », montrée jadis par Karagar, nous en avions goûté pour de vrai un échantillon très sympathique dans les Alpilles. Et puis il y avait ce Mont Ventoux qui nous avait fait de l’œil et il était indispensable que nous l’inscrivions à notre tableau de chasse. D’une part, simplement pour les paysages qui l’entourent, mais aussi par la qualité des milieux naturels et de la flore remarquable qui s’y trouve (convergences climatiques méditerranéennes, montagnardes, continentales…). Je le dis tout net : j’ai trouvé que l’ensemble dépassait largement mes espérances et j’ai été ravi à tous les points de vue et je pense que Fromfrom ne me démentira pas.

Bêtement, je m’étais dit qu’en partant un vendredi en milieu de matinée, nous n’aurions pas de difficulté particulière sur la route. Grave erreur, les autoroutes autour de Lyon étaient largement saturées. Quels sont ces gens qui prennent des vacances ou des RTT le vendredi ? La carte et le GPS nous ont permis d’éviter le pire. En reprenant l’autoroute au sud de Vienne, la situation ne s’était guère améliorée. Nous avons perdu une heure supplémentaire pour rejoindre la sortie de Bollène. Autre bêtise, j’avais mis longtemps à me décider sur le parcours que nous ferions exactement pendant ces 3-4 jours, ce qui fait que je n’avais réservé l’hébergement qu’une petite semaine avant. Par ailleurs, j’avais à ma disposition un très vieux Routard de 2011 et parmi les adresses retenues par le guide, plusieurs ne répondaient pas au téléphone (à des heures tout à fait honnêtes) ou bien étaient fermées pour travaux (eh oui !) et d’autres enfin étaient complètes (là, rien à redire). Enfin, j’ai quand même trouvé des choses qui convenaient, même si la première nuit était dans un hôtel assez cher alors que nous en avions la plus petite chambre (franchement, cela ne valait pas trop le coup ni le coût même si le cadre et l’accueil étaient sympas et malgré les ratés du petit déjeuner du lendemain, mais comme ce fut dans la bonne humeur, nous passons). Nous avons fait un petit détour par Gigondas et les dentelles de Montmirail et nous sommes donc arrivés à Malaucène. Nous avons délicieusement dîné dans le restaurant sous l’église (à recommander).

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Le jour du 14 juillet, nous ne sommes pas restés dans notre lit douillet même si la musique qui marche au pas, ça ne nous regarde pas non plus. Vers 9h15 nous entamons l’ascension du Ventoux. Nous ne sommes pas les seuls. A cette heure, seuls les cyclistes sont à l’œuvre, certains en redescendent déjà (plus tard, les voitures se feront plus nombreuses et surtout les motos dont le bruit est des plus désagréables). A notre premier arrêt pour (voir la première plante en photo dans la note suivante), nous tombons, dans un virage à mi-ombre, sur un abricotier fructifère. Dégustation. Nous mettrons la matinée pour grimper en voiture jusqu’aux environs de 1200 m. Il est vrai qu’il faut s’arrêter sans cesse pour admirer le paysage et voir les plantes dont je détermine quelques exemplaires sur place – il faut dire que je suis un vrai néophyte en flore méditerranéenne, donc c’est long. Mais de toute manière, le sommet était dans la brume, alors nous n’avons rien perdu. Nous redescendons (10-15 min seulement) pour manger au pied. Restaurant choisi au hasard et ce ne fut pas une mauvaise surprise.

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Nous remontons. Cette fois, le sommet s’est éclairci. Le voile nuageux et le vent frais me feront commettre l’erreur de ne pas appliquer de crème solaire et, vlan, coup de soleil.

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Puis nous sommes redescendus en passant par Sault, au sud-est du Ventoux et où l’on cultive de la lavande. De la lavande « vraie » qui concerne en réalité déjà deux espèces que l’on retrouve à l’état sauvage : Lavandula angustifolia Mill. (Lavande officinale) en photo dans la note suivante, à feuilles vertes étroites et Lanvandula latifolia Medik (Lavande à larges feuilles) aux feuilles grises tomenteuses et dont l’odeur est davantage camphrée. A Sault, la première y est assurément cultivée (floraison plus précoce et plus sombre dans les bleu-violet). On y trouve également du Lavandin, hybride des deux précédentes : Lavandula ×intermedia Emeric ex Loisel., dont la floraison est un peu plus tardive. Dans ce secteur, après avoir beaucoup régressé, la culture de la lavande semble s’être redéveloppée depuis les années 1990. La dame du gîte près de Gordes (dans les 70 ans) nous dira que dans sa jeunesse, elle avait pas mal travaillé dans les champs de lavande où tout se faisait encore à la main. Quant au gîte par lui-même, nous ne pouvons que le recommander pour son prix très abordable, surtout dans le contexte local, pour la tranquillité et le côté sympa du coin et pour la simplicité et la gentillesse de l’accueil.

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Commentaires
C
Quant aux moustiques, nous sommes nous sans pitié pour eux. Ils n'affrontent pas le répulsif.
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C
Voilà qui est fait (entre parenthèse, il est beaucoup plus facile depuis quelques mois d'éditer des notes et de publier des photos puisqu'on peut les télécharger par 5 à la fois).
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C
A Laplumequivole> Oui, j'ai hésité à faire deux notes dont une rien que pour les plantes qui à elles seules m'ont demandé un énorme boulot car je ne connaissais pas le quart des plantes. Du coup je vais voir si je peux les séparer.
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L
Ah la saleté de pub sur ton blog qui me vante la moustiquaire Trucmuch, alors que je viens juste de servir de repas nocturne à une moustiquette enragée ! (Apparemment elle apprécie de sang de végétarienne, cette saloperie ailée...)
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L
Magnifico ! (avec un appui emphatique sur la 2ème syllabe, siouplait)<br /> <br /> Mais si je puis me permettre d'oser, ça aurait bien fait 2, voire 3 notes. parce que là, on est un peu perdu. <br /> <br /> Et du coup, mon brave monsieur, on ne sait plus trop quoi dire...
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Cornus rex-populi
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