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Cornus rex-populi
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27 septembre 2020

Vacances aoûtiennes 2020 (2)

Après être passé par le supermarché pour acheter une petite carte mémoire pour mon appareil photo, nous abordons la commune de Marmagne, toujours en Côte d’Or, de l’autre côté de Montbard (à l’est cette fois), pour nous rendre à l’abbaye de Fontenay. Personnellement, ce ne fut pas ma première visite, mais au moins ma troisième et la deuxième avec Fromfrom (c’était en 2006, voir ici). Bien peu de choses ont changé, si ce n’est que je n’ai pas reconnu le parking du bas où des arbres ont été coupés, probablement depuis quelques années.

L’ancienne abbaye cistercienne Notre-Dame de Fontenay est un ensemble roman construit au XIIe s. (abbatiale, cloître, salle capitulaire, scriptorium, chauffoir, dortoir et forge). D’autres bâtiments abbatiaux ont été construits jusqu’au XVIIIe s. Cette abbaye est une des mieux conservées de France et constitue à l’heure actuelle l’abbaye cistercienne complète la plus ancienne encore debout. Pour de plus amples détails, je vous renvoie chez Eduard ici.

Même si nous ne sommes pas allés là-bas durant les journées les plus chaudes de ce début août, il faisait quand même très tiède et la sécheresse faisait rage. J’ai tenté d’atténuer légèrement le jaunissement de la végétation sur plusieurs photos. Toutes ces photos ont fait l’objet de traitements, plus ou moins intenses et plus ou moins convaincants. Il y a quelques réussites, malgré le fait que les lumières et les ombres étaient logiquement très dures.

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La forge.

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Quelques sculptures situées dans le bâtiment près de la sortie.

Le Chasseur, statue du XIVe s..

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Ancienne clé de voûte dune ancienne chapelle disparue qui était située près de l'abbaye.

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Sculpture dinspiration perse en bas-relief (XIIe s.)

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Il est temps de rentrer.

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19 août 2020

Kerfany

Après la chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch, toujours sur la commune de Moëlan-sur-Mer, direction la côte à Kerfany sur une pointe dominant la plage depuis laquelle on peut voir l’embouchure du Bélon et de l’Aven. J’ai passé un petit moment avec Fromfrom et un autre seul plus près de la falaise, à faire des photos… ou à ne faire qu’observer en profitant du spectacle animé par des personnes (qui ne manquaient pas, certes) ou simplement par les composantes de la nature…

 

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Un véliplanchiste qui avait du mal à s’en sortir avec son engin (trois fois à l’eau en moins de cinq minutes).

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Un pseudo-surfeur fatigué.

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Un couple d’amoureux.

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Un duo-couple de nageurs-plongeurs

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Un bateau à voile rentrant à la page à toute vitesse.

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Un bateau hors-bord, circulant à plus grande vitesse encore.

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Des fleurs de Silène enflé (Silene vulgaris).

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Plus étonnant (première observation pour ma part sur le littoral breton) de Scille d’automne (Prospero autumnale) dont j’ignorais la présence fréquente (presque systématique) sur le littoral armoricain (sauf nord-Finistère). Cette plante des sols basiques (je n’ose la qualifier de calcicole) et pauvres, je la connais surtout des sables stabilisés (très peu inondables) des bords de Loire et accessoirement de la Seine normande ou de la Bourgogne icaunaise (Yonne, près de Vézelay). Même si j’aurais pu/dû soupçonner la présence de cette plante, sa floraison très bien entamée à la mi-juillet était tout de même fort surprenante, n’ayant jusque-là jamais observé une telle floraison avant le mois d’août. Si on doutait encore du changement climatique…

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7 juin 2020

Les Bourgeois de Calais

Le 23 mai, après Boulogne-sur-Mer et les rendez-vous manqués avec les deux caps, passage par Calais pour revoir l’œuvre majestueuse d’Auguste Rodin (Paris, 1840 - Meudon, 1917), Les Bourgeois de Calais, commandée par la ville de Calais, premier exemplaire en bronze réalisé en 1895, disposé sur la place de l’Hôtel de Ville. Cette scène a lieu lors de la reddition après plusieurs mois de siège de la part des Anglais en 1346-1347. On choisit alors six bourgeois de la ville qui allait se sacrifier symboliquement en se rendant devant le roi d’Angleterre III, en chemise, pieds nus et la corde au cou, comme des condamnés à mort, pour épargner la population de la ville. Il semblerait que les preuves historiques ne soient pas très bien établies, notamment sur l’identité précise des « sacrifiés » retenus ici. Il n’en demeure pas moins que j’aime beaucoup la force, parfois outrancière, de ces personnages immortalisés par Rodin.

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Jean d’Aire.

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Eustache de Saint Pierre (le « chef »).

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Jean de Fiennes (le plus jeune).

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Pierre de Wissant.

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Andrieu d’Andres.

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Jacques de Wissant.

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25 juillet 2020

Saint-Thégonnec

Après le repas à Guimiliau, nous n’avions pas l’intention de refaire une tournée des enclos paroissiaux du coin, mais j’avais néanmoins envie de retourner voir Saint-Thégonnec. Lui date des XIV-XVIIIe siècles, dans lequel on retrouve le savant mélange breton de styles. A noter que l’église a partiellement brûlé en 1998 et a été reconstruite de 1999 à 2005. Selon Fromfrom, des gamins avaient voulu éteindre des cierges à coup de pistolet à eau, ce qui fit sans doute couler de la paraffine, laquelle put s’enflammer à un endroit sensible. Beaucoup de restauration, donc et une reconstruction complète du retable ouvrant de Notre-Dame du Vrai Secours. Et puis il y a un orgue de 1670 selon Plume, qui nest pas vilain...

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23 juillet 2020

S'il ne fallait en retenir qu'un, ce serait Guimiliau !

L’enclos paroissial de Guimiliau est pour moi un incontournable, un passage obligé… celui que je préfère. Pourquoi ? Parce que c’est le premier que Fromfrom m’a fait découvrir, parce qu’elle y a été guide il y a une demi-éternité, parce que le cadre de ce village me paraît fort sympathique, parce que j’ai toujours trouvé qu’il y faisait beau à chaque fois que nous y sommes allés (cela a été encore le cas cette fois-ci), parce que les sculptures en kersantite du spectaculaire calvaire et du portail d’entrée y sont superbes et expressives, parce qu’en découvrant ce site, j’ai été frappé par un style auquel j’ai bien adhéré d’emblée, parce qu’on mange très bien pour pas très cher à la crêperie locale, qui fut en son temps le quartier général de Fromfrom, parce c’est comme ça et pas autrement !

Alors, peu de photos des sculptures du calvaire, les conditions d’éclairage, un peu violentes n’étaient guère favorables, d’autant que je les possède déjà en magasin.

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17 mai 2020

Sauge de Jérusalem

La Sauge de Jérusalem (ou Phlomis ligneux), Phlomis fruticosa L., est un arbrisseau de la famille des Lamiaceae (Labiées – lamiers, menthes, bugles, lavandes, épiaires, sauges…). Il s’agit d’une plante d’Europe méditerranéenne, surtout orientale, et d’Asie Mineure qui pousse sur des rochers. En France, elle est très rare à l’état sauvage et est n’est présente que très ponctuellement dans trois départements en Provence. En revanche, elle est beaucoup plantée, un peu partout, à des fins ornementales (dont chez Karagar si j'ai bonne mémoire). Cest ou cétait une plante médicinale.

Photos prises il y a 15 jours et il y a moins dune semaine.

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18 avril 2020

Dernier musée d'avant confinement

Nous avions décidé d’aller voir une exposition temporaire au musée de Flandre de Cassel (c’est presque une commune voisine). En effet, il s’agissait de « Sacrée architecture ! La passion d'un collectionneur ». En réalité, il s’agit là du rassemblement d’une cinquantaine de tableaux flamands et hollandais d’intérieurs d’église en perspective des XVIe et XVIIe siècles, œuvres collectionnées par une seule personne pendant plus de quarante ans. A noter que sur ces tableaux, les vitraux ne sont presque jamais représentés de manière colorée. A cela s’ajoutent deux sculptures récentes.

 

Hendrik Van Steenwijck (Kampen, 1550 – Francfort-sur-le-Main, 1603). Intérieur d’une cathédrale gothique. Huile sur bois.

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Hendrik Van Steenwijck (Kampen, 1550 – Francfort-sur-le-Main, 1603). Intérieur d’une cathédrale avec une réunion d’hommes habillés de noir. Huile sur cuivre.

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Abel Grimmer (Anvers, 1570 – v. 1620). Intérieur d’une église gothique animé de personnages. Huile sur bois.

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Abel Grimmer (Anvers, 1570 – v. 1620). Intérieur d’une cathédrale avec messe de relevailles. Huile sur bois.

 

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Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661). Intérieur de la cathédrale d’Anvers. Huile sur bois.

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Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661). Intérieur d’une église animée. Huile sur bois.

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Pieter Neefs II (Anvers, 1620 – ? ap. 1675). Intérieur de l’église Sainte-Walburge d’Anvers. Huile sur toile.

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Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661) d’après Jan Van Londerseel (Anvers, v. 1570/1575 – Rotterdam, 1625). Intérieur d’une église animé d’une procession. Huile sur cuivre.

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Anton Gunther Gheringh (Allemagne, 1620 – Anvers, 1668). Intérieur d’une église imaginaire avec un mendiant au premier plan. Huile sur toile.

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Hans Jurriaensz Van Baden (Steinbach, v. 1604 – Amsterdam, 1677). Intérieur d’une église avec le début d’une célébration. Huile sur bois.

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Jan Van der Vucht (Rotterdam, 1603 – 1637). Intérieur d’une église imaginaire avec des personnages. Huile sur bois.

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Daniël De Blieck (Middelburg, 1608 – 1673). Intérieur de l’église Saint-Laurent de Rotterdam. Huile sur bois.

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Hendrick Cornelisz Van Vliet (Deft, 1611/1612 – 1675). Intérieur de la Vieille Église de Deft. Huile sur bois.

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Wim Delvoye (né à Wervick en 1965). Nautilus Penta. 2011. Acier inoxydable découpé au laser.

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Wim Delvoye (né à Wervick en 1965). Möbius Dual Corpus Direct Current. 2011. Bronze poli.

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13 avril 2020

Dernière cathédrale d'avant confinement

Je remonte au 9 février, à une époque où nous étions encore loin de nous douter que le COVID-19 nous conduirait jusque-là. Un dimanche de grand vent et de pluie où nous sommes allés visiter la cathédrale la plus proche de chez nous : Notre-Dame de Saint-Omer. Notre dernière visite remontait à décembre 2017 (voir ici). L’intérêt cette fois-ci réside dans le fait que l’intérieur était davantage illuminé et j’ai pu prendre en photo des sculptures et peintures des XV-XVIe s., sauf le Rubens, du XVIIe s.

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15 mai 2020

Vive le côté obscur !

J’aurais bien voulu avoir une sagesse comme

Yoda

Mais je m’aperçois que je ne suis qu’un pantin comme

C-3PO

Alors, j’ai bien envie de succomber du côté obscur comme

Darth Vador

 

Voilà comment on peut parfois s’amuser avec des petites figurines en caoutchouc avec ventouse de 2,5 cm de haut et posées sur une vitre avec un éclairage « très étudié ».

29 mars 2020

Château de Compiègne (1)

Durant la semaine de vacances que je m’étais accordée en février, j’avais l’intention de retourner à Bruxelles pour finir de visiter le musée des beaux-arts, mais finalement, nous pensions qu’il nous fallait du neuf. Alors, l’idée me vint d’aller au musée des beaux-arts d’Anvers, particulièrement riche et intéressant à nos yeux. J’avais prévu pour cela toutes les inscriptions, carte grise en main, pour les LEZ (Low emission zone) pour se rendre dans les grandes villes belges comme Bruxelles, Gand et Anvers. D’ailleurs, c’est assez pénible, il faut renouveler les vérifications de droit de circuler pour chacune des villes de manière séparée et les critères peuvent différer d’une ville à l’autre. Sans cela, pas moyen de rentrer dans les villes correspondantes ou avec une belle amende à la clé. Ceci ayant été réglé, ce n’est pourtant que la veille de notre visite prévue à Anvers que Fromfrom s’aperçut que le musée était fermé depuis plusieurs années et qu’il ne rouvrirait probablement pas avant 2021. Les œuvres, paraît-il, sont dispersées dans différents musées de la ville, sans beaucoup d’autres précisions. Alors, c’était non, il fallait trouver autre chose. Changement radical. L’idée était dans ma tête depuis longtemps, mais nous avons profité d’une exposition, que Fromfrom ne voyait pas d’un bon œil (elle a changé d’avis après en la voyant) : le palais de Compiègne (Oise) et l’exposition temporaire « Concept-car. Beauté pure ».

Le 27 février, on parlait déjà du premier foyer d’infection de la COVID-19, situé dans le sud de ce même département. Le matin, avant de partir peu après 9 heures, il pleuvait un peu. Puis, la neige pourrie venait sur le parebrise, et après quelques kilomètres de route, il neigeait à plein temps. Lorsque nous rejoignîmes enfin l’autoroute des Anglais (A26), celle-ci était toute blanche. Entre deux vagues de saleuses, cela ne circulait pas à l’aise. Avec des pneus neige, je n’avais pas de difficultés particulières, mais à pleine vitesse, ce n’était pas possible de rouler sur une voie non déneiger, sans compter que les autres roulaient moins vite. Entre Arras et la Somme, nous vîmes des hauteurs de neige d’une dizaine de centimètres dans les campagnes. Et puis entre le sud de la Somme et l’Oise, on revint à la pluie ou même à plus aucune précipitation. Nous n’aurions pas pu viser plus juste pour avoir une meilleure « tempête » de neige dans le coin de tout l’hiver.

Nous aurions dû arriver avec une certaine avance, mais avec le retard lié à la neige, il était tout juste temps de déjeuner dans un petit restaurant à côté du château. Rien d’exceptionnel, mais sympathiquement honnête, c’est ce que nous recherchions.

Le parc du château, nous n’y sommes pas allés, il ne faisait pas beau et ce n’était pas la saison. Le château, essentiellement du XVIIIe s., je dois aussi l’avouer, ne m’attirait guère pour son architecture et je ne fus pas déçu de le voir de près, mais nous n’étions pas venus pour son architecture extérieure.

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A suivre...

 

20 mars 2020

Huit jours que je n'ai pas vu passer

Les choses se sont pas mal précipitées depuis jeudi de la semaine dernière. Il a fallu organiser le télétravail et mettre en place des mesures d’hygiène et depuis lundi après-midi le confinement progressif pour environ 54 salariés sans compter les stagiaires et les apprentis. Mardi, je me suis empoisonné l’existence à faire des attestations d’employeur à ma sauce avant de me rendre compte en début d’après-midi qu’un formulaire avait été pondu et qui n’existait pas le matin. Du coup, ma collègue a dû tout refaire. Oui, parce que le télétravail, c’est bien gentil, mais les journaleux ne disaient pas encore en début de semaine que femme de ménage, jardiniers et des tas de travailleurs ont du mal à emporter du travail à la maison. Et les collègues travaillant sur les données, la cartographie, les scientifiques (…) ont besoin de venir au boulot de temps à autre pour récupérer les dossiers, des trucs sur le serveur. C’est assez pénible. On a commandé en urgence une prestation chez Orange pour pouvoir accéder à distance à notre serveur. Bilan : un mois de délai et 5000 €/an en tout. Mais bon, des fois, on n’a plus le choix. On aurait pu avoir moins cher avec un autre prestataire, mais on n’a pas voulu courir le risque. Tout le personnel joue bien le jeu et en bonne intelligence pour l’instant. Moi, je suis télétravailleur confiné depuis mercredi et je ne retourne au boulot que mardi. Je ne suis pas tranquille, j’ai fait mon hygiéniste de service en envoyant plein de messages de recommandations à mes collègues. Je me dois de le faire. Avant que l’affaire tourne au vinaigre, j’avais déjà commencé à prendre des mesures. Là, j’en arrive à demander aux gens de désinfecter les claviers, souris, écrans… chez eux… Et ce soir, j’apprends qu’un collègue et son épouse (qui garde des enfants à domicile) sont atteints par le Betacoronavirus SARS-CoV-2 (soyons précis). Et moi, je vire un peu à l’hypochondrie… mais bon, ça va aller… Autre facteur d’anxiété, les finances de la structure et ce que l’absence d’investigations sur le terrain va engendrer. On commence à voir comment faire. Et les arrêts, et le chômage partiel et les congés qu’on va devoir demander aux gens de prendre de gré ou de force. Pas simple tout ça. J’ai vu aussi que je suis éligible pour me mettre en arrêt, même sans enfant. Je vais y réfléchir sérieusement en plus des congés et autres RTT afin d’économiser. Et mes homologues au niveau national (îles comprises) sont parfois plus inquiets que moi (visioconférence de fin d’après-midi). Et pour couronner le tout, une présidente, qui était tête de liste contre le maire de B. (elle fut de sa majorité) et qui a été éliminée au premier tour dimanche, n’a pas donné signe de vie depuis. Elle doit être vexée ou abattue, mais ça n’est pas très adulte quand même, mais hélas révélateur et cela ne me surprend guère. Elle aurait pu quand même au moins faire semblant de faire preuve d’un minimum d’empathie. Rien de drôle en effet, mais on va s’en sortir.

Cependant, Fromfrom est là, c’est très appréciable. Jeudi après-midi, il faisait beau, tout comme mardi en fin d’après-midi, où seul à encore errer dans les jardins désertés du travail, j’ai pu photographier quelques fleurs d’Anémone pulsatille.

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1 mai 2020

Triptyque de l’Abbaye de Dieleghem

J’avais bien dit que Calyste voulait nous faire prendre du crin de cheval pour des cheveux ! Je plaisante, je ne suis pas immunisé contre des erreurs analogues. Voici donc le tableau complet dont l’auteur et le titre étaient erronés et dont Calyste a publié un « extrait » du panneau droit.

Maître de 1518 (Jan van Dornicke ? actif à Anvers au premier quart du XVIe s.). Triptyque de l’Abbaye de Dieleghem. Panneau central : Jésus chez Simon le Pharisien ; volet gauche : La résurrection de Lazare ; volet droit : Le ravissement de Marie-Madeleine et un abbé prémontré en donateur.

Il est exposé au Musée des arts anciens à Bruxelles que nous avions visité en février 2017. Voici mes photos prises à cette occasion.

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Panneau central :

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Volet gauche :

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Volet droit :

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18 février 2020

Bascule 2019-2020 (6)

La suite du programme fut à la fois simple et tourmentée :

  1. petit réveillon léger à la maison avec mes parents ;
  2. repas de Noël à la maison avec oncle et tante ;
  3. deux séjours aux urgences pour mon père, heureusement sans gravité même si douloureux ;
  4. de la « plomberie » d’eaux usées, avec un premier échec dû à une mauvaise idée de mon père, récupéré ensuite, ce qui a permis de constater l’incompétence grave d’un employé d’une grande chaine de magasin de bricolage ;
  5. balade chapelière à Chazelles-sur-Lyon où j’ai pu acheter un feutre fabriqué localement ;
  6. repas chez mon cousin (l’ancienne ferme de mes grands-parents) avec toute la famille (pas immense) côté maternel ;
  7. grimpée à la « grande » échelle pour remettre en place les tuiles déplacées sur le toit lors d’une tempête mi-décembre et changer les piles de l’alarme ;
  8. balade dans le Pilat où il n’y avait pas un brin de neige ;
  9. balade à la cathédrale Saint-Maurice de Vienne ;
  10. repas de réveillon de la Saint-Sylvestre à la maison avec mes parents, comme d’habitude
  11. repas de Jour de l’An chez ma tante et un de mes cousins (l’autre versant de ma petite famille) ;
  12. autres repas sympas préparés par nos soins, avec les traditionnels ris de veau, escargots de Bourgogne, cardons, sanglier, chevreuil, mais aussi en passe de devenir traditionnels, rognons de veau.

Je reviens en image d’abord sur le point 8 !

D’abord depuis le col de l’Œillon. Les Alpes au plus près sont à environ 150 km et le Mont Blanc à 180 km.

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Les Trois dents

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Et depuis la Jasserie et le crêt de la Perdrix. Désespéré de ne pas y voir une trace de neige.

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1 mars 2020

Début 2020 - fleurs

Quelques photos de fleurs 2020, à la maison ou aux jardins.

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Et puis une Fritillaire impériale achetée au rabais et que j’avais plantée un peu tard à l’automne 2017, qui n’avait rien donné en 2018 et en 2019 (croissance minable, pas de floraison) et qui se rattrape bien cette année. C’est assez curieux car en général cette espèce ne donne pas grand-chose par chez nous en pleine terre, de l’aveu de « mes » jardiniers. J’en suis agréablement surpris, sans compter la précocité (un mois d’avance).

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25 janvier 2020

Bascule 2019-2020 (1)

Nous sommes allés voir la duchesse mère en anticipant notre départ un vendredi en fin de matinée. Nous sommes mal tombés, il y a eu des ralentissements, c’est classique, à Caen et à Rennes. En arrivant, nous sommes tout de suite allés à la Lande à genêt où les deux frères fromfromiens étaient là. Le lendemain, nous mangerons ensemble des fruits de mer. Cette fois, le plus jeune des frères a « tenu la route » par son comportement, mais c’est le plus âgé qui déconne. Rien de grave cependant. En fin de matinée, passage par Quimperlé pour trouver un gâteau (dans la pâtisserie plus à droite que l’on ne voit pas). Pour léglise au fond, voir les détails ici.

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L’après-midi, rapide balade à Trégunc. D’abord, la plage de Don.

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Puis la pointe et le port de Trévignon (les deux premières photos sont des poses longues au filtre gris neutre ND 1000 de respectivement 30 s et 4 s).

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Nous sommes repartis le lendemain matin vers des terres plus méridionales.

1 avril 2020

Château de Compiègne (3 et fin)

Après les appartements impériaux, on se dirige vers l’exposition (en réalité, on avait commencé par ça) avec un long couloir.

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Joseph-Michel-Ange Pollet (Palerme, 1814 – Paris ?, 1870). L’Impératrice Eugénie (1826-1920). Marbre blanc.

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Henri-Frédéric Iselin (Clair-Goulle, 1825 - ?, 1905). L’Empereur Napoléon III en uniforme (1808-1873). Marbre, 1862.

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Début de l'exposition « Concept-cars. Beauté pure » dans la galerie des Colonnes (XVIIIe s.).

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Bugatti Type 28 (1921, France), concept-car, Mulhouse, musée nationale de l’Automobile – 8 cylindres, 2995 cm3 à 3400 tours/min, 90 ch. Ce fut la première Bugatti sans vocation sportive.

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Panhard-Levassor Coach Dynavia (1948, France) – 2 cylindres, 605 cm3, 28 ch, 140 km/h. Mulhouse, musée nationale de l’Automobile. C’est exactement la même que j’avais photographiée à Mulhouse (voir ici).

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Socema-Grégoire (1952, France), Voiture de record et concept-car, Le Le Mans, musée des 24 Heures du Mans – Moteur à turbine. 100 ch à 25 000 tr/min. Première voiture française à turbine.

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Chrysler-Ghia Stramline X « Gilda » (1955), Concept-car, États-Unis, collection Bradley Calkins. Conçue pour être équipée d’un moteur à turbine, n’a jamais été utilisée sur route.

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Plymouth-Ghia « Asimmetrica » (1961), Concept-car prévu pour une production en petite série. 6 cylindres en ligne, 3682 cm3 (Plymouth Valiant modifié), env. 145 ch. France, collection Vouzellaud.

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Chevrolet Corvair Testudo Bertone (1963), Concept-car, 6 cylindres, 2683 cm3, env. 142 ch, Italie, collection Giorgetto Giugiaro.

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OSI Afla Roméo Scarabeo II. 1966. Concept-car. 4 cylindres, 1570 cm3, 115 ch.

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On monte à létage.

La Jamais Contente (1899), Voiture de record, deux moteurs électriques sur les roues motrices arrière 50 kW, accumulateurs Fulmen. Première automobile à avoir atteint et dépassé les 100 km/h (105 km/h). Il s’agit aussi de la première voiture aérodynamique de l’histoire, avec une carrosserie en alliage d’aluminium, léger et résistant. France, Château de Compiègne, Musée national de la voiture.

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L’Œuf. Paul Arzens (1942), Concept-car. Paris, musée des Arts et Métiers. Véhicule à trois roues. 65 kg hors moteur et accumulateurs (200 kg). Moteur électrique de 60 V, 100 A. A partir de 1958, monocylindre deux-temps de 125 cm3 et 5,5 ch. Paul Arzens est également l’auteur d’une voiture exclusive unique que j’avais montrée au musée de Mulhouse, la Baleine (voir ici).

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Reaf 50 (1950), Concept-car, Riga, Motor Museum. Moteur 2 ou 4 cylindres ( ?).

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Leyat Hélica Sport (1921). Voiture produite en petite série. Traction par hélice, Bicylindres 1100 cm3, 30 ch. Cela ressemble plus à un avion sans aile qu’à autre chose.

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Monaco-Trossi (1935). Monoplace de compétition. Turin, Museo dell’Automobile « Avv. Giovanni Agnelli ». Moteur deux temps placé en avant. 3982 cm3, 250 ch. Là aussi, elle a tout d’un avion, mais sans hélice cette fois.

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Alfa Roméo Giulietta Sprint Spider Bertine (1956), Concept-car. Moteur 4 cylindres, 1290 cm3, 65 ch.

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Fiat Stanguellini 1200 Spider « America » Bertone. 1957. Concept-car. Moteur 4 cylindres, 1221 cm3, 59 ch.

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On change de bâtiment.

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Vauxhall SRV. 1970. Concept-car. Moteur 4 cylindres, 2300 cm3. Berline 4 portes (2 à l'arrière un peu dissimulées). C'est une étude de style, elle est fabriquée en bois, fibre de verre et aluminium et le moteur es faux. Son aérodynamisme est contrôlé électriquement.

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Mercedes-Benz C111-I. 1969. Concept-car. Moteur Wankel à trois pistons rotatifs. 280 ch.

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MG EX 234. 1965. Concept-car. Moteur 4 cylindres. Prototype connu comme la « voiture qui aurait pu sauver MG » de la faillite, célèbre marque de voitures sportives anglaises (roadsters).

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30 mars 2020

Château de Compiègne (2)

On commence par les appartements impériaux. Nous avons pu noter, comme à Fontainebleau, l’excellence de la qualité des meubles, y compris de la fraicheur des tissus des fauteuils et autres tentures. Les couleurs sont vives et permettent d’apprécier le merveilleux travail réalisé par l’ensemble des agents du Mobilier national.

 

Galerie de bal, Premier Empire.

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Avec la statue marbre de Napoléon Ier par Canova, installée sous le Second Empire.

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Jean-Baptiste Carpeaux (Valenciennes, 1829 – Courbevoie, 1875). Le Prince impérial et le chien Néro. Bronze, chef-modèle.

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Charles Porion (Amiens, 1814 - Paris, 1908). Le Prince impérial à cheval. Huile sur toile.

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E. Carpentier-Beauregard. Miroir aux armes de l’impératrice Eugénie. Dieppe, livré en 1860. Ivoire sculpté, marbre noir, structure en cuivre. En prime, le photographe !

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Royaume dEspagne, Ordre de la Toison dor. Insigne de lempereur Napoléon III. Or, saphir et émaux. Milieu du XIXe s. Il est amusant de voir qu'un ordre né en Bourgogne (ce que beaucoup de monde semble ignorer), passé dans lempire espagnol soit porté par un empereur français.

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Manufacture Gille, Paris. Photosculpture : la comtesse Walewska. Biscuit de porcelaine, Second Empire.

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Un vase bleu dans un salon (Premier Empire ?)

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Chambre de l’Impératrice, Premier Empire. Utilisée par l’impératrice Marie-Louise.

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Lustre dans le Salon des dames dhonneur, Premier Empire.

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Salle Eugénie. Second Empire.

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Salon de musique ou Salon de thé, Second Empire. Utilisé par l’Impératrice Eugénie (la pièce est très grande, on n'en voit qu'une petite partie).

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Un autre salon (Second Empire).

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Berline d’apparat de la famille Tanara. Fin du XVIIIe s. Mauro Gandolfi, peintre (1765-1834). Italie, Bologne. Il y a beaucoup de voitures à cheval et de carrosses dans ce musée, cependant, ils sont tous les uns sur les autres et dans lobscurité, ce qui fait que lon ne peut pas en profiter, on ne voit rien. Cette photo et presque une exploit (assemblage de plusieurs vues et forte augmentation  de lexposition. C'est la seule que jai faite.

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Chambre de lEmpereur (Premier Empire).

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Lustre dans les escaliers.

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Mais où va la Marquise ?

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Ce ne sont pas des voitures, mais des motocyclettes !

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A suivre...

9 février 2020

Bascule 2019-2020 (5)

Après Saintes, j’avais bien l’intention d’aller à Angoulême, non pas connue pour son festival de la bande dessinée (qui a lieu il y a peu), ni pour son festival de cinéma, mais pour sa cathédrale Saint-Pierre et sa fameuse façade romane. Grosse déception en arrivant : elle est en travaux et nous ne verrons rien de rien ! Je pensais me rattraper un peu à l’intérieur, et là aussi, beaucoup de choses ont été reconstruites notamment au XIXe s. par Paul Abadie, qui a restauré un grand nombre d’édifices dans le coin… et été l’architecte de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Quelques éléments romans, même si restaurés à l’extérieur.

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Juste avant Angoulême, nous avions fait une halte Cognac et Pineau des Charentes à la cognathèque de Cognac. Après ça, nous sommes passés à Limoges sans nous arrêter car il paraît qu’il est moche la cathédrale (bon sans une forme d’accent et de tonalité, ça ne le fait pas). Nous sommes arrivés chez mes parents le soir du réveillon de Noël.

5 février 2020

Bascule 2019-2020 (4)

Toujours à Saintes en début d’après-midi, après avoir pas mal tourné pour trouver une place de stationnement, nous passons, sans conviction par la cathédrale Saint-Pierre. Le guide consulté ne la considère pas comme incontournable, mais laisse supposer quelque intérêt, en particulier une chapelle romane. Hélas, ladite chapelle était en travaux et nous n’en verrons rien et le reste de l’intérieur ne m’a pas du tout enthousiasmé (Fromfrom non plus). Un clocher-porche quelque peu mastoc qui sans faire rêver a une forme massive.

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Nous partons voir l’abbaye-aux-Dames, un peu à l’écart du centre, de l’autre côté de la Charente, non sans être passé devant l’arc de Germanicus. Je ne ferais pas de photos (pas moyen de stationner et de plus, il y a des manèges et autre marché de Noël qui gâchent la vue). L’abbatiale est essentiellement romane (XIIe s.). A la suite de dégâts initiés pendant les guerres de religion, les coupoles de la nef se sont effondrées au XVIIe s. et ont été remplacées par des plafonds en bois.

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Tête du XIIe s. (apôtre ?).

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Les bâtiments conventuels sont encore étendus et abritent un musée. Dans la cour de l’abbaye se trouve également un dôme d’apparence métallique, fermé ce jour-là. Il s’agit en fait d’une forme d’instrument de musique appelé Carrousel musical.

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En bref, un édifice sympa, mais qui ne ma pas enthousiasmé outre mesure. Et la pluie na pas aidé.

1 février 2020

Bascule 2019-2020 (3)

Saintes n’est pas très loin de La Rochelle. Cela fait des années que j’en entends parler pour son patrimoine antique et médiéval. Et sauf erreur, Calyste y était passé il y a quelques années. Nous avons commencé la visite par l’amphithéâtre. Renseignements pris, il aurait dû être ouvert à la visite, mais en vrai, le site était fermé, sans explication, à part un panneau là déjà depuis un moment qui explique que le site doit faire l’objet de travaux puisque, entre autres, la « piste » est régulièrement inondée. En effet, on aurait plutôt dit une piscine olympique qu’un amphithéâtre alors qu’en réalité nous ne sommes pas dans une cuvette, mais dans un vallon en pente dans lequel l’eau ne devrait pas nécessairement stagner. Notons toutefois qu’il avait pas mal plu les jours et semaines précédents et que la Charente connaissait des hautes eaux à l’instar de l’ensemble des cours d’eau entrevus depuis la veille en traversant la Vendée et la Charente-Maritime.

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Après cela, il était encore temps d’aller visiter la basilique Saint-Eutrope. Il s’agit d’une ancienne abbatiale bénédictine clunisienne en grande partie romane (XIe-XIIe s.). tant pour l’église basse ou crypte et une importante partie de l'église haute. Cette dernière se résume actuellement quasiment qu’au chœur de l’ancienne abbatiale, la nef ayant disparu. Dès lors, on comprend bien que c’est très grand pour un chœur.

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L’entrée de la crypte se fait actuellement par l’extérieur dans la rue en face de la boulangerie. Il s’agit d’une des plus grandes cryptes de cette période et l’atmosphère y est fort sympathique, s’il n’y avait eu des personnes en train de casse-croûter dans le déambulatoire. Très jolie matinée, donc !

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28 janvier 2020

Bascule 2019-2020 (2)

Le dimanche, nous sommes arrivés pour déjeuner dans une crêperie de La Rochelle. C’est une ville où j’étais déjà passé étant gamin puis lors de ma deuxième année d’études à Tours ; un assez mauvais souvenir d’ailleurs car j’étais bien malade, et j’avais dû rentrer précipitamment à Tours, puis de là chez mes parents. J’ai rarement été autant malade et je n’ai jamais sur quelle saloperie j’avais attrapé.

J’avais très envie de revenir voir ce port. Bon, il ne faisait pas beau. Durant tout l’après-midi, j’ai capté un demi-rayon de soleil entre de multiples averses. Je suis monté au sommet des trois tours, Fromfrom presque au sommet de la Tour de la chaîne, ce qui n’est déjà pas si mal.

Sur la première photo, de gauche à droite : la Tour de la Lanterne (XIIe et XVe siècles), avec sa flèche gothique, la Tour de la Chaîne (XIVe s.) et la Tour Saint-Nicolas (XIVe s.)., ces deux dernières refermant le Vieux Port.

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Dans la Tour de la Lanterne, diverses choses, dont des graffitis de qualités variables dont le dernier en photo est attribué à Émile Lafontaine (1872). Il était prisonnier dans cette tour et a représenté un vaisseau entrant dans le port de La Rochelle, entre la Tour Saint-Nicolas à gauche et la Tour de la Chaîne à droite.

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Au dernier étage de cette tour, une oeuvre dart que je ne sais pas trop comment appeler.  La table rouge avec un miroir est en fait carrée, je lai volontairement rendue plus ou moins losangique.

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En haut des escaliers.

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Et la suite.

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Ensuite, nous avons eu mille misères à rejoindre notre hôtel entre les sens interdits, les embouteillages et la foule dans les magasins sous les arcades des rues (halucinant un dimanche, certes deux jours avant Noël). Le lendemain, nous sommes allés à peine plus au sud.

26 décembre 2019

Les chapiteaux de Saint-Lazare (1)

Voilà un chapiteau qui était encore dans l’ombre (au premier sens du terme surtout) il y a encore quelques mois. Lors de la visite du 2 novembre, alors que je dépliais le trépied pour réaliser une photo précisément de ce chapiteau, une dame d’une quarantaine d’années surgit dans le bas du collatéral gauche, accompagné par un curé. Manifestement, elle participait à une sorte de rallye (à travers la ville, la région ?) où elle devait photographier le chapiteau de « Le bain de Jésus ». Le curé lui dit : « je ne vois que la Nativité […] jusqu’au XIVe s., on la représentait comme ça ». La dame n’avait pas l’air convaincue. Les deux en arrivent rapidement à me parler. Je dis à la dame que pour être vraiment sûr, il faudrait aller voir le site internet « Bourgogne romane » d’Eduard qui a dû répertorier les chapiteaux de manière exhaustive. Mais là, elle me dit qu’elle n’avait pas le droit d’utiliser internet. Alors je lui dis qu’il faut regarder dans les livres du chanoine Grivot (que j’ai eu la chance de connaître… mais que le curé ne connaît pas et ça, cela m’a épaté, lui qui était plus connu que le loup blanc ici). Le curé constatant que j’avais un appareil photo « respectable » dit que je pourrais peut-être communiquer une photo à la dame, ce que j’accepte volontiers. Mais alors que je peux enfin me mettre en position et faire la photo, la dame disparaît et le curé avec. Vous avez dit bizarre ?

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Cathédrale Saint-Lazare – Chapiteaux de la nef. La Nativité. XIIe s.

15 septembre 2019

Vacances aoûtiennes 2019 (4)

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire depuis les débuts de ce blog, la cathédrale Saint-Lazare d’Autun m’est familière depuis ma plus tendre enfance et a toujours suscité en moi des émotions que j’aurais peine à décrire.

Mes impressions sur cet édifice furent d’ailleurs longtemps et largement trompeuses puisqu’il est habillé d’éléments gothiques, à commencer par la flèche de la croisée du XVe s., financée par le cardinal Jean Rolin, fils de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Cette flèche n’est sans doute pas complètement exceptionnelle par rapport à nombre d’édifices gothiques de la même période, mais elle m’a longtemps impressionné et je continue de la trouver remarquable car sa hauteur (elle culmine à plus de 77 m) lui confère une stature indéniable, renforcée par le fait qu’elle occupe un point haut de la ville, ce qui la rend visible à des kilomètres, notamment lorsqu’on arrive dans la ville par les routes septentrionales. Et elle structure très clairement la ville.

Ce n’est qu’au début des années 1980 que j’ai découvert dans un manuel d’histoire du collège, puis dans l’encyclopédie à la maison, que la sculpture romane des tympan, chapiteaux et linteau étaient de Gislebertus et étaient mondialement réputée.

Je me souviens d’avoir souvent vu des échafaudages autour de la cathédrale, mais c’et à la fin des années 1990 que fut restauré le toit. L’ancien était beaucoup plus plat que l’actuel et était assez peu visible d’en bas. Je pense d’ailleurs que cette restauration avait dû se traduire par une importante surrélévation de la maçonnerie du pignon de la façade « occidentale » (en réalité nord-nord-ouest).

La flèche fut restaurée ensuite (fin des années 1990). Elle n’était pas en mauvais état. Le chœur romano-gothique le fut avant le milieu des années 2000, mais j’ignore quand précisément. Le chevet fut restauré avant 2010, tout comme le narthex et le tympan. Puis vinrent le tour des chapelles du chœur et des chapelles latérales. Et enfin, le clou du spectacle, la nef et les bas-côtés. Le revêtement des voûtes de ces derniers tombait, ce qui avait obligé la pose de filet il y a plus de 15 ans de ça.

En cette quasi-veille de 15 août 2019, les travaux de la nef sont en voie d’achèvement, ce qui a permis de l’ouvrir de nouveau au public. Dès que j’ai appris cela dans le journal du jour (dimanche après-midi), nous avons décidé qu’il fallait descendre voir ça sans plus attendre ! Depuis bien plus de dix ans, j’étais dans l’attente de cette restauration, en espérant que l’on s’approcherait un peu de ce qui a été effectué à Paray-le-Monial. Et à vrai dire, j’avais peur d’être déçu par le résultat (pas assez clair, couleurs trop criardes) et là, c’est tout le contraire. En ce milieu d’après-midi assez gris et couvert, nous fûmes frappés par la lumière et la couleur de cet ancien univers sombre et gris. Certes, l’éclairage a été refait, mais ce n’est pas que cela qui explique le miracle observé. Tout a été nettoyé et repeint, avec des voûtes blanches, à l’image du chœur et les joints des pierres sont à présents soulignés (l’étaient-ils à l’origine ?) dans la nef, mais pas dans les bas-côtés. Des frises sculptées sont même polychromes.

Bien que les échafaudages n’aient pas encore été tous retirés, voir cela a été l’occasion d’une forte émotion et un grand plaisir. Seules les chaises les plus proches de la croisée ont été remises en place ; j’espèrerais qu’on n’en remette pas beaucoup plus, ni qu’on remette en place les anciens pupitres ou tables moches à l’entrée, ainsi que diverses bondieuseries laides à faire rater une couvée de singes. Mais là, je rêve…

Voilà donc des photos de la plus belle cathédrale du monde !

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Pour Calyste (et les autres)

Statues funéraires de Pierre Jeannin et de son épouse Anne Guénot. A l’époque du roi Charles IX (et de sa mère Catherine de Médicis), fut décrété le 24 août 1572, le funeste massacre de la Saint-Barthélemy contre les protestants. On rapporte que Pierre Jeannin, alors président du Parlement de Bourgogne avait dit  : « il ne faut point trop se hâter pour obéir aux souverains en colère ». De cette façon, il n’y eut pas de massacre de la Saint-Barthélémy en Bourgogne (cela n’empêcha pas avant et après des répressions sanglantes des protestants en Bourgogne, mais ce n’était pas organisé et systématisé). Pierre Jeannin fut également par la suite conseiller du roi Henri III puis surtout diplomate et ministre (surintendant des finances) d’Henri IV.

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26 novembre 2019

Toussaint 2019 (3)

Au printemps 2017, lors de notre précédente visite à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, nous nous étions dit avec Fromfrom que nous reviendrions bien visiter le musée archéologique situé juste à côté, dans plusieurs bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine (la cathédrale est une ancienne abbatiale). Et puis, la même année, Calyste y était passé et avait montré des photos (je viens de vérifier, c’était en août). Nous avons donc attendu de notre côté cette fin octobre pour y aller.

Je ne vais pas décrire toutes les œuvres que je vais montrer.

Je commence par une devinette. Qu’est-ce donc que cela ? Calyste s’en souviendra peut-être ?

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Des oeuvres antiques.

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Le dortoir des moines, de style gothique (XIIIe s.). Et les œuvres médiévales qui vont avec.

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Claus Sluter (XIVe s.). Buste du Christ crucifié. Calcaire.

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Le scriptorium, de style roman (XIe s.). Et des sépultures romaines.

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Napoléon romain ?

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23 novembre 2019

Toussaint 2019 (2)

A notre arrivée en terres éduennes, mon père revenait tout juste d’une petite virée aux champignons (bolets divers dont Cèpes de Bordeaux – c’étaient les derniers). Cela constituait déjà un exploit qu’il ait pu marcher ainsi sur quelques centaines de mètres sur un terrain forestier à grandes herbes pas forcément évident. Il a lui-même fait la remarque que cela faisait déjà bien longtemps qu’il n’avait pas autant marché. Sans nier le fait qu’il fatigue vite et que la douleur ne s’éteint jamais, c’est quand même une bonne nouvelle, à la fois par rapport aux genoux et au système cardio-pulmonaire. Pour ma mère, au contraire, la situation se détériore lentement mais sûrement. On ne peut pas la laisser seule, même pour une journée je pense. Cette situation m’inquiète beaucoup par moments, et je me trouve un peu démuni. Pour l’instant, mon père peut gérer, mais pour combien de temps ?

Mais laissons cela et venons-en aux images des vacances. Comme je ne pouvais pas laisser mon père triompher seul, je me suis résolu à faire ma petite virée aux champignons. Lui connais tous mes coins, mais ils ne lui sont pas tous accessibles. Mais cela n’a pas été une moisson d’enfer : Tous les Cèpes de Bordeaux étaient passés (dommage car j’ai vu des individus remarquablement imposants). Quelques individus de Bolet bai et de Bolets orangés cependant. Et quelques photos. En dehors du jour de notre arrivée, ce dimanche fut le seul jour de beau temps.

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Un arbuste que jai trouvé ici il y a seulement quelques années : le Sorbier ou Alisier blanc (Sorbus aria), mais que 2-3 petits individus difficilement repérables.

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