Peinture calystéenne
Vacances éduennes de mai 2021 (4 et fin)
Nous terminons ces vacances avec une inquiétude : mon père a encore mal au ventre. Il est allé voir le médecin. Après cette semaine éduenne, mes parents sont rentrés à RdG afin d’être présent pour les travaux d’isolation des murs par l’extérieur et le ravalement complet de la façade (c’est fromfrom et moi qui avons choisi la couleur). Les problèmes intestinaux de mon père n’ont fait que s’agraver, et après avoir vu son médecin habituel à plusieurs reprises, elle l’a finalement envoyé aux urgences pour y faire plusieurs « scopies ». Résultat des courses : rien à l’estomac, mais nécrose partielle du colon, probablement du fait de son hernie abdominale (forme de pincement). Aux alentours de 1983, il avait été opéré de son ulcère à l’estomac et après l’opération, alors qu’il forçait au travail, cela avait déjà cassé une première fois, il avait alors été réopéré pour réparer, mais cela a cassé une nouvelle fois plus tard et n’avait plus voulu recommencer, ce qui lui l’ennuyait quand il avait des soucis gastriques ou intestinaux, mais il s’en accommodait). Cette fois, ce n’est plus possible. Il va être opéré le 13 juillet pour la hernie et peut-être couperont-ils un morceau de colon si celui-ci est en trop mauvais état (cela se régénère, mais jusqu’à une certaine limite).
Des photos de la maison à RdG faites avec le smartphone de mon père par la femme de ménage. Je n’ai pas touché au cadrage et au reste.
Et deux photos de l’étang du Dragon terrassé (assemblages panoramiques).
Télétravail et confinement
Je viens de terminer ma troisième semaine avec 0 % de télétravail. Fin mars, j’avais installé mon PC (nouveau portable depuis février) à la maison avec un grand écran complémentaire et la chaise de bureau qui va bien. Et en conséquence, le jours où je retournais au bureau avec mon seul portable, j’étais moins bien installé car je ne pouvais pas transporter tout le total à chaque fois.
Au mois de septembre 2020, j’avais mis en place une charte du télétravail avec la possibilité de prendre un jour de télétravail par semaine et avec quelques garde-fous. Et puis dès la fin octobre, les mesures de confinement ont repris en autorisant le télétravail à nouveau de manière plus ou moins importante. Au dernier trimestre 2020, je n’avais quasiment pas été en télétravail pour diverses raisons, en particulier pour « surveiller » certaines personnes.
Le 9 juin, conformément aux consignes gouvernementales, on est sorti progressivement du télétravail dominant pour un retour à la « normale » le 30 juin. Mais je voyais que cela allait coincer, beaucoup de personnes se sont accommodées du télétravail, de la visioconférence, du partage de documents. Il faut dire que depuis un an, j’ai tout fait indirectement pour aller dans ce sens (enfin pas que moi, beaucoup de monde allait dans ce sens). Heureusement que nous avions pu, de justesse avoir un raccordement à la fibre dans les locaux au début de l’année 2020. Le premier confinement de 2020 avait été compliqué avec l’impossibilité d’accéder à notre serveur professionnel et ce n’est qu’en mai 2020 qu’une solution (payante et pas donnée) fut trouvée pour y accéder depuis chez soi, ce qui nous permit de rebasculer en télétravail de manière sereine en octobre. Donc, un jour hebdomadaire de télétravail ne suffirait plus. Il s’avère que le télétravail semble permettre plus de productivité (ce n’était pas gagné et je ne dis pas que c’est forcément bien/mieux et surtout cela n’est pas valable pour tout le monde) surtout en l’associant avec de bons outils comme T*e*a*m*s (ce n’est pas pour faire de la pub, mais c’est aussi le prolongement de nos suites de logiciels bureautiques). Nous venons donc de valider une charte de télétravail à deux jours hebdomadaires. Les représentants du personnel ne s’attendaient pas à cette nouvelle car ils pensaient que la direction ne bougerait pas. Bon, en même temps, c’est une forme de réciprocité en termes de responsabilités et c’est le sens de l’histoire. Il y a quand même d’autres intérêts : moins de transport et de stress lié aux déplacements et au temps perdu, moins de pollution… Bien sûr, il y a toujours des postes pour lesquels le télétravail est impossible ou très compliqué et des personnes pour lesquelles on ne le permettra pas ou qui ne le veulent en aucune manière. Nous avons la chance d’avoir des locaux suffisamment vastes.
Plus que le télétravail, le confinement et les règles sanitaires imposées par certaines collectivités à leurs fonctionnaires ont permis de multiplier les réunions en visioconférence. Et ça, quand cela fonctionne, je trouve que c’est un véritable confort : beaucoup moins de déplacements à l’autre bout de la région (ou dans les régions voisines) et ça aussi, c’est bien. Certains disent qu’il y a la convivialité en moins, mais dans 75 % des cas au moins, personnellement je trouve ça mieux car je n’ai aucune envie de voir certaines personnes (et les gestes barrière m’interdisent avec bonheur de les embrasser ou leur claquer la bise comme c’est trop la mode par ici, alors que l’on ne s’aime pas). Et là, que de temps gagné et de stress en moins ! Je crains que beaucoup reviennent trop à des réunions physiques : c’est dommage. La vraie convivialité oui, les bises des faux-culs, non !
Vacances éduennes de mai 2021 (3) : retour à Paray-le-Monial
Le vendredi, le beau temps retrouvé, direction la basilique du Sacré-Cœur (ancienne priorale Notre-Dame) de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), édifice de style clunisien) des XI-XIIe s. Il s’agit d’un édifice roman majeur, sorte de réplique en modèle réduit de la Major Ecclesia de Cluny III. Un des quatre édifices romans majeurs de Saône-et-Loire (d’une part, les deux clunisiennes Cluny III et Saint-Lazare d’Autun et d’autre part Saint-Philibert de Tournus), et des six autres édifices majeurs dans le reste de la Bourgogne (les deux clunisiennes de Côte-d’Or, Notre-Dame de Beaune et Saint-Andoche de Saulieu, Notre-Dame de Fontenay, l’incontournable Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay dans l’Yonne et dans la Nièvre, les deux ligériennes Saint-Étienne de Nevers et Sainte-Croix-Notre-Dame de La Charité-sur-Loire). Tout cela quelque part pour répondre de manière différée à Calyste qui est passé à Tournus un jour plus tard.
À noter que l’édifice est généralement très fréquenté par les visiteurs ou par des pèlerins ou autres croyants. Là, l’édifice était loin d’être vide, mais pour des raisons de crise sanitaire, beaucoup moins qu’à l’accoutumée. Il faut que l’édifice reste très connu, et pas que pour des raisons architecturales et ce n’est pas tout à fait un hasard si Karol Wojtyła vint ici deux fois, dont une fois en tant que pape Jean-Paul II. Alors que je me trouvais près de l’autel situé dans la croisée de transept (et que je terminais ma séance photo), un prêtre me vit (muni de mon trépied) et d’un air assez sinistre, me dit : « Je vous préviens, dans cinq minutes va commencer l’exposition du Saint-Sacrement… et vous ne pourrez pas faire de photos ». Et moi de répondre : « Ah bon ?! ». Ah oui, y aurait-il une exposition d’objets liturgiques dans l’église ? Cela n’aurait pas été inintéressant. Bien sûr, je savais qu’il ne s’agissait pas de cela, mais c’était la première fois que j’entendais parler ainsi. Et c’était la première fois qu’un prêtre me disait d’arrêter de prendre des photos et c’est cela qui m’a finalement le plus déplu. J’ai été tellement surpris que je ne lui ai pas répondu ce que j’aurais dû/voulu. J’aurais dû lui demander pourquoi je ne pourrai plus faire de photos dans cinq minutes et en fonction de sa réponse potentiellement désagréable, je me serais certainement énervé, d’autant plus si je n’avais fait que débuter ma séance de prise de photos. Car bien sûr, dans le contexte de cet édifice, je ne dérangeais rigoureusement personne. En effet, cinq minutes après, il se positionna près d’un confessionnal dans le bas-côté sud, près de l’entrée occidentale et reçut, chacune sur une chaise, en une forme de confession « à ciel ouvert », une vieille dame qui attendait. A voir des prêtres sinistres et désagréables tels que celui-ci, comment ne pas réveiller mes gènes anticléricaux ? Je m’en veux de n’avaoir pas su jeter mon venin.
Et voici donc les photos (la dernière correspond à celle effectuée juste après l’annonce de l’exposition - fresque du Christ en gloire dans le cul-de-four, du XIVe ou XVe s.).
Vacances éduennes de mai 2021 (2) : l'appel de la prairie
Lors d’une période d’amélioration des conditions célestes ou lorsque le temps se mit enfin au beau, je pus aller parcourir la prairie pour m’immerger dans diverses communautés végétales qui se discriminent par les conditions édaphiques (sols) selon trois axes : humidité, richesse en carbonates de calcium / acidité, richesse en nutriments. Ainsi, dans cette parcelle de prairie de fauche ou principalement fauchée (une seule ici), on distingue au moins sept communautés prairiales mixant les qualificatifs suivants : mésoxérophile, mésophile, hygrocline, mésohygrophile à hygrophile, calcicline, neutrophile, acidicline, acidiphile, eutrophile, mésotrophile, oligomésotrophile, oligotrophile.
Alors voici quelques plantes.
Sceau-de-Salomon multiflore [Muguet de serpent] (Polygonatum multiflorum)
Renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus)
Flouve odorante (Anthoxanthum odoratum)
Vulpin des prés (Alopecurus pratensis)
Trèfle des prés (Trifolium pratense)
Berce commune (Heracleum sphondylium)
Petite pimprenelle (Poterium sanguisorba)
Scorsonère des prés (Scorzonera humilis)
Salsifis des prés (Tragopogon pratensis subsp. pratensis)
Orchis brûlé (Neotinea ustulata)
Orchis bouffon (Anacamptis morio)
Orchis maculé (Dactylorhiza maculata)
Et une bestiole avec laquelle j’ai eu beaucoup de chance car mon œil s’est porté sur elle, alors qu’elle devait probablement tout juste d’émerger depuis son stade nymphe : un bel imago tout neuf de Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata), aux ailes d’une brillance exceptionnelle. L’intérêt est qu’elle restait encore immobile et que j’ai pu m’approcher de façon considérable.
Et un concert de grillons qui s’en donnaient à cœur joie, phénomène qui m’était très familier et qui est pourtant très rare à entendre chez nous.
Vacances éduennes de mai 2021 (1) : sale temps pour une fin mai
La semaine que nous avons passée à A. durant la dernière (grosse) semaine complète de mai à été assez froide et pluvieuse. La semaine avait assez mal commencé puisque le chauffe-eau (de la salle de bain uniquement, situé au sous-sol et alimenté par une bouteille de gaz) d’abord hésitant a fini par rendre définitivement l’âme. Nous nous mettons en quête d’un remplaçant. Nous trouvons sur l’internet un modèle de la même marque à aller chercher à une trentaine de kilomètres dans un « drive » d’une grande chaine de magasins de bricolage. Si le remplacement n’avait pas été aussi urgent, nous nous y serions sans doute pris autrement, mais là… De retour à la maison, l’installation s’avéra un peu plus compliquée de prévu : ce n’est pas parce qu’on prend la même marque que les trous de fixation ou d’évacuation des fumées sont positionnés aux mêmes endroits. Cela a donc nécessité de repercer le mur (pierre dure [grès siliceux] et béton) et ma perceuse sans percussion n’y pouvait rien. Heureusement, le voisin, appelé à la rescousse, avait l’équipement. Nous fûmes sauvés.
Le lendemain, vaccination et le surlendemain à peu près foutu pour moi (réaction vaccinale).
Lorsque nous étions arrivés le samedi sous la pluie, les sols étaient gorgés d’eau. Le voisin avait labouré le jardin quelques semaines plus tôt et il ne me restait plus qu’à planter les pommes de terre (quatre variétés), mais c’était impossible. Le jeudi, en milieu de matinée, profitant de quarante-huit heures sans pluie, je décide de planter coûte que coûte les pommes de terre. Le terrain est très lourd, mais ça peut passer. Hélas, vers midi, une épouvantable ragasse me tombe sur le nez, manquant de noyer la motobineuse. Cela ne dura pas très longtemps, mais l’après-midi la terre n’avait plus aucune consistance. Je ne finirai mes plantations que le samedi matin. Outre les pommes de terre (je n’en avais jamais planté autant), quelques oignons et échalotes, semis de batavias, de courgettes classiques, des courgettes longues de Nice, de potimarrons et de butternuts.
Fait assez remarquable mais pas exceptionnel : alors que nous nous plaignions du froid et de la pluie, j’ai eu mon oncle et ma tante au téléphone (160 km plus au sud à vol d’oiseau) qui avaient du soleil et trop chaud.
Cette pluie du jeudi midi fut la dernière et elle signa le vrai retour du beau temps et de la chaleur (il n’avait pas fait chaud tout le mois de mai) et ce n’est qu’à cet instant que nous avons enfin pu arrêter de faire du feu. Pour signer ce retour du beau temps, voici les fleurs mouillées de mon rhododendron rose (hybride de Rhododendron catawbiense selon Karagar), qui a failli mourir l’an dernier ( j’avais retiré facilement 80 % de bois mort), mais qui repart bien.
Printemps 2021 : acte III
Retour sur les fleurs du mois de mai d’avant la semaine éduenne.
D’abord des photos du jardin domestique.
Et dans le cadre d’une visite-expertise au travail, le rare Homme-pendu dont je vous mets une micro-monographie personnelle.
L’Orchis homme-pendu est une plante herbacée vivace de la famille des Orchidaceae (Orchidées). Son nom vient de la forme du labelle (partie inférieure de la fleur) qui ressemble à un homme pendu. Il s’agit d’une plante qui pousse généralement sur des pelouses sèches des coteaux calcaires. Plante d’Europe centrale et méridionale et d’Afrique septentrionale. En France, l’espèce est présente dans de nombreuses régions mais absente ou très rare dans le nord de la France, en Normandie, en Breatgne et Pays-de-la-Loire, Limousin et en Aquitaine au sud de la Garonne. La plante est en régression et protégée dans de nombreuses régions.
Brèves cornusiennes du mercredi 26 mai 2021
Fin février, nous nous faisions vacciner chez notre médecin à l’AstraZeneca-Oxford (voir ici). Se faire vacciner aussi tôt, selon les procédures officielles, était assez inespéré. Le vaccin était alors réservé au moins de 65 ans et au plus de 50 ans avec cas de morbidité (admirons cette appellation !). Et puis une semaine ou deux après, il ne fallait plus le donner aux jeunes de moins de 55 ans ! Je passe sur les polémiques excessives… car sans nier les soucis de thromboses graves mortelles, dont la probabilité de survenance semble être entre 1 cas sur 160 000 et 1 sur 600 000, soit extrêmement faible. A noter que les vaccins à ARN messager ne sont pas sans effets secondaires graves voire mortels, même si les cas sont extrêmement faibles. Oui, ce n’est pas de la flotte !
Au bout de quelques semaines, notre médecin nous prévient que nous ne pourrions pas avoir notre seconde dose d’AstraZeneca-Oxford, bien qu’ayant eu la première. Nous cherchons donc à prendre un rendez-vous, comme convenu pour le 21 mai (12 semaines après la première injection) au centre de Vaccination d’H. pour avoir une dose de Pfizer BioNTech ou Moderna. Hélas, les sites de réservation ne prévoient pas notre cas, au téléphone non plus, à la mairie non plus. On doit nous rappeler depuis plus d’un mois… et finalement ce n’est aujourd’hui que Fromfrom a été rappelée ! Seulement, prévoyant de venir à A., nous avions finalement trouvé un rendez-vous au centre de vaccination via Doctolib où absolument tous les cas de figure étaient prévus ! Bref, un mauvais point pour H., ce qui n’empêche pas notre maire arriviste aux dents longues de se vanter d’avoir le meilleur centre de vaccination de France et d’en discuter avec Macaron. A A., dans la campagne profonde, on ne dit rien et pourtant, c’est très bien. Nous y sommes allés hier matin, et comme la fois précédente, je subis quelques effets secondaires depuis hier soir (courbatures, tête lourde…), mais rien de grave, je pense que cela sera réglé demain. Fromfrom a moins de désagréments cette fois aussi.
Petit circuit dans le Nord (4 et fin)
Sur le chemin du retour, je comptais passer par Bourbourg où Fromfrom avait travaillé l’année de sa titularisation (dans une école tenue par un directeur qui tenait la route et parti à la retraite la même année). Je pensais voir le fameux chœur de lumière (visité ici) de l’église Saint-Jean-Baptiste, édifice roman (nef) et gothique (chœur) dont la construction a débuté au XIIe s. Il s'agit de l’héritière d'une ancienne abbatiale (abbaye aux Dames). Hélas, l’église était fermée, très probablement pour des raisons sanitaires.
Dernière étape non prévue de l’après-midi : Watten ! Dès les premiers jours de mon arrivée dans le Nord, j’ai appris qu’il fallait prononcer ce nom Ouate ! Je n’étais pas allé jusqu’à dire Vatan (commune du Cher), mais juste Vatène… Ils sont vraiment bizarres ces gens ! Et dans cette commune, on trouve notamment sur une butte, les vestiges de l’abbaye Notre-Dame du Mont de Watten qui remonte au XIIe s. Selon Ouiquipédia, en 1769, le monastère, récupéré par le diocèse de Saint-Omer, est détruit par l’évêque (sauf la tour et les murs de clôture). En 1789, l’abbaye est vendue comme bien national, la tour échappant à la destruction grâce à son rôle de repère joué auprès des navigateurs. Le site a été ensuite récupéré par l'État (ministère de la Marine puis de la Culture) puis a été classé (1909) et enfin rétrocédé à la commune en 2008. Là aussi, c’était fermé, même si de surcroît, il se faisait tard.
Juste à côté, le moulin de la Montagne de Watten, en pierre. Il a été construit vers 1760 (selon Ouiquipédia, mais en 1731 selon d’autres sources) avec des matériaux en provenance de l’ancienne abbaye, à l’emplacement d’un moulin en bois. Construit sur les vestiges des fortifications non-recouvertes, détruit en 1940, reconstruit en 1987 et fonctionnant de nouveau depuis 1994. On domine la cuvette audomaroise (Saint-Omer) avec son célèbre marais.






























































































































































